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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 07:29

Eh oui , il y a urgence ... Le sondage publié aujourd'hui est édifiant : dans toutes les hypothèses , ne sont qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle que Marine Le Pen et le candidat de "Les Républicains" qu'il soit Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy .

Le sondage complet est disponible ici : http://www.youscribe.com/catalogue/tous/sondage-intentions-de-vote-des-francais-a-l-election-presidentielle-2757292

François Hollande (Parti socialiste, PS) serait éliminé dans tous les cas de figure au premier tour de la présidentielle d’après un sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro et LCI, diffusé dans la soirée du mardi 6 septembre. Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy (Les Républicains, LR) et Marine Le Pen (Front national, FN) seraient eux qualifiés pour le second tour. L’enquête d’opinion teste neuf hypothèses différentes de candidats à gauche et à droite avec à chaque fois Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière, LO), Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste, NPA), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche, PG) Cécile Duflot (Europe écologie-Les Verts, EELV), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France, DLF), Jacques Cheminade (Solidarité et progrès, SP) et Marine Le Pen (FN). Dans l’hypothèse où Emmanuel Macron (En Marche !), François Bayrou (Mouvement démocrate, MoDem) et Nicolas Sarkozy seraient candidats face à lui ou dans celle où il serait opposé à M. Macron et Alain Juppé, François Hollande obtiendrait 11 points au premier tour. Il en récolterait 15 points s’il est uniquement opposé à M. Sarkozy, outre les sept personnalités testées dans tous les cas de figures. Macron en tête à « gauche » Le sondage teste trois configurations avec Arnaud Montebourg comme représentant du PS. Quel que soit le candidat du parti majoritaire, il est largement devancé par Emmanuel Macron, qui obtiendrait de 15 % à 20 %, selon les cas. L’ancien ministre du redressement productif recueillerait de 5 % à 7 %, tandis que M. Hollande serait battu à chaque fois par son ancien ministre. Jean-Luc Mélenchon obtient quant à lui de 10 % à 13 % des intentions de vote, Nicolas Dupont-Aignan de 3 % à 7 %, Cécile Duflot de 2 % à 4,5 %. Philippe Poutou ne dépasse pas les 2,5 %, Nathalie Arthaud 2 % et Jacques Cheminade 1 %. Dans toutes les hypothèses testées, ce sont les candidats LR (Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy) et Marine Le Pen pour le Front national qui se qualifieraient pour le second tour. 26 à 29 % pour Le Pen Le maire de Bordeaux réaliserait son meilleur score (33 %) face à la candidate d’extrême droite (29 %) et François Hollande (14 %). C’est la seule hypothèse parmi les neufs où Mme Le Pen ne serait pas en tête au premier tour. Dans la même configuration mais avec Nicolas Sarkozy vainqueur de la primaire de la droite plutôt que M. Juppé, le candidat LR obtiendrait 27 % des voix contre 29 % pour la dirigeante frontiste. Celle-ci oscille entre 26 et 29 % des voix selon les hypothèses. Pour les sympathisants de gauche, c’est Jean-Luc Mélenchon (23 %) qui serait « le meilleur candidat de gauche pour la présidentielle de 2017 », devant François Hollande (20 %), Emmanuel Macron (18 %), Manuel Valls (9 %) et Arnaud Montebourg (8 %). M. Hollande (33 %) devance M. Macron (26 %) chez les seuls sympathisants PS. Enquête réalisée en ligne du 2 au 5 septembre auprès d’un « échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus » selon la méthode des quotas.

***

Et l'article du Ouest-France:

François Hollande serait éliminé dans tous les cas de figure au premier tour de la présidentielle d'après un sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro et LCI diffusé mardi, tandis qu'Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen seraient eux qualifiés pour le second tour. Ce sondage teste neuf hypothèses différentes de candidats à gauche et à droite avec à chaque fois Nathalie Arthaud (LO), Philippe Poutou (NPA), Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Jacques Cheminade et Marine Le Pen (FN). François Hollande oscille entre 11 points au premier tour (dans l'hypothèse Emmanuel Macron, François Bayrou et Nicolas Sarkozy candidats face à lui ou dans l'hypothèse Emmanuel Macron et Alain Juppé) et 15 points s'il est opposé à Nicolas Sarkozy comme candidat supplémentaire, outre les sept testés dans toutes les hypothèses. Quel que soit le candidat à gauche, M. Hollande est battu au premier tour, même si dans les six hypothèses testées avec l'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, celui-ci obtiendrait plus de suffrages que le chef de l'Etat, de 15 à 20 % selon les cas. L'ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg obtient lui de 5 à 7 % selon les hypothèses. Jean-Luc Mélenchon obtient quant à lui de 10 à 13 % des intentions de vote, Nicolas Dupont-Aignan de 3 à 7 %, Cécile Duflot de 2 à 4,5 %. Philippe Poutou ne dépasse pas les 2,5 %, Nathalie Arthaud 2 % et Jacques Cheminade 1 %.

LR et FN au second tour Dans toutes les hypothèses testées, ce sont les candidats LR (Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy) et Marine Le Pen pour le Front national qui se qualifieraient pour le second tour. Le maire de Bordeaux réaliserait son meilleur score (33 %, -2) face à Marine Le Pen (29 %) et François Hollande (14 %). C'est la seule hypothèse parmi les neufs où Marine Le Pen ne serait pas en tête au premier tour. Dans la même configuration mais avec Nicolas Sarkozy vainqueur de la primaire plutôt que M. Juppé, le premier obtiendrait 27 % des voix contre 29 % pour la dirigeante d'extrême droite. Celle-ci oscille entre 26 et 29 % des voix selon les hypothèses. Pour les sympathisants de gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon (23 %) qui serait « le meilleur candidat de gauche pour la présidentielle de 2017 », devant François Hollande (20 %), Emmanuel Macron (18 %), Manuel Valls (9 %) et Arnaud Montebourg (8 %). M. Hollande (33 %) devance M. Macron (26 %) chez les seuls sympathisants PS. Enquête réalisée en ligne du 2 au 5 septembre auprès d'un « échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus » selon la méthode des quotas.

1er tour des présidentielles: hypothèse 1:

1er: Alain Juppé, 36%

2ème: Marine Le Pen, 28%

3ème: Jean-Luc Mélenchon, 13,5%

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:58

Lu sur le blog du PCF Pays Bigouden (en lien sur le Chiffon Rouge):

L'entrée en vigueur des GHT (groupements hospitaliers de territoire) au 1er juillet dont l'objectif serait selon le ministère de "garantir à tous les patients un meilleur accès aux soins en renforçant la coopération entre hôpitaux publics autour d’un projet médical." précisant qu'il s'agit "d'accéder aux meilleurs soins au meilleur moment et au meilleur endroit" . En réalité les GHT sont mis en place alors que le projet médical partagé n'existe pas (il est renvoyé à un an...) et le but poursuivi est clairement de réduire l'accès aux soins et de favoriser les économies sur la Sécu (amputation de 690 millions d'€ en 2016 pour la seule dépense hospitalière alors que les besoins augmentent! )

Est visée particulièrement l'offre de soins de proximité, déjà fortement attaquée ces dernières années

Et si l'ARS Bretagne a dû reculer devant les résistances notamment des personnels, y compris des médecins, sur le nombre de GHT (c'est ainsi qu'il y aura pour notre département 2 GHT, un au nord et un au sud, Quimperlé étant rattaché au Morbihan, et non 1), les risques de voir de nouvelles disparitions de services et d'activités n'ont pas disparu, il faut rester vigilants et mobilisés.
Au sujet des GHT et de l'offre de soins de proximité, voir l'article du Globule rouge d'août, ainsi que celui de Frédéric Rauch dans Économie et Politique http://www.pcf.fr/89
99 7.

Y.R.

Nouus reprenons ici Un article DANIEL ROUCOUS pourHUMANITE.FR

Les hôpitaux de proximité sont limités en nombre et en soins par la nouvelle politique de GHT (groupement hospitalier de territoire). Ils n’ont plus droit d’assurer maternité et chirurgie.

Voici la liste officielle des hôpitaux de proximité ici

Elle en agrée 243 dont les services sont limités aux soins de premiers secours dans les territoires qu’ils desservent. Ils n’ont pas ou plus le droit d’exercer une activité de chirurgie ou d’obstétrique. Pour cela et pour tous les autres soins, il faut se rendre dans une des 135 GHT (Groupements hospitaliers de territoire) et donc de plus en plus loin et même difficile d’accès.

Outre la condition de soins et donc d’abandon de tous autres services, pour avoir droit à l’appellation « hôpital de proximité », les hôpitaux devront (article-R6111-24-code-sante-publique ) desservir un territoire présentant au moins deux des quatre caractéristiques suivantes :

- avoir une part de population âgée de plus de 75 ans,

- avoir une part de population vivant sous le seuil de pauvreté supérieure à la moyenne nationale,

- avoir une population de médecins généralistes pour 100 000 habitants inférieure à la moyenne nationale ;

- avoir une densité de population inférieure à 150 personnes au km2.

Cependant peut être considéré comme hôpital de proximité, celui qui ne répond qu’à une seule de ces conditions mais est le seul établissement autorisé à exercer une activité de médecine sur le territoire qu’il dessert ET l’activité de médecine y est exercée en totalité ou en partie par un médecin assurant également le suivi des patients et la coordination de leur parcours de santé au sein de l’offre de soins ambulatoires.

De là à devenir des dispensaires et dispatcheurs…

Il s’agit là d’un effet de la loi du 26 janvier 2016 dite de modernisation de notre système de santé et de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 (article 52) puisque le financement des hôpitaux de proximité est conditionné au respect de cette obligation de soins. Et donc à la suppression des services maternité et chirurgie contre laquelle de nombreux habitants se mobilisent comme en témoigne la Coordination nationale pour la défense des hôpitaux de proximité ici et la lettre de la députée Jacqueline Fraysse (FG) à la ministre de la santé téléchargeableici

Cette réforme, expliquée par le ministère des affaires sociales et de la santé s'en explique dans son guide_hopitaux_proximites ,oblige, depuis ce 1er juillet, les 850 hôpitaux publics de former des GHT (groupements hospitaliers de territoires). Leur nombre dépend des bassins de populations et la tendance est à la spécialisation. Ce qui veut dire que des services seront encore abandonnés.

En 2013, un rapport de la Cour des comptes concluait que les hôpitaux de proximité avec des services suffisants étaient utiles et la solution pour arrêter les inégalités de l’accès aux soins. Ce rapport est téléchargeable sur le site de l’AMF (association des maires de France) ici

Quant au financement des hôpitaux de proximité « agréés », il dépend du volume d’activité (ce qui laisse présager la poursuite de leur suppression) et des engagements de partenariat avec les établissements exerçant des soins de deuxième recours vers lesquels orienter les patients et aussi le développement de la télémédecine par internet !

Du financement sur mesure et sous contrainte en somme. Le but : regrouper pour économiser.

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:44

L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin : "Les vendeurs de nostalgie veulent nous imposer des thématiques mortifères, accaparés qu’ils sont par leur culture de l’exclusion et de la sélection entre citoyens. Regardons devant nous sans ciller et sans mollir. La séquence électorale qui s’ouvre réclame des débats de fond. Et des projets collectifs capables, enfin, de réinventer la République. "

Macron, Valls, Sarkozy, Fillon, Le Pen… Identité française, sécurité, islam… Si, vous aussi, vous en avez marre du médiocre feuilleton qui pollue quotidiennement la rentrée, sachez-le : vous n’êtes pas les seuls ! Alors que nous nous lançons déjà dans une campagne politique majeure et fondamentale pour l’avenir du pays, il semble que nos concitoyens soient moins sensibles aux discours dominants qu’il n’y paraît. Pour une fois qu’une étude d’opinion nous intéresse, ne boudons pas notre plaisir. D’après un sondage Elabe, 64 % des Français se déclarent davantage préoccupés par les thèmes économiques et sociaux que par l’identité et la sécurité. Parmi eux, et pour cause, pas moins de 83 % des sympathisants de gauche évoquent la réduction du chômage et la lutte contre les inégalités sociales. Une véritable claque aux minables marquis de la politicaillerie qui, de la droite à son extrême, jusqu’à certains membres éminents du gouvernement, détournent volontairement leur regard et ignorent les vraies souffrances qui martèlent la masse du peuple.

Et, comme si tout cela ne suffisait pas, préparez-vous à une vague médiatique plus honteuse que jamais, puisqu’on nous annonce le « retour » de l’histrion Éric Zemmour, dont le nouveau livre sort cette semaine. Le profond dégoût que nous inspirent les extraits publiés dans le Figaro Magazine n’a rien d’étonnant venant du petit pétainiste en service commandé. L’idiot utile des réacs fascisants plaide d’ailleurs pour « un état d’urgence moral ». Vu la situation d’atomisation généralisée, les Français se passeront aisément de cette morale de caniveau. Quant à l’urgence, ils ont compris qu’elle était ailleurs et qu’il s’agissait bien du « retour de la question sociale ». Conclusion ? Ne nous laissons pas impressionner par les vendeurs de nostalgie qui veulent nous imposer des thématiques mortifères, accaparés qu’ils sont par leur culture de l’exclusion et de la sélection entre citoyens. Regardons devant nous sans ciller et sans mollir. La séquence électorale qui s’ouvre réclame des débats de fond. Et des projets collectifs capables, enfin, de réinventer la République. Le reste...

Jean-Emmanuel Decoin

Rédacteur en chef de L'Humanité

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 20:35

Le gouvernement tient-il un double discours sur le traité de libre-échange transatlantique (Tafta) ? Publiquement, l’exécutif ne cesse depuis des mois de multiplier les réserves sur ce projet d’accord négocié depuis 2013 dans une grande opacité entre la Commission européenne et les Etats-Unis. Une petite musique qui a commencé il y a près d’un an lorsque Matthias Fekl, le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, créait la surprise en déclarant que « la France envisage toute les options, y compris l’arrêt pur et simple des négociations ». Depuis, les avertissements sont allés crescendo. « On ne va pas signer à tout prix », assurait le même Matthias Fekl en avril. L’arrêt des négociations « semble l’option la plus probable », renchérissait-il en mai. François Hollande lui-même est entré dans la danse au printemps. « A ce stade, la France dit non, affirmait le chef de l’Etat début mai. Jamais nous n’accepterons la mise en cause des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture, pour la réciprocité pour l’accès aux marchés publics. »

Le 14e round de négociations a été bouclé en juillet et le 15e round est prévu pour octobre. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, l’a confirmé ce dimanche 4 septembre en marge du G20 de Hangzhou, en Chine : « Nous continuerons de négocier avec les Etats-Unis ». Et c’est logique puisque officiellement, la Commission a toujours mandat des Etats membres de l’Union européenne pour mener ces discussions. « Lors du dernier Conseil européen en juin, j'ai demandé à l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement s'ils voulaient que l'on poursuive les négociations. La réponse fut un oui », a d'ailleurs souligné un Jean-Claude Juncker agacé. Pour lui, donc, « il n’y a rien de neuf sous le soleil ».

De fait, à l’issue du Conseil européen des 28 et 29 juin, Jean-Claude Juncker avait déjà annoncé dans une conférence de presse que tous les Etats membres avaient confirmé le mandat de la Commission. Cela signifie-t-il que, malgré les déclarations de plus en plus hostiles au Tafta, Paris n’ait rien trouvé à redire à la poursuite des négociations ? Une source diplomatique française conteste la version des faits présentée par Juncker : « Il n’y a jamais eu de demande de renouvellement du mandat, ça n’existe pas juridiquement. »Au gouvernement, on peste donc contre le piège que tendrait le président de la Commission à la France en accréditant l’idée qu’aucun Etat membre ne s’oppose réellement à la poursuite des négociations. « J’invite la Commission à faire moins de déclarations fracassantes contre les Etats membres », s’était déjà agacé Matthias Fekl début juillet. Et ce lundi depuis le G20, François Hollande a rétorqué au patron de la Commission par une formule sibylline : « Jean-Claude Juncker peut poursuivre, mais la position de la France est claire… »

Il n’empêche : l’exécutif français a beau multiplier les avertissements, le Tafta est, de fait, toujours en discussion. Le 30 août, Matthias Fekl a assuré que la France demanderait« l’arrêt de ces négociations » lors d’une réunion des ministres européens du commerce extérieur prévue le 22 septembre. « Il faut un coup d'arrêt clair et définitif à ces négociations pour repartir sur de bonnes bases », argue le secrétaire d’Etat. Certes, mais seul le Conseil européen - c’est à dire les chefs d’Etat et de gouvernement - a le poids politique suffisant pour stopper les discussions. Or, François Hollande sait qu’il pourra difficilement enterrer le Tafta en un claquement de doigts, alors que la chancelière allemande Angela Merkel soutient toujours le projet, malgré les réserves publiques émises par son ministre de l’Economie, Sigmar Gabriel. Ou quand le réalisme rattrape cruellement les coups de menton publics…

Louis Hausalter (http://www.marianne.net/tafta-pourquoi-les-negociations-ne-s-arretent-pas-malgre-les-cris-orfraie-france-100245557.html)

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 07:45

Courant d'ère. Mémoire vive, mémoire morte
http://www.letelegramme.fr/debats/memoire-vive-memoire-morte-04-09-2016-11203941.php

François Fillon a du mal à exister. Comme nous tous, serais-je tenté d'écrire. Mais peut-être un peu plus que le commun des mortels quand il consulte les sondages. Entre Sarkozy et Juppé, sa place n'est guère trouvée, ses chances s'étiolent. Alors, il en remet dans le discours, il en remet tant, que, sous son habit d'homme souriant et pondéré, il dérape et laisse échapper quelques propos qu'on attendrait plus dans les postillons de Donald Trump. Ainsi a-t-il déclaré dimanche dernier, lors d'un meeting sur ses terres, dans la Sarthe, qu'il convenait de « revoir l'enseignement de l'Histoire à l'école primaire » afin que les professeurs ne soient « plus obligés d'apprendre aux enfants que le passé est source d'interrogations ». Il suggère de solliciter « trois académiciens » pour refondre les programmes, afin que nos rejetons soient édifiés par un récit (ou un roman) national tissé d'hommes exemplaires, de symboles incontestables, d'événements glorieux et de monuments magnifiques. Cette Histoire-là est bien connue et fut pratiquée au XIXe siècle, sous la Troisième République. Sa fonction est unificatrice et protectrice. Il s'agit d'évacuer par l'exemple les sources de querelles et de doutes.

L'Histoire de France est forcément somptueuse, on ne va pas l'abîmer avec des détails - traite des Noirs, extermination des Indiens, fiasco de 1940, politique de Vichy ou torture en Algérie.

C'est ce que réclame depuis une bonne décennie la droite dite « décomplexée ». C'est ce que pratiquent Valeurs Actuelles ou la Chaîne Histoire de Patrick Buisson. François Fillon a été ministre de l'Éducation nationale. Et s'il voulait bien se reporter à cette expérience, il aurait songé que les programmes d'Histoire sont affaire de scientifiques et non d'académiciens. Que l'Histoire elle-même est un perpétuel débat et qu'elle a pour but de s'assurer la connaissance du passé au moyen des armes de la critique. Hier, nous pensions que le Moyen-Âge fut une période obscure, peu créatrice, qui attendait l'illumination de la Renaissance pour s'évanouir. Et puis, avec Jacques Le Goff et son école de chercheurs, on s'aperçut que cette légende était non seulement réductrice mais violemment fausse. Ce n'est pas aux politiques de dire ce qu'est l'Histoire, mais aux historiens. La levée de boucliers qui a salué les propos de l'imprudent candidat a été aussi massive que déterminée. Voulons-nous des enfants décérébrés qu'on nourrit de contes, ou des esprits critiques auxquels on enseigne que la vérité est controversée et source de controverses ? Mémoire vive, mémoire morte, voilà l'alternative.

"Mémoire vive, mémoire courte" : courant d'ère d'Hervé Hamon dans le Télégramme du 4 septembre brocardant la conception passéiste et réactionnaire de l'enseignement de l'histoire de Fillon et de la droite
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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 16:07
Nicolas Lebourg

Nicolas Lebourg

Nicolas Lebourg : « Quand on le plagie, le FN radicalise son discours pour conserver sa plus-value »

grand entretien

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR GRÉGORY MARIN

VENDREDI, 2 SEPTEMBRE, 2016

L'HUMANITÉ

S’adresser directement à des électeurs imaginaires du Front national pour finalement s’éloigner des stéréotypes, c’est le pari fait par l’historien de l’extrême droite Nicolas Lebourg, dans ses Lettres aux Français qui croient que cinq ans d’extrême droite remettraient la France debout.

Votre livre (1) ne s’adresse pas vraiment à un électorat Front national uniforme tel qu’on le voit à la télé, inculte et braillard, mais à ce « conglomérat électoral » tel qu’une partie des chercheurs le définissent désormais. Dans quel but avoir choisi cette forme ?

NICOLAS LEBOURG Plutôt que de pointer le lumpenprolétariat FN, je préfère noter qu’il n’y a pas d’ouvrier parmi nos députés. Si l’électorat frontiste avait connu une nette prolétarisation en 1995, entraînant le passage de l’autoqualification de « vraie droite » à celle de « ni droite, ni gauche », les choses ont changé. Le FN aujourd’hui a considérablement approfondi l’interclassisme de son électorat. La mise en avant perpétuelle des ouvriers FN est aussi une manière de mettre sous le tapis la droitisation d’une partie des classes bourgeoises, qui peuvent ainsi se targuer de partager les soucis du peuple. Actuellement, 19 % des électeurs vivant dans des foyers ayant plus de 6 000 euros mensuels pensent voter pour Marine Le Pen, contre 36 % pour les moins de 1 250 euros. Le livre parle à des personnes saisies par l’inquiétude du déclassement. Le but est de les rendre tangibles, avec une épaisseur humaine : bien souvent, à gauche, on applique à l’électorat FN la formule de Manuel Valls : « Comprendre, c’est excuser. »

Il y a tout de même peu de chances que ces électeurs le lisent…

NICOLAS LEBOURG Je ne sais si les pro-FN le liront, mais je serais ravi s’il leur était passé par leurs proches anti-FN et que ça puisse servir de passerelle de discussion.

Pour dégager des profils d’électeurs, vous reprenez la citation de Robert Bresson : « Je vous invente comme vous êtes. » Comment les avez-vous imaginés ?

NICOLAS LEBOURG On a une dérive de l’usage des enquêtes d’opinion, avec l’idée qu’il y a le vote des ouvriers, des catholiques, des jeunes, etc. Or un être humain ne correspond pas à un seul segment : il peut être, comme dans l’un des chapitres : une femme, en temps partiel, en famille monoparentale, dans un quartier à forte présence de personnes originaires des mondes arabo-musulmans, etc. J’ai pris les traits de sociologie du vote FN et je les ai combinés pour faire des personnes humaines, afin de faire comprendre leur vote. Les villes sont choisies pour leur structure sociale et pour moitié parce que j’y ai vécu : ces gens sont peut-être des amis perdus de vue qui ont suivi leur chemin, donc je ne vais pas les vilipender mais discuter avec eux. Je montre aussi quelle est la problématique ethno-culturelle par laquelle ils expliquent leur penchant FN et quelles sont en fait les structures sociales qui éclairent la production de ce choix.

Vous faites le portrait de catégories qui auraient ou vont « basculer » vers le vote Front national, notamment des fonctionnaires en voie de précarisation. Où mord cet électorat, à qui manquera-t-il, droite, gauche, abstentionnistes ?

NICOLAS LEBOURG La petite fonction publique offre un grand espace au FN, et son précariat – pensez à tous ces profs non titulaires que l’on paye dans certaines académies sans respecter la grille salariale fixée par le ministère, que l’on envoie en première ligne d’une société en crise en les traitant de parasites… Ces gens croyaient en l’État providence, mais tous les gouvernements ont attaqué ce dernier, faisant ainsi passer l’idée de déclin dans ces catégories, ce qui a droitisé leurs représentations sociales. Il n’y a plus que 15 % des fonctionnaires qui estiment que les politiques publiques sont au service de l’intérêt général, et 77 % des enseignants rejettent la politique éducative en place. Pour la gauche qui croyait ces catégories acquises il y a là une alarme évidente. Globalement, chez les précaires, il existe un survote FN, quel que soit leur âge, sexe, religion, etc. Ils ont une demande d’inclusion sociale, on leur répond par l’atomisation du travail.

Vous plaidez pour un retour au politique sur des bases plus clivées, qui peuvent apparaître « vieille France » comme vous dites. Une droite autoritaire avec des valeurs républicaines, une gauche qui assume pleinement son ambition sociale… Cela suffira-t-il à couper l’afflux d’électeurs vers le FN ? Ce parti capitalise aussi sur les manques des autres, notamment sur des questions non traitées (comme les intellectuels précaires que vous évoquez dans la « Lettre à un étudiant gay néoparisien »), alors même que ce parti produit peu de réponses à ces questions.

NICOLAS LEBOURG Il y a ce que je nomme la « règle de l’autonomie de l’offre politique » : depuis les années 1960, dans tous les pays de l’Union européenne, les tentatives de décalque des thèmes nationaux-populistes se payent par un transfert des votes à leur avantage. François Duprat, numéro deux du FN jusqu’à son assassinat en 1978, exposait que le thème de la corrélation entre chômage et immigration devait permettre de capter des voix populaires, d’être plagié par les partis de droite et, de là, faire que le FN soit dédiabolisé. La droite avait capté en 2007 les commerçants et artisans avec son discours sur « la France qui se lève tôt », elle les a rendus au FN avec sa dérive identitaire. Il faut que la droite arrive à réarticuler son discours pour le libéralisme et contre la société d’individus autonomes, sans être la gauche, sans plagier l’extrême droite – là dessus Alain Juppé est efficace. Quand on regarde les élections (départementales et régionales – NDLR) de 2015, on voit qu’une raison structurante du vote FN, c’est le déséquilibre de l’aménagement du territoire. Or on n’y change rien, préférant aujourd’hui parler du burkini… On a une économie qui a muté vers les services, 38 % des jeunes sont diplômés du supérieur, et résultat : on a une explosion de la précarité des jeunes formés, cultivés, qui ont le sentiment qu’aucune place n’est disponible pour eux. Mais on les « invisibilise » en les nommant « bobos ». De son côté, le FN ne propose pas une réponse structurelle mais une vision du monde cohérente : la globalisation serait en fait une orientalisation, et pour s’en sauver il faudrait un retour à l’autorité et à la souveraineté. On ne change pas la vie, mais on l’interprète : la chemise chinoise, le kebab qui remplace le bar-tabac, tout ça est mis ensemble pour dire que le déclassement des personnes est lié à celui de la nation, fruit de son orientalisation.

Ses électeurs se divisent en ceux qui ont une conscience de classe et voteraient FN pour être protégés (« Lettre à un plombier juif de Vénissieux ») et ceux qui n’en ont pas mais ont une conscience ethno-raciale (« Lettre à une caissière de Perpignan »). En filigrane, c’est ce thème de l’immigration qui revient. Si on creuse n’importe quel sujet développé au FN, on en arrive toujours là. Peut-on dire qu’il a changé ou adapté son discours ?

NICOLAS LEBOURG L’immigration est la première motivation des électeurs Front national. Et sur ce sujet les tentatives de récupération de gauche et de droite sont toujours vouées à l’échec car depuis trente ans le FN applique la même tactique : quand on le plagie, il radicalise d’un cran son discours pour conserver sa plus-value. L’idée que la fermeture des frontières permettrait de financer l’État social sans nouvelle pression fiscale est très forte, et permet de rallier aussi bien des CSP+ libérales que des classes moyennes paupérisées plus interventionnistes. Il y a profondément l’idée d’une hiérarchie sociale qui doit être légitime avec la désignation des « profiteurs », qui, ethnicisation des représentations sociales oblige, seraient les « assistés » issus de l’immigration. Concernant cette question, je crois qu’il faut arriver à l’intégrer à nos programmes scolaires et de là à notre récit commun : ça fera hurler Zemmour, mais il faut faire comprendre à nos concitoyens qu’elle est un phénomène structurellement lié à la globalisation depuis le XIXe siècle. Que lui et ses admirateurs en pensent ce qu’ils veulent, mais sur des bases rationnelles.

Dans la période particulière que nous traversons, je pense au risque d’attentats, vous dites que « la demande autoritaire a atteint l’hégémonie culturelle ». Le FN, à force d’imposer ses thèmes de prédilection, laïcité et islam, et par extension (puisqu’il fait le lien) immigration, délinquance et terrorisme, peut-il réussir à traduire cette angoisse dans les urnes ?

NICOLAS LEBOURG Plus de 80 % des sondés exigent de l’autorité supplémentaire, des majorités de sondés estiment judicieuse l’idée de l’internement de suspects, et même une revalorisation de l’idée de l’usage de la torture, etc. Bref, on assiste à un retour en force de l’idée que l’État a une fonction biologique de contrainte des corps. Or, depuis des années, il n’y avait eu que le Front national à ainsi assumer cette notion biopolitique dans son offre. Il a un temps d’avance et peut dire que, face au terrorisme transnational, la solution souverainiste autoritaire est en fait la plus crédible.

À plusieurs reprises vous évoquez « l’esprit du 11 janvier » ou ce qu’il en reste. Nous devons « être rassemblés avant qu’il ne soit trop tard ». Rassembler qui et sur quelles bases ?

NICOLAS LEBOURG Il y a une demande unitaire, qui correspond historiquement à notre culture politique. Insatisfaite, elle construit la demande autoritaire, et pour certains le « nous » se fait sur la haine de l’autre. D’autres font des appels à la République qui se soldent par un conservatisme interclassiste anti-société multiculturelle. Pour la gauche il me semble que son principe premier, c’est l’émancipation, celle des personnes et celle du collectif. Tant qu’elle n’aura pas un contre-projet assurant cette émancipation à double niveau, elle ne pourra que faire le lit de l’extrême droite. En outre, il faudrait sortir de ces débats puérils sur la société multiculturelle : en France il n’y a que des marges à vouloir une société multicommunautaire, ce qui existe, c’est une société multi-ethnique et multicultuelle, et, à moins que l’on ne veuille expulser de force des milliers de Français, ça ne changera pas. La question est derrière nous mais ce n’est pas clairement dit.

Ce livre tranche avec le travail usuel d’un politologue ou historien de l’extrême droite. Vous dites vouloir « assumer (vos) positions ». De quoi est-ce l’expression ?

L'HUMANITÉ

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Nicolas Lebourg

Photo : Manuel Braun

S’adresser directement à des électeurs imaginaires du Front national pour finalement s’éloigner des stéréotypes, c’est le pari fait par l’historien de l’extrême droite Nicolas Lebourg, dans ses Lettres aux Français qui croient que cinq ans d’extrême droite remettraient la France debout.

Votre livre (1) ne s’adresse pas vraiment à un électorat Front national uniforme tel qu’on le voit à la télé, inculte et braillard, mais à ce « conglomérat électoral » tel qu’une partie des chercheurs le définissent désormais. Dans quel but avoir choisi cette forme ?

NICOLAS LEBOURG Plutôt que de pointer le lumpenprolétariat FN, je préfère noter qu’il n’y a pas d’ouvrier parmi nos députés. Si l’électorat frontiste avait connu une nette prolétarisation en 1995, entraînant le passage de l’autoqualification de « vraie droite » à celle de « ni droite, ni gauche », les choses ont changé. Le FN aujourd’hui a considérablement approfondi l’interclassisme de son électorat. La mise en avant perpétuelle des ouvriers FN est aussi une manière de mettre sous le tapis la droitisation d’une partie des classes bourgeoises, qui peuvent ainsi se targuer de partager les soucis du peuple. Actuellement, 19 % des électeurs vivant dans des foyers ayant plus de 6 000 euros mensuels pensent voter pour Marine Le Pen, contre 36 % pour les moins de 1 250 euros. Le livre parle à des personnes saisies par l’inquiétude du déclassement. Le but est de les rendre tangibles, avec une épaisseur humaine : bien souvent, à gauche, on applique à l’électorat FN la formule de Manuel Valls : « Comprendre, c’est excuser. »

Il y a tout de même peu de chances que ces électeurs le lisent…

NICOLAS LEBOURG Je ne sais si les pro-FN le liront, mais je serais ravi s’il leur était passé par leurs proches anti-FN et que ça puisse servir de passerelle de discussion.

Pour dégager des profils d’électeurs, vous reprenez la citation de Robert Bresson : « Je vous invente comme vous êtes. » Comment les avez-vous imaginés ?

NICOLAS LEBOURG On a une dérive de l’usage des enquêtes d’opinion, avec l’idée qu’il y a le vote des ouvriers, des catholiques, des jeunes, etc. Or un être humain ne correspond pas à un seul segment : il peut être, comme dans l’un des chapitres : une femme, en temps partiel, en famille monoparentale, dans un quartier à forte présence de personnes originaires des mondes arabo-musulmans, etc. J’ai pris les traits de sociologie du vote FN et je les ai combinés pour faire des personnes humaines, afin de faire comprendre leur vote. Les villes sont choisies pour leur structure sociale et pour moitié parce que j’y ai vécu : ces gens sont peut-être des amis perdus de vue qui ont suivi leur chemin, donc je ne vais pas les vilipender mais discuter avec eux. Je montre aussi quelle est la problématique ethno-culturelle par laquelle ils expliquent leur penchant FN et quelles sont en fait les structures sociales qui éclairent la production de ce choix.

Vous faites le portrait de catégories qui auraient ou vont « basculer » vers le vote Front national, notamment des fonctionnaires en voie de précarisation. Où mord cet électorat, à qui manquera-t-il, droite, gauche, abstentionnistes ?

NICOLAS LEBOURG La petite fonction publique offre un grand espace au FN, et son précariat – pensez à tous ces profs non titulaires que l’on paye dans certaines académies sans respecter la grille salariale fixée par le ministère, que l’on envoie en première ligne d’une société en crise en les traitant de parasites… Ces gens croyaient en l’État providence, mais tous les gouvernements ont attaqué ce dernier, faisant ainsi passer l’idée de déclin dans ces catégories, ce qui a droitisé leurs représentations sociales. Il n’y a plus que 15 % des fonctionnaires qui estiment que les politiques publiques sont au service de l’intérêt général, et 77 % des enseignants rejettent la politique éducative en place. Pour la gauche qui croyait ces catégories acquises il y a là une alarme évidente. Globalement, chez les précaires, il existe un survote FN, quel que soit leur âge, sexe, religion, etc. Ils ont une demande d’inclusion sociale, on leur répond par l’atomisation du travail.

Vous plaidez pour un retour au politique sur des bases plus clivées, qui peuvent apparaître « vieille France » comme vous dites. Une droite autoritaire avec des valeurs républicaines, une gauche qui assume pleinement son ambition sociale… Cela suffira-t-il à couper l’afflux d’électeurs vers le FN ? Ce parti capitalise aussi sur les manques des autres, notamment sur des questions non traitées (comme les intellectuels précaires que vous évoquez dans la « Lettre à un étudiant gay néoparisien »), alors même que ce parti produit peu de réponses à ces questions.

NICOLAS LEBOURG Il y a ce que je nomme la « règle de l’autonomie de l’offre politique » : depuis les années 1960, dans tous les pays de l’Union européenne, les tentatives de décalque des thèmes nationaux-populistes se payent par un transfert des votes à leur avantage. François Duprat, numéro deux du FN jusqu’à son assassinat en 1978, exposait que le thème de la corrélation entre chômage et immigration devait permettre de capter des voix populaires, d’être plagié par les partis de droite et, de là, faire que le FN soit dédiabolisé. La droite avait capté en 2007 les commerçants et artisans avec son discours sur « la France qui se lève tôt », elle les a rendus au FN avec sa dérive identitaire. Il faut que la droite arrive à réarticuler son discours pour le libéralisme et contre la société d’individus autonomes, sans être la gauche, sans plagier l’extrême droite – là dessus Alain Juppé est efficace. Quand on regarde les élections (départementales et régionales – NDLR) de 2015, on voit qu’une raison structurante du vote FN, c’est le déséquilibre de l’aménagement du territoire. Or on n’y change rien, préférant aujourd’hui parler du burkini… On a une économie qui a muté vers les services, 38 % des jeunes sont diplômés du supérieur, et résultat : on a une explosion de la précarité des jeunes formés, cultivés, qui ont le sentiment qu’aucune place n’est disponible pour eux. Mais on les « invisibilise » en les nommant « bobos ». De son côté, le FN ne propose pas une réponse structurelle mais une vision du monde cohérente : la globalisation serait en fait une orientalisation, et pour s’en sauver il faudrait un retour à l’autorité et à la souveraineté. On ne change pas la vie, mais on l’interprète : la chemise chinoise, le kebab qui remplace le bar-tabac, tout ça est mis ensemble pour dire que le déclassement des personnes est lié à celui de la nation, fruit de son orientalisation.

Ses électeurs se divisent en ceux qui ont une conscience de classe et voteraient FN pour être protégés (« Lettre à un plombier juif de Vénissieux ») et ceux qui n’en ont pas mais ont une conscience ethno-raciale (« Lettre à une caissière de Perpignan »). En filigrane, c’est ce thème de l’immigration qui revient. Si on creuse n’importe quel sujet développé au FN, on en arrive toujours là. Peut-on dire qu’il a changé ou adapté son discours ?

NICOLAS LEBOURG L’immigration est la première motivation des électeurs Front national. Et sur ce sujet les tentatives de récupération de gauche et de droite sont toujours vouées à l’échec car depuis trente ans le FN applique la même tactique : quand on le plagie, il radicalise d’un cran son discours pour conserver sa plus-value. L’idée que la fermeture des frontières permettrait de financer l’État social sans nouvelle pression fiscale est très forte, et permet de rallier aussi bien des CSP+ libérales que des classes moyennes paupérisées plus interventionnistes. Il y a profondément l’idée d’une hiérarchie sociale qui doit être légitime avec la désignation des « profiteurs », qui, ethnicisation des représentations sociales oblige, seraient les « assistés » issus de l’immigration. Concernant cette question, je crois qu’il faut arriver à l’intégrer à nos programmes scolaires et de là à notre récit commun : ça fera hurler Zemmour, mais il faut faire comprendre à nos concitoyens qu’elle est un phénomène structurellement lié à la globalisation depuis le XIXe siècle. Que lui et ses admirateurs en pensent ce qu’ils veulent, mais sur des bases rationnelles.

Dans la période particulière que nous traversons, je pense au risque d’attentats, vous dites que « la demande autoritaire a atteint l’hégémonie culturelle ». Le FN, à force d’imposer ses thèmes de prédilection, laïcité et islam, et par extension (puisqu’il fait le lien) immigration, délinquance et terrorisme, peut-il réussir à traduire cette angoisse dans les urnes ?

NICOLAS LEBOURG Plus de 80 % des sondés exigent de l’autorité supplémentaire, des majorités de sondés estiment judicieuse l’idée de l’internement de suspects, et même une revalorisation de l’idée de l’usage de la torture, etc. Bref, on assiste à un retour en force de l’idée que l’État a une fonction biologique de contrainte des corps. Or, depuis des années, il n’y avait eu que le Front national à ainsi assumer cette notion biopolitique dans son offre. Il a un temps d’avance et peut dire que, face au terrorisme transnational, la solution souverainiste autoritaire est en fait la plus crédible.

À plusieurs reprises vous évoquez « l’esprit du 11 janvier » ou ce qu’il en reste. Nous devons « être rassemblés avant qu’il ne soit trop tard ». Rassembler qui et sur quelles bases ?

NICOLAS LEBOURG Il y a une demande unitaire, qui correspond historiquement à notre culture politique. Insatisfaite, elle construit la demande autoritaire, et pour certains le « nous » se fait sur la haine de l’autre. D’autres font des appels à la République qui se soldent par un conservatisme interclassiste anti-société multiculturelle. Pour la gauche il me semble que son principe premier, c’est l’émancipation, celle des personnes et celle du collectif. Tant qu’elle n’aura pas un contre-projet assurant cette émancipation à double niveau, elle ne pourra que faire le lit de l’extrême droite. En outre, il faudrait sortir de ces débats puérils sur la société multiculturelle : en France il n’y a que des marges à vouloir une société multicommunautaire, ce qui existe, c’est une société multi-ethnique et multicultuelle, et, à moins que l’on ne veuille expulser de force des milliers de Français, ça ne changera pas. La question est derrière nous mais ce n’est pas clairement dit.

Ce livre tranche avec le travail usuel d’un politologue ou historien de l’extrême droite. Vous dites vouloir « assumer (vos) positions ». De quoi est-ce l’expression ?

NICOLAS LEBOURG Sincèrement ? De la lassitude. Je suis fatigué d’un débat public résumé à des cris de haine arrogante. Dans mes livres, je n’avais jamais donné mon avis sur les extrêmes droites. J’ai voulu discuter courtoisement, en ayant donc l’obligation éthique de dire pourquoi je n’y crois pas. J’ai voulu aussi expliquer comment les autres partis dysfonctionnaient à ce sujet. Je tente ça humblement, et donc j’utilise un procédé narratif très inclusif pour le lecteur. Mais, à côté des travaux académiques classiques, j’ai toujours eu des démarches d’éducation populaire.

Par ailleurs, vous écrivez « du FN on en entend, on en regarde, on en lit à flux constant ». Est-ce un problème de complaisance des médias, de facilité ?

NICOLAS LEBOURG La fausse analyse du vote FN est devenu un genre en soi pour vendre ses idées préétablies : l’islamophobe vous dit que c’est à cause de la société multiculturelle, le gauchiste à cause de la souffrance sociale, etc. Résultat, on ne traite pas les questions structurelles et à la fin, comme France Inter cet été, on invite Philippot pour parler du Front populaire. Quand, comme moi, ça fait vingt ans que vous suivez l’extrême droite, il y a de quoi se lasser, non ?

(1) Lettres aux Français qui croient que cinq ans d’extrême droite remettraient la France debout, de Nicolas Lebourg. éditions Les échappés. 136 pages, 13,90 euros.

des lettres à partager

C’est un ovni de littérature politique. D’ordinaire, les « Lettre à… » sont des livres-programmes écrits par les candidats eux-mêmes. Ici, le chercheur spécialiste de l’extrême droite Nicolas Lebourg casse les codes pour s’adresser directement à des électeurs imaginaires dont il a compilé les ADN. Gendarme catholique, précaire, ouvrier agricole, senior, etc., il s’empare des spécificités des différents électorats qui composent le « conglomérat électoral » du FN pour déterminer ce qui les lie dans les urnes. À lire et à faire lire, pour engager la discussion, aux militants antifas… comme à votre voisin FN.

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 06:27

Déclaration commune CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Un mauvais projet de loi devient une mauvaise loi !

La loi Travail n'est pas bonne pour les salarié-e-s et les jeunes. Elle ne le sera pas non plus pour l'économie du pays. Alors que le chômage et la précarité augmentent, en affaiblissant les conventions collectives au profit des accords d'entreprise, cette loi accroît la concurrence entre les entreprises poussant à l'alignement sur le « moins offrant » pour les salariés. Cette logique de dumping social va engendrer davantage de flexibilité et de précarité et remettre en cause nombre d'acquis sociaux.

Cette loi contrevient aux conventions 87, 98 et 158 de l’Organisation Internationale du Travail relatives à la négociation collective, aux libertés syndicales et aux licenciements.

Les organisations syndicales étudient tous les recours et moyens juridiques possibles pour s’opposer à la mise en œuvre de la loi Travail.

L'emploi, les salaires et les conditions de travail restent des préoccupations majeures pour les citoyen-ne-s.

Le chômage et la précarité sont des fléaux pour notre pays. Les créations d'emplois, dans le privé comme dans le public, sont pourtant nécessaires pour répondre aux besoins de toute la société. La stabilité et la qualité des emplois sont non seulement gage de progrès social et de qualité de vie pour les salarié-e-s et les jeunes, mais sont aussi un facteur essentiel de création d'emplois. La loi Travail tourne le dos à cet enjeu ! Tous les pays qui ont fait l’expérience d’une telle réforme du droit du travail (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne) en mesurent aujourd'hui les conséquences néfastes.

Affaiblir le code du travail, c'est affaiblir les droits de tous les salarié-e-s !

Il est clair qu'à terme la fonction publique sera aussi concernée car nombre de règles statutaires relève de la transposition de dispositions du code du travail (dialogue social, respect de la hiérarchie des normes et des droits collectifs, temps de travail, etc.).

C'est pourquoi nos organisations continueront à mener tous les débats nécessaires avec les salarié-e-s et les jeunes pour, à l'inverse de cette loi, promouvoir d'autres propositions, obtenir son abrogation et gagner de nouveaux droits pour toutes et tous.

Pendant l'été, de nombreuses initiatives locales se sont développées et la carte postale au Président de la République a été largement utilisée. Comme nous l'avons écrit au Président de la République, «on se retrouve à la rentrée...», notamment sur les meetings et débats unitaires déjà programmés.

Les organisations dénoncent les faits de répression dont sont aujourd'hui victimes des militant-e-s syndicaux-ales, des jeunes, des salarié-e-s et des agents publics.

Les organisations syndicales de salarié-e-s et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salarié-e-s, privé-e-s d'emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement pour réussir la journée d'actions du 15 septembre contre la loi Travail , selon des modalités décidées localement (rassemblements, manifestations, grèves, etc…), pour obtenir l'abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

Les Lilas, le 31 août 2016

Loi contre le travail, ne désarmons pas! "Un mauvais projet de loi devient une mauvaise loi!": déclaration commune CGT, FO? FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 06:23
Une brèche dans le mur TAFTA (PCF, 31 août)

Une brèche dans le mur TAFTA !

Dans l’enfumage créé par « l’OVNI Macron » et sa mise en orbite pour 2017, une annonce du gouvernement a quelque peu été étouffée.

Matthias Fekl, secrétaire d'État au Commerce extérieur, a annoncé que la France retirait son soutien politique aux négociations menées par la Commission européenne avec les Etats-Unis sur le TAFTA et qu'elle demandera, au Sommet de Bratislava fin septembre, l'arrêt pur et simple des négociations à l'échelle européenne.

Le PCF, satisfait de cette prise de position française, demeurera extrêmement vigilant quant à sa mise en œuvre.

Cette annonce est le résultat d'une mobilisation citoyenne, politique et sociale sans précédent à l’échelle européenne contre un projet opaque, négocié dans le secret, et faisant courir le risque aux peuples européens et américains, d'un abaissement généralisé de leur qualité de vie au profit des seules multinationales. C’est une première victoire à son actif !

La déclaration de M. Fekl, confirmée par François Hollande, ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. Le chef de l’Etat a confirmé la volonté française de ratifier le CETA (Accord de libre-échange entre l’UE et le Canada) et le gouvernement laisse « vivre sa vie » à traités du même acabit le TISA (Accord qui vise la libéralisation des services publics).

Le PCF appelle le président et l'Exécutif à la cohérence et à la défense des intérêts économiques et sociaux de notre peuple et des peuples européens, et donc à retirer de la même façon son soutien au CETA et au TISA pour initier au contraire des traités de maîtrise des échanges visant le développement humain, social et écologique, et celui des biens communs.

Ce qui est aujourd’hui contesté par la France et l’Allemagne dans le TAFTA, c’est la faiblesse des retombées économiques pour l’Europe et non l’opacité, l'affaiblissement des souverainetés nationales, le contenu néfaste de ces accords de libre-échange pour les droits sociaux, les services publics, l'alimentation, la culture de tous les peuples concernés. Il s’agit d’attaques en règle pour abattre non seulement les normes de protection, mais également les États, et à travers eux la souveraineté des peuples. Leur objectif est de sanctuariser la puissance de la multinationale comme forme de gouvernement, au service des intérêts des « 1% ».

Un autre chemin, celui d’une régulation commerciale mutuellement bénéfique pour les peuples, ayant le souci du bien commun au niveau international, est pourtant possible. La France devrait en être la promotrice.

Dans cette perspective, le PCF sera de celles et de ceux qui, dans de nombreux pays européens, participeront à la poursuite de la mobilisation dans les semaines à venir pour dire non au TAFTA et au CETA, et particulièrement en France le 15 octobre prochain.

Parti communiste français,

Paris, le 31 août 2016.

Une brèche dans le mur TAFTA (PCF, 31 août)
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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 05:09
Ensemble ! La refondation de la gauche en point de mire

AURÉLIEN SOUCHEYRE

MARDI, 30 AOÛT, 2016

L'HUMANITÉ

À Guidel, le mouvement membre du Front de gauche fait de 2017 une étape pour recomposer les forces alternatives.

Une gauche dispersée, mais bien vivante. C’est d’abord le deuxième qualificatif que retiennent les quelque 400 participants à la 3e université d’été d’Ensemble !, qui a débuté le 27 août et doit s’achever aujourd’hui à Guidel (Morbihan). « Le fait qu’une gauche franche se manifeste et bouge est une bonne nouvelle », apprécie Clémentine Autain, porte-parole du mouvement, sans se voiler la face sur le problème posé par le nombre de candidatures alternatives à Hollande, dont plusieurs au sein du PS en cette rentrée. « Certes, la gauche est atomisée. Certes, la primaire du PS n’est pas notre cadre, mais je trouve très positif le nombre de voix, d’Arnaud Montebourg à Benoît Hamon, qui s’élèvent de façon différente pour contester la politique néolibérale et austéritaire de François Hollande. »

Alors que les communistes n’ont pas encore fait leur choix et travaillent à une candidature la plus large possible, et que Jean-Luc Mélenchon s’est déjà déclaré candidat pour le Parti de gauche et la France insoumise, Ensemble ! entend continuer à œuvrer pour l’unité. « Que les forces du Front de gauche se présentent actuellement de manière éclatée est une très mauvaise nouvelle, poursuit Clémentine Autain. À Ensemble !, nous voulons non seulement rester rassemblés, mais nous voulons en plus que le périmètre du Front de gauche s’élargisse, pour fédérer de manière beaucoup plus large. Nous avons une responsabilité collective à rester unis. Il faut y arriver. »

Si la présidentielle et les législatives de 2017 sont dans les esprits, le mouvement ne souhaite pourtant pas s’arrimer uniquement à ce sujet. « La question reste bien sûr en débat, mais nous trancherons à l’automne, explique Clémentine Autain. Les enjeux de recomposition de la gauche passent par 2017 mais ne s’y arrêtent pas. Nous devons bâtir un projet global qui va bien au-delà. »

Comme pour en faire la démonstration, le rendez-vous estival a réuni de nombreuses composantes de la gauche, dont des représentants du PCF, du Parti de gauche, d’Europe Écologie-les Verts, ainsi que le député frondeur de la sixième circonscription du Morbihan, Philippe Noguès, qui a quitté le PS ainsi que le groupe socialiste de l’Assemblée nationale en juin 2015. « Nous avons toujours cet objectif de faire converger, de tisser des passerelles à gauche, pas seulement en additionnant les forces, mais en réalisant un travail de fond, pour saisir l’époque et préparer la transformation écologique et sociale, reprend la conseillère régionale d’Île-de-France. Nous avons besoin d’une refondation, d’une nouvelle force à gauche. »

Aurélien Soucheyre

Journaliste

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 05:07
Calais: la France et l'UE doivent respecter le droit de ceux qui fuient la guerre et la misère (PCF)

Calais : la France et l'UE doivent respecter le droit de ceux qui fuient la guerre et la misère

Le PCF exprime ses plus vives préoccupations devant la dégradation de la situation à Calais. Le nombre de migrants ne cesse d'augmenter s'élevant aujourd'hui à près de 10 000 selon les associations, dont près de 900 mineurs.

Leurs conditions de vie se sont encore détériorées malgré les efforts remarquables des associations, après les fermetures de la zone sud du camp, sans que des solutions d'hébergement suffisantes soient offertes.

Cette situation fait craindre des tensions au sein des communautés.

Elle n'est pas sans conséquence sur l'activité économique créant un sentiment d'inquiétude légitime chez les salariés du port, toutes professions confondues, et une partie de la population.

Il ne sert à rien que les deux ministres de l'Intérieur anglais et français déplorent, dans un communiqué commun, « la situation humanitaire à Calais qui les affecte profondément » tout en maintenant une politique qui est à l'origine de cette situation inacceptable et ubuesque. Cela vaut à notre pays une condamnation générale des instances internationales de défense des droits de l'homme, des réfugiés et des grandes ONG.

Il faut rappeler que la grande majorité de ces hommes et femmes veulent passer en Angleterre. Mais les accords du Touquet les en empêchent. Ces accords signés en 2003 par les deux pays, dont Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, au nom de la France, font que la frontière anglaise s'est déplacée sur le territoire français et c'est à notre gouvernement, contre compensation financière, d'assurer le refoulement des personnes voulant traverser la Manche.

Il s'agit donc de renégocier ces accords et le gouvernement français ne peut continuer à tergiverser constamment sur cette question et doit s'en expliquer devant les députés, le parlement anglais venant d'en débattre.

Dans l'immédiat, les autorités anglaises doivent respecter les conventions internationales qu'elles ont signées, accueillir les mineurs qui ont de la famille sur son territoire et donner la possibilité aux migrants de déposer des demandes d'asile comme réfugiés politiques.

Enfin devrait s'engager un processus de répartition des migrants dans des centres humanitaires pris en charge par l’État, respectant les normes du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

Le PCF, ses élus, tiennent à renouveler leur soutien à ces hommes et à ces femmes victimes d'un monde où la violence, les guerres, la misère les poussent à quitter leur pays pour trouver paix et sécurité. Ce droit leur est reconnu au plan international et les politiques de l'UE, des États membres dont le nôtre, se doivent de le respecter. Cette France de la fraternité et de la solidarité, des millions de Français la partagent. C'est pour elle que nous agissons et que nous appelons à nous rassembler.

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