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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 05:15

L’Huma si j’y suis 2016 [VIDÉO 27’04]

Philippe MARTINEZ : « La lutte des classes, ça veut dire quelque chose »

Le jeudi 15 septembre 2016

« Un mauvais projet de loi devient une mauvaise loi. Il ne faut pas qu’elle rentre dans l’entreprise », promet le responsable de la CGT. « Nous ferons des recours juridiques. Le gouvernement fait la leçon à tout le monde et n’écoute pas l’opinion. Le mécontentement est toujours là ». C’était le dimanche 11 septembre, à la Fête de l’Huma, quelques jours avant la treizième journée d’action contre la loi El Khomri, le 15 septembre.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 07:15
Mobilisation contre la loi travail du 15 septembre!

Mobilisation contre la loi Travail du 15 septembre

Communiqué de la CGT

MARDI, 13 SEPTEMBRE, 2016

Les organisations syndicales de salarié-e-s et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement le 15 septembre contre la loi Travail.

Selon des modalités décidées localement, la mobilisation prendra la forme de rassemblements, de manifestations, de grèves, etc… pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

  • Les revendications

La mise en place généralisée des 32 heures sans perte de salaire, seul moyen de
résorber le chômage de masse qui affecte 5,7 millions de nos concitoyens ;
La retraite à 60 ans avec la possibilité d’un départ anticipé à taux plein pour les salariés dans le cadre du compte pénibilité ;
Le droit effectif à la déconnexion et l’encadrement du forfait-jour pour les cadres
avec l’augmentation des jours de RTT pour ces salariés.
L’augmentation du Smic à 1 800 euros brut pour accroitre la consommation,
doper la croissance et financer la protection sociale ;
La reconnaissance dans les grilles de salaires et les classifications, des qualifications et les modes d’équivalence ;
Un taux de remplacement au minimum de 75 %, et en aucun cas inférieur au Smic,
pour une carrière complète de travail,
La revalorisation des minima sociaux

Vous trouverez aussi le communiqué de l'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaire du Finistère, réunie jeudi 8 septembre dernier à Brest.

L'action prendra la forme de rassemblements sur 4 lieux dans le Finistère:

Brest: à 12 devant la Sous-préfecture

Quimper: à 12 heures devant la Préfecture

Morlaix: à 11h30 place de la Mairie

Quimperlé à 10h30 stade Jean Charter

Le 15 septembre : dans la rue pour l’abrogation !

La loi Travail n’est pas bonne pour les salarié-e-s et les jeunes.

Alors que le chômage et la précarité augmentent, en affaiblissant les conventions collectives au profit des accords d’entreprise, cette loi va engendrer davantage de flexibilité et de précarité et remettre en cause nombre d’acquis sociaux. L’emploi, les salaires et les conditions de travail restent des préoccupations majeures pour les citoyen-ne-s.

La stabilité et la qualité des emplois sont non seulement gage de progrès social et de qualité de vie pour les salarié-e-s et les jeunes, mais sont aussi un facteur essentiel de création d’emplois. La loi Travail tourne le dos à cet enjeu !

Tous les pays qui ont fait l’expérience d’une telle réforme du droit du travail (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne) en mesurent aujourd’hui les conséquences néfastes. Affaiblir le code du travail, c’est affaiblir les droits de tous les salarié-e-s !

Nos organisations vont continuer à exiger l’abrogation de cette mauvaise loi et lutter pour obtenir de nouveaux droits pour toutes et tous. Les organisations dénoncent les faits de répression dont sont aujourd’hui victimes des militant-e-s syndicauxales, des jeunes, des salarié-e-s et des agents publics.

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, du Finistère appellent les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-es, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement pour réussir la journée d’action du 15 septembre contre la loi Travail, pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

Morlaix. Loi Travail : l'intersyndicale appelle à manifester jeudi
http://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-loi-travail-lintersyndicale-appelle-manifester-jeudi-4471367

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 06:26

Une majorité de Français (54%) se dit favorable au vote des étrangers extra-communautaires pour les élections locales, selon un sondage Harris Interactive pour La Lettre de la Citoyenneté. Un chiffre en hausse de quatre points par rapport à 2015.

Aux non-membres de l'UE. "Une fois informés que les étrangers des pays de l'Union Européenne résidant en France ont le droit de vote aux élections municipales et européennes, une courte majorité de Français se déclare favorable à l'extension de ce droit aux étrangers non-membres de l'Union européenne", indique la Lettre de la Citoyenneté. Ainsi, 54% des personnes sondées se déclarent favorables au vote des étrangers aux élections locales et européennes, quatre points de plus que dans l'étude menée en 2015, mais cinq points en dessous du soutien maximum atteint en 2011 (59%).

A l'inverse, 42% se montrent défavorables au vote des étrangers, soit cinq points de moins qu'en 2015. Clivant, le droit de vote des étrangers aux élections locales était une des promesses du candidat François Hollande lors de sa campagne présidentielle de 2012. Pour pouvoir être mis en place, une réforme constitutionnelle est nécessaire et cette dernière nécessite le soutien d'une majorité de parlementaires (3/5), dont ne disposait pas le gouvernement.

Sondage réalisé par téléphone du 1er au 3 septembre 2016 sur un échantillon de 1.011 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 19:28

PLAÇONS LA SOLIDARITÉ AVEC ET ENVERS LES RÉFUGIÉS, AU CŒUR DES MARCHES POUR LA PAIX !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Combien de réfugiés noyés sont-ils nécessaires pour révolter notre conscience ?

Communiqué de Presse du 6 septembre 2016 (pdf)

Combien d’êtres humains campés dans des conditions inhumaines parce qu’ils ont seulement voulu se sauver d’un pays dévasté par la guerre ou par la misère, sont-ils nécessaires pour amener nos gouvernements à assumer leurs responsabilités ?

Combien de violations du droit à l’asile par des États pourtant signataires de conventions officielles, sont-elles nécessaires pour mobiliser la communauté internationale ?

Victimes de conflits pour la redistribution des sphères d’influence à l’échelle étatique ou interétatique, de régimes liberticides et antidémocratiques, d’injustice sociale et d’inégalités économiques flagrantes à l’échelle nationale et dans le domaine des relations internationales, de dégradation de l’équilibre environnemental suite à une surexploitation des ressources naturelles, le nombre de personnes en déplacement forcé ne cesse d’augmenter chaque jour. Surtout après les interventions extérieures et les guerres dévastatrices en Afghanistan, en Iraq, en Syrie, en Libye ou en Afrique sub-saharienne, les rescapés originaires de ces pays, souhaitant demander refuge au sein de l’UE, se sont multipliés.

Obligé(e)s de fuir pour survivre, ils doivent faire face de plus en plus souvent, à des frontières fermées, barbelées, barricadées, les privant de leur droit au libre déplacement. Leur vulnérabilité et leur impuissance exploitées par des trafiquants sans scrupules, ils et elles sont poussé(e)s à risquer leur vie afin de contourner ces obstacles. Arrivé(e)s à leur destination souhaitée ou imposée, ils affrontent très souvent des politiques d’enfermement, de cantonnement dans des centres de détention ou des camps improvisés, des restrictions de leurs libertés individuelles, des violations des droits fondamentaux de l’être humain, des conditions humiliantes pour leur dignité, des exploitations dans le marché du travail.

A côté de ces phénomènes d’exclusion ou de discrimination, des initiatives de soutien et de solidarité à leur égard se sont également manifestées au niveau personnel ou collectif.

Nous toutes, nous tous, citoyennes et citoyens en marche aujourd’hui pour témoigner de notre adhésion aux principes de la culture de la paix, nous devons relayer autour de nous, par nos actes et nos discours, cet élan de solidarité ! Nous sommes tous concernés par la tragédie des réfugiés ! A la fois en tant qu’êtres humains et en tant que membres de sociétés coresponsables de leurs malheurs. N’oublions pas que les conflits à l’origine du déplacement des réfugiés de nos jours, sont en partie le résultat d’ingérences extérieures, présentées tantôt comme humanitaires, tantôt comme pacificatrices, par des pays divers et variés, dont certains membres de l’UE, agissant tous seuls ou sous l’égide de l’OTAN.

» En avant pour le succès des Marches pour la Paix du 24 septembre 2016″

N’oublions pas que la solidarité à l’échelle de l’État ne relève pas seulement d’un acte d’humanisme mais aussi d’un devoir qui découle des engagements pris lors de la rédaction des textes fondamentaux de l’UE et de la signature de conventions internationales concernant le droit à l’asile.

Condamnons les politiques inhumaines et criminelles de la fermeture des frontières et des marchandages cyniques avec des pays frontaliers de l’UE, visant à empêcher l’acheminement des réfugiés vers d’autres régions de cette union. Exigeons au contraire, de la part du gouvernement français et des autres gouvernements de l’UE de sécuriser les parcours, d’établir des voies légales d’immigration pour ceux qui fuient des situations conflictuelles, d’instaurer des « visa-asile », d’accueillir les migrants sur l’ensemble de ses territoires conformément au principe d’une réparation équitable et proportionnelle entre les pays-membres, de développer de structures d’intégration dans les sociétés locales.

Ne cédons pas aux discours haineux, nationalistes et racistes de groupes ou partis politiques, s’opposant à l’accueil des réfugiés et déclinant tout brassage culturel ou tout modèle de société multiculturelle. Combattons les amalgames qu’ils diffusent entre réfugiés et terroristes et dévoilons la récupération qu’ils tentent, des valeurs de la laïcité, afin de diviser la société française et mieux cacher leur intolérance à l’égard de la religion musulmane.

Exhortons nos gouvernements à favoriser un règlement pacifique des conflits en cours, et la négociation d’un ordre démocratique et pacifique sur les régions tourmentées. Pour ce faire, redonnons à l’ONU les moyens pour qu’elle puisse exercer sa mission d’arbitre pacificateur !

Dénonçons un commerce d’armes florissant (1800 milliards de dollars de dépenses militaires dans le monde en 2014 contre 8,4 milliards de dollars pour les opérations de Paix de l’ONU), dont l’étendue contribue, ne serait-ce de manière indirecte, à la poursuite et à l’escalade des conflits en cours, et dont les principaux ‘bénéficiaires’ en termes économiques, sont les principaux pays exportateurs.

Arrêtons les soutiens directs ou indirects à des régimes autoritaires et totalitaires à des fins purement géoéconomiques et géostratégiques.

Créons les conditions d’un monde économiquement juste et solidaire et oeuvrons pour une redistribution des richesses accumulées de manière inégalitaire et illégale à l’échelle planétaire, à travers les pratiques de néo-colonialisme et de concurrence déloyale.

Assumons nos responsabilités devant les générations futures censées de juger notre civilité et humanité à l’aune de nos attitudes présentes face aux populations persécutées et vulnérables.

Souvenons-nous des expériences des réfugiés de passés récents, ayant participé à la construction de la société française et d’autres sociétés de l’UE, et respectons la mémoire de toutes celles et ceux qui se sont battus pour qu’une crise d’accueil ou de solidarité, ne puisse plus se produire et coûter la vie à des êtres humains cherchant désespérément à se mettre à l’abri de pogroms et de pratiques d’extermination.

Le Mouvement de la Paix Saint-Ouen, le 6 septembre 2016

Plaçons la solidarité avec et envers les réfugiés au coeur des marches pour la paix du 24 septembre! Communiqué du mouvement pour la Paix
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 13:46
La droite sioniste française (le CRIF) s'en prend au PCF, taxé d'antisémitisme: jusqu'où iront-ils dans leurs délires pro-coloniaux et pro-Netanyahou?

​Franchement, quand on lit ce genre d'insultes infâmantes du lobby pro-colonialiste israélien à propos du Parti Communiste Français, qui a toujours compté et qui compte encore beaucoup de juifs progressistes parmi ses militants et ses dirigeants, qui a toujours combattu l'antisémitisme sous toutes ses formes, notamment pendant l'occupation et dans les années 30, et qui base sa critique du gouvernement israélien et de la colonisation sur des principes universalistes de respect du droit à l'auto-détermination des peuples, du refus de l'apartheid et de la colonisation, on se dit que la raison et la mesure a bel et bien quitté les dirigeants du CRIF. Jusqu'à quand les dirigeants politiques français mangeront-ils dans la main de ces radicaux?

Cela montre en tout cas que la campagne pour Marwan Barghouti et pour BDS gêne prodigieusement les tenants du colonialisme de l'Etat israélien et de l'occupation militaire du peuple palestinien. C'est donc qu'il faut continuer, au nom de l'Humanité, de toute l'Humanité, juifs, arabes, et autres nationalités comprises.

Cela a commencé comme ça quand on a remis en cause l'Apartheid en Afrique du SUD!

Mandela aussi était qualifié de terroriste!

Voici l'odieux communiqué du CRIF. Honte à eux! En tout cas, cela montre bien que leur stratégie de propagande est bien "Toute critique d'Israël ou soutien aux Palestiniens opprimés et occupés = antisémitisme". L'antisémitisme existe en France et dans le monde, loin de nous l'idée de le nier, ou de ne pas le dénoncer, mais ce n'est pas avec de tels amalgames absurdes qu'on va le faire reculer.

Le Crif condamne l’irresponsabilité des organisateurs et l’instrumentalisation du conflit israélo-palestinien par le Parti communiste français.

EN APPORTANT UN SOUTIEN ACTIF AU MOUVEMENT BDS, LE PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS CONTRIBUE À SOUTENIR UN ANTISIONISME OBSESSIONNEL QUI EST BIEN LA FORME DU NOUVEL ANTISÉMITISME

En mettant à l’honneur le terroriste Marwan Barghouti et le mouvement BDS, le Parti communiste français poursuit la politique de dé-légitimation d’Israël au seul profit d’une stratégie électoraliste.

Marwan Barghouti arrêté en Israël a dirigé deux organisations terroristes. Il a été reconnu coupable et condamné à la prison à vie. En le mettant à l’honneur, le Parti communiste se livre à une véritable apologie du terrorisme.

A l’heure de l’engagement national contre le terrorisme, ces incitations à la haine sont particulièrement choquantes et dangereuses.

En apportant un soutien actif au mouvement BDS, le Parti communiste français contribue à soutenir un antisionisme obsessionnel qui est bien la forme du nouvel antisémitisme.

Francis Kalifat, Président du Crif, condamne l’irresponsabilité des organisateurs et l’instrumentalisation du conflit israélo-palestinien par le Parti communiste français.

La droite sioniste française (le CRIF) s'en prend au PCF, taxé d'antisémitisme: jusqu'où iront-ils dans leurs délires pro-coloniaux et pro-Netanyahou?
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 13:42
Trois jours, 450 000 participants...Et il n'ont rien vu !

Lu sur le blog du PCF pays Bigouden, en lien, sous la plume de Roger Dupas et de Jean-Emmanuel Ducoin.

Dans l'impossibilité de me rendre à la fête de l'Huma, j'ai tenté de retrouver quelques bribes de cette manifestation à + de 450 000 voix, les quelques 50 concerts divers, les grands noms Polnareff,Voulzy, Souchon et bien d'autres, les TV ont été avare de commentaires.. La palme revenant sans aucun doute à FR3 et Catherine Matausch, qui n'ont rien vu ! Ne serait-ce pas un peu de censure ? Allons soyons beau joueur les centaines de milliers de participant à la fête seront les propagandistes de l'événement.


Dans son éditorial que je reprends ci dessous, Jean-Emmanuel Ducoin, revient sur la mémoire vivante de la Fête de l’Humanité...Sur le Peuple de la Fête, embryon conséquent d’une révolution citoyenne, je vous laisse découvrir.

R.D.

Trois jours se seront bientôt écoulés, déjà, et la mémoire vivante de la Fête de l’Humanité, tel un mode d’emploi, ne se dissipe pas.

Au contraire, prend-elle un sens plus évolutif, à mesure que se déclinent sous nos yeux les fracas d’une actualité comme autant de matières emblématiques qui nécessitent un grand renversement de la conscience collective. Cette année plus encore que d’ordinaire, tant la nécessité d’une refondation de la gauche alternative – et de la gauche tout court – s’avère urgente. Dans un contexte de désarroi profond du peuple de gauche, longtemps figé dans la sidération, nous pourrions résumer d’une seule formule le « message » du Peuple de la Fête : de quelle société voulons-nous ? La question paraît banale pour ceux qui connaissent l’âme politique de la majorité des participants, néanmoins, elle cristallise l’ampleur des attentes à l’heure d’échéances électorales primordiales pour notre avenir. Lisez l’Humanité d’aujourd’hui et vous comprendrez ce que signifie répondre à cette interrogation, au fil des articles, quel que soit le sujet. Pour sauver et développer Alstom. Pour réinventer un avenir énergétique à la française. Pour en finir avec la destruction froide et mécanique des individus au travail, comme à La Poste. Pour poursuivre le mouvement de contestation contre la loi travail. Pour éradiquer les logiques de précarisation, de concurrence folle, d’individualisation croissante, de désaffiliation, de sauvagerie du chacun-pour-soi, de rentabilité à tous les échelons (au profit des actionnaires), de restructurations, sans parler de la détérioration des rapports entre salariés visant à briser tout esprit de corps, etc.

En tous ces domaines et plus encore, ce même Peuple de la Fête, embryon conséquent d’une révolution citoyenne, aspire à un projet et à un pacte communs, sans lesquels aucune dynamique populaire ne verra vraiment le jour et tous les espoirs seront ruinés dans la dispersion et la division. Le « quoi », puis le « qui », voilà ce que veulent les Français authentiquement de gauche, pour que le « quoi » d’une société nouvelle soit incarné par un « qui » rassembleur. Vigilant, le « message » de La Courneuve nous inspire. Et ce n’est pas fini.

Rédacteur en chef

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:11

La frustration gagne les infirmiers, appelés à se mobiliser
http://www.lemonde.fr/sante/article/2016/09/13/la-frustration-gagne-les-infirmiers-appeles-a-se-mobiliser_4997141_1651302.html

« On reçoit dans nos locaux de plus en plus d’agents complètement désorientés, qui ont le sentiment de ne plus faire correctement leur travail, et qui viennent décompresser », raconte Nathalie Depoire, présidente de la Coordination nationale infirmière (CNI).

C’est pour alerter les autorités et le public de la dégradation continue des conditions de travail des personnels que ce syndicat représente – c’est l’un des principaux du secteur –, qu’il a appelé à un rassemblement, mercredi 14 septembre, à Martigues (Bouches-du-Rhône), dans le cadre d’un mot d’ordre national.

Depuis des années, la CNl dénonce une détérioration de la situation à l’hôpital, sous la pression conjuguée de l’austérité budgétaire et des cadences effrénées. Mais la décision d’appeler à une mobilisation nationale a été provoquée par les suicides de plusieurs infirmiers au cours des derniers mois. Depuis juin, cinq d’entre eux se sont donné la mort à Toulouse, au Havre (Seine-Maritime), à Saint-Calais(Sarthe) et à Reims (Marne). Jusqu’à présent, seul le suicide à Toulouse a été reconnu comme un accident du travail, les autres faisant l’objet d’enquêtes.

Une « émotion très forte »

A Toulouse, le 13 juin, c’est dans son bureau de l’hôpital de Rangueil qu’un infirmier de 55 ans a mis fin à ses jours. Il avait été recruté en 1985. Selon une représentante syndicale citée par La Dépêche du Midi, « il ne supportait plus les conditions dans lesquelles il travaillait, conditions qui s’étaient dégradées à la suite d’une restructuration professionnelle ».

Une dizaine de jours plus tard, une infirmière de 44 ans, en poste depuis une vingtaine d’années au Groupe hospitalier du Havre, a mis fin à ses jours. Dans la lettre laissée à son mari, elle explique son geste par des conditions de travail « en dégradation constante », et ce alors qu’une réorganisation des services de l’hôpital est engagée depuis des mois. Le courrier adressé par un cadre de santé qui s’est suicidé, le 5 juillet, à Saint-Calais établit, là encore, un lien direct avec l’environnement professionnel.

Enfin, à Reims, deux infirmières du même service se sont suicidées à moins de trois semaines d’intervalle au cours de l’été. Au service médical interprofessionnel de la région de Reims (Smirr), comme dans les autres structures concernées par ces morts, des cellules d’accompagnement psychologique ont été mises en place pour les équipes.

« Le rassemblement à Martigues, où se tient cette semaine notre réunion nationale, est prévu pour permettre aux uns et aux autres d’exprimer leur douleur et leur solidarité envers les familles », explique Nathalie Depoire, qui fait état d’une « émotion très forte » dans le milieu hospitalier. « Et nous appelons au niveau national tous les soignants à porter un brassard noir sur leur lieu de travail pour demander que la lumière soit faite sur ces suicides et que des mesures soient prises », ajoute-t-elle.

Des mesures « à l’automne »

A la CNI, les témoignages d’infirmiers ayant le sentiment de ne plus faire correctement leur métier ne cessent d’augmenter d’année en année. Jean-Louis de Bail est syndiqué à la CNI et responsable du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l’hôpital Nord Franche-Comté, ce qui l’amène à se rendre dans plusieurs services. Il constate de plus en plus l’émergence d’« une frustration qui peut entraîner de vrais troubles psychologiques chez les soignants ». « J’entends des collègues qui craignent de devenir maltraitants faute de temps », relève-t-il.

« Les équipes fonctionnent à flux tendu dans un contexte de hausse des restrictions budgétaires. Cela signifie plus de tâches, moins de temps, moins d’échanges », liste Nathalie Depoire. Parmi les requêtes concrètes adressées au ministère de la santé figure notamment la définition de ratios de soignants au lit du patient, par spécialité.

Mme Depoire plaide aussi pour « la mise en place d’un véritable accompagnement des personnels sur les risques psychosociaux » et l’arrêt de la baisse des effectifs. Sur ce point, la ministre de la santé, Marisol Touraine, a toujours réfuté toute diminution, expliquant que le nombre des personnels augmente moins vite pour limiter les dépenses, dans un contexte où 3 milliards d’euros d’économies sont demandés à l’hôpital sur trois ans jusqu’en 2017.

Critiquée pour son absence de réaction après la vague de suicides de l’été, la ministre a assuré dans un entretien début septembre au site professionnel Espaceinfirmier.fr qu’elle annoncerait à l’automne « une série de nouvelles mesures, qui s’appuieront notamment sur les travaux actuellement menés par l’Inspection générale des affaires sociales ».

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:05
Pas plus de 25 élèves par classe: Jean-Jacques Candelier, député Front de Gauche, va déposer une proposition de loi

Pas plus de 25 élèves par classe : Jean Jacques Candelier va déposer une proposition de loi

mercredi 14 septembre 2016 (site du CIDEFE: ELUNET)

Jean-Jacques Candelier, député Front de Gauche va déposer une proposition de loi pour que les enfants soient accueillis dans des classes ne comptant pas plus de 25 élèves inscrits. Il en va de la qualité de l’enseignement et du respect du droit à l’éducation qui doit être « garanti à chacun afin de lui permettre de développer sa personnalité, d’élever son niveau de formation initiale et continue, de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle, d’exercer sa citoyenneté ».

« Malgré les créations de postes dans l’Education nationale entamées depuis 2012, les effectifs par classe restent très chargés dans beaucoup d’établissements scolaires », ce qui « nuit à la qualité de l’enseignement », note le député dans l’exposé des motifs de sa proposition.

« Pour la rentrée 2016, selon le ministère de l’Education nationale, le nombre moyen d’élèves par classe est de 25,5 en maternelle, de 23 en primaire, de 24,8 au collège de 19,3 en lycée professionnel et de 30 en lycée général », précise Jean Jacques Candelier, pour qui « ces chiffres cachent des réalités très contrastées : des zones rurales se retrouvant avec des classes à 18 élèves et des grandes villes avec des classes à 35 ».

Sa proposition de loi, qui compte trois articles, stipule que « tout enfant est accueilli à l’école, au collège et au lycée dans des classes qui ne comptent pas plus de 25 élèves inscrits », un nombre « porté à 20 dans les établissements classés en réseau d’enseignement prioritaire ».

Elle propose aussi que la continuité du service public soit « garantie sans remettre en cause le droit de grève » et que tout enseignant absent soit « remplacé dans un délai maximum de 24 heures ».

Le troisième article prévoit que « les charges qui résultent pour l’État de l’application de la présente loi sont compensées à due concurrence par l’augmentation du taux d’impôt sur le revenu applicable aux revenus du capital ».

La proposition de loi

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 06:24
André Chassaigne: des petits ruisseaux d'Humanité à la grande rivière de l'alternative à gauche

« Les petits ruisseaux font les grandes rivières ». C’est l’exacte vision que donnent chaque année les allées de la Fête de l’Humanité, submergées par le flot citoyen. Mais c’est aussi l’image forte que donne la richesse des échanges au cœur des multiples rencontres de ces trois jours de « notre » fête.

J’ai quitté La Courneuve avec la conviction que le peuple de gauche a encore soif de partage et de convergence. Des mille sources de débat de ce week-end devraient jaillir les conditions du plus large rassemblement sur un projet politique alternatif au libéralisme. Seule cette démarche exigeante est capable de refonder l’espoir et de remettre à l’endroit le débat politique de 2017, en contrepoint de ceux parmi nous qui ont depuis si longtemps jeté l’éponge au profit d’un candidat aujourd’hui coupé de tout processus collectif.

Bien entendu, comme tant de communistes, de militants et sympathisants de gauche, j’avais une inquiétude en abordant ce moment d’humanité qui nous est si cher : que se prolonge dans les allées de La Courneuve la folle course à la personnalisation politique qui gangrène déjà tout l’espace médiatique. Mais la fête a cela d’essentiel qu’elle ne permet pas d’artifice. Elle balaye toute tentative de récupération par le contact direct, si indispensable quand on entend mener le combat contre les dérives libérales et réactionnaires, d’où qu’elles viennent. Dans ce contexte, les jeux des uns et des autres apparaissent vite décalés et à contre-courant de ce que j’appellerai l’éthique militante.

C’est en ce sens que Pierre Laurent a eu pleinement raison de poser ses jalons, « nos » jalons, dès l’ouverture de notre grande fête populaire. En affichant sa totale détermination à œuvrer jusqu’au bout en faveur d’un rassemblement de toutes les forces d’alternative à gauche, il a permis de placer tout le monde devant l’enjeu politique déterminant. Et j’ai, en ce qui me concerne, relayé vivement cette urgence au fil des échanges. J’ai en effet la conviction qu’il faut faire émerger ce commun pour aboutir à un pacte d’engagements qui réponde aux attentes des Françaises et des Français, un pacte qui doit être porté par une candidature de rassemblement en mai prochain et sur les circonscriptions aux législatives de juin. En faisant grandir cette exigence absolue d’un front uni, et à plusieurs voix, de la gauche anticapitaliste, nous grandissons aussi la parole communiste.

Quand tout le monde veut aller vite, dans un monde qui va déjà beaucoup trop vite, dans un champ politique miné par les réponses rapides sans perspectives de long terme, où chacun essaie d’imposer sa voie individuelle pour occuper un espace au détriment de la force de propulsion collective, le risque de faire fausse route est évident. Et nous connaissons d’avance l’impasse au fond de laquelle nous trouverons le peuple de gauche au soir du premier tour de la Présidentielle si toutes les forces progressistes restent incapables de surmonter le piège qui leur est tendu. Ce piège n’est pas nouveau. C’est celui d’une Vème République monarchique, avec ses dérives autoritaires et antidémocratiques, amplifiées aujourd’hui par l’obsession sécuritaire et le repli identitaire de candidats au cœur d’un dispositif institutionnel au bout de son histoire. Ces dérives, nous les avons assez douloureusement vécues et subies ces derniers mois pour partager le besoin de ne plus les permettre.

La Fête de l’Humanité permet de lever la tête, au moins ne serait-ce qu’un instant, au-dessus de cette bouillie sécuritaire et guerrière dans laquelle entendent nous enfermer toutes les forces réactionnaires. De l’extrême-droite à la social-démocratie qui a renoncé à changer la vie, en passant par la droite extrême, tout le monde fait le pari de sa capacité à capitaliser sur ce fond d’air nauséabond… jusqu’à influencer malheureusement aussi le discours d’une « gauche républicaine » désemparée ! Ce climat de peur et de haine, qui entretient tous les discours simplistes et populistes, est le meilleur allié des forces qui attendent surtout ne rien changer à la terrible régression de la vitalité démocratique de notre pays. C’est un puissant moyen de lutte politique pour maintenir les consciences sans perspective de réflexion sur les causes profondes de la crise internationale, sociale, et économique. Terrible catalyseur aussi de la fuite en avant devant le pouvoir de la finance.

La démarche renouvelée par les communistes « de remettre tout le monde en tas », selon l’expression consacrée par nos militants les plus anciens, est pour moi la preuve d’un grand sens des responsabilités. D’une responsabilité historique, dirais-je, quand tous les ingrédients du néolibéralisme poussent le pays dans une crise plus grave encore. Certes, à 9 mois de l’élection présidentielle, je mesure combien nous avons des difficultés à être audibles en ne nous plaçant pas sous la bannière d’un candidat autoproclamé et tout en n’avançant pas une candidature communiste, alors même que nous avons à la fois les moyens d’en présenter une et des personnalités à même de la porter. Mais c’est le choix de la raison que nous faisons : construire un pacte d’engagements politiques communs, fondé sur les attentes de nos concitoyens, plutôt que de butter inlassablement sur la question de l’incarnation présidentielle sans mise en commun ou sur un repli identitaire et réducteur.

Je ressors donc de cette fête avec la conviction que nous ferons tout pour construire ce cadre commun, et éviter les conséquences d’un échec qui serait tragique pour le pays, mais surtout pour la vie quotidienne des Françaises et des Français. La construction de ce rassemblement passe bien évidemment par un débat de fond. Sans non-dit, sans pesanteur, sans exclusive sur tous les grands angles politiques qui concernent le pays, l’Europe et le monde. Je pense bien entendu à l’objet qui me paraît aujourd’hui le plus central dans toute politique d’une gauche antilibérale : la lutte contre la finance et la reconquête des moyens et des leviers de nos politiques publiques. Cette « mère des batailles » doit faire l’objet d’une grande ambition politique au niveau international, européen comme national si nous voulons recouvrer les moyens de toute action politique à gauche. Je crois que nous avons les moyens de partager très largement cet objectif.

Alors que la pression sera forte pour connaître le choix des communistes, présentons dès maintenant au plus grand nombre les attentes recueillies avec la grande consultation citoyenne, mettons à disposition de ce pacte d’engagements nos propositions novatrices en matière de lutte contre l’évasion fiscale, pour le contrôle des banques et du crédit, pour une transition écologique indissociable du progrès social et de la maîtrise publique de l’énergie, pour une relance et une relocalisation de notre industrie, pour des services publics renforcés, démocratisés et répondant aux besoins sociaux du XXIème siècle.

Une majorité de changement existe dans notre société. Notre responsabilité est immense pour qu’elle se concrétise par une majorité politique. Est-ce exagéré de dire qu’une fois de plus nous avons rendez-vous avec l’Histoire ?

André Chassaigne sur son Blog, le 13 septembre.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 06:13

Il "n'a pas d'a priori contre lui", mais émet quelques réserves. Interrogé, samedi 10 septembre, sur france info, le président du groupe communiste à l'Assemblée, André Chassaigne, a déclaré ne pas vouloir "aller manger le quinoa dans la main de Mélenchon".

Interrogé sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017 comme candidat de la gauche anti-libérale, André Chassaigne a précisé ne pas avoir d'a priori contre l'eurodéputé, "dans la mesure où très fermement, il porte une politique de refus de la finance, d'anti-libéralisme."Mais il prévient : "quand on dit 'candidat de rassemblement' (...) il ne s'agit pas d'être là comme des petits soldats, le petit doigt sur la couture du pantalon ! Il s'agit de prendre en compte un socle politique partagé, de faire une campagne qui serait une campagne commune dans le respect mutuel."

Quinoa et campagne électorale

Un clin d'oeil aux confidences données le 2 septembre par le tenant de "La France insoumise" face aux caméras de Gala, qui évoquait une de ses recettes fétiches : le taboulé de quinoa.

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