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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 17:15
Pour le respect du droit d'expression et de manifestation (PCF et Mouvement des Jeunes Communistes)

Pour le respect du droit d'expression et de manifestation ! (PCF - MJCF)

Déclaration commune PCF et MJCF

Au vu des nombreux incidents survenus le 17 mars, puis hier 24 mars dans plusieurs villes et facultés : violences, provocations policières, gardes à vue de syndicalistes, que nous condamnons, le Parti communiste français et le mouvement des jeunes communistes de France demandent aux pouvoirs publics, garants de l'état de droit, d'assurer la protection de toutes et tous dans l'exercice du droit à manifester .

Si les violences policières commises contre le jeune lycéen du Lycée Bergson à Paris le 24 mars semblent émouvoir un très grand nombre de citoyens, force est de constater que ces faits sont à inscrire dans un cadre délétère de criminalisation du mouvement social qui, bien qu'entretenu par la droite pendant de longues années, semble continuer, voire s'amplifier au cours de ce quinquennat.

Nous assistons depuis le début du mouvement de contestation contre la « Loi Travail » à une escalade sans précédent des attaques contre les libertés et les droits fondamentaux de tous.

Lorsque la police violente la jeunesse de notre pays devant des lycées, envahit des amphithéâtres d’universités ou place en garde à vue des responsables syndicaux, ce sont bien les libertés de réunion, de manifestation et, au final, d’opinion et d’expression qui sont attaquées.

Lorsque des administrations intimident des élèves ou leur parents pour ne pas qu’ils participent aux manifestations ou leur interdisent de se réunir, ce sont ces mêmes libertés qui sont bafouées.

Avant même ce mouvement, l'exemple des salariés d’Air France ou encore des salariés de Goodyear et Téfal était déjà révélateur de ce climat.

L’acharnement du gouvernement à ne pas laisser voter la proposition de loi du Front de gauche visant à amnistier certains délits commis lors de mouvements sociaux en fût une des traductions fortes.

Ces agissements sont les marqueurs d’un exécutif en rupture avec sa jeunesse, en rupture avec les forces démocratiques qui composent le pays. La ligne jaune a déjà été franchie trop de fois pour que nous laissions passer de nouveaux événements aussi tragiques.

Aussi , le PCF et le MJCF expriment leur attachement et leur engagement à faire respecter les droits de liberté d'expression et de manifestation dans notre pays.

Car ce n'est pas par la peur, la sanction et la répression que nous construirons le bien vivre ensemble, que nous redonnerons confiance en nos institutions et en notre République, que nous ferons vivre nos valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité .

Notre jeunesse vaut mieux que çà !

Le PCF et le MJCF appellent leurs militants à prendre toutes les initiatives possibles afin de permettre la mobilisation la plus large le 31 mars pour exiger le retrait de ce projet de loi .

Voir aussi sur le même sujet le commentaire de notre camarade de Morlaix Jean Dréan, cheminot résistant de la CGT et du PCF, ancien coopérant en Algérie, réfractaire de la guerre d'Algérie, qui réside en maison de retraite à Quimper avec sa femme:

" A la manifestation anti-chomage"
Stop à la violence d'un pouvoir socialiste aux abois, quelle "connerie", tabasser un jeune à 4 bourreaux, une honte, un scandale.
Digne de J. Moch géniteur des CRS matraqueurs.
Ma voix n'ira pas au candidat Urvoas, socialiste et ministre de son état.

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 08:04
APPEL. Rallumons l'étincelle du Front de gauche | L'Humanité

APPEL. Rallumons l’étincelle du Front de gauche

MARDI, 1 MARS, 2016

HUMANITE.FR

2550 signatures au 17 MARS Vous aussi vous pouvez signer l'appel national pour UN FRONT DE GAUCHE POPULAIRE ET CITOYEN ENGAGE DANS UNE DYNAMIQUE DE RASSEMBLEMENT UNITAIRE POUR CHANGER LA SOCIETE.

http://lefrontdegauche.fr

Nous, militantes et militants des organisations qui composent le Front de gauche, nous, citoyennes et citoyens engagés dans ce rassemblement d’un nouveau genre que nous avons patiemment construit depuis près de huit années, nous n’acceptons pas de voir réduit à néant ce qui constitue encore pour des millions de gens un peu de l’espoir qui a déserté la gauche et la politique.

Scrutin après scrutin, lutte après lutte, nous avons progressivement construit les bases d’une nouvelle gauche, courageuse, antilibérale, innovante, écologiste et défendant les libertés. Nous avons réussi à construire entre nous du commun, une culture, des pratiques. Ensemble, nous nous sommes donnés des élu-e-s. Nous avons conservé ou conquis des positions dans des villes, des départements et des régions. Nous avons surtout ranimé une flamme, et redonné enfin un prolongement politique à l’espoir d’un autre monde possible. Nous n’oublions pas ce qui s’est levé, de La Bastille au Prado : ensemble, nous sommes une force.
Mais à l’approche d’un moment politique essentiel pour notre pays, c’est la désunion qui prend une fois de plus le dessus. Après des mois d’atermoiements et d’hésitations, le Front de gauche risque de périr des divisions stratégiques et des compétitions de personnes ou d’organisations. Nous ne nous résignons pas à cette situation qui réduirait tous nos efforts à néant. Le Front de gauche doit vivre et se transformer pour devenir le moteur d’un large rassemblement, une grande force populaire et citoyenne, capable de bousculer un jeu politique désespérant et de redonner un sens à l’idée de gauche.
Nous appelons les organisations du Front de gauche et leurs directions à réagir pour lancer le mouvement. Dans tout le pays, tenons des assemblées citoyennes auxquelles nous inviterons toutes celles et tous ceux qui ont pris part aux combats du Front de gauche, ou qui veulent les rejoindre. Exprimons partout avec force notre volonté de dépasser ce qui nous divise pour affronter tous ensemble les échéances à venir. Vite, faisons-nous entendre !

Les 106 premiers signataires...

Alam Thomas - Maitre de conférence en sciences politiques, Lille (59), Archambault Fabien – Enseignant Chercheur (87),Auxenfans Joël – Artiste plasticien (92), Bardeaux Elsa – Adjointe au Maire (94), Barré Jean-Jacques – Opérateur culturel (75), Bascoulergue Alain – PCF Aubervilliers (93),Bedin Yannick - EluPCF/FDG (18), Berger Paul – Enseignant retraité, Bidet Jacques – Philosophe (92), Billon-Galland Gérard – Syndicaliste (92), Bontoux Françoise – Communiste et féministe (77), Borvo Cohen-Séat Nicole – Sénatrice honoraire (75), Boursier Marie-Pierre – Conseil national du PCF (92), Bouvier Délou – Syndicat de la Magistrature,Brémont Pierrette – Militante FDG (44), Brunet Philippe – Sociologue Paris-Est (75), Cailletaud René, Chambon Gérard– Enseignant (94), Cocard Joël - Syndicaliste (44), Cohen-Seat Patrice - Avocat (75), Coppola Jean-Marc - Élu de Marseille (13), Costé David – Metteur en scène (93), Coutelis Alain, Crozat Dominique – Enseignante retraitée (91),Cukierman Leila – Directrice de théâtre retraitée (94), Delaitre Bernard - co-animateur assemblée citoyenne, Dionnet Brigitte– Conseil national du PCF (93), Duffour Michel – Ancien Ministre (92), Duparc Jean-Paul - Enseignant (06), Dupont Ismaël – Secrétaire départemental du PCF (29), Emilianoz Béchir – Économiste, Ernaux Annie – Écrivaine, Ferrand Jean-Marc – PCF (77) - Foix Alain – Écrivain et metteur en scène (93), Franco Jean-Robert – Artiste, photographe (75),Gallais Joël – Secrétaire départemental du PCF (56), Gayraud Martine – Conseil national du PCF (30), Geminel Gregory – Secrétaire section PCF (94), Genevée Frédérick – Comité exécutif national du PCF (94), Goldberg Pierre – Ancien député, ancien maire de Montluçon (03), Gonneau Jean-Luc - Éditeur (75), Gonthier-Maurin Brigitte - Sénatrice (92),Gravoin Patrice – Militant communiste (75), Grojean Olivier – Maître de conférence en sciences politiques Paris I (75),Guichard Eric – Enseignant-Chercheur ENSIBB (69), Guillet Michel - PCF (44), Habel Jannette - Universitaire (75), Haloui Fabienne – Secrétaire départementale du PCF (84),Hartemann Agnès – Professeur de Médecine Paris 6 (75),Jacquaint Muguette - Ancienne député (93) Jacques Guy - PCF, Job Alain - Ensemble (89), Jollet Anne - Historienne (75), Josso Joël - Elu (94), Jumeau Philippe – Animateur Comité régional de Bretagne du PCF (56), Jurado Grégory – Élu FDG (77), Keucheyan Razmig - Sociologue (75), Khalfa Pierre - Économiste (75), Lalys Frédérique - Syndicaliste (56),Landais Jean-Pierre – Animateur Huma Café de Nantes (44),Le Bronze Marcel – Front de Gauche (44), Le Corre Hervé – Enseignant, romancier (33), Leroy Roland – Ancien directeur de l'Humanité (30), Levy Laurent - Essayiste (75), Loirand Gildas - Enseignant-chercheur (44), Macherel Raymond – Distributeur Cinéma (75), Marlière Philippe - Professeur en sciences politiques, Martel Jean-Paul – Président MNLE Pays de Loire (44), Martin Claude – Enseignant, Mazauric Claude - Historien (30), Meyroune François – Ancien Maire de Migennes (89), Michel Jacques-Philippe - Producteur (93),Michenaud Marie-Françoise – Secrétaire départementale PCF (85), Moitié Jean-Jacques – Directeur des soins-psychiatrie (28), Mordillat Gérard – Auteur et réalisateur (75), Mouly Frank - Elu PCF/FDG (77), Muzeau Roland – Ancien député (92), Nouet Jean-Pierre - Médecin (94), Parny Francis – Ancien Conseiller régional Île de France PCF/FDG (95),Pellicer David - PCF (82), Pena-Ruiz Henri - Philosophe (75),Perez Martine – Fédération de l'Aveyron du PCF (12), Perez André – Fédération de l'Aveyron du PCF (12), Perrot Olivier – Plasticien Photographe (94), Pigeard de Gurbert Guillaume – Professeur de philosophie (24), Pigenet Michel – Professeur des universités Paris 1 (75), Pottier Caroline – Conseil National PCF (85), Poux Gilles – Maire de La Courneuve (93),Puydebois Jean-Louis - Enseignant (19), Quainquart Françoise – Animatrice Assemblée citoyenne (91), Quiniou Yvon - Philosophe (85), Raymont Alain – Secrétaire départemental du PCF (89), Relinger Jérome - Ingénieur (75),Sève Lucien - Philosophe (92), Schurch Mireille, ancienne sénatrice, Topalov Christian – Sociologue, directeur d'études à l'EHESS (75), Tosel André - Philosophe (06), Touzet Hugo – Secrétaire de section PCF (75), Tricot Catherine – Architecte, urbaniste (75), Vergiat Marie-Christine – Députée européenne (93), Vidal Dominique – Journaliste et historien (75), Violain Bernard – Ancien membre du Conseil National PCF (85),Voglieri-Courtel Joëlle – Militante de l'éducation populaire (77),Weber Louis - Syndicaliste (78), Winghardt Marie-France – Elue PCF/FDG (91), Zarka Pierre – Communiste Unitaire/Ensemble (93)

Signez l'appel pour rallumer l'étincelle du Front de Gauche
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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 07:00
La jeunesse emmerde le Front National, par Joël Gallais (Rouge Morbihan, journal du PCF Morbihan)

En 1988, après les 14% du FN à la présidentielle, toute une génération chantait avec les Béruriers Noirs "la jeunesse emmerde le Front National". En 2002, cette même génération se levait contre la présence au 2ème tour de Le Pen à l'élection présidentielle. C'était l'image d'une jeunesse généreuse et antiraciste.

En 2015, 34% des électeurs de 18 à 24 ans ont voté FN aux Régionales... Est-ce à croire qu'au fil du temps, les jeunes se sont laissés convaincre par la peste brune? Nous préférons une autre hypothèse.

D'abord parce que 70% des jeunes n'ont pas voté du tout, ce qui ramène les 34% à moins de 12%. Certes ce calcul vaut aussi, en pire, pour le Front de Gauche... Ce qui veut dire que l'offre politique du Front de Gauche de solidarité, de partage, d'ouverture aux autres et au monde, n'a pas convaincu les jeunes au point de se déplacer pour aller voter. Mais aussi que la sphère politique est à ce point éloignée de leurs préoccupations, que leur avenir est à ce point bouché, que voter dans leur esprit ne sert à rien.

Certes on peut dure que les jeunes n'ont plus cette culture de la solidarité transmise dans l'entreprise, dans la lutte sociale, dans le syndicat, dans les écoles des métiers où les aînés étaient des passeurs du savoir et de la mémoire. Maintenant, l'entrée dans le marché du travail est tellement aléatoire, individualisée, que le chacun pour soi l'emporte sur le collectif, que l'on regarde le travailleur immigré comme un concurrent plus que comme un frère, un camarade dans le combat de classe contre l'exploitation.

Mais attention au feu qui couve. La jeunesse est encore au premier rang des combats à Notre-Dame des Landes, avec Podemos chez nos voisins espagnols, contre les fachos d'Ad-Sav à Quimper...

A nous de savoir faire confiance, de faire la démonstration que le combat politique, ce n'est pas la guerre des clans et les combinaisons pour prendre ou garder le pouvoir. A nous, jeunes et moins jeunes, d'inventer de nouveau des lendemains qui chantent.

Joël Gallais

(secrétaire départemental du PCF Morbihan)

Rouge Morbihan, journal communiste en Morbihan, N°8, mars 2016

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 12:00

Défendons les droits économiques et sociaux.

Communiqué de la Ligue des Droits de l'homme

Le gouvernement a présenté un projet de loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs ». A la suite de sa présentation, toutes les organisations syndicales de salariés et de la jeunesse lycéenne et étudiante ont fait part de leurs critiques et appellent à se mobiliser, sous des formes diverses, à différents moments.

Pour la Ligue des droits de l’Homme, les droits économiques et sociaux sont constitutifs des droits de l’Homme, comme les droits civils et politiques ; c’est ce qui fonde son intérêt et, dans le cas précis, son inquiétude.

En effet, et pour ne s’en tenir qu’aux grandes généralités, le projet présenté permet, dans plusieurs domaines relatifs à la durée du travail et aux congés, la mise en place de règles décidées unilatéralement par l’employeur. Dans les faits, cela risque d’aboutir à élargir l’écart entre les droits fondamentaux énoncés dans l’ordre public et la réalité de leur application. Ce risque est d’autant plus grand que le projet met en avant l’accord d’entreprise plutôt que l’accord de branche.

Le projet, là encore de façon très générale, met en avant les difficultés économiques de l’entreprise pour abaisser les droits, plafonner les dommages et intérêts en cas de licenciement économique sans cause réelle et sérieuse, ou en cas de licenciement pour inaptitude. Il réduit également la possibilité de saisir la justice sur l’application des accords collectifs. Dans le prolongement de lois votées depuis 2008, le projet de loi de réforme du Code du travail vise à réduire les droits économiques et sociaux des citoyens en tant que travailleurs salariés.

Bref, c’est un projet de réduction des droits, et même de stigmatisation des droits puisqu’on implique que ces derniers seraient en fait la cause des difficultés de l’entreprise et du chômage. Ignorant les progrès du droit européen, pourtant applicables en France, le texte ne respecte même pas les principes essentiels qu’il fait pourtant figurer en titre préliminaire.

Pour la Ligue des droits de l’Homme, la cohésion sociale ne peut exister qu’avec des femmes et des hommes citoyens dans la Cité et dans leur travail. Une réforme du droit du travail ne doit conduire ni à une régression des droits des salariés, ni à un lien de subordination plus important des salariés à l’égard de leurs employeurs.

La LDH refuse l’opposition entre le droit au travail et le droit du travail et réclame, depuis longtemps, une véritable sécurisation des parcours professionnels ainsi que l’effectivité de la Charte des droits sociaux.

Paris, le 8 mars 2016

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 07:25
Lycée Bergson: la violence policière était totalement déroutante

Sylvie Ducatteau, L'Humanité.fr - Vendredi 25 mars

Les camarades du jeune lycéen frappé jeudi par des policiers, lors du blocus de cet établissement parisien, ont témoigné vendredi de l’incroyable brutalité de cette intervention. Une enquête confiée à l’lGPN a été ouverte par le parquet de Paris.

Dès huit heures du matin, vendredi, environ deux cents élèves du lycée Henri-Bergson, situé dans le XIXe arrondissement de Paris, se sont rassemblés pour protester contre les violences policières dont certains de leurs camarades ont été l’objet, hier matin, lors du blocus de leur établissement contre la Loi El Khomri.

La brutalité de cette intervention a été révélée par une brève vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Un lycéen de 15 ans, Adan, surnommé Danon, élève de seconde, y apparaît d'abord maintenu au sol par trois CRS puis relevé et frappé violemment au visage par l'un des agents. Le jeune homme, le visage ensanglanté, a été conduit au commissariat puis relâché après avoir été entendu par la police.

«La scène a duré bien plus longtemps. C'était d'une violence déroutante », raconte Iliès. Il ose à peine répéter les insultes et menaces «contre nos familles ou homophobes » proférées en même temps que les coups. « Certes, nous avons lancé des œufs et de la farine mais qu'est-ce que pèse un œuf contre une matraque ? », interroge le lycéen pour qui la réaction des policiers « était totalement disproportionnée ». Une disproportion et, plus généralement, des violences dénoncées par la Fidl et l’Unef qui, aux côtés d'une vingtaine d'organisations de jeunes, ont appelé la journée d'action de jeudi.

Diane s'est interposée entre son petit ami et le policier cagoulé qui commençait à le frapper, lui tirant les cheveux et lui donnant des coups de pieds pour lui écarter les jambes en l'injuriant vertement. Le couple venait d'arriver sur les lieux. Le garçon s'apprêtait à filmer la scène : « Les grenades lacrymogènes. L'encerclement des lycéens par les CRS, la fuite de certains vers la rue Sécrétant stoppés net par des croches pieds et rudement matraqués... » Assia est désabusée par ce qu'elle a vu : « Je suis sûre que le fait que nous soyons dans le 19e arrondissement a compté. La police n'interviendrait pas comme cela ailleurs. Depuis le début de notre mobilisation, les CRS ne sont jamais loin du lycée ».

Plusieurs témoins évoquent le cas d'un deuxième lycéen, Stiven, violemment pris à parti par les forces de l'ordre. L'élève de première aurait été vu, au sol, tiré par les pieds, peut-être inanimé, et emmené au commissariat. Trois à cinq jeunes ont suivi le même chemin. Tous en sont ressortis dès jeudi soir, à priori sans que des poursuites n'aient été engagées.

Les violences ont, en tout cas, été reconnues. Vendredi, en milieu de matinée, une délégation de lycéens a été reçue par le préfet de police de Paris, le recteur de l'Académie de Paris, en présence du proviseur du lycée et d'enseignants. Le préfet de police aurait évoqué trois policiers impliqués dans les violences dont un de la brigade anti-criminalité. L'auteur du coup contre Adan aurait été suspendu. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris confiée à l'IGPN, la « police des polices ». Les lycéens ont indiqué au préfet qu'ils disposaient de plusieurs vidéos témoignant de violences sur d'autres jeunes qu'ils fourniront aux enquêteurs. De son côté, l’adolescent, qui se plaint de douleurs dans le haut du corps, envisage de déposer plainte.

Dans un communiqué publié vendredi, la fédération des parents d'élèves FCPE du lycée Bergson s’étonne également du déploiement policier de jeudi. « Ailleurs, à Paris, ce type de blocus, caractéristique de la mobilisation lycéenne, ne provoque pas d'intervention policière. » La FCPE dénonce également la brutalité des agents : « Plusieurs élèves ont reçu des coups de matraque, subi des jets de lacrymogène et ont été frappés. Certains de ceux qui fuyaient ou observaient de loin ont été rattrapés et ont de même subi des violences. » Les parents d’élèves s’inquiètent pour l’avenir. « La violence policière n'est pas la meilleure façon d'éduquer à la citoyenneté et nous avons les plus grandes craintes sur ce que nos enfants pourront retenir des épisodes de la journée. »

En fin de matinée, vendredi, une centaine de lycéens de plusieurs établissements parisiens avaient rejoint ceux de Bergson. Un cortège improvisé s'est rendu au commissariat central du Xe arrondissement, à la mairie puis au commissariat du XIXe avec l'intention de protester contre ces violences. Des jets de pierre et diverses dégradations commises par un groupe de manifestants ont mis fin à cette manifestation. « Des casseurs sont venus et ont motivé un peu des jeunes qui n'ont plus d'espoir et c'est parti en vrille », regrette Belhassen, un élève.

lire aussi : Manifestation contre la loi El Khomri. Suspicion de bavure policière à Paris

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 11:55

Les métallos CFDT Ile de France demandent le retrait du projet et ne sont pas tendre avec leur secrétaire confédéral, Laurent Berger.

Voir le texte d'appel en pièce jointe.

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 10:00

SOUTIEN aux CAMARADES AGRESSES PAR UN GROUPE D’EXTRËME DROITE IDENTITAIRE, RACISTE, HOMOPHOBE en BRETAGNE

Depuis plusieurs mois, des groupes d’extrême droite ont entrepris de ficher et menacer –parfois de mort – différentes personnes issues ou proches d’organisations associatives, syndicales, politiques variées. Ce sont les membres des organisations soutenant les migrant-e-s qui font l’objet du fichage le plus systématique mais, simultanément, ce sont aussi des personnes participant aux réseaux féministes, LGBT, syndicaux, d’extrême gauche, de gauche ; mais aussi des gens se pensant comme de « simples citoyens ». Enfin, plusieurs personnes sont aussi ciblées pour leurs activités artistiques (radio, musique, etc.) ou leurs activités de recherche dans des laboratoires universitaires (notamment au service, selon l’extrême droite, de « la théorie du genre »). A noter que, selon l’extrême droite, toutes ces personnes auraient en commun d’être des «fonctionnaires » ou, à défaut, des « asociaux » ou des « travailleurs subventionnés ». Pour l’instant et pour la seule Bretagne, ce sont une trentaine de personnes dont 2 adhérentes d’ENSEMBLE qui font l’objet d’un tel fichage, notamment de la part d’un « site de presse » .Des plaintes ont été déposées ou vont l’être à Brest , Lannion, Rennes et Saint-Malo

Le CN d'ENSEMBLE réuni le 20 mars 2016 condamne ces actes inadmissibles. De tels procédés relèvent du code pénal et des mesures doivent être prises par la justice et les préfets. Le CN apporte son soutien aux camarades "fichés par les fachos", et appelle les collectifs locaux à la vigilance comme à la participation aux initiatives organisées collectivement avec les autres organisations concernées .

Ensemble! Membre du Front de Gauche

Déclaration du Conseil national d'Ensemble!: Soutien aux camarades agressés par un groupe d'extrême-droite identitaire, raciste et homophobe en Bretagne
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 19:22

A regarder et écouter:

Les lundis de gauche 6 - Gérard Aschiéri, Gérard Filoche, Geneviève Garrigos et Alain Gresh

Les lundis de gauche 6 - Gérard Aschiéri... par CN-PCF

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 07:15
Loi travail contre-attaque: ce qui change pour les salariés avec la nouvelle mouture du texte

L'UGICT-CGT a sorti un document très intéressant sur la nouvelle mouture de la loi travail, en comparant le texte version2 avec le projet initial, ainsi qu'avec la situation actuelle :

http://www.ugict.cgt.fr/articles/references/loi-travail-2

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 15:37
photos Pierre-Yvon Boisnard

photos Pierre-Yvon Boisnard

17 mars: photos de la manif lycéenne à Morlaix contre la réforme El Khomri et la casse du droit du travail (Pierre-Yvon Boisnard)
17 mars: photos de la manif lycéenne à Morlaix contre la réforme El Khomri et la casse du droit du travail (Pierre-Yvon Boisnard)
17 mars: photos de la manif lycéenne à Morlaix contre la réforme El Khomri et la casse du droit du travail (Pierre-Yvon Boisnard)
17 mars: photos de la manif lycéenne à Morlaix contre la réforme El Khomri et la casse du droit du travail (Pierre-Yvon Boisnard)
17 mars: photos de la manif lycéenne à Morlaix contre la réforme El Khomri et la casse du droit du travail (Pierre-Yvon Boisnard)
17 mars: photos de la manif lycéenne à Morlaix contre la réforme El Khomri et la casse du droit du travail (Pierre-Yvon Boisnard)

Lire aussi sur Médiapart:

«Ils nous empêchent de rêver, on va les empêcher de dormir»
"Étudiants et lycéens manifestent jeudi 17 mars à l'appel des principales organisations de jeunesse, rejointes par les syndicats qui continuent de demander le retrait de la loi sur le travail. Dans les amphis, mardi et mercredi, on s'est réunis pour débattre des actions à mener. Mediapart était à Paris et à Tours."

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