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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 05:00

Le 1er juin 2016: "1,4 million d’euros ?" Un salaire « pas énorme », s’est défendu Nicolas de Tavernost, patron du groupe M6, au micro de France Inter. Selon lui, il n’est pas « le mieux payé du groupe ». Bien payé pour cracher sur les pauvres tout de même!

La Rue des allocs ou l’impasse de l’abjection ?

télé poubelle

CAROLINE CONSTANT

MERCREDI, 17 AOÛT, 2016

L'HUMANITÉ

M6 dégaine son nouveau feuilleton, adapté d’un format anglais qui a fait scandale en 2014 : la Rue des allocs. Le nouveau terrain de jeu de la chaîne de Nicolas de Tavernost, c’est de taper sur les plus déshérités, tout en affirmant qu’on veut les aider. À vomir.

« Dis chéri, si ce soir on regardait les pauvres se vautrer dans leurs allocs » ? Ça peut paraître violent, mais c’est, en termes plus civilisés, l’invitation que fait M6 aux Français ce soir, en les conviant à regarder son nouveau programme, la Rue des allocs. Un programme de « docu-réalité », où le spectateur est entraîné dans un mignon quartier d’Amiens, à la rencontre de personnes qui n’ont que le RSA, ou des allocations diverses, pour vivre. Le réalisateur, Stéphane Munka, s’y est plongé en immersion pendant quelques mois, pour en tirer cinq épisodes de 52 minutes. Lui voulait montrer la misère. Il n’a pas capté qu’il bossait sur M6, par aveuglement peut-être ? Ce qu’il en ressort, au final, c’est évidemment un défilé ahurissant de personnages caricaturés. Qui boivent, volent, truandent. Une vraie Cour des miracles. Parce que la caméra n’est pas neutre, ni juste. Mais aussi et surtout parce que, lorsque M6 se lance dans un tel projet, ce n’est pas par charité d’âme. La chaîne de Nicolas de Tavernost, avec sa Rue des allocs, au titre si évocateur, n’a pas pour vocation d’informer. Juste de divertir. Les pauvres sont une forme de spectacle, pas plus. M6 a exploré, depuis le Loft en 2001, à peu près tous les formats mondiaux de la télé-réalité : le néant (le Loft), la famille (Super Nanny), la recherche ou la vente immobilière (avec Stéphane Plaza), sans compter toutes les déclinaisons d’émissions culinaires, de Top Chef à Un dîner presque parfait en passant par le petit dernier, Commis d’office, où un quidam dénonce ni plus ni moins le plat infect confectionné par un proche à un « grand » cuisinier. La chaîne s’est aussi fendue d’émissions sur le thème « c’était mieux avant »

(le Pensionnat de Chavagnes, Garde à vous), où l’on nous expliquait, en gros, que se faire humilier est un chouette programme éducatif. Enfin, dans la toute dernière période, M6 a développé deux concepts autour du monde du travail : Patron incognito, où un dirigeant d’entreprise se grime en employé de base pour mieux choper les défauts des petits malins à son service. Et The Apprentice, arrêté faute d’audience au bout de deux épisodes, où quatorze candidats devaient se battre pour obtenir un CDI. M6, c’est aussi la première chaîne à avoir un magazine d’information, Capital, présenté par un dirigeant d’entreprise, Bastien Cadeac, et non par un journaliste.

Tout ce cirque est évidemment une représentation biaisée de la réalité

Du coup, quand M6 s’intéresse aux pauvres, on s’inquiète avant même de voir le programme, dont la chaîne nous a gracieusement fourni deux épisodes. Et pas de surprise : M6 n’est pas devenue philanthrope. D’ailleurs, elle a préparé ce format en toute connaissance de cause : en 2014, quand Benefits Street, avec les mêmes ressorts dramatiques, a été diffusé au Royaume-Uni, les audiences ont été merveilleuses. Et la foire d’empoigne redoutable, entre ceux qui voulaient interdire le programme et ceux qui voulaient interdire les allocs, ou même les pauvres, avec des méthodes radicales, comme de brûler la rue en question.La version française est moins scandaleuse, en images, que le format anglais. Comme les Français ont visiblement l’âme sensible, et sont attachés à leur système de protection sociale, M6 fait mine de ne pas trop se salir les doigts. L’émission présente des personnes, remisées au rôle de personnages, parce qu’elles vont incarner chacun une facette du pauvre : Marie-Jo, la mère Courage, qui n’a jamais eu de chance dans la vie, est le versant quasi solaire. À ses côtés, on trouve Philippe, un homme de 40 ans illettré, bénéficiaire d’une allocation pour handicapés, menacé d’expulsion. Et qui attend que La Poste ouvre pour aller boire ses fameuses « allocs ». M6 a aussi dégotté deux frères, David et Jérôme : l’un est un ancien dealer, l’autre est condamné régulièrement pour des vols. Gitan améliore ses fins de mois en s’improvisant ferrailleur. Enfin Franck, ancien ouvrier au chômage, noie son désespoir comme il le peut. La caméra les filme dans leur quotidien de galériens. Jusqu’ici tout va bien. Elle aime à les voir souvent bourrés. Le pauvre boit, et de la bière de mauvaise qualité, il faut le savoir. Mais elle filme aussi toutes leurs petites combines : le travail au noir, la fraude dans les transports, le véhicule bancal refourgué sans être passé par le contrôle technique. Elle filme les propos racistes, elle filme les phrases définitives du genre : « de toute façon dans ce pays, il n’y en a que pour ceux qui ne travaillent pas ». La caméra veut nous faire croire qu’elle est neutre. Alors que le type derrière choisit très bien ces scènes, quitte à balancer comme une vérité une insulte raciste ou une grosse ânerie.

M6 a beau jeu : les plus fragiles de nos concitoyens sont rarement représentés à la télévision. Quand ils le sont, c’est généralement vêtus des oripeaux dont les élites les voient : voleurs, menteurs, feignants. La Rue des allocs, cela sous-entend, au final, que certains se la coulent douce, pendant que d’autres se tuent à travailler. Il s’agit d’une technique bien éprouvée par les puissants depuis des siècles : diviser les pauvres entre eux. Tout ce cirque est évidemment une représentation biaisée de la réalité. M6 contextualise peu les parcours individuels, comme la situation économique de la région. Du coup, certains de ses « personnages » pourraient être désignés à la vindicte publique comme responsables de leur malheur. Pas les patrons, dans une région minée par le chômage et les délocalisations. Pas les services sociaux, dans le cas du pauvre gars illettré laissé à lui-même. Pas l’État, qui laisse depuis trente ans gérer l’aide alimentaire par des associations. Non. les vrais, les seuls coupables, ce sont les pauvres. Et les plus déshérités d’entre nous. Ça s’appelle la guerre idéologique. Tout simplement.

la genèse anglaise « Cette série documentaire révèle la réalité sur les allocations dont les résidents de l’un des quartiers les plus aidés d’Angleterre bénéficient. » Telle était l’ambition de Benefits Street. Début 2014, le programme anglais faisait scandale en prétendant révéler le quotidien des habitants d’un quartier pauvre de Birmingham. Trahis par Channel 4, les résidents avaient réclamé des excuses à la chaîne. L’émission avait suscité de nombreuses réactions politiques : les conservateurs l’ont utilisée pour justifier leur réforme sociale. Une récupération similaire est à craindre en France, à quelques mois de la présidentielle.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 17:00
le maire de Stains, Azzédine Taïbi

le maire de Stains, Azzédine Taïbi

Engagé, de Mandela à Barghouti

Le maire PCF de Stains, Azzédine Taïbi, est devenu militant en combattant l’apartheid. Il s’oppose aujourd’hui à l’oppression coloniale israélienne.

Aurélien Soucheyre, L’Humanité, mardi 16 août 2016

Nelson Mandela est devenu une figure qui fait l’unanimité. Il est célébré de toutes parts. C’est juste et légitime. Afficher son soutien pour Marwan ­Barghouti, en revanche, c’est plus ­compliqué. Le Palestinien, symbole de résistance et de paix, victime de l’oppression coloniale israélienne, est encore parfois traité de terroriste, tout comme l’a longtemps été le leader sud-africain. De fausses accusations qui n’intimident pas Azzédine Taïbi. Le maire communiste de Stains (Seine-Saint-Denis) aime tracer un parallèle entre les deux hommes, parce que les soutenir équivaut à se battre pour la justice et la dignité des peuples opprimés, mais aussi parce que ce combat le ramène aux origines de son engagement.

« Du local au global, il n’y a pas que le bout de la rue qui compte »

« Le prolongement est d’une telle évidence, souffle l’édile. J’ai adhéré au PCF en 1986, lors d’une grande campagne du Parti et de la JC pour la libération de Mandela et la fin de l’apartheid. De la même manière qu’il fallait du courage pour chercher la vérité et soutenir Mandela dans les années 1980, il en faut aujourd’hui pour réclamer la libération de Barghouti, retenu depuis quatorze ans dans les geôles israéliennes. » Un courage et une conviction qui ont été largement testés cette année, devant la justice. « Une banderole appelant à la libération de Barghouti orne l’hôtel de ville de Stains depuis 2009. Mais subitement, nous avons été attaqués par le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BBNVCA) qui nous accusait d’apologie publique d’un acte terroriste. Dans la foulée, et c’est peut-être le plus grave, le préfet a soutenu une plainte de l’opposition municipale de droite et réclamé le retrait de la banderole aux motifs qu’elle ne respectait pas le principe de neutralité, qu’elle poussait au trouble de l’ordre public et qu’elle n’avait aucun lien avec le développement de la commune. »

Dans son bureau, sous une poutre de ­l’hôtel de ville de Stains, situé dans les anciennes écuries d’un château détruit en 1870, ­Azzédine Taïbi raconte l’épreuve à la fois avec émotion et sérénité. Émotion parce que la violence de l’attaque et le lourd sens qu’elle porte le laisse encore songeur. Sérénité parce que la banderole de soutien avec Marwan Barghouti habille à nouveau la façade de la mairie. « La justice a récusé, un à un, tous les arguments des plaignants. C’est une belle victoire, non pas individuelle mais collective car l’État de droit a triomphé. Les pressions constantes et les amalgames honteux ne nous feront pas dévier de notre engagement pour les droits de l’homme », mesure-t-il. Persuadé qu’il faut « s’engager du local au global, parce qu’il n’y a pas que le bout de la rue qui compte », le maire a déjà hâte d’être à la prochaine Fête de l’Humanité, où « en quelques mètres on passe du stand de Stains à celui du Congo ou de l’Irlande, et où la Palestine est toujours mise à l’honneur ».

Né en 1964, Azzédine Taïbi a vu le jour à Neuilly-sur-Seine. « Mes parents habitaient Levallois. J’y ai fait mes premiers pas. C’était une ville communiste à l’époque. Puis on a déménagé. À Fontenay-sous-Bois, puis Champigny-sur-Marne. Que des villes rouges ! s’amuse-t-il. Ce parcours n’est pas anodin. Mon père était de la classe ouvrière. Il travaillait dans un garage. Ma mère était femme au foyer. Ils ont eu six enfants. C’est grâce aux villes communistes qu’ils ont pu quitter leur hôtel meublé et accéder à un logement digne, en HLM. La mode, aujourd’hui, est de critiquer les logements sociaux. Mais il ne faut pas oublier pourquoi il a été très important de les construire, notamment pour lutter contre les bidonvilles, et pourquoi il faut continuer, parce que le logement privé seul ne permettra pas à tous de se loger convenablement, et parce que les besoins sont énormes. En tant que maire, aujourd’hui, le problème numéro un dont me parlent les habitants, c’est le logement. Ici, les efforts sont faits. Ils doivent l’être partout en France. »

« Pour les villes populaires, l’austérité est une double peine »

Arrivé à Stains en répondant à une annonce pour être animateur, Azzédine Taïbi, bac électrotechnique en poche, devient éducateur puis reprend ses études jusqu’à ­décrocher une maîtrise en sciences sociales, axée sur la connaissance des banlieues. « Mon truc, c’était surtout l’éducation populaire. C’est comme ça que je suis devenu conseiller municipal puis adjoint, après que Stains m’a définitivement adopté. » Conseiller départemental depuis 2001, maire depuis 2014, il fait partie des « plumés de l’austérité » qui se sont mobilisés pour que les communes aient de quoi remplir leurs missions. « Pour les villes populaires, l’austérité est une double peine. Ici, en dehors d’une richesse humaine incroyable, la seule richesse de nombre d’habitants, c’est souvent les services publics. On ne peut pas et on ne veut pas laisser la République reculer, abandonner des citoyens et des territoires. On a beaucoup de boulot pour que le monde de demain ne s’adresse pas qu’aux riches ou aux identitaires. C’est un combat politique et idéologique. On le mène à fond », promet-il.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 08:32
Burkini : pour Olivier Dartigolles (PCF), "Manuel Valls joue un jeu très dangereux"; invité de France Info, Dartigolles s'exprime aussi sur la multiplication des candidatures à gauche, la primaire du PS (article France Info)

Invité de France Info ce mercredi, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles a appelé à une candidature collective à gauche. Il a critiqué la primaire à gauche, parlant d'une "vrai fausse primaire". Et contesté les déclarations du Premier ministre sur le burkini.

Après la déclaration de Manuel Valls qui dit comprendre l'interdiction du burkini sur certaines plages françaises, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a estimé ce mercredi sur France info que le Premier ministre "joue un jeu très dangereux".

A LIRE AUSSI ►►► Burkini : Manuel Valls "comprend" les maires mais ne souhaite pas légiférer

Manuel Valls soutient les arrêtés anti-burkini
http://www.ouest-france.fr/europe/france/manuel-valls-soutient-les-arretes-anti-burkini-4420948

Olivier Dartigolles considère que Manuel Valls suit "les pas d'une droite très radicalisée qui court après le FN" et que "ce n'est pas la première fois" que cela arrive. "Il y a une tentative de détournement des grands enjeux du débat public avec la question religieuse", juge Olivier Dartigolles, "d'une certaine manière" Manuel Valls "fait le jeu des terroristes qui souhaitent une guerre de religion".

Le porte-parole du PCF ajoute que le Premier ministre a sûrement "d'autres choses à faire" au regard des "enjeux colossaux du monde". Selon lui, "le Premier ministre devrait plutôt parler de la laicité, de la société française et de comment la réparer".

Présidentielle 2017 : il faut "construire une candidature collective"

Alors que Benoît Hamon s'est déclaré candidat ce mardi à la primaire de la gauche, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a estimé ce mercredi sur France info que le socialiste était candidat "à une vraie fausse primaire" et qu'il faut "construire une candidature collective" à gauche pour l'élection présidentielle et pour les législatives de 2017.

Selon le porte-parole du PCF, il faut "arrêter ce concours de candidats, une caricature de la Ve République" et "rassembler l'espace politique".

Olivier Dartigolles estime que François Hollande ne "peut pas représenter la gauche en 2017". C'est le cas aussi "de ses soutiens qui sont disqualifiés", ajoute le porte-parole du PCF. Selon lui, il faut rassembler "toutes les sensibilités à gauche qui ne veulent pas de la politique d'Hollande mais qui ne veulent pas d'un second tour droite/FN".

Olivier Dartigolles a expliqué que Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste, allait donner le 27 août prochain "une méthode et un calendrier précis pour s'entendre sur quelques engagements communs et prioritaires pour le pays".

" Mais il n’a rien d’autre à faire, le Premier ministre de notre pays, suite à [sic] Nice, à Saint-Étienne-du-Rouvray ? Au regard des enjeux colossaux auxquels nous sommes confrontés, l’état du monde, le chaos ? [...]
Le Premier ministre, d’une certaine manière, en suivant les pas d’une droite très radicalisée qui court après le Front national, joue un jeu très dangereux. Mais il est récidiviste, c’est pas la première fois que Manuel Valls joue à ça. Après Charlie Hebdo, on a parlé de République, de démocratie, du vivre-ensemble, des belles valeurs républicaines, et aujourd’hui il y a une tentative de détournement du débat public, des grands enjeux avec la question religieuse. C’est ce que fait Manuel Valls et c’est quelque chose de très dangereux.D’une certaine manière, il fait le jeu des terroristes puisque c’est très précisément ce que veulent, au final, les terroristes : la guerre de religions, les tensions permanentes et le basculement vers des ferments de guerre civile. On ne veut pas. Et le Premier ministre devrait plutôt parler de laïcité, de la société française et la manière de la réparer".

(Olivier Dartigolles, invité de Europe 1 quelques jours plus tôt)

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 07:19
Vente solidaire de fruits et légumes: le 18 août, les communistes se mobilisent pour une agriculture qui réponde aux besoins humains!

Le PCF se mobilise pour la vente solidaire de fruits et légumes le 18 août

Jeudi 18 août de 8h00 à 12h00 les communistes participeront, avec le Modef, à la vente solidaire de fruits et légumes Place de la Bastille – Paris

En présence d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, Lydia Samarbakhsh, membre du CEN du PCF et Nicolas Bonnet, président du groupe PCF/FDG au Conseil de Paris.

La ferme France est en crise profonde.

Mauvaise récolte 2016 en céréales, prix du lait en chute à 250 euros les 1000 litres, un tiers des éleveurs de viande bovine en difficultés financières, 150 000 demandes de RSA (Revenu de Solidarité) déposées par les agriculteurs. Du côté des fruits et légumes, les importations low cost aux molécules chimiques interdites en France empoisonnent toutes les possibilités de juste rémunération des producteurs.

L'initiative de solidarité « Fruits et Légumes », à Paris et en Ile-de-France se déroulera jeudi 18 août prochain et dans d'autres départements début septembre.

Le PCF et les syndicalistes paysans du MODEF (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux) invitent les consommateurs et les citoyens à se mobiliser contre la vie chère et à construire ensemble des alternatives à l'austérité, par exemple, comme à Paris où des halles alimentaires vont voir le jour grâce à l'action des élu-es PCF/FdG.

Devant l’exigence de nouvelles ambitions sociales comme de perspectives agricoles, le PCF propose des mesures concrètes en faveur d'une alimentation saine, de qualité, relocalisée et accessible à tous. Nous appelons à la revalorisation des pensions et à l'augmentation des salaires, pour retrouver du pouvoir d'achat. Nous proposons dans l'immédiat le blocage des prix des denrées alimentaires de base (lait, viande, pain, œufs, fruits et légumes) sur le ticket de caisse.

Le PCF propose un pacte d'engagement législatif sur un encadrement des marges de la grande distribution et la mise en place d'un coefficient multiplicateur, sur l'obligation d'indication d'origine des produits alimentaires, sur l'instauration d'une conférence annuelle sur les prix agricoles et alimentaires. Le PCF

***

VENTE SOLIDAIRE

DE FRUITS ET LÉGUMES

Le 18 août, les communistes se mobilisent !

Le jeudi 18 août, le PCF organise, avec le MODEF (syndicat agricole), des ventes solidaires de fruits et légumes. Nectarines, prunes rouges, poires, melons, tomates, pommes de terre, haricots verts, salades seront vendus à Paris, mais aussi dans plusieurs autres départements.

Une initiative solidaire, du vivre ensemble en ces temps difficiles, de soutien aux producteurs, mais aussi de résistance et d’alternative. Plus de 50 points de vente dans toute l'Île-de- France. A Paris, le rendez-vous est place de la Bastille.

Les communistes proposent une alimentation saine, de qualité, relocalisée et accessible à tous. L'agriculture doit redevenir stratégique pour la France.

►Une agriculture qui garantisse la souveraineté et la sécurité alimentaire. Une alimentation qui réponde au besoins humains et non aux spéculateurs.

►Vivre dignement de son travail est légitime. Augmenter les salaires, revaloriser les pensions et porter le SMIC à 1700 euros c'est retrouver du pouvoir d'achat. Une juste rémunération du travail paysan et des salariés agricoles est la condition du développement de l'emploi agricole.

►L'agriculture paysanne permettrait de garantir une alimentation de qualité, nutritive et gustative à tous. D'engager la transition écologique de l'agriculture.

JEUDI 18 AOÛT DE 8H00 À 12H00

Les communistes proposent

des mesures concrètes

► Blocage des prix des denrées alimentaires de base (lait viandes, pain, fruits et légumes) sur le ticket de caisse.

► Taxer les importations abusives qui pillent les productions locales et détruisent l'environnement.

► Soutenir des Politiques Publiques Agricoles. Planifier la production, réguler les marchés (calendrier d'importation), préserver le foncier, soutenir les exploitations et filières les plus fragiles.

Les communistes proposent un pacte d'engagement législatif

► Obligation d'indication d'origine des produits agricoles et de la mer, transformés ou non.

► Encadrer les marges de la grande distribution par la mise en place d'un coefficient multiplicateur.

► Une conférence annuelle sur les prix agricoles et alimentaires.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 05:31
Corse: les récits opposés des affrontements à Sisco

16 AOÛT 2016 | PAR LAURENT GESLIN

Que s’est-il donc passé le 13 août dernier, dans la crique de Scalu Vechju, au nord de la commune de Sisco, à 11 kilomètres de Bastia ? Trois jours après, la justice est toujours en train d'auditionner les témoins pour démêler les versions contradictoires des différents protagonistes.

Que s’est-il donc passé le 13 août dernier, en fin d’après-midi, dans la crique de Scalu Vechju, au nord de la commune de Sisco, à 11 kilomètres de Bastia ? Trois jours après les faits, difficile encore de reconstituer le déroulement précis des affrontements, tant les versions des uns et des autres divergent. Le tout dans un climat propice aux coups de sang. Samedi soir, cinq personnes ont été transportées au centre hospitalier de Bastia. Deux hommes d’origine maghrébine présentaient des ecchymoses. Un habitant de Sisco, un ancien légionnaire d’origine tchèque, aurait été blessé à la hanche par la flèche d’un harpon.

« Nous avons vu un touriste prenant une photo du paysage. Les Maghrébins ont commencé à l’insulter et une femme a reçu des cailloux de leur part. Un ami a pris à son tour une photo. Les Maghrébins nous ont dit : “on va arriver ! on va arriver !” Après, ils étaient au bas de la crique, ils ont alors frappé sans parler. Un ami a essayé de défendre un jeune se faisant agresser. Là, ils ont sorti la hachette avec laquelle ils l'ont frappé sur la tête. Le père de mon ami est arrivé, ils ont tiré sur lui avec un harpon », expliquait dimanche une jeune fille ayant assisté à la scène, lors de la manifestation organisée devant la mairie de Bastia. Cette seule version a circulé pendant plus de vingt-quatre heures dans tous les médias.

Mais aujourd'hui, cette version est contestée par l’un des hommes impliqués dans les affrontements. Contacté par Mediapart, il a accepté pour la première fois de donner son récit. « Nous étions installés sur la plage pour faire un pique-nique. Tout se passait bien, quand des jeunes ont commencé à nous traiter de “sales Arabes” et à crier “Allahu akbar” en prenant des photos », explique-t-il. « Je suis allé pour m’expliquer avec eux mais ils ne voulaient rien entendre. Nous avons donc décidé de partir pour ne pas faire de vagues. Arrivés sur le parking, quatre voitures avec des hommes armés de battes de baseball nous sont tombés dessus et ont commencé à nous frapper. »

Deux gendarmes arrivent sur place au bout d’une demi-heure pour tenter de séparer les trois familles et la vingtaine de personnes qui les entourent, bientôt rejoints par quatre autres collègues. « Les adultes étaient encore plus fous que leurs enfants, ils ont dit que nous avions des haches et que nous avions blessé quelqu’un avec un harpon », poursuit l’homme, en état de choc. Réfugié chez des amis, ce dernier n’ose plus revenir dans le quartier de Lupino, à Bastia, où il habite, ni même sortir dans la rue. « Nous sommes restés cinq heures au même endroit, les gens nous lançaient des cailloux. Ils ont brûlé nos voitures devant les gendarmes qui n’ont rien fait pour les arrêter. » Les forces de l’ordre finiront par exfiltrer les familles d’origine maghrébine aux alentours de 23 heures.

Selon certaines sources judiciaires, les auditions des témoins de la scène seraient toujours en cours et aucune inculpation n’a encore été prononcée. Un harpon et un couteau de cuisine ont bien été retrouvés sur les lieux, sans pour le moment que l’on sache s’ils ont été utilisés lors d’affrontements « qui auraient pu mal finir pour les trois familles ». Selon Le Parisien, des sources proches de l’enquête expliquent aussi que « les blessures constatées jusqu'ici sont la conséquence de coups de poing ou de l'utilisation de jets d'objets, de cailloux ou de bouteilles ».

L’homme impliqué dans les affrontements pense désormais à quitter la Corse, une île où est pourtant né son père. « Je travaille depuis toujours avec des Corses, je suis dans le bâtiment, tout le monde me faisait confiance. Maintenant, je ne vais plus rien pouvoir faire », continue-t-il. « Ma femme est enceinte, elle est terrorisée, les enfants pleurent sans arrêt. Nous étions juste en vacances, la femme de mon frère est bolivienne, ses enfants sont espagnols. Qu’est-ce qu’on va pouvoir faire ? Nos papiers et nos cartes bleues étaient dans les voitures qui ont brûlé. »

À la suite de ces événements, la tension est encore montée d’un cran dimanche. Plusieurs centaines de personnes se sont réunies devant la préfecture de Haute-Corse pour dénoncer une « agression caractérisée », avant que leurs représentants ne soient reçus par le secrétaire général de la préfecture. Faute de réponse « satisfaisante », des dizaines de manifestants se sont ensuite dirigés vers le quartier de Lupino en scandant« on est chez nous ».

« Si des violences ont été commises, il faut que leurs auteurs soient punis, mais il faut prendre ses distances dès que certains veulent appliquer la loi du talion », s’indigne Joseph Maestracci, vice-président du collectif antiraciste Ava Basta, qui regarde avec effarement les télévisions de l’Hexagone débarquer en Corse depuis plusieurs jours.« Quand j’étais jeune, des bagarres de village éclataient chaque semaine et personne n’en faisait les gros titres. Mais le climat de tension qui prévaut en France et la surmédiatisation de ce type d’événement empêchent les gens de garder la tête froide. »

La démonstration de force de dimanche n’est pas sans rappeler la marche du 25 décembre 2015, quand plusieurs centaines de manifestants avaient défilé à Ajaccio, dans le quartier des Jardins de l’Empereur, en criant « Arabi fora [les Arabes dehors] ! », après l’agression la veille de pompiers appelés pour éteindre un incendie. Depuis, les violences se multiplient sur l’île. Dans la nuit du 2 au 3 février, les façades d’une boucherie musulmane et d’un kebab étaient mitraillées dans la station balnéaire de Propriano. Et au début du mois de mai, c’était la salle de prière de Mazzavia, à Ajaccio, utilisée par l’association des musulmans de Corse-du-Sud, qui était incendiée. Sans que la piste de violences intercommunautaires ne soit privilégiée.

Selon le dernier rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), le nombre d’actes antimusulmans aurait particulièrement augmenté en Corse ces dernières années, passant de 8 en 2013, puis 19 en 2014 et 37 en 2015. Des statistiques inquiétantes, alors que le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a appelé lundi au micro de France Info à « éviter les logiques de tension ». « Il ne peut pas y avoir une société fondée sur les rapports de force, le communautarisme, le rejet de l'autre, et cela vaut pour tout le monde », a-t-il rappelé. « On ne peut pas confondre certaines personnes qui se comportent mal avec la quasi-totalité de la population maghrébine qui vit en Corse de façon apaisée et harmonieuse. »

De son côté, le maire socialiste du village, Ange-Pierre Vivoni, a annoncé avoir pris un arrêté interdisant le burkini sur les plages de sa commune, après les incidents de samedi.« Ce n'est aucunement du racisme, c'est tout simplement pour assurer la sécurité des biens et des personnes et même au-delà de ma commune », a-t-il affirmé au micro d’i-Télé. Sur la plage, au moment des faits, une seule des femmes présentes était simplement « voilée », selon le protagoniste contacté par Mediapart. « Aucune d'entre elles n'avait un burkini. »

Dimanche, le président de l'assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, avait de son côté jugé « légitime » la réaction des habitants de Sisco, un raccourci étonnant puisque l’enquête n’a pas encore livré ses conclusions. Il a ensuite appelé « chacun à garder son sang-froid ». Un conseil que beaucoup devront appliquer, sous peine de voir les amalgames et les dérapages se multiplier.

Voici la déclaration du PCF Corse au lendemain de ces tristes incidents.

Faire triompher sur la barbarie la force de l’humanisme, la solidarité et la fraternité (Déclaration du PCF Corse)

Les événements graves qui ont eu lieu ces deux jours mettent en relief le danger qui fissure à présent le lien social et déstructure la société.

Plus que jamais les valeurs républicaines essentielles, qui fondent le respect de tout être humain, quelles que soient ses origines, sa croyance ou son incroyance, doivent prévaloir.

La devise de Liberté d’Egalité de Fraternité comme la laïcité demeurent au cœur de cette affirmation le support intangible qui permettra de faire barrage à la haine, à la stigmatisation, aux affrontements et à la vengeance.

Le contexte national et international, après les attentats terroristes du groupe EI, donne à certains la justification d’actes ou de comportements inacceptables et condamnables du point de vue démocratique et absolument opposés au vivre ensemble.

C’est là le piège qu’il faut éviter en faisant triompher sur la barbarie la force de l’humanisme, la solidarité et la fraternité.

Bastia le 15 08 2016

Corse: les récits opposés des affrontements à Sisco (Laurent Geslin, Médiapart- 16 août 2016)
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 06:01
PENDANT LA LUTTE DES OUVRIÈRES DE L’ENTREPRISE GRANDIN, À MONTREUIL-SOUS-BOIS, LE 13 OCTOBRE 1975

PENDANT LA LUTTE DES OUVRIÈRES DE L’ENTREPRISE GRANDIN, À MONTREUIL-SOUS-BOIS, LE 13 OCTOBRE 1975

Ce que Georges Séguy a fait de lui

PAR PATRICK APEL MULLER

MARDI, 16 AOÛT, 2016

L'HUMANITÉ

L'éditorial de Patrick Apel Muller en hommage à Georges Séguy " Son engagement et ses succès sont des encouragements pour ceux qui, dès la rentrée, vont reprendre la lutte contre la loi de régression sociale que le gouvernement a lancée contre le monde du travail."

« L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce que l’on a fait de nous », écrivait Jean-Paul Sartre. Et d’une jeunesse résistante, de l’enfer de la déportation, de la solidarité ouvrière, Georges Séguy a choisi de paver un chemin de combats. Il avait fait sien le serment des anciens de Mauthausen de poursuivre la lutte « pour l’édification d’un monde nouveau, libre et juste pour tous ». À coup sûr, celui qui dirigea la CGT au cœur des événements de 1968 restera comme l’un des syndicalistes majeurs de ce siècle, comme un dirigeant communiste de premier plan et l’un des animateurs les plus actifs du mouvement pacifiste. C’est déjà beaucoup pour un seul homme. Il le fit sans s’enfermer dans ses solides certitudes, mais en cherchant des pistes nouvelles, en nouant des dialogues bien au-delà de ses rives, en respectant ses interlocuteurs. Sa figure résiste à toutes les bassesses – venues des cercles du pouvoir comme des propagandistes du Medef – déversées ces derniers mois sur les syndicalistes. Son engagement et ses succès sont des encouragements pour ceux qui, dès la rentrée, vont reprendre la lutte contre la loi de régression sociale que le gouvernement a lancée contre le monde du travail.

Est-ce pour cela que les grands médias se sont efforcés de passer très vite sur sa disparition ? Un articulet dans Libération, quelques lignes dans le ­Parisien, treize secondes dans le journal du soir d’une chaîne publique… Parfois l’histoire passe sous ses yeux, mais cette presse-là est aveugle.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 05:43
Manifestation de la CGT pour la réintégration de la caissière

Manifestation de la CGT pour la réintégration de la caissière

14 Août 2016

Publié par Torreben (le blog du PCF Pays Bigouden)

L’honneur de la caissière

Malgré quatre mises en examen pour fraude fiscale, blanchiment de fraude fiscale, corruption passive et déclarations mensongères (excusez du peu), Patrick Balkany est toujours député Les Républicains, poste qu'il occupe depuis 1988. En dépit de ses déboires judiciaires pour achats de vote à Corbeil-Essonnes, complicité de financement illicite d'une campagne électorale et blanchiment de fraude fiscale, Serge Dassault, 91 ans, est toujours sénateur LR et professeur de morale à ses heures perdues. Nonobstant sa condamnation pour détournement de fonds publics, l'ancienne socialiste Sylvie Andrieux siège toujours à l’Assemblée nationale. Bien qu'elle soit sous le coup d'une information judiciaire pour soupçon de fraude fiscale et blanchiment de fraude fiscale, la (grande) famille Mulliez, propriétaire d'Auchan, règne toujours sur un empire de la distribution qui a permis au patriarche, Gérard Mulliez, de pointer à la quatrième place des fortunes de France, tandis qu'une partie de la lignée a opté pour l'exil fiscal en Belgique, histoire de joindre l'utile à l'agréable. En revanche, Stéphanie (prénom d'emprunt) ne travaille plus à Auchan City (sic), à Tourcoing, où elle occupait le poste d'« hôtesse de caisse », appellation qui confère une note poétique au métier de caissière. La direction du supermarché, au nom fleurant bon le modèle américain et ses méthodes de cow-boy, a accusé cette mère de trois enfants, employée depuis 2011, jamais prise en faute, fidèle au poste, de « manipulation frauduleuse volontaire ».

Son crime ? Alors qu'elle surveille six caisses automatiques, Stéphanie aurait délibérément fermé les yeux sur une boîte de sauce tomate de 85 centimes non déclarée par une cliente. Interceptée à la sortie du magasin, cette dernière avait réglé la somme. Deux jours plus tard, Stéphanie était convoquée par un représentant de sa direction, lequel lui annonçait séance tenante son licenciement immédiat pour faute grave, à la surprise de tous ceux qui la connaissent, clients comme collègues de travail. Dans le monde mirifique des supermarchés, on peut jouer son poste pour 85 centimes, son honneur pour une boîte de conserve, et sa vie professionnelle pour une accusation déversée sur la table comme de la sauce tomate.

Jack Dion (Marianne n°1010)

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 05:00
"Révolution numérique: santé, formation, recherche, travail... rien ne sera plus comme avant!" débat du dimanche 11 septembre à 11h sur l'Espace Bretagne de la Fête de l'Humanité de la Courneuve

Débat dimanche 11 septembre à 11h - Espace-Bretagne :

Révolution numérique : santé, formation, recherche, travail…rien ne sera comme avant !

Ce bouleversement de la société où le citoyen devient un véritable acteur, comment le rimer avec partage de nouveaux communs ? Comment franchir cette charnière ? Réduction du temps de travail, sécurisation des parcours de vie, au cœur du débat ?

Avec :

Sophie PÈNE, Vice-présidente du Conseil National du numérique, Professeur à l'université Paris Descartes, anthropologue des pratiques numériques, Membre de l'association Vecam , Citoyenneté dans la société numérique,

Yann Le POLLOTEC, informaticien, membre de l'exécutif national du PCF, responsable du secteur "Révolution numérique",

Isabelle LORAND, chirurgienne, membre de l'exécutif national du PCF, Maire-Adjointe au numérique à Vitry-sur-Seine,

Animé par Christiane CARO, animatrice de l’Atelier Citoyen de Bretagne PCF – Front de gauche « De la naissance à la fin de la vie : l’Humain d’abord !», membre de la Commission nationale santé du PCF.

Et les autres débats programmés sur l'Espace Bretagne de la fête de l'Humanité 2016:

- Vendredi 9 septembre à 17h: La jeunes dans le mouvement social: quelles perspectives après le mouvement contre la loi travail? (PCF 35 + Jeunesses Communistes Bretagne)

- Samedi 10 septembre à 11h: La République française et les identités régionales: quelle place pour l'identité, la culture, la langue bretonnes? (débat organisé par la fédération PCF du Finistère).

Invités à la présence confirmée pour l'instant:

- Paolig Combot, président d'Ar Falz Skol Vreizh

- Jean-René Le Quéau, directeur des éditions Skol Vreizh

- Jean-Marc Cléry, syndicaliste SNES-FSU

- Samedi 15h: Débat du réseau Agriculture, organisé par Xavier Compain (réseau agriculture national)

ASPECTS PRATIQUES:

Le Stand du PCF Finistère (bar, restauration rapide: huîtres, frites, pain pâté Hénaff) sur la fête de l'Humanité sera situé avenue Martin Luther King (ancienne rue Joséphine Pencalet) entre l'Ille-et-Vilaine et le Morbihan, en face de l'avenue Raymonde Tillon et de la Grande Roue. L'espace Bretagne sera tout proche.

Cette année, la fédération du PCF n'organise pas de déplacement collectif pour se rendre sur la fête par car. Par contre, il y aura des covoiturages. Renseignements pour donner un coup de main au stand comme bénévole, c'est ouvert aux sympathisants bien entendu (06 20 90 10 52/ dupont.ismael@yahoo.fr).

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 16:24
Non à la justice de classe: signez la pétition citoyenne pour réintégrer Vincent Martinez, syndicaliste CGT impliqué dans l'affaire de la chemise, à Air France

Une pétition "Air France: Non à la justice de classe, Vincent Martinez doit être réintégré par Air France !" a été très récemment mis en ligne.

L'objectif est d'atteindre très vite 50 000 signatures. Pour signer, c'est ici:

https://www.change.org/p/air- france-non-%C3%A0-la-justice- de-classe-vincent-martinez- doit-%C3%AAtre-r%C3%A9int%C3% A9gr%C3%A9-par-air-france? recruiter=31118166&utm_source= share_petition&utm_medium= email&utm_campaign=share_ email_responsive

L'article de KAREEN JANSELME ET CÉCILE ROUSSEAu dans L'HUMANITÉ du 10 août:

La décision de la ministre du Travail de valider le licenciement de Vincent Martinez, suite à «l’affaire de la chemise », a suscité un tollé.Irrité par la contestation contre la loi Travail, le gouvernement franchit un cap supplémentaire dans sa croisade antisyndicale.

Pas de trêve estivale dans l’acharnement antisyndical. Lundi, la décision du ministère du Travail de valider le licenciement de Vincent Martinez, magasinier et délégué syndical CGT chez Air France, à la suite de la fameuse aff aire de la « chemise déchirée » de l’ancien DRH Xavier Broseta, le 5 octobre dernier lors de manifestations contre 2 900 suppressions d’emplois annoncées dans la compagnie, a fait l’effet d’une bombe. En plein été, le gouvernement a donc choisi de franchir un nouveau cap dans la répression antisyndicale, en allant à l’encontre de la décision de l’inspection du travail du 20 janvier 2015 qui avait annulé ce licenciement. Dans cette aff aire ultramé

diatisée, le gouvernement a d’emblée choisi son camp. Peu après les échauff ourées, Manuel Valls n’avait pas hésité à qualifi er les syndicalistes de « voyous », demandant « des sanctions exemplaires » pour certains participants, faisant monter d’un cran la tension sociale. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, s’est immédiatement indigné de cette décision du ministère, jugeant cet avis favorable « proprement scandaleux », y voyant même une « attitude revancharde » du gouvernement après la bataille menée par le premier syndicat français contre la loi travail, promulguée ce même 8 août par François Hollande et le gouvernement.

L’ombre de la loi El Khomri et du mouvement social pour réclamer sa suppression planent bel et bien sur cette décision. Pour Pascal Bouvier, membre du bureau confédéral de la CGT, « le gouvernement veut faire passer le message aux salariés qu’on peut licencier sans peine leurs représentants. Ils veulent leur faire peur, c’est le même principe avec la multiplication des gardes à vue lors des manifestations contre la loi travail ». Céline Verzeletti, chargée de la question des libertés syndicales à la CGT, embraie : « C’est une attaque envers un syndicalisme de lutte et force de proposition. » Pour le PCF, « il s’agit bien d’une décision à caractère politique, bafouant d’une part l’avis très argumenté de l’inspection du travail, et d’autre part piétinant le Code du travail, le délai pour recours étant épuisé ».

Les attaques ciblées du gouvernement contre certains syndicats restent en travers de la gorge. Pour Karim Taïbi, responsable FO chez Air France, « l’exécutif, dans sa toute-puissance, se substitue à la justice en pleines vacances d’été. Il criminalise les hommes et rallume le feu ». Car le dossier contre Vincent Martinez est désespérément vide. C’est en tout cas l’avis des inspecteurs du travail qui avaient estimé qu’« il n’y avait aucune preuve matérielle de l’implication directe du délégué CGT » (voir article ci-contre). Mais Air France, refusant cet avis, avait alors formulé un recours auprès du ministère le 4 février. Le ministère avait ensuite procédé à un complément d’instruction et devait statuer sous quatre mois. Sans réponse de leur part, le 3 juin, le licenciement était implicitement rejeté. Ce qui n’a pas pourtant pas empêché Myriam El Khomri de prendre cette décision inique.

Dans la notification, le ministère a estimé que le syndicaliste, dans « un acte délibéré non résultant d’un mouvement de foule ou de toute autre pression, a poussé l’un des deux vigiles soutenant M. Broseta, entraînant la chute de ce dernier et des deux vigiles, que cet agissement conscient non provoqué constitue une faute lourde ». Pour le ministère, cette décision est donc « cohérente » avec le licenciement des quatre autres salariés impliqués.

« C’est une décision sans queue ni tête »

Le ministère fait aussi cette étrange mention, assurant que pour ce licenciement, il ne « relève aucun indice quant à l’existence d’un éventuel lien entre la demande d’autorisation de licenciement et les mandats exercés par M. Martinez ». Mehdi Kemoune, secrétaire général adjoint de la CGT Air France, ajoute que « le ministère reconnaît aussi que Vincent Martinez a protégé la direction et on en arrive là ! On assiste à un 49-3 antisyndical. L’affaire de la chemise, c’est l’exemple de la violence sociale par rapport à la violence économique, un catalyseur aussi du conflit sur la loi travail ».

Vincent Martinez, encore sous le coup de la nouvelle, attend désormais la lettre de licenciement d’Air France. Sans baisser les bras. « C’est une décision sans queue ni tête. Je ne laisserai pas cette victoire au gouvernement. » Salarié depuis dix ans, le jeune homme de 28 ans estime que « cette histoire est très politique ». Lors de l’enquête menée par le ministère, il note qu’« Air France n’a pas fourni de preuves supplémentaires par rapport à (l’enquête) menée par l’inspection du travail. La compagnie n’a même pas porté plainte contre moi. Si j’ai eu un mauvais geste envers le vigile, je ne regrette pas de m’être mobilisé avec mes collègues ». Face à la colère suscitée par la validation du licenciement, l’exécutif a été contraint de dégainer les statistiques. Selon la direction générale du travail (DGT), cette décision du ministère d’invalider une décision de l’inspection générale du travail n’a « rien d’exceptionnel » : le ministère annulerait environ un tiers des 1 900 décisions contestées dont il est saisi chaque année.

Quoi qu’en dise le ministère du Travail, une telle prise de position allant à l’encontre de l’inspection du travail reste théoriquement rare. Mais sous l’ère de François Hollande, dans le contexte de contestation sociale exacerbée, les cas ont effectivement une fâcheuse tendance à se multiplier. À la Sodexo, le 27 juin dernier, le ministère du Travail infirmait une décision de l’inspection du travail dans un cas similaire. Après une grève menée dans l’entreprise à Marseille, 18 chauffeurs-livreurs avaient été mis à pied puis licenciés. 17 ont été réintégrés ou ont négocié financièrement leur départ. Seul le délégué CGT Yvon Caprice a été viré. « J’ai été réintégré par l’inspection du travail, qui a estimé la grève licite et conclu que le blocage des cuisines était une conséquence de la grève. » Pourtant, le ministère du Travail revient sur cette décision en plein été… « Ils ont attendu l’été, la fermeture des écoles et des cantines pour prendre des décisions, relève Nordine Ziani, délégué syndical. Ça arrange notre direction, elle est sûre qu’il n’y aura pas de vagues syndicales. C’est la même situation qu’à Air France. Le ministère prend tous les dossiers CGT et les traite en direct. » La fédération du commerce et des services CGT a écrit un courrier le 8 juillet à la ministre du Travail exigeant la « réintégration immédiate du délégué syndical » et demandant une rencontre à la ministre. Ces démarches sont restée lettre morte.

Le gouvernement a choisi sans états d’âme la voie de la sanction

Dans un autre registre, l’affaire des Goodyear avait au début de l’année 2016 aussi déclenché une onde de choc. Alors que les plaintes de la direction avaient été retirées, le parquet avait quand même décidé de poursuivre certains salariés pour avoir retenu des cadres dans l’entreprise. Neuf d’entre eux avaient été aussi condamnés à de la prison ferme, une sentence très lourde, quasi inédite. Dans ce climat tendu, la CGT a d’ailleurs interpellé la France devant l’ONU pour dénoncer la répression et les violences antisyndicales.

Pressé de faire plier l’échine aux syndicats réfractaires, en échec sur sa politique dite de relance de l’emploi, le gouvernement a choisi sans états d’âme la voie de la sanction pour faire taire la fronde. Peine perdue, les représentants des salariés ne sont pas décidés à se laisser faire. Vincent Martinez va formuler un recours auprès du tribunal administratif pour contester son licenciement. Une procédure qui pourrait traîner de un à deux ans. Il comparaîtra également avec quatre autres salariés les 27 et 28 septembre prochains au tribunal correctionnel de ­Bobigny pour violence en réunion. Ces épreuves n’entament pas ses convictions. « Ce n’est pas facile à vivre, mais je ne vais pas me résigner », explique le syndicaliste mobilisé contre les suppressions d’emplois dans la compagnie et contre la loi travail. Car la promulgation de ce texte de loi est loin d’avoir effacé le mécontentement massif des Français. Après une pause estivale, une journée d’action intersyndicale est prévue le 15 septembre prochain. Les nuages s’accumulent sur le gouvernement et présagent d’une rentrée sociale orageuse.

Et le communiqué du PCF:

La ministre du travail a validé le licenciement de Vincent Martinez, délégué CGT d'Air France accusé d'avoir participé à l'épisode de la "chemise arrachée", a annoncé hier son ministère dans un communiqué, alors même que l'inspection du Travail avait pris une décision inverse en janvier.

Le PCF apporte toute sa solidarité aux salariés d'Air France comme à tous les salarié-es victimes de criminalisation et exprime son soutien à Vincent Martinez .

Il s'agit bien d'une décision à caractère politique, bafouant d'une part l'avis très argumenté de l'Inspection du travail, et d'autre part, piétinant le Code du travail, le délai pour recours étant épuisé.

A nouveau, avec cette décision prise en plein été, s'exprime une volonté politique de ce gouvernement de faire taire toute contestation sociale dans le pays et d'affaiblir le mouvement syndical avec une criminalisation des hommes et des femmes qui s'engagent et luttent pour défendre des conquêtes sociales et améliorer les conditions de travail et de vies des travailleur-euses.

Le gouvernement a d'abord, en début de quinquennat, refusé l'amnistie sociale pour les militants. Puis il a mené une campagne de stigmatisation contre les responsables syndicaux et une répression sans précédent du mouvement social comme nous l'avons vécu durant ces derniers mois avec les manifestations contre la loi dite « travail ». Comment alors croire les paroles de François Hollande prononcées samedi dernier « Il faut changer la démocratie, pas la restreindre » ?

Effectivement il faut donner un nouveau souffle à la démocratie dans notre pays.

Il faut pour cela écouter et respecter les citoyens et le débat parlementaire en renonçant à l'utilisation du 49-3.

Cela passe par la démocratie sociale, avec des nouveaux droits et pouvoirs pour les salarié-es et leurs représentant-es.

Cela passe également par le retrait de la loi « travail » pourtant promulguée aujourd'hui.

Le PCF participera, à l'appel de plusieurs syndicats et organisations de jeunesse, à la journée de mobilisation du 15 septembre.

Dès maintenant le PCF invite les salarié-es, les citoyens en lutte contre cette loi régressive à participer à la Fête de L'Humanité les 9, 10 et 11 septembre, pour échanger afin de construire une alternative de gauche à cette loi.

Affaire de la "chemise" à Air France: El Khomri valide le licenciement du délégué CGT (Médiapart- 8 août)

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 06:09

« Ahmadinejad, mon héros »

par Serge Halimi (Le Monde Diplomatique, Idées, août 2016)

Le petit monde intellectuel et médiatique français raffole des provocations. En les saupoudrant de prétentions littéraires ou de second degré, leurs auteurs peuvent toujours se dégager au cas où la mêlée tournerait à leur confusion. Sans doute Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes de la République, y a-t-elle pensé avant de féliciter l’écrivain Jean Genet de s’être « réjoui de la débâcle française en 1940 face aux Allemands (1) ». « Ce que j’aime chez Genet, précise-t-elle, c’est qu’il s’en fout d’Hitler. » Quelques mots lui suffisent pour justifier un trait aussi audacieux : la France occupée était une France coloniale ; la France résistante allait répandre la terreur en Algérie et en Afrique noire. Avec ça, théoriquement, la polémique du jour est lancée. France 2, entends-tu…

Le monde de Bouteldja est simple : il y a eu une France colonisatrice humiliée par le IIIe Reich, et une France résistante qui allait devenir exterminatrice. Inutile d’objecter que le pays défait en juin 1940 ne se résume pas à la colonisation. Ou que d’autres que Genet ont salué la « divine surprise » de sa déconfiture, dont un certain maréchal Pétain, qui, quinze ans plus tôt, avait férocement réprimé les insurgés marocains du Rif. Quant aux résistants, quelques-uns ont aussitôt fustigé les massacres de Sétif et de Guelma en 1945 et combattraient plus tard la torture en Algérie. Mais ce ne sont là que des broutilles, et nous sommes pressés, n’est-ce pas ?

La provocation relative à Adolf Hitler pouvait cependant ne pas suffire à faire surgir un intellectuel médiatique de son abri. Bouteldja met donc toutes les chances de son côté : « Je ne suis pas innocente. Je vis en France. Je vis en Occident. Je suis blanche. Rien ne peut m’absoudre. » Irrémédiablement coupable d’être blanche, et toujours aucune réaction ? Même pas une tribune indignée de Pascal Bruckner ? Alors, nouvel axe d’attaque. Bouteldja écrit : « “Il n’y a pas d’homosexuels en Iran.” C’est Ahmadinejad qui parle. Cette réplique m’a percé le cerveau. Je l’encadre et je l’admire. (…)Ahmadinejad, mon héros. (…) La Civilisation est indignée. (…) Et moi j’exulte. » Étrange jubilation de sa part, tout de même, à entendre le président d’un pays qui exécute les homosexuels prétendre qu’ils n’existent pas.

Mais les livres sont aussi écrits pour que leurs auteurs en éprouvent du plaisir. En bonne logique, ce chapelet de facéties n’appellerait donc aucun commentaire. Seulement, Bouteldja ne s’amuse pas ; elle entend donner des leçons d’émancipation à la gauche. Laquelle est sommée de tout subordonner — la domination sociale, la domination masculine, la persécution des minorités sexuelles — au combat contre l’hégémonie « blanche ». Et de le faire adossée à une réflexion théorique ne comportant en définitive qu’une variable, « Occident » contre « Indigènes », symétriquement conçus en blocs presque toujours homogènes, solidaires, immuables.

Entre le salarié de M. Bernard Arnault, ouvrier mais « blanc » comme son patron, donc responsable au même titre que lui du crime colonial, et l’homme « indigène » qui bat sa sœur ou sa compagne, Bouteldja a choisi. La condition de dominé du premier ne l’intéresse pas vraiment, puisqu’il est par ailleurs solidairement coupable du pire. Le second doit en revanche être, sinon encouragé, en tout cas « protégé » par ses victimes, que Bouteldja invite à« deviner dans la virilité testostéronée du mâle indigène la part qui résiste à la domination blanche » afin de canaliser sa violence vers d’autres destinataires (2). Mais, en dernière analyse, priorité « à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à ma race, à l’Algérie, à l’islam ».

Pour s’assurer que toutes les balises historiques du combat multiséculaire pour l’émancipation humaine (le rationalisme, le syndicalisme, le socialisme, le féminisme, l’internationalisme…) seront balayées par les torrents essentialistes et religieux qu’elle appelle de ses vœux, Bouteldja conclut son propos par une oraison furieusement anti-Lumières. Le « potentiel égalitaire » du « criAllahou akbar ! » tient à ce qu’il « remet les hommes, tous les hommes, à leur place, sans hiérarchie aucune. Une seule entité est autorisée à dominer : Dieu ». L’universalisme, en somme, mais comme le clergé le prêchait au temps de Louis XIV. S’il faut vraiment choisir, dans ce genre de bréviaire, Bossuet était plus inspiré.

Serge Halimi

le dernier essai de Houria Bouteldja aux éditions "La Fabrique": "Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l'amour révolutionnaire"

le dernier essai de Houria Bouteldja aux éditions "La Fabrique": "Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l'amour révolutionnaire"

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