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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 06:28

Point de vue de Roger Martelli, historien, ancien militant du PCF aujourd'hui aux Communistes Unitaires et à Ensemble, sur les enjeux du congrès du PCF.

Ce point de vue (nullement impartial) publié dans Regards est évidemment discutable dans ses interprétations et commentaires (notamment dans sa dramatisation des enjeux du congrès du PCF, sa qualification des différents textes du congrès en présence et des intentions de la direction nationale quand elle promeut les primaires citoyennes de la gauche) mais il a le mérite de faire réfléchir et de mettre certains éléments du débat en perspective.

Le PCF va tenir son 37e congrès du 2 au 5 juin prochain. À quelques mois d’une redoutable année électorale, ce congrès risque de voir s’accentuer les clivages d’une organisation qui ne sait plus comment enrayer son déclin.

Un congrès communiste est désormais une mécanique complexe, dans un parti qui récuse officiellement l’existence des tendances depuis 1921. Quand se réunit un congrès, il ne peut discuter de plusieurs textes d’orientation. Toutefois, depuis quelques années, les adhérents choisissent au préalable la "base commune" qu’ils vont pouvoir amender. Le Conseil national (160 membres) propose donc son texte, mais des documents alternatifs peuvent être soumis, s’ils sont signés par trois cents cotisants venant d’au moins trente fédérations. Une fois le choix accompli (ce sera fait du 2 au 5 mai prochain), il n’y a plus qu’un texte en débat.

Jusqu’à ce jour, l’orientation initiale de la direction a été retenue à chaque congrès, en général de façon confortable : en 2013, par exemple, elle avait recueilli 73% des 35.000 votants (sur 64.000 cotisants officiellement recensés), les trois autres textes se partageant le quart des suffrages restants.

Un choix de direction contesté

Cette fois, les textes alternatifs sont au nombre de quatre. Trois d’entre eux, comme c’était le cas dans les précédents congrès, sont présentés par des sensibilités dites "traditionnelles" ou orthodoxes". Le premier est celui de la Riposte (Greg Oxley) et il est intitulé "Pour une politique communiste" (48 départements, notamment le Gard, le Nord, les Côtes d’Armor, l’Eure-et-Loir). Le second est celui du groupe Faire vivre le PCF ; ses signataires se répartissent dans 49 départements (surtout l’Hérault, le Pas-de-Calais et le Rhône) et il est titré "Unir les communistes". Parmi les signatures les plus notables, celles d’Hervé Poly du Pas-de-Calais, de Jean-Jacques Karman d’Aubervilliers et de Michèle Picard, la maire de Vénissieux. Le troisième, enfin, dont les signataires sont regroupés surtout dans une dizaine de départements sur 36 en tout (dont le Tarn, Paris, l’Aisne, la Haute-Garonne et l’Isère), est chapeauté par une partie des sortants minoritaires au Conseil national (dont le parisien Emmanuel Dang Tran).

Ceux-là critiquent régulièrement la direction pour ne pas valoriser suffisamment l’identité communiste et pour diluer l’organisation dans des rassemblements qu’ils jugent insuffisamment révolutionnaires, que ce soit avec le PS ou sans lui. Le fait nouveau est que concourt cette fois un texte d’une sensibilité toute différente. Si la région parisienne y a la part belle, ses signataires sont territorialement mieux répartis que les autres listes : 59 départements en tout, les dix premiers regroupant moins de la moitié du total (deux tiers à quatre cinquièmes pour les autres listes). Pour ces militants communistes, de responsabilités et de générations différentes, la critique ne porte pas sur une carence d’identité, mais sur la manière de la faire vivre ; elle ne concerne pas la recherche d’un rassemblement, mais ses contours.

Les trois autres font grief à la direction de privilégier le rassemblement, y compris à la gauche du PS ; la quatrième préfère mettre en garde contre un abandon de fait du Front de gauche, au profit d’un autre rassemblement, qui serait à nouveau centré sur les socialistes, fussent-ils plus à gauche.

Un nombre important de ses signataires (plus de sept cents à ce jour) s’étaient déjà comptés au congrès précédent en proposant une "métamorphose" du PC, comme c’est le cas de Patrice Cohen-Seat qui vient de publier un intéressant livre de réflexion éclairant sa démarche [1]. On y trouve aussi de jeunes intellectuels et chercheurs (Yann Le Lann, Hugo Touzet, Frédérick Genevée) des élus et anciens élus (Patrice Leclerc, François Meyroune, Roland Muzeau, Muguette Jacquaint, Nicole Borvo, Brigitte Gonthier-Maurin) et même quelques figures "historiques" du parti (Roland Leroy, Michel Duffour, Jean Combasteil). Ceux-là ont en commun, avec les autres militants, de maintenir l’hypothèse d’une forme partisane autonome – un parti communiste. Mais ils se distinguent des autres par le refus d’une forme doctrinale et d’une conception rigide de l’organisation. Et ils se démarquent surtout par le double refus d’une fermeture du PC sur lui-même (d’où la référence à un Front de gauche "décartellisé") et d’une mise à la remorque d’une logique social-démocrate, quand bien même elle serait gauchie.

Les quatre listes s’accordent au moins sur un point : elles récusent le processus des primaires dans lequel s’est engagée la direction du parti. De quoi s’agit-il ? Quand le PCF s’est engagé dans la démarche de Front de gauche, en 2009, il espérait qu’elle allait lui permettre de conserver sa base territoriale d’implantation. Les communistes finirent donc par se résoudre à laisser Jean-Luc Mélenchon concourir à la présidentielle, mais ils s’attachèrent à confirmer leur préséance dans toutes les autres élections. Or leurs espoirs ont été déçus. Les législatives de 2012, malgré le bon score de Mélenchon, ne furent pas si mauvaises en pourcentages (6,9% contre 4,4% en 2017) mais le nombre de députés communistes est passé de 12 à 7. Le Front de gauche a amélioré les résultats communistes par le bas, mais il n’a pas interrompu l’érosion par le haut… Les élections suivantes ont été plus maussades encore. Aux municipales de 2014, le PCF a perdu plus d’un quart des communes de plus de 3 500 habitants qu’il gérait jusqu’alors. En 2015, il perd à nouveau plus du quart de ses conseillers généraux et, pire encore, il est privé des deux tiers de ses conseillers régionaux.

Quel que soit le type d’élections, le Front de gauche n’a pas enrayé le déclin électoral. Combien d’élus communistes et "républicains" ? Difficile à dire. En 2008, l’association des élus, l’ANECR, annonçait près de 9.500 élus (en 1977, le chiffre était de 28.000), mais certaines données internes laissaient supposer qu’ils étaient en fait moins de 7.000. À ce jour, il n’existe pas de statistiques officielles, mais après une séquence électorale 2014-2015 désastreuse pour la gauche, on peut penser que le recul se situe entre un tiers et la moitié du niveau d’avant 2009. Pendant quelques décennies, on pouvait observer un contraste net entre des scores présidentiels et législatifs modestes et des résultats locaux plus solides. Ce n’est plus le cas aujourd’hui (lire aussi "Municipales : PC, l’autre Bérézina" et "PCF en Seine-Saint-Denis : la chute").

Le dilemme

L’affaiblissement du tissu électif territorial met en cause la dynamique d’ensemble de l’organisation. Des années 1920 aux années 1970, le communisme français pouvait s’appuyer sur quatre socles : un tissu partisan nationalisé entre 1936 et 1978 ; une mouvance syndicale active, notamment autour de la CGT ; une galaxie associative active ; un tissu de représentation locale, avec notamment un "communisme municipal" original et bien rôdé. À partir des années 1980, la base militante s’érode, le syndicalisme d’influence communiste s’affaiblit et s’affranchit de toute tutelle, le monde associatif propice à l’action communiste s’affaiblit globalement et se trouve débordé par les modalités nouvelles de sociabilité. Restaient le communisme municipal et le matelas d’élus nationaux et locaux : les deux sont sévèrement atteints par la débâcle de 2014-2015.

Même rétracté, le vivier militant du PCF reste le plus dense de la gauche de gauche ; mais sans le socle des élus, le contact avec la société tout entière s’étiole… et les ressources financières se tarissent. Manifestement, la direction actuelle a été traumatisée par le dernier scrutin, celui des régionales de décembre dernier. Comment faire, en 2017, pour éviter la disparition de la scène institutionnelle nationale ?

Au début des années 1960, dans le cadre de l’union de la gauche naissante, le PCF avait fait du théâtre municipal le lieu par excellence de réalisation de l’union. L’union locale de la gauche, dès le premier tour, est alors devenue la norme. Mais les autres scrutins maintenaient la vieille logique républicaine : au premier tour on choisit, au second on élimine. En 1998, Robert Hue fit décider une entorse à la règle générale : la direction choisit pour la première fois la règle des listes communes de gauche au premier tour. Le PCF y gagna certes un contingent d’élus régionaux jusqu’alors inégalé ; mais il en paya aussi l’addition nationale, et lourdement. En choisissant la formule des primaires de toute la gauche (lire "Pierre Laurent : la primaire à quel prix ?"), Pierre Laurent risque ainsi de replacer les communistes dans la logique qui fut celle de la "gauche plurielle" (1997-2002), mais appliquée cette fois au scrutin législatif. Et il le fait à un moment d’affaiblissement accru du communisme politique.

Manifestement, ce choix bouscule la culture militante d’une manière jusqu’alors inconnue. Pierre Laurent a certes obtenu le quitus des cadres intermédiaires. Lors du Conseil national qui devait décider du projet de "base commune", le texte évoquant les questions de la tactique électorale a été adopté par les quatre cinquièmes des présents au moment du vote (mais les votants représentaient moins de la moitié des effectifs du Comité central). Le numéro un du PC peut théoriquement s’appuyer sur la majorité des responsables fédéraux, sur les maigres effectifs de Gauche unitaire – les amis de Christian Picquet, qui ont rejoint le PC en 2015 -, sur les anciens "marchaisiens" regroupés autour de la Section économique et sur la plus grande part des anciens "huistes". Mais les choses sont moins simples dans les échelons inférieurs.

Il faut maintenant attendre les résultats du vote interne du début mai. Officieusement, la direction affiche un optimisme qui lui laisse espérer une nette majorité absolue en faveur de son projet. Pourtant en 2012, le total des trois listes alternatives avait légèrement dépassé les 25%. Le quatrième texte aujourd’hui déposé a pour lui une implantation nationale un peu plus large et un grand nombre d’intervenants de la tribune de discussion interne, et notamment des secrétaires fédéraux, n’ont pas signé le texte mais s’expriment dans un sens voisin du sien. À cela s’ajoute le fait qu’un millier de militants (notamment Francis Parny et Brigitte Dionnet, une proche de Marie-George Buffet) ont signé un texte demandant un soutien du PC à la candidature de Jean-Luc Mélenchon. On peut légitimement penser qu’une part de ces militants, même sans l’avoir signé, votera un texte qui propose de faire du rassemblement du Front de gauche la seule base possible d’une construction politique en 2017.

La direction au pied du mur

Le vieux réflexe de légitimité jouera-t-il une fois de plus en faveur de la direction ? Son texte sera-t-il majoritaire ? Si majorité il y a, sera-t-elle absolue ou seulement relative ? Autant de points qui peuvent faire basculer le PCF dans une phase nouvelle. D’ores et déjà, on peut dire que la démarche engagée au sommet se heurte à une double difficulté. La première tient à ce que le dialogue avec les socialistes se mène à un moment où la politique de l’exécutif provoque un rejet massif, bien au-delà du seul PC et même de la gauche de gauche. Or la majorité socialiste soutient la politique de l’Élysée et de Matignon, et la timidité des frondeurs, tout comme leur trajectoire fluctuante depuis 2012, ne les rend pas très attractifs dans l’espace communiste militant.

Par ailleurs, le processus même des primaires bat sérieusement de l’aile, faute de projet commun possible et de personnalités capables d’agréger l’espace global de la gauche. Dany Cohn-Bendit lui-même a pris acte de l’impasse et se réfugie dans l’hypothèse a priori sympathique mais improbable d’une candidature Hulot. Noël Mamère, de son côté, n’a pas exclu de se proposer comme une alternative possible. Que fera donc le PCF dans cette situation ? Soutenir une des figures marquantes de l’exécutif ? Pierre Laurent l’a exclu a priori. Soutenir un frondeur plutôt que Mélenchon ? Quels que soient les contentieux entre le PC et le PG, un tel choix paraîtrait tout aussi moralement difficile qu’électoralement incertain : dans bien des cas, ce sont plutôt des personnalités de la "gauche" socialiste qui menacent localement les positions électorales des communistes. Présenter un candidat communiste, faute de mieux ? Ce serait aller vers un nouveau camouflet. Soutenir Mélenchon in fine ? Cela paraîtrait le plus raisonnable ; mais après avoir dit tant de choses désagréables sur lui, la décision ne manquera pas d’apparaître comme une reculade. En bref, pour reprendre une formule désormais à la mode, le PCF semble s’être engagé dans le processus des primaires sans le moindre plan B…

Une fois de plus, la direction communiste justifie sa démarche des primaires par le souci du « plus large rassemblement ». Autour de 10% comme en 2012, c’est trop peu… Dans un livre qui vient de sortir, Pierre Laurent met la barre plutôt haut : 99% [2]. À vrai dire, cela me rappelle… les années 1990. En ce temps-là, avec mes amis "refondateurs", je plaidais pour un "pôle de radicalité" rassemblant les forces critiques, partisanes ou non, pour rompre avec les logiques gestionnaires suivies depuis 1983. On me répondit alors, dans la direction communiste, que j’étais "petit bras", que je ne pensais qu’à la "petite gauche", qu’il fallait voir "grand angle" et viser de hauts scores électoraux. En vertu de quoi, le PCF s’engagea dans la gauche plurielle et Robert Hue atteignit le score grand angle de 3,4%. J’ai donc pris depuis longtemps l’habitude des discours d’ouverture qui, en pratique, annoncent de grands ralliements (au PS) ou de grands enfermements (sur le PC lui-même).

Qu’on le veuille ou non, l’enjeu de 2017 à gauche est assez simple à exprimer. Après tant d’années d’errements socialistes, la gauche est affaiblie structurellement. En l’état, elle ne peut battre la droite ; elle ne peut pas enrayer la montée de l’extrême droite. Car, faute de rupture assumée par tous, elle ne peut gouverner ensemble, elle ne peut que désespérer, nourrir le ressentiment et pousser vers le FN. Redonner force à une gauche bien à gauche reste de ce fait un enjeu crucial. Depuis 20 ans, cette gauche-là obtient des scores qui oscillent au total entrer 9% (présidentielle 2007) et 19% (présidentielle 2002). En 2012, avec environ 15% des exprimés, cette gauche de gauche ne fut pas dans ses plus hautes eaux. Mais, pour la première fois, autour du vote Mélenchon, elle est parvenue à une concentration significative, qui la replaçait dans le jeu électoral.

Aujourd’hui, le moins que l’on puisse dire est que cette gauche n’est pas au mieux de sa forme. Elle hésite sur son profil général, sur ses discours, sur son projet et sur ses méthodes. Au cœur d’une société qui doute, dans un état prolongé de crise politique, cela n’a rien de si étonnant. Mais quelles que soient les dissensions, quelles que soient les rancœurs, il serait impensable que l’autre gauche revienne à la situation d’avant 2012. Il est inenvisageable qu’elle ne soit pas présente au premier tour de l’élection présidentielle ; il est inconcevable qu’elle s’y montre désunie. Les bonnes raisons ne manquent jamais pour se tourner le dos. Mais si l’espace le plus à gauche se dispersait à nouveau en 2017, il contredirait ce qui fut en 2012 une espérance. Il ne serait donc pas à la hauteur des enjeux.

Même affaibli, le PCF pèsera dans un sens ou dans l’autre. Alignement sur un vote "utile", dispersion à la gauche de la gauche ou convergence alternative : les communistes tiennent en leur main une part de la réponse. Elle ne les concerne pas seuls ; elle met en jeu bien davantage que des intérêts partisans à courte vue. On doit espérer qu’ils ne l’oublieront pas dans les semaines à venir. Et que nul ne l’oublie, en dehors d’eux.

Notes

[1] Patrice-Cohen Seat, Peuple ! Les luttes de classes au XXIe siècle, Éditions Démopolis, 2016, 20 euros.

[2] Pierre Laurent, 99 %, Cherche Midi, 9,80 euros.

Roger Martelli, L'Humanité

Roger Martelli, L'Humanité

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 05:15

A l'initiative d'André .Chassaigne et d'Eliane Assassi, présidents des groupes parlementaires communistes et Front de Gauche, plusieurs dizaines de syndicalistes,juristes, économistes, responsables d'organisations de jeunesse se sont rencontrés à Paris mardi 5 avril ( prochaine réunion le 7 mai )autour d'un copieux projet de texte.

La vocation de ce projet : devenir une proposition parlementaire de loi qui sera l'émanation du mouvement social. Ce n'est pas rien dans la situation actuelle .

L'Huma en rend compte . ..espérons que d'autres aussi s'en saisiront ??

http://www.humanite.fr/quand-le-mouvement-social-reecrit-une-autre-loi-travail-604156

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 12:25

Un nouveau symptôme de la coupure désormais abyssale du pouvoir présidentiel avec le peuple et de sa lâcheté face à la colère du monde syndical et salarial!

Hollande sur France 2 : pourquoi Nadine Hourmant et Nicolas Leborgne ont-ils été écartés ?

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/hollande-sur-france-2-pourquoi-nadine-hourmant-et-nicolas-leborgne-ont-ils-ete-ecartes-974368.html

Hollande sur France 2. La syndicaliste "censurée" par l'Élysée ? http://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/hollande-sur-france-2-la-syndicaliste-censuree-par-lelysee-4157616

Voici une déclaration du syndicat FO de France Télévisions que nous a communiqué un copain syndicaliste à FO. Voir la déclaration complète avec l'interview de Nadine Hourmant en pièce jointe.

France Télévision, nouvel organe de l'Elysée?

La nouvelle émission « Dialogue Citoyen » avec François Hollande prévue cette semaine sur France 2 vire au fiasco. Pas un jour sans son lot de révélations. Hier la presse nous apprenait que deux invités avaient été étrangement « décommandés » par Michel Field, le directeur de l’information de France Télévisions. Il s’agit d’un agriculteur et de Nadine Hourmant, déléguée syndicale Force Ouvrière (FO) du volailler Doux. Elle s’est fait connaitre médiatiquement en septembre 2014 lors de sa participation à l'émission « Des Paroles et Des Actes ». Face à Jean-Christophe Cambadélis, Marine Le Pen, Nathalie Kosciusko-Morizet et François Bayrou, elle n’a pas mâché ses mots : « Est-ce que vous savez ce que c’est que d’être payé à 9,90 euros de l’heure? Est-ce que vous savez ce que c’est un retraité qui a travaillé pendant plus de 40 ans et qui perçoit moins de 1200 euros? Vous, les politiques, vous êtes déconnectés du terrain, vous ne savez pas ce que c’est que la vraie vie ». Dans le même temps des témoignages de journalistes, sous couvert d’anonymat, expliquent dans la presse que « le conducteur de l’émission a été envoyé à l’Elysée ». De là à penser que « le château » a sélectionné ses interlocuteurs, il n’y a qu’un pas. Selon le journal Le Monde, la direction de l’information nie avoir subi des pressions de la présidence pour «décommander» ces invités. Elle explique que le sujet de l’agriculture ayant été écarté des thèmes de l’émission, les invités y afférant n’ont plus lieu d’être. Dans tous les cas, que ce soit une demande de l’Elysée ou une demande de la direction de l’information, ces évictions au dernier moment, peuvent être considérées comme graves, très graves. Totalement anti-démocratique d’un côté, au mieux amateurisme de l’autre, l’image de notre entreprise en ressort dégradée. Et tout cela au bout du compte pour ne pas donner la parole à Force Ouvrière ?

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 07:17
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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 06:00


http://www.humanite.fr/compteurs-linky-et-gazpar-pourquoi-des-communes-et-des-clic-disent-stop-604383


http://www.humanite.fr/notre-refus-des-linky-se-base-sur-un-important-travail-citoyen-604385

«Notre refus des Linky se base sur un important travail citoyen»

DANIEL ROUCOUS

MARDI, 12 AVRIL, 2016

Entretien avec Stéphane Lhomme, conseiller municipal de Saint-Macaire (33) – écologiste autonome.

Qu’est-ce qui a motivé votre engagement contre les compteurs Linky et Gazpar ?

La commune où je suis conseiller municipal (Saint-Macaire, Gironde) a été approchée par GrDF pour installer sur certains bâtiments des antennes préalablement au déploiement des compteurs communicants Gazpar. Je me suis donc penché sur la question... sans deviner que cela allait devenir une telle aventure !

Pourquoi s’inquiéter de l’installation des compteurs Linky ?

D'abord, je récuse la thématique de la peur. Les promoteurs des compteurs communicants veulent nous faire passer pour des gens "inquiets", pour ne pas dire ignorants ou même stupides, et qu'il conviendrait juste de "rassurer". Or, notre refus des compteurs communicants se base sur un important travail citoyen de recherche d'informations, c'est une position rationnelle et... éclairée !
Les problèmes principaux des compteurs communicants sont :
- les ondes électromagnétiques, classées "cancérigènes possibles" par l'Organisation mondiale de la santé. ErDF essaie de faire croire que le problème est négligeable mais il faut regarder la situation globalement : si on se laisse faire, chaque logement aura jusqu'à 4 compteurs communicants (électricité, gaz, eau chaude, eau froide), sans parler de tous les matériels associés qui seront installés dans les rues : répéteurs, répartiteurs, concentrateurs. Qui plus est, les données des compteurs communicants sont réexpédiées par téléphonie mobile, par exemple depuis les transformateur électriques de quartier, lesquels sont souvent proches voire collés à des habitations.
- la captation d'innombrables informations sur nos vies privées, utilisables à des fins commerciales ou policières. A ce jour, on nous jure qu'elles ne pourront être utilisées qu'avec l'accord des "clients" (il faut croire que nous ne sommes plus des usagers). Mais, tôt ou tard, il suffira à un gouvernement d'agiter la situation économique ou sécuritaire pour décréter que ces données peuvent être utilisées par les entreprises (pour "retrouver la croissance") ou la police (pour "traquer les terroristes"). On veut nous mettre de vrais Big brother chez nous en nous jurant qu'ils ne serviront pas : qui peut y croire ?
- se débarrasser de 80 millions de compteurs (35 pour l'électricité, 35 pour l'eau, 11 pour le gaz) en parfait état de marche, et prévus pour durer 60 ans, est une faute majeure sur le plan écologique. D'autant que les compteurs communicants ont une durée de vie bien plus courte et devront régulièrement être changés à grands coups de milliards... pris sur nos factures.


N’est-ce pas rétrograde de s’opposer à ce qui est annoncé comme un progrès et une simplification ?

Tout ce qui est présenté comme relevant du "Progrès" n'est pas forcément bon. De toute façon, la vraie explication des programmes de compteurs communicants est qu'ils vont permettre à des entreprises commerciales de réaliser un juteux business. ErDF l'écrit dans une de ses brochures, mais pas celle destinée au grand public : "Nous ne sommes encore qu’aux prémices de l’exploitation de toutes les potentialités de ce compteur : Big Data, usages domotiques, objets connectés. L’installation des compteurs communicants bénéficiera à l’ensemble de la filière électrique : fournisseurs, distributeurs, producteurs, équipementiers, startups…"


Cela ne va-t-il pas coûter moins cher aux usagers notamment à ceux qui ont des difficultés à payer l’électricité et quid des tarifs sociaux ?

Pour cela, il faudrait juste faire baisser le prix de l'électricité, or elle ne cesse de se renchérir avec le délabrement avancé des centrales nucléaires. Ce ne sont pas les compteurs communicants qui vont y changer quelque chose, bien au contraire : ils disjonctent plus vite que nos bons compteurs actuels, et de nombreux ménages vont devoir prendre des abonnements plus élevés... et donc plus chers.

Une commune peut-elle légalement s’y opposer ?

Il y a là une controverse juridique. Les autorités prétendent que les délibération municipales sont illégales et tentent d'intimider les maires mais, à ce jour, aucune délibération n'est attaquée au Tribunal administratif. Qui plus est, lorsque l'on a pour mission de protéger les habitants de sa commune, on doit le faire ou au moins essayer, et non pas se coucher au moindre froncement de sourcil d'un préfet...
Au delà des graves problèmes générés par le compteurs communicants (santé, libertés publiques, etc.), c'est aussi la démocratie de proximité qui est attaquée.

Des prétendues "élites" ont décidé d'investir nos communes et d'entrer jusque dans nos logements pour y installer leurs compteurs et faire leur business, et ni les habitants ni leurs élus n'auraient leur mot à dire ? Ne serait-ce que pour cela, il faut que la France des communes se rebelle face à ce passage en force et ce mépris...

Quelles sont vos revendications ?

Nous voulons tout simplement garder les compteurs actuels, qui fonctionnent parfaitement et ne posent aucun problème !

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 06:43

L'intersyndicale nationale (UNEF, FIDL, UNL, CGT, FO, FSU et Solidaires) du 29 mars a acté la nécessité de poursuivre la mobilisation après le 31 mars.

Sur le prochain calendrier, il y a eu un accord sur deux dates, d'ores et déjà:

- Le 5 avril : Il y aura une mobilisation des organisations de jeunesse avec, comme pour les 17 et 24 mars, un soutien des organisations syndicales de salariés à y participer.

- Le 9 avril : Il sera marqué par des mobilisations avec des dépôts de préavis de grève sollicités car tous les salariés ne sont pas en week-end, un nombre important d'entre eux travaille également le samedi “

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 14:43

SIGNEZ ET FAIRE SIGNER : pourquoi cela est important…

En moins de 24h la pétition ci-dessous a obtenu 1000 signatures ; il faut en pousser l’audience.

Le collectif CQFD a voulu soutenir une pétition lancée comme il était possible, assez tôt pour lier la question du retrait avec une pression politique nécessaire sur les députés PS et EELV.

Si 130 députés participent et/ou se rallient au refus de voter cette loi, le gouvernement devra la retirer.

Nous ne sommes pas en train de « quémander » quoi que ce soit auprès des députés socialistes ! Il vaut mieux le dire puisque telle ou telle « sensibilité » un peu bizarre ne veut RIEN leur demande de peur de les « blanchir » pour leurs votes précédents… Nous disons aux députés qui se réclament de la gauche qu’ils doivent tous voter, comme celles/ceux du Front de gauche CONTRE cette loi. Soutiennent-ils ou pas la loi du MEDEF : c’est un choix politique.

Si, durant les semaines du mois d’avril, où le texte est examiné par des commissions de l’Assemblée nationale, il peut apparaître que la majorité ne sera pas assurée, que restera-t-il à faire pour Hollande et Valls ? Menacer du 49-3 ? C’est devenu un sabre de bois. Il y aurait une motion de censure pour le refuser, rédigée par les députéEs du Front de gauche avec des socialistes et des membres d’EELV…

Même en rentrant dans les détours des règlements parlementaires, rien ne s’oppose à cette proposition simple : pour obtenir le retrait, poussons les députés socialistes à abandonner le soutien à cette loi. Qu’ils s’engagent à ne pas la voter.

Evidemment, l’arme essentielle est le nombre grandissant de manifestant.e.s. Nous n’avons pas encore « fait le plein ». Nous devons nous adresser plus aux salarié.e.s des petites entreprises (voir sur le site « Une loi pour toutes et tous »).

C’est l’horizon, après la journée étudiants/lycéens du 5, de la prochaine manifestation le samedi 9 avril.

La mobilisation contre la loi El Khomri partout s'étend. Nous pouvons gagner. C'est à portée de main. Il nous faut, toutes et tous, de façon unitaire, exercer le maximum de pression pour que les régressions sociales que contient cette loi soient empêchées.
La Fondation Copernic, dans cette perspective, vous invite chaleureusement à signer cette nouvelle pétition importante pour demander aux député.e.s de gauche de ne pas voter une loi si contraire à toute l'histoire de la gauche et du mouvement social. Cette loi libérale écrit l'histoire à l'envers.
N'hésitez surtout pas à faire signer et à faire circuler cette pétition. Car nous n'avons qu'une seule force, la force de notre nombre.

Pour signer et faire très largement signer :
https://www.change.org/p/député-e-s-député-e-s-de-gauche-et-écologistes-refusez-la-loi-el-khomri?recruiter=515439560&utm_source=share_petition&utm_medium=twitter&utm_campaign=share_twitter_responsive

La Fondation Copernic

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 16:55

Demain sur tout le territoire de la République, des centaines de milliers de chômeurs, salariés, citoyens vont défiler pour refuser la loi El Khomri de casse du Droit du travail et construire la première pierre d'un avenir différent dès maintenant.

Malgré le recul gouvernemental après la mobilisation importante du 9 mars. Voir sur cette analyse ce qui a été retiré et ce qui nous menace toujours.

Ci-joint la carte des mobilisations en Bretagne (à Morlaix 10h30 place de la mairie).

Il n'y a aucune raison de se laisser imposer le trio mortifère Hollande ou Valls/Juppé ou Sarkozy/Le Pen en 2017.

Une mobilisation massive peut permettre au peuple de repousser la logique médiatique présidentialiste et de construire rapidement une société, une République vraiment communes.

Des solutions existent pour développer à court terme une société à zéro chômeurs. Ci-joint 4 pages PCF sur la loi travail et des propositions alternatives.

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 06:16

L'ultradroite française en week-end chez Bachar al-Assad
"À l'invitation d’une association proche du pouvoir syrien, un groupe de cinq députés LR, conduit par Thierry Mariani, mais aussi le polémiste André Bercoff ou encore l'ancien président du FNJ Julien Rochedy, ont passé le week-end pascal à Damas. Au programme: visite du souk, messe de Pâques et rencontre avec Bachar al-Assad."

A lire aussi l'édito de Laurent Marchand dans le Ouest-France du 29 mars 2016:

Commentaire. Palmyre, Poutine, Daech et nous
http://www.ouest-france.fr/terrorisme/etat-islamique/commentaire-palmyre-poutine-daech-et-nous-4128465

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 06:00

Affaire LSK: la plainte qui dérange Dominique Strauss-Kahn


"Thierry Leyne et Dominique Strauss-Kahn sur le site de LSK © capture d'écran Le parquet a ouvert, le 7 mars, une information judiciaire pour escroquerie en bande organisée, abus de confiance et abus de biens sociaux, à la suite de la faillite LSK. Trois plaintes ont été déposées, dont celle d’Alain et Sylvie Urbach, escroqués dans l’affaire. Que savait DSK, associé de Thierry Leyne, mort défenestré en 2014, de ce scandale? « Rien », assure son avocat Jean Veil, dont le cabinet était aussi le conseil de Leyne. "

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