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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 19:16

Décès de Siné : "Mourir, plutôt crever" (Pierre Laurent)

Siné est mort ce matin. C'est un ami, un compagnon qui nous quitte avec le panache du caricaturiste de génie. J'ai bien connu Siné, quand « l'oeil de Siné » égayait chaque semaine les colonnes de l'Humanité Dimanche. Nous adorions sa plume acerbe, son doigté, son humour noir qui faisait grincer les bourgeois.

Siné c'est d'abord une conscience de classe. Il a toujours su de quel coté de la barricade il était et pour quoi il luttait. Son journal était en vente à la manifestation du 1er mai, comme il l'était chaque année au stand de Noisy-le-Sec à la fête de l'Humanité. Il nous laisse des milliers de caricatures, qui vont continuer à nous faire « marrer » parce qu'elles tapent juste, là où çà fait mal.

J'adresse à sa femme, à toute sa famille, à tous ses proches, amis, lectrices et lecteurs du Siné mensuel, de Charlie Hebdo, et de l'Humanité Dimanche mon salut fraternel, ma solidarité dans ce moment de tristesse.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

Décès de Siné: "Mourir, plutôt crever" : hommage de Pierre Laurent
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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 07:32

Sur les circonstances, voir cet article de Médiapart:

Les migrants réfugiés au lycée Jean-Jaurès, à Paris, sont évacués par la force

"L'évacuation du lycée désaffecté Jean-Jaurès, dans le XIXe arrondissement de Paris, a été émaillée de violences, mercredi 4 mai au matin. Le sort réservé aux 300 migrants expulsés restait flou dans l'après-midi. La préfecture de police renoue avec ses pratiques expéditives du printemps dernier quand les réfugiés étaient pourchassés dans les rues de la capitale."

Le PCF condamne l’évacuation des migrants du lycée Jean Jaurès

MERCREDI, 4 MAI, 2016

HUMANITE.FR

Communiqué des élu-e-s communistes Front de gauche au Conseil de Paris sur l'évacuation des migrants du lycée Jean Jaurès dans le 19ème.

Dès 6 heures ce matin, la préfecture d’Île de France ordonnait l’évacuation des migrants du lycée Jean Jaurès (19e). De nombreux soutiens, dont plusieurs élu-es communistes-Front de Gauche, étaient présent sur place et ont pu observer les conséquences désastreuses du manque de préparation d’une opération marquée par la violence de l’intervention des forces de l’ordre. La préfecture a choisi de donner raison à Valérie Pécresse qui demandait l’évacuation des occupants sans aucune considération pour leur situation sociale des plus difficiles.

Depuis une année, la Ville de Paris est résolument engagée aux côtés des services de l’Etat pour définir des méthodes d’intervention bienveillantes et mener des opérations d’éviction comprenant systématiquement la mise à l’abri et l’accompagnement social des migrants (coordination avec les services sociaux, présence de l’OFPRA, présence de traducteurs, etc.).Pourtant, ce matin la préfecture a délibérément écarté la Ville de Paris de cette opération.

Le résultat est sans appel, plusieurs migrants et militants venus les soutenir ont été gazés et violemment repoussé par les forces de police tandis que les conditions de prises en charge restent des plus opaques et génèrent de nombreuses inquiétudes démultipliées par l’absence de traducteurs au moment de l’évacuation.

Les élu-es communistes-Front de Gauche condamnent fermement cette intervention des forces de l’ordre et demandent au Préfet de Paris de renouer le contact avec la Ville de Paris pour éviter à l’avenir ces opérations lamentables, violentes et dépourvues de tout accompagnement social. Les élu-es communistes-Front de Gauche rappellent leur souhait émis depuis plus d’une année de création d’un guichet unique pour l’accueil des migrants, proposition qui a d’ailleurs été récemment reprise par la Maire de Paris.

Le PCF condamne l'évacuation violente des migrants du lycée Jaurès à Paris
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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 06:39
Loi travail: comment le gouvernement a orchestré la violence (L'Humanité, 4 mai 2016)

Mon ami rennais me racontait hier la manif du 28 avril à Rennes: un hélicoptère survolant la manifestation, des dizaines de rues barrées par des grilles comme à Paris, des CRS tirant au flash-ball du haut des toits, une ambiance de guerre civile installée par le pouvoir, et sur la rue Jean Jaurès, tout un symbole, aux pavés retirés par les jeunes sans qu'ils soient envoyer sur les CRS comme en mai 1968, une pancarte de manifestants qui en dit long " loi travail et jeunesse: nous sommes irréconciliables". La jeunesse de gauche éprise d'idéal risque bien en effet d'être irréconciliable avec ce pouvoir et ces dirigeants socialistes qui sont objectivement ses ennemis.

Et ce sera tant mieux, car sur eux pèsent désormais toutes les couleurs de l'infamie. *

Le journal L'Humanité, mercredi 4 mai, hier a produit un dossier courageux et sans concession sur la brutalisation du mouvement et de la contestation sociale par le pouvoir et la police.

Loi travail: comment le gouvernement a orchestré la violence

Après un mois durant lequel les casseurs ont pu faire ce qu'ils voulaient, la violence policière s'est déchaînée depuis jeudi (28 avril), se tournant contre les manifestants au projet de loi travail. Elle a poussé des organisateurs à interrompre des défilés, comme à Toulouse, et lors des défilés du 1er Mai, singulièrement à Paris. L'occasion de lancer une nouvelle campagne contre les syndicats en pointe de cette contestation. Autre cible, les jeunes. Des lycéens, dont une bonne partie de mineurs, sont également visés par ces méthodes d'intimidation. Une vingtaine d'entre eux, dont de nombreux mineurs, ont ainsi été mis en garde à vue à Nanterre, plus d'un mois après un blocage d'établissement et malgré des témoignages favorables de parents d'élèves et d'enseignants présents alors. Des voix s'élèvent contre l'instrumentalisation des forces de l'ordre à des fins politiques et demandent à savoir qui, et à quel niveau, a décidé de cette stratégie de la tension. Coïncidant avec le début de l'examen, hier, à l'Assemblée, du texte, elle n'a pas dissuadé CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunes de maintenir l'expression de leur opposition.

Violences policières: "La volonté de marquer les chairs de la jeunesse"

Flash-ball, tonfas, grenades en tous genres... Les manifestants sont confrontés à l'arsenal policier et le nombre de blessés augmente à une vitesse astronomique. A Paris et en province, les militants témoignent d'une volonté de stopper le mouvement social à tout prix.

Des quartiers en état de siège, des manifs survolées par des drones et des hélicos. Et des blessés, d'innombrables blessés. Un nouveau chapitre s'est ouvert dans l'histoire déjà bien chargée des exactions de la police française.

"C'est complètement dingue, estime Pierre, militant nantais. Lors du CPE, Dominique de Villepin s'inquiétait, du moins publiquement, qu'un jeune ne se fasse tuer. Les socialistes font mieux: ils s'en foutent complètement".

Pierre avait 16 ans lors du CPE et un tir de Flash-Ball l'a privé de l'usage de son œil droit. Alors que la chasse semble ouverte et la bride lâchée sur le cou des agents, Pierre redoute un nouveau Remi Fraisse; "C'est parti très fort, dès le début. Et si ça continue comme ça, la police va finir par tuer un manifestant". Pierre Douillard est auteur du livre l'Arme à l’œil, violence d'état et militarisation de la police.

Derrière les techniques d'"encagement" des cortèges et des policiers qui ne retiennent pas leurs coups, il voit "la volonté politique de marquer les chairs de la jeunesse, le corps des gens, pour casser le mouvement à tout prix. La répression et l'antiterrorisme, ce gouvernement n'a plus que cela pour tenir debout, de toute façon".

Difficile de tenir le compte des lycéens qui se font ouvrir le crâne, des artères sectionnées par les tirs de Flas-Ball, des yeux éclatés et des commotions diverses. "Effectivement, c'est un vrai miracle que personne ne soit encore mort" estime Gaspard Glantz, en insistant sur le terme "miracle". Gaspard est le fondateur du site Taranis News, spécialisés dans la vidéo coup de poing filmée en tête de manif. Depuis 2009, il a observé les affrontements lors du contre-sommet de l'OTAN, ceux de Sivens et de Notre-Dame-des-Landes. "On a franchi un cap par rapport à cette époque. Le niveau de violence policière que j'observais une ou deux fois par an, aujourd'hui, je le vois deux fois par semaine. Et en plein Paris".

Il évoque les tirs tendus de lance-grenades fumigènes Congar, les grenades de désencerclement tirées en l'air alors qu'elles sont censées être utilisées au niveau du sol. "C'est devenu le grand n'importe quoi, explique Gaspard. J'espère qu'il est clair pour tout le monde que la jeunesse de ce pays exprime autre chose que son rejet de la loi travail. Il est temps que le gouvernement entende cela et lâche du lest".

A Paris, la manif du 1er Mai a tourné à la bataille rangée. Juliette, étudiante en anglais, hallucine: "il y avait tellement de lacrymo et de bombes au poivre que même les CRS se sont mis à vomir!"

Dans le trajet entre Bastille et Nation, cinq rangées de policiers ont coupé le défilé en deux, pour séparer le bloc de tête et le reste du cortège. Une fois les gens à peu près immobilisés, ils ont essuyé des tirs de lacrymo et des coups de matraque. "J'ai vu un homme d'une quarantaine d'années s'évanouir au pied des CRS, la police charger les gens assis dans l'herbe à Nation et tirer des grenades lacrymo jusque dans les bouches de métro". Plus tard, à Nuit Debout, Juliette voit "des personnes se faire frapper au sol, dans une atmosphère de guerre civile".

Un photographe présent à la manif du 28 avril raconte comment la BAC et les CRS les ont pris pour cible, à coup de grenades lacrymo et de "Alors, on fait moins les malins!". Selon lui, l'objectif était de les neutraliser et de les empêcher de travailler: "Une fois neutralisés, nous ne pouvions plus prendre de photos des violences".

Ce n'est pas beaucoup mieux en province. Alors que l'usage du Flash-Ball reste -relativement - limité à Paris, c'est un véritable festival à Rennes, Bordeaux, Lyon ou Nantes.

Après avoir été lui-même blessé, le militant nantais Pierre Douillard s'est penché sur l'usage du Flash-Ball. L'engin arracheur d’œil a été mis entre les mains des policiers par Nicolas Sarkozy en 2002 mais ce sont les socialistes qui ont fait monter en gamme les agents, en généralisant l'usage du LBD 40. Cette version "fusil" du Flash-Ball, plus puissante et plus précise, fournit actuellement aux hôpitaux le gros des blessés graves.

"Cette arme a réhabitué les policiers à tirer sur la foule et cela n'a rien d'anodin, pointe Pierre. C'est une rupture avec l'ancienne doctrine du maintien de l'ordre qui consistait à faire barrage et à repousser les manifestants. Aujourd'hui, les policiers nous rentrent dedans et font une utilisation industrielle de leur matériel contre toutes les composantes du mouvement social".

Vincent, un tranquille expert-comptable de 66 ans, en a fait les frais alors qu'il défilait à Lyon le 28 avril. Il se croyait pourtant en sécurité, à une trentaine de mètres de la zone de confrontation. "J'ai été touché par un tir de Flash-Ball et une grenade de désencerclement. Une amie a également été touchée et j'ai été demander de l'aide aux policiers". Ce qui lui a valu un coup de matraque d'un policier énervé, calmé de justesse par ses collègues qui l'ont empêché de frapper le sexagénaire..."

Et ça s'appelle les forces de l'ordre. De l'Ordre Nouveau devrait-on dire, celui de la répression systématique des forces sociales qui résistent et combattent les lois et politiques pro-capitalistes et le système politique oligarchique.

A lire aussi, cet interview (dans le même numéro de l'Huma d'hier) du responsable CGT de la police:

http://www.humanite.fr/tout-est-mis-en-place-pour-que-ca-degenere-606373

Entretien. Gardien de la paix au renseignement territorial, secrétaire général de la CGT police, Alexandre Langlois dénonce une volonté délibérée de « dégoûter les manifestants ». Il raconte les coulisses des violences.

Comment analysez-vous les violences policières qui ont marqué les dernières manifestations contre la loi El Khomri ?

Alexandre Langlois Tout est mis en place pour que les manifestations dégénèrent. Côté renseignement, on constate depuis une dizaine d’années une double évolution, avec des manifestants beaucoup plus pacifiques qu’avant, mais des casseurs toujours plus violents, organisés de manière quasi paramilitaire. Certains de ces groupes sont identifiés avant qu’ils intègrent les manifestations. Mais aucune consigne n’est donnée pour les interpeller en amont.

Vous parlez d’une « volonté délibérée » que les manifestations dégénèrent. Comment cela se traduit-il pour vous, sur le terrain ?

Alexandre Langlois Prenons l’exemple du 9 avril. En fin de journée, nous savons qu’un groupe de casseurs dangereux vient d’arriver gare du Nord pour aller perturber Nuit debout, à République. Une compagnie de CRS se trouve sur leur passage, prête à intervenir. Mais l’ordre leur est donné par la préfecture de se pousser dans une rue adjacente ! Les collègues leur signalent l’imminence de l’arrivée du groupe de casseurs. Mais ordre leur est confirmé de les laisser gagner place de la République, avec les conséquences que l’on connaît ! Par contre, quand il s’est agi d’aller protéger le domicile privé de Manuel Valls, ce soir-là, cette fois les ordres ont été clairs…

Au-delà des casseurs, comment expliquez-vous les ruptures de cortèges, l’usage systématique de gaz lacrymogènes, voire les brutalités policières gratuites ?

Alexandre Langlois C’est important de rappeler que, dans les manifestations, tous les collègues sur le terrain n’interviennent que sur ordre. Si certaines, comme le 1er Mai, se terminent en « souricière » place de la Nation, c’est que l’ordre en a été donné. Le message qui est passé, c’est « casseurs venez, vous pourrez agir en toute impunité, et manifestants ne venez plus avec vos enfants, car c’est dangereux pour vous ». Et à la fin de la journée, les médias ne parlent que des violences, et surtout plus des raisons pour lesquelles les citoyens manifestent. Le pouvoir politique instrumentalise la police, qui sert de bouc émissaire. Cela permet au gouvernement de faire diversion.

Comment les policiers vivent-ils cette situation ?

Alexandre Langlois Nous sommes épuisés. Les collègues souffrent d’une perte de sens de leur métier. Aujourd’hui, on leur demande du rendement statistique et d’exécuter des ordres qu’ils jugent incompréhensibles ou injustes. La police est déshumanisée. On compte un suicide en moyenne par semaine dans notre profession. À la CGT police, nous défendons l’idée d’une force publique à l’usage du peuple, celle de la déclaration des droits de l’homme de 1789, une « force pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée ».

Et Pierre Laurent sur Europe 1 a dénoncé l'usage abusif de la force par la police:

http://www.europe1.fr/politique/pierre-laurent-pcf-denonce-lutilisation-abusive-de-la-force-de-la-part-de-la-police-2737129

http://www.humanite.fr/tout-est-mis-en-place-pour-que-ca-degenere-606373

Lire aussi sur Médiapart:

Violences policières: des manifestants témoignent
"Manifestation le 1er mai © Reuters Mediapart a recueilli les témoignages de douze manifestants, simples témoins ou eux-mêmes victimes de violences policières lors des manifestations du jeudi 28 avril et du dimanche 1er mai à Paris. Ils évoquent des « scènes de guerre » sur la place de la République et dans les rues adjacentes, « une violence inouïe » de la part de CRS ou encore des stratégies de gestion des foules ayant « mis en danger » les manifestants pacifiques."

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 05:16
Des députés présentent une vraie « loi travail »

GÉRALD ROSSI

MERCREDI, 4 MAI, 2016

L'HUMANITÉ

Hier à l’Assemblée nationale, avant l’ouverture du débat sur la loi El Khomri, une vingtaine de députés de gauche ont présenté une proposition de loi différente, qui place le citoyen au centre.

Le décalage est saisissant. Le texte de la proposition de loi intitulé « Protéger et équilibrer le temps de travail », présenté, hier en début d’après-midi, à l’Assemblée nationale, par des députés (1) de plusieurs formations de gauche (écologistes, communistes, socialistes) se situe dans un tout autre raisonnement à la fois économique et humain que le projet de loi défendu en séance par la ministre Myriam El Khomri.

« Nous pensons différemment, et nous nous retrouvons, issus de formations différentes, dans le texte élaboré par le groupe d’universitaires GR-Pact, pour Groupe de recherche pour un autre Code du travail, qui travaille à l’université de Nanterre », explique l’écologiste Isabelle Attard.

Pour la députée, il faut notamment mettre l’accent sur « la réduction du temps de travail pour embaucher davantage, comme sur la nécessité de faire payer les heures supplémentaires à 25 puis 50 % de plus dans le même objectif, car il faut en finir avec cette flexibilité que l’on nous présente comme le Graal ». Ainsi, le document qui a vocation à être mis en discussion, comme le dit la députée Front de gauche Jacqueline Fraysse, « met en avant la notion de temps libre », lequel « peut être utile à la société à travers des engagements citoyens dans le monde militant, associatif, culturel… ».

Et pour le professeur Emmanuel Dockès, qui anime le GR-Pact, « il s’agit bien de nous situer en opposition à la régression humaine » du texte gouvernemental. Mais, ajoute-t-il, « nous ne sommes pas seulement des opposants, mais une vraie force de propositions ». Pour lui aussi, « il faudrait en finir avec une vie de plus en plus flexible qui fait que, selon (les) études (de son groupe), désormais 20 % des salariés ne savent pas d’un mois sur l’autre quel sera leur emploi du temps. Ce qui interdit toute organisation d’une vie en dehors du travail ».

Au passage, le groupe de chercheurs fait valoir que le Code du travail réécrit dans le document gouvernemental « aura enflé de 27 % », ce qui, on en conviendra, est une étrange façon de le rendre soi-disant plus léger… « En fait, disent-ils, seuls sont allégés les droits, pourtant déjà bien fragiles, des salariés. » « En vérité, le projet du gouvernement n’est qu’une transcription des politiques libérales contenues dans les directives européennes », complète le député du Morbihan Philippe Noguès, pour qui « il est salutaire de présenter des alternatives ».

Ce qu’approuve Jacqueline Fraysse, qui rappelle que « si (son) groupe revendique fortement le retrait de la loi El Khomri, cela (l’)appelle parallèlement à réfléchir sur les évolutions de la société ». Un point de vue défendu le matin même par le président du groupe Front de gauche, André Chassaigne : « Nous sommes soutenus dans nos actions parlementaires par les multiples mobilisations populaires qui refusent ce texte, et nous avons l’ambition d’être les passeurs de ces colères », a-t-il déclaré.

Le document « que l’on propose est à la fois collectif, logique et réfléchi », explique encore Isabelle Attard, pour qui « les 32 heures doivent revenir dans le débat ». Ce qui fait dire à Philippe Noguès qu’il « faut vraiment remettre le temps de travail dans le logiciel de la gauche ».

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 08:14
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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 05:00

Alain Supiot: «La loi El Khomri attise la course au moins-disant social»


"Alain Supiot, éminent spécialiste du droit du travail, revient sur le contexte qui a permis à la loi sur le travail de la ministre Myriam El Khomri d'éclore et à la critique du code du travail de prospérer : le calcul économique, devenu l'alpha et l'oméga de la production du droit. « Les hommes ne peuvent être réduits à l’état d’un troupeau productif », rappelle l’artisan du concept « des droits de tirage sociaux ». Entretien."

Lire aussi sur Médiapart:

Démonstration syndicale à l'ouverture des débats concernant la loi sur le travail
"Mardi, l’esplanade des Invalides à Paris a pris une allure contestataire, modèle 2016 : meetings syndicaux d’un côté et manifestation sauvage vers l’Assemblée nationale de l’autre. La menace d’un 49-3 se précise du côté des parlementaires."

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 18:56
Ensemble, favoriser l'irruption citoyenne pour construire l'alternative: l'appel des 100 du 1er Mai

Ensemble, favoriser l’irruption citoyenne pour construire l’alternative. Texte collectif.

Nous vivons une situation inédite : un capitalisme en crise et pourtant présenté dans le discours dominant comme seul système viable ; une Europe basée sur le libéralisme et éloignée des citoyens ; une crise écologique qui ne trouve pas de solutions à la hauteur ; le développement des tensions internationales et de politiques migratoires mortifères ; une crise globale de la vie politique marquée notamment par la forte montée de l’extrême droite… Cette situation appelle des réponses nouvelles, le refus de tout fatalisme. Nous sommes convaincus de la disponibilité de nombreuses forces et énergies citoyennes pour construire d’autres possibles par la mobilisation populaire.

Nous voulons contribuer à la transformation de notre société, par la remise en cause du productivisme et du consumérisme, par la redistribution des richesses mises au service du progrès social, y compris au plan international et européen, à rebours des politiques menées actuellement et sous les quinquennats précédents, sous l’aiguillon des organisations patronales et plus particulièrement du Medef, des marchés financiers et des institutions européennes.

Nous refusons les logiques de « guerre au terrorisme » et du tout sécuritaire, le recul des droits et libertés publiques, la recherche de boucs émissaires qui stigmatise des pans entiers de la population.

Nous considérons que l’indispensable transformation de notre société passe par la mobilisation la plus large aux plans politique et social, par des modes d’intervention politique novateurs qui favorisent l’intervention citoyenne et la participation de toutes et tous aux décisions qui les concernent. La puissante mobilisation contre le projet de loi Travail et la mise en échec de la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité démontrent la profondeur de l’aspiration à une autre politique et les importantes disponibilités pour l’engagement citoyen.

Il y a débat à gauche sur la stratégie à l'orée des présidentielles, certains pensent que la réponse est dans une primaire, d'autres font d'autres choix : candidature déclarée, recherches de modalités nouvelles...Quel que soit le choix de chacun aujourd'hui il faut de toutes façons un démarche qui permette de débattre largement et sans exclusive et de sortir du fonctionnement politique habituel afin de mettre dans le paysage des propositions d'urgence susceptibles de rassembler et de redonner de l'espoir.

Nous pensons que le rassemblement des forces de progrès, dans les domaines politique, syndical, associatif, culturel et intellectuel est indispensable pour créer les conditions de la mobilisation populaire. Nous affirmons donc notre volonté commune d’œuvrer à ce rassemblement, pour l’inscrire dans la durée et favoriser l’irruption citoyenne dans le débat public.

Dans ce sens, nous voulons co-organiser des débats en territoire, ouvert à toutes et à tous sans exclusive, pour construire et adopter un corpus de propositions de mesures d’urgences qui contribueraient à améliorer significativement et rapidement les conditions de vie de toutes et tous.

Ces mesures d’urgences devraient être pleinement intégrées dans les propositions des candidat-e-s aux élections présidentielles et législatives de 2017.

Elles constitueraient notre bien commun pour mener une campagne et construire des candidatures d’unité lors de ces échéances électorales. »

Cet appel "Ensemble, favoriser l’irruption citoyenne pour construire l’alternative" est signé par des universitaires, des artistes, des syndicalistes, des militant-e-s associatif(ve)s et citoyen-ne-s, des élu-e-s et responsables politiques (socialistes, écologistes, communistes, Ensemble, République et socialisme, Front de gauche, ...)".

Si vous voulez nous rejoindre, merci d’envoyer un mel à : 1ermaiappeldes100@gmail.com

Premiers signataires :

Christophe Aguiton, altermondialiste,

Nils Anderson, ancien éditeur,

Marie-Christine Aragon, conseillère générale - PS-64,

Gérard Aschieri, syndicaliste,

Isabelle Attard, députée,

Clémentine Autain, porte-parole – Ensemble !,

Marinette Bache, conseillère de Paris - R&S,

Bertrand Badie, professeur des universités,

Guillaume Balas, député européen - PS,

Francine Bavay, Ecologie sociale,

Julien Bayou, porte-parole – EELV,

Roland Benarous, directeur de recherche scientifique,

Sophie Beroud, politiste,

Antoine Blocier, écrivain,

Jacques Boutault, maire du 2ème arrondissement de Paris - EELV,

Jean-Claude Branchereau, syndicaliste,

Patrick Brody, syndicaliste,

Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris - PCF/ FdG,

Eric Cabanis, syndicaliste,

Jean-Marc Canon, syndicaliste,

Fanélie Carrey-Conte, députée - PS,

Françoise Castex, ancienne députée européenne,

Jean-Claude Chailley, secrétaire général - Résistance sociale,

Martine Chantecaille, conseillère municipale - La Roche sur Yon - PS,

Guy Chapouillié, professeur des universités, réalisateur

Tuncay Cilgi, syndicaliste, co-animateur - Collectif Stop 3 CDD,

Sergio Coronado, député - EELV,

Annick Coupé, syndicaliste,

Alexis Cukier, philosophe,

Cécile Cukierman, sénatrice - PCF/FdG, conseillère régionale Rhône-Alpes/Auvergne,

Olivier Dartigolles, porte-parole - PCF,

Caroline de Haas, féministe,

Christophe Delecourt, syndicaliste,

Karima Delli, députée européenne - EELV,

Héléne Derrien, militante santé,

Lina Desanti, syndicaliste,

Pascal Dessaint, écrivain,

Jean Pierre Dubois, militant droits de l'Homme,

Patrick Farbiaz, Ecologie sociale,

Gérard Filoche, bureau national - PS,

Esther Fouchier, militante féministe,

Jean-Pierre Fourré, porte-parole - R&S, ancien vice-président de l’Assemblée nationale,

Nadine Garcia, syndicaliste,

Bertrand Geay, sociologue et militant associatif,

Karl Ghazi, syndicaliste,

Jean Luc Gibelin, vice-président Midi-Pyrénées/Languedoc Roussillon - PCF/FdG,

Magali Giorgetti, syndicaliste,

Roland Gori, psychanalyste,

Pierre-Henri Gouyon, universitaire,

Sylvie Guinand, syndicaliste,

Jean-Marie Harribey, économiste, conseil scientifique - Attac,

Timini Hocine, acteur des quartiers,

Michel Jallamion, responsable - Convergence services publics,

Dominique Jobard, syndicaliste,

Marianne Journiac, secrétaire nationale - R&S,

Pierre Khalfa, Fondation Copernic,

Abdessalam Kleiche, co-responsable de la commission transnationale - EELV,

Daniel Labouret, responsable régional - R&S - Aquitaine-Limousin/Poitou-Charentes,

Annie Lahmer, conseillère régionale - EELV,

Didier Lassauzay, syndicaliste,

Ben Lefetey, militant écologiste et altermondialiste,

Didier Le Reste, maire-adjoint 10ème arrondissement de Paris - PCF/FdG,

Thierry Lescant, syndicaliste,

Isabelle Lorand, chirurgienne, exécutif national - PCF,

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice, bureau national - PS,

Nöel Mamère, député écologiste,

Jean-Claude Mamet, Ensemble !,

Marc Mangenot, Fondation Copernic,

Bénédicte Manville De Cecco, conseillère régionale Ile de France - EELV,

Philippe Marlière, politiste,

Claude Martin, syndicaliste,

Myriam Martin, porte-parole - Ensemble !,

Christiane Marty, féministe,

Gus Massiah, altermondialiste,

Pierre Ménard, responsable - Convergence nationale Rail,

Roland Merieux, Ensemble !,

Claude Michel, syndicaliste.

Btissam Mnari, animatrice collectif Stop 3 CDD,

Ricardo Montserrat, auteur dramatique, scénariste,

René Monzat, journaliste, Espace Marx,

Gérard Mordillat, auteur, cinéaste,

Marie-Thèrése Mutin, éditrice, ancienne députée européenne,

Dominique Noguères, avocate, militante des droits de l’Homme,

Willy Pelletier, Fondation Copernic,

Jean-François Pellissier, porte-parole – Ensemble !,

Loïc Pen, urgentiste, comité de défense de l’hôpital,

Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon,

Jean-Claude Petit, compositeur, chef d’orchestre,

Claire Pessin Garric, militante associative de l'éducation populaire,

Serge Regourd, professeur des universités,

Jean-Michel Sala, syndicaliste,

Nicolas Sansu, député-maire de Vierzon - PCF/FdG,

Pierre Santini, comédien,

Baptiste Talbot, syndicaliste,

Eric Thouzeau, conseiller régional Pays de Loire - PS,

Claude Touchefeu, conseillère municipale Toulouse - PS,

Stéphanie Treillet, Ensemble !

Guy Tresallet, syndicaliste,

Maryse Tripier, sociologue de l’immigration

Aurélie Trouvé, économiste, conseil scientifique - ATTAC,

Raymond Vacheron, syndicaliste,

Marie-Christine Vergiat, députée européenne - Front de Gauche,

Marie Pierre Vieu, éditrice, exécutif national - PCF,

Emmanuel Vire, syndicaliste.

Anne Weber, directrice de recherche émérite – CNRS.

Ensemble, favoriser l'irruption citoyenne pour construire l'alternative: l'appel des 100 du 1er Mai

" L'appel des cent, une nouvelle initiative à gauche" (Le Monde, 1er mai 2016)

Une centaine de personnalités du monde politique, associatif et syndical lance dimanche 1er Mai « l’appel des cent », présenté comme une alternative de gauche au parti socialiste (PS) en vue des élections futures. « Nous voulons contribuer à la transformation de notre société, par la remise en cause du productivisme et du consumérisme, par la redistribution des richesses (…), à l'alternative aux politiques menées actuellement et sous les quinquennats précédents », lit-on dans le texte selon Le Journal du dimanche qui en a obtenu une copie.

L’ancienne conseillère régionale communiste Marie-Pierre Vieu, qui accompagne le projet depuis le début, a confié à France 3 : « C’est une critique de gauche de la politique gouvernementale. De maintenant jusqu’à la fin juin, nous allons organiser des débats et des forums dans les grandes métropoles et dans les départements. Il s’agit d’établir un cahier des charges des problèmes à régler et de faire des propositions phares pour sceller un rassemblement à gauche. »

Distribué dans les cortèges Des personnalités comme Clémentine Autain (Front de gauche) ou Olivier Dartigolles (PCF) soutiennent le texte, aux côtés des députés écologistes Noël Mamère, Sergio Coronado ou Karima Delli.

Les socialistes Marie-Noëlle Lienemann et Gérard Filoche sont également signataires, ainsi que la militante féministe Caroline De Haas, selon France 3.

Le texte du manifeste devrait être distribué dans les cortèges du 1er Mai sous forme de tract. Cette nouvelle initiative intervient près de trois mois après celle des partisans d’une primaire à gauche, emmenés notamment par les écologistes Yannick Jadot et Daniel Cohn-Bendit et l’économiste Thomas Piketty.

Lire l'appel en pièce jointe

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 13:14
Le point sur le passage du projet de loi El Khomri au Parlement au 2 mai 2016

Sur Médiapart:

Le texte tel qu'il arrive à l'Assemblée nationale
"La loi sur le travail a subi une première révision cosmétique, avant d'être enrichie par les annonces de Manuel Valls en direction de la jeunesse. La commission des affaires sociales a ajouté son grain de sel, retirant encore quelques points fâcheux, sans toucher au cœur de la loi."

Le projet de loi travail à l’épreuve des députés
http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/05/02/la-loi-travail-a-l-epreuve-des-deputes_4912007_823448.html

Loi Travail. El Khomri "refuse de faire planer la menace du 49-3"... Et on la croirait?
http://www.ouest-france.fr/economie/emploi/loi-travail/loi-travail-el-khomri-refuse-de-faire-planer-la-menace-du-49-3-4203059

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 05:46
le philosophe Jacques Rancière à propos de Nuits debout: "la transformation d'une jeunesse en deuil en une jeunesse en lutte" (Médiapart)

Jacques Rancière: «La transformation d’une jeunesse en deuil en jeunesse en lutte»


"Place de la République, 28 avril 2016 © JC Le philosophe Jacques Rancière, penseur de l’égalité, réfléchit à ce que dessinent le mouvement « Nuit Debout » et la mobilisation contre la loi sur le travail, à ce qui les porte, mais aussi à ce qui peut les limiter. Entretien."

A lire aussi, cet article du Monde:

Un mois après, Nuit debout est toujours dans la place
http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/04/30/un-mois-apres-nuit-debout-est-toujours-dans-la-place_4911314_3224.html

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 05:00

Carlos Ghosn, ou le cynisme de l'oligarchie

"« Ce n’est pas aux actionnaires de décider la rémunération du président. » Le conseil d’administration de Renault résume la réalité des dirigeants des multinationales : comptables de rien, ni à l’égard de personne. Où est donc la gouvernance d'entreprise si chère au libéralisme?"

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