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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 08:38

Fabien Roussel invité de Questions politiques sur France Inter et France Info TV

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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 06:32
Dans ce monde si peu enclin à laisser vivre le pluralisme des média, cet oxygène démocratique, l'Humanité est vraiment un combat quotidien. Merci à Patrick Le Hyaric d'avoir consacré deux décennies de sa vie à le faire vivre contre vents et marées. Plein succès à Fabien Gay pour cette nouvelle page à écrire.
D'ores et déjà, soutenons le journal en continuant à acheter ces bons de soutien de la Fête de l'Humanité qui permettront d'atteindre l'équilibre financier de la Fête mis en péril par la pandémie.
Patrick Le Hyaric passe la main à la tête de l'Humanité, Fabien Gay devrait devenir son nouveau directeur(L'Humanité, 27 septembre 2021)
Patrick Le Hyaric passe la main à la tête de l'Humanité, Fabien Gay devrait devenir son nouveau directeur(L'Humanité, 27 septembre 2021)
Patrick Le Hyaric passe la main à la tête de l'Humanité, Fabien Gay devrait devenir son nouveau directeur(L'Humanité, 27 septembre 2021)
Le directeur de l’Humanité passe la main
Lundi 27 Septembre 2021 - L'Humanité

Patrick Le Hyaric a annoncé, samedi, son départ des fonctions de directeur et de président du directoire du journal de Jaurès. Le sénateur Fabien Gay, ancien directeur de la Fête de l’Humanité, devrait lui succéder.

Une nouvelle page s’ouvre pour le journal de Jaurès. Après 21 années consacrées à la défense et au développement de l’Humanité, son directeur Patrick Le Hyaric a publiquement annoncé son départ ce samedi. L’occasion de revenir sur ces deux décennies marquées par un engagement de chaque instant pour la survie du groupe. « J’ai exercé mes fonctions avec les équipes de L’Humanité dans des contextes difficiles, avec la profonde crise de l’Humanité des années 1998-2000 et alors que les mutations de la presse écrite n’ont jamais cessé. Nous avons dû procéder par trois fois au sauvetage de l’Humanité durant ces 20 années », a-t-il rappelé. Mais aussi – surtout – deux décennies marquées par un attachement indéfectible à ce « combat quotidien ». « L’Humanité est un trésor que nous lègue le mouvement ouvrier et communiste. Il est le seul journal de cette nature dans le monde capitaliste, un journal d’inspiration, de combat et de création communiste », a salué celui qui en est encore directeur pour quelques jours, devant les membres du Conseil national du PCF qui lui ont réservé de chaleureux remerciements.

Pour lui succéder, le sénateur Fabien Gay, ancien directeur de la Fête de l’Humanité, est proposé. Une décision qui sera soumise au Conseil de surveillance de l’Humanité, mercredi 29 septembre. « Nous continuerons à faire de l’Humanité un journal ouvert sur la société, avec des informations qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, qui fait vivre nos valeurs, montre l’actualité sous un autre angle, la décrypte et la rend accessible au plus grand nombre. Et ce avec tous les défis qui nous attendent avec toutes ses équipes », explique Fabien Gay.

Un nouveau visage pour de nouveaux et nombreux défis, après les secousses qui ont conduit le groupe à l’élaboration d’un plan de continuation, sous la surveillance du tribunal de commerce. Défi, d’abord, au vu du climat politique dans lequel s’amorce la campagne présidentielle. « La controverse et le combat idéologique glissent dangereusement vers les thèses et thèmes de la droite et de l’extrême droite. Celles-ci marquent des points quotidiens en bénéficiant des moyens d’information et de communication modernes et puissants, détenus en France par désormais neuf familles du monde capitaliste », pointe Patrick Le Hyaric, estimant que « les nouvelles concentrations capitalistiques – comme en témoignent la fusion TF1-M6 ou le rachat du groupe Lagardère par Vivendi-Bolloré afin de fusionner CNews et Europe 1 – visent à la fois la recherche d’une rentabilité augmentée mais aussi une efficacité nouvelle dans le combat idéologique pour les droites ». Défi, aussi, face à la crise de la presse – « son chiffre d’affaires est passé de 10,8 milliards d’euros en 2007 à 6,8 milliards euros en 2017 » - ; la hausse des coûts de productions, de l’impression au papier en passant par la distribution avec « une stratégie inquiétante de la Poste qui délaisse la distribution journalière » ; la diminution du nombre de marchands de journaux ou encore le « pillage des investissements et des recettes publicitaires par les géants du numérique ».

Face à de tels enjeux, les équipes de l’Humanité sont d’ores et déjà au travail au sein d’un « groupe de presse intégrant un quotidien, un magazine, une plate-forme numérique, des hors-séries, un pôle évènementiel, auxquels s’ajoutent deux revues, Travailler au futur  et La Terre  ». « Nous avons engagé un important travail depuis plusieurs mois visant la rénovation de l’Humanité et l’Humanité Dimanche  », a fait savoir Patrick Le Hyaric. Ces journaux « repensés, modernisés, plus incisifs dans la bataille idéologique, tout en donnant plus et mieux la parole à celles et ceux qui travaillent, souffrent, agissent, créent dans les quartiers populaires, les villages, les entreprises, et au monde de la création et de la culture » sont attendus dans les prochains mois. Quant à la Fête de l’Humanité, après le succès de l’édition 2021, son déménagement vers le département de l’Essonne en septembre 2022 doit être « l’occasion de la repenser, de la rénover, de l’enrichir, de lui donner un nouvel attrait ». À l’instar du combat mené lors des deux décennies écoulées, il s’agit, en somme, de faire mieux encore de l’ensemble de ces titres des outils « contre la domination du capital et contre les idées inégalitaires, nationalistes et d’extrême droite ».

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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 06:11
Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône

Ouest-France, lundi 27 septembre:

Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône:

" Le Premier Ministre a officiellement annoncé, jeudi 8 septembre, le report, une énième fois, de la loi Grand Âge. c'est-à-dire son abandon par cette majorité. L'abandon d'un texte, mais aussi l'abandon de tant de femmes et d'hommes qui ont besoin de la solidarité nationale et de la protection sociale.

Cette loi était pourtant attendue depuis de nombreuses années par le mouvement associatif, par le mouvement syndical, par les différents acteurs, par les salariés, dans toute la société. Cette attente n'allait pas sans crainte, s'agissant de cette majorité, mais elle se manifestait par des revendications fortes. D'ailleurs, des ateliers, des séminaires ont été organisés pour entendre les analyses et propositions.

Déjà, en 2018, alors que je défendais une proposition de loi "Pour une reconnaissance sociale des aidants", celle-ci avait été rejetée par le gouvernement sous prétexte d'une future grande loi sur l'autonomie qui allait tout remastériser, on allait voir ce qu'on allait voir. En 2021, une "cinquième branche" a été créée pour, prétendument, répondre aux enjeux de l'autonomie. J'avais dénoncé, en plus d'un découpage de la Sécurité sociale, une coquille vide et une opération marketing sans suites.

"Des mirages dans le désert de la Macronie".

Avec une gêne visible, tout en nous vantant le caractère "historique" de cette mesure dite "sociale", on m'avait renvoyé vers cette fameuse "grande" loi qui viendrait remplir le grand vide. Nous voici avec une non-loi. Comment être surpris? Les mesures "sociales" sont définitivement des mirages dans le désert de la Macronie. C'est la rigueur budgétaire qui est à l’œuvre, le choix résolu des politiques libérales au détriment du bien-être des femmes et des hommes. 

On confie toujours plus au marché la réponse aux besoins fondamentaux de santé tout au long de la vie. Il faudrait savoir si la santé est un droit, une priorité, un bien commun. Si oui, alors la Sécurité sociale et le service public doivent connaître un nouvel élan, et la question de l'autonomie doit être un grand chantier.

La crise sanitaire a mis en évidence le manque criant de mobilisation et d'engagement public pour protéger nos aînés, avec une forme de relativisme pour les personnes entrées dans ce qu'on appelle le grand âge. Le pari est fait de renvoyer aux solidarités familiales, et notamment aux aidants, un accompagnement qui est une immense question sociale. Et les personnels du secteur font entendre depuis si longtemps leur souffrance, leur colère, leurs revendications. C'est intenable.

Avec ce mauvais film sur l'autonomie, le "en même temps" apparaît ainsi pour ce qu'il est: du double langage. Ce sera l'une des marques du quinquennat antisocial.

Aujourd'hui, comme beaucoup, je suis en colère. Il est urgent et nécessaire de prendre des mesures fortes pour protéger et accompagner les personnes en perte d'autonomie. Il est urgent de créer des structures d'accompagnement et d'accueil dans le cadre d'un grand service public de l'autonomie, de permettre à chacune et à chacun de bénéficier de droits.

A cet endroit, prospère une crise sanitaire et sociale aiguë. Une crise anthropologique. Parler d'autonomie, c'est parler de liberté, d'émancipation et de solidarité.

Prendre soin de l'humain tout au long de la vie, ce n'est pas une préoccupation annexe, c'est un grand geste qui structure un projet de société".

 

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 09:40

Emmanuel Macron vient de décréter que Paul Quilès était un grand serviteur de l'état. Unanimement les médias ont présenté celui-ci comme directeur de campagne de Mitterrand en 1981, puis ministre de l'intérieur et de la défense.

Mais une période a volontairement été occultée. Celle où il fut nommé ministre des PTT par Mitterrand et Rocard en 1988.

Un an après il débutait la casse de cette administration dans le seul but de satisfaire les appétits des capitalistes, notamment des fonds de pension. France Télécom était pour eux une véritable mine d'or.

Malgré la lutte de milliers de salariés avec la CGT et FO (la CFDT s'étant joint aux socialistes pour cette triste besogne), la privatisation sera finalisée par Lionel Jospin en 1997.

Énorme trahison! car le 29 avril était signé (accord PS-PCF) l'arrêt de la privatisation.

La suite sera désastreuse. Des milliers de suppressions d'emplois, un climat délétère, du mal être et des suicides.

Enfin! la justice condamnera les patrons à de la prison ferme.

Nous voyons aujourd'hui que les profits des Bouygues, Drahi, Niel, les ont hissé au sommet du CAC 40.

Et pendant ce temps là les recettes de l'état se sont amenuisées et la dette s'aggravera.

Le budget des PTT ne sera plus la vache à lait du budget de l'état.

Pour toutes ces raisons on est en droit de dire que P.Quilès a été un serviteur du grand capital.

Michel Lespagnol

 

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 09:06

 

Comment créer une sécurité sociale de l’alimentation ? Dominique Paturel, chercheuse à l’Inrae de Montpellier, Jean-Claude Balbot, éleveur retraité dans le Finistère, et Bernard Friot, économiste et sociologue, ont débattu de cette idée à l’Agora.

Le système agro-industriel dysfonctionne. D’un côté, les files de l’aide alimentaire s’allongent toujours plus. Huit millions de Français y ont recours pour remplir leur assiette. De l’autre, l’agriculture surproduit et ne rémunère pas ses travailleurs. Entre les deux, le système de transformation et de distribution fait son beurre. Comment alors rendre accessible une alimentation saine à l’ensemble de la population ?

Depuis 2019, des collectifs de paysans, chercheurs et militants travaillent sur l'idée d'une sécurité sociale de l’alimentation, sur le modèle de ce qui a été construit pour la santé au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Un débat à l’Agora de la Fête de l’Humanité a permis d’en poser les enjeux et d’en envisager les contours.

 

Pourquoi l’aide alimentaire n’est-elle pas une réponse au droit à l’alimentation, qu’est-ce qui cloche dans les dispositifs existants ?

 

DOMINIQUE PATUREL La filière de l’aide alimentaire a été mise en place, en France, au milieu des années 1980. Je parle bien de filière, dans la mesure où elle s’appuie sur le système productiviste. C’est la surproduction qui approvisionne l’aide alimentaire, et celle-ci bénéficie de produits fabriqués spécifiquement pour l’industrie. C’est une vraie impasse démocratique. Penser que l’accès à l’alimentation d’environ 8 millions de personnes dépend de cette filière pose beaucoup de questions démocratiques. Cela signifie qu’une partie de la population est assignée à manger de cette façon. C’est une vision étrange de l’application du droit à l’alimentation, et c’est pour cela que nous proposons de créer un droit à l’alimentation durable, qui intègre le droit de choisir ce que l’on mange. La deuxième chose à souligner, c’est que le principe de droit à l’alimentation, reconnu à l’échelle internationale dans le cadre des droits humains, ne remet pas en cause les accords de l’Organisation mondiale du commerce, par exemple. Il permet donc de continuer à considérer l’alimentation comme une marchandise comme les autres, et cela aussi, c’est à changer.

 

Du côté des paysans, comment est née l’idée d’une sécurité sociale de l’alimentation, de quel constat êtes-vous partis ?

JEAN-CLAUDE BALBOT Le réseau Civam (Centre d’initiative pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) se réclame d’une agriculture de qualité, garantie par des labels de toute sorte. Or, vers la fin des années 2000, nous avons réalisé que nous ne nourrissions que 10 % de la population, et encore les bons jours. Autrement dit, nous avons créé un système que nous ne maîtrisions pas, soit par négligence, soit, pour certains, par adhésion au fait qu’il existe une élite qui doit pouvoir bien se nourrir, soit, pour quelques autres dont je fais partie, par inattention. La question qui a immédiatement suivi ce constat a été : mais alors, où se nourrissent ceux que nous ne voyons pas, ceux qui ne fréquentent pas nos fermes, nos marchés, les coop bio ? Ces lieux leur sont interdits. C’est un grand mot mais, dans les faits, le modèle industriel de production assigne à chacun une place, au consommateur autant qu’au producteur. L’environnement est vu comme un support de la production, et la société comme un moyen de l’absorber. L’objectif, c’est de proposer à l’ensemble de la société un modèle de socialisation de l’alimentation et d’agriculture, depuis la production, jusqu’à la mise en marché. C’est comme cela que l’on pourra s’imaginer avoir suffisamment de force pour réformer profondément ce complexe agro-industriel qui nous est imposé.

 

Comment pourrait fonctionner cette sécurité sociale de l’alimentation ?

BERNARD FRIOT Depuis le confinement, nous sommes témoins du caractère scandaleusement bas des salaires des travailleuses – parce qu’il s’agit souvent de femmes – et des travailleurs les plus importants. Il est clair qu’il faut augmenter le Smic. Comment le faire bien ? En reprenant ce qui a été fait dans les années 1960 avec le régime général de la Sécurité sociale, c’est-à-dire cette façon qu’ont eue les communistes, en 1946, de subvertir la Sécurité sociale. Car, à la base, c’est une invention patronale, destinée à affaiblir les organisations ouvrières. En 1945, il existe plus de 1 000 caisses de sécurité sociale, et des quantités de régimes et de branches différents. En 1946, les communistes vont unifier tout cela à travers le régime général de Sécurité sociale. Des travailleurs élus sur des listes syndicales participent à sa gestion. Il est financé par un taux de cotisations interprofessionnelles unique, que les patrons sont obligés de respecter. De fait, jusque dans les années 1960, avant que les travailleurs ne soient éliminés de la gestion du régime général par de Gaulle, la socialisation du salaire échappe aux initiatives patronales. Cela a permis de créer un accès universel aux soins. Les salaires ont augmenté non pas via de l’argent versé sur le compte postal du travailleur, mais par de l’argent destiné à être dépensé auprès de professionnels de santé conventionnés. Et c’est un point capital : on a sorti le soin du marché. C’est précisément ce que nous voulons faire avec la sécurité sociale de l’alimentation. Nous pouvons aujourd’hui socialiser les salaires, augmenter le Smic de 500 euros, versés sur la carte Vitale et destinés à être dépensés auprès d’acteurs alternatifs à l’agrobusiness. Il faut sortir ces derniers de la marginalité, et cela suppose de créer une institution macroéconomique, et de lui consacrer des moyens. Nous avons calculé : cela coûterait autour de 120 milliards d’euros par an.

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 08:46

 

Lors du conseil national, ce week-end, les communistes ont fixé des rendez-vous pour l’emploi et le pouvoir d’achat. Entretien avec leur porte-parole.

Pas question de laisser l’extrême droite faire le buzz, pour le PCF, qui a tenu son conseil national ce week-end. « Nous voulons mettre la question sociale et écologique au cœur de la présidentielle, pointer la responsabilité du capitalisme, avec l’ambition de prendre le pouvoir sur l’argent », résume son secrétaire national et candidat, Fabien Roussel. Son directeur de campagne détaille les modalités de cette « contre-offensive ».

Comment imposer les questions sociales dans la campagne ?

IAN BROSSAT L’extrême droite veut kidnapper la présidentielle. Regardez le décalage. Qu’est-ce qui préoccupe les Français ? La santé, l’école, le pouvoir d’achat. De quoi parle-t-on à la télé ? Du prénom de nos enfants et d’autres débats ineptes. Disons-le clairement : la haine ne remplit pas le frigo, elle ne paie pas les factures non plus. C’est sur l’emploi et les salaires que le débat doit porter. Nous voulons lancer une contre-offensive tous azimuts. D’abord avec une semaine de mobilisation sur le travail et le pouvoir d’achat partout en France, du 9 au 16 octobre, et, fin novembre, une grande journée à Paris avec un meeting de Fabien Roussel. Ensuite avec les Rencontres des jours heureux. Il s’agira pour notre candidat d’aller à la rencontre des Français lors de sept grandes réunions publiques pour présenter nos engagements et en débattre de façon directe et franche. Elles porteront sur l’agriculture et la ruralité, l’éducation, l’hôpital, l’évasion fiscale… Enfin, nous allons créer partout des comités des jours heureux pour multiplier les initiatives et remettre la question sociale au premier plan.

Quelles propositions avancez-vous ?

IAN BROSSAT Le gouvernement veut faire croire qu’avec la croissance le problème du chômage serait derrière nous. La réalité, c’est qu’on continue à compter 6 millions de chômeurs. Et que la croissance, pour les Français, c’est d’abord celle des factures qui s’envolent. Par ailleurs, la France est devenue un pays de bas salaires qui ne permettent plus de vivre dignement de son travail. C’est pourquoi nous proposons l’augmentation du Smic à 1 800 euros brut, soit plus 15 %, et une hausse globale des salaires. L’État doit montrer l’exemple. Il faut en finir avec le gel du point d’indice des fonctionnaires qui provoque, notamment dans l’enseignement, une crise des vocations. Nous défendons donc une augmentation de 30 %, à commencer par les catégories C. Cela représente 60 milliards d’euros. Mais, avant d’être un coût, c’est un investissement pour l’avenir absolument nécessaire.

Sur l’emploi, le PCF veut changer de logiciel, en quoi cela consiste-t-il ?

IAN BROSSAT Nous avons fini par nous habituer à vivre dans une société où une part de la population reste sur le bord de la route. Nous sommes animés par une conviction : c’est le travail qui confère à chacun sa dignité, sa place dans la société. Je sais que c’est un débat qui traverse la gauche. Mais, pour le dire simplement, au revenu universel, nous préférons le travail universel : bâtir une société dans laquelle tout le monde a accès à un travail bien rémunéré avec de bonnes conditions d’exercice. Nous voulons une société où ce droit au travail est garanti. Pour cela, nous préconisons un nouvel âge de la Sécurité sociale avec ce que nous appelons une sécurité d’emploi et de formation qui, comme son nom l’indique, garantit à chacun un emploi ou une formation avec maintien de sa rémunération. C’est possible, à la condition de prendre la main sur la finance : moins de spéculation, plus d’argent pour l’emploi et les salaires.

 

 

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 08:32
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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 08:36
Le 25 septembre 2021 : Mobilisation générale pour la paix

Canicules, sécheresses, inondations, famines, épuisement des ressources naturelles : notre planète, la flore, la faune et êtres humains de tous les continents souffrent comme jamais de l'exploitation à outrance des matières premières par les multinationales, de la course à la rentabilité des exploitations agricoles, de l'agressivité des accords de libre-échange, de la pollution des écosystèmes, des terres, des mers, de l'air. « Le capital, disait K.Marx, épuise deux choses, le travailleur et la nature » , cela n'a peut-être jamais été aussi vrai.

Ces déséquilibres aggravent les tensions, les conflits, alimentent les risques de guerres et... boostent les ventes et dépenses d'armement !

Les pays occidentaux, membres de l'OTAN, concentre l'essentiel des dépenses militaires qui sont passées de 1 144 milliards en 2001 à près de 2 000 milliards en 2020.

A eux seuls, les Etats-Unis représentent près de la moitié des dépenses mondiales ! La vente récente de sous-marins à propulsion nucléaire à l'Australie par Washington conduira inéluctablement à une escalade.

C'est le surarmement qui rend le monde plus dangereux

La situation internationale ne cesse de se dégrader. Les crises sanitaires, sociales,, économiques, écologiques, politiques creusent les inégalités et attisent les violences. Elles hypothèquent les conditions de vie sur terre. Les logiques néolibérales de profits et de puissance sont à la base de ce monde dangereux et provoquent toutes les formes d'insécurité humaine.

Il faudrait se préparer à la guerre, multiplier les dépenses d'armement, les conflits préventifs afin de défendre notre sécurité menacée. La droite et l'extrême droite nourrissent un discours fondé sur la manipulation, les peurs, le ressentiment, l'exaltation de l'identité. Cela alimente une vision hiérarchisée du monde dans laquelle une petite oligarchie de puissances décide pour les autres, hors des Nations Unies, c'est insupportable.

Dans le sillage des Etats-Unis, la France n'est pas en reste. E. Macron fait de la « défense européenne », adossée à l'OTAN, le coeur de la renaissance du projet européen néolibéral et considère que le commerce des armes est un élément de compétitivité de notre pays.
Paris, comme l'exige l'OTAN, a doublé ses crédits consacrés à l'arme nucléaire dont nul ne sait très bien, aujourd'hui, quelle perspective stratégique donne encore sa vertu dissuasive à une telle arme.

D'autres choix stratégiques et diplomatiques

Alors que les crises plongent le monde dans la tourmente, se faire la guerre est une folie.
Il est temps de la délégitimer. La course aux armements ne permet pas d'assurer la sécurité des citoyens. Les guerres se sont multipliées (Libye, Syrie, Irak, Yémen, Afghanistan, Sahel...) et pourtant la solution militaire est un échec total. Toutes les interventions extérieures conduites par les occidentaux sous l'égide de l'OTAN sont des échecs comme en témoigne la débâcle américaine dans sa « guerre contre le terrorisme » à Kaboul, renforçant l'islamisme radical en Asie et en Afrique.

Les instruments militaires ne sont plus décisifs pour gagner une guerre et résoudre des crises enracinées dans la défaillance d'Etats corrompus, prédateurs, brutaux et insensibles aux besoins des populations. On ne combattra pas la souffrance humaine avec des canons !

Le « Défi des Jours Heureux »

Fabien Roussel, candidat communiste à l'élection présidentielle, défend une tout autre vision des relations internationales et de la politique de la France dans le monde dont les mots d'ordre devraient être conquêtes sociales, justice économique et climatique, souveraineté des peuples, solidarité internationale : en un mot, la PAIX. Le réalisme est de ce côté.

La grave crise diplomatique liée à la rupture du contrat entre la France et l'Australie devrait interroger Paris sur sa stratégie industrielle et diplomatique. Engoncée dans l'atlantisme, ayant réintégré le commandement intégré de l'OTAN et célébré avec empressement l'élection de J. Biden, la France semble découvrir que la notion d'alliance, notamment l'Alliance Atlantique, n'a plus de sens dans un monde où la guerre froide n'existe plus. Il faut en sortir et créer des cadres communs de coopération et de sécurité collective qui renforcent les solidarités entre les peuples et les nations.

Les Etats-Unis ont entrepris une révision stratégique mais n'ont pas renoncé pas à l'idée d'hégémonie.
Ils entendent jeter toutes leurs forces dans la confrontation avec la Chine et assumer le leadership dans la zone Indo-Pacifique. Dans cette croisade, menée avec l'OTAN, Washington noue de nouvelles alliances avec le pacte AUKUS (Australie, Royaume-Uni, Etats-Unis) et tente d'entraîner des Européens réticents. Paris, tout en exprimant des réserves lors du dernier sommet de l'OTAN, espérait être à la table des convives, mais elle vient de subir une rebuffade humiliante. Le camouflet est d'autant plus grand que la vente d'armes occupe une place centrale dans la politique étrangère de la France. Le message adressé depuis longtemps par B. Obama, D. Trump et maintenant J. Biden est clair : seuls priment les intérêts étasuniens. Un autre chemin est possible.

La France et l'Union européenne doivent en tirer toutes les conséquences. La confrontation avec la Chine est une impasse, les Européens et Pékin ont besoin de se parler, d'agir ensemble, de nouer des coopérations notamment sur la gestion des biens communs de l'humanité : santé, climat biodiversité... Paris et les autres capitales européennes doivent cesser d'épouser la stratégie américaine et sortir de leur relation toxique à l'OTAN. Elles doivent également renoncer à constituer un « pôle européen de défense » adossé à l'OTAN. Washington n'hésitera pas à infliger le même revers à cette stratégie. L'issue est de renforcer l'indépendance et la souveraineté de la France et de l'Europe, de sanctuariser leurs industries de défense par des coopérations en vue de bâtir une sécurité collective en Europe.

La paix au cœur des alternatives pour l'humanité

La paix est un projet politique au cœur des luttes émancipatrices. Le politique doit primer sur la force pour que la paix devienne un projet global pour l'humanité. La paix répond à l'urgence climatique et à l'exigence de justice pour bâtir des logiques de coopération, de partage, d'entraide et de solidarité. Cela ne peut pas se concevoir sans démilitarisation du monde et une diminution drastique des dépenses d'armement.
Dans ces luttes, les peuples ont besoin de l'Organisation des Nations Unies, du multilatéralisme et d'une culture de la paix pour remettre en cause le commerce des armes, dissoudre l'OTAN et mettre en place des cadres communs de coopération et de sécurité collective. La France doit ratifier le Traité d'Interdiction des Armes Nucléaire (TIAN) pour un monde sans armes nucléaires.

Parce que la paix est au cœur de notre combat, les communistes se mobilisent pour la réussite, dans toute la France, des rassemblements du 25 septembre 2021

→ Pour trouver le lieu de rendez-vous dans votre département : https://www.collectifpaix.org

TRACT NATIONAL DU PCF : ICI

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 05:35
Pierre Laurent: Je n'ai pas de mots...
Je n'ai pas de mots.
Pas de mots pour qualifier les images de réfugiés haïtiens traqués au lasso par des garde-frontières américains. Pas de mots pour nommer l’innommable. Pas de mots pour sonder ce gouffre où l'humanité se meurt.
Le monde en serait donc là ? Après des années de complaisance envers les pires thèses xénophobes, où le migrant est une menace, le pauvre un incapable ou un assisté, le musulman ou l'Afghan martyrisé un terroriste, on en est donc arrivé là ? Un monde où les premiers de cordée, qui répètent ne pouvoir "accueillir toute la misère du monde", se servent de leur corde comme un lasso pour traquer les damnés de la terre ?
Je n'ai pas de mots, car les mots n'existent pas.
Leur absence nous confronte à un impératif catégorique : ce monde est à repenser de fond en comble, dans ses politiques sociales, dans ses répartitions des richesses dans chaque pays comme à l'échelle planétaire, dans ses relations internationales, dans ses coopérations à réinventer, dans son sens de l'humain, de la démocratie, de l'égalité entre les peuples et les femmes et les hommes qui les composent.
Nous mettons sur cette recréation le mot de "communisme".
Chacun·e, selon sa sensibilité, pourra y mettre ses propres aspirations, son propre rêve.
George Sand les exprimait ainsi : "«En attendant qu’on ait résolu le problème d’une éducation commune à tous, et cependant appropriée à chacun, attachez-vous à vous corriger les uns les autres. Vous me demandez comment? Ma réponse sera courte: en vous aimant beaucoup les uns les autres".
Notre rêve commun est une humanité émancipée et libre, un monde dans lequel plus aucune domination ne pourra avoir cours.
Créons ensemble ce monde sur lequel, enfin, les mots refleuriront.
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21 septembre 2021 2 21 /09 /septembre /2021 06:13
Gérard Sadik - La Cimade: On peut craindre que les expulsions de réfugiés afghans reprennent (L'Humanité, 20 septembre 2021)
Gérard Sadik, la Cimade : « On peut craindre que les expulsions d'Afghans reprennent »
Lundi 20 Septembre 2021

Plus d’un mois après la prise de Kaboul par les talibans, Gérard Sadik, en charge de l’asile à la Cimade, revient sur la situation ambivalente des Afghans exilés en France et en Europe.

 

Où en est-on de la prise en charge des exilés afghans arrivés en France cet été après la prise de Kaboul par les talibans ?

Gérard Sadik: responsable national de la thématique Asile de la Cimade.

Gérard Sadik Les autorités les ont d’abord placés dans des hôtels pour l’isolement prophylactique prévu pendant dix jours, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Trois ont fait l’objet de mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas) parce qu’ils étaient soupçonnés d’être talibans. La première semaine, un dispositif a été improvisé en Île-de-France impliquant plusieurs opérateurs institutionnels et associatifs. Ceux qui sont arrivés la semaine suivante ont été orientés vers d’autres régions. On enregistre maintenant les demandes d’asile. Ceux qui ne le souhaitent pas disposent tout de même d’un récépissé de trois mois. Les demandeurs ne sont pas obligés de passer par la procédure classique de la plateforme téléphonique de l’Office français de l’intégration et de l’immigration (Ofii). Une fois leur dossier enregistré, ils sont orientés vers des structures d’hébergement du dispositif national d’accueil et seront rapidement convoqués à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Ensuite, ça devrait bien se passer pour eux. Ils passent devant les 18 410 autres demandeurs d’asile afghans qui étaient là avant.

La France n’est-elle pas assez protectrice à l’égard de ces derniers ?

Gérard Sadik Les Afghans sont la première nationalité de demandeurs d’asile en France, mais aussi le « stock » le plus important de dossiers pendants. On reste à un taux d’accord de protection de l’ordre de 85 %, c’est important. Mais on compte entre 6 000 et 10 000 demandeurs dublinés (procédure consistant à renvoyer les demandeurs d’asile dans le pays par lequel ils sont entrés en Europe, selon le règlement de Dublin – NDLR). Ils viennent d’autres pays européens et doivent attendre, quand ils ne sont pas transférés vers ces pays, dont certains n’hésiteront pas à les expulser vers l’Afghanistan dès que les vols ne seront plus suspendus. En France, ils ont normalement droit à un hébergement et aux conditions matérielles d’accueil. Mais une grande partie d’entre eux sont considérés « en fuite » parce qu’ils ne se sont pas rendus à un rendez-vous, parce qu’ils ont refusé de faire un test PCR ou pour tout autre motif. L’Ofii leur coupe alors automatiquement les conditions matérielles d’accueil. On les retrouve dans les campements qu’on connaît. Se pose aussi la question des familles des protégés afghans. La plupart ont engagé des procédures de réunification familiale qui n’ont pas été traitées. Aujourd’hui, les familles sont coincées là-bas. Sans compter certains réfugiés qui ont pris le risque de perdre leur protection en France pour aller chercher leur famille en Afghanistan et se retrouvent maintenant bloqués.

Ne doit-on pas craindre, en outre, à la suite des dernières déclarations de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), que la France accorde moins de protection à ceux dont les demandes d’asile n’ont pas encore été traitées ?

Gérard Sadik La CNDA a considéré, quinze jours après la victoire surprise des talibans, que la guerre civile en Afghanistan était finie. C’est aller vite en besogne. Entre 2017 et 2020, elle appliquait la « jurisprudence Kaboul », qui considérait que le simple fait d’arriver de la capitale afghane donnait droit à une protection. Cette jurisprudence ne s’applique plus depuis l’été dernier. Et maintenant la CNDA décrète qu’elle n’accordera plus de protection subsidiaire aux Afghans de façon automatique, mais affirme qu’elle attribuera plus de statut de réfugié  relevant de la convention de Genève.

Une protection plus difficile à obtenir…

Gérard Sadik La question est surtout de savoir quel degré de personnalisation va être appliqué aux demandes. C’est une donnée variable. Dans certains cas, on fait de la détermination de groupe. C’est-à-dire qu’en fonction du groupe social ou de la région d’origine, on peut considérer qu’une personne risque plus ou moins des persécutions, donc accorder massivement des statuts de réfugié. Mais le ministère de l’Intérieur ne veut pas de ça. Il craint que cela n’ait l’effet d’une pompe aspirante pour les Afghans déboutés du droit d’asile ailleurs en Europe, si tous les pays européens n’appliquent pas cette même détermination de groupe. On peut estimer à 400 000 le nombre de demandeurs d’asile afghans en Europe, pour un taux d’accord de 70 % environ. Que fait-on des 150 000 personnes déboutées ? En Grèce, elles sont enfermées avec la promesse d’être renvoyées vers la Turquie. En France, on peut s’attendre, d’ici quelque temps, à ce qu’il y ait plus de rejet. On ne renverra pas immédiatement ces demandeurs à Kaboul. C’est impossible. Mais si tout se normalise et qu’en ouvrant des relations diplomatiques on reconnaît un gouvernement taliban, les vols reprendront, donc la possibilité d’expulsions.

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