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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 09:18

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé fin mars une nouvelle augmentation record de la température terrestre pour l'année 2016. Plus 1,1°C par rapport à l'époque industrielle, battant le record de 2015.

On a constaté des sécheresses persistantes en Afrique australe (18 millions de personnes en état d'urgence alimentaire). A l'opposé, la Chine a connu de très nombreuses précipitations et des crues d'ampleur exceptionnelle. La banquise de l’Arctique est une fois de plus atteinte et le niveau des mers en hausse.

C'est dans ce moment planétaire préoccupant que le président Trump a décidé, à l'appui des délires du climato-sceptique Scott Pruitt, nouvellement nommé directeur de l'Agence de protection de l'environnement américaine, de réhabiliter toutes les énergies fossiles. Il s'agit d'un véritable camouflet de la première puissance économique à l'Accord de Paris. Vladimir Poutine, lui, se place sur un terrain de concurrence déclarant qu'il est impossible d'empêcher le phénomène et qu'il faut s'y adapter. Des déclarations en contradiction totale avec ses propos lors de la COP 21.

En France, la stratégie nationale bas carbone tourne au ralenti et nous accumulons du retard sur l'objectif de réduction par quatre, d'ici 2050, des émissions de gaz à effet de serre.

L'ambiance climatique mondiale est donc très inquiétante. Le caractère non contraignant de l'Accord de Paris - que nous avons dénoncé - prend ici tout sa signification.

Le PCF appelle les citoyennes et les citoyens à se mobiliser pour rappeler les chefs d’État à la raison et à leurs engagements. C'est une des priorités de l'engagement des communistes pour une nouvelle majorité de gauche sociale, démocratique et écologique.

 

 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 09:08

Le chaos du monde n’a rien d’inéluctable

Les  guerres  qui  se  déroulent  sous  nos  yeux  en  Syrie,  au Yémen ou en Irak, et la violence des organisations fondamentalistes qui sèment la terreur et la mort en Irak, Syrie, Turquie, Afghanistan, Pakistan, Nigeria, en Europe comme encore à Londres ce 22 mars, en Afrique ou en Amérique du  Nord,  sont  le  fruit  d’échecs  politiques,  les  manifestations d’une guerre économique portée à son comble.

Construire une sécurité humaine collective appelle des politiques nationales de justice sociale, de progrès et de développement, et des réponses politiques et économiques globales, coopératives, avec pour objectif de  s’en  prendre  aux  causes  des  injustices socioéconomiques.

En près de trente ans de « guerre internationale  au  terrorisme »,  lancée par G. William Bush,  le  nombre  de  foyers  « djihadistes » dans  le  monde  est  passé  de  3  à 14, au cœur d’un siècle de violences politiques guerres,  d’interventions  étrangères, d’occupation   militaire,   d’humiliation   au Proche Orient ou en Afrique où dictatures, théocraties  et  occupations  étrangères  ont  spolié  les  peuples  de région de leurs ressources et richesses et porté atteinte à leur dignité.

 

Les politiques d’austérité ou d’ajustement structurel  sont  non  seulement incompatibles avec une politique de paix et de sécurité globale mais elles en sont les obstacles majeurs. appauvrir  les  économies  nationales  et  les  peuples,  affaiblir  les  puissances  publiques et mettre en concurrence les individus mène à l’instabilité de longue durée.

La  France  a,  sous  les  présidences  de  Nicolas  Sarkozy  et François  Hollande, repris  place  dans  le  commandement intégré de l’OTAN, enchaîné les interventions militaires en Libye, au Mali, en Centrafrique, en Irak, en Syrie. Pour quel bilan ?

 

Au cours de la même période, les réfugiés et migrants  ont  été  traités  comme des  criminels par de trop nombreux dirigeants européens. C’est révoltant et indigne.

Le gouvernement  français  a,  dans  le même   temps,   accru   ses   ventes d’armes,  devenant  le  2e   exportateur  mondial  dans  ce  secteur.

La  France  surarme  des  États comme des groupes djihadistes tel qu’Al-Nosra dont  une  partie  maintenant a rejoint les rangs de Daesh.

Oui plus   est,   en   décembre   2016,   la voté  contre  la  Résolution  L41  des Nations  Unis pour  un  traité  d’interdiction  des armes nucléaires adoptée à une large majorité en assemblée générale de l’ONU.

 

Quand la guerre est devenue commerce, la Paix doit être un projet politique prioritaire

 

Nous  sommes  des  dizaines  de  millions  de  femmes  et d’hommes en France, des centaines de millions en Europe et dans le monde à aspirer à la paix.

La sécurité humaine collective consiste à rompre avec les politiques de la peur, les logiques opportunistes et mercantiles, et la logique de  guerre.

La  France,  en  adoptant  une  diplomatie  préventive  et  de l’intérêt partagé peut, dans un même mouvement, engager au plan international, européen et national une série d’initiatives majeures.

 

International

 

  1. Participer à l’élaboration, ratifier et appliquer le traité de désarmement et d’interdiction des armes nucléaires de la  Conférence  internationale  dont  l’ONU  a  engagé  les négociations ce 27 mars 2017.
  2. Mettre fin aux ventes d’armes aux pays belligérants ou participant à une montée des tensions.
  3. Demander  une  réunion  spéciale  du  Conseil  de  sécurité de  l’ONU  pour  engager  dès  cette  année  la  préparation de  la  première  « cop de la finance mondiale, de l’harmonisation et de la justice fiscales » (résolution adoptée à l’Assemblée nationale en février 2017 sur proposition du député communiste Alain Bocquet).
  4. Engager, sous l’égide de l’ONU, la tenue d’une conférence régionale pour la paix et le développement des proche et moyen-orient, conférence inclusive et multilatérale, avec pour ordre du jour la résolution et prévention des conflits de la région, sa dénucléarisation, son désarmement, la mise en place d’une exploitation concertée et déprivatisée des ressources pétrolifères et gazières prenant compte de la transition énergétique et du droit à l’énergie pour les peuples de la région, la protection des ressources en eau comme bien commun universel.
  5. Reconnaître l’État palestinien et soutenir les luttes des organisations progressistes et démocratiques engagées pour les droits politiques et culturels des Kurdes par- tout où ils vivent.
  6. S’engager dans le renforcement démocratique des institutions multilatérales et pour l’augmentation des cotisations des États-membres à l’ONU et ses opérateurs : FAO,  HCR,  PNUD  et  Unesco ;  ainsi  que  pour  la  mise  en œuvre  des  Accords  de  Paris  sur  le  réchauffement  climatique,  et  dans  le  cadre  d’une  réforme  de  l’ONU  agir pour la mise sous contrôle des instances de l’ONU des Institutions  monétaires  internationales  et  pour  le  lancement d’une monnaie commune mondiale.
  7. Promouvoir  l’organisation  d’une  Conférence  mondiale pour la paix et le progrès, sortir de l’OTAN et initier sa dissolution pour lui substituer des cadres de coopération et de sécurité collective sous égide de l’onu, renforcer le poids et la capacité d’initiative de l’OIT (droit du travail, salaire  minimum,  droit  de  grève,  protection  sociale  et retraite),  garantir  l’application  de  la  Convention  de Genève  et  proposer  son  extension  aux  réfugiés  climatiques et exilés économiques.

 

Europe

  1. Prendre une initiative pour faire de l’Europe un espace exempt d’armes nucléaires et tenir une Conférence pour la création d’un large cadre européen commun et inclusif de coopération et de sécurité collective  dépassant  les limites de l’UE actuelle, incluant la Russie et tout pays non membre de l’UE, pour engager des projets de sécurité  et  coopération  communes,  de  développement  économiques  mutuellement  bénéfiques  entre  États  membres de l’UE, et entre l’UE et son voisinage est-européen
  2. Abandonner les négociations sur les traités de libre-échange Tafta, Ceta et Tisa, et travailler à de nouveaux traités internationaux de maîtrise des échanges pour le développement de biens communs partagés.
  3. Investir dans le développement commun et initier l’organisation d’une conférence européenne pour la restructuration  des  dettes  des  états :  annulation  partielle  et révision des conditions de remboursement.
  4. Organiser un sommet social européen pour abroger la directive sur les travailleurs détachés, faire converger les salaires, temps et conditions de travail vers le haut, pour une harmonisation sociale la plus avantageuse aux travailleurs
  5. Lancer une consultation nationale populaire et citoyenne en vue de la rédaction d’un nouveau traité européen pour une Europe des peuples et nations libres, souveraines et associées qui sera soumis par référendum aux Français.

 

National

  1. élaborer de grandes orientations et priorités de la politique  internationale  et  européenne  de  la  France  à l’occasion d’une conférence nationale regroupant parlementaires, élus locaux, associations, syndicats et partis politiques  avant  présentation  et  débat  à  l’Assemblée nationale et au Sénat.
  2. réviser le budget de la défense et organiser une consultation nationale pour la rédaction d’un nouveau livre blanc de la défense nationale et de la sécurité humaine collective.
  3. refondre les politiques de visa  en  respect  des  conventions et du droit international, la levée de l’interdiction de travailler des demandeurs d’asile et la régularisation des sans-papiers.
  4. Refondre la politique d’aide publique au développement pour la montée à 1% réel du PIB.

 

 

 

 

Retrouver l'intégralité du programme du PCF

 

 

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 07:23
L’HUMANITE
Vendredi 7 avril 2017

SÉBASTIEN CRÉPEL, THOMAS LEMAHIEU, CLOTHILDE MATHIEU, OLIVIER MORIN ET ADRIEN ROUCHALÉOU

 

Promu comme une marque, produit du marasme démocratique, le candidat d'En marche ! caracole en tête des sondages et séduit un électorat de gauche déboussolé, qui ne voit pas clair dans son programme. Celui-ci aurait pourtant des conséquences désastreuses. Jugez sur pièce.

Les jeux seraient faits. Tous les sondages prédisent désormais non seulement la qualification d’Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle mais aussi une nette victoire contre Marine Le Pen, qui installerait l’ancien associé de la banque Rothschild à l’Élysée pour cinq ans. Alors que son mouvement En marche ! vient de souffler hier sa première bougie, l’ancien ministre de l’Économie serait devenu « le vote utile » contre le Front national, au point d’aveugler une partie des électeurs de gauche, partagés entre un vote de conviction en faveur du programme de Jean-Luc Mélenchon et le bulletin du « moindre mal » dès le premier tour. Or ce sont eux qui peuvent encore inverser la vapeur. Eux à qui il faut démontrer les conséquences désastreuses de cette version néolibérale relookée que propose le fils spirituel de François Hollande : une France première de la classe de l’Europe austéritaire, eldorado du grand patronat et de la finance, où l’ubérisation de l’économie achèverait les solidarités et les droits des salariés.

Plonger dans le programme d'Emmanuel Macron s'avère un exercice fastidieux. Thèmes fourre-tout, formules creuses... il faut bien s'accrocher pour ne pas se noyer dans le marigot de la novlangue. « La France est une chance, et chacun doit pouvoir y tenir ses promesses. » « La politique est au service de nos concitoyens, et l'économie fait partie de la vie de nos concitoyens » : autant de portes ouvertes enfoncées pour mieux faire miroiter l'eldorado d'une « société dynamique », confiante dans l'avenir du capitalisme. Mais « quand c'est flou, il y a un loup » : les angles morts de son programme en disent finalement plus long sur la colonne vertébrale idéologique de son projet que la liste de ses propositions évasives.

Pas un mot sur les ravages de la financiarisation de l'économie. Nulle solution en matière de régulation financière ou de lutte contre l'évasion fiscale.

Aucune ambition en matière de transition écologique ou de relance industrielle. « Emmanuel Macron est le porte-parole rêvé de cette technocratie étroitement liée aux milieux financiers qui rêve de voir appliquer ses idées rétrogrades sous des apparences civilisées », affirment Dany Lang et Henri Sterdyniak, qui ont passé au crible le projet du candidat d'En marche !

Les deux économistes atterrés ont réussi à faire sortir l'équipe d'En marche ! du bois. Leur analyse a en effet suscité une réaction de Marc Ferracci et Philippe Martin, deux des conseillers économiques d'Emmanuel Macron. Et leur réponse permet de lever nombre d'ambiguïtés soigneusement entretenues par l'ancien locataire de Bercy.

« La vision sous-jacente des auteurs est claire, relèvent les économistes atterrés, s'il y a du chômage, ce n'est pas à cause des trente années de politiques néolibérales qui ont mené à une insuffisance de la demande au niveau global et qui ont flexibilisé toujours plus le marché du travail. Ce n'est pas à cause des politiques d'austérité qui, depuis 2009, ont aggravé le problème, menant l'Europe au bord de la stagnation... Non, à les suivre, le chômage de masse subi en France serait dû aux insiders, les travailleurs ayant l'exorbitant privilège d'avoir un emploi en contrat à durée indéterminée... »

Le socle idéologique du programme d'Emmanuel Macron est en effet le même que François Fillon : l'obsession du « coût » du travail, à l'origine selon eux de tous les maux, pour mieux épargner le capital. Tout le reste en découle : austérité, règne du chacun-poursoi, précarisation des travailleurs, chômage de masse. En proposant l'ubérisation de la société, le programme d'Emmanuel Macron dessine une nouvelle phase du libéralisme, qui s'appuie sur les classes montantes d'entrepreneurs et dans laquelle se retrouvent autant les héritiers de la démocratie chrétienne de François Bayrou que les néolibéraux acharnés comme Alain Madelin.

Mais le projet du candidat d'En marche !, c'est finalement Henri de Castries, soutien inconditionnel de François Fillon, qui en parle le mieux. « Notre désaccord (avec Emmanuel Macron ­ NDLR) concerne le rythme et la méthode », concède l'ancien PDG d'Axa. Pas la philosophie générale, donc.

 

MAUD VERGNOL

 

JACKPOT POUR LE PATRONAT ET LES FRANÇAIS LES PLUS RICHES

«Nous alourdirons les sanctions contre la fraude fiscale », fait mine de menacer le programme d'Emmanuel Macron sans plus de précision, alors que les mesures fiscales annoncées épargneront les patrimoines des plus fortunés. Alors que les revenus du travail contribuent bien plus massivement à la solidarité nationale que ceux du capital, il propose de remplacer les quelques prélèvements existants sur l'épargne en créant un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de l'ordre de 30 %. Il estime que les revenus du capital sont soumis à « des impositions marginales excessives (jusqu'à 62 %), qui peuvent décourager l'investissement ». Quant à l'ISF, pour l'exbanquier, il « coûte cher à notre pays ». Le candidat propose donc de le supprimer pour le remplacer par un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Et de prévenir tout de suite que « des milliers de foyers aujourd'hui soumis à l'ISF ne paieront plus l'IFI, demain ». Pour couronner le tout, il propose enfin de transformer le Cice (Crédit d'impôt compétitivité emploi) en baisse de cotisations pérenne et de « réduire le taux d'impôt sur les sociétés (IS) jusqu'à la moyenne européenne de 25 % ».

 

DES SERVICES PUBLICS ET DES COLLECTIVITÉS DÉPOUILLÉS

Alors que la France a plus que jamais besoin d'un service public ambitieux et protecteur ainsi que d'une vie démocratique au plus proche des aspirations des Français, Emmanuel Macron choisit l'inverse. En assumant de « réduire le nombre d'agents publics de 120 000 sur la durée du quinquennat », il prévoit que chaque service accueillant du public (on notera la subtilité pour éviter la notion de service public) soit obligé « d'afficher, trimestriellement au moins, ses résultats en termes de qualité de service sur la base d'indicateurs concrets ». En clair, la concurrence appliquée aux services publics. Quant aux collectivités locales, premier maillon de la citoyenneté, elles devront réduire leurs dépenses à hauteur de 10 milliards d'euros et baisser leurs effectifs de 70 000 à 75 000 postes sur cinq ans. Pour faire avaler la pilule aux élus locaux acculés, il propose de mettre fin à « l'évolution uniforme des rémunérations de toutes les fonctions publiques ». En clair, les fonctionnaires territoriaux seront payés au bon vouloir des élus et selon la taille des budgets.

 

LES SALARIÉS LIVRÉS À EUX-MÊMES FACE AU PATRONAT

Rejetant la réalité de l'entreprise comme « lieu de la lutte des classes », il lui préfère le concept d'« histoire individuelle dans un monde ouvert ». Artisan du rapport Attali, qui a précédé la rédaction de la loi El Khomri, Macron veut amplifier l'inversion de la hiérarchie des normes en faisant primer les accords d'entreprise sur les accords de branche tout en maintenant un Code du travail fantoche. Plafond pour les indemnités prud'homales, fusion des comités d'entreprise avec les délégués du personnel et le CHSCT dans une instance unique, réduction du salaire socialisé par la suppression de cotisations... Autant de reculs pour les salariés qui s'ajoutent à l'ubérisation galopante. En supprimant ce qu'il appelle «les charges» des micro-entreprises, il veut favoriser ce « monde cocréatif» d'auto-entrepreneurs. Un monde pas si idyllique que ça quand on sait que moins de la moitié d'entre eux sont encore actifs trois ans après leur inscription. Enfin, en proposant de supprimer toutes les cotisations pour chaque embauche au Smic (1800 euros d'économies pour l'employeur), il incite à maintenir des bas salaires.

 

UNE SOCIÉTÉ DU CHÔMAGE DE MASSE

Pour faire baisser le chômage, Emmanuel Macron a sorti le bâton. C'est, en tout cas, le sens de sa réforme. Outre que celle-ci s'adresserait aux indépendants, aux chefs d'entreprise et aux salariés démissionnaires (une fois tous les cinq ans), le chômeur serait désormais sous contrôle. «Si plus de deux emplois décents, selon des critères de salaire et de qualification, sont refusés ou que l'intensité de la recherche d'emploi est insuffisante, alors les allocations seront suspendues», explique-t-il. Face aux risques de sanction, ils seront dès lors contraints d'accepter des emplois moins bien payés et surtout plus précaires. À cela s'ajoute un autre effet, celui d'un découragement à rechercher un emploi et une paupérisation des chômeurs. C'est, en tout cas, le constat des expériences réalisées aux États-Unis, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Quant à son financement, le candidat d'En marche! suggère de supprimer la cotisation sociale salariale d'assurance-chômage (2,4 % du salaire brut) compensée par une augmentation de 1,7 point de la CSG, mais uniquement côté salarié... Insuffisant pour celui qui s'est engagé à respecter le critère de Maastricht de limiter les déficits publics sous la barre des 3 % du PIB, à moins d'envisager une baisse des allocations. Mais cela Emmanuel Macron se garde bien de le dire...

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon a résumé en une formule le projet de société que porte Emmanuel Macron: «Chacun pour soi, le marché pour tous». Caricature, diront les macronistes, qui se défendent, dans une réplique à la critique acérée du programme de leur champion faite par les Économistes atterrés, de vouloir faire «imploser le droit du travail» ou de chercher à réduire le «caractère progressif» du système des retraites. Pourtant, dans ces deux domaines, c'est bien la formule de Mélenchon qui colle au programme de Macron. Le marché du travail? Les macronistes persistent et signent: le vrai remède au chômage est de s'attaquer aux «normes édictées au niveau national et même au niveau des branches», en clair: poursuivre la démolition coûte que coûte des normes nationales et des conventions collectives. Le résultat n'en sera pas seulement l'abaissement dramatique des droits des salariés, mais aussi la mise en concurrence accrue des travailleurs entre eux, soumis à des règles sociales différentes entreprise par entreprise, et donc poussés sans cesse à des concessions douloureuses pour être plus «compétitifs» que le voisin. «Chacun pour soi, le marché pour tous»... La retraite? Les conseillers de Macron affirment catégoriquement que le principe d'«un euro cotisé (qui) donne in fine les mêmes droits à pension» ne se traduira par «aucune baisse» des pensions. Mais c'est l'inverse qui est vrai, du fait de la possibilité ­ reconnue par Macron lui-même ­ d'une «actualisation» des pensions en fonction de l'espérance de vie : si celle-ci s'allonge, les pensions seront réduites pour coûter moins cher au système, ce qui est d'ailleurs le propre des retraites par points. La conséquence, c'est la rupture du système solidaire, dans lequel ce sont les cotisations des actifs qui s'ajustent pour garantir le niveau des pensions, pour le remplacer par un système dit «contributif», où chacun touche uniquement le produit de ce qu'il a cotisé: adieu les corrections comme le «minimum contributif», bienvenue à la pénalisation des plus pauvres, des moins qualifiés, des carrières incomplètes et... des femmes (qui cumulent souvent ces critères). En bref, bonjour le «chacun-pour-soi».

 

UNE FRANCE 1eRE DE LA CLASSE DE L'EUROPE AUSTÉRITAIRE

«Depuis dix ans, les partisans de l'Europe ont baissé la tête.» Avec le candidat d'En marche!, le béni-oui-ouisme, jamais enterré malgré sa défaite au référendum de 2005, revient au galop. Reçu en début d'année par Angela Merkel et même adoubé, le mois dernier, par son ministre des Finances, Wolfgang Schaüble, le père fouettard austéritaire pour les pays du Sud dans les réunions de l'Eurogroupe, Emmanuel Macron promet d'appliquer scrupuleusement les contreréformes demandées dans le cadre du semestre européen pour «restaurer la confiance avec les Allemands» et, pour l'avenir de l'Union européenne, pioche allègrement dans les projets de la Commission européenne et des dirigeants des principaux États membres: il place, au coeur de son plan, des «coopérations renforcées» en matière fiscale, sociale et militaire. À travers des «conventions démocratiques » dans les pays à partir de la fin de l'année 2017, Macron promet de jeter les bases d'une «nouvelle Union européenne»... qui, comme il fait l'impasse sur le rôle de la Banque centrale européenne (BCE), qu'il ne trouve rien à redire aux principes fondamentaux de mise en concurrence entre les services publics, les emplois ou les systèmes de protection sociale et qu'il approuve les traités de libre échange (Tafta ou Ceta), ressemble furieusement à celle que nous connaissons aujourd'hui! Ministre de l'Économie au plus fort du bras de fer entre la Grèce d'Alexis Tsipras et la troïka représentant les créanciers (Commission européenne, BCE, Fonds monétaire international), Macron avait, non sans avoir osé comparer Syriza au FN, écarté vivement l'idée de toute alternative dans l'Union européenne. «J'entends celles et ceux qui aimeraient voir dans le moment grec la possibilité d'une nouvelle politique économique, avait-il lancé lors de ses voeux à la presse en janvier 2015. C'est oublier la différence qu'il y a entre une politique de sérieux budgétaire et une politique d'austérité. » Essorés par les mémorandums successifs depuis 2010, les Grecs apprécieront sans aucun doute ce subtil distinguo; il est temps pour les Français d'en décoder le sens également.

 

SES AMBITIONS POUR L'ECOLE TIENNENT EN UN MOT, UN VERITABLE TOTEM DES LIBERAUX, AUTONOMISATION

Dans la bouche d'Emmanuel Macron, il s'agit moins d'autonomie pédagogique qu'il conditionne d'ailleurs immédiatement à la « contrepartie d'une responsabilisation accrue et d'une évaluation plus régulière», que d'une «autonomie de recrutement». En clair, il reviendra aux chefs d'établissement de sélectionner les profs qu'ils embaucheront. Une proposition qui, sans surprise, est partagée par François Fillon. Couplée avec la publication des résultats que le candidat souhaite aussi imposer aux établissements, cette mesure aggravera la concurrence et les inégalités.

En matière scolaire, celles-ci comptent de toute façon moins aux yeux de Macron que les économies budgétaires. Ainsi, estimant que le bac coûte, trop cher, il propose de le réduire à quatre épreuves seulement, laissant le reste au contrôle continu. Or pas plus tard qu'en juin dernier, le Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco) notait que: «Les recherches sur les effets des examens nationaux, conduites depuis quinze ans dans les pays de l'OCDE, montrent que leur présence permet à la fois une élévation générale du niveau scolaire des élèves et une réduction des inégalités à l'école.»

Pour donner le change, Emmanuel Macron n'oublie pas de prendre des engagements pour l'enseignement prioritaire, assurant que s'il était élu, les classes de CP et CE1 en REP ne compteraient pas plus de douze élèves. Seulement, il le propose à moyens constants. Selon les propres chiffres du candidat, cette proposition nécessiterait 12 000 postes d'enseignants, or il ne parle d'en recruter que 4 000 à 5 000. Le différentiel, Macron compte le trouver dans les 54 000 postes sur lesquels François Hollande s'était engagé. Autrement dit, les prendre aux lycées à qui ils étaient promis. Sans parler du problème du nombre de salles de classes supplémentaires qu'il faudrait construire, ce qui pourrait être un bon exemple d'investissement public d'intérêt général mais ne semble absolument pas être au programme du candidat ni de gauche.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 18:37
Guyane: une question de justice, d'efficacité et un engagement pour l'avenir (PCF)

Guyane: une question de justice, d'efficacité et un engagement pour l'avenir

La Guyane est touchée depuis plusieurs semaines par un puissant mouvement autour d'exigences de justice sociale, de développement et de sécurité. Ce qui explose aujourd'hui dans ce territoire est lié à une situation partagée par l'ensemble des outre-mer. Les cinq départements (Dom) et les autres collectivités d'outre-mer (Com) cumulent 2 à 3 fois plus de chômeurs que la métropole, jusqu'à 6 fois plus d'allocataires du RMI, des prix de denrées de première nécessité insupportables, une pauvreté massive, un échec scolaire bien supérieur à la réalité hexagonale…

 

L'outre-mer a un urgent besoin d'outils nouveaux de développement. Le statut politique des Dom, tout droit issu de la départementalisation, a certes généré des progrès - chèrement acquis par les luttes des populations - mais il est aujourd'hui à bout de souffle. Une action sociale énergique est urgente compte tenu de la situation dans laquelle sont placés ces territoires et le gouvernement doit répondre aux exigences portées par les Guyanais. Plus largement, pour sortir de la dépendance absolue aux transferts sociaux, il faut favoriser le développement endogène, faire face au « tout transfert de marchandises » - un véritable couloir de consommation - entre la métropole et les Dom. Cela implique une politique de substitution à cette dépendance dans la production agricole et industrielle, avec une fiscalité dynamique abondant cette nouvelle politique; des outils financiers impliquant l'épargne locale et les fonds publics, y compris européen.

 

Cela implique aussi la possibilité de nouer des accords commerciaux et d'échanges et des coopérations régionales. C'est pourquoi les communistes proposent de faire évoluer les institutions pour permettre aux ultra-marins de formuler et mettre en œuvre eux-mêmes leurs projets de développement dans le cadre de la République. Ce n'est pas moins de responsabilité pour la France que d'agir pour développer la responsabilité et la maîtrise par les populations concernées des questions liées à leur devenir. La responsabilité est une question de justice, de respect, mais aussi d'efficacité.

 

 

Parti communiste français

 

Mercredi 5 avril 2017

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 17:55

La République fragilisée - Par Eric Bocquet

Et la ruralité, bor..l !

mercredi 5 avril 2017

Tribune libre d’Eric Bocquet parue dans Liberté Hebdo :

Il est des sujets qui manquent singulièrement dans la présente campagne électorale, il y en a un particulièrement qui m’insupporte en tant qu’élu d’une commune rurale, c’est celui de la ruralité !

En effet, je n’ai entendu dans la bouche d’aucun candidat l’expression utilisée ni même ce thème abordé, ou peut-être cela m’a-t-il échappé. Avouons humblement que c’est tout à fait dans le domaine du possible. Or, le monde rural souffre aussi de maux particuliers. Loin de moi l’idée de mettre sur le même plan la petite commune de la métropole lilloise et le village de 200 âmes au cœur de la Creuse, sans mépris aucun pour ce beau département.

Les « modernes » nous disent « mais enfin, il faut vivre avec son temps », l’immense majorité des Français vivent désormais en zones urbaines. Pour notre département, les communes rurales (moins de 2000 habitants) sont au nombre de 409 sur 652, elles représentent 63% des communes mais seulement 13% de la population. Pour la France qui compte 35 756 communes, les moins de 2000 sont au nombre de 31 476, soit 86% du total des communes de France.

Les lois successives ont amené à la création de 15 métropoles sur le territoire et la crainte que nous pourrions avoir serait de voir se confirmer le « déclin », la désertification de certains territoires ruraux.

Les communes rurales totalisent plus de 21 millions d’habitants, autant dire que ça n’est pas rien. Ils ont droit aux mêmes services publics, aux mêmes moyens que tous les citoyens de cette République.

Quand l’Etat décide, pour des raisons strictement budgétaires liées au carcan austéritaire européen, de fermer une classe, une gendarmerie, une maternité, un hôpital, il fragilise le concept de « République », le « commun ».

Le monde rural doit être pris en compte et soutenu, non pas comme un objet du passé à vénérer et adorer mais comme un vecteur essentiel de développement de nos territoires et facteur d’équilibre de notre société en fragilité. Les ruraux veulent du logement locatif, de la culture, des structures pour la petite enfance, l’accès au très haut débit.

Alors, s’il vous plait, mesdames et messieurs les candidats, faites rimer ruralité et progrès, me..e !

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:12
A Calais, le concert de casseroles contre Fillon finit par des PV
LIONEL VENTURINI
LUNDI, 3 AVRIL, 2017
HUMANITE
Le 17 février dernier, à Tourcoing, c'est aussi par un concert de casseroles que François Fillon avait été accueilli. (Photo AFP)
Le 17 février dernier, à Tourcoing, c'est aussi par un concert de casseroles que François Fillon avait été accueilli. 

À Calais, les manifestants qui avaient accueilli bruyamment un meeting de soutien à Fillon ont eu la surprise de recevoir un PV pour tapage.

Ils ont reçu le PV un 1er avril, mais ce n’était pas une blague ; une quinzaine de Calaisiens se sont vu infliger une amende de 68 euros pour tapage, ou plutôt « émission de bruits portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme » selon Article R.1336-7 du Code de la Santé Publique.

La raison, c’est Jérôme Baude qui la raconte ; le 21 mars, Calais accueillait une réunion de soutien à François Fillon, avec Xavier Bertrand, Luc Chatel et la maire de Calais, Natacha Bouchard (tous trois LR). Le responsable du syndicat Sud-Solidaires de la ville poursuit « nous étions là à une trentaine de citoyens, sans drapeaux, mais avec des casseroles. Comme à chaque déplacement du candidat Fillon, en fait. Sauf que là, la police nationale prend l’identité des manifestants, et leur fait parvenir par la poste une amende de 68 euros.

« On ne va pas en rester là et écrire au commissaire » poursuit Jérôme Baude car  « il y avait là des citoyens que l’on ne voit jamais en manif, mais dégoûtés qu’un mis en examen poursuive sa campagne comme si de rien n’était ». Et gentiment dissuadés de continuer. 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:10
Quand Fillon et Macron occultent le dumping social
MARDI, 4 AVRIL, 2017
HUMANITE.FR
Les conditions de travail des salariés détachés sont significativement différentes de celles des employés des entreprises allemandes avec une rémunération nettement inférieure. Photo : AFP
Les conditions de travail des salariés détachés sont significativement différentes de celles des employés des entreprises allemandes avec une rémunération nettement inférieure. 

En Allemagne, un travailleur détaché dans les abattoirs perçoit de 3 à 7 euros de l’heure contre 9 à 15 euros pour un travailleur allemand. Cette différence dans la rémunération d’un même travail sur un même site est possible grâce à une directive européenne qui date de1996. En France, trois présidents de la République et les nombreux ministres concernés, dont Fillon et Macron, sont restés inactifs depuis vingt ans face à cette politique de dumping social. Pourquoi ?

François Fillon et Emmanuel Macron promettent des petites hausses de salaires de 30€ par mois sans que cela ne coûte un centime aux employeurs qui bénéficieront parallèlement d’importants allègements de leurs cotisations  sociales comme de l’impôt sur les bénéfices si l’un de ces deux hommes devient président de la République. Ces mêmes candidats sont totalement muets sur le rôle que le patronat allemand fait jouer aux travailleurs détachés pour tirer les salaires vers le bas outre Rhin et fragiliser, du même coup, les entreprises françaises dont la compétitivité est ainsi mise à mal  par cette pratique permanente du dumping social outre Rhin.

Dans le numéro du 31 mars de leur bulletin d’actualité, les entreprises françaises des viandes rendent compte d’un débat qui s’est tenu le 23 mars à Rennes en ces termes : « Le débat sur les distorsions de concurrence induites par l’emploi massif et continu de travailleurs détachés dans certains abattoirs allemands ou espagnols n’avait jusqu’ici pas émergé dans la campagne présidentielle. Il s’agit pourtant d’une problématique de fond concernant la compétitivité des entreprises d’abattage-découpe et plus globalement de toutes les entreprises employant beaucoup de main d’œuvre ». Organisateur de ce débat, le « Collectif contre le dumping social en Europe » créé par la structure associative des professionnels de la viande a mis en exergue  « le fait que, même si les textes européens prévoient que le travail détaché doit être temporaire, les taux d’emplois de travailleurs détachés dans les abattoirs allemands (dans certains abattoirs plus des 2/3 des sont salariés sont des travailleurs détachés) traduisent clairement qu’il s’agit d’emplois permanents, dont l’organisation est intégrée à l’organisation de l’entreprise. Par ailleurs, les conditions de travail  des salariés détachés sont significativement différentes de celles des employés des entreprises allemandes. La rémunération, en particulier, est nettement inférieure ;  de 3 à 7 euros par heure pour un travailleur détaché, entre 9 et 15 euros en moyenne pour un employé d’une entreprise allemande. Face à de telles distorsions, les entreprisses françaises des viandes ne peuvent être compétitives, ce qui a des conséquences pour toute la filière », constate le collectif.

Il convient de rappeler que cette directive sur les travailleurs détachés dans les pays de l’Union européenne date de 1996. C’était huit ans avant l’entrée de plusieurs pays d’Europe centrale dans l’Union européenne. Elle a été conçue pour peser sur la rémunération du travail dans les pays membre de l’Union européenne. Elle perdure encore aujourd’hui après onze années de présence de Jaques Chirac à l’Elysée, suivie de cinq années de Nicolas Sarkozy et autant de François Hollande. Elle demeure en dépit du passage de François Fillon au ministère du Travail de 2002 à 2005 inclus, puis de sa présence à Matignon de 2007 à 2012. Elle n’a pas été contestée par François Hollande  et ses ministres successifs, Manuel Valls et Emmanuel Macron allant jusqu’à adapter notre législation du travail à ce dumping social avec la loi El Khomri.

Comme nous le montrions hier ici même, les programmes respectifs de François Fillon et d’Emmanuel Macron s’inscrivent dans la poursuite de cette politique de dumping social quand ils avancent la même recette éculée de baisse du salaire socialisé pour augmenter le salaire net de 30€ par mois. Car, dans le même temps, ils font de sorte que la somme dépensée par le patronat soit néanmoins en baisse. La  « compétitivité » de l’industrie allemande dans les conditions que l’on sait leur sert aussi d’argument. Voilà pourquoi Fillon veut nous faire payer la différence par une augmentation de la TVA!

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:06
Pierre Laurent (PCF): la "dynamique" Mélenchon "va s'amplifier"

La "dynamique" autour de Jean-Luc Mélenchon "va s'amplifier" pour la présidentielle, a estimé dimanche Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, souhaitant que "la gauche soit le plus haut possible" au premier tour.

La "dynamique qui vient de se cristalliser ces dernières semaines autour de Jean-Luc Mélenchon va s'amplifier", a affirmé sur France Inter M. Laurent, dont le parti soutient le candidat de La France Insoumise, "candidat qui porte aujourd'hui les espoirs de la gauche".

Le numéro un du PCF, également sénateur, a néanmoins rappelé qu'il "souhaitait un accord des forces de gauche, si possible avant le premier tour" de la présidentielle. "La vie ne pas s'arrêter le 23 avril. Si nous ambitionnons de gagner, il faut construire une majorité politique. Ces forces politiques diverses doivent se parler", a-t-il plaidé.

"Vu que la dynamique en faveur de Jean-Luc Mélenchon est là, à laquelle nous travaillons, je pense qu'un accord (avec le candidat PS Benoît Hamon, NDLR) nous aurait aidé (...) Si cet accord n'est pas possible, et manifestement il ne va pas l'être, nous aiderons à ce que la gauche soit le plus haut possible", a ajouté M. Laurent.

Le PCF va "porter le plus haut possible la candidature de Jean-Luc Mélenchon en espérant qu'elle franchisse le cap de la qualification du deuxième tour, et créer les conditions d'une majorité politique autour de lui", a-t-il insisté.

Pierre Laurent avait appelé mercredi à une rencontre entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Yannick Jadot en vue d'une candidature commune.

Le candidat de la France insoumise, en progression dans les sondages où il creuse l'écart avec le socialiste, avait ensuite assuré mercredi soir vouloir poursuivre son "chemin, sans ne céder rien", une fin de non recevoir à l'appel à l'unité de Benoît Hamon.

AFP, 2 avril 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 05:48
Le collectif " 1 victoire pas deux défaites " a commandé un sondage dont les résultats sont édifiants .
Non , il n'est pas trop tard pour l'union Mélenchon - Hamon au premier tour .
78% des électeurs de gauche désirent un rassemblement
MARDI, 4 AVRIL, 2017
HUMANITE
« On peut nous dire que nous sommes fous mais nous sommes porteurs d’une demande populaire», souligne Frédéric Boccara (PCF). Photo : Thomas Samson/AFP
« On peut nous dire que nous sommes fous mais nous sommes porteurs d’une demande populaire», souligne Frédéric Boccara (PCF). 

Le collectif Une victoire pas deux défaites a commandé un sondage à l’Ifop, qu’il a remis ce mardi à Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, pour appuyer leur argumentaire sur le désir des électeurs de gauche d’un rassemblement des deux candidats dès le premier tour.

A trois petites semaines du premier tour de la présidentielle, ils y croient encore. Et pour démontrer qu’ils ne sont pas isolés à maintenir cette exigence, ils ont réalisé un sondage auprès de l’institut Ifop. « Nous voulons montrer que tout un peuple de gauche attend le rassemblement. Ils ne peuvent plus l’ignorer », souligne Benjamin Lemesle, du mouvement 1maispas3. « Ils », ce sont les deux candidats Jean-Luc Mélenchon (France Insoumise) et Benoît Hamon (Parti socialiste), à qui le collectifUne victoire pas deux défaites (initiateurs des

pétitions ,, , des syndicalistes, , Utopia, Roosevelt, des membres d’EELV, Ensemble !, PS, PCF, Nouvelle Donne…) va remettre la pétition et demander à être reçus en délégation.

Le sondage démontre que 78% des électeurs de gauche désirent un rassemblement, 71% chez ceux qui ont arrêté leur vote sur Jean-Luc Mélenchon et 93% des supporters de Benoît Hamon.

Plus significatif encore : 79% des électeurs de gauche, partis pour s’abstenir, sont prêts à se déplacer pour un candidat unique. Pour Benjamin Lemesle un accord permettrait de « mobiliser cette partie d’abstentionnistes mais aussi d’aller du côté de la réserve de voix d’Emmanuel Macron ». Car, argumente-t-il, « certains que, chacun de leur côté, Hamon et Mélenchon n’ont aucune chance, des électeurs choisissent le vote utile ».  A celui-ci, Anne Hessel, porte-parole de Nouvelle Donne, y oppose le « rassemblement utile » qui permettrait que les idées progressistes et écologistes apparaissent au second tour, dit-elle. Ce sondage, d’après Frédéric Boccara (PCF), « soulève une chape de plomb qui fait croire que rien n’est possible ». « On peut nous dire que nous sommes fous mais nous sommes porteurs d’une demande populaire», souligne-t-il.

« Ce n’est pas trop tard »

Depuis des mois, les différentes branches du collectif ont organisé une multitude d’actions, débats publics et soixante dix apéros citoyens pour mettre en lumière les convergences des deux candidats. Leur objectif : les pousser à un accord global et à se mettre d’accord pour une majorité commune à partir d’une plateforme de propositions. « Aucune divergence n’est assez forte pour justifier cette division. Même sur l’Europe, clivage fort selon beaucoup, la proportionnelle qu’ils veulent chacun mettre en place, permettrait de le résoudre », souligne Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne). Pour tout cela, « ce n’est pas trop tard », assurent-ils tous. Ils pourraient même mettre en place une plateforme numérique pour un référendum en ligne, comme l’a organisé EELV pour le ralliement de leur candidat à Benoît Hamon, avancent-ils.

« Le vote utile n’est pas Macron »

Car chacun y va de son inquiétude sur le danger d’un second tour droite/FN. « Le vote utile n’est pas Macron. Ses électeurs vont voter pour des politiques libérales qui affaiblissent les classes populaires qui, plus tard, vont se tourner vers le FN », souligne quant à lui David Teixeira, initiateur de la pétition sur le site . Le but donc : « sommer les candidats à ne pas balayer d’un revers de la main cet espoir d’une gauche au second tour. » Car, selon Gérard Filoche, « la gauche est plurielle, elle doit s’additionner pour gagner ». Guy Trésallet (FSU) prend l’exemple de la « mobilisation syndicale très forte contre les politiques d’austérité ». Celle-ci même qui « risque d’être foulée au pied par cette division », dit le syndicaliste. 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 05:36
Pierre Laurent invité de Question Politique sur France Inter le dimanche 2 avril:  : je souhaite "un accord des forces de gauche, si possible avant le premier tour"

L'émission complète ou des extraits à réécouter sur le site de France Inter:  https://www.franceinter.fr/emissions/questions-politiques/questions-politiques-02-avril-2017

Le message est clair. Premier invité ce dimanche de notre édition Questions politiques spéciale présidentielle, le secrétaire national du Parti communiste français mise tout sur les élections législatives. Soutien de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, pour cette élection présidentielle, le PCF le martèle, à l'instar de son dirigeant : "sans majorité législative", comment mettre en œuvre la politique portée par Jean-Luc Mélenchon ? Mais pour se mettre en ordre de bataille pour les élections législatives, Pierre Laurent estime que les discussions doivent avoir lieu dès aujourd'hui, à l'opposée de ce que pense Jean-Luc Mélenchon, placé comme troisième homme dans de récents sondages, qui souhaite d'abord se concentrer sur l'élection présidentielle. Il a dit souhaiter "un accord des forces de gauche, si possible avant le premier tour" de l'élection présidentielle. Alors que le Parti socialiste semble à l'agonie, Pierre Laurent parle de la reconstruction de la gauche, malgré la décision de certains de "saborder" le PS, de l'intérieur.

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