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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 05:31

Je suis enthousiaste d’avoir été désigné pour mener la bataille des élections présidentielles et législatives de 2022. Nous avons un an pour bâtir, un projet pour la France. Un pacte pour affronter la finance et s’attaquer à l’évasion fiscale, un pacte pour en finir avec le chômage en sécurisant les parcours professionnels, en produisant en France par la relance de filières industrielles, un pacte pour le pouvoir d’achat et les services publics, un pacte pour la jeunesse et l’éducation. En avril 2022, nous reprendrons notre avenir en main. Soyez assurées et assurés que j’y mettrai toute ma force, mon énergie et ma fraternité ! Dès aujourd’hui, rejoignez-nous, pour relever, ensemble, le défi des Jours heureux. 👉 https://www.fabienroussel2022.fr/ #elections2022

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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 07:42
HK à Quimper le 20 mai en soutien aux intermittents et citoyens occupant le théâtre de Cornouaille, ici avec Roberte Saint-jalmes (PCF Quimper)

HK à Quimper le 20 mai en soutien aux intermittents et citoyens occupant le théâtre de Cornouaille, ici avec Roberte Saint-jalmes (PCF Quimper)

HK à Carhaix à la manifestation départementale du secteur médico-social, 21 mai (photo CGT Carhaix)

HK à Carhaix à la manifestation départementale du secteur médico-social, 21 mai (photo CGT Carhaix)

HK : « Je suis palestinien »
Mardi 25 Mai 2021

Des voix pour la paix Des personnalités s’élèvent contre la colonisation et affirment leur solidarité avec le peuple palestinien. L’Humanité les accueille dans ses colonnes. Aujourd'hui : HK, auteur et interprète.

« De mon point de vue, les choses sont claires : je suis palestinien, parce que je suis français. Je défends la cause palestinienne, parce qu’enfant à l’école de notre République, on m’a enseigné que “les êtres humains naissaient libres et égaux en dignité et en droits”. Et mes professeurs insistaient souvent pour que l’on comprenne, mes camarades et moi, combien cette déclaration universelle des droits humains était importante aux yeux de la France, de son histoire et des valeurs qu’elle voulait incarner.

On y a cru, et moi je voudrais y croire encore… Je défends la vie des enfants et des civils quels qu’ils soient, partout sur cette Terre, parce que ma conscience me dit qu’il n’y a pas une vie qui peut valoir moins qu’une autre. Mon cœur est meurtri quand un enfant perd la vie suite à un bombardement ou une attaque militaire ou terroriste, quel que soit l’endroit sur cette Terre où cela arrive.

Ce que je dis ici devrait être la norme, le bon sens, l’humanité fondamentale qui nous anime… Mais alors pourquoi cela ne vaudrait-il plus dès lors qu’il s’agit de la Palestine et des Palestiniens ? Pourquoi est-il si difficile dans notre pays de dénoncer l’occupation, la colonisation et les crimes de guerre dès lors qu’ils sont le fait d’Israël ? Pourquoi Paris est-elle la seule grande capitale au monde où une manifestation de soutien à la Palestine a été interdite ?

Devra-t-on désormais changer nos manuels d’histoire ? Nous faudra-t-il désormais enseigner à nos enfants que notre pays ne peut plus être considéré comme un défenseur des droits humains ? Ni comme un des garants du droit international ? Devra-t-on leur apprendre qu’en réalité, notre pays comme tant d’autres se sent tenu par des liens et des alliances qu’il considère comme étant “indéfectibles” ?

Voilà donc le mot qui pourrait nous aider à comprendre l’incompréhensible : “indéfectible”. Entendez : “Quoi que fasse mon allié, quels que soient ses actes, ses déviances, ses infractions ou pire ses crimes, je continuerai à le défendre en toutes circonstances.”

Dans un monde normal, cette définition du lien “indéfectible” nous renverrait à la notion de complicité. Mais pour qu’il y ait complicité, il faudrait qu’il y ait condamnation, par un tribunal international, une instance suprême ou tout du moins une résolution de l’ONU… qui ne verra jamais le jour grâce à l’insupportable et irrémédiable veto des États-Unis, pays le plus puissant du monde et allié “indéfectible” lui aussi…

Voilà à quoi doivent faire face les Palestiniens et toutes celles et ceux qui les défendent à travers le monde : une déliquescence des valeurs, des repères et des règles, un monde sans foi ni loi, où tout vous est permis dès lors que vous avez les bons alliés.

Mais alors pourquoi les Palestiniens continuent-ils à se battre ? Posez-leur la question, et ils vous répondront sans aucun doute par les mots du grand poète : “Nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir.” Et nous, pourquoi continuons-nous à nous battre à leur côté si ce n’est pour honorer le dernier vers du poème, quand la voix du peuple palestinien nous dit : “Merci de porter avec nous le fardeau de cet espoir.” Il y a une chanson qui a beaucoup compté pour moi : On lâche rien. Ce que peu de gens savent c’est que la première fois qu’on a scandé ce refrain avec mon ami Madjid, on était dans les ruelles de la vieille ville de Jérusalem. J’ai le cœur palestinien et aujourd’hui comme trop souvent mon cœur saigne, mais c’est un honneur pour moi que de combattre à ma façon, de là où je suis, pour continuer avec d’autres à entretenir cet invincible espoir.

“… Nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir. Espoir de libération et d’indépendance. Espoir d’une vie normale où nous ne serons ni héros, ni victimes. Espoir de voir nos enfants aller sans danger à l’école. Espoir pour une femme enceinte de donner naissance à un bébé vivant, dans un hôpital, et pas à un enfant mort devant un poste de contrôle militaire. Espoir que nos poètes verront la beauté de la couleur rouge dans les roses plutôt que dans le sang. Espoir que cette terre retrouvera son nom original : terre d’amour et de paix. Merci pour porter avec nous le fardeau de cet espoir. (Mahmoud Darwich) »

HK : « Je suis palestinien » - L'Humanité, 25 mai 2021
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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 07:32
Leïla Shahid à Carhaix le 3 octobre 2015 à l'invitation de l'AFPS, ici avec Lucienne Nayet, Ismaël Dupont, Alain David (photo Jean-Marc Nayet)

Leïla Shahid à Carhaix le 3 octobre 2015 à l'invitation de l'AFPS, ici avec Lucienne Nayet, Ismaël Dupont, Alain David (photo Jean-Marc Nayet)

Leïla Shahid à Brest en octobre 2019, avec Claude Léostic et François Rippe à la tribune

Leïla Shahid à Brest en octobre 2019, avec Claude Léostic et François Rippe à la tribune

Leïla Shahid : « Le cessez-le-feu, ce n’est pas la paix »
Mardi 25 Mai 2021

Pour Leïla Shahid, les attaques menées contre la jeunesse ont réunifié le peuple palestinien. L’ex-ambassadrice analyse la crise de légitimité des autorités palestiniennes et dénonce l’impunité accordée à Israël. Entretien.

 

Leïla Shahid Ancienne ambassadrice de Palestine auprès de l’Union européenne

Observatrice attentive des événements du Proche-Orient, Leïla Shahid met en garde contre une nouvelle explosion de colère si la nouvelle génération de Palestiniens n’obtient rien, ne serait-ce que le droit à la justice.

Comment analysez-vous les événements de ces dernières semaines et l’annonce d’un cessez-le-feu ?

Leïla Shahid Je me félicite d’un cessez-le-feu qui va sauver des vies à Gaza, à Jérusalem, en Cisjordanie mais aussi en Israël. Même si la disproportion est énorme entre les quelque 250 morts, dont 66 enfants et 39 femmes (ainsi que 75 000 déplacés), à Gaza et les douze Israéliens, dont un enfant.

Mais je suis profondément attristée et même choquée que les médias – et je ne parle pas de l’Humanité – ne parlent des Palestiniens que lorsqu’ils meurent. Cela fait pratiquement quatre ans que personne ne parlait plus d’eux, comme s’ils étaient devenus des fantômes.

Je suis persuadée que Benyamin Netanyahou ayant échoué à former un gouvernement après la quatrième élection législative s’est dit que le meilleur moyen était de provoquer un incident. Au début, c’est lui qui a envoyé ses amis sionistes, nationalistes, racistes tabasser les jeunes Palestiniens aux cris de « mort aux Arabes » à la porte de Damas. Puis à l’esplanade des Mosquées la nuit du destin, la plus importante du mois du ramadan, où les amis de Ben Gvir, aujourd’hui membre de la Knesset, protégé par l’immunité parlementaire grâce à Netanyahou, ont sciemment provoqué les incidents avec les jeunes de Jérusalem. Et le lendemain, ils sont aussi allés défiler dans le quartier de Cheikh Jarrah. Le Hamas a profité de cet état des choses pour s’arroger le rôle de défenseur de Jérusalem et du Haram Al-Charif.

Les jeunes en ont ras le bol d’entendre l’Autorité palestinienne rabâcher le processus de paix, les négociations, les accords d’Oslo. Il n’y a plus d’accords d’Oslo signés il y a vingt-huit ans. Il faut que Mahmoud Abbas ait le courage de reconnaître cet échec. Les attaques menées contre ces jeunes ont réunifié le peuple palestinien. La société palestinienne est une société de résistance. Elle a ses propres règles, ses propres perceptions du moment historique. Le cessez-le-feu ne signifie pas la paix. Mais cela permet de limiter le nombre de morts. Nous sommes un petit peuple mais nous avons le droit de vivre.

Comment jugez-vous l’attitude de ce qu’on appelle la « communauté internationale » ?

Leïla Shahid Une des raisons de l’explosion de violences réside dans le fait que la jeunesse n’en peut plus de la lâcheté, de l’hypocrisie et de la complicité de ce qu’on appelle la communauté internationale. C’est une gifle pour les États arabes qui ont normalisé leurs relations avec Israël alors que tout ce qui les intéresse, c’est de s’opposer à l’Iran.

Il y a aussi l’Union européenne, très investie sur le plan financier mais absente sur le plan politique. Lorsque l’impunité est accordée à un État ou à une armée, c’est en soi producteur de violence et de destruction. Or, cette impunité est accordée à Israël depuis cinquante-quatre ans. Depuis le 5 juin 1967, cinq millions de personnes vivent sous occupation militaire.

Pour vaincre, il faut gagner l’opinion publique. D’où l’importance de la solidarité internationale. Je regrette d’ailleurs que les autorités françaises se soient crues obligées d’accuser les militants de la solidarité d’antisémitisme et d’empêcher la manifestation à Paris au moment où il y en a eu dans chaque capitale du monde.

La structure politique palestinienne n’est-elle pas en crise ?

Leïla Shahid La crise palestinienne est très profonde. C’est celle de la légitimité de l’Autorité palestinienne (AP) issue de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Il y a vingt-huit ans, elle avait promis que nous aurions, petit à petit, une souveraineté sur notre territoire et un État à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Nous en sommes plus loin que jamais. L’AP devait organiser des élections que le président Abbas a décidé d’annuler en disant qu’on n’avait pas la possibilité de les tenir à Jérusalem. On aurait pu faire ces élections sans demander la permission à l’occupant. S’il avait eu le courage de le faire, nous aurions eu un mouvement magnifique et non militaire. Nous aurions pu gagner une grande bataille politique, en particulier à Jérusalem. Nous aurions unifié les Palestiniens partout.

La situation israélo-palestinienne fonctionne en miroir. C’est parce que nous sommes affaiblis que le Hamas s’est renforcé. C’est parce qu’il n’arrive pas à former un gouvernement que Netanyahou déclenche les hostilités militaires à Gaza.

La crise de légitimité et les mauvaises décisions de l’Autorité palestinienne ont permis au Hamas de gagner le cœur des gens. Lorsqu’on est écrasé par une puissance militaire, humainement on a besoin d’une réponse similaire. Il y a un terrorisme d’État avec les avions israéliens. Et il y a un terrorisme qui fait qu’on envoie des roquettes sur des civils. Or, lorsque des civils israéliens sont tués on parle de terrorisme, jamais lorsque ce sont des civils palestiniens. On affirme que des terroristes ont été tués : les 66 enfants morts sont donc des terroristes ?

Et maintenant, qu’attendez-vous ?

Leïla Shahid L’histoire n’a pas commencé il y a deux semaines, mais il y a cinquante-quatre ans avec l’occupation des territoires palestiniens par la force et la colonisation. Jérusalem-Est a été annexée de même que le plateau du Golan, la bande de Gaza est assiégée depuis plus de quatorze ans avec les conséquences terribles pour la population.

Le président Biden, un peu honteux de s’être opposé pendant dix jours à toute résolution du Conseil de sécurité, content d’avoir assuré le cessez-le-feu à travers l’Égypte, promet maintenant une aide très généreuse pour la reconstruction. Mais la question de Gaza et de la Palestine n’est pas seulement humanitaire. Nous vivons depuis cinquante-quatre ans une dépossession de notre droit à la liberté et à la souveraineté.

La réalité palestinienne s’est imposée. Mais s’ils reviennent au jargon du processus de paix, on n’ira nulle part. Ça va exploser de nouveau. Ceux nés après Oslo n’ont plus aucun espoir mais ils savent une chose : ils ont droit à la justice, à l’égalité des droits. En tant que citoyens du monde, ils considèrent que la lutte n’est plus confinée à ces territoires qu’on nous avait imposés à Oslo.

Pour se libérer de ce carcan, les Palestiniens mènent ce combat de manière pacifique, culturelle, politique. Cette façon d’internationaliser le combat renforce les Palestiniens. Et ça, ce n’est pas le processus de paix qu’on a connu pendant vingt-huit ans et qui nous imposait de patienter. Nous n’aurions jamais dû attendre autant. Nous aurions dû nous rendre compte plus rapidement qu’ils n’étaient pas sérieux à propos de la souveraineté, la liberté et l’État de Palestine. Nous ne pouvions pas être les seuls à respecter les accords alors que tous les premiers ministres israéliens depuis l’assassinat de Rabin ont lutté contre.

En Israël même, ce sont les jeunes colons que l’on a vu défiler dans les rues de Jérusalem et ailleurs aux cris de « mort aux Arabes ». Or, la plupart des démocrates israéliens ne veulent pas cela. Il y aura, je pense, une prise de conscience dans la société israélienne pour défendre leur propre démocratie. En 2021, il existe autant de Palestiniens que de juifs israéliens si l’on prend en compte Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem et Israël. Les Israéliens doivent comprendre qu’il faut donner des droits égaux aux deux parties. Il ne s’agit pas d’une guerre de religion. C’est une guerre coloniale, c’est une résistance anticoloniale. Nous continuerons cette nouvelle lutte avec tous nos amis israéliens anticolonialistes. Mais certainement pas dans les petits pas d’un processus de paix du type de celui que nous avons connu. Il faudra que cela se fasse de manière beaucoup plus saine dans la reconnaissance que les citoyens palestiniens doivent avoir les mêmes droits. Sous quelle forme ? On en discutera. Mais avant, il faut mettre fin à l’occupation.

Leïla Shahid :  Le cessez-le-feu, ce n’est pas la paix (L'Humanité, entretien avec Pierre Barbancey, 25 mai 2021)
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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 05:27

https://youtu.be/4kMMbBQ9ACA

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26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 05:26
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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 05:34

 

 

Notre pays vit un moment particulièrement dangereux.

Exploitant les peurs qu'a aggravées l'épidémie de Covid-19, les replis que provoquent les licenciements et la précarité, les divisions d'une société que ravagent les reculs de la République et la casse des services publics, l'insécurité qui mine le vivre-ensemble et le terrorisme islamiste qui endeuille régulièrement la nation, le pouvoir macronien et la droite se livrent une surenchère calamiteuse avec l'extrême droite. Ils nourrissent les divisions de la société française en remettant en cause les libertés publiques, en concentrant toujours plus les pouvoirs institutionnels et économiques, en criminalisant les militant·e·s syndicaux et associatifs et en alimentant les assignations identitaires qui favorisent le racisme et l'antisémitisme, la stigmatisation de secteurs entiers de la population en raison de leurs origines, religions, de leur genre ou de leur orientation sexuelle.

Cette surenchère a un objectif : désigner des boucs-émissaires aux difficultés des Françaises et des Français. Ainsi, sont épargnés ceux qui sont à la tête de grandes fortunes, de multinationales, des banques et assurances et qui ont vu leur fortune augmenter de 170 milliards d'euros sur la seule dernière année. Et pour qu'ils continuent d'accumuler des profits, ils s'en prennent aux droits des privé·e·s d'emploi avec la réforme de l'assurance-chômage, aux droits de tou·te·s les salarié·e·s, affaiblissent la culture si essentielle à l'émancipation de chacun·e, intensifient leurs attaques contre de grandes conquêtes populaires, creusent les inégalités, à commencer par les inégalités femmes-hommes.

À courir derrière les thèmes démagogiques mis en avant par l'extrême droite depuis de nombreuses années, c'est elle qui en profite et c'est la démocratie que l'on met en péril. Au point que des généraux en retraite et des appels fascisants puissent aujourd'hui en appeler à la remise en ordre musclée de la France par une intervention de l'armée. 

Il est temps de dire « stop » à ces dérives et d'emprunter un tout autre chemin pour relever le défi des jours heureux. 

Pour mettre en échec leur offensive contre les libertés et les droits sociaux, le Parti communiste français appelle les forces de gauche et le mouvement social, tou·te·s les progressistes, à engager la contre-offensive pour répondre véritablement aux problèmes du pays.

Oui, nos concitoyennes et concitoyens ont le droit à la tranquillité et à la sécurité que remettent en question les trafics, la délinquance, les incivilités de toute sorte. Cela nécessite à la fois une Justice qui ne saurait être l'objet d'un procès en laxisme et qui soit dotée de réels moyens et une Police nationale exerçant ses missions de service public au plus près de la population, qui ne soit plus l’objet d’agressions inadmissibles et dont l’action ne soit plus entachée par les violences de certains policiers. Et il faut simultanément s'attaquer aux racines de la violence, aux politiques capitalistes qui génèrent le désordre, favorisent la loi du plus fort, détruisent les liens sociaux et creusent sans fin les inégalités, entretiennent les discriminations et le racisme pour tirer les droits de toutes et tous vers le bas.

Ainsi, le combat pour la sécurité et la tranquillité publique est inséparable de la promotion des droits et des libertés, de la cité à l'entreprise. Il est inséparable d'une grande ambition démocratique au sein des institutions, des services publics et des lieux de travail. C'est le sens de la mobilisation des communistes pour défendre les principes aujourd’hui menacés de la République, dans la perspective d’une nouvelle République sociale et démocratique, laïque, écologiste, féministe et antiraciste.

Il est plus que temps de s'attaquer au chômage, à la précarité, aux salaires indignes de celles et ceux qui produisent les richesses du pays, à l'austérité, au démantèlement de nos services publics, à l'affaiblissement de l'école publique, à la ghettoïsation des quartiers populaires, au recul de notre souveraineté industrielle ou sanitaire, à l'abaissement de la citoyenneté. Cela implique une autre utilisation de l'argent public, des banques et des entreprises et de nouveaux droits d'intervention de la cité à l'entreprise des citoyen·ne·s et des salarié·e·s.

Pour balayer les manœuvres de diversion qui visent à faire oublier l'essentiel au pays, ce sont ces questions que les communistes ont l'ambition de remettre au centre du débat public. 

La République doit être synonyme de sécurisation de toutes les dimensions et de tous les âges de la vie.

C'est sur ces bases que le PCF appelle à participer à la journée de manifestations du 12 juin en faveur des libertés.

 

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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 05:56
12 juin - Marchons les droits et les libertés, pour une république sociale et démocratique (PCF)
12 juin - Marchons les droits et les libertés, pour une république sociale et démocratique (PCF)
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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 05:46
Censure partielle de la loi relative à la sécurité globale : une victoire pour nos libertés publiques et notre démocratie (groupe communiste CRCE au Sénat, 21 mai 2021)
Censure partielle de la loi relative à la sécurité globale : une victoire pour nos libertés publiques et notre démocratie
Pour calmer la verve sociale qui s’était exprimée contre le très controversé article 24 de la loi « Sécurité globale », Jean Castex voulait s’assurer de sa conformité aux principes garantis par notre Constitution… C’est désormais chose faite.
Suite à la saisine du Premier ministre et, en parallèle, de 120 parlementaires, parmi lesquels députés et sénatrices et sénateurs communistes, le Conseil constitutionnel vient de juger « contraires à la Constitution » l’article 24, devenu l’article 52 après sa réécriture par le Gouvernement pour le rendre plus acceptable sur la forme (mais qui reprenait sur le fond le dispositif initial).
Dictée par certains syndicats de police, supposés protéger les forces de l’ordre en opération en pénalisant « la diffusion malveillante » de leur image, cette disposition mettait en réalité à mal toute contestation de l’emploi de la force par les autorités publiques (l’on sait pourtant tout l’usage contestable qu’il en a été fait ces dernières années).
Comme nous l’avions nous-mêmes dénoncé dans notre motion de rejet préalable au texte de « sécurité globale », ainsi que dans notre saisine commune au Conseil constitutionnel, cet article n’assure pas une conciliation équilibrée « entre les objectifs de valeur constitutionnelle de prévention des atteintes à l’ordre public et de recherche des auteurs d’infractions et le droit au respect de la vie privée ». Pire il portait une atteinte presque délibérée au droit d’informer et de dénoncer.
Le même jugement est tombé pour ce qui concerne l’usage des drones, dont le cadre juridique inédit créé par le même texte nous laissait craindre les pires dérives en matière de surveillance de masse des populations…
À l’heure où une atmosphère sombre et inquiétante en matière de sécurité publique flotte sur nos institutions et menace les principes fondamentaux de notre démocratie, cette décision du Conseil constitutionnel arrive à point nommé. Nous nous en félicitons.
Il s’agit également, à notre sens, d’une indication des Sages pour signifier clairement que la police (et certains syndicats de police) n’ont pas pour vocation à être une force autonome, mais bien une force publique au service de l’intérêt général et donc de nos concitoyennes et concitoyens.
Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE continueront à veiller à ce que ces mesures restent jugées pour ce qu’elles sont : porteuses de graves atteintes à nos libertés publiques et pourvoyeuses d’une vision de la société répressive, autoritaire et régressive contre laquelle il nous faut lutter.
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20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 05:15
Droit à la sécurité : Fabien Roussel défend "une police nationale de proximité - L'Humanité, 19 mai 2021
Droit à la sécurité : Fabien Roussel défend "une police nationale de proximité"
Mercredi 19 Mai 2021 - L'Humanité

Dans une tribune adressée à l'Humanité, Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français et candidat à la présidentielle, estime que la gauche "doit prendre à bras-le-corps les questions d’insécurité qui gangrènent l’existence de tant de villes et quartiers populaires".

J’ai défendu l’idée que la gauche devait prendre à bras-le-corps les questions d’insécurité qui gangrènent l’existence de tant de villes et quartiers populaires. C’est la raison pour laquelle j’ai participé, avec d’autres parlementaires et élus du PCF au rassemblement des syndicats de policiers, le 19 mai, devant l’Assemblée nationale. Oui, il y a des fonctionnaires de police qui espèrent voir la gauche à leurs côtés. Nous ne laisserons jamais les questions de sécurité aux mains d’incendiaires qui ne cessent de nourrir une très dangereuse instrumentalisation avec des surenchères liberticides.

Je propose une réponse progressiste et républicaine offrant à la fois la sécurité et l’égalité, la tranquillité pour toutes et tous, et de nouveaux progrès sociaux.

"Oui, il y a des fonctionnaires de police qui espèrent voir la gauche à leurs côtés".

Partout dans le pays, les élus locaux des quartiers et des villes populaires savent combien les problèmes d’insécurité, de délinquance, de trafic sont un véritable poison.  La sécurité est un droit fondamental qui doit être garanti à tous nos concitoyens, quel que soit leur lieu d’habitation. C’est un service public qui ne peut pas être vendu à des sociétés privées comme le prévoit la loi « sécurité globale » du gouvernement. Nous proposons la création d’une véritable police nationale de proximité, avec le recrutement de 30 000 agents, formés, bien encadrés, correctement rémunérés. Nous contestons la politique du chiffre imposée par ce gouvernement comme les choix faits en matière de maintien de l’ordre. Le procès sur le prétendu laxisme de la réponse judiciaire sert aujourd’hui de prétexte pour ne plus parler de l’indigence des moyens accordés à notre Justice.  Ce gouvernement, comme les précédents, a provoqué de véritables déserts judiciaires ! Je garde en mémoire ces rassemblements des robes noires, avec tous ces avocats qui dénonçaient la fusion des tribunaux et la réforme Belloubet. Nous sommes les baudets de l’Union européenne avec 11 juges pour 100 000 habitants soit deux fois moins que la moyenne européenne (rapport publié par la commission européenne en octobre 2020) ! Quant au code pénal, il n’a cessé d’être durci au cours dernières années : il ne saurait satisfaire un désir de vengeance, il doit sanctionner justement les délits et les crimes tout en visant à la réinsertion du maximum de condamnés.

Cette démarche, pour permettre à la Police et à la Justice d’exercer pleinement leurs missions au service des principes de la République et de l’État de droit, ne saurait être dissociée d’une réponse forte et claire en matière d’éducation, de justice sociale, d’insertion sociale et professionnelle, d’égalité réelle.

Des territoires de notre République ne sont pas « perdus ». Ils ont été délaissés et même abandonnés du fait des politiques d’austérité menées au fil des derniers quinquennats et aggravées par l’actuel pouvoir alors que les populations qui y vivent ont justement besoin de plus de politiques publiques pour affronter les conséquences du chômage, des bas salaires et de la précarité. Ce qui tient encore est le résultat d’une combativité intacte et d’un courage exceptionnel d’élus locaux, de bénévoles associatifs, d’agents des services publics, de familles, de citoyennes et citoyens qui sont la richesse de notre pays. Ils sont les experts de leur territoire. Ils savent comment faire. A chacune de mes rencontres, ils me disent combien des solutions sont à portée de main. A chaque fois, il est question de service public, de leur indispensable retour et de leur développement, de réponse au plus près des populations, en prenant à bras le corps l’ensemble des problématiques de vie. Un exemple : on parle en ce moment des enjeux démographiques. Eh bien, nous avons besoin de crèches publiques, d’une grande politique publique de la petite enfance.

Il n’y a pas d’un côté, les questions de sécurité et de l’autre, les revendications sociales car, on le sait bien, à ce jeu-là, c’est insécurité générale qui progresse et l’horizon qui s’obscurcit avec de lourdes menaces pour notre vie démocratique.

La République doit, par conséquent, sécuriser toutes les dimensions et tous les âges de la vie. C’est ainsi que nous relèverons le défi des jours heureux.

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20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 05:00
Électricité. La tarification dynamique en fonction du cours de la bourse va faire exploser vos factures (L'Humanité, 18 mai 2021)
Électricité. La « tarification dynamique » va faire exploser vos factures
Mardi 18 Mai 2021

« Grâce » aux compteurs Linky et au libéralisme de Bruxelles, des fournisseurs proposent des contrats indexés sur le marché de gros, qui s’envolent en cas de pic de consommation. Comme au Texas en février, où de nombreuses installations électriques avaient été paralysées par un froid extrême, faisant flamber les prix en Bourse. Des consommateurs ont reçu des factures d’électricité mensuelles de plusieurs milliers de dollars. Bientôt chez vous ?

En février dernier, un nouveau fournisseur d’électricité apparaissait en France, avec une offre très particulière. Filiale du groupe finlandais Fortum, l’entreprise Barry nous propose un prix du courant qui varie heure par heure. Le tarif facturé au client suit le cours du kilowattheure sur la Bourse Epex Spot, le marché européen de l’électricité en gros. C’est le compteur communicant Linky qui permet de faire le lien entre notre consommation réelle et les prix du marché.

EDF aura l’obligation d’y recourir

La libéralisation de l’énergie imposée par l’Union européenne ne s’est pas contentée d’introduire la concurrence pour la production et la commercialisation d’électricité. Elle a aussi mis en place une Bourse européenne pour que les producteurs puissent vendre leur marchandise et que des détaillants (appelés « fournisseurs alternatifs ») puissent l’acheter pour la revendre au consommateur final.

Le principe qui consiste à revendre l’énergie au consommateur au prix de ce marché a un nom : la « tarification dynamique ». Adoptée le 5 juin 2019, la directive européenne 2019/944 autorise ce système et va même jusqu’à l’imposer « auprès de chaque fournisseur qui a plus de 200 000 clients finals ». Si Barry est le premier à proposer cette option en France, il ne sera donc pas le dernier. Même l’opérateur de service public EDF, qui dépasse largement le seuil de 200 000 clients, aura l’obligation d’y recourir.

Aucun débat parlementaire

Le gouvernement français devait transcrire cette directive européenne. Il l’a fait le 3 mars 2021, par l’ordonnance n° 2021-237, qui modifie le Code de la consommation et autorise la tarification dynamique… sans le moindre débat parlementaire. Le texte prétend protéger le consommateur. Il impose que le fournisseur « informe le client sur les opportunités, les coûts et les risques », « recueille (son) consentement » et mette à sa disposition « un dispositif d’alerte en cas de variation significative du prix de marché ».

Compte tenu des pratiques déjà constatées chez les fournisseurs privés, on peut avoir toutes les craintes quant au respect de ces dispositions. En avril 2021, par exemple, le médiateur de l’énergie attaquait l’italien Eni pour avoir vendu à une femme de 98 ans un contrat de gaz pour un logement qu’elle n’habitait plus depuis trois ans…

Séduire le client

Dans l’immédiat, Barry cherche à profiter de son antériorité pour séduire le client. « Envie de réduire tes dépenses ? Il te suffit de consommer au moment où l’électricité est la moins chère », affirme l’entreprise, qui, pour se donner un air sympa, tutoie son interlocuteur. D’après elle, « tu obtiens l’électricité au prix auquel les fournisseurs l’achètent ». Vraiment ?

En fait, ni la directive ni l’ordonnance n’obligent le fournisseur à acheter en Bourse l’électricité qu’il nous revend en tarification dynamique. Pour doper la concurrence, le législateur a obligé EDF à tenir à disposition des opérateurs privés un quart de sa production nucléaire à prix quasi coûtant, un scandale connu sous le nom d’Arenh ( accès régulé à l’électricité nucléaire historique). Un esprit soupçonneux pourrait y voir un risque : qu’un fournisseur privé achète de l’électricité nucléaire à prix garanti auprès d’EDF et la revendre en tarification dynamique.

Flambée des prix

Interrogée sur cette possibilité, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) répond : « Proposer une offre à tarification dynamique n’impose pas aux fournisseurs de contrainte sur leur approvisionnement. Charge à eux de définir leur stratégie en fonction des gains qu’ils visent et des risques associés. » Acheter à EDF et vendre au prix de Bourse est donc tout à fait possible.

On se souvient qu’en février 2021, au Texas, de nombreuses installations électriques ont été paralysées par des conditions climatiques extrêmes. Les prix en Bourse avaient flambé. Des consommateurs ont reçu des factures d’électricité mensuelles de plusieurs milliers de dollars, précisément parce qu’ils avaient souscrit des abonnements en tarification dynamique.

Aurélien Bernier* 

*Auteur du livre les Voleurs d’énergie. Utopia, 2018.
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