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4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 10:19
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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:36
Hillion: Mort de Jean-René Auffray : les algues vertes devant la justice (L'Humanité, Alexandra Chaignon, 27 octobre 2022)
Mort de Jean-René Auffray : les algues vertes devant la justice

 

Jeudi 27 Octobre 2022, L'Humanité

Pollution. Le tribunal administratif de Rennes examine ce jeudi 27 octobre l’affaire de Jean-René Auffray, joggeur mort en 2016 dans une vasière de la baie de Saint-Brieuc. Sa famille attend que des mesures à la hauteur des enjeux soient prises.

Pour Yann Auffray, sa mère et ses sœurs, c’est une « étape ». Ce jeudi 27 octobre, le tribunal administratif de Rennes (Ille-et-Vilaine) doit se pencher sur le décès de leur défunt père et mari : le 8 septembre 2016, Jean-René Auffray, 50 ans, sportif confirmé qui faisait un jogging dans l’estuaire du Gouessant, à Hillion, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), est retrouvé mort dans une vasière.

Assez rapidement, une possible intoxication au sulfure d’hydrogène (H2S) – un gaz très toxique émanant des algues vertes (ulves) en décomposition – est suspectée. Mais l’affaire est classée sans suite.

En juin 2019, la famille décide de porter l’affaire devant les tribunaux « pour carence fautive des autorités publiques que sont la mairie d’Hillion, la communauté d’agglomération de Saint-Brieuc et la préfecture ». L’objectif : « voir reconnaître la faute commise par les autorités publiques et faire indemniser la famille pour le préjudice subi suite au décès de leur proche », précise Me François Lafforgue, l’avocat de la famille.

Un « danger qui ne se repère pas visuellement »

L’un des enjeux de cette audience portera notamment sur l’établissement ou non d’un lien entre le décès de Jean-René Auffray et les ulves. Un lien que ses proches n’avaient eux-mêmes « pas fait immédiatement ». « Mon père n’a pas été retrouvé dans un tas d’algues », admet Yann Auffray. Mais, comme le souligne Annie Le Guilloux, coprésidente de l’association Halte aux marées vertes, c’est un « danger qui ne se repère pas visuellement ».

Me Lafforgue pense d’ailleurs que ce « lien de causalité » peut être établi par le tribunal : « Du côté des adversaires, ils avancent le fait que l’autopsie a été réalisée dix-neuf jours après le décès et que, en l’absence de prise de sang immédiate, on ne peut pas avoir de certitude médicale sur l’intoxication par hydrogène. De notre côté, nous nous fondons sur un faisceau de présomptions qui permettent de faire ce lien : c’est au même endroit que des sangliers et des ragondins étaient morts en 2016. Les résultats des analyses toxicologiques laissaient peu de doutes sur l’origine de leur mort. Et deux chiens étaient déjà morts au même endroit en 2008. Les analyses menées quelques jours après le décès de Jean-René Auffray ont également révélé un taux extrêmement important de gaz, 1 000 ppm (parties par million – NDLR), une dose mortelle. Ces éléments nous permettent de dire que le gaz est susceptible d’être la cause de son décès, sachant que l’autopsie a permis d’écarter les causes de type malformation cardiaque. »

Une toxicité mise en cause depuis 2009

« Il faut que les responsabilités soient établies et reconnues, et que des mesures de fond à la hauteur des enjeux soient enfin prises afin que cesse ce fléau qui empoisonne nos côtes », attend l’association Halte aux marées vertes, qui sera présente ce jeudi au tribunal pour soutenir la famille Auffray. La toxicité des ulves en décomposition est en effet mise en cause depuis longtemps par les associations environnementales en Bretagne. « Ce n’est pas la première affaire » dans les Côtes-d’Armor, résume Annie Le Guilloux, évoquant entre autres la mort de Thierry Morfoisse, un transporteur d’algues décédé en 2009 à Binic.

« Malgré toutes les alertes lancées, notamment depuis la mort en 2011 de 36 sangliers au même endroit, jusqu’en 2016, aucune mesure n’a été prise par les autorités pour interdire l’accès de cette zone connue pour être dangereuse, où des niveaux d’hydrogène sulfuré extrêmement élevés avaient pourtant été relevés sous contrôle d’huissier », déplore la militante. À ses yeux, les mesures prises depuis dans l’estuaire du Gouessant – des pieux barrant symboliquement la zone, accompagnés de panneaux explicatifs – sont insuffisantes.

Surtout, le problème des ulves, qui contraint pourtant des collectivités à fermer des plages ponctuellement, mais à intervalles réguliers, n’est pas pris à la racine. Cette dernière est pourtant connue depuis cinquante ans : l’agriculture et les élevages intensifs bretons, qui rejettent massivement des nitrates dans les sols et les cours d’eau via les effluents (déjections animales).

Résultat, les eaux bretonnes se retrouvent saturées de nutriments dont les algues se nourrissent, notamment d’azote, directement issu des nitrates. Leur concentration dans les rivières est ainsi passée de moins de 5 mg/l dans les années 1960 à plus de 50 mg/l en moyenne dans les années 1990. Une prolifération d’algues vertes « à plus de 90 % d’origine agricole », selon un rapport de la Cour des comptes de 2021. Et si, entre 1990 et 2014, la concentration de nitrates a quasiment été réduite de moitié, selon ce même rapport, les taux stagnent, voire augmentent légèrement depuis.

L’inaction des pouvoirs publics confirmée six fois par les tribunaux

C’est le signe d’un laisser-faire, vivement dénoncé par les associations mais aussi de nombreuses institutions : « Arrivés au 7e cycle, l’inefficacité des plans d’action nitrates successifs est manifeste, comme celle de chacun des plans d’action régionaux, mais rien ne semble fait pour y remédier », assénait ainsi l’Autorité environnementale, en juillet 2021. « On en est au 3e plan algues vertes et au 7e plan d’action nitrates. Sauf qu’il n’est toujours pas question de remettre en cause l’élevage intensif. Ces plans ne comportent rien de nouveau, si ce n’est des mesurettes recyclées », renchérit Annie Le Guilloux.

Dans son combat, l’association Halte aux marées vertes précise bien qu’elle n’est pas là pour « incriminer les agriculteurs ». « Ils sont pris en otage par les lobbies agro­alimentaires, qui tiennent l’amont et l’aval. Les agriculteurs se retrouvent ubérisés : propriétaires de leur outil de production, sans en maîtriser les usages, contraints à une course permanente à l’endettement », analyse la militante. Les proches de Jean-René Auffray ne disent pas autre chose. Yann, ses sœurs et sa mère préviennent : ils ne sont pas « dans l’optique de chercher des coupables », et encore moins de « cibler » les agriculteurs. « Il faut bien comprendre que ce ne sont pas les agriculteurs qu’on attaque. Derrière ce modèle, il y a des hommes qui n’ont plus le contrôle de leur outil de production. Il y a là de la misère sociale, économique, humaine, écologique. »

Mais, malgré les drames, le déni persiste. L’« inaction fautive » a pourtant été reconnue à plusieurs reprises par les juridictions publiques. « L’absence de prise de mesures pour lutter efficacement contre la prolifération des algues vertes dans cette zone a été confirmée par la cour administrative d’appel de Nantes à cinq reprises et par le tribunal de Rennes en 2018 », rappelle ainsi Me Lafforgue. « On remet systématiquement en cause le moindre accident. On est toujours en train de cultiver le doute sur le lien entre les algues, l’hydrogène sulfuré et les accidents, regrette Annie Le Guilloux. Le 14 octobre, au conseil régional, on a encore entendu la droite dire qu’il fallait s’occuper des stations d’épuration pour diminuer le problème des algues vertes, mais toutes seraient aux normes que ça ne changerait rien au phénomène ! »

Un protocole d’intervention médicale finalement mis en place en 2022

La militante rappelle qu’il a fallu attendre 2021 pour que soient installés en Bretagne 12 capteurs mesurant les taux d’hydrogène sulfuré. Et septembre 2022 pour la mise en place d’un protocole spécifique d’intervention en cas de suspicion d’intoxication, afin d’identifier les causes d’une mort suspecte ou d’un malaise (prélèvements à faire, quand et où les envoyer).

« Mais cela ne signifie pas que la situation est sous contrôle. Ce n’est pas parce qu’il y a une surveillance qu’il faut se résigner à vivre avec les algues vertes. Il faut se donner les moyens de les combattre à la racine », insiste la coprésidente de l’association, qui ne manque pas de rappeler que « toutes les avancées obtenues dans ce dossier l’ont été grâce au combat militant ».

« Nous voulons agir et non pas réagir », confie Yann Auffray, pour qui cette procédure s’apparente à une « démarche citoyenne ». « La procédure ne fera pas revenir mon père. Mais des algues vertes, il y en aura toujours, même si on les ramasse. Nous voulons que l’État soit confronté à ses responsabilités et qu’il agisse, qu’il s’attaque aux sources du problème afin de protéger les citoyens. »

 
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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:32
Fabien Cohen au débat santé de l'espace Bretagne de débat du PCF à la fête de l'Humanité 2022 avec Hamama Bourabaa: Rendez les soins aux soignants!

Fabien Cohen au débat santé de l'espace Bretagne de débat du PCF à la fête de l'Humanité 2022 avec Hamama Bourabaa: Rendez les soins aux soignants!

Santé des peuples ou du capital : il faut choisir
Publié le  Vendredi 28 Octobre 2022

Fabien Cohen Membre du conseil national et commission santé/protection sociale du PCF

Des décennies de privatisation et financiarisation des services de santé ont provoqué une catastrophe sanitaire dont le Sars-CoV-2 n’est que le révélateur. Nous sommes loin du slogan mobilisateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lancé à la fin des années 1970,  « La santé pour tous en l’an 2000 », Les pays ont mené, à des vitesses différentes, la privatisation d’abord, puis la commercialisation et, enfin, la financiarisation des services de santé, transformant l’offre de soins en objet de spéculation boursière. Ainsi se sont développés les grands groupes pharmaceutiques (près de 1 000 milliards d’euros de chiffre d’affaires mondial), l’industrie des services de santé (hôpitaux, cliniques, soins aux personnes âgées, maisons de repos et laboratoire privés), mais aussi les fonds d’investissement et les banques, qui, par leur lobby, ont fait évoluer dans leur intérêt les législations nationales et internationales.

La santé environnementale n’est pas en reste avec l’immense pillage des ressources naturelles : la déforestation, les trafics d’animaux sauvages, l’extension d’un modèle agro-industriel destructeur de la biodiversité sur tous les continents sont reconnus, au moins depuis l’épidémie de sida des années 1980, comme vecteurs de nouvelles menaces infectieuses. Cette philosophie hégémonique du néolibéralisme a conduit au fiasco de la réponse à la pandémie Covid.

Nous étions prévenus depuis au moins quarante ans ! L’urgence est à un investissement massif des gouvernements dans la formation et le recrutement d’agents de santé du secteur public, en finir avec le « pillage » des intellectuels des pays les plus pauvres par les plus puissants. L’urgence est à la création d’une démocratie sanitaire mondialisée. À l’image de la Sécurité sociale révolutionnaire permise et préservée par la détermination des communistes, une nouvelle politique mondiale de santé est à inventer. Une politique basée sur la coopération plutôt que la concurrence, sur la satisfaction des besoins des populations plutôt que sur les profits des actionnaires. Un nouveau rôle de l’OMS est à inventer. Cela suppose notamment, sur le plan mondial, la création et le développement des systèmes de prévention, de soins et de protection sociale pour tous où les services publics ont un rôle prépondérant à jouer ; élargir le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, loin de répondre aux besoins, et aux résultats décevants, en dotant l’OMS de moyens élargis pour développer les grandes campagnes de santé publique concomitamment aux mobilisations contre les grandes épidémies ; aider à l’émergence de systèmes de santé et le développement de systèmes de protection sociale ; obtenir l’universalité du droit des femmes à disposer de leur corps.

La création d’une caisse de sécurité médicale, mais aussi d’un fonds thérapeutique international, la mise en conformité avec la convention sur la biodiversité des Nations unies de 1990 permettraient – comme les grandes puissances savent le faire pour sauver la finance – de mutualiser les moyens pour sauver des millions de vies. Il faut mettre un terme au modèle de recherche et de développement qui laisse aux sociétés pharmaceutiques la possibilité de fixer les prix grâce au système de bre­vets, qu’il faut revoir en profondeur, et immédiatement classer les molécules indispensables à la survie des populations au patrimoine de l’humanité.

Cela suppose d’investir davantage dans la recherche publique en constituant aux plans nationaux et mondial des pôles publics capables de mutualiser les moyens comme pour le développement des recherches sur les maladies rares. Nous avons besoin de traités internationaux, qui maîtrisent les échanges en faveur du développement de biens communs et mettent en place des institutions chargées de leur protection, de l’organisation des coopérations mondiales dans ces domaines. Les personnes immigrées, réfugiées ou sans papiers se voient refuser des soins de base. Il faut refuser ce monde inhumain et xénophobe.

Nous voulons une planète de la solidarité. Il ne peut y avoir de sortie de crise en santé sans mouvement social mondial ! Il faut le construire ensemble, professionnels et usagers, pour exiger que les besoins sanitaires et humains, les conditions de travail et de vie des soignant·e·s, soient placés au cœur d’un système public de santé réorganisé visant à s’opposer aux inégalités sociales en matière de santé et de soins de santé. Entre les banquiers et la santé – l’accès universel et gratuit des sociétés à la santé –, il faut choisir ! 

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:19
Fabien Roussel: Avec les ZFE, « les classes populaires vont être stigmatisées » (Emilio Meslet, L'Humanité, Jeudi 27 octobre 2022)
Avec les ZFE, « les classes populaires vont être stigmatisées »

Écologie Pour le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, le gouvernement s’apprête à lancer une « bombe sociale » en instaurant des zones à faibles émissions sans mesures d’accompagnement des plus modestes.

Publié le Jeudi 27 Octobre 2022 - L'Humanité
 

Trois lettres qu’il va falloir retenir, un acronyme qui va animer le débat public ces prochains mois : ZFE. Pour zone à faibles émissions. D’ici le deuxième semestre de 2024, 43 métropoles de plus de 150 000 habitants seront des ZFE, soit des zones dans lesquelles il sera interdit de circuler avec des véhicules jugés trop polluants (classés Crit’air 3 à 5), sous peine d’amende. Une mesure injuste pour le communiste Fabien Roussel puisqu’elle frappera d’abord les plus modestes. Car ces derniers vivent souvent plus loin des centres urbains, ne disposent pas forcément de transports publics, ni de moyens pour acheter un véhicule plus vert.

Le gouvernement a annoncé que les automobilistes au volant de véhicules trop polluants circulant dans une ZFE se verraient infliger une amende de catégorie 3 (68 euros). Qu’en pensez-vous ?

Il est urgent de prendre des mesures pour lutter contre la pollution qui provoque 40 000 décès par an. Mais s’il n’y a pas de mesures d’accompagnement de ces ZFE, c’est une véritable bombe sociale que le gouvernement s’apprête à lancer. Au total, 14 millions d’automobilistes sont concernés par cette interdiction de circuler. Autant de personnes qui vont devoir changer de véhicule dans les dix-huit mois, faute de quoi elles seront pénalisées ou interdites de se déplacer. C’est pourquoi nous proposons une prime de 10 000 euros pour l’achat de véhicules d’occasion de Crit’air 1 et 2. Parmi ceux-là, il n’y a pas que des véhicules électriques, mais c’est indispensable, sinon les classes populaire et moyenne vont être stigmatisées. Tout le monde n’a pas les moyens de s’acheter une voiture électrique à 35 000 euros. Et la prime de 7 000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf n’est pas suffisante quand on voit les salaires extrêmement faibles de ces salariés.

Remettez-vous en cause le principe des ZFE ?

Mettre en place des ZFE est une bonne idée pour se fixer des objectifs concrets dans les métropoles. Elles sont nécessaires. Il faut mettre en place des plans climat qui doivent s’accompagner d’investissements importants pour que cela ne pénalise pas les citoyens. Ils doivent leur permettre de vivre mieux. Ces ZFE devraient avoir pour priorité de rénover la totalité des logements collectifs, les bâtiments publics d’ici trois ans, avec les moyens financiers de l’État et les crédits à taux zéro de la Banque centrale européenne. Mais il existe un autre levier : le développement des transports collectifs, en allant vers leur gratuité. Deux exemples. Le premier avec l’agglomération de la Porte du Hainaut, où je suis élu, qui met en place un plan climat. En même temps, la SNCF supprime des TER entre Saint-Amand et Lille aux heures de pointe. Ce qui va obliger les salariés et les étudiants à prendre un véhicule pour y aller. Il faut faire l’inverse. C’est pourquoi je soutiens un véritable plan Marshall pour les transports collectifs (métro, tramway, bus propres). Autre illustration à Aubagne, l’une des premières villes à avoir mis en place la gratuité des transports publics. La fréquentation a triplé. Aujourd’hui, comme la communauté d’agglomération d’Aubagne est intégrée à la métropole Aix-Marseille dirigée par la droite, il lui est demandé de s’aligner sur les tarifs de la métropole et de rendre les transports payants. Je suis un militant écologiste qui veut favoriser les transports en mode doux sans taper sur les automobilistes, mais en leur proposant des alternatives.

Que proposez-vous à long terme pour revoir les mobilités et les usages individuels, quand 31 % des émissions de gaz à effet de serre viennent des transports ?

On a métropolisé la France en même temps qu’on l’a désindustrialisée, en mettant les services en ville. Il faut faire marche arrière et développer du travail et des services publics dans les zones rurales, pour éviter que des millions de concitoyens soient contraints d’aller chercher du travail loin de chez eux et de prendre la voiture. Pour cela, il faut un plan d’aménagement du territoire sur quinze ans.

Pensez-vous que ce puisse être le déclencheur d’un large mouvement de colère populaire comme les gilets jaunes ?

J’ai le souvenir qu’en novembre 2018, l’instauration de la taxe carbone sur l’essence avait déclenché ce grand mouvement des gilets jaunes. Je crains que ces ZFE ne fassent exploser les gens de colère quand ils se rendront compte de ce qu’elles impliquent. Aujourd’hui, ce n’est pas assez connu. S’il le faut, nous nous mobiliserons contre cette forme d’écologie punitive et pour la mise en place de mesures d’accompagnement.

 
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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 08:14
Sur l’immigration, Fabien Roussel rappelle ses principes

Histoire Depuis l’Ariège, le secrétaire national du PCF a rendu un hommage aux prisonniers du camp du Vernet. L’occasion pour lui de revenir sur les dangers que représente l’extrême droite en Europe.

Publié le Lundi 31 Octobre 2022 Lola Ruscio
 

C’est une commémoration qui invite à lutter plus que jamais contre l’extrême droite. Fabien Roussel a rendu hommage, samedi, aux militants communistes, syndicalistes, brigadistes espagnols morts dans le camp du Vernet (Ariège), créé dès 1939. Son arrière-grand-père, Salvador Lardiès, républicain espagnol engagé contre la dictature du général Franco et les phalangistes, y avait été détenu. « Pour l’extrême droite française, qui domine alors le pays, il fallait enfermer ces étrangers qui croyaient à la liberté », a rappelé, en présence de Carole Delga, la présidente socialiste de la région Occitanie, le secrétaire national du PCF, tissant un lien avec l’actuel climat politique régnant dans les pays européens, dont la France.

« Soixante-dix ans plus tard, les mêmes mots résonnent encore », a-t-il mis en garde, avant de faire référence à l’affaire Lola, une fillette de 12 ans assassinée le 14 octobre, à Paris. La principale suspecte de ce meurtre est une femme étrangère en situation irrégulière. « Ce crime odieux devient une affaire nationale tant les partis d’extrême droite et quelques animateurs TV s’en emparent pour tirer un trait d’égalité entre immigré et meurtrier, ou pour exiger une justice expéditive, sans avocat ! » a-t-il lancé, insistant de nouveau sur le fait que « le racisme, l’antisémitisme servent de ressorts à des forces politiques pour conquérir le pouvoir ».

Fabien Roussel a ainsi rappelé avec force l’engagement du PCF conre l’extrême droite : « C’est pourquoi, je le redis ici : jamais, nulle part, à aucun moment, nous, les communistes, ne mêlerons nos voix, nos suffrages aux leurs et ce pour quoi que ce soit. Jamais nous ne serons complices de leurs crimes. » Il ajoute : « Nous sommes les enfants de celles et ceux qui ont été martyrisés par l’extrême droite.»

Un discours fraternel, combatif, loin de ceux tenus par Emmanuel Macron. Le président de la République a évoqué l’immigration comme un « problème ». « Oui, l’immigration illégale est très présente dans les faits de délinquance », a-t-il ajouté mercredi 26 octobre, sur France 2. Une rhétorique nauséabonde déjà utilisée par son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui souhaite conditionner l’obtention d’un titre de séjour à « l’acceptation des valeurs de la République ». Sa future loi immigration, annoncée pour début 2023, prévoit notamment le rétablissement de la double peine pour les étrangers délinquants et la délivrance d’une obligation de quitter le territoire français dès la première décision de rejet de la demande d’asile.

À rebours de cette offensive, consistant à attaquer les droits des étrangers, le secrétaire national du PCF a martelé la ligne humaniste de son parti : « Nous serons toujours aux côtés de celles et ceux qui fuient leur pays, car ils ne le font jamais de gaîté de cœur. (…) Ils ont besoin de la solidarité de tous les pays d’Europe, car nous appartenons à la même humanité. »

 
 
Fabien Roussel: "Je suis venu rendre hommage en Ariège, avec Carole Delga, la Présidente de Région, à ces 35 000 déportés, internés au camp de concentration du Vernet, camp tenu par la police de Vichy.  Beaucoup étaient des républicains espagnols, dont mon arrière grand père, qui y a passé 3 ans de sa vie. Il en est mort de la tuberculose.  54 nationalités de militants venus de toute l’Europe on été internés ainsi que des enfants juifs. N’oublions jamais ce qu’a fait l’extrême droite quand elle a été au pouvoir dès 39."

Fabien Roussel: "Je suis venu rendre hommage en Ariège, avec Carole Delga, la Présidente de Région, à ces 35 000 déportés, internés au camp de concentration du Vernet, camp tenu par la police de Vichy. Beaucoup étaient des républicains espagnols, dont mon arrière grand père, qui y a passé 3 ans de sa vie. Il en est mort de la tuberculose. 54 nationalités de militants venus de toute l’Europe on été internés ainsi que des enfants juifs. N’oublions jamais ce qu’a fait l’extrême droite quand elle a été au pouvoir dès 39."

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27 octobre 2022 4 27 /10 /octobre /2022 15:04

 

Pouvoir d’achat La CGT appelle les travailleurs à se mobiliser, ce jeudi, pour réclamer notamment une revalorisation du salaire minimum. Jugée nécessaire et crédible par les syndicats et la gauche, l’idée fait bondir dans le camp libéral.

 

Dans le récit économique dominant, c’est le coupable idéal, à mi-chemin entre le Grand Méchant Loup des contes pour enfants et la peste noire des livres d’histoire. Aux États-Unis, le candidat républicain Ronald Reagan expliquait, en 1980, que le salaire minimum fédéral avait causé plus de misère et de chômage dans son pays que tout autre facteur depuis la Grande Dépression. Et lors de l’instauration de ce même salaire minimum, en 1938, les lobbyistes patronaux y voyaient une étape vers « le bolchevisme, le fascisme et le nazisme » (1), rien que ça… Aujourd’hui encore, sous toutes les latitudes, le Smic est accusé de détruire l’emploi. C’est dire si la revendication de la CGT, qui appelle les salariés à se mobiliser ce jeudi pour obtenir un Smic à 2 000 euros brut par mois (soit environ 1 600 euros net, contre 1 329 euros à l’heure actuelle), fait bondir dans le camp libéral. En dépit de l’inflation qui ronge les comptes en banque, le gouvernement se cantonne à sa position classique : pas question de « coup de pouce », en dehors de la revalorisation automatique fixée par la loi.

En septembre 2021, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, balayait l’idée d’un revers de main : « On peut toujours promettre la lune, mais si c’est pour qu’au bout du compte il y ait davantage de chômeurs, finalement on est perdants ! » Pour le ministre, une hausse du Smic « trop » importante détruirait des emplois en masse. Plusieurs études récentes viennent pourtant battre en brèche cette idée reçue, à l’instar des travaux de l’économiste américain Arindrajit Dube. Ce chercheur mondialement reconnu a publié une synthèse, en novembre 2019, après s’être plongé dans près d’une centaine d’études sur le sujet : « Globalement, le corpus de recherches le plus récent aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans d’autres pays développés met en évidence un effet très modéré du salaire minimum sur l’emploi, tandis qu’il augmente de manière significative le revenu des travailleurs faiblement rémunérés », écrit-il.

Certains pays ont fortement augmenté leur salaire minimum au cours des vingt dernières années, sans séisme économique majeur. C’est le cas du Royaume-Uni, pourtant rarement considéré comme un paradis socialiste, qui a créé son national minimum wage en 1998, avant de l’augmenter de près de 40 % entre 2000 et 2017 (près de deux fois plus vite qu’en France). Dans le même temps, le nombre de travailleurs concernés a doublé, pour atteindre 2 millions de personnes. Au total, 30 % de l’ensemble des salariés britanniques ont profité des hausses du NMW. Dans une étude publiée en avril 2019, la Low Pay Commission (groupe d’experts auprès du gouvernement) dresse un bilan historique complet : « Au lieu de détruire des emplois, comme c’était prévu à l’origine, (…), le salaire minimum a atteint ses objectifs d’augmenter les rémunérations des plus bas salaires sans mettre en danger leurs perspectives d’emplois », écrivent les experts.

« Ne pas avoir peur d’augmenter le “coût” du travail, à condition de baisser le coût du capital »

Passons rapidement sur l’autre grande peur des libéraux, à savoir celle d’un effondrement de notre « compétitivité » en raison d’une hausse du Smic. En France – comme dans beaucoup d’autres pays –, les travailleurs au salaire minimum sont surreprésentés dans des secteurs tels que l’hôtellerie-restauration (38 % des effectifs) ou les services à la personne (56 %), par définition très peu exposés à la concurrence internationale. Autrement dit, les femmes de chambre ou les serveurs payés au Smic en France n’entrent pas en concurrence avec leurs homologues roumains, donc la crainte de délocalisations relève du fantasme.

Il ne suffit pas, cependant, de démontrer qu’une hausse du salaire minimum ne provoquerait pas de cataclysme économique : encore faut-il rendre l’idée crédible. C’est ce que tâchent de faire les défenseurs d’une revalorisation du Smic, qu’il s’agisse de syndicats comme la CGT ou FO, ou des partis de gauche. Premier argument : la hausse du Smic (et des bas salaires) va doper le pouvoir d’achat de ménages désireux de consommer plutôt que de thésauriser (le taux d’épargne augmente avec le niveau de revenu). Les travailleurs concernés généreront donc une demande supplémentaire, qui alimentera le carnet de commandes des entreprises.

Deuxième argument : la hausse du Smic coûte cher, c’est vrai, mais elle peut se financer. L’économiste communiste Denis Durand s’est livré au chiffrage de la proposition d’un Smic à 2 000 euros brut : « Dans mon évaluation, j’intégrais aussi la nécessaire revalorisation de tous les salariés situés autour du Smic – ceux qui n’y sont pas encore et ceux qui sont un peu au-dessus », précise-t-il. Verdict : une facture à 50 milliards d’euros pour les entreprises. « J’entends les patrons de PME qui disent qu’ils auraient du mal à absorber le choc, reprend l’économiste. Notre réponse est simple : nous n’avons pas peur d’augmenter le “coût” du travail, à condition de baisser le coût du capital. »

Pour aider les petites entreprises à muscler les fiches de paie, le PCF propose la création d’un système de prêts bancaires à taux d’intérêt très faible, voire négatif (ou prêts « bonifiés »). Y auraient droit les PME qui s’engagent à jouer le jeu en embauchant et en augmentant les salaires. « Le vrai problème des petites entreprises aujourd’hui, ce n’est pas le coût du travail, c’est leurs difficultés à accéder au crédit bancaire, assure Denis Durand. Concrètement, dans notre dispositif, les PME pourront bénéficier de prêts à cinq ans, mais à des taux très faibles : c’est l’État qui paierait la bonification, c’est-à-dire la différence avec les taux d’intérêt pratiqués par le marché. En aval, il faudra évidemment contrôler l’utilisation des fonds, pour éviter tout effet d’aubaine. » Le PCF a chiffré le coût de la mesure : 20 milliards d’euros d’argent public en coût de bonification, pour 400 milliards d’euros de prêts garantis au total. Dans l’absolu, le chiffre de 20 milliards peut sembler affolant, mais l’État n’hésite pas à dépenser tous les ans la même somme en Cice (crédit d’impôt compétitivité emploi), pour un effet économique très discutable.

l’échelle mobile des salaires, une idée qui reprend de la vigueur

« Les aides publiques aux entreprises coûtent chaque année près de 160 milliards d’euros à l’État, renchérit Mathieu Cocq, économiste de la CGT. Au lieu de les déverser sans contrepartie, focalisons-nous sur les petites entreprises qui rencontrent des difficultés et qui, sans cela, auraient du mal à augmenter le Smic. Nous n’avons rien contre les aides publiques en tant que telles, mais contre la manière dont elles sont utilisées. »

Du côté de la FI, qui prône un Smic à 1 500 euros net, les responsables du programme mettent en avant la nécessaire « solidarité » entre les entreprises. « Nous voulons mettre en place une caisse de péréquation, selon un principe de mutualisation des coûts, explique le député Hadrien Clouet. En pratique, cela veut dire que nous instaurerons une contribution assise sur les bénéfices des entreprises qui obligera les grands groupes à financer une partie de la hausse du Smic accordée dans les PME. Autrement dit, Total paierait pour la hausse de salaire minimum du boulanger. »

Avec une inflation à près de 6 %, gauche et syndicats savent que leurs propositions ont le vent en poupe. Ce contexte hautement explosif a d’ailleurs redonné de la vigueur à une idée jusque-là un peu tombée en désuétude : l’échelle mobile des salaires, c’est-à-dire une forme d’indexation automatique des rémunérations sur l’indice des prix. Le dispositif existait en France jusqu’en 1983, avant d’être enterré au nom du « tournant de la rigueur » mitterrandien, mais il a perduré dans d’autres pays comme la Belgique. « L’échelle mobile répond à deux attentes, plaide Boris Plazzi (CGT). Elle permet à la fois de garantir un maintien du pouvoir d’achat contre l’inflation, tout en évitant un écrasement des salaires : le risque, en augmentant simplement le Smic, serait que les travailleurs situés un peu au-dessus soient “rattrapés” » par la hausse. D’où la nécessité d’une revalorisation de l’ensemble des salaires. »

(1) William Finnegan, « Demonizing the Minimum Wage », The New Yorker, 17 septembre 2014.

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27 octobre 2022 4 27 /10 /octobre /2022 06:40
Salaires, emplois, retraites : Ensemble, restons mobilisé·e·s pour gagner ! (PCF)
Salaires, emplois, retraites : Ensemble, restons mobilisé·e·s pour gagner !

Le PCF se félicite du succès de la journée de mobilisation du 18 octobre. Plus de 150 manifestations se sont tenues à travers tout le pays, rassemblant 300 000 manifestant·e·s de très nombreux secteurs d’activité.

C’est une nouvelle étape importante de la mobilisation interprofessionnelle. Ces dernières semaines des grèves et diverses actions ont été organisées dans de très nombreuses entreprises dans tous les territoires. Cette mobilisation a d’ores et déjà permis à des salarié·e·s d’obtenir des augmentations de salaire. Ces premières victoires montrent que la lutte paie ! Alors restons mobilisé·e·s pour gagner.

Avec tous les salarié·e·s et les retraité·e·s mobilisé·e·s, nous disons avec force que l’augmentation des salaires et des pensions est une nécessité pour vivre dignement, à l’heure où l’inflation dépasse les 6 %. Nous soutenons également la jeunesse mobilisée contre la précarité et les bas salaires, la sélection à l’université qui la prive de la formation de son choix et une réforme de l’enseignement professionnel dictée par les seuls intérêts du patronat.

Dès aujourd’hui, il est possible et nécessaire d’indexer les salaires sur l’inflation. C’est le sens de la proposition de loi déposée par Fabien Roussel pour une échelle mobile des salaires. Au-delà, nous proposons une conférence sociale nationale pour une augmentation générale des salaires et des pensions et la construction d’une sécurité de l’emploi et de la formation permettant à chacune et chacun d’alterner tout au long de sa vie périodes d’emploi et de formation dans une sécurité de revenu et de droits. Et remettons à plat les 160 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises pour les conditionner à l’augmentation des salaires de 10 %, à l’embauche-formation de salarié·e·s et au développement de productions écologiques.

De bons salaires, c’est aussi de bonnes retraites !

Et si une réforme des retraites est nécessaire, ce n’est pas celle que veut imposer Emmanuel Macron, mais celle qui assurera une bonne retraite à toutes et tous, à 60 ans à taux plein, avec une pension à 75 % du revenu net d’activité.

Face à ces revendications légitimes, le grand patronat et le pouvoir Macron choisissent la confrontation : la répression et les réquisitions pour les travailleuses et travailleurs mobilisé·e·s par la grève, le 49-3 pour museler les député·e·s qui agissent et portent des propositions pour faire entendre la voix des salarié·e·s et des familles populaires. C’est inacceptable !

Dans ce contexte, le PCF appelle l’ensemble de ses organisations, avec nos parlementaires et élus locaux à :

  • participer aux journées interprofessionnelles de grèves et de manifestations des 27 octobre et 10 novembre. Pour les communistes, le respect des organisations syndicales et de leur calendrier est un gage d’élargissement et de succès. Nous condamnons ainsi toutes les attaques à l’encontre des organisations syndicales et de leurs premiers responsables. Travaillons à l’unité du monde du travail et au développement du mouvement social actuel jusqu’à l’obtention d’importantes victoires.
  • organiser dans le plus grand nombre de villes et de villages de France des réunions publiques pour qu’un grand débat s’organise sur les salaires, l’emploi, la formation et les retraites, ouvertes à toutes les forces vives du pays, forces politiques de gauche et écologistes, syndicales et associatives.

En s’attaquant au coût du capital, nous pouvons travailler tous·tes, travailler moins et travailler mieux.

C’est le défi des Jours heureux qui nous anime. Relevons-le ensemble dans l’action.

Toutes et tous ensemble aux côtés des organisations syndicales les 27 octobre et 10 novembre !

Paris, le 24 octobre 2022

Parti communiste français

 
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27 octobre 2022 4 27 /10 /octobre /2022 06:37
André Chassaigne a défendu la motion de censure contre le gouvernement que nous avons déposée avec l’ensemble des forces de gauche :
« Le 49.3 est une brutalité à l'encontre de la représentation nationale et donc du peuple.
Vous faites courir un risque vertigineux à notre démocratie : détourner définitivement le peuple de la vie politique, pire, le pousser dans les bras du fascisme ! »
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25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 18:40
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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 08:31

 

 

Les difficultés budgétaires pèsent sur le moral des maires -

Le coût de l’énergie occupe tous les débats au sein des conseils municipaux et dans les échanges entre élus lors des assemblées générales de toutes les associations d’élus qui ont lieu depuis la rentrée.

Je citerai l’exemple de ma commune de Marquillies. En prévision de cette hausse des tarifs, nous avons inscrit en dépense d’énergie 170 000 euros, au lieu de 70 000 euros l’an dernier, sur un budget global de 1,2 million. Conversation avec le maire d’une commune de l’agglomération lilloise de 27 000 habitants : sur un budget annuel de 34 millions d’euros, 900 000 euros étaient prévus en dépenses d’énergie en début d’année, pour un coût réel sur 2022 de 2,4 millions d’euros.

Chacun est en recherche d’économies pour boucler l’année, la nouvelle la plus hallucinante dans le domaine nous est venue de l’Avesnois, de la ville de notre ami et camarade Bernard Baudoux, maire d’Aulnoye-Aymeries. Il a lu à son conseil municipal le courrier recommandé qu’il a reçu le 27 septembre dernier de son fournisseur d’énergie, TotalEnergies. Le courrier indique : « Sans contrat de renouvellement signé avant le 31 décembre 2022 (c’est demain !), nous procèderons aux résiliations de l’ensemble des sites concernés, ce qui entraînera la suspension de la fourniture d’énergie dans les jours suivants. » L’énorme problème réside dans le fait que le prix du mégawatt dans ce contrat passerait de 90 euros à 3 000 euros ! Oui, vous avez bien lu, 3 000 euros ! Notre ami Bernard a d’abord cru qu’il y avait un zéro de trop, mais ce n’était pas le cas.

Nous payons là l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie portée par les choix libéraux faits par divers gouvernements successifs. Pendant ce temps-là, M. Attal, le ministre des Comptes publics, demande aux collectivités de « maîtriser les dépenses ». Par ailleurs, TotalEnergies a distribué un dividende exceptionnel de 2,6 milliards d’euros à ses actionnaires, le 28 septembre (tiens, exactement le lendemain de la réception du courrier par Aulnoye-Aymeries).

L’urgence est de revenir aux tarifs réglementés pour toutes les collectivités, et mettre en place un bouclier tarifaire financé par une vraie taxation des superprofits… de TotalEnergies et des autres !

 

 

 

 

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