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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 05:36
Pierre Laurent invité de Question Politique sur France Inter le dimanche 2 avril:  : je souhaite "un accord des forces de gauche, si possible avant le premier tour"

L'émission complète ou des extraits à réécouter sur le site de France Inter:  https://www.franceinter.fr/emissions/questions-politiques/questions-politiques-02-avril-2017

Le message est clair. Premier invité ce dimanche de notre édition Questions politiques spéciale présidentielle, le secrétaire national du Parti communiste français mise tout sur les élections législatives. Soutien de Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, pour cette élection présidentielle, le PCF le martèle, à l'instar de son dirigeant : "sans majorité législative", comment mettre en œuvre la politique portée par Jean-Luc Mélenchon ? Mais pour se mettre en ordre de bataille pour les élections législatives, Pierre Laurent estime que les discussions doivent avoir lieu dès aujourd'hui, à l'opposée de ce que pense Jean-Luc Mélenchon, placé comme troisième homme dans de récents sondages, qui souhaite d'abord se concentrer sur l'élection présidentielle. Il a dit souhaiter "un accord des forces de gauche, si possible avant le premier tour" de l'élection présidentielle. Alors que le Parti socialiste semble à l'agonie, Pierre Laurent parle de la reconstruction de la gauche, malgré la décision de certains de "saborder" le PS, de l'intérieur.

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 09:48

Groupe Communiste, Républicain et Citoyen au Sénat

La France refuse toute discussion et s’enfonce dans une logique dangereuse pour la paix

lundi 3 avril 2017

Le 31 mars, se sont terminées les négociations débutées le 27 mars et menées par plus d’une centaine d’États en vue de rédiger un traité international interdisant les armes nucléaires.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique débutée dès 1968 et la signature du traité de non-prolifération (T.N.P.) qui obligeait avec son article 6 l’ensemble des pays signataires à œuvrer à un démantèlement total par le biais de négociations « poursuivies de bonne foi ».

La France, État-Partie de ce traité depuis 1992, a pourtant fait le choix de voter contre la résolution créant l’espace de négociations du traité, une première fois en octobre 2016 lors de la commission chargée du désarmement et de la sécurité internationale et une seconde fois lors de l’Assemblée générale de l’ONU en décembre de la même année.

En cohérence avec son vote, la France a pris la décision de boycotter les discussions en cours en vue d’arriver à un traité d’interdiction des armes nucléaires.

Rappelant leur attachement à un désarmement multilatéral nucléaire, les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste, Républicain et Citoyen s’alarment de ce blocage exercé par notre pays, lui-même puissance nucléaire, à une discussion pourtant vitale pour la sécurité internationale.

Comment s’opposer aux pays voulant développer leur arsenal nucléaire quand notre pays refuse d’abandonner le sien ? Comment œuvrer pour un monde plus sûr et plus juste alors que les réticences affichées par les super-puissances mondiales tendent à entraîner une escalade et une course aux armements de tout type ? Comment donner sa pleine mesure à l’Organisation des Nations Unies et ses traités internationaux alors que certains pays, dont la France, enfreignent sciemment les dispositions présentes dans des traités signés ?

A ces questions, il apparaît aux sénatrices et sénateurs du groupe CRC que la réponse est : « c’est impossible ». Les appels répétés depuis 70 ans des gouvernements successifs à la patience en matière de désarmement multilatéral nucléaire ne font qu’accélérer l’escalade de la violence et de la détention des matériels de destruction, nous éloignant toujours un peu plus d’une paix internationale où les conflits et différends se règlent par la diplomatie et le droit.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 14:13
" Sous les cendres du quinquennat ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité du 31 mars 2017
La dernière abjuration de Manuel Valls dit tout sur le quinquennat. Toute promesse reniée, l’ancien premier ministre se rallie au candidat de la finance branchée et prône même une coalition avec la droite de François Fillon. Cette fin de parcours  dit tout des étapes précédentes, de l’entreprise engagée dès juin 2012 par François Hollande et de la volonté de tuer le Parti socialiste trop réticent à une conversion complète au libéralisme.
À voir émigrer les marquis du régime, à assister au chemin de croix de Benoît Hamon, à entendre le petit cénacle qui gouvernait, on mesure l’état de décomposition d’un
Parti que François Mitterrand avait voulu hégémonique à gauche. Autre chose peut naître.
 
Ne nous y trompons pas : le courant social-démocrate, le réformisme ne disparaissent pas. le squelette politique se désagrège mais il reste une idéologie ancrée dans notre pays, qui cherche toujours le compromis entre changer et conserver, qui oscille d’un pôle à l’autre en fonction des rapports de force de la société ; quelques années après, le Parti socialiste ne s’était-il pas remis de la catastrophe de 1969, au prix d’une mue et de départs ? Ce n’est pas dans les confluences saumâtres d’Emmanuel Macron qu’il parviendra à se ressourcer. Certains élus peuvent y sauver leur mandat mais pas plus. L’électorat de la primaire – c’est-à dire le moteur socialiste – a choisi sans ambiguïté la censure du quinquennat et une option à gauche. Les soutiens de Benoît Hamon qui aspirent à relancer le socialisme n’y parviendront qu’en rejetant la camisole des solutions libérales et en acceptant de renouer avec modestie avec les forces de gauche aujourd’hui portées par la campagne dynamique de Jean-Luc Mélenchon. Ce chantier est esquissé. Il faudra du temps pour le mener à bien. Il est vital pour construire une gauche utile à notre peuple.
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 14:00
Pierre Serna, historien. « La Ve République est devenue un Ancien Régime »
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR BENJAMIN KÖNIG
VENDREDI, 24 MARS, 2017
HUMANITÉ DIMANCHE
DR
 

Historien de la Révolution française, auteur notamment de « la République des girouettes », Pierre Serna est un fin analyste de la République, passée ou actuelle, et des processus révolutionnaires. Pour l’« HD », il revient sur le concept de VIe République, qu’il inscrit dans un cadre plus large. Et dresse un parallèle saisissant avec la France de 1789…

HD. Qu’entend-on en France quand on parle de République ? Et pourquoi parle-t-on aujourd’hui de la nécessité d’une VIe République ?
Pierre Serna. En tant qu’historien, je vais dire que la République survient car l’Ancien Régime échoue. Or, aujourd’hui, on peut considérer que la Ve République est devenue un Ancien Régime. Un des signes de cet échec est que ce système ne fait plus une communauté, un vivre-ensemble, mais qu’il divise : il crée des privilèges, des castes, des groupes, des modes de reproduction sociale qui empêchent l’accession d’autres personnes. Le deuxième constat que je fais, c’est le malentendu que démontre la situation de l’extrême droite aujourd’hui : seule, la République ne suffit pas. Il existe un problème d’éducation politique : une République n’est pas la démocratie, et inversement. Une République peut être aristocratique et autoritaire, nous n’en sommes d’ailleurs pas très éloignés. Et une démocratie peut être populiste. L’invention extraordinaire de la Révolution française, c’est la démocratie représentative, plus particulièrement par Antonelle, qui fut le premier maire d’Arles, ville marquée par les luttes pour la liberté s’il en est ! C’est pourtant un oxymore : il s’agit de déléguer une part de souveraineté pour un temps donné et avec le contrôle du peuple. La République démocratique implique deux choses : une égalité politique, donc un projet d’éducation, mais aussi la liberté. Ce mot a été capturé par les libéraux, mais il s’agit de l’émancipation de chacun : c’est une valeur fondamentale. Prenons l’exemple de la majorité politique à 16 ans, un des objectifs que je défends particulièrement : quand j’entends le discours sur les jeunes aujourd’hui, c’est le même que celui qu’on entendait sur les femmes pour qu’elles n’aient pas le droit de vote, elles ne sont pas assez mûres, elles voteront comme leur mari, ou bien contre sans réfléchir…
 
HD. Quels sont les dangers qui guettent ce principe de République démocratique ?
P. S. C’est d’abord le césarisme (type de régime, imposé notamment par Jules César, où le pouvoir est concentré entre les mains d’un homme fort appuyé par le peuple – NDLR). En France, c’est sans exception aucune, les faits sont têtus mais incontestables, ainsi que les Républiques se terminent : Napoléon, Louis-Napoléon, Pétain… La Ve République est elle-même césariste : elle est née d’un coup de force militaire de De Gaulle, s’appuyant sur les généraux menant la guerre en Algérie.
 
HD. Reste cette problématique particulière : la mainmise du pouvoir économique sur le politique…
P. S. Aujourd’hui, on construit des systèmes de pure idéologie, dans un rapport au réel vicié. On entend le discours : « On est pris dans une logique de marché, donc il faut faire comme ça, comme l’Allemagne, etc. » C’est une logique d’acceptation de l’a priori libéral, d’une part dans le domaine macroéconomique. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, une économie mondialisée s’est construite sur l’esclavage. Les propriétaires, les « honnêtes gens », disaient : « C’est pas bien, mais on peut pas faire autrement. » Mais, grâce aux luttes et aux nouvelles institutions, l’esclavage a été aboli en 1794, car l’impératif des droits et des principes s’est imposé, et surtout les esclaves ont pris les armes et ne les ont plus déposées. Or qui sont les nouveaux esclaves aujourd’hui ? D’autre part, toutes les mesures prises ces dernières années pour contourner la fiscalité, notamment celle sur la succession, vont dans le sens d’un renforcement de la richesse privée dans l’espace microéconomique. Dans les deux cas, les institutions ont renoncé à toute justice et redistribution.
 
HD. Nos institutions reflètent le rapport de forces de notre époque. Il semble que le problème soit plus large que le terme de « VIe République » ?
P. S. En effet. Je crois moins à l’échelon français. Beaucoup sont attachés à la nation, au patriotisme, je le comprends mais pour moi ça n’a plus de sens. L’objectif souhaitable est une République démocratique des peuples européens, dont le noyau serait constitué des pays de l’Europe du Sud.
 
HD. Mais comment articuler cela avec d’autres échelons locaux ?
P. S. La Révolution a inventé deux choses exceptionnelles : l’égalité des départements, et cette formidable invention : les 36 000 communes. Il s’agit là de la politisation au niveau de la paroisse. Et, nous, que ferons-nous 225 ans après ?
 
HD. C’est sans doute pour cela que certains veulent en réduire le rôle et le nombre ?
P. S. Oui, car la commune multiplie les possibilités d’intervention du citoyen. Il est frappant de constater que les régions actuelles semblent fonctionner de plus en plus comme des provinces d’Ancien Régime. Il faut inventer une ou plusieurs instances qui donnent un pouvoir réel de décision sur le fonctionnement et l’argent de la communauté. Cela implique sans doute de nouvelles mesures : je pense au tirage au sort pour une partie des élus ou au contrôle direct de ceux-ci. Dans la Constitution de 1793, on trouve une chose très intéressante : la révocabilité des lois. Un certain pourcentage du corps électoral peut faire réviser une loi.
 
HD. Pour en revenir à la Ve, quelle analyse faites-vous de la prééminence du pouvoir exécutif sur le législatif, comme en témoigne l’utilisation du 49-3 ?
P. S. Oui, c’est évident, il faut revenir à un système plus parlementaire, que le premier ministre incarne une majorité qui ne soit pas à sa botte. Mais, aujourd’hui comme en 1789, la question est celle de l’impôt et de la faim ! Ce qui est en cause, c’est la mauvaise répartition des richesses qui déchire le tissu social. Sur ce point, nous fonctionnons comme l’Ancien Régime. Et notre époque comporte une question nouvelle : l’urgence écologique, qui rejoint étrangement la question de la nourriture. Elle est entièrement liée à l’urgence sociale et démocratique, puisqu’elle pose des problèmes concrets : les transports en commun, les réseaux de distribution, les circuits courts, etc. Cela implique d’avoir des possibilités réelles d’agir. Et pose la question de « réforme ou révolution ». Va-t-on passer tranquillement à la VIe République ? Pour le moment, ce n’est pas ce qu’on voit. On peut même dire que 90 % des Français n’en veulent pas, ou ne s’en soucient pas. Donc la question est : « Qu’est-ce qu’un changement radical ? » Je comprends bien que l’on n’a pas envie de réfléchir à cet impensé forcément violent. La réponse sera apportée par le réel : des catastrophes écologiques en série, sur l’eau, l’air, la nourriture, qui nous amèneront à un changement radical, ce n’est pas de la fiction, c’est de l’histoire bien utilisée : tous nos vieux schémas vont s’effondrer. Comme en 1789, où le réveil des volcans islandais avait déréglé totalement le climat, et perturbé toutes les récoltes, lorsque personne ne pensait à la République. À ce titre, l’analyse du règne de Louis XVI est très intéressante. Nombre de ses proches conseillers sont conscients des problèmes de l’époque : la crise économique, le prix du grain, la dette due aux opérations militaires extérieures, les scandales… J’ai l’impression de parler de ce quinquennat qui se termine ! Or le règne de Louis XVI est marqué par des réformes libérales qui échouent toutes : ils avaient conscience du problème, mais la priorité a été donnée aux intérêts particuliers.
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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 13:37
Avec En Marche, le programme de Macron avance à reculons
MARDI, 28 MARS, 2017
HUMANITE.FR
Avec le programme d'Emmanuel Macron à la fin ce sera toujours le patronat qui gagnera. Photo : Reuters
Avec le programme d'Emmanuel Macron à la fin ce sera toujours le patronat qui gagnera. Photo : Reuters

Quiconque se verra proposer la brochure en forme de programme par les équipes de campagne d’Emmanuel Macron aurait intérêt à la prendre et se donner le temps de l’étudier. Derrière le slogan « retrouver notre esprit de conquête pour bâtir une France nouvelle», c’est le triomphe de la théorie du chacun pour soi. Mais avec toujours plus de cadeaux pour le patronat. Décryptage d’une arnaque qui vise à enfumer le peuple pour mieux servir les nantis.

Dans la brochure de 32 pages que les militants vêtus de chasubles floquées « En Marche » distribuent sur les marchés dans le cadre de la campagne électorale, Emmanuel Macron écrit qu’il veut « Une France qui se libère, pour ne plus être bloquée par des règles devenues obsolètes». Voilà qui est suffisamment flou pour que chacun l’interprète comme il l’entend. La brochure nous dit aussi que « ce programme a été construit avec plus de 30 b000 Françaises et Français de tous milieux sociaux et de tous âges, dans tous les territoires de France, au cours de 3 000 ateliers de nos comités locaux. Ils ont enrichi le travail de plus de 500 experts qui on donné de leur temps et de leur expérience ». Fort de toutes ces informations, il convient d’analyser ce que propose vraiment le candidat Macron.

Cela démarre en page 6 avec ce titre : « Bien vivre de son travail et inventer de nouvelles protections », à quoi s’ajoutent sept propositions en page 7. La première est ainsi rédigée : « Sans que cela ne revienne plus cher aux employeurs, nous réduirons les cotisations payées par les salariés, par les indépendants et par les fonctionnaires : près de 500€ supplémentaires nets par an pour un salaire de 2.200€ nets par mois !», nous dit la brochure avec un point d’exclamation. A supposer qu’il s’agisse de 480€ de plus pour un tel salaire, cela ne fait que 40€ par mois  sur un salaire net de 2 200€. Mais comme cette hausse ne coûte rien aux employeurs, ce sont les cotisations des salariés versées pour la Sécurité sociale, les caisses de retraite et l’indemnisation du chômage qui diminuent. Ce qui ne peut qu’augmenter leur déficit et conduire la Sécu à moins rembourser les soins, les caisses de retraite à bloquer ou diminuer les pensions, l’UDEDIC à moins indemniser le chômage. A ce propos, la cinquième proposition de Macron nous indique que « l’insuffisance des efforts de recherche d’emploi ou le refus d’offres raisonnables entraîneront la suspension des allocations » aux demandeurs d’emploi. Voilà qui ouvre la porte à tous les abus pour rayer les chômeurs inscrits à Pôle emploi. La seconde proposition de Macron nous indique que « tous les smicards qui bénéficient de la prime d’activité toucheront par exemple l’équivalent d’un 13ème mois de salaire, soit 100€  nets de plus chaque mois ». Là encore, ce ne sont pas les patrons qui vont payer mais l’Etat avec l’argent des impôts que nous payons tous de diverses façons à commencer par la TVA sur tout ce que nous achetons.

Avec Macron c’est tout pour les patrons

En passant de la page 7 à la page 9 du programme d’En Marche, le point numéro 2 nous confirme que se sont bien les patrons qui seront le seuls gagnants de cette politique. Titré « nous réduirons le coût du travail », ce paragraphe est ainsi rédigé : « Nous aiderons les entreprises à embaucher en baissant les cotisations sociales employeurs de 6 points en remplacement du CICE, et jusqu’à 10 points au niveau du SMIC : les employeurs économiseront près de 1 800€ par an et par salarié au SMIC, 2 200€ par an pour un salarié payé 3 000€ bruts par mois». La brochure ne le dit pas, mais Macron veut augmenter la CSG des salariés et des retraités qui perçoivent plus que des bas salaires et des petites pensions pour rendre un peu de pouvoir d’achat aux salariés de bas de l’échelle comme aux petites retraites. Car à la fin c’est toujours le patronat qui gagne. En page 7, sur un salaire payé au SMIC, Macron baisse les cotisations du salarié afin qu’il perçoive 100€ de plus par mois en salaire net, mais en cotisant moins pour la santé, la retraite et le chômage. En page 9, nous apprenons que le patron économisera 150€ par mois sur ce même salaire payé au SMIC bien que le net soit en hausse de 100€ par mois. Comme si cela ne suffisait pas, la page 11 nous indique ceci : «  Nous baisserons l’impôt sur les sociétés de 33,3% à 25% pour rejoindre la moyenne européenne. … ».

Le contre exemple suédois pour les retraites

Si on voulait faire disparaître  la Sécurité sociale, la retraite par répartition  t l’indemnisation des chômeurs qui perdent leur emploi dans une société de plus en plus précaire, on ne s’y prendrait pas autrement. En page 13, la brochure éditée par l’équipe d’Emmanuel Macron dit d’une part « nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite, ni au niveau des pensions ». Mais, en trois lignes, au dessus de cette affirmation l’ambition de Macron est ainsi rédigée : « Un système universel  avec des règles communes de calcul des pensions sera progressivement mis en place. Le fait de changer d’activité ou de secteur sera sans effet sur les droits à la retraite. Avec un principe d’égalité : pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous ». Comment faut-il interpréter ce dispositif qui s’apparenterait au système suédois ? Hier soir, au journal de 20 heures sur France 2, un reportage était consacré à ce qu’est aujourd’hui le système de retraite en Suède. On est passé du calcul des pensions sur toute la carrière au lieu des quinze meilleures années. Et les pensions ne cessent de diminuer depuis, surtout pour les gens qui ont connu de longue périodes de précarité. En France aussi, le passage du calcul sur les 25 meilleures années au lieu des10 meilleures années a fait diminuer les pensions, suit à la réforme Balladur de 1993. En Suède, partir en retraite à 61 ans ne donne aujourd’hui qu’une pension égale à 50% du salaire. Il faut travailler jusqu’à 67 ans pour espérer percevoir en retraite 70% de son salaire. Entre 2010 et 2014, les pensions de retraite ont diminué de 60€ par mois en Suède.

Avant de se laisser séduire par l’arnaque du siècle, mieux vaut donc lire attentivement ce que propose le candidat Macron.

 

 

 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 11:25
Langues régionales. Une lettre aux candidats à la présidentielle (Ouest-France, 31 mars 2017)

Pierre FONTANIER

Elen, réseau européen pour l'égalité des langues (European language equality network), a adressé ce vendredi aux candidats à l'élection présidentielle une lettre pour une meilleure reconnaissance des langues régionales et minoritaires, dont le breton. Sauf à Marine Le Pen, car son programme va à l'encontre de leur demande. Ce courrier est articulé autour de six objectifs pour "une République des territoires, plurielle, respectueuse des droits humains fondamentaux de ses différentes composantes".

Comme de nombreuses autres associations ou coordination d'associations qui assurent le développement et la défense des langues régionales et minoritaires, Kevre Breizh, coordination culturelle associative bretonne, fait partie d'Elen, réseau européen pour l'égalité des langues. Ce vendredi 31 mars, le réseau a envoyé une lettre aux candidats à l'élection présidentielle. Les membres de Kevre Breizh l'ont présenté ce vendredi à Quimper (Finistère).

Pas Marine Le Pen

Tous ? "Non, pas à Marine Le Pen car on connaît la réponse : son programme va à l'encontre de tout ce qu'on demande, en particulier avec son projet de supprimer les conseils régionaux qui font beaucoup pour la langue bretonne !" répond Tangi Louarn, secrétaire d'Elen et président de Kevre Breizh.

Six objectifs

Ce courrier demande aux candidats de se positionner sur la reconnaissance des langues régionales et minoritaires, comme le breton, l'occitan, le basque, le catalan, le corse, l'alsacien... Mais aussi par exemple des langues de Guyane. La lettre est articulée autour de six objectifs.

Logique France-Europe, cadre législatif et moyens dans les écoles

Les trois premiers objectifs : la mise en conformité de la France avec les textes européens et internationaux fondamentaux concernant les droits des peuples autochtones et des personnes appartenant à des groupes linguistiques régionaux ou minoritaires ; l'établissement d'un cadre constitutionnel et législatif reconnaissant la pluralité de la société française et les droits de ses diverses composantes linguistiques et culturelles ; la mise en place des moyens nécessaires pour assurer la prise en charge du service public assuré par les établissements scolaires associatifs de langue régionale en immersion, conformément aux recommandations des Nations Unies.

Médias, vie publique, régions "réalistes"

Les trois objectifs suivants : la mise en place des services complets dans le domaine des médias, notamment de télévision en langue régionale permettant l'expression réelle de la diversité des groupes linguistiques régionaux et territoriaux (information, formation, création et divertissement) ; permettre la généralisation de la langue régionale dans la vie publique et la co-officialité des langues là où la demande sociale existe en fonction des réalités et enfin, établir des régions et des entités territoriales dont le dynamisme et l'efficacité se fondent sur les réalités historiques, culturelles et linguistiques, en prenant en compte les souhaits des populations concernées.

Et après ?

Les lettres ont été envoyées ce vendredi aux candidats. Qu'attendent ensuite ses signataires ?"Une réponse, un positionnement avant le premier tour de la présidentielle. Le but n'est pas de dire pour qui voter car ce n'est évidemment pas notre rôle" répond Tangi Louarn. "Notre objectif est que chacun puisse voter en connaissance de cause à ce sujet" ajoute Claudine Perron, membre du bureau de Kevre Breizh et vice-présidente du Conseil culturel de Bretagne au sein duquel elle représente la coordination d'associations bretonnes.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 11:19
Présidentielles: l'ascension de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages (Ouest-France, 1er avril 2017)

Selon le sondage Pop2017 BVA-Salesforce pour la Presse régionale et Orange portant sur les intentions de vote, la dynamique de Marine Le Pen et Emmanuel Macron se tasse. François Fillon connaît un début de regain, et l'écart se maintient entre Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon. Un autre sondage, réalisé par Odoxa, donne lui un François Fillon toujours en baisse, et une dynamique encore plus forte pour Jean-Luc Mélenchon.

Le sondage Pop2017 BVA-Salesforce pour la Presse régionale et Orange porte sur les intentions de vote à la présidentielle.

Tassement pour Macron et Le Pen

En tête des intentions de vote, Emmanuel Macron (25 %) et Marine Le Pen (24 %) perdent un point chacun.

Le sondage Pop2017 indique que le socle électoral d'Emmanuel Macron semble cependant se solidifier : parmi ses électeurs potentiels, 63 % se déclarent sûrs de leur choix. C'est 8 % de plus que la semaine précédente.

Quant à Marine Le Pen, son socle électoral demeure le plus solide : 81 % de ses électeurs potentiels se déclarent sûrs de leur choix.

François Fillon en hausse

François Fillon est crédité cette semaine de 19 % d'intentions de vote. S'il est toujours distancé par Marine Le Pen et Emmanuel Macron, le candidat de la droite réduit l'écart en enregistrant une hausse de 2 %.

Il est désormais à 5 points de Marine Le Pen. Son socle électoral semble également se solidifer, avec 79 % des électeurs potentiels sûrs de leur choix.

Mélenchon devant Hamon

La dynamique de Jean-Luc Mélenchon se confirme, avec une hausse de 1 %, qui s'ajoute aux 2 % de la semaine précédente. Le candidat de la France insoumise est désormais crédité de 15 % des intentions de vote.

Benoît Hamon est à 11,5 %, un score stable, mais semble avoir un socle électoral plus fragile : seuls 45 % de ses électeurs potentiels sont sûrs de leur choix. Les hésitants sont partagés, et presque aussi nombreux à pouvoir se tourner vers Emmanuel Macron que vers Jean-Luc Mélenchon.

Les autres sous les 5 %

Nicolas Dupont-Aignan ne confirme pas le « frémissement de dynamique » enregistré récemment : il est à présent crédité de 3% des intentions de vote (-1 point). Il devance Nathalie Arthaud (1%), Philippe Poutou (0,5%), François Asselineau (0,5%), Jean Lassalle (0,5%) et enfin Jacques Cheminade qui pourrait faire un score inférieur à 0,5% des suffrages exprimés.

L'intérêt pour la campagne en baisse

Cette semaine, qui a été notamment marquée par le ralliement de Valls à Macron, est ponctuée d'un jugement toujours sévère de la part des Français pour l'intérêt de la campagne. En effet, la note d'évaluation baisse de 4,1/10 le 25 mars, à 3,8/10 ce 1er avril.

À la question "Diriez-vous que vous vous intéressez à la présidentielle... Un peu / Beaucoup / Assez / Pas du tout", un total de 25 % de Français ne se déclarent pas ou peu intéressés :

Enquête BVA-Salesforce pour la Presse Régionale et Orange réalisée par Internet du 29 au 30 mars 2017.

Échantillon de 1418 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d’un échantillon représentatif de 1502 Français âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage, région et catégorie d’agglomération.

Une tendance autre chez Odoxa

Dans le même temps, l'institut Odoxa publie ce vendredi soir un sondage pour Le Point. Si comme Pop2017, Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont en tête des intentions de votes, le sondage Odoxa indique une dynamique encore plus forte pour Jean-Luc Mélenchon, qui grimpe à 16 % (+ 5,5 en quinze jours).

Chez Odoxa, la baisse de François Fillon se poursuit (17 %, - 2), et il est en passe d'être rattrapé par Jean-Luc Mélenchon.

Benoît Hamon s'effondre, à 8 % (-4,5). Nicolas Dupont-Aignan atteint les 5 % (+ 2).

 

Présidentielles: l'ascension de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages (Ouest-France, 1er avril 2017)
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 10:56
l'île de Guyane chère à Emmanuel Macron!

l'île de Guyane chère à Emmanuel Macron!

Guyane

Les salariés, la population et les syndicats Guyanais doivent être entendus !!!

Communiqué de la CGT - lundi 27 mars 2017

Ils dénoncent notamment la dégradation continue de leurs conditions de vie et de travail, l’insécurité, le taux de chômage qui atteint 22%, le manque d’infrastructures, le système de santé défaillant, etc. !

Ce n’est pas la vente de l’hôpital de Kourou par la Croix-Rouge à un opérateur privé qui ouvrira à la population un meilleur accès à la santé.

Les nombreux grévistes du secteur de l’Energie, demandent des recrutements et des investissements dans un territoire où les coupures sont fréquentes et où des milliers de personnes n’ont pas accès à l’électricité.

A quelques semaines de la loi votée, intitulée « loi pour l’égalité réelle », un quart des enfants en Guyane n’ont pas accès à l’eau ou à l’électricité !!! Vous avez dit égalité ?

Egalité encore ? La moyenne nationale des familles qui vivent sous le seuil de pauvreté est de 14%, et de 44% quand il s’agit de la Guyane !!

Égalité toujours, alors qu’on recense un manque criant de classes dans les établissements scolaires avec plusieurs centaines d’enfants et de jeunes déscolarisés, renforçant un sentiment de relégation.

La Guyane, depuis des décennies fait l’objet de promesses non tenues aggravant la situation économique et sociale du territoire.

La Guyane et Kourou sont la vitrine mondiale de la Fusée Ariane mais certainement pas la vitrine sociale des gouvernements successifs !

Depuis plusieurs semaines la collectivité territoriale Guyanaise voit des mobilisations sociales dans plusieurs secteurs économiques qui ont marqué des convergences ces derniers jours. 37 syndicats de l’Union des Travailleurs Guyanais ont ainsi décidé d’un appel à la grève générale.

Depuis ce matin, la Guyane est donc figée par l’ampleur de la grève. 

Cette situation doit être prise à la hauteur des besoins sociaux, économiques, d’éducation et sanitaires qu’elle porte.

Le gouvernement doit répondre à la légitime demande des grévistes de pouvoir ouvrir de réelles négociations avec la Ministre et le gouvernement.

La Confédération Générale du Travail exprime son entier soutien aux salariés Guyanais et leurs organisations syndicales. 

La CGT est disponible pour répondre à toutes sollicitations et échanges avec les syndicats Guyanais dans le cadre de nos relations d’amitié, de solidarité et de lutte.

Montreuil le, 27 mars 2017

 

Guyane: les salariés, la population et les syndicats Guyanais doivent être entendus!!! (CGT)
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 10:02

Le puissant mouvement social qui se lève en Guyane, auquel nous apportons notre soutien, porte sur des enjeux essentiels, notamment en terme de développement économique et d'emploi, de santé, d'éducation et de sécurité. Alors que des engagements précis avaient été pris en 2013 par François Hollande, avec un « Pacte pour l'avenir de la Guyane » resté lettre morte, qu'une loi « Égalité réelle outre-mer » vient d’être votée, il s'agit de passer au concret en mobilisant les moyens nécessaires à cette égalité. Les politiques publiques doivent permettre à la Guyane, comme aux autres territoires ultramarins, de choisir, en lien à l’État, son modèle de développement social, économique et culturel.

 

Le Gouvernement doit répondre aux revendications exprimées et engager un vrai dialogue.

 

 

 

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 20:32
60 ans du Traité de Rome: l'Europe libérale a failli, il faut la refonder! (PCF)

60 ans du Traité de Rome: l’Europe libérale a failli, il faut la refonder 

Les chefs d’État européens sont réunis dans la capitale italienne 60 ans après la signature du Traité de Rome alors que l’Union européenne traverse une crise existentielle historique. Brexit, rejet populaire massif des politiques d’austérité, montée des extrêmes droites sont les conséquences d’un modèle de construction laxiste avec les pouvoirs financiers mais impitoyable avec les peuples. L’Europe libérale a failli, il faut la refonder.

 

Nous mettons en garde contre les solutions discutées au Conseil européen. Il est illusoire et dangereux de penser une « relance » de l’Union européenne par un renforcement de l’intégration économique à plusieurs vitesses, et une militarisation de notre continent, via le projet de défense européenne. Renforcer la concurrence, les inégalités entre les travailleurs, entre les pays, nous engager dans une escalade guerrière, c’est conduire les peuples européens vers plus de déchirures. A quelques semaines des élections en France, François Hollande qui a renoncé à être candidat, ne peut associer notre pays à un projet aussi néfaste.

 

L’Union Européenne se disloquera si elle n'est pas refondée. En engageant au plus vite une convergence par le haut des salaires et des droits sociaux, en utilisant, via un fonds de développement social et environnemental, la création monétaire de la BCE pour investir dans les services publics, l’industrie et la transition écologique, en respectant les choix des peuples et en devenant un acteur de paix mondiale, l’Europe peut devenir utile aux européens.

 

Le PCF est lui aussi aujourd’hui à Rome avec les forces progressistes européennes réunies par la société civile italienne pour travailler à ce projet alternatif. Il participera demain, samedi 25 mars, à la manifestation « Corteo per la Nostra Europa » organisée à 11H, Piazza Vittorio – Colosseo.

 

Parti communiste français

 

Paris, le 24 mars 2017

60 ans du Traité de Rome: l'Europe libérale a failli, il faut la refonder! (PCF)
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