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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 06:35

 

 

 

 

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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 06:34
Zemmour ou le retour du maurrassisme, par Patrick Le Hyaric

Non content d’avoir été condamné pour propos racistes, non content de traiter les femmes comme des « sous êtres humains », après la réhabilitation de la collaboration et de l’Algérie française, voici que M. Zemmour s’en prend au capitaine Dreyfus dont il réfute l’innocence, pourtant clairement établie, déjà par Zola et Jaurès, puis par le travail de générations d’historiens.
Méthodiquement, l’éditorialiste agitateur révise chacun des événements historiques en réponse desquels s’est construite la droite républicaine. La stratégie est clairement établie de réunir les droites par un discours national-capitaliste, mais aussi par l’invention d’un récit historique expurgé des graves errements de la grande bourgeoisie française, et pire, de les revendiquer. Jusqu’à l’infamie d’accuser la Résistance communiste d’avoir inauguré une « guerre civile » en engageant le combat contre les nazis et leurs supplétifs vichystes…

Tout ceci est pensé. L’affaire Dreyfus n’est pas le moindre de ces épisodes qui auront déchiré le pays. Il aura également été l’un des moments fondateurs du clivage entre la droite et la gauche, sur fond d’antisémitisme virulent. Contester l’innocence du capitaine Dreyfus aujourd’hui, c’est remettre en selle ceux qui la contestaient hier, ces penseurs et acteurs du « nationalisme intégral » que furent les Maurras, Daudet ou Barrès, nommant le capitaine Dreyfus « Judas » à longueur de colonnes, hurlant à « l’anti-France », et excitant la veine nationaliste jusqu’aux charniers de 14-18. Ces mêmes courants qui ont applaudi à la constitution des fascismes en Europe.

L’hégémonie gaulliste sur la droite française pendant près d’un demi-siècle aura eu tendance à faire oublier les racines profondes des forces conservatrices, qui plongent dans le nationalisme le plus belliqueux, le racisme, l’antisémitisme, et un corporatisme qui réunirait possesseurs du capital et salariés dans « la magie » du travail exploité. Maurras et l’Action française n’étaient pas des épiphénomènes mais, au contraire, des courants qui ont structuré le discours et les pratiques de la droite jusqu’à la Libération.

Aux considérations stratégiques de cette attaque contre Dreyfus, s’ajoute sans nul doute une considération tactique. Les origines juives de M. Zemmour pourraient freiner l’adhésion à son entreprise politique des courants les plus extrêmes, traditionalistes, cléricaux et antisémites de la droite. Qu’à cela ne tienne ! Quel meilleur brevet d’acceptabilité leur offrir que de s’attaquer à la figure honnie du « juif Dreyfus » ?

Ainsi, selon ses termes, Zemmour compte sceller l’alliance de « la bourgeoisie patriote » des catégories supérieures et les masses populaires. Cette alliance de classe a présidé au bonapartisme comme, dans un contexte différent, au gaullisme. Elle a pour principale fonction d’ôter toute autonomie d’action aux classes populaires chloroformées par les vapeurs nationalistes et laissées à la merci du grand capital pour en devenir la piétaille. Vieux rêve des classes possédantes et du capitalisme national aujourd’hui à la manœuvre dans de nombreux pays, comme en témoigne le cas Trump aux Etats-Unis ou Bolsonaro au Brésil.
La nouveauté, concernant la France, tient au point d’équilibre de cette alliance, que M. Zemmour tente de faire tenir très à droite, par la réconciliation de Maurras et de Gaulle, de l’OAS et du RPF, du RPR et du FN, de Barrès et de Péguy. Y parviendra-t-il ? C’est aussi l’affaire d’une droite qui se laisse voler son histoire récente.
Des courants conséquents sont tentés par le projet zemmourien, d’autres l’ont déjà intégré, comme en témoigne le vibrant accueil de l’ancien journaliste du Figaro et de Cnews à l’université de rentrée du « Mouvement conservateur », nouveau nom de « Sens commun », mouvement de droite intégriste affilié aux « Républicains ». En témoigne également le parcours de membres de son équipe de campagne qui, pour l’essentiel, viennent de « LR » travaillent ou ont travaillé comme assistants parlementaires ou collaborateurs de maires de droite. Se retrouvent enfin dans ce cénacle des cadres importants des jeunes LR ou du syndicat UNI.

En voulant réunir les droites, Zemmour tente donc de ressusciter tout un courant réactionnaire qui a structuré la vie politique française avant guerre, et que les contradictions du gaullisme auront mis en sourdine. Une réaction qui plonge aussi certaines de ses racines dans certains courants minoritaires du mouvement ouvrier emprunts de proudhonisme et de corporatisme, qui auront fait les « riches heures » de Vichy. Il n’y a dès lors rien d’étonnant à ce que le proudhonien Onfray « n’exclut pas de voter Zemmour » selon ses propres termes.

Ces courants ont pour point commun la détestation du marxisme et du communisme et, partant, refusent de reconnaitre la lutte de classes comme force motrice de l’histoire. Que des éditorialistes ou dirigeants politiques qui se réclament du souverainisme « de gauche » refusent de porter la revendication historique de la baisse du temps de travail, accusé de dévaloriser la « valeur travail », en dit long sur les glissements à l’œuvre et le refus d’affronter le capital dans toutes ses logiques. Cela dit aussi la persistance, en France, d’un vieux courant corporatiste qui se réinvente perpétuellement. Sans être, pour l’heure, allié à l’entreprise Zemmour, il crée les conditions de son acceptation.

Un léger regard dans le rétroviseur permettra de voir combien le terrain a été préparé ces dernières années : de la participation du personnage à de multiples émissions de télévisions et de radio depuis vingt ans dans le rôle du procureur et sans contradicteurs, à la table ouverte à des commentateurs de droite extrême et aux dirigeants du parti d’extrême droite dans les télévisions d’informations en continue, jusqu’au nauséabond débat de ces derniers mois autour « du séparatisme » » de la « subversion migratoire », de « l’islamogauchisme » de la « destruction de la civilisation occidentale », du « délitement de la nation française » ; les attaques contre l’UNEF ou encore cet entretien accordé par le président de la République à « Valeurs Actuelles »… Le terreau pour faire germer et grandir le monstre a été bien fécondé.

M. Zemmour fait ainsi la démonstration de son appartenance à un courant philosophique et politique qui, plus d’une fois, a causé un tort considérable à la nation française ; celui de la contre-révolution et des anti-Lumières qui a prospéré à l’ombre de la bourgeoise industrielle, réfutant avec une admirable constance la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen, la République sociale, le Front populaire, le Conseil national de résistance, la décolonisation, mai 68 et aujourd’hui toute forme de progrès social. Sa ligne de mire est bien 1789 et les suites qui surent lui donner le mouvement ouvrier, socialiste et communiste. C’est Goebbels qui avait résumé l’intérêt de ce point de jonction entre les extrêmes droites et les droites traditionalistes en affirmant que les nazis avaient « effacé 1789 de l’histoire ».

La mise sur orbite de ce personnage est un défi lancé au courant progressiste dans ses multiples expressions. Les forces du capital et leurs mandataires ont besoin de réactiver cette « union-fusion » des droites pour éloigner toute perspective de rupture avec l’ordre existant, alors que les contestations sociales, les aspirations à défendre et améliorer les conquis sociaux du Conseil national de la résistance sont puissantes.

Dans le temps long de l’Histoire, c’est ce courant et sa pointe avancée communiste qui est directement menacé. Cette offensive appelle à faire revivre ce progressisme à la française, dans un processus de dépassement du système capitaliste, et à construire patiemment son hégémonie. Les forces militantes, syndicales et communistes ont un rôle déterminant à y jouer. Car nul ne peut douter que le zemmourisme aurait la destinée funèbre de ses ancêtres. Les classes populaires, d’où qu’elles viennent, une nouvelle fois et comme toujours en paieraient chèrement le prix. L’ignorer reviendrait à ne pas le combattre !

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11 novembre 2021 4 11 /11 /novembre /2021 06:30
Brimades, harcèlement, catastrophes : les conséquences des politiques migratoires en Europe ! - Cécile Dumas, PCF
Brimades, harcèlement, catastrophes : les conséquences des politiques migratoires en Europe !

Un TER heurte un groupe de migrants proche des voies ferrées, 1 mort et plusieurs blessés. 400 migrants secourus in extremis en Méditerranée lors d’une seule opération de sauvetage. Au Sénégal, la marine nationale a réussi à secourir 82 personnes qui partaient vers l’Espagne sur une simple pirogue. 4 enfants morts sur la route migratoire vers les Canaries

Au centre de rétention administrative de Mesnil-Amelot, un homme passe toute la nuit sur le toit pour éviter l’expulsion. Au centre de rétention administrative de Palaiseau, un homme de nationalité colombienne en France depuis 10 ans enfermé à cause d’un patron qui ne lui fait pas de contrat de travail alors qu’il travaille pour lui depuis plus de 3 ans. Un jeune apprenti malien en France se retrouve du jour au lendemain sans hébergement, sans avoir le droit de travailler car il vient d’avoir 18 ans. Un médiateur de l’OFII (Office français de l’immigration et de l’intégration) en déplacement à Calais repart en annonçant avec un certain cynisme que les personnes délogées après les démantèlements réguliers de la police auront le droit de récupérer leurs affaires. 2 militants de la solidarité encore en grève de la faim à Calais, bras de fer entre associations et État au sujet de la fermeture d’un refuge d’accueil pour migrants à Briançon, etc.

Cette énumération est une partie de l’actualité des 15 derniers jours. On pourrait rajouter la situation en Île-de-France où des centres d’hébergement d’urgence dans des lieux transitoires « réquisitionnés » il y a affiche-mimmo.jpgun an et demi pour mettre à l’abri de la pandémie une partie des personnes en attente de demande d’asile ou autres risquent de fermer sans que l’État propose des solutions pérennes d’hébergement.

Voici les conséquences des politiques migratoires de la France et de l’Europe et il faudrait laisser parler sans contradiction possible les Pécresse, Ciotti, Barnier, Bertrand, Zemmour, Le Pen, Valls, Darmanin, etc.

Une nouvelle fois, répétons qu’il n’y a pas « d’invasion » migratoire, répétons que les personnes déplacées sont pour la plupart déplacées dans les pays voisins et les pays du Sud, répétons que l’immigration ne coûte rien ou presque aux pays d’accueil. En effet, un rapport de l’OCDE rendu public le 28 octobre explique que dans tous les pays d’accueil, la contribution des immigrés sous la forme d’impôts et de cotisations est supérieure aux dépenses que les pays consacrent à leur protection sociale, leur santé et leur éducation.

Répétons que le monde s’est construit avec les mouvements de population et que les politiques migratoires en France comme en Europe n’ont pas besoin d’être de plus en plus dures, elles le sont déjà beaucoup trop. Elles ont besoin de courage, de voies légales et sécurisées, de montrer que la solidarité et l’accueil digne peuvent être plus forts que la haine, le mépris et la construction de murs.

Cécile Dumas
responsable adjointe du secteur international
chargée des enjeux migratoires

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10 novembre 2021 3 10 /11 /novembre /2021 06:27

Comité de soutien à Salah Hamouri, AFPS et Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

 

 

Voilà 20 ans qu’Israël s’acharne contre Salah Hamouri, citoyen franco-palestinien, avocat, défenseurs des droits humains.

Ce lundi 18 octobre, il s’est vu notifier la révocation de son statut de résident de Jérusalem. Il ne lui reste qu’une toute dernière possibilité d’appel sous 30 jours.

>> Voir le communiqué de l’AFPS et du Comité de soutien à Salah Hamouri

>> Voir le communiqué du Comité de soutien à Salah Hamouri

C’est maintenant en vertu d’une loi inique qu’Israël projette d’expulser Salah Hamouri. Les Palestiniens de Jérusalem sont soumis par Israël au statut précaire de résident et Israël entend leur imposer un devoir d’allégeance. C’est pour défaut d’allégeance qu’Israël a décidé de révoquer le statut de résident de Salah Hamouri, premier pas vers son expulsion de sa terre natale.

Comment la France peut-elle accepter que l’un de ses ressortissants soit ainsi soumis à de tels actes inhumains, à des violations constantes de ses droits élémentaires ?

Elle sait parfaitement se faire entendre quand elle en a la volonté, on l’a vu à de nombreuses reprises. Il est temps de le faire avec Israël.

Le Président de la République doit s’exprimer publiquement sur le cas de Salah Hamouri et affirmer qu’il ne laissera pas ainsi les droits élémentaires d’un citoyen français bafoués. Il est de sa responsabilité de protéger tous les citoyens français où qu’ils se trouvent.

Le Président de la République doit mettre en œuvre tous les moyens dont il dispose pour que ce harcèlement de 20 ans cesse.

Salah doit pouvoir vivre à Jérusalem avec sa femme et ses enfants, c’est son droit le plus élémentaire. Le Comité de soutien à Salah Hamouri, l’Association France Palestine Solidarité et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine appellent toutes celles et tous ceux qui sont épris de justice à interpeller le Président de la République.

Appel à action

Envoyez le message ci-dessous au Président de la République en remplissant le formulaire en ligne sur http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

Monsieur le président de la République,

Voilà 20 ans qu’Israël s’acharne contre Salah Hamouri, citoyen franco-palestinien, avocat, défenseurs des droits humains. Ce lundi 18 octobre, il s’est vu notifier la révocation de son statut de résident de Jérusalem. Cette révocation est la dernière marche avant son expulsion de sa terre natale.

Il ne lui reste qu’une toute dernière possibilité d’appel sous 30 jours.

C’est pour « défaut d’allégeance » qu’Israël a décidé de révoquer le statut de résident de Jérusalem de Salah Hamouri, en vertu d’une loi inique qui contrevient en tous points au droit international : NON, une personne vivant sous occupation ne doit pas allégeance à l’occupant ; OUI, elle a le droit de vivre sur sa terre natale et de résister à l’occupation.

Salah Hamouri doit pouvoir vivre à Jérusalem avec sa femme et ses enfants, c’est son droit le plus élémentaire.

Nous vous demandons de vous exprimer publiquement sur le cas de Salah Hamouri et de recevoir sa femme officiellement à l’Élysée pour marquer le soutien que vous leur apportez et votre réprobation à Israël.

Nous vous demandons de vous engager et de faire tout ce qui en votre pouvoir pour que soient respectés les droits élémentaires de Salah Hamouri et de sa famille à qui vous devez assistance et protection.

« Suivre l’affaire de près » - comme dit le faire votre Ministre de l’Europe et des affaires étrangères - ne suffit pas, il faut des actes !

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma haute considération.

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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 06:15

On a connu Arnaud Montebourg mieux inspiré. Mais il est vrai que depuis des années l'ambitieuse ancienne étoile montante du Parti socialiste, très critique au sortir de l'échec du 21 avril 2002 sur les causes internes de la défaite de Lionel Jospin, et à l'époque promoteur d'un renouveau éthique de la politique socialiste, cherche à construire la voie d'un nouveau populisme de centre-gauche basé sur le souverainisme cocardier, le patriotisme économique, sans remettre en cause les logiques de l'accumulation capitaliste, de la domination anti-démocratique et néo-coloniale portée par les grands groupes financiers, ni l'exploitation des travailleurs des travailleurs en général. Le protectionnisme a lieu sens n'a pas fait une politique de gauche, ni le "achetez français"... 

L'homme avait déjà conseillé avec Benoît Hamon à François Hollande de prendre l'ultra-droitier Manuel Valls comme premier ministre, calcul d'apprenti sorcier qui a connu le succès que l'on sait. 

Mais là, ce week-end, Arnaud Montebourg a été très loin dans la dérive idéologique, plus loin que jamais: marchant dans les pas des Le Pen et autres Zemmour, il a annoncé que, pour lui, il faudrait empêcher les immigrés de transférer leurs salaires vers leurs familles dans leurs pays d’origine si les gouvernements de ceux-ci refusent de donner les autorisations pour le rapatriement de leurs compatriotes illégaux en France.  

Autrement dit, interdire au salarié d'origine étrangère qui gagne son salaire à la sueur de son front, qui paie sa quote-part de solidarité sociale avec ses cotisations, qui paie sa quote-part de solidarité nationale avec ses impôts et taxes, de faire profiter sa famille du fruit de son travail lorsqu'elle n'habite pas en France (souvent d'ailleurs contre son gré en raison de conditions de regroupement familial rendus toujours plus difficiles). 

Outre que cette proposition est difficilement applicable, et plutôt grand-guignolesque, elle appelle finalement à l'expulsion manu militari de centaines de milliers d'immigrés, souvent en France depuis quelques années, voire entre 5 et 10 ans, qui sont toujours en situation irrégulière, en raison des restrictions à l'accueil et au droit d'asile, tout en travaillant bien souvent en France, en y ayant parfois des enfants scolarisés, etc.

Un beau programme de gauche, vraiment!

Comment aller dans le sens du vent, même quand il est mauvais, même quand il conduit vers les nuages bruns...

On aurait aimé l'entendre dénoncer plutôt les déstabilisations liées aux délocalisations créées par les mouvements de capital des fonds de pension étrangers dans les entreprises françaises ou l'exil fiscal des milliardaires français enrichis grâce à l'exploitation des travailleurs français aussi bien qu'étrangers.

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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 06:01

Jean-Luc Mélenchon était l'invité de France Culture le samedi 6 novembre dernier.

Adepte des contres-vérités et des attaques contre ses concurrents politiques, il a une nouvelle fois accusé Fabien Roussel de l'insulter. Nous n'avons pourtant jamais vu, entendu, lu, que des insultes de Jean-Luc Mélenchon contre les secrétaires nationaux du PCF: que ce soit Pierre Laurent ou Fabien Roussel.

Il a également prétendu que Fabien Roussel et la direction du PCF empêchaient les élus communistes de donner leur parrainage à son auguste personne. Crime de lèse-majesté sans doute! Et pourtant, c'est absolument faux. Fabien Roussel encourage les élus communistes à lui donner leur parrainage, quoi de plus normal. Il ne les force à rien, il n'en a pas la possibilité, et d'ailleurs, marginalement mais on les entend, des élus communistes comme Gilles Poux, le maire de la Courneuve, soutiennent déjà Jean-Luc Mélenchon contre le candidat de leur formation politique qui leur a permis d'être candidat et élus.

"On a dépassé la moitié mais c'est pas suffisant. Il en faut 500. C'est dur, je ne vais pas le cacher. Je ne peux pas vous dire que je dors tranquille. Non. Moi j'étais partisan du fait que l'on parraine par des citoyens. J'ai proposé une proposition de loi et ils ont voté contre. Alors aujourd'hui c'est des élus. Souvent tous ces gens sont élus par des partis. Et les partis leur disent tu donneras pas ta signature à qui que ce soit. Cette fois-ci le parti communiste a dit ça suffit, Mélenchon n'aura pas une signature. Cependant il ne faut pas que je joue le faut catastrophiste. Toutes les semaines ça rentre." (Jean-Luc Mélenchon, France Culture)

C'est juste que les communistes ont un projet, le leur, et un candidat, qui correspond à leurs idées et à leur éthique politique: Fabien Roussel. 

Dans L'Humanité aujourd'hui, un article pleine page à nouveau sur Jean-Luc Mélenchon (de Diego Chauvet) où ce dernier fait reproche à Fabien Roussel de mener campagne essentiellement sur l'immigration et l'insécurité, au mépris de toute bonne foi.

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9 novembre 2021 2 09 /11 /novembre /2021 05:36
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat: Qui décide entre l'exécutif et les cabinets privés?
Démocratie. Éliane Assassi : « Qui décide entre l’exécutif et les cabinets privés ? »
Vendredi 5 Novembre 2021 - L'Humanité

Les sénateurs communistes ont obtenu la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le rôle que les cabinets de conseil privés jouent auprès des décideurs publics. Entretien.

Éliane Assassi Sénatrice PCF

En pleine crise du Covid, le gouvernement avait confié l’élaboration de la stratégie vaccinale au cabinet de conseil américain McKinsey. Un exemple parmi d’autres qui a amené les sénateurs PCF à utiliser leur droit de tirage pour créer une commission parlementaire chargée d’enquêter « sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques ». Entretien avec Éliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat.

Pourquoi avez-vous choisi de lancer cette commission d’enquête, la dernière avant la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron ?

Éliane Assassi La gestion de la crise sanitaire a mis en évidence une pratique qui existe depuis des années, à savoir le recours à des cabinets de conseil privés qui participent à définir et parfois dictent la conduite politique du gouvernement. Cela n’est pas nouveau mais il nous a semblé important, à l’heure où certains prônent la réduction du nombre de fonctionnaires, de faire un point sur ce sujet. Combien cela coûte-t-il ? Qui sont ces cabinets ? Comment travaillent-ils et en lien avec qui ? Quelle est la commande précise qui leur est faite ? L’émetteur reste l’exécutif, mais la commande passe sous les radars du Parlement. Au final, nous apprenons de façon détournée qu’il a eu recours à des cabinets. Nous voyons de plus aussi bien au Sénat qu’à l’Assemblée nationale que des études d’impact sur les textes législatifs sont souvent externalisées. Tout cela est très opaque, alors que cela pèse sur les politiques publiques décidées. La Cour des comptes a d’ailleurs remarqué une hausse très forte des recours à ces officines privées. Il est bien que cette instance s’en émeuve, mais c’est aussi le rôle du Parlement de s’y intéresser et de faire la lumière.

De mars 2020 à février 2021, le ministère de la Santé a passé près de 26 commandes auprès de sept cabinets, pour un coût de 11,35 millions d’euros…

Éliane Assassi Ces décisions prises dans le cadre de la lutte contre le Covid nous interrogent. Est-ce le résultat d’une défaillance de la puissance publique ? L’État s’est-il affaibli au point d’être en difficulté au moment de faire face à ses responsabilités ? Mais surtout qui mène les politiques publiques ? Le gouvernement et le Parlement, ou bien des prestataires privés dépourvus de toute légitimité démocratique ? Nous devons donc étudier cette question. Nos camarades députés du groupe GDR avaient déjà déposé, sans succès pour le moment, une demande de commission d’enquête à la suite des révélations par la presse du recours au cabinet McKinsey afin d’établir la stratégie vaccinale. Nous nous inscrivons dans la même logique. La commission d’enquête du Sénat, qui sera présidée par la droite et dont je serai rapporteure, doit être mise en place le 18 novembre.

Au-delà de la crise du Covid, le gouvernement avait déjà mandaté un prestataire privé, rémunéré, pour préparer l’exposé des motifs de son projet de loi sur les transports. Une pratique qui avait été validée par le Conseil constitutionnel…

Éliane Assassi Cela semble invraisemblable, mais si l’on remonte le fil de l’histoire, ce n’est pas nouveau. Simplement, lorsqu’il y a eu les grandes nationalisations de secteurs primordiaux et stratégiques comme les transports, l’énergie ou l’eau, l’État avait balayé ce recours aux officines privées pour écrire la loi et décider des politiques publiques. Et puis, par un effet de balancier, quand il y a eu le retour des privatisations de grands secteurs d’activité dans notre pays, nous avons de nouveau eu recours à des cabinets privés. Nous observons quelque part que quand les services publics sont sous la protection de l’État, nous n’avons pas besoin de ce genre de cabinets. Mais quand on privatise, alors ils ressurgissent et proposent leurs services. D’abord gratuitement, pour mettre un pied dans la porte, et puis de façon rémunérée. Nous observons aussi que certaines personnes qui travaillent pour ces cabinets sont d’anciens responsables politiques qui aspirent parfois à le redevenir. Ce qui s’appelle du pantouflage et pose de façon générale la question de la perméabilité entre intérêts privés et publics.

Entretien réalisé par Aurélien Soucheyre

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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 14:56

POURQUOI UN POINT SUR L’ÉNERGIE !

1°. D'abord, c'est l'ouverture à GLASGOW de la COP26 sur le réchauffement climatique.

C'est donc d'actualité.

2°. Le prix des matières fossiles (charbon, essence, gaz ) s'envole,

3°. Les conséquences des méfaits du réchauffement climatique (températures, inondations, tornades) se multiplient dans le monde !

RÉPONSE DES POUVOIRS PUBLICS:

Face à cette situation, L’État réagit :

  • 100 milliards d'€ de relance fin 2020,

  • 30 milliards d'€ de France 2030  : Nucléaire, biotechnologies, agriculture, hydrogène, véhicules propres, souveraineté industrielle...bref programme des 30 glorieuses !

 

ANALYSE DES PROPOSITIONS DES POUVOIRS PUBLICS:

L'internationalisation des entreprises et des capitaux ne permettent pas aux Etats de relever les défis de la transition énergétique et écologique :

    • faire de la France la 1°puissance européenne de la tech : numérique, intelligence artificielle, semi-conducteurs, biotechnologies, hydrogène vert, énergies renouvelables.

    • Objets industriels projetés : avion décarboné, véhicules électriques, batteries, minicentrales nucléaires, santé et agriculture de demain.

Est-ce que ces propositions des pouvoirs publics peuvent répondre aux défis de la transition énergétique et écologique ?

La fée technologie demande des compétences !

D'où le développement de formations et de requalifications ! De nombreux Français se sentiront exclus des emplois de demain sans accès à une vie décente !

Et pourtant, les marchés financiers ne peuvent assurer le financement de la transition écologique et du développement...ils ne la voient pas. Ce sont les États et les banques centrales.

Les entreprises doivent s'ouvrir à l'écologie.

Une politique du développement durable doit être développée : intégrer transition écologique et développement économique et social (activités productives). A confier aux forces vives d'ici : entreprises, institutions financières, universités, centres de recherche,fédérations patronales et syndicales, et monde associatif.

 

MUTATION DE NOTRE MODELE ÉCONOMIQUE

3 secteurs: automobiles, ferroviaire, agriculture. Développer formation « 100% durable » et l'économie circulaire et utilité collective.

LA FRACTURE NORD-SUD MENACE LA LUTTE POUR LE CLIMAT

COP21 en 2015 : engagement des pays développés à mobiliser 100 milliards $/an(86 milliards €) avant 2020 pour les nations en développement.

Seule en 2019, 80 milliards $ (chiffre OCDE) et peut-être la même somme en 2020 ! La COP26 abordera ce manque à gagner destiné à financer la transition vers une économie décarbonée.

La Chine, les USA et l'Union Européenne concentrent 50% des émissions de CO². Les pays en développement ne reçoivent que 1/5 des investissements mondiaux dans l'énergie propre (solaire, éolien, transports) alors qu'ils pourraient représenter 80% de la croissance des émissions à l'avenir ! Les investissements devraient représenter entre 1000 et 2000 milliards $ d'après la BM ! Endettement impossible.

L'ONU évalue le coût d 'adaptation au réchauffement du climat entre 140 et 300 milliards $/an d'ici 2030 pour les pays en développement ! Inondations au Népal et en Inde !

Pour les pays riches 2/3 pour l'atténuation des effets du changement climatique + 1/3 projets d'adaptation au changement climatique,

 

POINT SUR LE CHARBON

C'est la 2°augmentation/an la + importante d'émission de CO². La Chine consomme plus de la moitié de la consommation mondiale !

La flambée du prix du gaz provoque son retour, d'autant + que le prix d'une centrale à charbon est < à celui d'une centrale à gaz.

La France projette de fermer 2 centrales à charbon en 2022 et la 3° (Loire Atlantique) en 2026. Le charbon est + émetteur de CO² que le gaz.

Les arrêts de production d'énergie en Chine ont conduit à mettre en service d'autres centrales à charbon + efficaces. La limitation du charbon en Chine est programmée en principe à partir de 2023.

CONSOMMATION EN FRANCE/MONDE

 

Résidentiel

Gde industrie

PME-PMI

Professionels

Consommation électrique

Population

France

36,00%

17,00%

37,00%

10,00%

473 Twh (2019)

65,442,600

Monde

27,00%

42,00%

9,00%

22,00%

22315 Twh

(2018)

7,874,966,000

Chine

 

 

 

 

9740,8 Twh

1,444,216,000

Inde

 

 

 

 

1309,4 Twh

1,333,409,000

USA

 

 

 

 

4288,8 Twh

332,915,000

Afrique

 

 

 

 

722,8 Twh

1,216,000,000

Australie

 

 

 

 

247,6 Twh

25,788,000

Allemagne

 

 

 

 

567,8 Twh

83900000

Italie

 

 

 

 

315,6 Twh

 

 

PRODUCTION ÉLECTRIQUE EN FRANCE

Type de production

2019

2020

 

(%)

(%)

Nucléaire

70,6

67,1

Hydraulique

11,2

13

Eolien

6,3

7,9

Solaire

2,2

2,5

Bioénergie

1,8

1,9

Gaz

7,2

Total Thermique fossile :

Fioul

0,4

7,5

Charbon

0,3

 

 

 

 

Production totale en TWh

537,7

500,1

 

 

COP26 :

- limiter au max la production des énergies fossiles gaz, charbon, pétrole.

  • améliorer l'isolation thermique de l'habitat.

  • Agir sur les transports (avion, train, fret, voiture, transport en commun...etc).

  • améliorer la production nucléaire : centrales nucléaires de 4° génération :

    . projet ASTRID mis au point au CEA depuis 2010 (RNRNa). Les développements se poursuivent concernant le sodium (turbine à l'azote pressurisé).

    . projet SMR petite puissance, modulaire, développé au CEA et 1°mise en service à l'horizon 2030. Pas de pbs de réseaux. Utilisable pour produire châleur, de l'hydrogène et dessaler l'eau de mer.(NUWARD, 2 REP dans une cuve avec mécanismes de commandes immergés).

 

TRANSITION ÉCOLOGIQUE : QUEL SERA LE COÛT EN MATIERE D'EMPLOIS ?

COP21- 2015- en 2030 : (G.Ryder, D.G.OIT.23/10/21)

  • 24 millions d'emplois nouveaux + 78 millions d'emplois liés au passage à des modes de consommation et de production durable.

  • 2,2% des heures travaillées dans le monde seront perdues à cause du stress thermique : 80 millions d'emplois à temps plein perdus.

Une politique sociale précise doit accompagner la transition. C'est essentiel. Sinon, les populations refusent. Il y a blocage et c'est le drame.

Les 100 milliards n'ont jamais été atteints. Il faut un dialogue social. La question des compétences est essentielle.

Les secteurs charbon, pétrole et gaz sont directement touchés.

En Espagne et en Allemagne, ils s'en sont sortis grâce au dialogue social avec le gouvernement, les autorités locales et les syndicats. L'écologisation des transports peut créer jusqu'à 15 millions d'emplois dans le monde dont un tiers en Europe. Il faut une réponse collective mondiale.

Intervention de Jean-François à la Réunion « ÉNERGIES » du 2/11/21

PCF rue de Callac à MORLAIX

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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 09:19
Déplacements, marchandises : quels changements pour répondre à nos besoins et préserver l'environnement ?
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5 novembre 2021 5 05 /11 /novembre /2021 09:18
Comment réaliser l'égalité femmes-hommes, lutter contre le racisme et les discriminations ?

Le confinement a mis à nu et renforcé les inégalités patriarcales déjà préexistantes, entre les femmes et les hommes. Les femmes « premières de corvées » au travail comme à la maison subissent le plus durement les crises et la précarité. La société est construite non seulement sur la spoliation du travail féminin gratuit (60 milliards d’heures travaillées par an, ce qui représenterait l’équivalent de 33% du PIB), mais aussi sur une échelle de valeur où le travail féminin vaut toujours moins.

Et le déconfinement n'a pas mécaniquement réduit ces inégalités ! Depuis l'exposition des métiers féminisés à l'épidémie jusqu'à l'inégale répartition des tâches domestiques et éducatives à la maison, en passant par une mise entre parenthèse des projets professionnels, une précarité accrue et un pouvoir d'achat en berne, pour beaucoup de femmes et de familles, la période aura été épuisante et aboutit à une situation extrêmement dégradée de leurs conditions de vie.

Comme le dit la chercheuse Rachel Silvera du MAGE : « Si tous les soirs nous applaudissons le travail du personnel soignant et de toutes les personnes qui assurent la continuité de nos vies quotidiennes, n’oublions pas que la majorité de ces emplois sont très féminisés. Ce sont des infirmières (87 % de femmes) et aides-soignantes (91 % de femmes), des caissières et des vendeuses (76 % de femmes), ce sont encore des travailleuses sociales et des enseignantes. Ces métiers sont dits « de femmes » ; il s’agit d’éduquer, soigner, assister, nettoyer, écouter, servir… bref, de faire appel à des « compétences présumées innées » prétendument «naturelles » pour les femmes.

Déjà discriminées au quotidien par les individus et par le système, les personnes LGBTI+ sont aussi durement touchées par les conséquences de la crise sanitaire à travers une précarité grandissante, le chômage, les difficultés à accéder à certains soins ou à une administration qui les considère réellement.  

Nourri par les frustrations, les souffrances, les inégalités et les déchirures que provoque notre société en crise, le racisme et l'antisémitisme gangrènent la République. Les discriminations liées à la couleur de peau, au patronyme, à l’origine ou à la religion (réelles ou supposées) entraînent une souffrance qui aboutit à ce que les valeurs d’égalité, de fraternité et de solidarité deviennent, pour trop de nos concitoyens, des mots vides de sens. Des offensives politiques de stigmatisation, des discours médiatiques antimusulman, ou encore les campagnes de faiseurs de haine sur les réseaux sociaux banalisent et libèrent la parole et les actes racistes.  

Et pourquoi refuser encore de donner la belle et juste place à l'histoire plurielle de notre pays ? Pourquoi tant de lieux aujourd'hui dédiés à Gallieni et si peu à Maurice Audin ? Au Panthéon lui-même, femmes, ouvrier·e·s, immigré·e·s au rôle pourtant majeur dans la vie de la République, restent encore si souvent à l'écart. Pourtant femmes et des hommes issus de l'immigration ont été en première ligne pendant le confinement pour assurer la continuité du service public de la santé à la propreté.

Comme le sexisme et les LGBTI-phobies, le racisme est un instrument de la domination économique et sociale qui permet d’évacuer les responsabilités des politiques libérales et du capitalisme financiarisé. Cependant, pour les combattre on ne peut s’en tenir à la lutte sur le seul terrain économique. La lutte pour l’émancipation passe par une bataille multiforme, politique et idéologique.

Le monde ne sera pas celui « d’après » sans l’égalité. Sans l’éradication du sexisme, du racisme, des LGBT-phobies, il restera celui d’aujourd’hui comme celui d’avant !

Il est possible de proposer des idées : cliquer sur le lien ci-dessous.

https://www.lafranceencommun.fr/l_egalit_des_droits

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