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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 05:16

Fabien Roussel était l'invité de RTL, jeudi 2 septembre 2021

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 05:12

 

Alors que le gouvernement a annoncé l’instauration de facilités de circulation pour la police, les avantages tarifaires des cheminots et de leur famille sont sur la sellette.

L’ouverture à la concurrence va-t-elle remettre en cause les « facilités de circulation » des cheminots ? À entendre le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, vendredi sur RMC, le sujet est clairement sur la table. « On va engager la concertation la semaine prochaine avec les syndicats. L’idée est de pouvoir régler ce sujet-là avant qu’on ait un système de mise en concurrence », a-t-il déclaré. Après la réforme du statut de cheminot en 2018 et l’alignement sur le régime général des retraites, SUD rail y voit « un acharnement de la part du gouvernement à l’encontre des cheminots ».

Les billets gratuits ou à tarif réduit, depuis 1938, bénéficient à 1,3 million de cheminots et leur famille (conjoints, enfants, parents). Beaucoup ne retiendront que le coût de 105 millions d’euros annuels, oubliant que l’enveloppe ne représente que 0,3 % du chiffre d’affaires de la SNCF. Or, pour un agent actif et ses ayants droit, les réductions et/ou la gratuité des billets représentent seulement 404 euros par an, estime le rapport réalisé par l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale des affaires sociales. « Au regard de la valeur monétaire des avantages en nature accordés par d’autres entreprises à leurs salariés, ce montant ne paraît pas exorbitant », notent d’ailleurs les auteurs du rapport. Et de citer la remise de 10 % sur achats octroyée aux salariés du groupe ­Carrefour pouvant atteindre jusqu’à 1 200 euros par an. De quoi casser le mythe du cheminot « privilégié ».

Sur les quatre scénarios étudiés par la mission gouvernementale pour « éclairer » les négociations, un seul propose de transférer ces facilités de circulation aux nouveaux salariés. Ce que souhaite la fédération CGT des cheminots, qui affirme « qu’elle mettra tout en œuvre pour que cette revendication soit satisfaite ». Les trois autres pistes proposent de supprimer tous les avantages pour les parents et de diminuer les réductions tarifaires de 90 % à 30 % pour les enfants et conjoints. Soit de supprimer la gratuité ou la réduction des prix des billets pour les proches des agents de la SNCF sur les lignes gérées par les nouveaux opérateurs. La dernière envisage tout simplement d’ôter les facilités de circulation pour les agents transférés, au profit d’une indemnité compensatoire.

Armés pour ne pas payer

La sortie du ministre des Transports irrite d’autant plus les cheminots qu’elle coïncide avec l’annonce d’un accord conclu avec la SNCF afin que « le trajet domicile-travail soit gratuit pour les policiers, s’ils sont armés et s’ils se signalent au chef de bord », dont les détails seront présentés ce lundi. En cas de trajet non professionnel, le policier n’aura plus à s’acquitter que de 25 % du prix du billet, qui sera « compensé par des bons d’achat SNCF, utilisables pour sa famille par exemple ».

« Dans la quasi-totalité des régions, la direction SNCF fait circuler les trains régionaux sans contrôleur et sans aucune présence à bord, dénonce Erik Meyer, délégué syndical SUD rail. Ce n’est pas avec des policiers hors service et armés qu’on lutte contre le sentiment d’insécurité, mais avec la présence systématique de personnels SNCF formés et identifiés. » De son côté, si la CGT cheminots « ne peut que souscrire à l’attribution d’un nouveau droit pour une catégorie de salariés », elle réaffirme qu’«  un droit utile et pertinent pour une catégorie de salariés ne peut être jugé abusif lorsqu’il s’agit des cheminots ».

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 05:08

 

Aucune annonce chiffrée de la part du chef de l’État, le 2 septembre, pour les écoles marseillaises. Mais la promesse d’une « expérimentation » structurelle qui transposerait dans l’éducation un modèle managérial inadapté et dangereux.

Marseille n’avait mérité ni cet excès d’honneur, ni cette indignité. Après plusieurs jours d’une véritable préparation d’artillerie médiatique jonglant avec les milliards, la venue d’Emmanuel Macron dans la cité aux centaines d’écoles laissées à l’abandon depuis des années a donc accouché de cette promesse : « Faire de Marseille un laboratoire » pour « inventer ici l’école du futur ».

Un choix qui n’avait pas été sollicité et qui s’annonce lourd de conséquences pour l’ensemble de la communauté éducative de la ville – écoliers, familles, personnels. Et au-delà, puisque cette expérimentation devrait s’étendre à « plusieurs autres quartiers de la République » et aurait vocation à se généraliser par la suite.

Ah, on allait voir ce qu’on allait voir ! Dans le plan « Marseille en grand », l’école occupait une place centrale. En vérité, à la hauteur des besoins et des attentes : selon la municipalité, parmi les 511 écoles de la ville, 174 nécessitent des travaux lourds en urgence, tant leur état de dégradation est avancé après plus de trente ans d’abandon par les majorités précédentes. Le sujet est de ceux qui avaient précipité la chute de l’équipe Gaudin lors des élections municipales de 2020, la colère de la population à cet égard se traduisant notamment par la constitution du très actif Collectif des écoles de Marseille, un rassemblement de citoyens ayant pris cette question à bras-le-corps. Avant la venue du président de la République, un chiffre était avancé : 1,2 milliard, le coût du programme de rénovation souhaité par la majorité issue du Printemps marseillais, mais hors de portée pour une ville financièrement exsangue.

Un « laboratoire »

Autant dire que la déception a été énorme, après le discours prononcé par Emmanuel Macron au palais du Pharo. Concrètement, aucun chiffre n’a été mis sur la table, malgré le constat posé par le visiteur du jour d’écoles « dans un état de délabrement tel que l’apprentissage y est devenu impossible ». Le président de la République s’est d’abord approprié le programme de rénovation de quinze écoles, déjà décidé sous l’égide de l’Agence nationale du renouvellement urbain (Anru) et financé à 90 % par l’État.

Puis il a placé les suites des rénovations promises sous une double conditionnalité. D’abord la création d’une « société ad hoc » rassemblant l’État et la ville, présidée par le maire et bénéficiant d’un « financement conséquent »… sans plus de précisions. Ensuite, faire de cinquante écoles marseillaises un « laboratoire de liberté et de moyens », où les directeurs pourront « choisir l’équipe pédagogique » et ainsi, a-t-il expliqué, s’assurer que les enseignants sélectionnés « sont pleinement motivés, qu’ils adhèrent au projet ».

Stigmatisation de l'absentéisme

Car au passage, le chef de l’État en mode café du commerce n’a pas manqué de stigmatiser « l’absentéisme, les grèves perlées » : « Vous avez un problème avec vos personnels municipaux », a-t-il même lancé, avant d’ajouter à cette saillie un coup de pied de l’âne en direction des enseignants « qui sont fatigués » et « ne viennent plus » dans les quartiers difficiles… Le syndicat FSU des Bouches-du-Rhône a aussitôt dénoncé des « insinuations » pour laisser entendre que « la situation marseillaise est de la responsabilité des personnels municipaux », et des « propos insultants » à l’encontre des enseignants.

« Ce sont les mêmes enseignants, rappelle le syndicat, qui pendant les périodes de confinement organisent des collectes alimentaires pour les élèves dans le besoin, se présentent en surnombre pour accueillir les enfants de soignants, et se démènent au quotidien pour faire réussir leurs élèves dans des conditions scandaleusement dégradées, non loin des trafiquants de drogue et de la violence ! » Sans nier « les difficultés liées à la gestion des personnels de la ville de Marseille et au clientélisme », la première fédération des salariés des services publics tacle comme on sait le faire dans la ville de l’OM : « On ne voit pas le rapport avec l’état du bâti des écoles, leur insalubrité et leur délabrement. »

Icon QuoteNous avons sans doute le taux d’encadrement le plus bas de France, avec un adulte pour vingt-cinq enfants en maternelle, et un pour cinquante en élémentaire… quand tout va bien ! JULIEN HOULES Collectif des écoles de Marseille

Julien Houles, du Collectif des écoles de Marseille, s’interroge lui aussi : « Oui, il y a beaucoup de grèves, mais pourquoi ? Sur le temps de la pause méridienne par exemple, nous avons sans doute le taux d’encadrement le plus bas de France, avec un adulte pour vingt-cinq enfants en maternelle, et un pour cinquante en élémentaire… quand tout va bien ! » Le militant associatif rappelle que la nouvelle majorité municipale s’était engagée à ramener ces taux respectivement à un pour quatorze et un pour dix-huit, mais que « rien n’a été fait » pour le moment, laissant les familles dans l’impatience. Selon lui, la sortie du chef de l’État sur ce sujet frise le chantage à l’égard de la ville : « Il veut tenir en laisse la municipalité en disant : ’“Si vous voulez l’argent pour rénover le bâti, il va falloir vous réformer” », sous-entendu mettre fin aux acquis sociaux des personnels.

Un financement qui inquiète

La partie des annonces sur la rénovation des bâtiments inquiète également le Collectif des écoles. « On était déjà sceptiques avant, mais nous sommes quand même surpris que tout ce battage n’aboutisse à rien de concret, à aucun engagement financier » de la part de l’État, reprend Julien Houles.

La structure de la société qui doit regrouper la ville et l’État suscite sa vigilance : « On n’est pas dans le même cas qu’avec les partenariats public-privé (PPP) de Gaudin, qui voulait financer les écoles en mettant des commerces dedans », rappelle-t-il, « mais on sait que les rénovations déjà programmées sous l’égide de l’Anru passeront par un marché global de performance (MGP)… qui est une sorte de cousin des PPP. » La possibilité que des financements privés interviennent dans le cadre de la future structure sera ainsi scrutée avec attention…

Des directeurs recruteurs

Mais la partie des annonces macroniennes qui a suscité une véritable levée de boucliers bien au-delà des contours de Marseille, c’est celle qui concerne les cinquante écoles où, dès la rentrée 2022, les directeurs deviendraient responsables du recrutement des enseignants. Les syndicats enseignants sont immédiatement montés au créneau. Une « annonce inadmissible », à la fois « inquiétante et inadaptée », s’insurge le Snalc.

C’est « l’expérimentation du démantèlement du service public d’éducation et du statut de fonctionnaire par des dispositifs de sélection discrétionnaires », dénonce la CGT Éduc’Action, soulignant que le périmètre de « l’autonomie » défini par le président de la République comprend non seulement « le recrutement et l’encadrement des personnels », mais aussi « la gestion des projets pédagogiques, les rythmes scolaires ou les horaires. »

Une obsession de Blanquer

Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, rappelle que ces annonces « remettent sur le devant de la scène la question du statut hiérarchique de la direction d’école », alors que la proposition de loi Rilhac, qui contient justement une mesure de cette nature, va revenir à l’Assemblée cet automne. C’est un serpent de mer et une des obsessions de Jean-Michel Blanquer depuis qu’il fut directeur de cabinet de Luc Chatel sous Sarkozy. C’est à cette époque que fut expérimenté, dans les collèges, le dispositif Eclair, qui ouvrait déjà à un recrutement « sur profil » dans les établissements concernés.

Le Snalc rappelle opportunément que cette mesure « avait été abandonnée car elle se révélait inopérante ». Visiblement, cet échec n’a pas suffi. « C’est complètement fou ! s’indigne Julien Houles. Cette mesure va créer une concurrence entre les écoles pour attirer les “meilleurs” profs, avec des financements sur projet qui fabriqueront des gagnants et des perdants. Ce que nous voulons, c’est que tous les enfants aient droit à la même qualité d’éducation. »

« Des solutions qui font éclater les cadres communs »

« Les écoles ont besoin, à Marseille comme ailleurs, rappelle le Snuipp-FSU, d’effectifs réduits dans toutes les classes, de personnels spécialisés et d’équipes pluriprofessionnelles renforcées, ainsi que d’une formation de qualité (…), de directeurs et de directrices dont les tâches sont allégées et recentrées sur l’animation et la coordination de l’équipe pédagogique », au lieu d’être écrasés jusqu’à l’absurde sous les tâches administratives.

« Dans une ville gangrenée par le clientélisme, créer du recrutement local est quand même une drôle de solution », achève la FSU des Bouches-du-Rhône avant de dénoncer « avec force l’instrumentalisation de la situation marseillaise pour imposer des orientations (…) qui font éclater les cadres communs » et « cherchent à mettre les personnels en concurrence les uns avec les autres ». C’est pointer avec force la démarche purement idéologique qui est à l’œuvre ici : imposer à l’école, sans tenir compte ni des réalités du terrain ni des échecs du passé, un modèle managérial inadapté et hors-sol, dont les plus fragiles parmi les élèves feront les frais. Marseille a décidément le dos large.

 

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5 septembre 2021 7 05 /09 /septembre /2021 05:36

 

Après deux années scolaires marquées par le COVID, l’enjeu de cette rentrée est de taille. Il s’agit, malgré la situation sanitaire qui reste tendue, de permettre à chaque jeune de renouer avec une scolarité à 100% en présentiel. Il s’agit de permettre à chaque élève de rattraper le « temps perdu » depuis 18 mois. Il s’agit de considérer l’école, au même titre que la santé, comme un enjeu de société de premier ordre.

 

La responsabilité du ministère est de donner aux écoles, aux enseignant-e-s et aux personnels d'éducation les moyens de raccrocher les élèves dont les difficultés se sont aggravées, celles et ceux qui n’ont que l’école pour réussir.

 Il y a besoin de garantir la sécurité sanitaire des élèves, des personnels et de leurs familles.

 Tout doit être fait pour permettre la vaccination des personnels et des élèves et pour cela entre autre reconstruire une médecine scolaire de qualité en capacité d’intervenir dans tous les établissements et auprès de chaque élève.

Depuis plus d'un an, le PCF propose également de réduire les effectifs par classe, de les dédoubler quand cela est possible et pour cela de recruter 90 000 enseignants en puisant chez les admissibles aux concours de l’enseignement, en recrutant les listes complémentaires, en titularisant des contractuels donnant satisfaction et en poste depuis plus de 3 ans.

 Nous proposons en lien avec les communes, les départements un grand plan d’équipement des locaux scolaires en aérateurs, de permettre la création de classes avec des locaux supplémentaires, d’aménager les préaux et les cours de récréation, les salles dédiées à l’EPS, à l’éducation musicale notamment de manière à permettre de revenir à la normalisation des enseignements.

 Les élèves après des mois de confinement ont perdu du temps de classe. Or, pour apprendre, il faut être en classe, il faut donc donner aux élèves, aux enseignants du temps pour apprendre. 

 Il y a besoin d’aménager les programmes scolaires, de regagner 27 heures hebdomadaires en maternelle et primaire, et d’aller ensuite vers les 32 heures de la maternelle au lycée.

 Le PCF propose des mesures d’urgence pour répondre aux besoins que fait surgir la crise sanitaire, et au-delà il propose d’engager un véritable débat sur les nécessaires transformations de l’école pour garantir à chacune et chacun les moyens de réussir. 

 Pour cela il faut du temps pour apprendre, il faut plus de temps de classe, plus d’enseignants et mieux formés, il faut plus de temps pour d’autres pratiques, rééquilibrer les apprentissages, et garantir à chaque élève d’avoir du temps pour réussir sa scolarité.

 

Le PCF propose :

- vaccination de l’ensemble des personnels et des élèves de collège et lycée

- reconstruction d’une véritable médecine scolaire

- dédoublements des classes

- mise à disposition de locaux et équipement en aérateurs

 

Sur le plan des apprentissages, nous proposons de redonner du temps pour apprendre :

- 26h dans le premier degré et 32h dans le second

- plus de maîtres que de classes

- remplacement en nombre suffisant pour garantir la continuité des enseignements

- refonte des programmes, programme ambitieux mais réaliste, qui problématise les choses plutôt que d'être un catalogue interminable de notions techniques

- pas d'évaluations nationales qui obligent à faire la course au programme

 

Parti communiste français,

 

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 06:19
Atteinte aux libertés - Soutenez Edouard Descottes, prof rennais victime de répression pour activité syndicale par Blanquer et "son" ministère

Message du comité de soutien à Edouard Descottes. Vous aussi, envoyez lui votre soutien!

Nous avons mis en place un comité de soutien au lycée Jean Macé pour soutenir Edouard Descottes, l’adresse mail du collectif de soutien est : collectifsoutien.edjm1@gmail.com

Une grande partie des enseignants du lycée sera en grève vendredi 3 septembre pour la première journée de cours (jeudi, c’est l’accueil des classes par les profs principaux)

Nous manifesterons devant le lycée de 8h à 10h avant de réaliser d’autres actions tout au long de la journée

Nous appelons tous ceux qui le peuvent à nous rejoindre avec leurs banderoles (et/ou leurs casseroles !)

Merci de diffuser l’information dans le milieu de l’éducation nationale mais aussi dans d’autres.

 

UNE ATTAQUE DE PLUS DU MINISTÈRE BLANQUER
 

Professeur d’Histoire-géographie depuis 20 ans au lycée Jean Macé de Rennes, par ailleurs militant syndical SNES-FSU,
Edouard Descottes, 57 ans, s’est vu notifier le 21 /08/2021 une sanction décidée par le ministère de l’Education Nationale : mutation d’office. Il a donc perdu le poste qu’il occupait depuis toutes ces années.


Tout commence le 13/02/2020 lors de l’émission « Le Téléphone sonne » de France Inter. Alors que la mobilisation des
élèves et des professeurs s’était développée dans tout le pays contre la réforme Blanquer du bac, un parent d’élève est
intervenu. Il a accusé, sans preuve, « le professeur d’histoire-géo de 1ère STMG du lycée Jean Macé de Rennes d’avoir
incité ses élèves à faire grève ».

 

Résultat : le 5 juillet 2021, Edouard Descottes est convoqué à une commission disciplinaire de l’académie de Rennes. Pour le soutenir, 200 enseignants, élèves, parents d’élèves et syndicalistes étaient présents.


A l’issue de cette commission, dont l’avis n’est que consultatif, aucune sanction n’a été votée. Pourtant, le samedi 21 août 2021, à 10 jours de la rentrée, Edouard Descottes reçoit donc la sanction du ministère.


Pour justifier cette décision grave, l’administration invoque deux types de motifs : Premièrement, des aspects pédagogiques ; ainsi Edouard Descottes aurait :


-« manqué d’assiduité à remplir ses cahiers de texte numériques »
- Du mal à « terminer ses programmes d’histoire-géographie »
- trop jalonné ses cours de « digressions historiques » Enfin, lors du 1er confinement de mars 2020, on lui reproche de n’avoir pas pris contact avec ses élèves entre le 17 mars  et le 6 avril. Il faut oser !


Que tout le monde se souvienne des dysfonctionnements manifestes des services du ministère de l’Education Nationale
à ce moment-. Familles et enseignants étaient alors livrés à eux-mêmes.
Deuxièmement, des raisons liées à son engagement syndical : C’est en fait le fond de l’AFFAIRE ! Il est reproché à
Edouard Descottes :


-d’avoir animé dans son lycée la mobilisation contre la réforme Blanquer en janvier 2020. Or, au lycée Jean Macé
toutes les actions et la grève ont été menées collectivement et mocratiquement. SANS BLOCAGE NI INTERVENTION POLICIERE !

 

- de même, il lui est reproché d’avoir « instrumentalisé ses élèves « lors de cette mobilisation. Or, là encore,
témoignages à l’appui, les élèves se sont mobilisés EUX-MÊMES, sans jamais interdire l’accès aux épreuves du
bac à leurs camarades qui le souhaitaient.

 

PIRE ! Il est reproché à Edouard Descottes son engagement de militant syndical en faveur d’élèves sans-papiers
scolarisés au lycée. Effectivement, à Jean Macé, 4 élèves et leurs familles ont pu être régularisés grâce à la
mobilisation collective de centaines d’élèves, de parents d’élèves, d’enseignants et de militants engagés à leurs
côtés.

Conclusion : De nombreux enseignant(e)s ont affaire à l’entreprise de mise au pas voire à la répression du ministère
Blanquer.

Avec Edouard, c’est un militant syndical reconnu et apprécié qui est attaqué à son tour. En fait, plus largement, ce sont les droits de grève, de réunion, d’expression, de défense des sans-papiers et d’organisation syndicale qui sont attaqués par le gouvernement.

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 06:04

 

 

Une étude de France Stratégie montre que les ménages, surtout en bas de l’échelle, voient leur pouvoir d’achat plombé par l’explosion de leurs dépenses contraintes.

Que les plus pauvres le soient de plus en plus et que les écarts se creusent, c’est ce que martèlent depuis des années les associations de solidarité. Mais que cette vérité soit analysée et étayée par un think tank gouvernemental, c’est plus original.

Le 31 août, une note de France Stratégie, le bureau d’analyse rattaché au cabinet du premier ministre, explique pourquoi, alors que statistiquement le niveau de vie des Français augmente, l’argent dont disposent les ménages pour consommer tous les mois ne cesse de se réduire, surtout en bas de l’échelle sociale.

Le constat d’abord. « Les inégalités de revenu arbitrales, c’est-à-dire ce qu’il reste pour consommer une fois déduites les dépenses pré­engagées (loyer et charges, remboursements d’emprunts immobiliers, services de télécommunications, services de télévision, cantines scolaires, assurances et services financiers), sont près de deux fois supérieures à celles que l’on observe en niveau de vie », note l’étude. Ainsi, le niveau de vie moyen d’une personne seule appartenant à la catégorie des plus pauvres atteint 679 euros par mois. Mais une fois payées toutes ces charges incompressibles, il ne lui reste plus que 169 euros pour faire face aux autres dépenses (nourriture, habillement, transport)…

Pour les moins aisés des ménages modestes, on passe de 1 162 à 600 euros. Plus on s’élève dans la classe sociale, plus la différence entre ces deux indicateurs s’atténue. Ainsi, parmi les plus aisés, le niveau de vie s’élève à 3 428, et le revenu arbitral à 2 710 euros.

Le poids des loyers

Comment expliquer ce décalage croissant entre ce que gagnent les Français et ce qu’ils peuvent consommer ? D’abord, le poids de ces dépenses incontournables qui sont réglées par prélèvement – d’où l’appellation de préengagées – n’a cessé d’augmenter. En 2017, elles représentaient 32 % du total des dépenses, contre 27 % en 2001. Et cette augmentation moyenne de 5 points s’est faite de façon inégalitaire. Pour les plus pauvres, elle atteint 10 points.

Le prix du logement, qui n’a cessé d’augmenter depuis les années 1990, est au cœur de cette perte de pouvoir d’achat. À lui seul, le paiement des loyer, charges et remboursement d’emprunts, représente 23 % de l’ensemble des dépenses des ménages et 70 % des préengagées. « L’augmentation du poids du loyer et des charges est très importante pour les ménages pauvres et modestes et contribue ainsi à la hausse de leur consommation préengagée », souligne France Stratégie.

Une nécessaire régulation des prix

Sans surprise, le statut d’occupation est le facteur le plus déterminant. « Ce sont les locataires du parc privé qui font face aux dépenses de logement les plus élevées. » Les ménages pauvres, par exemple, consacrent 40 % du total de leurs dépenses au logement quand ils sont dans le privé, contre 36 % quand ils vivent en HLM, 30 % quand ils sont accédants à la propriété et seulement 13 % quand ils sont propriétaires et ont déjà fini de rembourser leurs prêts.

D’autres facteurs font varier ce poids du coût du logement pour les ménages. L’âge d’abord. Chez les plus de 60 ans, qui ont souvent fini de payer leur résidence principale, le logement ne compte que pour 18 % des dépenses, contre 24 % pour les autres tranches d’âge. Cela explique que les 30-39 ans sont ceux chez qui la part des dépenses contraintes pèse le plus lourd. Le lieu de résidence influe aussi. Les ménages pauvres qui habitent dans des villes de plus de 3 000 habitants au kilomètre carré consacrent 42 % de leur budget au logement, contre 38 % pour ceux résidant dans des communes où la densité est inférieure à 100 habitants par kilomètre carré.

Alors que démarre la campagne pour l’élection présidentielle, ce poids du logement dans les dépenses des ménages, surtout parmi les catégories pauvres et modestes, devrait interroger les responsables politiques et l’opinion publique. Sans régulation des prix, il semble illusoire d’espérer une revalorisation du niveau de vie et une relance de la mobilité géographique et sociale. Une question cruciale pourtant, enterrée derrière la surenchère sécuritaire.

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4 septembre 2021 6 04 /09 /septembre /2021 05:57

 

Face à la pénurie de salariés dans plusieurs secteurs, patronat et gouvernement admettent qu’une augmentation des rémunérations est nécessaire. Les syndicats veulent s’en saisir pour faire du niveau du Smic le sujet chaud de la conférence sociale qui débute aujourd’hui.

Les vacances sont finies pour le gouvernement et les organisations syndicales et patronales, qui commencent ce mercredi une série de réunions bilatérales. Tandis que les mois d’été ont été animés par une forte tension exercée sur certains secteurs d’activité, déplorant de lourdes difficultés de recrutement, l’ordre du jour des rencontres semble tout trouvé. Le secrétaire fédéral de Force ouvrière, Yves Veyrier, a déjà indiqué que la question serait le sujet prioritaire de la rentrée.

« Manque de reconnaissance »

Alors que les prévisions promettent une croissance côtoyant les 6 % pour cette année, de nombreux métiers de l’hôtellerie-restauration, du bâtiment, du service à la personne, des travaux agricoles ou encore de la logistique peinent à embaucher. Selon la Banque de France, 48 % des entreprises ont rencontré des difficultés de recrutement. Si la situation n’est pas nouvelle, la crise sanitaire a amplifié le phénomène.

« Dans l’hôtel où je travaille à Tours, le chef de cuisine a démissionné, le second a démissionné, tout comme la gouvernante, la cheffe de réception. Les salariés qualifiés ne veulent plus rester », témoigne Arnaud Chemain, secrétaire fédéral de la CGT commerce et services. La faute à des salaires et conditions de travail hasardeuses, que le Covid a rendu inacceptables aux yeux des travailleurs. « Avec le manque de reconnaissance, le travail du dimanche qui n’est pas mieux payé, sans treizième mois, beaucoup se sont rendu compte que la passion ne suffirait pas pour continuer », poursuit-il.

Beaucoup de reconversions

Sur les chantiers, souvent affectés par des pénuries de main-d’œuvre, le nombre de postes vacants est aussi au plus haut. Selon l’observatoire des métiers du BTP, sept entreprises sur dix anticipent des difficultés lors de leur recrutement. Le salaire et les conditions de travail sont invoqués dans 12 % des cas (derrière l’absence de personnel qualifié à proximité et le manque d’expérience des candidats).

Même scénario dans le secteur du service à la personne. « Il s’agit d’un secteur historiquement en forte tension, du fait des conditions de travail difficiles, des temps partiels souvent imposés, ainsi que de la faiblesse des rémunérations. Le monde d’après n’a fait que greffer l’obligation vaccinale à cette situation. Il y a eu beaucoup de reconversions, souvent dans la tristesse », rapporte Stéphane Fustec, de la fédération CGT commerce et services.

La balle est dans le camp du Medef

Pour les syndicats, la seule solution pour résoudre cette situation est d’augmenter les salaires. «  Pour que les salariés soient heureux et fidèles, il faut qu’ils soient mieux rémunérés », glisse Stéphane Fustec. Sur ce constat, les organisations disposent d’alliés aussi puissants qu’incongrus : le patronat et le gouvernement. Habituellement frileux quand il s’agit de passer à la caisse, les employeurs semblent forcés par la pénurie, qui menace leur entreprise, à prendre leurs responsabilités.

Nicolas Dumas, du Medef du Centre-Val de Loire, acquiesce : « L’entreprise n’échappe pas à l’évolution de la société. Elle ne fait plus rêver, notamment les jeunes, qui n’ont pas envie des contraintes liées à certaines professions dans le BTP, la mécanique, les transports ou la restauration. Il faut qu’on s’adapte. Voilà pourquoi on envisage une augmentation des salaires.  »

Certains employeurs ont même déjà mis la main à la poche pour retenir les salariés. Selon la fédération des particuliers employeurs de France, les salaires versés aux assistants de vie ont augmenté de 2,7 % en un an, ceux des salariés auprès de personnes dépendantes de 3,3 %. « La différence par rapport aux entreprises est que les particuliers ne cherchent pas à faire de profits, mais à répondre à un besoin », explique Stéphane Fustec.

Bruno Le Maire donne l’illusion d’avoir choisi la fermeté

Pourtant, si la hausse des salaires semble être une nécessité largement partagée, les avis sur ses modalités divergent. Le patronat, d’accord sur le diagnostic, gesticule quand il s’agit de sortir le chéquier. «  Si augmentation de salaire il y a, celle-ci doit reconnaître une montée en compétences du collaborateur  », estime Jean-François Faure, patron de AuCoffre.com (site de vente d’or et d’argent). « Derrière, ce sont les prix qui vont augmenter », grommelle Geoffroy Roux de Bézieux, patron du Medef.

Icon Quote L’une des organisations patronales de la branche hôtellerie-restauration s’apprête à lancer une grosse campagne visant à inciter les clients à verser plus de pourboires pour remédier à la faible rémunération des travailleurs !ARNAUD CHEMAIN CGT

De son côté, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, donne l’illusion d’avoir choisi la fermeté. «  C’est aux entreprises de faire leur part du chemin », a-t-il indiqué lundi dernier sur France Inter, se refusant à toute réduction de cotisations patronales sur les salaires. Mais les hausses peuvent aussi passer par «  les primes, l’intéressement, la participation, l’actionnariat salarié », tempère-t-il toutefois.

Au niveau des branches aussi, les syndicats ont pu observer les réticences des employeurs à revaloriser les salaires durablement. « L’une des organisations patronales de la branche hôtellerie-restauration s’apprête à lancer une grosse campagne visant à inciter les clients à verser plus de pourboires pour remédier à la faible rémunération des travailleurs ! » s’indigne le cégétiste Arnaud Chemain. Pour les syndicats, soulager les filières en tension ne peut passer que par des revalorisations pérennes des salaires, qui n’entravent pas le bon fonctionnement des systèmes de Sécurité sociale. « Le ministre de l’Économie doit commencer par augmenter le Smic ! » a martelé Yves Veyrier. Revendication que la CGT et les autres confédérations comptent elles aussi porter. Seront-elles entendues par le gouvernement ? Ce sujet pressant sera en tout cas au cœur des discussions.

Une faible revalorisation pour les fonctionnaires

Le point d’indice n’augmentera toujours pas à la rentrée pour les salariés de la fonction publique, mais le gouvernement entend apaiser la colère en revalorisant les rémunérations des agents les plus proches du Smic. Environ 1,2 million d’agents de catégorie C des trois fonctions publiques (hospitalière, territoriale et d’État) bénéficieront prochainement d’une hausse de salaire comprise entre 40 et 100 euros mensuels nets, a annoncé en juillet la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin. Les syndicats ont dénoncé l’absence de mesure générale. Selon eux, très peu d’agents de catégorie C profiteront des plus hautes augmentations.

 

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3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 05:50

 

Nouveau service public de l’emploi, revenu étudiant de 850 euros net, grand plan pour l’éducation… À l’occasion de la sortie de son livre, Ma France, le candidat du PCF à la présidentielle détaille le « pacte » qu’il propose à la jeunesse.

Dans son premier livre, intitulé Ma France et ­publié ce jeudi (le Cherche midi, 16,50 euros), Fabien Roussel invite la nouvelle génération à passer un « pacte » et formule une série de propositions pour en finir avec la précarité. Le prétendant du PCF à l’Élysée refuse de s’aligner sur les quelques mesurettes brandies face aux jeunes et remisées au placard sitôt le scrutin clos. Entretien.

Dans votre ouvrage, vous hissez la jeunesse au rang de priorité. Lors de précédentes présidentielles, nombre de candidats lui ont fait des promesses. En quoi votre démarche se veut différente ?

Fabien Roussel On a entendu les promesses, mais on voit surtout dans quel état nos jeunes étudient et la précarité qui les touche. Un sur cinq est au chômage. Et la crise a accentué leurs difficultés. Il ne s’agit pas juste d’aligner quelques mesures, mais d’élaborer un plan sur plusieurs années qui leur ­garantisse de pouvoir se former et leur donne la possibilité de participer pleinement à la reconstruction du pays face aux urgences écologiques et sociales. C’est pourquoi je propose de passer un pacte avec la jeunesse. Je souhaite qu’il y ait des milliers de rencontres dans les villes, les villages, sur les lieux de travail, non seulement avec les jeunes, mais aussi les actrices et les acteurs de l’éducation, les élus locaux, les syndicats, les associations… et au printemps nous en rendrons compte et nous formaliserons ce pacte écrit à des milliers de mains.

Face à la précarité et au chômage amplifiés par la pandémie, vous dénoncez les dispositifs existant comme la garantie jeunes, que mettez-vous sur la table ?

Fabien Roussel Les réponses du gouvernement se résument à des coups de pouce, du saupoudrage. La garantie jeunes qu’il veut développer, c’est 497,50 euros sous condition et « apprenez à survivre avec ça ». C’est ­indécent de la part d’un président qui a tout fait pour que les premiers de cordée et les grandes fortunes s’enrichissent. Les jeunes sont méprisés. Nous voulons tout l’inverse. Avec la création d’un nouveau service public de l’emploi, je veux un travail, ou une formation, garanti pour chacun de nos 800 000 jeunes qui sortent de l’école chaque année, assorti d’un salaire correspondant à leur diplôme. Ce ne sont pas les besoins qui manquent dans le public comme dans le privé. D’un côté, nous avons besoin de médecins, de chercheurs, d’ingénieurs, de métallurgistes, d’ouvriers… De l’autre côté, la jeunesse regorge de forces vives et ne demande qu’à être utile pour la société. Les jeunes ne doivent plus être une variable d’ajustement, mais un levier pour nous permettre de vivre mieux et de progresser. Nous devons planifier les besoins de personnel dans les services publics. C’est pourquoi nous voulons mettre en place des plans de prérecrutements.

Et dans le privé, comment contraindre les entreprises à des embauches en CDI et ­correctement rémunérées ?

Fabien Roussel Le gouvernement met sur la table annuellement – hors crise – 140 milliards d’euros d’aides publiques, dont les deux tiers vont aux plus grosses entreprises. Cet argent public, voire le crédit bancaire accordé aux grandes multinationales, doit être conditionné à la création d’emplois, à de la formation, à la relocalisation de l’activité. Est-il normal qu’un ingénieur diplômé se voit proposer des salaires à 1 800 euros net après cinq ans d’étude ? Et ils ne sont pas les plus mal lotis. Les patrons ont beau jeu de se plaindre que les Français ne ­répondent pas aux offres d’emploi, est-ce qu’ils les proposeraient à leurs propres ­enfants ? Le monde économique a une responsabilité importante et il doit s’engager. J’invite d’ailleurs Geoffroy Roux de Bézieux à en débattre avec moi.

Vous défendez l’idée d’un « revenu étudiant de 850 euros », pourquoi ce choix qui coûterait, selon vos estimations, de 20 à 23 milliards ?

Fabien Roussel C’est donner les moyens de l’autonomie à chaque jeune. Une allocation de 850 euros net par mois leur permettrait de poursuivre leurs études sans être obligé de travailler. Elle compterait plusieurs ­niveaux en fonction de l’attribution d’un logement ou non, des ressources des étudiants… À défaut, elle pourrait être plus importante. Son financement doit reposer sur deux sources : une nouvelle cotisation sociale et une part du budget de l’État. C’est aussi inciter les entreprises à embaucher ces jeunes, puisqu’elles auront contribué à financer leur formation.

Quid alors de l’extension du RSA aux moins de 25 ans défendue par les organisations de jeunesse et que le gouvernement refuse ?

Fabien Roussel Nous soutenons le RSA jeunes mais pour répondre à l’urgence immédiate, le temps de créer ces filières, de réindustrialiser, d’ouvrir ces prérecrutements… Mon ambition pour le pays, ce n’est pas de proposer le RSA comme horizon aux jeunes : 584 euros pour lesquels la droite voudrait en plus qu’ils bossent. Nous souhaitons redonner du sens au travail, répondre aux immenses besoins de la société, sortir d’un système d’accompagnement du chômage.

La rentrée scolaire démarre ce jeudi. Vous proposez d’investir 5 milliards de plus par an pour l’école publique, où irez-vous les chercher et à quoi seraient-ils consacrés ?

Fabien Roussel La crise sanitaire a révélé et accentué la crise de notre école. Le gouvernement n’a rien fait pour protéger les enfants et les personnels de ses conséquences. Pire, la rentrée va se faire avec 1 800 postes d’enseignants en moins dans nos collèges et lycées. En quatre ans, 7 500 postes ont été supprimés. Et le gouvernement profite de la crise pour casser le bac et avancer vers une éducation à plusieurs vitesses. Il faut inverser ces logiques pour donner à la France la jeunesse la mieux formée. Il faut mieux reconnaître le métier d’enseignant en revalorisant les salaires autrement que par une prime. Du CP à la terminale, les classes ne doivent pas compter plus de 20 à 25 élèves. Cela nécessite de construire des établissements et de prérecruter 90 000 enseignants. Je propose aussi d’allonger le temps passé à l’école à 32 heures par semaine. Plus de temps pour apprendre en classe, c’est plus de temps pour donner du sens aux apprentissages, varier les activités, résoudre les difficultés… et c’est aussi une manière de libérer le reste du temps, d’en finir avec les devoirs pour mettre tous les enfants sur un pied d’égalité. Alors je le dis clairement : il faut augmenter le budget de l’État. Celui de l’éducation nationale doit passer de 55 milliards à 80 milliards en l’espace de cinq ans. Le gouvernement Macron a fait un cadeau de 20 milliards par an au capital, je propose de les récupérer et d’en consacrer 5 à l’école.

Emmanuel Macron est depuis mercredi à Marseille, après les drames liés au trafic de drogue. C’est une réalité à laquelle une partie de la jeunesse est confrontée, que lui dites-vous ?

Fabien Roussel Si on veut offrir des jours heureux aux jeunes dans toute la France, les grandes villes, les banlieues comme la ­ruralité, nous devons leur offrir les mêmes droits. À Marseille, il faut plus de moyens pour la justice, mettre en place une vraie police de proximité. Mais, face à ce fléau, ça ne suffira pas. Dans notre pacte, nous proposons un statut social pour nos jeunes qui, à partir de leurs 18 ans, leur garantira les mêmes droits au logement, aux transports, au sport et à la culture, à la santé… Nous voulons pour cela créer partout des maisons pour la jeunesse avec de nouveaux moyens. C’est la mission de la République 

 

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 05:39

 

Ecrit avec la collaboration de Laurent Watiez, ancien journaliste à La Voix du Nord, « Ma France. Heureuse, solidaire et digne » de Fabien Roussel vient de sortir aux éditions Le cherche midi.

Dans l’avant-propos l’auteur rappelle d’une formule un thème qui est en quelque sorte le cœur de son ouvrage : en France aujourd’hui, « la solution, c’est le monde du travail. Et le problème, c’est la finance ! » Il y précise également que ce livre « ne constitue pas pour autant mon programme. J’aurai d’autres occasions de le présenter dans sa globalité et sa cohérence. J’ai fait plutôt le choix de raconter ici des combats, des événements, des rencontres qui ont marqué mon engagement, pour rendre le récit vivant ».

 

 

« Ma France » se compose de sept parties.

Un : « Un Nordiste à la tête du PCF » : l’homme se présente, ses origines, son histoire, son adhésion ; il raconte la tenue du congrès communiste d’Ivry, en 2018, un congrès vu des « coulisses » selon son expression.

Deux : « La présidentielle, la droite et la gauche ». La question de l’utilisation de l’argent, qui appelle « un débat de fond » entre la gauche et la droite est ici fortement développée. « J’aimerais être le candidat qui ressemble le plus à la grande majorité de nos concitoyens. Le peuple est divers mais il y a quand même une bonne part des Français qui ne se sentent pas représentés aujourd’hui. Ce sont ceux qui composent le monde du travail ou qui aspirent à y entrer. Je voudrais qu’ils disent : Tiens, lui, il me ressemble, il parle comme moi, il parle de ce que je vis. » Une idée qu’il reprend plus tard : « Notre ambition, c’est de redevenir le parti du monde du travail, qui défend les classes populaires, à toutes les élections, dans tous les combats, pour lui donner de la force. Cela servira au monde syndical comme à toute la gauche ! »

Trois : « Cette France du travail que j’aime ». L’auteur revient notamment sur le tour de France des entreprises qu’il a entrepris depuis plusieurs années, sur les formes de surexploitation et de ravages du capitalisme ordinaire comme à Bridgestone où « on tue des gens, on abîme la société en créant du chômage de masse, on casse la dignité ouvrière » ; sur la manière dont l’Europe libérale met « les ouvriers de différentes nationalités en concurrence entre eux », crée de la haine et du racisme.

Quatre : « La France de l’évasion et des profiteurs ». Ce chapitre est consacré à la triche fiscale. Au passage, Fabien Roussel rend hommage aux frères Bocquet, Alain et Eric, dont les travaux sur l’évasion fiscale font autorité. On apprend que ces auteurs publient en cette rentrée une suite en quelque sorte à leur fameux opus « Sans domicile fisc »,qui s’intitule « Milliards en fuite. Manifeste pour une finance éthique ».Détaillant les manœuvres frauduleuses des possédants, Fabien Roussel interroge : « Pourquoi ne pas créer un hashtag : Balance ton fraudeur fiscal ? »

Cinq : « Un communisme durable ! » Pour l’auteur, « le grand défi auquel nous sommes confrontés, c’est répondre à l’urgence sociale et à l’urgence écologique avec la même exigence, la même énergie. » Dans ce chapitre, il est entre autres question de Big Pharma, de la malbouffe (« Je suis un communiste opposé au productivisme ! »), de la rénovation des logements, des enjeux énergétiques, des transports. Une question revient fortement : « …l’importance de produire en France ce que nous consommons en France ».

Six : « Redonner confiance à la jeunesse ». « Je veux passer un pacte avec la jeunesse et lui donner la priorité dans notre campagne. Avoir la jeunesse la mieux formée au monde, lui donner la liberté de travailler et de vivre heureuse, de s’émanciper au travail, d’élever des enfants. N’est-ce pas là le plus beau des projets que nous avons à bâtir ensemble, en y mettant tous les moyens ? Dans ce monde court-termiste, c’est révolutionnaire. Mais j’assume ! »

On notera ici qu’une sorte de fil rouge (il y en a d’autres) court tout le long du livre, une idée-force qui revient régulièrement : pour changer, changer vraiment et bousculer le système, il faut donner aux travailleurs, aux citoyens plus de pouvoirs d’intervention et singulièrement le droit des salariés de dire leur mot sur les choix de l’entreprise. Je rappelle que dans le dernier baromètre du Cevipof sur l’état de l’opinion, au printemps, la question la plus plebiscitée par les sondés est la suivante : « Trouvez-vous juste que le salarié donne son avis dans l’entreprise ? » 97% de oui.

Sept : « Construire la détente internationale » : l’auteur évoque l’aide au développement, les impératifs de la coopération internationale, les conflits en cours, le budget militaire. « N’ayons pas peur des autres. La mondialisation au service du capitalisme n’est source d’aucun progrès. Elle mène tout droit l’humanité dans le chaos et l’injustice. Ne cédons pas pour autant à la tentation du repli sur soi. L’heure est venue de s’ouvrir encore plus aux autres, de construire de nouvelles relations internationales, généreuses à l’égard des populations en souffrance, ambitieuses pour le développement économique, protectrices pour l’environnement et guidée par un seul grand dessein : la promotion de la paix dans le monde ».

G.S.

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 05:27

Fabien Roussel invité de la matinale de CNEWS

2022 l'année des communistes ? Fabien Roussel était l'invité de BFMTV

 

Fabien ROUSSEL à la Matinale d'Europe 1

Fabien ROUSSEL sur la matinale d'Europe 1

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