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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 04:45

lundi 18 juin 2018

 
le « Zero reste à charge » n’est pas le « 100% Sécu » , mais le bluff de M. Macron !
 

 

 
Le PCF a pris connaissance de la signature par des deux des trois syndicats dentaires libéraux, de la nouvelle convention nationale dentaire. Cette nouvelle orientation nous inquiète car le faux concept de « Zéro reste à charge » nous éloigne un peu plus, du vrai « 100% Sécu ».
Cette convention, par l’obligation faite aux praticiens conventionnés de respecter certains nouveaux tarifs sécu mais aussi des plafonds complémentaires, persiste et signe le transfert de responsabilité de la santé bucco-dentaire de la Sécu vers le secteur assurantiel privé et les patients.
En fait, ce n’est qu’un compromis qui, comme la CMU, propose un panier de soins insatisfaisant pour les plus démunis et un autre, hors-nomenclature, pour celles et ceux qui auront des sur-complémentaires. C’est encore une protection sociale inégalitaire qui est acté, avec trois niveaux dont les deux derniers laissent un reste à charge pour plus de 50% des actes.
 
Elle ne dit rien des actes de parodontologie ou des implants, et cantonne la prévention au dépistage, même si on peut être satisfait que la tranche d’âge des 3 ans, soit enfin concernée. Nous ne cesserons pas de dire que c’est d’un véritable plan national de prévention bucco-dentaire dont nous avons besoin, à l’image de ceux mis en place dans des Départements comme celui du 93 et du 94.
 
NON, Monsieur MACRON n’a pas respecté sa soi-disante promesse d’accès aux soins bucco-dentaires pour toutes et tous, mais celle de détricoter la Sécu au seul bénéfice des assurances, qui ne manqueront pas dans les mois à venir de prononcer de forte hausse des cotisations.
OUI, LE 100% Sécu reste la seule et vraie solution à l’accès aux soins, tous les soins bucco-dentaires et aussi l’optique et l’audioprothèse, de toute la population.
Le zéro reste à charge n'est pas le 100% Sécu mais le bluff de M. Macron (PCF)
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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 04:45
Privatisations: un choix injustifiable (Romaric Godin - Médiapart, 18 juin 2018)
Privatisations: un choix injustifiable
 PAR 

La loi Pacte prévoit trois cessions d’actifs importantes de l’État : Engie, Aéroports de Paris et la Française des jeux. Un impératif de bonne gestion et de financement pour le gouvernement. Mais les arguments ne résistent guère à l’examen. 

Le gouvernement aura donc utilisé la loi Pacte pour lancer une nouvelle vague de privatisations. Le projet de loi fait sauter toutes les restrictions à l’ouverture du capital de trois sociétés : Aéroports de Paris (ADP, détenue à 50,6 % par l’État), la Française des jeux (FDJ, détenue à 72 % par la France) et Engie (société issue de la fusion entre GDF et Suez et dans laquelle l’État possède 24,1 % du capital). Diverses lois prévoyaient jusqu’ici une forme d’incessibilité de ces participations de l’État : ces provisions disparaissent avec la loi Pacte. Cela rappellera, au passage, à ceux qui ont voté l’incessibilité de la SNCF que ce type de garantie peut avoir une vie très courte…

Le projet de loi n’en dit pas plus. Les modalités des cessions seront définies plus tard, sans doute après le vote de la loi, prévu à la fin de l’année. On ignore donc si l’opération se fera par des cessions de gré à gré ou par une vente sur le marché. Mais Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances, a évoqué dans Les Échos du 13 juin un montant : « 15 milliards d’euros. »

L’argument de l’efficacité

Mais pourquoi ces cessions d’actifs de l’État ? Et pourquoi dans la loi Pacte ? Lestorytelling du gouvernement fonctionne sur ce plan à plein régime. Sa première ligne est, comme à son habitude, la vieille lune du privé plus performant que le public. Bruno Le Maire a ainsi justifié ces cessions en expliquant que « l’État n’a pas vocation à diriger des entreprises concurrentielles à la place d’actionnaires qui ont les compétences et les savoir-faire pour le faire mieux que lui ». Il y aurait donc le rétablissement d’un ordre naturel : dans le secteur concurrentiel, les actionnaires privés sont plus efficaces.

Ce message est contestable à plusieurs égards. La FDJ est un monopole d’État sur ses activités de loterie et de jeux de grattage et n’est donc pas une « entreprise concurrentielle » à proprement parler. Mais même si l’on considère que la FDJ est en concurrence directe sur les paris sportifs ou indirects pour d’autres jeux de hasard avec des acteurs en ligne, l’inefficacité de l’État actionnaire n’est pas patente, puisque l’entreprise est le quatrième acteur mondial de ce marché et a pris le virage d’Internet.

La remarque vaut aussi pour ADP, qui est un acteur en bonne santé et ne semble pas souffrir du manque de compétences de son actionnaire majoritaire. Quant à Engie, l’entreprise est déjà majoritairement dans les mains d’actionnaires privés qui n’ont, en soi, aucune « compétence » ni aucun « savoir-faire » : ce sont des acteurs financiers. De fait, ce ne sont pas les actionnaires qui dirigent directement l’entreprise et l’État a pleinement les moyens de nommer des gens compétents à la tête de ses entreprises.

Notons que l’État conserve des positions sur les secteurs concurrentiels – et a même formellement rappelé son engagement à les conserver. C’est le cas notamment de la SNCF, qui sera bientôt soumise à une concurrence sur le ferroviaire et l’est déjà dans le transport routier… Que faut-il en conclure ? Que la SNCF sera finalement privatisée ou que la règle édictée par Bruno Le Maire est sans objet ?

En réalité, cet argument de Bruno Le Maire n’a strictement aucun sens. Dans l’économie financiarisée d’aujourd’hui, la « compétence » et le « savoir-faire » ne sont pas ce qui caractérise l’actionnaire. La FDJ devrait être introduite en Bourse et la participation dans Engie également. Où se situera le surplus de compétence ? Faut-il croire que la « main invisible du marché » permettra une meilleure gestion de ces entreprises ?

Rappelons qu’un des concurrents les plus féroces d’ADP aujourd’hui s’appelle Fraport, l’opérateur de l’aéroport de Francfort, détenu à 53 % par le Land de Hesse et la ville de Francfort. Qui peut croire que ces deux collectivités allemandes ont plus de« compétences » que l’État français pour gérer « mieux que lui » un hub aéroportuaire ? Avec ou sans l’État à son capital, ADP et FDJ peuvent, si elles sont bien gérées, investir et développer une stratégie pertinente.

Rien ne démontre que ce n’était pas le cas actuellement. Dans l’économie contemporaine, au contraire, l’État peut avoir une fonction positive sur l’investissement et l’innovation des sociétés qu’il possède en favorisant ces choix plutôt que ceux de la seule rentabilité. Il peut donc jouer un rôle très positif dans un secteur concurrentiel, contrairement à ce qu’affirme Bruno Le Maire. À condition qu’il le veuille et que l’avenir de ces sociétés soit son objectif.

Aide à l'innovation ? Pas si sûr…

Le deuxième argument en faveur des privatisations est le financement de l’innovation. C’est ce qui justifie l’intégration de ces mesures dans la loi Pacte. Bercy espère ainsi abonder un fonds pour financer l’innovation de rupture à hauteur de 10 milliards d’euros. Sur le papier, l’idée est séduisante : ce fonds pourrait permettre à la France de réaliser sa montée de gamme, un des maillons faibles de l’économie française. Sauf qu’il ne s’agit pas pour l’État d’injecter 10 milliards d’euros dans des projets.

Cet argent sera placé auprès du Trésor public pour rapporter de 200 à 300 millions d’euros par an, soit un rendement de 2 à 3 %. Cette démarche fait tomber l’argument de Bruno Le Maire qui estime que l’État dispose d’un patrimoine « immobilisé » dans ces entreprises qu’il faudrait mieux utiliser ailleurs. Or l’État va utiliser les sommes récupérées par les privatisations pour les placer sur les marchés financiers et en attendre les retours.

Elles seront donc aussi immobilisées. Pire même, elles seront beaucoup plus en danger sur des marchés actuellement au plus haut que dans des entreprises prospères comme ADP, FDJ et Engie… D’autant que le rendement des actifs actuels est très proche de ce qu’espère l’État. Selon les calculs de Libération, depuis 2006, FDJ et ADP ont versé en moyenne 290 millions d’euros à l’État. Il faut y ajouter Engie qui a versé 550 millions d’euros à l’État de dividendes pour ses 24,1 % du capital. Rien que sur 2017, les trois entreprises ont rapporté 712 millions d’euros de dividendes. Certes, ces montants peuvent varier mais ce sera aussi le cas des actifs placés par le Trésor. Factuellement, l’État s’appauvrit donc par ces cessions.

Enfin, d’immenses doutes planent sur la pertinence de ce fonds. Les sommes mises à disposition serviront à tout et à rien. Selon Bercy, un tiers des fonds versés seront consacrés à des projets venus du terrain (concours de start-up, prêts, avances) et deux tiers à des projets définis comme prioritaires par le gouvernement (intelligence artificielle, nanotechnologies, etc.). Tout cela ressemble à un vague saupoudrage sans véritable cohérence. Qui peut croire qu’une ou deux centaines de millions d’euros par an permettront à la France de récupérer son retard dans ces technologies alors que la Chine investit 2 milliards d’euros par an dans le domaine ?

Comme l’a montré l’économiste Mariana Mazzucato dans ses deux derniers ouvrages, l’État joue un rôle primordial dans l’innovation et, partant, dans la création de valeur de l’économie. La France a un besoin urgent d’innovations pour monter en gamme, mais cela ne peut se faire que par des investissements massifs dans la recherche fondamentale. Il faut des moyens et une stratégie claire. Les privatisations ne donnent ni les uns ni les autres : ses recettes ne fournissent pas plus de moyens que le rendement des actifs vendus…

Pourquoi alors ?

Il n’existe ainsi pas de raison objective de pratiquer ces cessions et donc d’appauvrir et d’affaiblir l'État, dont la dette est un objet de plainte perpétuelle des membres du gouvernement. Certes, tout ce qui viendra au-delà de 10 milliards d’euros servira au désendettement de l’État. Mais c’est une stratégie de courte vue : plutôt que de rembourser une goutte d’eau de la dette nominale, il eût été plus porteur de renforcer l’économie et donc le flux de recettes de l’État par d’autres investissements.

Mais il y a plus. Peut-on, lorsque l’on prétend « rendre à notre planète sa grandeur », confier à des seuls intérêts privés un aéroport ? Peut-on laisser un opérateur de jeux de hasard dans une seule logique concurrentielle et de rentabilité ? Bercy ferme le débat en rappelant qu’ADP sera toujours soumis à un contrat de régulation économique, comme aujourd’hui, passé avec l’État. Mais cela semble surtout un moyen de réduire les repreneurs intéressés à Vinci. Le contenu de ce contrat devra forcément prendre en compte les intérêts du nouvel actionnaire. Il ne pourra donc pas être du même type qu’aujourd’hui. Qu’on le veuille ou non, l’État incarne un intérêt général et sa gestion s’en ressent.

 

Quant à la FDJ, Bercy met en avant l’existence d’un nouvel organisme de régulation « indépendant ». Sera-t-il cependant aussi sensible que l’État à l’intérêt général alors que la direction de la FDJ ne cesse, depuis des années, de demander un assouplissement de la réglementation ?

Avec ces privatisations, Emmanuel Macron réalise ce qu’il avait échoué à imposer à Manuel Valls et François Hollande lorsqu’il était ministre de l’économie en 2015. Une bonne part d’idéologie, une autre de revanche et une dernière de volonté d’offrir un cadeau au secteur privé ont sans doute joué dans cette décision. Mais une chose semble désormais certaine : à plusieurs titres, l’intérêt général est sacrifié avec ces opérations.

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 15:07
Ce ne sont pas les prestations sociales qui maintiennent les gens dans la pauvreté: Christian Favier, président communiste du conseil départemental du Val-de-Marne

« On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas » … « les gens pauvres restent pauvres ».  Avec ces propos, le Président de la République assume un choix politique dangereux pour la cohésion sociale de notre pays. Celui de stigmatiser 7 millions de français, enfants compris, qui, grâce à la solidarité nationale, et malgré des réalités quotidiennes particulièrement difficiles, peuvent vivre dans la dignité.

Créteil, le 14 juin 2018

 

Plus que toute autre chose, ces mots sont déconnectés de la réalité. Aujourd’hui, 33% des personnes éligibles au RSA ne le demandent pas.   Surtout, 83% des ayants droits suivent un parcours d’insertion professionnelle. Tous les indicateurs démontrent ainsi que notre système de solidarité nationale est un des plus efficaces d’Europe.

Ce ne sont donc pas les prestations sociales qui maintiennent les gens dans la pauvreté. La pauvreté existe parce que l’on compte 5,2 millions de demandeurs d’emplois pour seulement 1,7 millions de projets d’embauches. La pauvreté s’aggrave lorsque la politique fiscale gouvernementale est érigée au profit des 5% les plus riches, quand les autres sont écrasés par une fiscalité injuste. La pauvreté prospère parce que l’Etat contraint les Collectivités à réduire les moyens de leurs ambitions dans leurs actions de proximité.

Le montant des minima sociaux représente 1% du PIB. C’est trois fois moins que les 80 milliards d’euros de fraude fiscale. L’argent existe donc pour investir dans l’emploi, dans les salaires et les pensions, dans la formation et dans l’éducation.

Aujourd’hui, l’Etat doit plus d’1 milliard d’euros au Conseil départemental du Val-de-Marne dans la non compensation du transfert des allocations de solidarité. Malgré cela, nous prenons nos responsabilités pour continuer des politiques utiles et d’inclusions sociales et, face aux difficultés de la vie, toujours tendre la main à celles et ceux qui ont besoin d’un coup de pouce pour mieux se relever.

 

Christian Favier,
Président du Conseil départemental du Val-de-Marne (PCF)

Ce ne sont pas les prestations sociales qui maintiennent les gens dans la pauvreté: Christian Favier, président communiste du conseil départemental du Val-de-Marne
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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 06:50
Retraites, le nouveau chantier de démolition
DIEGO CHAUVET
JEUDI, 14 JUIN, 2018
HUMANITÉ DIMANCHE

Le coup d’envoi de la future réforme des retraites vient d’être donné. L’objectif du gouvernement : remplacer le système actuel, basé sur la répartition, par une capitalisation à peine déguisée. à la clé, des pensions toujours plus basses.

Après le Code du travail, les cotisations sociales, l’ISF ou encore la SNCF, le gouvernement vient de donner le coup d’envoi de son prochain grand chantier de démolition sociale : sa réforme des retraites. C’est le 31 mai que le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a lancé une « première expédition citoyenne dans le futur de notre système de retraite ». Une réunion de 20 « citoyens », en fait, au ministère des Solidarités et de la Santé, en présence du haut-commissaire et un intitulé alléchant : « En 2040, tous égaux dans le nouveau système de retraite ». Dans la foulée, le gouvernement a ouvert un site Internet (1) au moyen duquel il annonce donc lancer une grande consultation des Français dans la perspective d’un futur projet de loi prévu à l’horizon fin 2019-début 2020. Et le ton est donné, puisqu’il s’agit, dans la présentation qu’il en fait, d’instaurer l’égalité pour tous dans un nouveau système de retraite qui viendrait de surcroît régler les problèmes de financement.

La méthode est donc en soi biaisée. On trouve dans les questions qui sont débattues lors des « expéditions citoyennes » des idées avec lesquelles on ne pourrait qu’être d’accord (l’égalité) et des préoccupations futuristes éliminant notamment les syndicats, représentants des salariés et des retraités… voire toute décision politique : « Quelles seront les conséquences à moyen terme si une intelligence artificielle décidait tous les cinq ans du niveau des pensions en fonction de l’espérance de vie moyenne actualisée et de la croissance du pays ? » peut-on lire dans le résumé des sujets en débat le 31 mai dernier. Ainsi, donc, le simple fait de poser cette question permettrait de dessiner une solution qui viendrait à bout de toutes les revendications. L’intelligence artificielle, solution miracle pour le Medef !

Nous vendre le modèle suédois
Plus sérieusement, Emmanuel Macron tente de nous vendre une réforme en s’inspirant, dit-il, du modèle suédois… Il s’agit de la retraite par points. Exit les trimestres de cotisation, on compterait désormais les droits à la retraite en euros sonnants et trébuchants : accumulés tout au long de la carrière, ils formeraient à la fin un capital qui serait donc reversé sous forme de rente. La retraite par points n’est rien d’autre qu’une forme de retraite par capitalisation. Là encore, le gouvernement nous tend un miroir aux alouettes. Si les retraites ne sont plus calculées en fonction des trimestres cotisés, l’âge légal de départ pourrait lui-même disparaître… « Que se passerait-il dans vingt ans si chacun pouvait décider de partir à la retraite quand il le souhaite ? » interroge le site officiel de la consultation en ligne. En somme, il suffirait de compter ses points, et si on estime en avoir assez, choisir de partir un peu plus tôt que prévu. Mais l’âge légal de 62 ans restera en vigueur, et le Medef veille à ce que l’on rende le mécanisme suffisamment dissuasif, en mettant en place de nouvelles décotes, pour pousser les salariés à travailler plus longtemps, soit à s’aligner sur les 65-67 ans en vigueur dans d’autres pays européens.

Evincer les syndicats
En attendant un contenu qui va être appelé à se préciser dans les mois qui viennent, la méthode choisie par le gouvernement relève déjà en soi de la manipulation. Avec cette consultation en ligne et les quelques dates « d’expéditions citoyennes » à venir, il s’agit d’une véritable opération d’enfumage des citoyens et de contournement des syndicats. Avec cette méthode, le gouvernement cherche à faire croire qu’il pourrait obtenir l’assentiment des « Français », qu’il opposerait ainsi aux organisations syndicales qui ne manqueraient pas de s’élever contre cette réforme. Cette apparence « démocratique » n’est qu’un nouvel avatar de la stratégie utilisée par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne de 2012. L’ex-président s’en était alors violemment pris aux « corps intermédiaires qui font écran entre l’État et le peuple ».

(1) Sur https ://participez.reforme-retraite.gouv.fr/projects

Journaliste à l'Humanité Dimanche
Retraites, le nouveau chantier de démolition (Diego Chauvet, l'Humanité Dimanche - 14 juin 2018)
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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 05:58
La fusion entre Fincantieri et Naval Group, l’autre dossier entre la France et l’Italie (Médiapart - Martine Orange, 15 juin 2018)
La fusion entre Fincantieri et Naval Group, l’autre dossier entre la France et l’Italie
 PAR 

 

En dépit des tensions diplomatiques, le nouveau premier ministre italien avait une bonne raison de se rendre à l’Élysée : discuter de l’avancement du projet de rapprochement entre les chantiers publics navals italiens Fincantieri et les anciens arsenaux français Naval Group.

 

n dépit des tensions diplomatiques entre la France et l’Italie sur l’immigration, il y avait une bonne raison pour que le nouveau premier ministre italien rencontre, malgré tout, Emmanuel Macron ce vendredi 15 juin à l’Élysée. Pas plus que son prédécesseur, Giuseppe Conte ne veut laisser passer la chance historique que lui offre le gouvernement français actuel : réaliser une fusion entre les chantiers navals italiens Fincantieri et Naval Group (ex-DCNS).

Alors que le groupe public naval italien a déjà récupéré 50 % des chantiers de Saint-Nazaire pour 80 millions d’euros – les actifs du chantier sont estimés entre un et deux milliards d’euros –, le gouvernement français propose de prolonger la coopération en y adjoignant les anciens arsenaux militaires. « C’est le gros lot offert par la France pour faire oublier le clash avec l’Italie au moment de l’affaire STX France », grince un proche du dossier. Le gouvernement français avait alors violemment froissé Rome, en annonçant en juillet 2017 la pseudo-nationalisation des chantiers de Saint-Nazaire pour s’opposer à la prise de contrôle de Fincantieri.

Le dossier est complexe. Pourtant, côté français, on semble pressé d’aboutir : les deux gouvernements espèrent, selon nos informations, pouvoir annoncer ce grand projet en octobre, à l’occasion du salon Euronaval. Le sujet est quasi exclusivement discuté par l’Élysée, sous la direction d’Alexis Kohler, et par Bercy ; le ministère de la défense, pourtant le premier concerné, semble jouer les supplétifs, afin de contourner l’opposition de l’armée.

Dans un premier temps, le rapprochement se ferait par un échange de participations de l’ordre de 10 % : Thales, actionnaire à hauteur de 35 % de Naval Group, aux côtés de l’État, actionnaire à hauteur de 62 %, serait appelé à rétrocéder 10 % aux Italiens. Par la suite, les échanges de participations pourraient monter à 35 % ou davantage, au fur et à mesure que des programmes communs seraient élaborés. Il s’agirait de concevoir et de réaliser en commun de nouveaux bâtiments de surface, de mutualiser les efforts de recherche et de développement, de réaliser des synergies – en d’autres termes, des économies – grâce à la mutualisation des achats.

Le nom du projet est déjà tout trouvé. Pour le gouvernement, il s’agit de construire un « Airbus de la mer ». Le seul nom fait déjà frémir nombre d’observateurs, qui redoutent que l’Airbus de la mer ne devienne l’équivalent de l’Airbus du rail entre Siemens et Alstom. « Un nouveau bradage industriel français se prépare », dénonce une partie de l’encadrement et des salariés de Naval Group, qui multiplient les alertes auprès de tous les experts et décideurs politiques. À leurs côtés, de nombreuses voix, tant du côté industriel que militaire, se font entendre pour dénoncer ce mariage qui n’a rien d’égal, où DCNS risque de passer sous contrôle italien, désintégrant au passage la filière industrielle maritime ou ce qu’il en reste.

Car même si Fincantieri affiche un chiffre d’affaires (5 milliards d’euros) plus gros que Naval (3,7 milliards), les compétences entre les deux groupes sont loin d’être équivalentes. D’un côté, le groupe italien est d’abord et surtout un constructeur de bateaux de commerce et ne fabrique pas de coques de navire militaire. De l’autre, DCNS a grandi en développant des bateaux militaires totalement intégrés, à l’image des frégates Fremm (celles vendues pour plus d’un milliard d’euros par Sarkozy aux Russes).

Il s’appuie sur une coopération poussée avec Thales en matière de système d’armement et d’électronique embarquée, désormais beaucoup plus importants que les bâtiments. De plus, c’est DCNS qui conçoit et fabrique les sous-marins nucléaires, la partie la plus importante de la dissuasion française. C’est toute cette intégration, cette filière industrielle qui, selon des connaisseurs du dossier, est menacée, au risque de laisser la défense nucléaire orpheline car coupée du reste de l’entreprise, de ses recherches, de ses travaux.

Dans les discussions en cours, selon nos informations, c’est Fincantieri qui demande la direction des opérations. Le président du groupe italien, Giuseppe Bono, s’estime en position de force après avoir remporté au Qatar un contrat de cinq corvettes équipées, son premier grand contrat de ce type, obtenu semble-t-il après de nombreuses concessions et marchandages. S’appuyant sur ce succès, le groupe italien revendique aussi d’avoir le contrôle de certains marchés d’exportation substantiels comme le Brésil, bien que Naval Group y soit un fournisseur important et de longue date. De même, il pousse pour être le maître d’œuvre des futurs programmes, en s’appuyant sur ses fournisseurs et ses sous-traitants.

Thales a tout de suite vu le danger. Il craint de ne plus être le fournisseur exclusif de la défense française et de se retrouver exclu ou en position minoritaire des futurs contrats au bénéfice de son concurrent italien, Leonardo. « Nous sommes davantage qu'un actionnaire, puisque nous avons apporté en 2007 nos systèmes de combat en échange d'une montée dans le capital du constructeur naval, afin de partager notre destin. Quand on fait la frégate FTI avec Naval Group, c'est comme pour le Rafale avec Dassault, c'est une alliance à la vie, à la mort », a expliqué fin mai le PDG de Thales, Patrice Caine, lors de son assemblée générale. Et pour asseoir son opposition à ce projet, il menace de ne pas céder une seule action de Naval Group s’il ne récupère pas ses systèmes de combat.

La demande est jugée inacceptable par le gouvernement et par le PDG de Naval Group, qui veulent à tout prix voir aboutir l’opération. Ceux-ci cherchent par tous les moyens à tordre le bras au président de Thales. Car sans lui, rien ne peut se conclure.

« Macron a remis en cause la doctrine de la France sur la défense »

Cela fait longtemps que la France souhaite un regroupement des capacités de construction navales en Europe, afin de réduire les coûts de développement et les surcapacités. Pendant des années, les gouvernements allemand et français ont regardé si un rapprochement était possible entre leurs chantiers navals. Le projet n’a jamais pu aboutir. « Il aurait fallu sacrifier soit Kiel, soit Cherbourg. Aucun des États n’était prêt à un tel sacrifice », explique un connaisseur du dossier. L’idée a donc été enterrée. 

En parallèle, des conversations ont été engagées avec l’Italie, sans que cela n’aille très loin. Jusqu’à ce que Hervé Guillou soit nommé président de DCNS en 2014. Ingénieur de l’armement, passé chez EADS où il a travaillé aux côtés de Tom Enders, alors président de la branche défense (Cassidian, devenu Airbus Defence & Space), avant de reprendre lui-même la présidence de cette unité, Hervé Guillou rêve dès son arrivée chez DCNS – qu’il renomme Naval Group – à une grande alliance européenne.

Il commence donc à travailler sur des hypothèses de rapprochement avec le groupe public italien Fincantieri. Plusieurs scénarios sont alors évoqués sous le nom de Magellan, Magellan +, Magellan ++, qui échafaudent un rapprochement plus ou moins poussé avec Fincantieri. Mais le projet capote. Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la défense de François Hollande, s’oppose à ce rapprochement, considéré tant par les militaires que par les industriels comme une perte de compétences et de contrôle dangereuse pour la défense.

L’arrivée d’Emmanuel Macron change radicalement la perspective. Sous l’influence d’Hervé Grandjean, concepteur de son programme de défense dans le cadre de la campagne présidentielle, devenu conseiller industriel au ministère de la défense, le président de la République n’a plus du tout la même approche des questions stratégiques.

 

« Peu de personnes y ont pris garde. Mais lors de son intervention au Bourget [le 20 juin 2017], Emmanuel Macron a totalement remis en cause la doctrine traditionnelle de la France en matière de défense. Tandis que jusqu’alors tout reposait sur la conception de l’autonomie nationale stratégique, il a parlé de compétences partagées, de dépendance mutuelle. En gros, on partage tout avec les autres Européens, au nom d’une défense commune qui risque de ne jamais exister. En matière de défense, les Européens ne sont d’accord sur rien. Et il n’y a que la France qui mette ses compétences en partage. Tous les autres les conservent soigneusement », dénonce un opposant à ce changement de doctrine.

Ce jour-là, tous les observateurs relèvent qu’Hervé Guillou est au premier rang pour écouter le discours présidentiel du Bourget. Il attend son heure, qui ne tarde pas à venir. Alors que le conflit avec Rome s’envenime en juillet 2017, après l’annonce de la nationalisation de STX, le président de Naval Group s’empresse de ressortir son dossier Magellan et d’aller le vendre auprès du gouvernement.

Proposer une grande alliance avec Fincantieri dans le domaine militaire maritime, voilà la bonne solution pour sortir par le haut de la brouille diplomatique avec le gouvernement italien et amener Fincantieri à accepter des concessions sur Saint-Nazaire comme le demandent les grands clients du chantier, à commencer par MSC. Dès sa visite à Rome début septembre, Bruno Le Maire, qui est chargé de déminer le dossier, commence à parler de ce projet. L’idée est tout de suite acceptée par le gouvernement italien : il n’en espérait pas tant, surtout à de telles conditions.

Depuis, le projet de rapprochement chemine rapidement. Outre l’opposition de Thales, le seul vrai point d’achoppement semble être la bataille des égos entre le président de Naval Group et Fincantieri, l’un et l’autre réclamant tout le pouvoir. C’est ainsi que se décide la politique industrielle et de défense française pour le gouvernement. Au vu des précédents d’Alstom, de Technip ou de Saint-Nazaire, menées avec la même logique par Emmanuel Macron, il y a tout à craindre.

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 05:28
On va met un pognon dingue dans les minimas sociaux - c'est MACARON l'homme aux millions qui l'dit!

La sortie d'Emmanuel Macron sur les minima sociaux n'est pas passée inaperçue. La vidéo, qui circule partout, a été diffusée par les services de l'Elysée. 

Dans un langage de charretier, le Président déclare : "On met un pognon de dingue dans les minima sociaux (...). On met trop de pognon, on déresponsabilise."

Un tel langage est sans doute destiné à "faire peuple" et à contrebalancer son image de Président des riches. En clair, il veut dire que nous dépensons trop d'argent pour les pauvres, qui sont responsables de leur situation.

Celles et ceux, qui, à " La République en marche", commençaient à réclamer un tournant social de la politique gouvernementale peuvent aller se rhabiller.
Pour paraphraser le Président, je serais tenté de dire : "On met un pognon de dingue dans les exonérations fiscales et sociales, dont bénéficient, en priorité, les entreprises du CAC 40: crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi : 44 milliards d'euros, crédit d'impôt recherche : 7 milliards d'euros, exonérations de cotisations pour la sécurité sociale : 28 milliards d'euros, par an.

Cela déresponsabilise leur direction et ne résout pas le chômage

Mais cela, Macron ne l'a pas dit. Il est tellement plus simple de cibler les pauvres, ceux qui "ne sont rien", comme il le dit tout aussi élégamment. 

Puisqu'il est beaucoup question de "pognon de dingue", ces jours-ci, l'actualité de ce vendredi nous en livre un brillant exemple.
Le groupe Carrefour réunit aujourd'hui l'assemblée générale de ses actionnaires. Un plan massif de suppressions d'emplois est en cours : 2400 au siège social, 1800 dans les ex-magasins Dia; dont 243 seront fernés sur 273, 485 dans le réseau des hypermarchés. Notons, au passage, que Carrefour ne se sera guère démené pour trouver des repreneurs des magasins Dia, qu'ils avaient rachetés. Cette blague! On ne va pas nourrir la concurrence.
Dans ces conditions, nous aurions pu penser que les dirigeants du groupe seraient modestes sur les rémunerations qu'ils s'attribuent. Et bien, pas du tout. C'est même le contraire.
L'ex-PDG, Georges Plassat, qui a exercé jusqu'à mi-2017, a perçu 13,1 millions d'euros de revenus fixes, auxquels s'ajoutent 900 000 euros de revenus variables, le tout pour 6 mois. Le tableau ne serait pas complet si nous omettions ses 140 000 actions qu'il possède dans le groupe, pour une valeur de 3 millions d'euros, qu'il pourra percevoir l'année prochaine. Il disposera, par ailleurs, d'une retraite de 517 000 euros par an..
Le nouveau PDG, Alexandre Bompart, quant à lui, aura perçu, pour les 6 derniers mois de 2017, 1,9 million d'euros. Il fait presque figure de parent pauvre.
Il y a, en outre, toutes les chances pour que l'assemblée générale des actionnaires ne trouve rien à redire sur ce pont d'or à l'ancien PDG. Eux-mêmes se seront partagé 350 millions d'euros au titre des dividendes de 2017, soit environ 50% des bénéfices annuels réalisés;
A l'inverse, les salariés se seront vus attribuer une prime annuelle, au titre de l'intéressement aux bénéfices, de...57 euros; Il aura fallu qu'ils fassent grève pour que la somme soit portée à 557 euros.
Pour paraphraser Emmanuel Macron, il existe bien des premiers de cordée, mais, derrière eux, il n'y a pas de cordée.

Patrice Carvalho, ancien député communiste de l'Oise (jusqu'en 2017) - 14 juin 2018

On va met un pognon dingue dans les minimas sociaux - c'est MACARON l'homme aux millions qui l'dit!
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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 15:53
Aidants familiaux: l'amendement défendu par le député Pierre Darhéville et le PCF adopté (La Marseillaise, 14 juin 2018)

Aidants. L’amendement défendu par le PCF adopté

 

L'Assemblée nationale a décidé hier à la quasi-unanimité d'améliorer les droits à la formation pour les proches aidants, en adoptant un amendement communiste, porté par Pierre Dharréville, député des Bouches-du-Rhône.

Ancien rapporteur d'une mission sur les aidants, l’élu a souligné qu'à l'heure actuelle, « aucun dispositif spécifique ne permet de soutenir les droits à la formation afin d'envisager un retour à l'emploi ou une reconversion professionnelle ». Et ce alors que « le rôle d'aidant se traduit bien souvent par un renoncement total ou partiel » à l'activité professionnelle. Une information sur laquelle nous reviendrons dans nos colonnes.

La Marseillaise, le 14 juin 2018

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 10:52
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat

Explications du vote Contre du groupe CRCE

Ferroviaire : "Ces tenants de l’ultralibéralisme qui veulent danser sur la dépouille de la SNCF"

vendredi 15 juin 2018

Le 14 juin, le Sénat a adopté les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire.

Les sénateurs communistes ont voté CONTRE

Explications de leur vote :

"A l’occasion du vote des conclusions de la Commission mixte paritaire, le groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) rejette une fois de plus ce pacte ferroviaire agité comme un trophée par tous les tenants de l’ultralibéralisme qui veulent danser sur la dépouille de la SNCF" dénonce Eliane Assassi, présidente du groupe.

"Lors des explications de vote la semaine dernière, un sénateur a vomi pendant quatre minutes trente sur les sept qui lui étaient dévolues sa haine des cheminots, des syndicalistes et des communistes. La confrontation d’idées n’autorise pas les insultes.

Cette CMP ne clôt que provisoirement le débat parlementaire puisqu’il nous faudra encore ratifier de nombreuses ordonnances. Notre groupe sera un opposant déterminé à tout recul du service public. Notre boussole ne varie pas : c’est l’intérêt général et le respect des droits de nos concitoyens.

Le compromis trouvé entre majorités présidentielle et sénatoriale ne nous surprend pas, nous avions constaté leur volonté partagée d’en finir avec l’histoire publique du rail en changeant le statut de la SCNF. Or la libéralisation s’accompagne toujours d’une dégradation du service, de l’abandon des activités non rentables, d’un changement de logique. L’exemple du gaz est éclairant, si j’ose dire (Sourires) : le service public a été livré au privé, pour le plus grand bonheur des actionnaires d’Engie : plus 333 % de dividendes de 2009 à 2016 ! Cela fait un « pognon dingue », comme dirait l’autre... (Rires) Pendant ce temps, le taux de participation des salariés était de 1 % et les tarifs augmentaient de 80 % pour les usagers !

Le Gouvernement misait sur une division syndicale après l’examen au Sénat, il n’en est rien. Les cheminots restent mobilisés. Les pseudo-garanties apportées en cas de transfert n’ont pas rassuré les agents. Les amendements « très sociaux » du rapporteur n’auront pas pu cacher votre sombre dessein : la fin programmée du statut et le renvoi à une nouvelle convention collective sans doute moins favorable. C’est un mépris inacceptable envers les acteurs quotidiens du ferroviaire. À croire que l’on voulait la peau des cheminots, prélude à d’autres régressions.

Notre groupe continue à demander le retrait de ce texte" déclare E. Assassi."

Elle poursuit son intervention en expliquant que "l’avenir du rail, c’est la maîtrise publique. L’avenir, c’est la démocratisation de l’entreprise publique, la relance du fret ferroviaire comme outil de transition écologique, la fin de l’avantage concurrentiel de la route et des cars Macron - pour que la France respecte enfin ses engagements internationaux en matière d’émissions de gaz à effet de serre. L’avenir, ce sont aussi des trains plus nombreux, sûrs, ponctuels. Moderniser le service, c’est d’abord moderniser des installations vétustes. Pour cela, la concurrence ne changera rien. Il faut des financements.

Notre groupe avait proposé une taxe poids lourds pour financer les infrastructures, un versement transport régional, une baisse de TVA sur les services de transports, une renationalisation des autoroutes. Vous avez éludé, Madame la Ministre. Nous prenons acte et réitèrerons ces propositions à l’occasion de la loi d’orientation des mobilités.

En attendant, notre groupe votera contre ce texte porté par les tenants de l’ultralibéralisme qui veulent danser sur la dépouille de la SNCF."

La réforme ferroviaire définitivement adoptée

vendredi 15 juin 2018

14 juin 2018, le Sénat a adopté, par 245 voix pour et 83 voix contre (voir les résultats du scrutin public), les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire, ainsi considéré comme définitivement adopté.

Parmi les apports du Sénat, figurent dans le texte définitif des dispositions visant à :

- préciser le caractère incessible du capital de SNCF, SNCF Réseau et SNCF Mobilités ;
- renforcer, par plusieurs dispositions, les garanties offertes aux salariés, notamment, en portant à huit ans la durée pendant laquelle les salariés transférés pourront demander à réintégrer le statut en cas de réembauche au sein du groupe SNCF ;
- préserver les dessertes TGV utiles à l’aménagement du territoire ;
- assurer la soutenabilité des redevances d’infrastructure pour les services conventionnés (TER, Intercités, Transilien) afin de maintenir une desserte fine de tous les territoires ;
- poser les conditions d’une ouverture réussie à la concurrence et maintenir un haut niveau de sécurité et de sûreté au sein du système ferroviaire ;
- ouvrir les comités de suivi des dessertes aux associations représentant les personnes handicapées et aux élus des collectivités territoriales.

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 05:24
🔴 Financer le capital avec l'argent des pauvres, c'est la ligne que l'Etat a choisie. Pour nous communistes, le partage des richesses est la seule ligne qui pourrait engager la France sur la voie du progrès !

🔴 Financer le capital avec l'argent des pauvres, c'est la ligne que l'Etat a choisie. Pour nous communistes, le partage des richesses est la seule ligne qui pourrait engager la France sur la voie du progrès !

POUR LES PAUVRES, MACRON, 
C'EST THATCHER ET SARKOZY REUNIS...
Il ose tout. Par mépris de classe. Emmanuel Macron reprend la fable de «l'assistanat». A la vue de la vidéo postée ce mercredi matin par les services de l’Elysée, où on le voit réfléchir à haute voix à son futur discours sur notre politique sociale, difficile ne pas être saisi par un sentiment de sidération et d’indignation. Ainsi, la France met «trop de pognon» dans le social. Outre la vulgarité, la preuve serait imparable: tout cet argent ne sert pas à grand-chose, puisque «les gens pauvres restent pauvres». Mais personne à ce jour, aucun homme politique, aucun responsable d’association, aucun acteur de terrain n’a osé soutenir que les minima sociaux étaient de nature à permettre aux pauvres de quitter leur condition. On ne sort pas de la misère avec 550,93 euros par mois (le montant du RSA pour une personne seule). On survit. On évite de sombrer. Tous les acteurs sociaux répètent la même chose: ces minima sociaux sont indispensables mais certainement pas suffisants. Mais le président va plus loin: il faudrait dorénavant «responsabiliser les pauvres». Derrière ce terme, chéri par la droite la plus libérale, Macron prend le risque de légitimer ce poison du fameux «assistanat» des plus démunis. Honte à lui. Les 9 millions de pauvres savent à quoi s'attendre...

Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste à L'Humanité 

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 05:00
Huffington Post
 

POLITIQUE - Marlène Schiappa persiste et signe. Pour appuyer la politique gouvernementale, la Secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes n'hésite pas à citer Karl Marx et Friedrich Engels, deux des théoriciens fondateurs du communisme. De quoi rendre le Parti communiste français rouge de colère.

"Toucher 550€ de RSA/mois ne permet pas de sortir de la pauvreté s'il n'y a pas d'accompagnement efficace vers le travail. Un vrai travail, un vrai salaire: voilà le projet du gouvernement!", a ainsi tweeté, mercredi 13 mai, Marlène Schiappa, dans la lignée de la petite phrase d'Emmanuel Macron sur le "pognon dingue" que coûteraient les minimas sociaux et les pauvres qui "restent pauvres".

Pour appuyer la vision du gouvernement, la Secrétaire d'État invoque l'auteur du "Manifeste du parti communiste" Karl Marx et sa célèbre citation: "l'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes."

Une récupération qui agace, notamment chez les communistes. Sur Twitter, le PCF accuse Marlène Schiappa de travestir l'histoire et répond à la secrétaire d'Etat: "Quand Marx parle de l'émancipation des travailleurs, c'est justement pour se débarrasser des gens comme vous qui défendez 'les intérêts conservateurs dont [vous êtes] l'humble valet'", dénonce le parti sur son compte.

 

Pas de quoi impressionner Marlène Schiappa. Après Karl Marx, la ministre n'a pas hésité à citer un autre penseur phare du communisme, Friedrich Engels. "Si l'humanité en arrivait à ne plus opérer qu'avec des vérités éternelles ayant une validité souveraine (...) cela voudrait dire qu'elle est au point où l'infinité du monde intellectuel est épuisée en acte comme en puissance" écrit-elle, avant de répondre plus frontalement aux communistes: "vous n'avez pas le monopole de Marx."

Et le PCF a une nouvelle fois répondu, moquant la "dialectique" de la ministre tout en glissant une petite pique sur le système d'orientation post-bac "Parcoursup", mis en place par le gouvernement et qui peine parfois à convaincre.

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