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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 11:49

 

Les députés communistes voteront contre la loi justice

mercredi 16 janvier 2019

Hier, lors de la discussion à l’Assemblée nationale du le projet de loi justice, Stéphane Peu a expliqué les raisons pour lesquelles les députés communistes vont voté contre le projet de loi Justice.

Il a dénoncé un texte dans lequel "on cherche en vain l’intérêt du justiciable" et appelle le gouvernement à retirer son projet de loi qui fait l’unanimité contre lui parmi les professionnels de la justice.

"Toutes les motions que nous avons examinées cet après-midi portent sur les problèmes de méthode. Nous essayons de vous alerter : on ne peut pas gouverner ainsi ! Personne ne peut nier dans cet hémicycle que ce projet de loi rencontre l’hostilité de l’immense majorité des personnels du monde judiciaire, ni qu’aucun amendement significatif des oppositions n’a trouvé grâce aux yeux de la majorité.

Nous sommes dans une négation du débat parlementaire, des oppositions et de ce qui se dit dans le monde judiciaire, qui est appelé à appliquer ce projet de loi. À mon sens, on gouverne mal le pays.

J’ajoute que, dans le monde judiciaire, les oppositions au projet de loi ne vont pas en diminuant. Au contraire, elles s’étendent, puisque des organisations syndicales qui ne participaient pas au mouvement initialement ont rejoint les rassemblements aujourd’hui.

Par ailleurs, la volonté des oppositions parlementaires d’amender ou d’améliorer le texte a été niée. Au moment où s’ouvre le grand débat national, gouverner ainsi ne peut qu’attiser un peu plus la colère des Français.

De ce point de vue, c’est une responsabilité dommageable que vous prenez. Elle est à côté de la réalité du pays, telle que nous la vivons aujourd’hui"

- Voir la vidéo

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 07:20
Patrice Bessac - Maire communiste de Montreuil, président de l'ANECR

Patrice Bessac - Maire communiste de Montreuil, président de l'ANECR

 « LA FRANCE N’EST PAS UN PAYS COMME LES AUTRES »

Déclaration de l’ANECR

« LA FRANCE N’EST PAS UN PAYS COMME LES AUTRES »

mardi 15 janvier 2019[]

Déclaration de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains du 15 janvier 2019 :



La formule est juste. La prise de conscience, elle, bien trop tardive de la part d’un Président de la République forcé d’ouvrir les yeux sur une colère sociale qu’il a contribué à attiser mais dont les racines puisent dans l’histoire longue de nos institutions et de choix politiques délétère assumés sans discontinuité ou presque depuis près de 40 ans.

Après un an et demi d’exercice jupitérien du pouvoir, le Chef de l’Etat est confronté à une crise sociale sans précédent, autant sur la forme que sur le fond.

C’est l’expression d’un peuple qui ne parvient plus à se faire entendre et à se faire reconnaître, un peuple qui ne veut pas disparaître, fondu ou absorbé par la « start-up nation » et la compétition métropolitaine européenne.

En colère, victime de la raréfaction des services publics, du chômage de masse, de salaires et de pensions toujours plus faibles et menacé dans son quotidien par l’augmentation continue du coût de la vie, une partie du peuple a donc décidé de reprendre la parole et de resurgir au coeur de la scène politique et médiatique.

Privé des corps intermédiaires qu’il a consciencieusement désavoués depuis son élection, le Président de la République se retrouve à court de solutions, droit dans ses bottes mais nu face à cette exigence démocratique et sociale qu’il ne comprend pas et appelle désormais à l’aide celles et ceux dont il entendait jusqu’à présent se passer.

Aussi les élu·e·s locaux·ales sont-ils appelés à jouer, écrit-il dans sa lettre aux français·e·s « un rôle essentiel » dans le débat national qu’il a décidé de lancer en réponse à cette profonde crise qui secoue notre pays et que nous ne résumerons ni aux violences ni à la couleur d’une chasuble.

Les élu·e·s locaux·ales, en contact direct et permanent avec toutes les populations, avec toutes leurs difficultés et toutes leurs richesses, n’ont pas attendu pour dénoncer les fractures territoriales, s’insurger contre la casse des services publics de proximité et exiger des Gouvernements successifs qu’ils répondent à la triple urgence sociale, démocratique et écologique.

Jamais nous n’aurons été aussi peu entendus que depuis deux ans.
Un débat national est désormais lancé. Il ne se limite pas aux modalités mises en oeuvre depuis les bureaux de l’Elysée.

Partout en France, dans les territoires ruraux comme dans les territoires urbains, nos concitoyen·ne·s, à la faveur de milliers de mobilisations, se sont re-saisis ces dernières semaines de questions essentielles pour notre destin collectif.

Les élu·e·s de l’Association nationale des élus communistes et républicains sont à leurs côtés dans leur exigence de débat et leur construction de solutions alternatives à la crise qui secoue notre pays et dont ils·elles sont, bien souvent, les principales victimes.

Je les appelle à continuer de prendre toutes les initiatives nécessaires pour que s’exprime la colère populaire et que se construisent, dans un débat sans tabou, les solutions.

Dans les villages et les villes où nos concitoyen·ne·s nous ont choisis pour exercer des responsabilités, nous pouvons être fier·e·s de nos expériences, de nos combats, de nos propositions et de l’énergie que nous mettons toutes et tous à servir l’intérêt général.

Les partager le plus largement possible autour de nous, continuer à être à l’écoute de ce que vivent les femmes et les hommes de notre pays, offrir des perspectives concrètes à chacune et à chacun, ce sont là des exigences fondamentales rappelées par nos concitoyen·ne·s et que les élu·e·s communistes et républicain·e·s s’attachent et s’attacheront à faire vivre au quotidien.

Patrice Bessac, Président de l’ANECR, Maire de Montreuil.

 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 06:55
La justice sociale et fiscale en tête des doléances
Mardi, 15 Janvier, 2019

L’Association des maires ruraux de France a remis au Parlement l’intégralité des requêtes formulées dans leurs communes

«Les maires ont la clé » pour résoudre les problèmes du pays. L’Association des maires ruraux de France (AMRF) l’a répété, hier, devant l’Assemblée nationale, avant d’aller ­remettre ses solutions au Parlement, compilées sur une clé USB. « Depuis début décembre et l’apparition du mouvement des gilets jaunes, nous avons lancé l’opération “mairie ouverte” dans plus de 3 500 communes. Des milliers de citoyens sont venus écrire, témoigner de leur vie quotidienne, de leurs problèmes. Ils ont proposé des solutions. Nous sommes venus remettre l’intégralité des doléances et propositions formulées au président de l’Assemblée nationale », raconte Philippe Geslan, maire de Méricourt (Yvelines).

C’est le président de l’AMRF, Vanik ­Berberian, qui a conduit la délégation. Une synthèse a également été produite. Que disent les citoyens ? Ils réclament, en tout premier, davantage de justice sociale (cette demande arrive en tête dans 17,2 % des cas). Puis, plus de justice fiscale (14,3 %) et, enfin, une « nouvelle organisation politique et territoriale » (14 %), qui serait plus démocratique et respectueuse de la ruralité. Ceux qui ont pris la plume écrivent que « l’argent doit être au service de l’humain et non le contraire ». Ils exigent « l’abolition de la pauvreté », veulent « remettre à plat le système de l’impôt en France » et attendent un « exercice plus collectif du pouvoir ». La hausse du Smic, le retour de l’ISF et la limitation des écarts de salaires, la retraite à 60 ans en indexant les pensions sur le coût de la vie, la mise en place du RIC et de la proportionnelle aux législatives font partie des demandes récurrentes.

« Personne ne me voit, mais je suis là, ne m’oubliez pas »

« Les revendications sont les mêmes dans tout le pays. Souvent, les citoyens nous disent aussi “j’existe, personne ne me voit, mais je suis là, ne m’oubliez pas”. J’espère que les propositions seront entendues par le gouvernement car ce n’est pas une lettre qui va changer les choses. Annoncer un grand débat en disant qu’on ne va pas changer de cap, comme le fait Emmanuel Macron, ce n’est pas une bonne idée », mesure Philippe Geslan. « Il faudra bien que le gouvernement ne fasse pas l’impasse. Ce serait une erreur », observe Jacques Guérin. Pour le maire de Gommecourt (Yvelines), cela fait « trente ans que l’on attend le mouvement des gilets jaunes, parce que la redistribution des richesses n’est pas bien faite ». Selon les deux élus, il faut remettre le citoyen et la commune au cœur de la République, et ne surtout pas diminuer les services publics, auxquels les Français sont attachés.

Aurélien Soucheyre
La justice sociale et fiscale en tête des doléances (L'Humanité, 15 Janvier 2019)
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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 09:17
Cécile Cukierman, co-porte-parole du PCF avec Ian Brossat

Cécile Cukierman, co-porte-parole du PCF avec Ian Brossat

 

Lariboisière : "La crise de l’hôpital public doit être au cœur du grand débat national" (Cécile Cukierman - PCF)

 

Selon l’enquête interne, le décès survenu à l’hôpital Lariboisière à Paris en décembre dernier résulte du manque de moyens humains et financiers.

Ce drame nous montre, s’il le fallait encore, les conséquences et la dangerosité des politiques d’austérité appliquées depuis des années à l’hôpital public. En 2018, Emmanuel Macron exigeait près d’un milliard d’euros d’économies pour les hôpitaux publics (960 millions d’euros). Dans le budget 2019, ce sont désormais 650 millions d’euros supplémentaires.

Depuis des mois, personnels soignants, patient-es et élu-es ne cessent d’interpeller Emmanuel Macron sur la détérioration du service public de santé.

Pourtant les fermetures se succèdent. C’est le cas de la Maternité du Blanc (Indre), ou encore de celle de Creil (Oise), occasionnant protestations et démissions comme celle de Loïc Pen, chef des urgences de Creil, fin décembre.

Combien de décès, de démissions et de coups de gueules faudra-t-il encore pour que le gouvernement rompe avec cette politique mortifère ?

Pour que ce drame de Lariboisière n’en appelle pas d’autres, nous formulons trois propositions :

- L’arrêt pur et simple des fermetures d’hôpitaux et de maternité,

- Un plan d’investissement d'1 milliard d’euros pour répondre aux besoins d’urgence,

- Une hausse immédiate des salaires des personnels soignants, et le paiement des heures supplémentaires qui leur sont dues.

Enfin, dans le cadre du grand débat national qui s’ouvre cette semaine, nous invitons tous les Français à défendre leur système public de santé à travers les cahiers de doléances.

 

Cécile Cukierman, porte-parole du PCF, sénatrice de la Loire,

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 22:00

 

 

De l’arnaque du grand débat national aux provocations et tentatives de division, toutes les ruses de la majorité échouent face à un mouvement inventif qui bouscule tous les codes. La lettre du président adressée aujourd’hui aux Français n’échappera pas à la règle.

Ce n’est pas avec une lettre sur le grand débat national qu’Emmanuel Macron reprendra la main. Englué dans la crise, le pouvoir multiplie les ruses pour discréditer et éteindre la colère populaire. Mais rien n’y fait. Miser sur un essoufflement après les fêtes ? Non seulement l’acte IX de samedi a remobilisé massivement, mais il a même dépassé celui du 15 décembre, avec 84 000 participants, dont 8 000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur. Mieux, de nouveaux manifestants rejoignent le mouvement (voir ci-contre), loin du « noyau dur venu pour casser et pour tuer », selon l’Élysée, qui avait parié sur un climat de violences incontrôlable. Mais, samedi, les défilés se sont déroulés dans une ambiance, bon enfant, au point que Christophe Castaner lui-même a fini par concéder qu’« aucun incident notable » n’était à déclarer.
Dans les cortèges qui ont arpenté la capitale, l’ambiance était sereine
Encore loupé, donc, pour le gouvernement, empêtré dans une crise sociale et politique inédite, dont il refuse toujours de comprendre l’ampleur et l’enracinement, comme en témoigne encore la lettre publiée aujourd’hui par Emmanuel Macron (voir ci-contre). La majorité avait pourtant mis les bouchées doubles, en fin de semaine, pour souffler sur les braises à la veille d’une mobilisation qui s’annonçait inflammable. Le ministre de l’Intérieur s’était même dépassé en annonçant que « ceux qui viennent manifester dans des villes où il y a de la casse qui est annoncée savent qu’ils seront complices de ces manifestations-là ». Conséquences de la stratégie autoritaire de répression, les policiers étaient quasi aussi nombreux que les manifestants dans tout l’Hexagone. Mais les gilets jaunes ne sont pas tombés dans le piège.
À Paris, dans les différents cortèges qui ont arpenté la capitale, de Bercy aux Champs-Élysées, en passant par République et Bastille, l’ambiance était même plutôt sereine. Des dizaines de brassards blancs portés par des manifestants en tête et en bord des cortèges ont fait leur apparition avec l’idée de créer un « service d’ordre structuré ». « L’objectif, c’est que ça ne chauffe pas. On fait tampon, on prendra peut-être des trucs (coups et projectiles – ndlr), mais ça évitera que tous les autres manifestants en prennent », explique à l’AFP Bryan, employé dans le bâtiment de 36 ans, qui s’est porté volontaire le matin. Car les violences policières sont dans toutes les bouches. Place de la République, où le « mouvement citoyen des gilets jaunes » tient chaque samedi une table pour organiser sa « consultation citoyenne sous forme de votation », des gilets jaunes se félicitent « qu’ici au moins, il y a moins de casseurs ! ». « C’est un rassemblement pacifiste et, depuis le début, il n’y a pas eu d’incident parce qu’on veille à ce que ça se passe bien », explique Kamel Amriou, président de l’association. « Je préfère venir à République car c’est plus calme, confie Monique, une retraitée parisienne qui survit avec 1 200 euros par mois, dont plus de la moitié part dans son loyer. La dernière fois (le 15 décembre - NDLR), aux Champs-Élysées, j’ai vraiment eu peur de mourir. » D’autres s’agacent : « Oui, mais ici il ne se passe rien ! » lance une jeune femme qui cherche en vain où peut se trouver le « grand » cortège des gilets jaunes… Car le jeu du chat et de la souris, inventé par les organisateurs pour semer les forces de police, déconcerte aussi certains manifestants, perdus dans les rues de Paris à la recherche du point de rendez-vous.
Mais c’est aussi une grande force du mouvement : être là où la police ne l’attend pas. Ainsi, samedi, plus de 200 personnes ont manifesté près de la villa des Macron dans la très chic station balnéaire du Touquet. Le 22 décembre, quand on les attendait à Versailles, c’est finalement dans les rues de Montmartre que les gilets jaunes s’étaient rassemblés. « Les poulets se sont fait poser un lapin », pouvait-on lire sur les réseaux sociaux.
« La lutte des classes s’habille en jaune »
Les gilets jaunes laissent aussi leur empreinte dans l’imaginaire collectif, qu’elles soient peintes à la hâte sur les murs ou écrites au dos de leurs gilets : « Nous ne voulons plus être des moutons tondus dirigés par des oies qui se gavent. » « Les capitalistes vivent au-dessus de nos moyens. » « La lutte des classes s’habille en jaune. » « Macron et les Cac-40 voleurs »… Autant de slogans chantés ou tagués samedi dans les rues de la capitale, qui ont résonné des habituels « Macron démission ! ». Le matin, une banderole « La foule haineuse porte l’uniforme » avait ouvert le cortège parti de Bercy, en référence aux propos du président de la République, qui avait fustigé, lors de ses vœux, les « porte-voix d’une foule haineuse ». Vendredi, lors d’une de ses rares interventions publiques, et encore, elle se déroulait entre les murs de l’Élysée, Emmanuel Macron a récidivé, affirmant que « les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés, au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté ». Une provocation qui vient s’ajouter à une longue série de propos méprisants. « Il se fout de nous ! Ça fait trente ans qu’on nous rabâche qu’il faut faire des efforts ! s’insurge Vanessa, une enseignante parisienne. Moi, je suis prof, donc je ne suis pas la plus à plaindre, et pourtant, ça fait des années qu’on n’y arrive plus, qu’on peut plus se payer des petits plaisirs. » « Les riches, ils en font des efforts pour créer de l’emploi, pour payer leurs impôts ? » demande une militante d’Attac qui distribue aux manifestants de faux billets de 60 milliards d’euros pour symboliser le racket de l’évasion fiscale.
Car le mouvement des gilets jaunes, en dépit des tentatives de récupération de l’extrême droite ou des manipulations du gouvernement (lequel voulait introduire le Mariage pour tous dans le grand débat…), a chassé les paniques identitaires pour remettre au cœur du débat public les urgences sociales. « Le rétablissement de l’ISF arrive largement en tête des votations », explique Kamel Amriou devant une urne remplie à ras bord. Quelles que soient les annonces du pouvoir, qu’il tente la carotte ou le bâton, la majorité n’a plus aucune prise sur le mouvement. D’autant que de nombreuses convergences s’organisent sur le terrain. À Toulouse, CGT et gilets jaunes (lire page 7) ont décidé de se mobiliser ensemble pour « bloquer les camions, et donc l’économie ». Une expérience qui pourrait faire tache d’huile.
Maud Vergnol
Gilets jaunes. Ce mouvement déjoue les pièges du pouvoir - Maud Vergniol, LHumanité, 14  janvier 2019
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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 16:01
Maternité de Creil: une mise en danger de la vie d'autrui (PCF, 14 janvier 2019)

 

Fermeture de la maternité de Creil : "Une mise en danger de la vie d'autrui" (PCF)

 

L'ARS a confirmé la fermeture de la maternité de Creil fin janvier en vue d'un transfert vers le site de Senlis.

Malgré l'opposition des personnels concernés, de la population, des élu-es, malgré la démission le 26 décembre dernier du chef des urgence Loic Pen, la décision est tombée : la maternité de niveau 3 va fermer.

Cette décision est scandaleuse. La fermeture de cette maternité réalisant plus de 1500 accouchements par an est un cap franchi dans les attaques contre le système public de santé.

Cette décision ne prend pas en compte la spécificité d'un bassin de vie très populaire où près de 40% de la population ne possède pas de véhicule ce qui compromet l'accès aux soins.

Le PCF soutient la décision de certains élu-es de porter plainte pour mise en danger de la vie d'autrui, tel que vient de le faire pas exemple Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire.

Le PCF sera de toutes les batailles et de toutes les mobilisations pour sauvegarder la maternité de Creil et ainsi permettre l'accès aux soins des populations.

A l'heure où le Président de la République engage un grand débat avec des questions sur l'avenir des services publics, le gouvernement s'honorerait de mettre en place un moratoire sur les projets de fermeture de services publics et en premier lieu sur celle de la maternité de Creil.

Parti communiste français,

Paris, le 14 janvier 2019.

 

Lire aussi:

Le chef des Urgences de Creil (Oise, Hauts-de-France), Loïc Pen, démissionne pour dénoncer la fermeture de la maternité par l'ARS

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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 06:17
Lettre d'Emmanuel Macron : Faire grandir des propositions permettant d’augmenter le pouvoir d’achat (Fabien Roussel - PCF)
Lettre d'Emmanuel Macron : Faire grandir des propositions permettant d’augmenter le pouvoir d’achat (Fabien Roussel - PCF)
 
 
Le Président de la République annonce dans la presse les contours de son grand débat national. Comme nous l’avons dit ces dernières semaines, nous ne voulons pas que ce débat soit l’occasion d’éviter de répondre
aux questions de justice fiscale et de justice sociale que posent les français depuis des mois.
Il doit encore moins servir à cautionner des politiques d’austérité encore plus sévères. Il n'est à aucun moment question de « pouvoir d’achat » dans ce courrier aux français. Le mot « salaire » n’apparaît qu’une fois et encore, il n’est pas au cœur des questions posées aux français. Rien non plus sur l’évasion fiscale et les moyens de lutter
contre la financiarisation de l’économie. En revanche, à nouveau, le Président ne peux pas s’empêcher de fermer la porte au retour de l’ISF ou encore de proposer de " réduire la dépense publique », voire de «
supprimer des services publics ».
 
Les communistes proposent à l’inverse d’ouvrir la discussion sur tous les sujets et de faire grandir des propositions permettant d’augmenter le pouvoir d’achat des français, de restaurer nos services publics, de
mieux répartir les richesses et d’ouvrir la voie à une VIème République qui ne peut pas se réduire au simple fait de réduire le nombre d'élu-es.
Il est urgent de répondre à la soif de justice sociale et de justice fiscale qu’exprime les français.
 
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,
 
Paris, le 13 janvier 2019.
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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 06:14
Une lettre aux Français qui ferme le grand débat avant de l’ouvrir
Lundi, 14 Janvier, 2019

Le retour de l’ISF est écarté par Emmanuel Macron, pour qui la discussion doit aboutir à déterminer quels impôts l’on doit baisser, quels services publics il faut fermer. Lire la lettre intégrale

«Pour moi, il n’y a pas de questions interdites », prévient Emmanuel Macron dans les premières lignes de sa lettre aux 66 millions de Français, publiée aujourd’hui. « Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir », écrit-il encore pour lancer le grand débat national qui doit durer jusqu’au 15 mars prochain, via des réunions locales ou sur une plateforme numérique qui doivent être lancées cette semaine. Le dispositif, complété par des conférences citoyennes régionales, doit être précisé aujourd’hui par le premier ministre.

Lire la lettre intégrale

Pas sûr toutefois que la suite de sa lettre donne envie, comme il l’espère, « que le plus grand nombre de Français » participent à ce grand débat. Car s’il pense que ce débat peut apporter « une clarification de notre projet national et européen », c’est après avoir rappelé qu’il a été élu sur un projet, et qu’il n’a pas l’intention d’en changer. « Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un ne va pas sans l’autre, (...) que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. » Qu’il faut « un système social rénové » et « réduire les inégalités à la racine ». Il prévient : « Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé. »

Les thèmes retenus, d’apparence larges, ont été remaniés. Outre la fiscalité, l’environnement et l’enjeu démocratique, déjà annoncés, le thème du pouvoir d’achat n’apparaît plus comme un sujet. Il a tout simplement disparu de cette longue missive. Et quand cette question est abordée, ce n’est qu’au travers des baisses d’impôts. « Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en réalité ? » demande Emmanuel Macron. Pour ceux qui n’avaient pas compris le message, il précise : « Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôts sans baisser le niveau global de notre dépense publique. » Il poursuit : « Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? » Ceux qui seraient tentés d’évoquer les besoins nouveaux de services publics, ils sont priés de dire « comment les financer ».

Le retour de l’ISF, revendication qui revient perpétuellement autour des ronds-points, dans les manifs des gilets jaunes et sur les cahiers de doléances ouverts dans les mairies, est aussi fermement rejeté. « L’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. (...) Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. »

L’immigration et la laïcité au menu du grand débat

Les ardents défenseurs du RIC, et tous ceux qui plaident pour de nouvelles formes d’intervention populaire, pourront investir les débats visant à donner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Mais Emmanuel Macron refuse de donner l’exemple, le chef de l’État n’ayant manifestement pas l’intention de faire déboucher ce grand débat sur une grande consultation populaire. « Ce n’est ni une élection, ni un référendum », précise-t-il, avant d’expliquer que ces propositions visent « à bâtir un nouveau contrat pour la Nation, à structurer l’action du gouvernement et du Parlement ». Plus inquiétant encore, il ne limite pas ce débat au fonctionnement démocratique mais souhaite qu’il serve à interroger la citoyenneté. Point de discussions sur l’éducation populaire ou la façon de construire des citoyens actifs et émancipés, mais plutôt l’impérieuse nécessité de réfléchir à « l’intégration », à « nos obligations en matière d’asile », au « défi » de l’immigration. Il remet dans le débat public la question de la « laïcité », alors que ces sujets clivants avaient été justement occultés par deux mois de mobilisations sociales. Autre sujet dont il fait ardemment la promotion, la réforme de l’État et des administrations.

Encore un sujet que l’on avait peu vu et lu depuis le 17 novembre. Cette volonté d’enfermer les échanges et de les caler sur l’agenda politique des tenants du pouvoir ne va pas faire illusion très longtemps. « Un grand débat où c’est eux qui choisissent les thèmes ? Ils se foutent de nous ! Avec des gens comme ça on débat pas, il faut leur imposer nos idées, qu’ils n’aient plus le choix », expliquait Adrien, un gilet jaune de 38 ans.

Pierre Duquesne
Une lettre aux français qui ferme le débat avant de l'ouvrir (Pierre Duquesne, L'Humanité, 14 janvier 2019)
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14 janvier 2019 1 14 /01 /janvier /2019 06:11
Immigration. Les grèves de la faim se multiplient en rétention (Emilien Urbach, L'Humanité, 14 janvier 2019)
Immigration. Les grèves de la faim se multiplient en rétention
Lundi, 14 Janvier, 2019

Entamé le 3 janvier dans le centre de rétention de Vincennes, le mouvement touche désormais une centaine d’étrangers. Tous dénoncent des violences et leurs conditions de vie.

«Ce week-end, les retenus du centre d’Oissel, près de Rouen, et de celui de Sète ont rejoint le mouvement. Pour ceux qui sont à l’intérieur, c’est très important que nous soyons également en train de nous mobiliser dehors. » Yves milite au sein du Réseau Éducation sans frontières (Resf) de Seine-et-Marne. Samedi après-midi, il est avec plusieurs dizaines de solidaires devant le centre de rétention administratif (CRA) du Mesnil-Amelot. À l’intérieur, entre 50 et 80 personnes sont en grève de la faim depuis mardi 8 janvier.

« On dénonce le passage de 45 à 90 jours de rétention prévu par la nouvelle loi sur l’immigration », indique un des retenus joint par le biais d’une cabine téléphonique en libre accès dans le bâtiment 12 du CRA n° 2 du Mesnil-Amelot. « Nous protestons aussi contre la mauvaise nourriture, la mauvaise hygiène dans les sanitaires et les violences policières », reprend l’homme dont la voix est régulièrement couverte par le bruit des avions en train de décoller sur les pistes de l’aéroport de Roissy, à quelques centaines de mètres.

« Il y a eu des copains tabassés puis déportés en étant casqués, bâillonnés et scotchés. Il y a eu des copains drogués qui se sont réveillés de retour dans un pays où ils ne connaissaient plus grand monde », écrivent les retenus du CRA de Vincennes à l’initiative du mouvement de grève de la faim débuté, pour leur part, le 3 janvier, dans un communiqué publié sur le blog « À bas les CRA ! À bas l’enfermement ! ». Partout où le mouvement est en train de se développer, en plus des conditions de rétention, les insultes, brimades et coups émanant des policiers sont dénoncés.

« une véritable séance de torture »

S’y ajoute ce que certains nomment la double peine. « À la suite d’un délit d’obstruction à une décision d’éloignement, une personne peut être condamnée à une peine de prison ferme, explique Nicolas, intervenant pour la Cimade à l’intérieur du CRA du Mesnil-Amelot. Si quelqu’un refuse de se rendre à un rendez-vous avec les représentants consulaires de son pays d’origine ou s’il refuse d’embarquer dans l’avion affrété pour son expulsion, il comparaît immédiatement devant le juge. Il est, la plupart du temps, condamné à une peine d’un ou deux mois de prison ferme à l’issue de laquelle il est reconduit en rétention pour une nouvelle procédure d’éloignement. » L’allongement de la durée de rétention ne fait qu’empirer la situation de ces personnes enfermées sans avoir commis de délit. Leur seul tort : ne pas posséder de papiers en règle.

« On considère les étrangers comme des délinquants ! s’insurge la sénatrice communiste Éliane Assassi, très engagée sur la question de l’enfermement des immigrés. La politique migratoire de la France est basée sur cette philosophie depuis plusieurs décennies. Les nouvelles orientations du gouvernement actuel s’inscrivent dans la même logique et l’empirent. Face à l’évolution des migrations humaines, dans le futur, cette voie nous mène à la catastrophe. » Ces conditions de vie indignes sont dénoncées depuis plusieurs années par la plupart des associations accompagnant les étrangers à l’intérieur de ces centres. À commencer par Adeline Hazan, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, qui les épingle dans son dernier rapport sur les CRA, paru en 2018.

Les témoignages qui nous parviennent aujourd’hui évoquent des faits de plus en plus alarmants. Un Soudanais, par exemple, dont la déposition vient d’être rendue publique par le site d’information en ligne StreetPress, évoque « une véritable séance de torture » subie lors de la tentative des policiers de le faire monter dans l’avion qui devait le renvoyer à Khartoum. Des communiqués rédigés par des retenus mobilisés font également allusion à des agressions sexuelles commises par des policiers. « Ici, il y a eu des histoires de viols pendant la fouille », indique un texte écrit à Oissel. « Au bâtiment des femmes, une prisonnière a été violée par un policier avant les fêtes de fin d’année », accuse un autre transmis par les personnes enfermées au CRA du Mesnil-Amelot. Aucune enquête n’aurait encore été ouverte à la suite de ces affirmations, mais, selon les rédacteurs du blog « À bas les CRA ! À bas l’enfermement ! », le fonctionnaire mis en cause dans cette deuxième affaire aurait été rapidement muté. Et le texte des retenus du Mesnil-Amelot de conclure : « On appelle les autres retenus de France à lutter avec nous ! On appelle à de la solidarité à l’extérieur ! Liberté pour tous ! »

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13 janvier 2019 7 13 /01 /janvier /2019 09:48
Courant d'ère, d'Hervé Hamon (Le Télégramme, 13 janvier 2019): la bête humaine!

La haine, l’injure, le fanatisme sont particulièrement détestables en démocratie. Et j’ai bien peur que nous soyons parvenus là-dessus à une sorte de point de non-retour, à une exaspération qui ne sait ou ne veut trouver ses démineurs. Les coups de poing et les gaz lacrymogènes n’y peuvent mais. Et les débats où les « lignes rouges » sont tracées d’avance risquent fort, je le crains, de n’apaiser personne.

Cela me donne envie de jeter un coup d’œil en arrière, et de noter combien l’aversion contre la « populace », contre la « canaille », est une constante de nos élites cultivées, aversion qui nourrit ce qu’elle dénonce. J’en veux pour témoin l’excellent livre de Paul Lidsky « Les écrivains contre la Commune » (La Découverte) qui vient d’être opportunément réédité.

Nous sommes en 1871, nous avons capitulé devant les Prussiens, et Paris s’est soulevé, Paris s’est voulu « Commune » (il y aura 30 000 fusillés). Hormis Vallès, Rimbaud, Verlaine, Villiers de l’Isle Adam, tous les écrivains, je dis bien tous, appellent à la répression contre les hordes ouvrières. Une exception cependant : Victor Hugo, qui n’approuve pas les insurgés, tant s’en faut, plaide, depuis l’étranger, pour la modération et l’amnistie.

Mais les autres ! Alphonse Daudet : « Paris était au pouvoir des nègres… » Flaubert : « Le peuple est un éternel mineur. Je hais la démocratie. L’instruction obligatoire et gratuite n’y fera rien qu’augmenter le nombre des imbéciles… » Zola : « Le bain de sang était peut-être une horrible nécessité pour calmer certaines de ses fièvres… » George Sand, naguère quarante-huitarde, qualifie les émeutiers « d’ânes bâtés » ou « de coquins de bas étage » : « La foule qui les suit est en partie dupe et folle, en partie ignoble et malfaisante… » Feydeau : « Ce n’est plus la barbarie qui nous menace, ce n’est plus la sauvagerie qui nous envahit, c’est la bestialité pure et simple… » Anatole France évoque « le crime et la démence ».

Au centre de la mire, les femmes qui, telle Louise Michel, ont bataillé, écrit, imaginé de nouvelles règles. Aucune épithète ne leur est épargnée, on les qualifie de « pétroleuses » (« mot hideux que n’avait pas prévu le dictionnaire », selon Flaubert). Et puis l’animal sauvage que devient la foule menaçante, une « hyène » selon Théophile Gautier.

Les mots qui tuent viennent d’abord des sommets. Méfions-nous.

Hervé Hamon, Le Télégramme, 13 janvier 2019
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