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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 11:12
Non à la répression gouvernementale et policière du mouvement populaire: exigeons l'amnistie des Gilets Jaunes

Le Chiffon Rouge (PCF Morlaix) et Rouge Finistère (PCF Finistère) relaient une pétition initié par Le Media pour l’amnistie des manifestants arrêtés lors de l’actuel mouvement social: https://amnistiegj.fr/

Nos députés communistes par la voix d’André Chassaigne ont déposé une proposition de loi pour l’amnistie lors des mouvements sociaux. A lire l’article sur la  Justice de classe : Prison ferme pour Maria et ses camarades de Valence.

Article de Libération sur le nombre de blessés graves : tirs-de-flashball-grenades-combien-y-a-t-il-eu-de-blesses-graves-parmi-les-gilets-jaunes.

 

Voici un texte commun de dénonciation des violences et répressions contre les manifestants qu'ont co-signé nos camarades du PCF Quimper: 

 

« On dit d'un fleuve emportant tout

qu'il est violent

Mais on ne dit jamais rien

de la violence des rives qui l'enserrent »

Bertold Brecht

 

Déjà plus de 1500 personnes ont été blessées, certaines gravement, voire tuées comme cette personne âgée de Marseille décédée des suites d'un tir de flashball alors qu'elle fermait ses volets, dans les manifestations des Gilets Jaunes, par des armes policières comme le GLI- F4 ou le LBD 40 : 

93 blessés graves parmi les Gilets Jaunes depuis le 17 novembre, dont 68 par des tirs de lanceurs de balle de défense, et au moins 13 qui ont perdu un œil.

 

Mais le gouvernement Macron/ Philippe n'en a cure.

Il poursuit son offensive répressive avec le projet de loi annoncé qui va multiplier les interdictions de manifester par les arrestations préventives et les interdictions de manifestation pour toutes personnes à l'égard desquelles il existe des "raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace grave ».

Où cela s'arrêtera-t-il ?

La mise en œuvre d'un état autoritaire et policier passe toujours par la suppression des libertés de celles et ceux d'en bas.

Nous refusons la nouvelle loi en préparation et exigeons l'interdiction des armes comme les flashballs , les grenades de désencerclement et demandons l'amnistie pour toutes et tous les manifestants illégitimement condamnés.

Nous exigeons la satisfaction, comme le réclament les Gilets Jaunes, des revendications sociales : une vraie hausse du SMIC, des salaires, des retraites et des minima sociaux;la justice sociale et fiscale, le rétablissement de l'ISF, la fin du CICE, la fin de la casse et le développement des services publics ….

Nous soutenons les mobilisations des Gilets Jaunes et les revendications convergentes avec celles du mouvement syndical et associatif.

Nous serons également dans la rue le 27 Janvier pour le climat et la justice sociale.

Collectif "S'unir pour ne pas subir"

Co-signataires: Solidaires, FSU, ATTAC, Collectif Anti Fasciste de Quimper, Actes en Cornouaille, Convergence des services Publics, Comité Bigouden ZAD, LDH, EELV, Ensemble, NPA Kemper, PCF du pays de Quimper

 

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:24
Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes: Laurence Cohen interpelle Marlène Schiappa: où est l'argent contre ces violences?
Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes

jeudi 17 janvier 2019

Laurence Cohen, Sénatrice du Val-de-Marne,interpelle, dans une question écrite, Marlène Schiappa sur le manque de moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes, notamment suite au rapport 2018.

’’Où est l’argent contre les violences faites aux femmes ?’’

Moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes



Question n° 08531 adressée à a secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations

Laurence Cohen interroge la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les moyens nécessaires pour lutter contre les violences faites aux femmes.

En effet, le haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a publié une évaluation intermédiaire du cinquième plan interministériel (2017-2019) et de la politique contre les violences faites aux femmes.

Si ce bilan montre que des améliorations ont été possibles grâce aux politiques publiques menées depuis des années, il montre également la persistance des violences faites aux femmes et l’insuffisance des moyens consacrés.

Cette insuffisance est également dénoncée dans le rapport de 2018 « où est l’argent contre les violences faites aux femmes ? » élaboré par le conseil économique, social et environnemental (CESE), la fondation des femmes, le fonds pour les femmes en méditerranée (FFMED), le haut conseil à l’égalité (HCE) et le « women’s worldwide web » (W4).

Dans ce rapport, comparant de façon très détaillée, action par action, les moyens existants et les moyens nécessaires, il est établi que le besoin financier minimum pour une prise en charge de qualité des femmes victimes de violences conjugales s’élève à environ 506 millions d’euros, alors que les ressources actuellement mobilisées atteignent 79 millions d’euros, soit six fois moins.

Aussi, elle lui demande si le Gouvernement, qui a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes la grande cause du quinquennat, entend tenir compte de ce rapport et augmenter considérablement les moyens consacrés à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, présente à Morlaix pour la Fête du Viaduc du PCF en 2017

Laurence Cohen, sénatrice communiste du Val-de-Marne, présente à Morlaix pour la Fête du Viaduc du PCF en 2017

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:06
Voici le projet de loi déposé à l’Assemblée Nationale visant à instaurer le prélèvement à la source des bénéfices des entreprises multinationales...

Voici le projet de loi déposé à l’Assemblée Nationale visant à instaurer le prélèvement à la source des bénéfices des entreprises multinationales...

Prélèvement à la source des multinationales : proposition de loi des député·e·s communistes

lundi 14 janvier 2019[]

Les député·e·s communistes viennent de déposer une proposition de loi visant à instaurer le prélèvement à la source des multinationales.

La proposition de loi envisage d’imposer "la part du chiffre d’affaires" réalisée en France, et feront l’objet d’une interdiction d’exercer sur le territoire français en cas de "refus" du paiement de l’impôt.

Les députés communistes déposent un projet de loi pour le prélèvement à la source des multinationales
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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 08:01
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)
Le Rassemblement National - Front de la Haine de Marine Le Pen : un parti social, défenseur des travailleurs? : l'imposture révélée au Parlement Européen (PCF)

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 22:05
Votez Ian Brossat: l'Europe des gens, pas l'Europe de l'argent!
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 20:49
Le Parti communiste, premier parti de France en nombre d'adhérents selon les chiffres de la commission nationale de campagne et financements politiques
Parti Communiste Français, Premier Parti de France
La Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques vient de publier au journal officiel les comptes des Partis Politiques au titre de l’exercice 2017. Et là, surprise, le PCF apparaît comme le premier parti de France.

Le PCF, 1er parti en 1945, 1er parti en 2017

La CNCCFP est la seule autorité légitime en matière de partis politiques.

Et la seule certitude en matière politique se résume par la question de Staline "Combien de divisions ?".  C'est justement la question à laquelle ne veut pas répondre la majorité des dirigeants de partis. Révéler le nombre de ses militants actifs, ce peut être avouer son obsolescence politique.

Les partis politiques doivent cependant tous déclarer leurs comptes. Tous ne le font pas comme par exemple la Droite Populaire de Thierry Mariani. En fait, sur les 523 formations politiques déclarées à la CNCCFP, seuls 404 ont déposé leurs comptes.

Or, ces comptes affichent le montant des cotisations des adhérents. C’est la preuve irréfutable de la représentativité d’un parti politique. C’est une mesure bien plus sûre que les sondages concoctés par des instituts aux méthodes statistiques plus que douteuses.

Et là, surprise, le Parti Communiste Français arrive en tête du classement :

 

cotisation-des-adherents-partis-politiques-francais-2017

 

C’est d’autant plus surprenant que ce classement ne correspond en rien avec la fréquence dans les médias des représentants de ces partis. Qui connaît seulement le nom du nouveau secrétaire général du Parti Communiste ?

A la gauche du PS, Mélenchon, et à un degré moindre Besancenot, se sont imposés. Pourtant la France Insoumise ne revendique en 2017 aucun adhérent. Et le Nouveau Parti Anticapitaliste déclare sept fois moins de cotisations adhérents que le Parti Communiste Français.

Mais l’omniprésence politique des médias d’information se réalise grâce aux idées de la droite de la droite. Le Rassemblement National, Debout la France voire la Droite Populaire de Thierry Mariani se taillent la part du lion.  Pourtant Le parti de Marine Le Pen ne réalise même pas la moitié du montant affiché par le Parti Communiste Français. Le parti de Dupont-Aignan ne réalise même pas 5% du montant acquis par le PCF. La formation politique de Thierry Mariani, elle, ne publie même pas ses comptes. Et comme si ce n’était pas suffisant, même Philippot, dont le parti « Les Patriotes » révèle un niveau d’adhésion qui ne frise même pas les 2% du montant du PCF, arrive à se faire inviter régulièrement.

C’est d’autant plus surprenant que ce classement ne correspond en rien avec la fréquence dans les médias des représentants de ces partis. Qui connaît seulement le nom du nouveau secrétaire général du Parti Communiste ?

A la gauche du PS, Mélenchon, et à un degré moindre Besancenot, se sont imposés. Pourtant la France Insoumise ne revendique en 2017 aucun adhérent. Et le Nouveau Parti Anticapitaliste déclare sept fois moins de cotisations adhérents que le Parti Communiste Français.

Mais l’omniprésence politique des médias d’information se réalise grâce aux idées de la droite de la droite. Le Rassemblement National, Debout la France voire la Droite Populaire de Thierry Mariani se taillent la part du lion.  Pourtant Le parti de Marine Le Pen ne réalise même pas la moitié du montant affiché par le Parti Communiste Français. Le parti de Dupont-Aignan ne réalise même pas 5% du montant acquis par le PCF. La formation politique de Thierry Mariani, elle, ne publie même pas ses comptes. Et comme si ce n’était pas suffisant, même Philippot, dont le parti « Les Patriotes » révèle un niveau d’adhésion qui ne frise même pas les 2% du montant du PCF, arrive à se faire inviter régulièrement.

Avec le PCF, Lutte Ouvrière et l’Union Populaire de François Asselineau restent les principales victimes de ce traitement médiatique inique. Classés respectivement premier, cinquième et sixième, loin devant Europe Ecologie Les Verts ou le Modem, ils ne sont que rarement invités sur les plateaux de télévision.

Le Parti communiste, premier parti de France en nombre d'adhérents selon les chiffres de la commission nationale de campagne et financements politiques
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 06:50
Parcoursup apparait comme un instrument de gestion de la pénurie - après un an d'application, l'heure du bilan - pa Pierre Ouzoulias, sénateur communiste
Parcoursup apparait comme un instrument de gestion de la pénurie
Après un an d’application, bilan et évaluation de Parcoursup -
Par / 16 janvier 2019

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, le 22 janvier prochain, les lycéennes et les lycéens ouvriront un dossier sur Parcoursup et commenceront à y déposer leurs vœux.

Cette plateforme a été remaniée par rapport à celle de l’an passé et plusieurs modalités d’instruction de la procédure ont considérablement évolué.

Nous regrettons vivement que ce remaniement d’ampleur de Parcoursup ait été décidé et réalisé sans qu’un bilan complet de sa première année de mise en œuvre nous ait été présenté.

Nous apprenons, par la presse, les modifications majeures apportées à un dispositif qui va toucher près de 900 000 personnes. Une nouvelle fois, nous sommes mis devant le fait accompli.

Je vous rappelle que la loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants exige de votre ministère, au mois de décembre de chaque année, un bilan détaillé par académie de la procédure nationale de préinscription.

Par ailleurs, le comité éthique et scientifique de la plateforme Parcoursup, qui doit remettre son rapport au terme de la session de la procédure nationale, vient aujourd’hui de le rendre public, après le lancement de la nouvelle session et l’annonce des modifications apportées à la procédure.

Hier a été lancé le grand débat national dont l’objet est de « consulter » les citoyens, de « rendre la participation citoyenne plus active [et] la démocratie plus participative ».

Vous avez déclaré que la plateforme était avant tout au service des candidats. Aussi, nous déplorons profondément que vous n’ayez pas consulté l’ensemble des usagers de ce service pour leur demander leur avis. L’analyse de leur expérience était d’autant plus nécessaire que l’absence de hiérarchisation des vœux ne permet pas d’évaluation qualitative du dispositif.

L’article 24 de la Constitution a confié au Parlement la mission de voter la loi, de contrôler l’action du Gouvernement et d’évaluer les politiques publiques. Le Sénat l’exerce avec objectivité, mais détermination. C’est peut-être ce qui lui est aujourd’hui reproché et qui pousse d’aucuns à en demander la transformation.

Fort de cet esprit de responsabilité, le groupe CRCE, dans le cadre de la semaine de contrôle du Sénat, a demandé l’organisation du présentdébat.

La loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants n’est pas un texte technique destiné à pallier les dysfonctionnements du portail APB – Admission post-bac – et à bannir le tirage au sort. Ce dernier était illégal et il vous suffisait, pour l’interdire, d’appliquer la loi en vigueur à l’époque.

Cette loi est la première étape d’un projet de transformation radicale de l’organisation et des finalités de l’enseignement supérieur. La hausse des droits d’inscription pour les étudiants extracommunautaires dont nous venons de débattre en constitue un nouveau stade, qui éclaire vos intentions réelles.

Depuis plus de dix ans, l’enseignement supérieur est dans une situation de sous-financement chronique. Le budget moyen par étudiant et le taux moyen de l’encadrement des jeunes ne cessent de baisser. La France est l’un des pays économiquement développés qui consacre le moins de moyens à son enseignement supérieur.

Cette crise, ancienne et persistante, est encore accentuée par l’arrivée massive de nouveaux bacheliers. Ils étaient près de 32 000 en 2018, soit une augmentation d’environ 5 % par rapport à 2017. Cette hausse devrait encore se poursuivre durant une dizaine d’années.

Lors de l’examen de votre projet de budget, la plupart des groupes a estimé que les moyens demandés par votre ministère pour l’année 2019 n’étaient pas à la mesure des enjeux auxquels notre pays doit répondre pour tenter de rattraper son retard.

Dans ce contexte, Parcoursup apparaît comme un instrument de gestion de la pénurie. Sa mise en œuvre a demandé des efforts supplémentaires considérables à l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur. Pour quels résultats ? Il est difficile de répondre précisément à cette question tant les données publiées par votre ministère sont générales et partielles.

En 2018, le nombre de candidats reçus au baccalauréat a augmenté de 5,3 %, mais le nombre d’étudiants ayant accédé à l’enseignement supérieur n’a progressé que de 2,2 %. Autrement dit, la procédure a découragé un grand nombre de lycéens de poursuivre leurs études au-delà du baccalauréat. Ainsi, 22 % des inscrits ont quitté la plateforme sans aucune affectation.

Notre devoir de parlementaire est de vous demander ce qu’ils sont devenus ? Ont-ils rejoint des établissements privés, les classes passerelles ouvertes par les rectorats ou le marché de l’emploi ? Alors que vous avez donné la garantie à chaque bachelier de pouvoir poursuivre son cursus dans l’enseignement supérieur, vous devez nous expliquer pourquoi près de 180 000 d’entre eux ont finalement fait un autre choix.

Ce taux de renoncement n’est pas le même selon les filières de l’enseignement secondaire. Parcoursup s’est révélé bien plus pénible et hasardeux pour les bacheliers des sections technologiques et professionnelles.

Lors de séances de questions au Gouvernement, vous m’avez demandé, madame la ministre, de bien vouloir « relayer fidèlement » vos chiffres. À mon tour, je vous fais la même demande.

Les bacheliers des filières générales ont attendu, en moyenne, quatre jours avant de recevoir leur première proposition. Ceux des filières technologiques ont dû patienter douze jours et les bacheliers professionnels, dix-sept jours.

Par ailleurs, 71 % des titulaires d’un baccalauréat général ont reçu une proposition le premier jour, contre seulement 45 % des titulaires d’un baccalauréat professionnel. Plus de 80 % des bacheliers des filières générales ont accepté une proposition lors de la phase principale, mais seulement 52 % des bacheliers professionnels.

Vos chiffres indiquent, madame la ministre, que Parcoursup a incontestablement facilité l’affectation des meilleurs bacheliers des sections générales. Mais ce dispositif a aussi rendu cette affectation beaucoup plus difficile pour ceux des filières technologiques, et même dissuasive pour les bacheliers professionnels. Il nous faut en comprendre les causes.

En l’état des informations disponibles, cette analyse n’est pas possible, car nous ignorons les modalités de fonctionnement des outils de sélection des universités, les fameux algorithmes locaux.

Pendant plusieurs mois, madame la ministre, vous nous avez expliqué que ceux-ci n’existaient pas ou qu’il s’agissait simplement d’outils d’aide à la décision.

Vous venez de rendre public le cahier des charges de la plateforme Parcoursup. Dans son préambule, ce document révèle que « le développement de la plateforme Parcoursup a été mené de manière “agile” » – c’est-à-dire que ce cahier des charges a été réalisé a posteriori.

À la page 14 de ce document, on apprend que les algorithmes dits « locaux » sont des outils utilisés par les établissements pour réaliser des préclassements.

Le 11 janvier dernier, M. Frédéric Dardel, président de l’université Paris-Descartes, nous en dit plus sur leur mise en œuvre. Ainsi, dans son université, « les équipes ont fait un préclassement automatisé des dossiers », indispensable en raison du nombre de dossiers à étudier et des délais d’examen très courts. Il ajoute que, « très souvent », un « redressement des notes » a été fait en tenant compte de la moyenne de la classe.

Pour les filières de la première année commune aux études de santé, la PACES, et du droit, une pondération des notes a même été réalisée en fonction du « taux brut de réussite au bac ». M. Frédéric Dardel confirme donc en tous points nos craintes et l’existence de ces algorithmes, que vous aviez qualifiés de « légendes urbaines ».

Madame la ministre, je vous rappelle solennellement que le règlement général européen sur la protection des données personnelles proscrit tous les traitements automatisés des dossiers individuels. Le Sénat, à l’unanimité, vous avait demandé la publication de ces algorithmes. Je vous ai écrit sans succès pour en obtenir la communication, et je suis indigné que vous ayez conseillé aux établissements de ne pas nous les transmettre ! (Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et du groupe socialiste et républicain.)

Mme Maryvonne Blondin. Il a raison !

M. Roland Courteau. Très bien !

M. Pierre Ouzoulias. Vous aviez promis de rendre Parcoursup transparent. Cette condition ne peut pas être satisfaite tant que le processus de sélection des dossiers restera clandestin, invérifiable et incommunicable. Vous avez remplacé le tirage au sort par l’opacité.

Pour préparer ce débat, j’ai reçu de nombreuses contributions et questions. Je n’ai pas pu toutes vous les soumettre. Pour notre groupe, Céline Brulin vous en exposera d’autres, et je ne doute pas que vous, mes chers collègues, contribuerez à enrichir ce débat. J’ai cru comprendre que le Gouvernement souhaitait amender sa méthode de travail en laissant une plus grande place à la concertation et à l’évaluation de ses réformes par celles et ceux qui les éprouvent. Aussi, j’apporte ma modeste contribution à cet effort collectif en ouvrant un cahier de doléances national et en le mettant à la disposition de celles et ceux qui veulent poser leurs questions dans le prolongement de ce débat.

En ce qui nous concerne, nous persistons à penser que la République doit poursuivre le grand dessein de donner à tous les bacheliers les mêmes droits de continuer leurs études dans l’enseignement supérieur. Ensemble, nous devons donc œuvrer pour que l’État leur propose un cursus en adéquation avec leurs compétences et leur projet personnel, et définir les moyens budgétaires que nous sommes prêts à mobiliser pour satisfaire cette ambition politique.

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 06:34
Un grand débat à réponses prédéterminées et à questions confisquées - L'Humanité, 18 et 19 janvier, Grégory Marin
« Grand débat » . Le chef de l’Etat parle beaucoup, mais n’entend toujours pas
Samedi, 19 Janvier, 2019

Après plus de six heures d’échanges entre le président de la République et les maires occitans, qui ont abordé des questions essentielles comme le pouvoir d’achat ou la fiscalité, aucune inflexion réelle de la politique gouvernementale n’est à noter.

Vendredi, à la veille de l’acte X de la mobilisation des « gilets jaunes », le président de la République a tenu le deuxième rendez-vous de son tour de France devant les maires, à Souillac, dans le Lot. Devant 600 élus venus des 13 départements de la région Occitanie (Ariège, Aude, Aveyron, Gard, Haute-Garonne, Gers, Hérault, Lot, Lozère, Hautes-Pyrenées, Pyrénées-Orientales, Tarn, Tarn-et-Garonne), il a réédité son « marathon », plus de six heures de questions-réponses dans la salle des fêtes de la ville. Un exercice de haute voltige digne d’un grand oral de l’ENA... mais dans la droite ligne de toutes les interventions de ce gouvernement technocratique. Malgré le portrait catastrophique brossé par nombre de maires, d’accord avec le chef de l’Etat pour parler de la triple fracture «sociale, démocratique, économique », sa réponse est conforme à la posture macronienne depuis 18 mois: « on garde le cap ». Car, a-t-il dit peu avant de conclure, à 22 heures passées, « on ne peut sortir de ce débat avec toujours plus de dépenses, sans réelle volonté de changement (...) Le changement profond ce n’est pas d’accroître la dette. » Une continuation de sa politique pour laquelle il aimerait enrôler ces élus de terrain: « Merci d’être à nos côtés », « nous allons faire ensemble »...

Le maire invitant, Jean-Michel Sanfourche (Les Républicains) avait pourtant lancé le débat en estimant que « trop de concitoyens ne peuvent plus vivre dignement ». Et de critiquer vertement les baisses d’allocations dont il demande le « rétablissement », comme l’Aide personnalisée au logement (APL) par exemple. Mais comme dans l’Eure en début de semaine, Emmanuel Macron a douché les attentes dès sa première intervention, avant même le premier tour de parole des maires évoquant des questions vitales pour nos concitoyens, « ceux qui manifestent et ceux qui ne manifestent pas », aurait dit un ancien premier ministre. « Avoir un projet pour la nation, ce n’est pas faire droit à toutes les demandes », a lancé le chef de l’Etat en préambule. Une manière de dire qu’il ne faut pas s’attendre à grand-chose?

« Nous attendons des preuves », a semblé lui répondre le maire (PS) de Cahors, Jean-Marc Vayssouze. A l’instar de ce maire, nombreux sont les élus à réclamer « une véritable politique d’aménagement du territoire », critiquant notamment très fortement la loi Notre. Car au-delà du « folklore » rural et de ses spécificités - ici, il a été longuement question de la gestion de la présence de l’ours-, ces questions sont essentielles dans des territoires enclavés. Les infrastructures, routières, mais surtout ferroviaires, ont été plusieurs fois citées comme insuffisantes ou vieillissantes, quand elles ne sont pas inexistantes. Emmanuel Macron a répondu qu’il privilégierait, conformément à la loi qu’a redigée et fait voter son gouvernement, « la mobilité du quotidien. Tout le monde n’aura pas son TGV pour Paris ou son aéroport. » Il assure vouloir travailler sur le réseau « existant ». Dommage que la discussion ne soit pas venue en Normandie, où une rénovation de « l’existant » éviterait peut-être l’énorme investissement d’une ligne à grande vitesse Paris-Le Havre.

Les élus ont aussi fait remonter de leurs communes une préoccupation majeure de leurs habitants, star des cahiers de doléances: le pouvoir d’achat. Seule bonne nouvelle annoncée par le président, « on ne touchera pas à la pension de réversion », a-t-il déclaré, sans dire comment cette mesure qui revient de manière récurrente avec insistance, sera assurée. Pour le reste, toujours pas de réelles augmentations de salaires en vue, a tranché le chef de l’Etat. « Un couple qui vit du SMIC gagnera 100 euros de plus dès ce mois-ci », explique-t-il encore. Même si l’arnaque a déjà été éventée... Le chef de l’Etat fait œuvre de pédagogie, car il ne compte pas proposer autre chose que la politique qu’il a déjà mise en œuvre. L’emploi? C’est évidemment l’entreprise, selon Emmanuel Macron, qui est en premier lieu « créateur d’emplois ». « De l’emploi public on en a créé assez... » Il renvoie vers « les ordonnances travail prises en début de quinquennat ». Pour l’efficacité, on relira les chiffres du chômage. Quant à l’indemnisation du chômage, assurant que « certains vivent mieux en faisant des aller-retour qu’en restant dans un emploi fixe, ils utilisent un système qu’on a créé », le président Macron plaide pour une accélération de la réforme de l’assurance-chômage. Enfin, l’exécutif, comme en témoigne le « mode d’emploi » à destination des organisateurs du « Grand débat », a fait du « coût du travail » une boussole. « On paie mieux ceux qui travaillent », explique Emmanuel Macron, argumentant que si la CSG a augmenté (« Ce sont toujours les perdants qui râlent »...) c’est «parce qu’on a baissé les cotisations salariales. Cela va dans le sens de la valorisation du travail. » Mais présente de forts risques quant au financement de la protection sociale.

En matière de fiscalité, sans surprise, la suppression de la taxe d’habitation a bien évidemment été mise en avant par les maires, qui voient leurs budgets amputés de cette ressource. C’est un impôt injuste, dit en substance Emmanuel Macron: prenant pour exemple deux personnes qui vivraient dans deux studios de même taille, « selon que vous gagnez un ou trois vous payez la même chose ». D’où la volonté de supprimer cet impôt, explique-t-il. Dans ce cas, quid de la TVA (dont l’établissement à 5,5% pour les produits de première nécessité figure dans les revendications des « gilets jaunes »), au même taux selon « que l’on gagne un ou trois »? Le chef de l’Etat a eu beau assurer qu'« on a une fiscalité en France qui est redistributive », la majorité des Français sera surtout d’accord avec la fin de sa deuxième intervention sur le sujet: les « vraies inégalités », dit-il, sont « l’inégalité de destin et d’accès au travail »... Mais s’il n’y a « pas de tabou » en matière fiscale, la ligne rouge est toujours d’actualité. « Ce n’est pas le rétablissement de l’ISF qui règlera le problème » du chômage de masse, estime le chef de l’Etat. Cet impôt a « été maintenu pour l’immobilier », a-t-il souligné, estimant que « le sujet, c’est est-ce qu’on veut aider nos entreprises à créer des emplois ? (…) J’assume cette politique! » Au tout début de son intervention, Emmanuel Macron avait estimé que ce débat devait aider à « trouver cette part de consensus dont nous avons besoin ». Sur cette question, il est tout trouvé: selon un sondage IFOP publié le 6 janvier par Le Journal du dimanche, 77% des Français plébiscitent le rétablissement de l’ISF... comme 61% des électeurs de La République en marche...

Un grand débat à réponses prédéterminées et à questions confisquées - L'Humanité, 18 et 19 janvier, Grégory Marin
« grand débat ». Le gouvernement invente le questionnaire à choix contraints
Vendredi, 18 Janvier, 2019

Le « kit méthodologique » à destination des maires les incite à organiser des débats « neutres et impartiaux »... avec des questions biaisées.

Vendredi, doit se tenir la deuxième étape présidentielle du « grand débat » à Souillac (Lot), devant les maires d’Occitanie. Les autres sont appelés, dans une lettre du ministre des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, à organiser leur propre débat « dans des conditions qui garantissent sa neutralité et son impartialité ». En tant que « figure familière de nos concitoyens », estime-t-il, c’est à eux de « créer cette animation démocratique ». Les plus aventuriers peuvent encore « mettre à disposition un cahier ou des formulaires d’expression citoyenne », mais s’ils ne sont pas à l’aise, les technocrates macronistes leur ont concocté un « kit méthodologique ». Un vade-mecum qui, sous couvert de « neutralité », martèle la « pédagogie » néolibérale sur les quatre grands thèmes retenus pour le « grand débat ».

Démocratie et citoyenneté. Le renouvellement démocratique est un questionnement récurrent des gilets jaunes. Las ! Rien ici hormis le catéchisme gouvernemental rappelant le projet de loi sur l’interdiction du cumul des mandats, la réduction du nombre de parlementaires et l’introduction d’une dose de proportionnelle. Et, en dehors du service civique et du consentement à l’impôt ou de la participation à la vie associative, aucune piste de développement de la citoyenneté. Pire, ce volet mêle laïcité, communautarisme, incivilité, immigration et intégration, vantant la loi Collomb « pour une immigration maîtrisée »…

Transition écologique. Ici, pas d’attaque frontale contre « ceux qui fument des clopes et roulent au gasoil », comme dirait le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Mais une série de rappels des « mesures mises en place depuis dix-huit mois » : l’aide à l’achat d’un véhicule propre qui « permet de réduire de 30 % la facture de carburant », le « chèque énergie », le crédit d’impôt sur les dépenses d’isolation… ou le covoiturage. La révolution verte attendra.

Organisation de l’État et des services publics. Cela commence comme une ode aux « 5 480 202 agents publics (qui) travaillent au service des citoyens ». Mais, très vite, les questions susurrées aux maires font bondir : pour éviter des déplacements et des coûts inutiles, « quels services souhaiteraient-ils (les citoyens) voir rendus accessibles par Internet en priorité » ? Revient une question très chère aux quinquennats de Sarkozy et Hollande : « Pensez-vous qu’il y a trop d’échelons administratifs en France ? »

Fiscalité et dépenses publiques. Ce chapitre lie niveau élevé de l’impôt et de la dépense publique : « Malgré le niveau élevé de prélèvements obligatoires, la France est en déficit depuis 1974 », rappelle ainsi le document, détaillant qu’« en 2017, pour 100 euros perçus par les administrations publiques, elles en ont dépensé 105 ». Traduction : l’État coûte trop cher… mais pas le gouvernement et les élus puisque « sur 1 000 euros de dépenses publiques, l’ensemble des dépenses relatives à l’Assemblée nationale, au Sénat et au gouvernement représente un euro ». Pas un mot, en revanche, dans le document, des 100 milliards que coûte l’évasion fiscale chaque année. Une réponse que les – trop rares – gilets jaunes qui participeront au débat apprécieront. Tout comme ils savoureront ces rappels, miroir inversé de leurs revendications : « Les Français bénéficient de prestations sociales importantes » ou « le poids des impôts et des cotisations sociales est un enjeu pour la compétitivité de l’économie française ». Avant de répondre à des questions complètement « neutres » comme : « Afin de financer les dépenses sociales, faut-il selon vous reculer l’âge de la retraite, augmenter le temps de travail, augmenter les impôts ou revoir les conditions d’attribution de certaines aides sociales. Et lesquelles ? » On appelle cela un questionnaire à choix contraints.

Grégory Marin
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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 13:06
Non à la privatisation d’Aéroport de Paris

vendredi 18 janvier 2019

La privatisation du monopole naturel Aéroport de Paris voulu par le gouvernement dans le cadre du projet de loi PACTE qui sera discuté en séance publique le 29 janvier suscite une opposition franche des sénateurs du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et les interrogations de nombreux parlementaires de la majorité sénatoriale.

Dans un communiqué publié hier, le groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) précise que cette privatisation, approuvée par la majorité sénatoriale lors du vote de la commission spéciale, est un nouveau désengagement de l’Etat au profit d’actionnaires avides de dividendes, Vinci étant en lice et revendiquant un réel contrôle, alors même que nos concitoyens sont vent debout contre les conséquences de la privatisation des autoroutes.

A l’heure du « grand débat national », d’une demande toujours forte de nos concitoyens de ne plus subir des décisions de remise en cause de services publics essentiels, le gouvernement s’entête à privatiser le deuxième groupe aéroportuaire européen, le point d’entrée sur le territoire de plus de 100 millions d’individus.

Cette entreprise prospère de 17 000 salariés a permis à l’Etat de recevoir plus d’un milliard d’euros de dividendes en 10 ans sans parler du domaine public aéroportuaire qui permettrait à des actionnaires privés de mettre la main sur une manne financière considérable : ADP, en effet, ne possède pas moins de 6 600 hectares de terrain en Ile-de-France.

Aménagement du territoire, préservation de l’environnement, régulation d’une filière majeure pour l’activité économique de notre pays mais aussi sûreté nationale : la gestion des aéroports représente des enjeux lourds en termes de sécurité et de sûreté qui nécessitent la maîtrise par la puissance publique. Tous les pays du monde l’affirment, y compris les Etats-Unis.

Renoncer à la maîtrise publique de cet outil industriel stratégique c’est renoncer à une maîtrise de notre souveraineté.

C’est pourquoi les parlementaires du groupe CRCE demandent au gouvernement de retirer du projet de loi Pacte ce non-sens économique et politique contraire à l’intérêt général, qu’est la privatisation-spoliation d’un monopole public financé à hauteur de plusieurs dizaines de milliards d’euros par le peuple et son impôt

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 12:37
Pour un Smic à 1 800 €, il est urgent d’agir
Pour un Smic à 1 800 €, il est urgent d’agir
Publié le 11 jan 2019
Temps de lecture : 3 min.
Le Smic, les minima dans les branches et les entreprises, ainsi que le point d’indice des fonctionnaires doivent être augmentés de manière forte, lisible et rapide.

Porter immédiatement le Smic à 1 800 € brut par mois (+ 300 €) soit + 20 %, c’est bon pour :

  • les Smicards, qui peinent de plus en plus à finir les mois en raison de l’augmentation des prix, notamment ceux des produits de première nécessité ;
  • l’augmentation de tous les salaires dans la même proportion, pour reconnaître les qualifications, les diplômes et l’expérience professionnelle ;
  • le redressement économique du pays, en permettant un retour de la croissance grâce à l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages.
Un choix contre les travailleurs

Le gouvernement et le patronat sont responsables de la situation sociale fortement dégradée dans le pays. Au 1er janvier 2019, le gouvernement a fait le choix d’augmenter le Smic d’1,5 % seulement, soit une vingtaine d’euros, pour le porter à 1 521 € par mois.

Ce refus de revaloriser le salaire minimum – et plus globalement les salaires – est une insulte pour les travailleurs et leurs familles. C’est un moyen utilisé pour empêcher une répartition juste des richesses créées par le travail.

L’heure n’est pas aux tours de passe-passe, aux escroqueries, aux fausses augmentations ou autres combines malhonnêtes dont l’objectif final consiste à ne pas augmenter le Smic et les salaires.

Tout le monde a bien compris que l’augmentation de la prime d’activité est une imposture. Cette augmentation est une anticipation de mesures déjà prises et sera payée par l’impôt, donc par nous tous. Cette prime d’activité va également renforcer les discriminations entre les femmes et les hommes. Ce sont majoritairement les femmes qui sont payées au Smic. En attribuant cette prime en fonction des revenus d’un foyer, cela conforte l’idée que les femmes, notamment, ne peuvent bénéficier de cette aide puisque leur conjoint touche plus.

Le gouvernement français pourrait suivre l’exemple de l’Espagne dont le salaire minimum vient d’être augmenté de 22 %.

Les moyens financiers existent

La rémunération individuelle moyenne des patrons du CAC 40 atteint 5 millions d’euros par an, soit plus de 280 années de Smic. Cette augmentation de 14 % est la plus forte sur les dix dernières années.

Pour les patrons des 120 plus grandes entreprises, la rémunération individuelle moyenne annuelle s’établit à 3,8 millions d’euros pour 2017, soit 214 années de Smic avec une hausse de salaire de 10 %. L’an passé, les entreprises du CAC 40 ont réalisé près de 94 milliards d’euros de profits, soit le même niveau que 2007. Chaque année, les entreprises perçoivent 230 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales et fiscales, sans contrôle ni évaluation, et encore moins remboursement en cas de fermetures ou de licenciements boursiers.

Par exemple, depuis 2013, le CICE s’élève à 100 milliards d’euros. Il est temps d’en finir avec cette gabegie financière et cet assistanat qui servent seulement à remplir les coffres-forts des actionnaires… Comme le dit Emmanuel Macron, il y a vraiment un pognon de dingue dans le pays !

La CGT revendique également :
  • l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
  • l’ouverture immédiate de négociations salariales dans les entreprises et les branches ;
  • répartir justement les gains de productivité pour favoriser la croissance et l’emploi.

 Pour aller plus loin :

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