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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 07:45
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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 06:50

 

Sur les 15 derniers jours,  nous avons examiné au Sénat  le projet de loi Croissance et transformation des entreprises, dit Pacte.

Au sein de ce véritable mastodonte de près de deux cent articles, nous avons eu notamment à examiner plusieurs projets de privatisation : Engie, la Française des Jeux et ADP. Les discussions furent ani­mées sur le projet de privatisation Aéro­ports de Paris.

Tout d’abord, parce que nous parlons d’un groupe qui gère les 13 aéroports franci­liens et détient des participations dans 26 aéroports de 30 pays différents, avec des revenus en augmentation. Quelque 102 millions de passagers ont utilisé les aéro­ports franciliens en 2017 et Roissy-CDG devrait avoir à gérer un flux de 120 millions de passagers annuels d’ici à 2023, date de mise en service du terminal 4, ce qui en ferait le premier aéroport européen.

Ensuite, les aéroports sont des biens communs, au même titre que des autoroutes, les ports, les monuments, etc. Le précédent de 2006, à savoir la privatisation des autoroutes, pour lesquelles les actionnaires ont réussi à rentrer dans leur argent en dix ans et augmentent sans scrupules leurs profits, devrait inciter le gouvernement à davantage de prudence, de même que la privatisation de l’aéroport de Toulouse en 2014, véritable échec du ministre de l’Économie de l’époque… Emmanuel Macron. Le désengagement de l’État de secteurs stratégiques auquel nous assistons pose des problématiques de souveraineté et de sécurité. ADP constitue notre princi­pale porte d’entrée sur le territoire.

Enfin, n’oublions pas également les enjeux en termes d’emploi, alors que depuis l’ouverture du capital, deux mille emplois ont déjà été supprimés, et les enjeux en termes de maîtrise du foncier et donc, d’aménagement du territoire, poin­tés par les élus locaux. Pourquoi cette volonté de privatisation d’ADP ? Pour alimenter un fonds pour l’innovation, qui pourrait tout aussi bien être alimenté par les dividendes que génère ADP en restant public.

Pour terminer, il se murmure que Vinci, déjà actionnaire minoritaire, pourrait être intéressé… Donc, avec une précédente indemnisation pour l’abandon de Notre-Dame-des-Landes et son indemnisation en tant qu’actionnaire minoritaire suite à la privatisation d’ADP, si elle avait lieu, il se pourrait bien que Vinci tente d’acquérir un quarante-septième aéroport, avec l’argent des contribuables ! Si la privatisation avait lieu, cela pourrait donner dans quelques années un nouveau scandale politico-financier.

Avec notre groupe CRCE et le groupe socialiste, nous étions unanimes pour mettre en échec cette privatisation. La surprise est venue de la majorité sénatoriale et notamment du groupe Les Républicains qui ont très majoritairement voté contre également. Les raisons sont diverses, mais le fait de brader un monopole naturel, même chez les libéraux les plus convaincus est une aberration économique et sociale.

Il faut mettre cette question d’intérêts général sur la place publique, avec les salariés et les citoyens, pour ne pas que le gouvernement, avec l’aide de la majorité à l’Assemblée nationale, privatise Aéroports de Paris. 

 

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 10:09

La confiance selon Blanquer : concurrence et autoritarisme (PCF)

L'Assemblée nationale examine à partir d'aujourd'hui le projet de loi "pour une école de la confiance" porté par le ministre de l'Education nationale.

Jean-Michel Blanquer a donc décidé de restreindre la liberté d’expression des enseignant-e-s mais il leur fait "confiance" pour faire fonctionner l’école avec toujours moins de moyens. Il répond aux jeunes mobilisés à coups de flashball mais il leur fait "confiance" pour construire eux-même leur propre parcours. Comme ça, s’ils ne sont pas sélectionnés par Parcoursup, s’ils restent à la porte de l’université, ils seront les seuls responsables ! Et pour ne pas entamer sa propre confiance en lui-même, Blanquer supprime l’organisme chargé d’évaluer les politiques éducatives et le remplace par un conseil à sa botte.

Blanquer est bien le ministre d’un gouvernement des riches, pour les riches. Sa confiance, il la donne surtout à l’enseignement privé. L’obligation d’instruction dès l’âge de trois ans, qui était déjà quasiment effective, contraindra les communes à financer les écoles maternelles privées. Cet argent aurait pu servir à accueillir tous les enfants dans de meilleures conditions. Au lieu de ça, ce sera toujours plus de ségrégation sociale, toujours plus tôt !

La création d’"établissements publics des savoirs fondamentaux" regroupant les classes de la petite section de maternelle jusqu’à la fin du collège pose une nouvelle brique dans la construction d’une école à plusieurs vitesses. Pour la majorité, l’école du socle sera limitée aux fondamentaux, quand celles et ceux qui en ont les moyens bénéficieront de contenus plus ambitieux et de la possibilité d’entrer à l’université.

 

Nous ne faisons pas confiance à la sélection et au tri social pour assurer l’avenir de nos enfants et de notre société. Le PCF sera de toutes les mobilisations contre cette loi, dans les établissements, dans la rue, au parlement. Il y portera ses propositions pour une école de l’égalité et de l’émancipation. Il est urgent de reconstruire et d’imposer des politiques éducatives de progrès, au service de toutes et tous !

 

Parti communiste français,

Paris, le 11 février 2019.

La confiance selon Blanquer : concurrence et autoritarisme (PCF)
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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 06:47

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 06:38

 

Déjà, vous voulez restreindre la liberté de manifester. Ensuite, la liberté de la presse est mise à mal, comme l’illustre la lamentable tentative de perquisition dans les locaux de Mediapart, hier, ou la situation du journal l’Humanité, qui appelle la plus grande solidarité.

Le débat national est censé donner prioritairement la parole aux Fran­çais. C’est pour cela qu’il a été organisé. Des centaines de milliers de nos concitoyens s’en emparent et s’engagent. Toutefois, s’il est impossible de poser un couvercle sur la marmite qui bout de la parole des Français, dans le même temps, c’est bien le président de la République, et lui seul, qui se taille la part du lion médiatique, avec des shows présidentiels inté­gralement retransmis, dans lesquels il ne répond jamais positivement aux demandes exprimées, mais où il continue de plaider pour sa politique.

Dès lors, assiste-t-on à un grand débat national appartenant aux Français ou à une campagne présidentielle de rattrapage dans laquelle il n’y aurait cette fois qu’un seul candidat ? En matière de temps de parole, les comp­teurs du CSA doivent exploser. Il serait d’ailleurs intéressant que les chif­fres soient publiés au fil du débat, et pas dans trois mois ! Et rien ne s’arrangera avec les élections européennes, puisque la loi que vous avez fait voter va répartir les temps de parole de manière scandaleusement inégale.

Ma question est la suivante : quelles mesures comptent prendre le gou­vernement et les garants pour assurer, jusqu’au terme de ce débat et ensuite, une égalité d’accès au temps de parole politique et médiatique, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui ?

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 06:36

 

 

Article publié sur humanite.fr

Le syndicat récuse la fausse alternative présentée par le pouvoir entre suppression de services publics et hausse des impôts, et propose de s’attaquer aux niches et à la fraude.

Lutte contre la fraude, progressivité de l’impôt, répartition de la charge fiscale entre capital et travail, financement de la dette, sort des multiples niches fiscales… La CGT invite à un questionnement beaucoup plus riche que celui par lequel le gouvernement aborde le « grand débat national ». Dans la note préparatoire à celui-ci élaborée par Bercy, le questionnaire somme les Français de choisir entre suppression de services publics ou augmentation des impôts. Une fausse alternative que récuse le syndicat, qui a détaillé ses propositions pour réformer l’impôt, jeudi, à l’occasion de la sortie du guide fiscal annuel VO impôts [1] de la Nouvelle Vie ouvrière, consacré cette année en grande partie au prélèvement à la source.

Face au gouvernement qui semble vouloir réduire le mouvement des gilets jaunes à une « fronde antifiscale », la CGT Finances entend mettre au cœur du débat « l’intérêt de la fiscalité, qui n’est pas un boulet mais est une chance émancipatrice » pour « redistribuer les richesses » et « inciter à produire autrement », expose son secrétaire général, Alexandre Derigny. La fédération des finances de la CGT a adressé un courrier en ce sens au président de la République, dans lequel elle l’« exhorte à agir » en lui livrant des « pistes de réponses ». « Il n’est jamais trop tard pour changer de cap », écrivent les syndicalistes à Emmanuel Macron.

Des niches fiscales évaluées à 150 milliards d’euros par an

Ceux-ci mettent sur la table plusieurs propositions pour éliminer le déficit public, qui devrait avoisiner les 100 milliards d’euros en 2019. « Sans baisser les dépenses publiques, il y a des solutions simples pour résoudre cette équation », avance Alexandre Derigny. Première piste, les intérêts de la dette, qui coûtent plus de 40 milliards d’euros par an, pourraient être fortement réduits si l’État empruntait auprès des banques et non aux marchés financiers « qui se font du beurre sur le dos des contribuables », alors que « la Banque centrale européenne déverse des milliers de milliards d’euros » à des taux très faibles, relève le responsable syndical. Deuxième piste explorée par la CGT finances, l’État devrait s’attaquer au maquis des niches fiscales, dont le coût est évalué à 150 milliards d’euros par an. « Les deux tiers se concentrent sur les 10 % des particuliers les plus riches » et les entreprises, alors que leur efficacité n’est pas avérée, indique Alexandre Derigny.

Troisième axe, la fraude fiscale, estimée à 80 milliards annuels par la CGT finances, mais qu’une étude d’une université britannique vient de réévaluer à 118 milliards d’euros. « On ne donne pas les moyens humains et législatifs suffisants aux agents de l’État », s’insurge le secrétaire général, qui rappelle « les 40 000 suppressions de postes sur vingt ans à Bercy » alors que « le contrôle fiscal s’est largement complexifié » face à « des montages de plus en plus compliqués ». Pour le syndicaliste, « l’un des fondements du consentement à l’impôt, c’est le contrôle fiscal juste pour chacun. Aujourd’hui, ce n’est absolument pas le cas ». Sans pouvoir chiffrer précisément le gain d’une traque plus active, Alexandre Derigny l’estime au minimum à 15 milliards d’euros.

Enfin, la CGT défend l’idée d’une fiscalité plus progressive, avec un rendement plus important de l’impôt sur le revenu grâce à des taux plus élevés sur les hautes tranches, et une baisse concurrente des taxes proportionnelles type TVA, qui pénalise les plus modestes. Le taux normal de la TVA pourrait être abaissé immédiatement de 20 % à 15 %, propose le numéro un de la CGT finances. Le capital, lui, doit être « plus taxé que le travail », non seulement son « flux, mais aussi le stock », via le rétablissement d’un impôt sur la fortune (ISF) dont la suppression est une « aberration », juge-t-il. Tous ces choix permettraient de résorber les déficits publics, tout en faisant en sorte qu’« une majorité de citoyens soient gagnants », estime Alexandre Derigny.

 

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 06:41
L'union des forces - la seule solution! - par Ismaël Dupont
L'union des forces - la seule solution!

Augmentation du SMIC, rétablissement de l'ISF, abandon de l'augmentation de la CSG sur les retraités, réindexation des retraites sur l'inflation, taxes sur les GAFA, abandon du CICE qui bénéficie aux actionnaires des grosses boîtes et non à l'emploi, référendum d'initiative citoyenne, découplement des Présidentielles et Législatives, abandon du CETA et du TAFTA, arrêt des violences policières, de la répression contre les mouvements sociaux, interdiction des LBD, maintien des services publics de proximité, autant de revendications des Gilets Jaunes finistériens que partagent les communistes depuis longtemps et qui correspondent aux projets de loi déposés par nos parlementaires, véritables représentants du peuple.

Le mouvement des Gilets Jaunes est un combat de classe contre les dégâts d'une démocratie confisquée et les méfaits du néo-libéralisme, amplifiée par la politique inégalitaire et l'attitude méprisante d'Emmanuel Macron.

Ian Brossat, notre candidat tête de liste aux Européennes du 26 mai prochain, et Fabien Roussel, nouveau secrétaire national du PCF, portent les propositions progressistes des Gilets Jaunes dans le débat public et dénoncent à longueurs de journée la volonté de l'exécutif de confisquer le débat national au profit d'une politique en faveur des seuls privilégiés.

Ce mouvement des Gilets Jaunes permet le retour en force sur la scène publique du combat , des invisibles, des exploités, des dominés, des précaires: C'est un véritable et grand moment d'appropriation politique.

Aux côtés des syndicats qui luttent d'arrache-pied contre les politiques capitalistes, le parti communiste appuie ce mouvement populaire et tente de favoriser la convergence des luttes pour faire reculer Macron et infliger des défaite à ce fondé de pouvoir des milliardaires dont chaque déclaration ou presque est une provocation pour ceux qui voient leurs droits et leur vie quotidienne se dégrader.

Ensemble, on sera plus fort !

Ils ont les millions mais nous sommes les millions ! Aux élections européennes du 26 mai, il s'agit de battre cette politique néo-libérale, profondément réactionnaire, portée par Macron comme par la droite, mais aussi de refuser les séductions nationalistes xénophobes de l'extrême-droite pour promouvoir une Europe des travailleurs unis face aux pouvoirs de la finance !

La réinvention de notre démocratie, la révolution sociale et citoyenne sont de nouveau à l'ordre du jour mais seul le rassemblement de toutes celles et tous ceux qui ne supportent plus toutes ces injustices pourra la favoriser !

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

Photo Pierre-Yvon Boisnard

Photo Pierre-Yvon Boisnard

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 07:45
Les libertés en veilleuse - Patrick Le Hyaric, L'Humanité
Les libertés en veilleuse
Jeudi, 7 Février, 2019

L'éditorial de Patrcik Le Hyaric. L’État mute peu à peu en force de coercition, jouant sa légitimité à travers le recours à la force, en asséchant le débat démocratique. 

Plus de 2 000 personnes ont été blessées par les forces de l’ordre depuis le début du mouvement des gilets jaunes. Quatre-vingt-treize l’ont été gravement. Certaines se sont vues amputées d’un membre et treize ont perdu un œil. Les traumas crâniens, les visages défigurés s’ajoutent à ce sinistre recensement. Jamais, depuis la fin de la guerre d’Algérie, les forces de sécurité publique ne se sont autant compromises dans la violence envers leur propre population. Les lanceurs de balles de défense, qui ne sont utilisées par aucune autre police européenne, doivent impérativement être interdits comme le réclament de concert les parlementaires de gauche et des personnalités qui font autorité en la matière comme Alain Bauer.

Samedi dernier, les manifestants ont défilé en nombre pour exprimer leur solidarité avec toutes les personnes blessées, et leur colère face à une stratégie de maintien de l’ordre qui confine à la provocation en se substituant aux réponses politiques qu’appelle un mouvement de cette envergure et de cette durée. L’écrasante majorité des blessés ne faisaient aucunement partie des petits groupes de casseurs professionnels, connus des services de police et de renseignements.

Incontestablement, le macronisme enfile les vieux habits du parti de l’ordre. Celui qui, de tout temps, instille les désordres économiques et sociaux, et verrouille l’expression populaire, attisant ainsi la violence qui justifie le durcissement des méthodes de maintien de l’ordre. La méthode est rodée ! Voilà désormais que le gouvernement fait voter une énième loi sécuritaire, proposée par la droite et applaudie par l’extrême droite, qui écorne une nouvelle fois les libertés démocratiques. C’est désormais le droit constitutionnel de manifester qui se trouve mis en cause, soumis à une autorité administrative, en l’occurrence les préfets, au détriment de l’autorité judiciaire, sur simple suspicion, en contravention avec les conventions internationales et la Constitution. Nous devons nous demander, comme l’a courageusement fait un député centriste au Parlement, quel usage en ferait une force d’extrême droite…

S’ajoute à cela la connivence, chaque jour plus évidente, entre l’autorité politique et judiciaire qui pousse à des gardes à vue excessives dans un objectif d’intimidation, ou encore à des arrestations préventives souvent sans fondement. Le droit commun est peu à peu infecté par des mesures d’urgence. Serions-nous dans une situation permanente d’urgence ? D’urgence sociale, certainement, qui trouve face à elle l’éternelle matraque ! Évidemment, tout cela concourt à réprimer dans l’œuf tout mouvement de contestation d’un ordre établi qui ne trouve plus d’approbation majoritaire, mais au contraire une contestation parfois confuse mais déterminée au sein des classes populaires du pays.

Cette dérive sécuritaire est l’un des aspects de la dérive autoritaire de ce gouvernement dont les causes sont intimement liées à sa politique tout au service de la minorité d’accapareurs capitalistes. Elle ne peut être séparée de l’avilissement du Parlement, ramené au rang de caisse enregistreuse des directives d’un exécutif hypertrophié qui use de toutes les ficelles institutionnelles pour écraser toute résistance à l’agenda ultralibéral imposé à la nation.

Tout cela démontre la faiblesse intrinsèque des gouvernements qui se réclament du consensus libéral. Consensus pour brouiller jusqu’à le détruire le clivage entre la droite et la gauche, mais surtout consensus sans consentement d’une majorité de citoyens, des travailleurs, ouvriers ou employés. L’État mute peu à peu en force de coercition, jouant sa légitimité à travers le recours à la force, en asséchant le débat démocratique. Un État qui se délégitime aux yeux des classes populaires en bradant tous les actifs publics pour doper la folle machine capitaliste ou en mettant en œuvre des politiques antisociales.

Le mouvement social et ouvrier a su, à de nombreuses reprises, se lever pour la défense des libertés démocratiques, le droit de manifestation, la stricte séparation des pouvoirs. Il les a même suscités. Ce sera, aujourd’hui comme demain, encore et toujours, notre devoir.

Patrick Le Hyaric avec Glenn Le Saoût, deux candidats bretons aux européennes du PCF (Patrick Le Hyaric est n°3 sur la liste de Ian Brossat et député européen sortant), en débat sur l'Europe et les services publics à Carhaix - 2018

Patrick Le Hyaric avec Glenn Le Saoût, deux candidats bretons aux européennes du PCF (Patrick Le Hyaric est n°3 sur la liste de Ian Brossat et député européen sortant), en débat sur l'Europe et les services publics à Carhaix - 2018

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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 16:59
Communication de L'Humanité par Patrick Le Hyaric - Grâce à nous, l'Humanité vivra!
 

Vous défendez le pluralisme de la presse, vous voulez assurer l'existence du quotidien de Jaurès, de la gauche sociale, qui couvre les luttes, et apporte une autre voix en matière internationale et culturelle, faites un don. L'Humanité est indispensable! L'Humanité est irremplaçable! L'Humanité est notre bien commun!

https://www.donspep.caissedesdepots.fr/?journal=huma

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Communication de l'Humanité
Jeudi, 7 Février, 2019

Par Patrick Le Hyaric.

Le Tribunal de commerce de Bobigny a décidé de placer l’Humanité en redressement judiciaire, assorti d’un plan de continuation, avec une période d’observation de six mois renouvelables.
 
Cette décision et la période de transition qui s’ouvre désormais doivent permettre, dans un premier temps, de consolider notre économie de court terme tout en travaillant à un projet de pérennisation de l’entreprise.
 
Celui-ci passe notamment par la poursuite de la campagne de dons et de souscription, par la promotion des contenus de nos journaux et une augmentation des lecteurs et abonnés à l’Humanité et l’Humanité-Dimanche
 
Nous remercions toutes celles et tous ceux qui se sont déjà inscrits de diverses manières dans la chaine de solidarité pour protéger l’Humanité. Plusieurs centaines de personnalités d’opinions diverses, de syndicalistes et de syndicats, d’associations, de créateurs, de penseurs, de journalistes, des parlementaires et responsables politiques, ont tenu à manifester leur solidarité par des messages de soutien ou des dons. Des centaines de lectrices et lecteurs ont apporté en quelques jours 700 000 euros en souscription populaire. 470 abonnements ont été réalisés en moins de 10 jours auxquels s’ajoutent les abonnements que réalisent des lectrices et lecteurs dans le cadre de la campagne « à chaque lectrice, lecteur son (sa) nouvel(le) abonné(e) ».
 
Cette large mobilisation entamée conforte toutes les équipes de l’Humanité dans le difficile combat engagé. Elle doit encore s’amplifier. Samedi prochain, l’assemblée des amis de l’Humanité sera un moment de ce débat pour réussir une multitude d’initiatives visant à promouvoir l’Humanité, l’Humanité-Dimanche, l’humanité.fr, leurs contenus, leur rôle au service d’une information diversifiée et de qualité prenant le parti de la justice sociale, de la démocratie, d’une planète vivable et durable, du désarmement et de la paix.
 
La soirée de mobilisation du 22 février s’annonce déjà très importante. Elle sera à la fois la manifestation concrète de la mise sous protection populaire de l’Humanité, et l’un des moments importants pour créer les conditions d’un nouvel élan pour l’Humanité
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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 06:12
Ian Brossat - Imposons d'autres propriétaires à l'Europe des Banquiers (L'Humanité, mercredi 6 février 2019)
Ian Brossat « Imposons d’autres propriétaires à l’Europe des banquiers »
Mercredi, 6 Février, 2019

Européennes.  Le PCF a lancé sa campagne pour les européennes lors d’un meeting hier à Marseille, sous le slogan : « L’Europe des gens, pas l’Europe de l’argent ! » Un objectif qu’incarne, selon Ian Brossat, la liste qu’il conduit avec 50 % d’ouvriers et d’employés.

Vous souhaitez incarner « l’Europe des gens ». Si, avec les gilets jaunes ou des grèves comme celle d’hier, nombre de revendications sociales s’expriment, la défiance à l’égard de la politique est aussi très forte. Cette équation est-elle résoluble ?

Ian Brossat Il existe un gouffre entre la société et la représentation politique. Le Parlement européen compte 3 ouvriers pour plus de 700 eurodéputés. Cela en dit long et contribue très largement à la défiance. Nous, nous avons construit une liste à l’image de la société française, composée à 50 % d’ouvriers et d’employés. Cette liste traduit une volonté. L’Europe est aujourd’hui aux mains des banquiers et des lobbies. Nous voulons radicalement la changer, imposer d’autres propriétaires : l’Europe de l’argent doit céder la place à l’Europe des gens. Cette liste est aussi à l’image des mobilisations qui se sont levées depuis de nombreux mois contre la politique d’Emmanuel Macron avec des gilets jaunes, des cols bleus, des blouses blanches, des robes noires… En cette période, beaucoup s’interrogent sur l’avenir de la gauche, se demandent où elle est. En réalité, elle est partout. Ce sont ces ouvriers qui occupent leur usine pour la sauver, ces salariés d’EDF qui font passer l’électricité à tarif réduit le 24 décembre, ces hommes et femmes qui font vivre tous les jours la solidarité avec les migrants… C’est cette gauche-là que nous avons cherché à fédérer. J’y vois les ferments d’une gauche nouvelle, hors les murs, sociale, qui ne se reconnaît pas toujours dans les partis politiques, mais qui peut se retrouver dans notre liste.

Sur quelles transformations clés repose cette « Europe des gens » ?

Ian Brossat Il faut rompre avec la logique des traités européens fondée sur deux dogmes : l’austérité avec sa règle absurde des 3 %, et la concurrence qui nous incite à nous tirer dans les pattes à coups de dumping, social et fiscal. Rompre avec ces logiques n’est pas qu’une intention, cela se décline concrètement. Cela implique d’en finir avec la concurrence entre les travailleurs, avec un Smic européen harmonisé par le haut, l’interdiction des délocalisations à l’intérieur de l’Union européenne et la fin du travail détaché. De développer les services publics. La Banque centrale européenne a versé en dix ans 3 000 milliards aux banques privées sans aucune espèce de condition. Cet argent serait beaucoup plus utile s’il alimentait un fonds de développement des services publics. Ce sera un pilier de notre campagne et, dès la semaine prochaine, j’entame un tour de France des maternités en danger à Creil. Imposer une autre utilisation de l’argent est aussi fondamental. Avec l’évasion fiscale, 100 milliards d’euros en France et 1 000 milliards en Europe partent en fumée chaque année. Que des pays à l’intérieur même de l’Union se comportent en paradis fiscaux et transforment de fait l’Europe en passoire fiscale n’est pas acceptable. Nous proposons de taxer à la source les multinationales et d’harmoniser par le haut l’impôt sur les sociétés partout en Europe.

Emmanuel Macron envisage de coupler le scrutin européen avec un référendum pour clore le « grand débat ». Que pensez vous de cette proposition ?

Ian Brossat Un référendum, pourquoi pas.Mais il est scandaleux d’envisager qu’il puisse avoir lieu le même jour que les élections européennes. L’enjeu européen passerait complètement par pertes et profits. Emmanuel Macron a peur parce que sa conception de l’Europe est massivement rejetée, mais cette élection doit être l’occasion d’en parler. En outre, le président de la République envisage un référendum qui porterait exclusivement sur les enjeux institutionnels. C’est lunaire. Les Français depuis des semaines se mobilisent sur la question de l’ISF, l’augmentation du Smic, des salaires, des pensions de retraite, et on envisage de les interroger sur la diminution du nombre de députés. Les enjeux institutionnels sont importants, mais en quoi cela règle-t-il le problème de pouvoir d’achat rencontré massivement par les Français ? Envisagé comme tel, ce n’est rien d’autre qu’une grossière manipulation politique et ça ne fera pas illusion.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
Ian Brossat - Imposons d'autres propriétaires à l'Europe des Banquiers (L'Humanité, mercredi 6 février 2019)
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