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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 07:07
Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat

Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat

Au nom de l’intérêt général

Par Éliane Assassi  Sénatrice PCF de Seine-Saint-Denis, présidente du groupe CRCE

Le 7 mars prochain, le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) soumettra au vote du Sénat deux propositions de loi : l’une pour interdire l’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD – anciennement Flash-Ball) dans le cadre du maintien de l’ordre ; l’autre pour renationaliser les autoroutes. Le sujet de ce second texte a ressurgi dans le débat public dès les premières semaines de mobilisation des gilets jaunes. L’annonce d’une nouvelle hausse du prix des péages a cristallisé un mécontentement populaire tout à fait justifié.

Il faut rappeler ici que c’est en 2006 que l’État, tout en restant propriétaire, a concédé à des groupes privés la gestion du réseau autoroutier pour la somme de 14,8 milliards d’euros en sachant pertinemment que cela rapporterait de l’argent, beaucoup d’argent aux concessionnaires. D’ailleurs, s’il n’avait pas privatisé les autoroutes, l’État aurait encaissé plus de recettes que les 14,8 milliards d’euros de leur vente.

Aujourd’hui, dix-huit sociétés gèrent le réseau, parmi lesquelles de nouvelles qui ne sont pas encore bénéficiaires et d’« historiques », dont Vinci avec ses filiales mais aussi Eiffage, Sanef…

Ces « historiques » sont florissantes, d’autant qu’elles n’hésitent pas à faire appel à leurs propres filiales pour réaliser des travaux sur les tronçons autoroutiers.

Les dividendes versés à leurs actionnaires sont édifiants : 1,3 milliard en 2014 ; 3,3 en 2015, 4,7 en 2016 et 1,7 annoncé pour 2017. Pourtant, la plupart d’entre elles sont endettées. Mais, comme le précise l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), « cette dette est pratiquement soutenable et gérée dans l’intérêt des actionnaires, auxquels sont versés des dividendes considérables ».

Il s’agit donc bien d’un choix : privilégier le versement des dividendes et s’endetter pour investir… sur le dos des automobilistes. L’intérêt général est ici bafoué et les usagers considérés comme de simples réservoirs à dividendes.

L’État (propriétaire du réseau) est incapable de défendre ses intérêts et l’intérêt général. De mauvais choix en plan de relance défavorable aux intérêts publics, il s’est livré aux mains des intérêts commerciaux privés. Ainsi, toute disposition qui pourrait changer les termes des contrats passés avec les concessionnaires doit donner lieu à compensation.

Pour sortir de cette impuissance et en finir avec le détournement par les concessionnaires de l’argent public aux profits des actionnaires, nous proposons une solution : la renationalisation des autoroutes.

Au nom de l’intérêt général, l’État peut racheter les contrats de concession. Certes, cette opération est estimée entre 28 milliards et 50 milliards. Mais, comme le proposait une mission d’information parlementaire en 2004, l’État pourrait emprunter et cet emprunt serait remboursé non pas par l’impôt mais par le péage. C’est dans cette voie que s’est, par exemple, engagée l’Espagne en annonçant la renationalisation de 500 kilomètres de tronçons, qui vont ainsi repasser sous maîtrise publique.

Cette proposition rejoint des revendications exposées par les gilets jaunes aujourd’hui mais également par nombre d’associations d’automobilistes et d’élus, et ce depuis des années. Notre proposition de loi, que nous avions déjà déposée en 2014 mais qui n’avait pas été adoptée par le Sénat, s’inscrit pleinement dans ces exigences.

Lors de l’examen par le Sénat de la loi Pacte, la proposition gouvernementale de privatiser ADP a été très majoritairement rejetée grâce à des amendements de suppression déposés par différents groupes, dont le groupe CRCE.

Lors du débat, l’exemple de la privatisation des autoroutes a été pointé du doigt par plusieurs parlementaires, à l’instar d’un sénateur « Les Républicains » pour lequel « les mêmes qui, hier, ont bradé scandaleusement les autoroutes ont le culot de soutenir, aujourd’hui encore, que l’État a fait une bonne affaire ; ils sont prêts à nous refaire le coup, cette fois avec Aéroports de Paris ». On peut toujours espérer que les mêmes voteront en faveur de notre proposition de loi le 7 mars prochain…

L'Humanité, 18 février 2019

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 06:58
Elina Dumont - Ancienne SDF, gilet jaune, chroniqueuse pour les grandes Gueules à RMC, solidaire, candidate sur la liste européenne du PCF et de Ian Brossat: découvrez-la dans le Parisien et sur RTL

Marine Protais-Demoulière - Le Parisien, 28 août 2018

Elina Dumont, ancienne SDF: une guerrière sortie de la rue

Elle a vécu à la rue pendant quinze ans. Alors qu’une pétition circule aujourd’hui pour réclamer l’ouverture de centres pour les femmes sans abri, cette comédienne, aujourd’hui Grande Gueule sur RMC, parle de son passé.

Elle a connu l’enfer. Enfant de la Ddass (direction départementale des Affaires sanitaires et sociales), Elina Dumont est victime de viols à répétition dans le village normand de sa famille d’accueil. Elle débarque à Paris à l’âge de 18 ans. Elle qui rêve de faire des études devient SDF. Pendant 15 ans, elle use de stratagèmes pour se faire offrir un café, un repas ou une robe. Aujourd’hui comédienne et membre des Grandes Gueules (RMC), c’est avec un franc-parler singulier que cette habitante du XIXe arrondissement parisien revient sur son histoire.

Dans quelles conditions avez-vous grandi ?

ELINA DUMONT. Je suis née dans la mauvaise famille. Ma mère me frappait. Elle était folle, mais ce n’est pas pour rien ! Violée par son père, ma mère aussi a vécu dans la rue. Quand j’étais dans son ventre, elle était en hôpital psychiatrique. Alors à ma naissance, j’étais considérée comme enfant en danger. J’ai atterri dans une famille d’accueil en Normandie.

Votre mère est décédée quand vous aviez dix ans et demi. Que s’est-il passé ensuite ?

Je suis devenue pupille de l’État. Mais ça n’a rien changé, je ne connaissais pas les lois. Enfant, j’ai été abusée par tout le village. Quand t’es une petite fille et qu’on te chatouille là [NDLR : montrant son sexe du doigt], bah c’est rigolo ! Tu ne te rends pas compte.

Et vous avez commencé à fuguer à Paris…

À partir de mes 15 ans j’ai fugué plusieurs fois. De mes 18 à 19 ans, je vivais dans un foyer au Mans. Un jour, on m’a mise dehors. Alors j’ai pris un train. Moi, quand je pensais à Paris, je voyais la tour Eiffel, l’Arc de Triomphe… le Paris de TF1 depuis ma campagne quoi ! Mais en vrai, c’était pas du tout ça.

Que s’est-il passé à votre arrivée ?

Pendant trois jours, j’ai vécu l’horreur, violée par plein de fous. Pour m’en sortir, je n’ai pas eu le choix. Pendant quinze ans j’ai été sans-abri, je ne savais pas où j’allais dormir. Je faisais des ménages. Je dormais dans des squats ou chez des mecs que je draguais. J’avais 18 ans, j’étais jolie. Et des fellations, j’en ai fait toute ma jeunesse, je n’étais pas à une près. L’important, c’était que je déjeune ou que j’ai une belle robe.

Vers 27 ans, vous avez trouvé un travail…

Recommandée par un homme que j’avais rencontré, j’ai travaillé au standard d’un grand journal national. Mais j’ai tout perdu : mon boulot, mon appart. Tout ça à cause du crack. J’ai fait des conneries et je me suis fait virer au bout de quelques mois. À l’époque, j’ai trouvé ça injuste. J’ai répandu mon histoire et une journaliste est venue me voir pour me faire une proposition : Marie Desplechin cherchait une baby-sitter pour ses deux jeunes enfants. En échange, elle m’offrait une chambre de bonne. J’y suis restée environ un an. Cette femme m’a sauvée. Grâce à elle, j’ai compris que je n’étais pas un objet sexuel.

 

Vous vous méfiez des hommes parce qu’ils ont abusé de vous, mais pas que…

Tout le monde a abusé de moi. Des femmes aussi, et des femmes riches. Elles étaient plus gentilles que les hommes, moins dangereuses. Mais j’ai décidé de vivre seule toute ma vie. Je serai peut-être malheureuse mais je m’en fous, j’ai plein d’amis !

Votre histoire, vous l’assumez, vous la racontez… Vous permet-elle de dénoncer ?

Oui ! Aujourd’hui, je suis comédienne. J’ai joué mon spectacle « Des Quais à la Seine » pour la première fois en janvier 2012. Un journaliste était là et il a fait mon portrait. Suite à ça, Flammarion m’a proposé d’écrire mon livre, « Longtemps, j’ai habité dehors ». Durant la promo, j’ai été invitée au Grandes Gueules sur RMC et depuis, j’y travaille comme intervenante sociale. Sans eux, je ne pourrais pas dénoncer la pauvreté.

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 06:37

"Mes amis de "L'Humanité", je suis choqué d'apprendre que "L'Humanité" pourrai disparaître, ce quotidien français qui a toujours été la voix des opprimés et de la classe ouvrière depuis plus d'un siècle. Contrairement à la presse bourgeoise, "L'Humanité" est le journal du peuple, pas celui des gouvernants, et il a toujours donné la priorité à ceux qui se battent pour l'émancipation et la dignité, c'est un trésor national et mondial dont l'avenir doit être aussi radieux que le passé.

Moi comme nous tous, soutenons l'Humanité"

Mumia Abou Jamal,

Journaliste, Ancien condamné à mort (soutenu par l'Humanité pendant des décennies), toujours emprisonné aux Etats-Unis. 

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Mumia Abu-Jamal soutient l'Humanité: l'Humanité est le journal du peuple!
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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 20:53
Regis Debray, écrivain, philosophe, s'engage pour l'Humanité

"Parce qu’il en va, avec l’Humanité, du sort de l’exception française. Pardonnez le patriotisme du propos qui fut, après tout, celui des communards. Il s’agit de savoir si la France peut rester le pays en Europe où le Dictionnaire des idées reçues, partout dans l’Occident capitaliste, ne constitue pas une référence obligatoire ; le pays qui garde assez de mémoire, notamment d’un mouvement ouvrier enraciné dans la communauté nationale, pour pouvoir se donner un avenir digne de lui ; où un peuple peut encore se mettre en ordre de bataille sans céder à la violence bête ou au laisser-aller raciste ; où le monde à plusieurs voix du social-libéralisme n’a pas le monopole de la conversation. C’est cette possibilité de dissidence, tant culturelle que politique, qu’il s’agit à présent de sauvegarder, en quoi votre combat est celui de notre avenir à tous. À bientôt donc et haut les cœurs !"

Regis Debray, écrivain, philosophe, L'Humanité, 22 février

Regis Debray, écrivain, philosophe, s'engage pour l'Humanité
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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 08:20
Un budget en baisse d'un milliard pour les personnes âgées, l'Elysée refuse de recevoir l'intersyndicale des EHPAD (L'Humanité, Jeudi 21 février)
L’Elysée refuse de recevoir l’intersyndicale des Ehpad
Jeudi, 21 Février, 2019
En s’invitant, jeudi 21 février, à l’Elysée, les représentants des organisations de salariés des Ehpad et des directeurs d’établissements n’imaginaient pas être éconduits sous le prétexte de la présence des caméras de France 3. 
Vous ou les caméras, en l’occurrence celles de France 3. C’est le marché que le service de sécurité de l’Elysée a proposé, jeudi 21 février, à l’intersyndicale des salariés des maisons de retraite et de l’aide à domicile (CGT, Force ouvrière, CFE-CGC, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires, Fédération autonome, Ufas, Unsa) et des directeurs d’établissements (AD-PA). Ces derniers se sont rendus à l’Elysée dans l’espoir d’obtenir le rendez-vous avec Emmanuel Macon qu’ils demandent depuis plus d’un an. Ils comptaient également déposer quelque 30 000 motions et pétitions. « Non seulement l’Elysée ne veut pas nous recevoir, mais on refuse de prendre nos pétitions signées par des milliers de salariés, des familles et des personnes âgées », a protesté, pour l’intersyndicale, Pascal Champvert, le président de l’AD-PA (Association des directeurs au service des personnes âgées). Lequel a promis de revenir.
 
Un budget en baisse de plus d’un milliard
Dans un courrier adressé à Emmanuel Macron, les dix organisations syndicales et l'AD-PA regrettent que, malgré les annonces du gouvernement, rien n'a changé depuis plus d'un an « dans la plupart des établissements et dans les services d'aide à domicile ». En 2019, 20,8 milliards d’euros seront consacrés aux personnes âgées en perte d’autonomie et aux personnes handicapées. Un budget en baisse de plus d’un milliard. L’intersyndicale envisage une nouvelle journée de mobilisation en avril. « Rien ne changera sans le renforcement des effectifs et une augmentation des salaires », estime Malika Belarbi (CGT). En matière d’effectifs, les dix organisations syndicales de salariés continuent de revendiquer un ratio d’un salarié pour un résident en Ehpad.
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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 08:19
Immigration. L’appel au secours des étrangers en rétention (L'Humanité, Emilien Urbach, 22 février 2019)
Immigration. L’appel au secours des étrangers en rétention
Vendredi, 22 Février, 2019

« Trois suicides en une semaine ! » C’est le SOS lancé par un Marocain depuis le centre de Coquelles. Un rapport dénonce l’absence d’accès aux soins des étrangers retenus.

C’est un véritable appel au secours, lancé de derrière les barbelés du centre de rétention administrative (CRA) de Coquelles (Pas-de-Calais), qu’a reçu, mardi soir, Laurent Caffier, militant solidaire des exilés dans le Calaisis. « Y a un Érythréen qui s’est suicidé. On ne sait pas s’il est mort ou non. C’est la troisième fois cette semaine. S’il vous plaît ! C’est un SOS ! » entend-on sur l’enregistrement audio qu’il a immédiatement fait parvenir à l’Humanité. « Il faut nous aider ! » lance une autre voix derrière celle du premier témoin.

Joint, mercredi, par téléphone, ce dernier se présente sous le prénom d’Ahmad, un immigré marocain enfermé depuis vingt-quatre jours. Il dit avoir été interpellé lors d’un contrôle d’identité. Sa situation administrative aurait basculé à la suite de son divorce d’avec sa femme française, il y a quelques années. Une véritable descente aux enfers. « J’avais une maison, un travail en CDI, raconte l’homme. À la suite de cette séparation, j’ai tout perdu. » Le voilà aujourd’hui passible d’expulsion vers un pays où il n’a plus aucune attache et retenu entre les murs de ce CRA, témoin abasourdi du sort réservé à ses semblables. « On n’a rien fait de mal ! clame-t-il. On est enfermés comme dans une prison. Mal logés, mal nourris, sans suivi médical. C’est grave ! »

Ahmad a tenté de dénoncer ce à quoi il assiste au sein du CRA en adressant un courrier à la Ligue des droits de l’homme. L’envoi lui a été refusé. Il nous a fait parvenir une photo du courrier. « Je vous informe d’une tentative de suicide, hier soir, à 8 h 30, à cause de la maltraitance au centre et des comportements abusifs envers des personnes qui n’ont commis aucune infraction pénale, peut-on lire dans cette lettre. J’estime que tout ce qui se passe ici est contraire à mes droits. »

« Je préférerais être en prison »

Ce mercredi matin, un autre retenu se présentant comme Farouk se saisit du téléphone d’Ahmad. « Je suis enfermé depuis quinze jours, indique l’homme d’origine algérienne. Ils m’ont emmené ici en pyjama et sans mes lunettes. Je n’ai aucun habit. J’ai assisté à plusieurs tentatives de suicide. Un homme a bu une bouteille de shampoing devant moi, hier, à la douche. Moi-même, j’ai des pensées suicidaires. On nous dit qu’on peut rester enfermés ici trois mois. J’ai une femme, une maison, ma mère vit en France. Je ne comprends pas ce que je fais ici. Je préférerais être en prison. Au moins, là-bas, tu sais quand tu sors. »

Que se passe-t-il derrière les murs de cette prison pour étrangers ? « Je n’ai pas le droit de vous répondre, indique l’infirmière présente mercredi au CRA. Contactez le chef de poste. » L’officier de la police aux frontières nous invite, pour sa part, à contacter sa hiérarchie : « Je ne peux pas vous donner les informations que vous demandez. » Le centre d’information et de commandement nous renvoie, à son tour, vers la préfecture. « Nous ne savons pas si nous pourrons répondre dans les délais, indique une dame au téléphone. Il faut que les informations que nous vous donnons soient validées par mes supérieurs. »

L’omerta sur les conditions dans lesquelles vivent Ahmad et Farouk et les drames auxquels ils disent avoir été confrontés est totale. Même chez France Terre d’asile (FTA), organisme chargé de l’accompagnement des retenus au sein du CRA de Coquelles, rien ne filtre. « Il faut contacter Paris », nous indique une des personnes de l’association présente sur place. « Le porte-parole de FTA ne souhaite pas commenter vos informations », nous répond le service de communication de la structure. La personne au bout du fil confirme toutefois avoir été informée de trois tentatives de suicide depuis dimanche. Elle s’autorise également à pointer l’absence d’accompagnement psychologique au sein des CRA et le facteur aggravant de la détresse psychique que constitue l’allongement de la durée de rétention, adopté par le législateur au début du mois d’août 2018.

Absence de psychologue

Des affirmations que confirme la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, qui a publié jeudi, au Journal Officiel, un nouvel avis relatif à la prise en charge sanitaire des personnes étrangères au sein des centres de rétention administrative. « Lors de la création des CRA en 1981, la durée d’enfermement ne pouvait dépasser 7 jours, rappelle l’ex-présidente du Syndicat de la magistrature. L’allongement de cette période, jusqu’à 90 jours aujourd’hui, rend de plus en plus vulnérables des personnes déjà fragilisées par une grande précarité du fait de leur situation administrative. »

Après avoir visité une soixantaine de CRA, Adeline Hazan dénonce l’absence de psychologue, de psychiatre et de garantie d’accès aux soins à l’entrée dans les centres et durant la période de rétention. « Dans un cas, nous avons même vu un policier chargé de filtrer les demandes de prise en charge médicale des retenus », assure-t-elle. Les étrangers enfermés dans les CRA « ne sont pas des délinquants, mais on les retient dans des lieux très carcéraux, dans lesquels l’hygiène et le confort sont inacceptables », pointe encore Adeline Hazan. Et d’ajouter à l’annonce des trois tentatives de suicide vraisemblablement survenues à Coquelles, cette semaine : « Les récentes grèves de la faim étaient déjà des actes de désespoir. »

Le cri de détresse lancé par Ahmad et Farouk pourrait bien n’être qu’une petite partie, rendue audible par l’attention de quelques militants solidaires, d’un grondement bien plus profond de tous ceux qu’on enferme pour n’être pas nés du bon côté de la frontière.

Émilien Urbach
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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 05:53
Il y a danger et imposture à assimiler comme Macron antisionisme et antisémitisme

L'assimilation par Macron de l'antisionisme à l'antisémitisme, et même à la forme moderne d'antisémitisme, son annonce le 20 février 2019 au dîner du CRIF, une organisation communautaire française proche actuellement du Likoud israélien et de la politique de Netanyahou, d'un accord pour la définition de l'antisémitisme promue par "l'Alliance internationale pour la mémoire de l'Holocauste", très proche des positions du gouvernement israélien, qui assimilerait critique de l’État d'Israël, antisionisme, et antisémitisme, ferait rentrer potentiellement sous le coup de la sanction de la loi contre ce racisme particulier, violent, tenace et dangereux qu'est l'antisémitisme des opinions exprimées contre Israël, nous semble particulièrement grave. 

Ce n'est pas nouveau chez Macron, il avait déjà tenu ce discours en juillet 2018 pour la commémoration des 75 ans de la Rafle du Vel d'Hiv en présence de Netanyahou, ainsi intronisé représentant des Juifs de France.

Dominique Vidal rappelait les mots de Macron en septembre 2018 pour une interview à Rouge Finistère, le journal de la fédération du PCF du Finistère:
 
"« Nous ne cèderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventée de l’antisémitisme. »
C’était la première fois qu’un chef de l’État reprenait à son compte cet amalgame inacceptable entre une opinion parfaitement licite, qui conteste la réponse de Theodor Herzl à la « question juive », comme on disait à l’époque, et un délit, puni, comme toutes les formes de racisme, par les lois de la République. Ce faisant, il commettait à la fois une erreur historique et une faute politique."

Nous ne nions pas que certains courants antisionistes sont antisémites et sommes même très inquiets de voir que, sur les réseaux sociaux, dans la fachosphère, l'antisionisme peut être le prétexte et le maquillage de l'antisémitisme. 

Nous ne nions absolument pas la réalité et la gravité de l'antisémitisme, le nombre inquiétant de passages à l'acte antisémites (profanations, croix gammées, insultes, agressions, etc) venus de différents segments de la société française et des sociétés européennes.  Nous sommes révoltés par ces résurgences de la bête immonde, du racisme en général et de ce racisme avec des traits singuliers en particulier. En même temps, ce racisme particulier, plus ou moins affirmé et assumé, qu'est l'antisémitisme, n'a jamais vraiment disparu dans la société française, même s'il nous semble minoritaire. 

Mais comme l'écrit le MRAP dans un communiqué le 21 février:

 Si nous n'oublions pas " que certains courants antisionistes sont de fait antisémites… il appartient au juge de les sanctionner. Les lois actuelles le permettent. Il faut les appliquer avec détermination. Les tribunaux ne s’y trompent pas qui ont su reconnaître derrière certaines déclarations "antisionistes" la réalité de l’antisémitisme et les condamner. Mais au nom du sionisme d’autres courants politiques justifient une politique d’apartheid inscrite en 2018 dans la loi fondamentale en Israël. Critiquer la politique israélienne menée au nom du sionisme, condamner l’occupation et la colonisation des terres palestiniennes, réclamer l’application de sanctions devant le refus permanent des autorités israéliennes de respecter le droit international n’a rien à voir avec l’antisémitisme".

Le sionisme et l'antisionisme sont devenus des concepts flous, qu'il faudrait à notre sens d'ailleurs se dispenser d'employer rapidement pour bien savoir de quoi on parle.

Il y a des grandes différences entre le sionisme théorisé comme projet nationaliste d'une Terre et d'un État pour un Peuple en diaspora et souvent persécuté de Théodore Herzl, le "sionisme" mis en pratique par les Israéliens dans les années 40-50-60 comme volonté de défense, d'expansion, voir d'expulsion et de colonisation, des Israéliens face aux Palestiniens et aux Arabes, le sionisme fondée par la religion, le retour à la terre sacrée des Juifs ou la nécessité d'un grand Israël pour faire revenir le messie, le "sionisme" de l'Européen ou de l'Américain pro-israélien, celui de l'Israélien pour qui Israël est simplement une réalité fragile, une population de concitoyens, une patrie et un lieu de vie et de racines, qu'il faut défendre et protéger contre des menaces sérieuses.

Être sioniste, ce peut aujourd'hui être simplement attaché à l'existence et à la sauvegarde des intérêts essentiels du peuple israélien. Est-ce que cela veut dire vouloir prolonger la négation du droit à un État, à l'autodétermination des Palestiniens, le soutien à une politique coloniale, d'oppression, d'apartheid? Pas forcément. Ou disons du moins alors que le mot recouvre des réalités d'attitudes très différentes et contradictoires. Inclue t-on d'ailleurs dans Israël les Palestiniens, les non Juifs ou non, sachant que le projet sioniste originel est ambivalent sur l'inclusion des non-juifs dans la nation israélienne? 

Dans l'histoire, et jusqu'à aujourd'hui, beaucoup de Juifs ont été antisionistes, en Europe, et même en Israël, avant 1948 par refus du communautarisme et du nationalisme fondée sur une communauté religieuse, par souci d'intégration dans une communauté nationale civique et plus large, pour des raisons religieuses, ou par internationalisme, universalisme, progressisme, et projet révolutionnaire à mettre en œuvre dans son pays. Avant la seconde guerre mondiale, on peut même dire que la majorité des Juifs d'Europe ne se retrouvaient pas dans l'idée que l'avenir du peuple juif se jouait en et par le "retour" en Palestine. Aujourd'hui encore, beaucoup de personnes de culture juive d'Israël, d'Europe ou d'Amérique condamnent avec une grande lucidité et vigueur la politique coloniale de l’État d'Israël, ses violations des droits de l'homme, son cynisme dans la violation des droits des Palestiniens. Sont-ils antisémites? Ce n'est pas sérieux de le prétendre. Comme ce n'est pas sérieux de prétendre que les militants qui combattent le racisme au quotidien, et parmi les racismes, cette forme particulière, insidieuse et trop tragiquement attestée dans l'histoire, sont "à demi antisémites", antisémites sans le savoir ou tout à fait antisémites, parce qu'ils déploient aussi une partie de leur activité militante à dénoncer les entorses au droit international et aux droits des peuples à disposer d'eux-mêmes de l’État israélien, la politique coloniale des gouvernements israéliens, l'emprisonnement des enfants, leur exécution, les massacres de manifestants désarmés à Gaza ou en Cisjordanie. Ce n'est évidemment pas un combat contre les Juifs mais pour des valeurs universelles, la paix, et pour l'avenir et l'intérêt des Israéliens eux-mêmes dans cette région. Des Israéliens de gauche, partisans de la Paix, lucides et courageux, l'ont compris eux aussi. 

A l'inverse, nous n'avons aucune leçon de lutte contre l'antisémitisme à recevoir des Netanyahou, Trump et consorts, de ceux qui soutiennent leur politique ici en France ou en Israël, dans la relation aux Palestiniens et au droit international. Netanyahou a pris des éléments d'extrême-droite, fascistes et racistes dans son gouvernement, capable des déclarations les plus odieuses et les plus menaçantes contre les Palestiniens. C'est Avigdor Lieberman, ministre de la défense de Netanyahou jusqu'en 2018, qui comparait le poète palestinien Mahmoud Darwich à Hitler, qui demandait la grâce pour Elor Azaria ce militaire israélien ayant abattu dans le dos un palestinien à Hébron, qui demandait le boycott des magasins et affaires tenus par des Arabes palestiniens en Israël, et tant d'autres politiques d'oppression et de ségrégation mises en pratique.  C'est Ayelet Shaket, ministre de la justice de Netanyahou qui en pleine guerre de Gaza en 2014 postait sur sa page Facebook où elle qualifiait les enfants des mères palestiniennes de "serpents" à éliminer:

«Ce sont tous des combattants ennemis, et leur sang devrait leur retomber sur la tête. Cela inclut également les mères de martyrs, qui les envoient en enfer avec des fleurs et des baisers. Elles devraient suivre leurs fils, rien ne serait plus juste. Elles devraient partir, tout comme les maisons dans lesquelles elles ont élevé les serpents. Sinon, d'autres petits serpents y seront éduqués»             

A l'inauguration de la nouvelle ambassade américaine à Jérusalem annexée, le 14 mai 2018, il y avait à côté de Benyamin Netanyahou les pasteurs évangéliques protestants américains John Hagee et Robert Jeffrees. Le premier, rappelle le journaliste Eric Alterman dans Le Monde Diplomatique de février 2019 ("A rebours de la politique proche-orientale de Donald Trump. Israël s'aliène les Juifs américains"), considère qu'Adolf Hitler était le "bras armé de Dieu"; le second estime que tous les Juifs sont destinés à l'enfer. L'un et l'autre animent le courant le plus favorable à Israël au sein de la société américaine: celui des chrétiens conservateurs sionistes". 

Ce n'est pas un micro-phénomène: Netanyahou était un des seuls chefs d’État présent à l'intronisation comme président du Brésil du militaire fasciste et raciste Bolsonaro, avec le Victor Orban, le chef de l'extrême-droite au pouvoir en Hongrie avec qui Netanyahou entretient les meilleures relations comme avec l'ensemble du groupe de Visegrad dominée par l'extrême-droite. 

Cela peut paraître étonnant mais, on le sait notamment depuis l'ancien homme de Vichy antisémite Tixier-Vignancour, l'extrême-droite antisémite peut soutenir très chaleureusement le projet national israélien, jusque dans ses dimensions les plus impérialistes et colonialistes, parce qu'il procède d'une politique nationaliste de la force et de la volonté de puissance, parce qu'il tient en respect, mate ou opprime une autre catégorie détestée, les arabes et/ou les musulmans, parce qu'ils préfèrent savoir les Juifs en Israël qu'en Europe ou aux États-Unis et sont ennemis du métissage. Inversement, Netanyahou peut voir un reflet de son propre nationalisme affairiste à dimension raciste dans ces dirigeants d'extrême-droite, y compris Trump. 

Donc l'équivalence antisionisme-antisémitisme est très approximative, relève même de la part de Macron et du CRIF d'une forme de terrorisme intellectuel ( "tu ne critiqueras pas la politique de l’État israélien car sinon tu es un antisémitisme" ) qui fragilise objectivement l'efficacité de la lutte contre l'antisémitisme, instrumentalisée pour soutenir la politique de la droite et de l'extrême-droite israélienne, alors que cette lutte contre l'antisémitisme s'accommode mal d'un statut d'exception pour l’État d'Israël et d'un engluement dans l'occupation, la ségrégation, l'humiliation et la répression des Palestiniens incapable de préparer une coexistence pacifique durable. 

L'offensive contre la critique de la politique coloniale israélienne et l'action de solidarité internationale pour le droit des Palestiniens a commencé avec la criminalisation par Michèle Alliot-Marie en 2010 de BDS, la campagne prenant le modèle de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud Boycott Désinvestissement Sanction, soutenue des juifs israéliens progressistes et anti-colonialistes, sous prétexte que BDS serait d'essence "antisémite", directive de la ministre de la justice Alliot-Marie qui Christiane Taubira n'a pas retirée.

Pour ma part, je trouve que ça n'a pas de sens aujourd'hui, et que c'est même dangereux, de remettre en cause l'existence de l’État d'Israël, la présence juive en Israël, même si l'on peut discuter des fondements religieux voire "raciaux" de cet État, et je comprends l'attachement affectif et symbolique de beaucoup de personnes d'origine juive à Israël, c'est normal au vu de l'histoire, des liens familiaux. L'antisionisme radical qui remettrait en question l'existence même de l'Etat d'Israël et du peuple israélien, qui existe maintenant depuis plusieurs générations et plus de 70 ans, ne me semble donc pas légitime, même si au départ ce pouvait être une opinion tout à fait soutenable, notamment du point de vue des Palestiniens et du point de vue du refus du colonialisme. On ne peut pas nier le droit à l'existence des Israéliens, mais on ne peut pas nier non plus le droit à l'existence, à l'égalité des droits, à la paix, à la liberté et à la sécurité, à l'auto-détermination, des Palestiniens, et c'est pourtant ce que les zélés défenseurs de la politique de Netanyahou et des gouvernements israéliens font.    

N'oublions pas que de grands intellectuels ou dirigeants politiques de gauche en Israël, même sionistes modérés comme Zeev Sternhell, Avraham Burg, ancien président travailliste de la Knesset, et bien d'autres encore, alertent sur l'évolution de la vie politique et sociale israélienne, gangrénée par l'occupation et le projet colonial, vers une forme de racisme d’État et de remise en cause des libertés et de l'égalité des droits.

cf.

Zeev Sternhell, historien israélien de gauche : « En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts »

Cela devrait aussi nous interroger. 

Nous sommes aussi indignés de voir que dans certains discours politiques et médiatiques les Français d'origine arabe ou de culture plus ou moins musulmane sont soupçonnés en bloc, majoritairement ou très fortement d'être tentés et séduits par l'antisémitisme, a fortiori s'ils ressentent comme une injustice flagrante la politique de l’État d'Israël vis-à-vis des Palestiniens et l'impunité dont elle bénéfice. Ce discours qui oppose des parties de la population française entre elles, qui voudraient mettre à la marge de la République et de ses valeurs une partie de la population française, en vertu de son origine, a des dimensions fantasmatiques, xénophobes, et est tout sauf une garantie d'unité nationale et républicaine. Là, des gens comme Emmanuel Valls jouent carrément avec le feu!

Nous sommes scandalisés d'entendre les couplets sur le prétendu "antisémitisme" latent des critiques de la politique israélienne venues de la gauche qui défend le droit international et les intérêts du peuple palestinien par souci de justice et anti-colonialisme, Parti communiste, France Insoumise, NPA, EELV ou autres.

Pour ce qui est du Parti Communiste, qui depuis le début de son histoire a toujours combattu toutes les formes de racisme, y compris dans le colonialisme, qui a toujours combattu aussi les idées d'extrême-droite et antisémites, y compris en payant le prix du sang pendant la seconde guerre mondiale, qui a compté énormément de militants résistants, de militants et de dirigeants d'origine juive, ce discours est particulièrement mensonger, insultant et malhonnête et renvoie à une dangereuse confusion des rôles et des valeurs qui ne sert pas elle aussi la cause de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme.     

Ismaël Dupont  

 

   

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 20:47

UBS : une condamnation à la hauteur et un appel à renforcer la lutte contre la fraude fiscale (Fabien Roussel)

 

Enfin ! Reconnue coupable de « blanchiment aggravé de fraude fiscale » et de « démarchage bancaire illégal », la banque suisse a été condamnée ce mercredi par le tribunal correctionnel de Paris à une amende record de 3,7 milliards d’euros. Je veux d’abord saluer le courage des lanceurs d’alerte qui ont su résister aux pressions et menaces de toutes sortes, y compris contre leur vie, pour permettre la mise à jour de ces pratiques indécentes.  Je veux aussi souligner le rôle important de la presse, qui a su enquêter et révéler cette affaire au public.

Mais il faut aller plus loin. Tant que l’on ne mettra pas en place des règles claires pour les contrer, les affaires d’évasion fiscale continueront de prospérer encore longtemps. C’est pourquoi il est urgent d’agir, au niveau européen mais aussi national, pour mettre fin à un système qui prive nos budgets de recettes fiscales indispensables pour financer les politiques publiques.

Adoptons sans attendre, comme je l’ai proposé à l’Assemblée, une liste noire crédible des paradis fiscaux, en lieu et place de l’actuelle, où ne figurent ni la Suisse, ni l’Irlande, ni les Pays-Bas, ni le Luxembourg, ni aucun des cadors de la triche mondiale. Et mettons en place l’imposition à la source des bénéfices des multinationales au lieu d’attendre, comme maintenant, qu’ils soient transférés vers des pays champions du dumping fiscal.


L’exigence de transparence et de justice fiscale monte de toute part, pas seulement en France. C’est aux Etats d’y répondre en priorité, et non aux seuls lanceurs d’alerte et à la justice. 

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord

Paris, le 20 février 2019.

UBS : une condamnation à la hauteur et un appel à renforcer la lutte contre la fraude fiscale (Fabien Roussel)
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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 18:29
Escalade répressive, aspirations démocratiques - Des violences policières aux violences judiciaires, par Raphaël Kempf, Le Monde Diplomatique, février 2019

Escalade répressive, aspirations démocratiques

Des violences policières aux violences judiciaires

Débordé par un mouvement social inédit, le gouvernement français s’est lancé dans une surenchère législative, au risque d’entraver la liberté de manifester. Entretenant un rapport cynique avec la violence, il enjoint à tous de la condamner, sauf quand elle relève de sa responsabilité. À défaut d’issue politique, il joue le pourrissement et engage une répression sans précédent depuis les années 1960.

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 18:22
Recomposition politique et sociale - Lutte de classes en France - par Serge Halimi et Pierre Rimbert, Le Monde Diplomatique, février 2019

Recomposition politique et sociale

Lutte de classes en France

Au mouvement des « gilets jaunes » le chef de l’État français a répondu en lançant un « grand débat national ». Ce genre d’exercice postule que les conflits sociaux s’expliquent par des problèmes de communication entre le pouvoir et ses opposants, plutôt que par des antagonismes fondamentaux. Une hypothèse hasardeuse…

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