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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 05:30

 

Des cris d’alerte, de colère et de souffrance résonnent dans tout le pays. Les établissements de santé vont mal, les personnels sont épuisés, éreintés, à bout de souffle. Aujourd’hui, 183 services d’urgences sont en grève, depuis plusieurs mois pour certains d’entre eux. Les urgences sont un miroir grossissant du dysfonctionnement du système de santé. L’été risque d’être catastrophique, avec plusieurs pics caniculaires annoncés. Ce que réclament les syndicats et les personnels, ce sont des moyens humains et matériels supplémentaires, mais aussi la valorisation des métiers et la revalorisation des salaires.

Vous renvoyez le problème à plus tard, avec un rapport sur les urgences annoncé pour l’automne : un rapport de plus, qui rejoindra ceux, couverts de poussière, que l’on empile dans les placards.

Voilà résumée, en quelques mots, la réalité vécue au quotidien par un personnel professionnel qui tient encore debout – mais pour combien de temps ? Vos réponses, madame la ministre, consistent à renvoyer le problème à plus tard, avec un rapport sur les urgences annoncé pour l’automne : un rapport de plus, qui rejoindra ceux, couverts de poussière, que l’on empile dans les placards. Le meilleur rapport qui puisse exister, c’est l’expression même des personnels soignants. Je crois à l’intelligence syndicale, citoyenne et collective.

Vous avez confié une mission à M. le député Thomas Mesnier, rapporteur du projet de loi « ma santé 2022 » – et, fidèle à ses convictions, il ne pourra pas démentir ce qu’il a écrit ou co-écrit – et au professeur Carli, qui a déjà rendu des conclusions en 2013, dans un rapport dont voici un extrait : « Le problème de l’aval des urgences dépasse largement la difficulté exprimée par les urgentistes de "trouver des lits". Ce n’est pas un problème d’organisation ou une défaillance des équipes médicales d’urgence. La saturation des urgences est avant tout un problème de l’établissement de santé. Elle est le plus souvent la conséquence et non la cause d’un défaut d’organisation de l’établissement. »

L’hôpital ne doit pas être géré comme une entreprise. Il faut redonner la priorité aux humains.

En 2013, il est donc écrit noir sur blanc que le problème ne tient pas à un défaut d’organisation ; en 2019, le projet de loi que vous présentez s’intitule : « Organisation et transformation du système de santé ». Cherchez l’erreur !

Pour en revenir aux urgences, vous allez certainement me dire que vous avez débloqué 70 millions d’euros, dont 15 millions pour renforcer les effectifs là où les services sont sous tension et 55 millions pour la prime de 100 euros versée aux personnels, médecins exceptés. C’est véritablement une goutte d’eau dans l’océan, quand on sait que, pour les années 2018 et 2019, vous demandez aux établissements de santé de se serrer la ceinture en consentant un effort de 2,5 milliards, alors que la population et l’espérance de vie continuent de progresser en France. Plus d’humains, plus de vies à soigner, mais moins d’argent de l’État : nul besoin d’être mathématicien pour connaître les résultats d’avance. Cela ne peut pas fonctionner.

Vous avez dit et répété, madame la ministre, que vous connaissiez la situation. Le 12 janvier 2018, sur Europe 1, vous avez même déclaré : « Stop à l’hôpital entreprise, à la pression administrative, aux pressions budgétaires. » Vous avez raison : l’hôpital ne doit pas être géré comme une entreprise. Il faut redonner la priorité aux humains.

Quand on parle de vies humaines, on ne devrait pas parler de rapports, de plans, de chiffres, de pourcentages et de théories à long terme. Aujourd’hui, dans les hôpitaux, on entend résonner la souffrance et la colère face à l’absence de réponse. Ce qu’il faut, c’est « ma santé 2019 », non « ma santé 2022 » ! C’est tout de suite qu’il faut agir !

Depuis plusieurs mois, les parlementaires communistes ont déposé une proposition de loi visant à instaurer un moratoire sur toutes les fermetures de services et de lits dans les hôpitaux. Nous vous suggérons de sortir ce texte des tiroirs pour l’inscrire à l’ordre du jour de notre assemblée.

Vous l’avez compris, madame la ministre, et je l’ai d’ailleurs répété assez souvent dans les médias dernièrement, le groupe de la Gauche démocrate et républicaine votera contre le projet de loi. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, FI et SOC.)

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 05:27

Orientation des finances publiques, règlement du budget et approbation des comptes de l’année 2018 - Eric Bocquet  -  11 juillet 2019

 

Monsieur le président, messieurs les ministres, mes chers collègues, l’examen du projet de loi de règlement du budget et d’approbation des comptes de l’année 2018 n’est pas qu’un exercice technique consistant à vérifier la bonne exécution du budget de l’année antérieure. C’est surtout, selon nous, l’occasion de jauger l’efficacité et la pertinence des choix budgétaires faits par le Gouvernement.

Au cours du temps de parole – six minutes – qui m’est imparti, je n’entrerai pas dans le détail des recettes et des dépenses de cette loi de finances pour 2018. Je me bornerai donc à évoquer quelques faits et constats saillants de cet exercice.

Je souhaite d’abord revenir sur la suppression de l’ISF, décision idéologique très emblématique de ce gouvernement. L’un des arguments justifiant ce choix était de dire que la France était le seul État du monde à l’appliquer. Or, curieusement, ce débat a lieu aux États-Unis en ce moment même. M. Bill Gates, fondateur de Microsoft et deuxième fortune du monde, a ainsi déclaré dans un show télévisé américain en février dernier : « Le système fiscal pourrait prélever beaucoup plus sur les grandes fortunes. »

Il est évidemment un peu tôt pour évaluer les effets de ce choix, mais il est d’ores et déjà possible de relever ici et là quelques indications. Deux sondages réalisés auprès d’anciens redevables de l’ISF confirment que l’élan vertueux espéré au service de l’économie productive se fait attendre. Ces personnes répondent avoir profité de cette mesure pour consommer un peu plus, peut-être en homards et en vins fins, mais surtout en voyages et en œuvres d’art. Fort peu nombreux sont les anciens redevables à avoir investi dans des entreprises. Très grande sécheresse du côté du ruissellement escompté donc.

Un économiste du MIT de Boston, évaluant les effets de la suppression des impôts sur la fortune dans d’autres pays que la France, à savoir le Danemark depuis 1996, l’Allemagne depuis 1997, la Suède depuis 2007, déclare : « Il n’y a aucune démonstration d’un effet visible et traçable sur l’économie ».

Quelque chose me dit que le débat sur ce sujet n’est pas définitivement enterré, monsieur le ministre.

Une loi de finances, un budget, est un outil indispensable pour garantir à chacun de nos concitoyens l’accès aux droits fondamentaux ; un outil, aussi, pour atténuer les inégalités criantes rongeant notre société, créant une situation d’injustice sociale qui a été relevée de manière spectaculaire depuis novembre dernier sur nos ronds-points et dans les rues de nos villes. La pauvreté sévit dans notre pays et les inégalités s’y aggravent. Citons les constats établis dans le dernier rapport de l’Observatoire des inégalités : en moyenne, les 10 % des Français les plus aisés perçoivent des revenus 8,7 fois supérieurs à ceux des 10 % les plus pauvres après impôts et prestations sociales.

Notre pays est, après la Suisse – excusez du peu ! –, le pays d’Europe où les riches sont les plus riches. En bas de l’échelle, 5 millions de personnes pauvres vivent avec moins de 855 euros par mois. Franchement, ce n’est pas la prime d’activité concédée au mouvement social qui va résorber ces écarts.

Un mot, à ce stade, sur le choix de mettre en place le prélèvement forfaitaire unique, ou PFU, la bien nommée flat tax. Cette décision a été l’un des piliers de la politique du Gouvernement. Le PFU de 30 % sur les revenus du capital n’a pas pesé sur le budget en raison d’une envolée des dividendes distribués en 2018. Notre pays, de ce point de vue, est devenu champion d’Europe ! L’augmentation de versement des dividendes a atteint 24, 34 % en un an, à hauteur de 37,11 milliards d’euros. À l’évidence, les entreprises ont décidé de verser davantage de dividendes pour profiter d’une aubaine fiscale. De fait, le Gouvernement a subventionné le transfert des richesses vers les classes les plus élevées de la population. Vous appliquez le vieil adage libéral « trop d’impôt tue l’impôt », l’idée étant qu’un taux d’imposition bas peut rapporter au moins autant qu’un taux important, dans la mesure où la pression fiscale a des effets désincitatifs sur l’activité. C’est la fameuse courbe de Laffer, chère aux spécialistes.

Cette théorie n’a jamais fait la preuve de sa pertinence.

M. Vincent Delahaye. Si !

M. Éric Bocquet. Les nombreuses expériences de baisses d’impôts, aux États-Unis comme ailleurs, en France notamment, ne se sont jamais traduites par une augmentation des recettes fiscales, bien au contraire. Elles ont davantage contribué à dégrader les comptes publics, sans compter l’effet des niches fiscales, qui permettent aux plus riches d’échapper à l’impôt. Monsieur le ministre, les baisses d’impôts et de cotisations ont un revers : elles affaiblissent singulièrement le système de redistribution et mettent la pression sur le budget de l’État.

Au titre du bilan de l’année 2018, il conviendra aussi d’ajouter au passif la diminution des recettes du contrôle fiscal pour la troisième année consécutive. Les sommes notifiées par le fisc ont effectivement chuté, passant de 17,9 milliards d’euros en 2017 à 15,2 milliards en 2018. On apprend également, dans un article du journal Les Échos du 20 juin dernier, que le fisc a abandonné un redressement de 1,4 milliard d’euros adressé au groupe Vivendi.

La lutte contre la fraude fiscale ne fut pas évoquée un seul instant dans le discours de politique générale de M. le Premier ministre, prononcé à cette tribune, voilà quelques semaines. Ce silence ne manque pas d’interroger sur la volonté de ce gouvernement de s’attaquer de la plus forte des manières à ce scandale de notre temps. L’idée de création de l’Observatoire de la fraude fiscale garde toute sa pertinence. Faisons en sorte qu’elle ne disparaisse pas dans les limbes du renoncement et des influences.

Ces résultats budgétaires ne sont pour nous en rien une surprise. Ils découlent mécaniquement des choix budgétaires et fiscaux que nous avions combattus lors du débat sur la loi de finances pour 2018. Ils ne prennent pas en compte la réalité économique et sociale de notre pays.

Je citerai, pour conclure les propos que M. Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’État, a tenus dans une interview récente : « Il faut aussi avoir une vision claire du rôle de l’État dans la période actuelle de globalisation économique, de défis environnementaux et de fracturation de nos sociétés. Face à ces enjeux, l’État n’a jamais été autant concurrencé, subordonné, fragmenté, banalisé et paupérisé. Et pourtant, il reste ce qui fait que la société tient debout et ensemble. C’est le socle sur lequel la Nation s’est construite, dans un monde où les souverainetés sont battues en brèche par des entreprises multinationales qui se jouent des frontières ».

En conclusion, M. Sauvé nous dit : « L’État a été victime de la doxa libérale ».

Cette doxa, monsieur le ministre, nous ne la partageons pas, et c’est donc fort logiquement que le groupe CRCE votera contre le projet de loi de règlement 2018.

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 06:15
une programmation musicale de qualité, un tarif imbattable pour une fête accessible à 28 euros. Magali Bragard une programmation musicale de qualité, un tarif imbattable pour une fête accessible à 28 euros. Magali Bragard

une programmation musicale de qualité, un tarif imbattable pour une fête accessible à 28 euros. Magali Bragard une programmation musicale de qualité, un tarif imbattable pour une fête accessible à 28 euros. Magali Bragard

Fête de l’humanité. Le rendez-vous de tous les combats
Lundi, 22 Juillet, 2019

ADP, Ceta, retraites… à La Courneuve, en septembre, l’occasion est donnée de répondre coup pour coup à Macron, en plus de se mobiliser pour l’avenir de la planète.

 

Un petit miracle a lieu tous les ans à la mi-septembre, à La Courneuve. Venues de toute la France et du monde entier, près de 500 000 personnes s’y retrouvent pour mener les combats indispensables à la construction d’un monde meilleur. Ce petit miracle s’appelle la Fête de l’Humanité. Devant la destruction de notre environnement, elle sera bien évidemment l’occasion de mener le combat pour sauver la planète. « Nous qui sommes des révolutionnaires, nous n’allons pas laisser nos enfants et nos petits-enfants vivre moins bien que nous ! » a lancé, jeudi, Patrick Le Hyaric, lors du rendez-vous organisé place de Stalingrad, à Paris, qui a permis de vendre de nombreux bons de soutien à l’Humanité donnant droit d’accès à sa fête. Pour le directeur du journal fondé il y a 115 ans par Jean Jaurès, tout est à revoir pour sauvegarder « la qualité de l’air qu’ils respirent et de l’eau qu’ils boivent ». Car le gouvernement, en nommant Élisabeth Borne ministre de la Transition écologique, vient d’envoyer le pire signal possible. Celle « qui a déjà démantelé la SNCF et qui a désormais pour seule mission de démanteler EDF » ne fera qu’accélérer la chute, prévient Patrick Le Hyaric.

La Fête de l’Humanité doit donc servir de tremplin. D’abord contre le Ceta, qui sera voté cette semaine à l’Assemblée nationale mais devra passer devant le Sénat en novembre. « Une grande mobilisation peut d’ici là voir le jour partout dans le pays », espère le parlementaire PCF Pierre Laurent, présent jeudi. Et la campagne contre le traité de libre-échange avec le Canada, qui va contourner les normes sociales, sanitaires et environnementales de l’Union européenne sans respecter l’accord de Paris sur le climat, ne sera pas la seule.

un rendez-vous primordial pour assurer l’avenir du journal

Car la Fête sera aussi l’un des grands rendez-vous prévus contre la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP). « Plus de 538 000 personnes ont déjà signé pour obtenir l’organisation d’un référendum alors que le gouvernement fait tout pour freiner le mouvement. Nous pouvons passer le million de signatures pendant la Fête de l’Humanité », a rappelé, jeudi, Fabien Gay. « Ce serait un coup extraordinaire porté au gouvernement », ajoute Patrick Le Hyaric. Et un formidable frein porté à son entreprise de « destruction systématique » de toutes les conquêtes obtenues de haute lutte. La réforme des retraites, par exemple. L’espérance de vie en bonne santé recule ? Rien à faire ! À l’âge légal, fixé à 62 ans, pourrait s’ajouter un « âge pivot » à 64 ans. « Autant nous dire franchement qu’on est en train de reculer l’âge de départ ! » alerte le directeur de l’Humanité, qui veut que la Fête soit un grand rendez-vous pour « reconstruire la gauche » et combattre la Macronie. La lutte pour des jours heureux passe aussi par un moment de joie en lui-même. Avec une programmation musicale de qualité, accessible pour 28 euros. Un tarif imbattable : la Fête est tout simplement le moins cher de tous les festivals. Patrick Le Hyaric invite les chevilles ouvrières de la Fête à vendre 10 000 bons de soutien supplémentaires d’ici au 30 juillet. Car, avant de mener tous les combats qui attendent la Fête, il faut remporter celui de sa tenue. « Nous devons payer par avance nombre de frais, nous n’avons pas le droit d’émettre quelques dettes que ce soit, vu notre situation », insiste le directeur. « Réussir une belle Fête » constitue de plus un rendez-vous primordial pour assurer l’avenir d’un journal « extrêmement précieux ». « Ne relâchons pas l’effort, vous allez le faire avec brio », a conclu Patrick Le Hyaric devant les militants présents.

Aurélien Soucheyre
l n'y a pas que la Grande Scène (même si notre stand se trouve à côté) à la Fête de l'Huma ! Voici le programme de la petite scène (anciennement appelée Scène du Nord), avec un plateau vraiment très sympa tout au long des trois jours... Et l'on attend avec impatience la programmation de la Scène Zébrock !

l n'y a pas que la Grande Scène (même si notre stand se trouve à côté) à la Fête de l'Huma ! Voici le programme de la petite scène (anciennement appelée Scène du Nord), avec un plateau vraiment très sympa tout au long des trois jours... Et l'on attend avec impatience la programmation de la Scène Zébrock !

Fête de l'Humanité. Le rendez-vous de tous les combats (L'Humanité, Aurélien Soucheyre, 22 juillet 2019)

Vous pouvez acheter votre vignette bon de soutien ouvrant l'accès aux 3 jours de fête auprès des militants communistes de votre commune ou de votre territoire à 28€ au lieu de 40€ . 400 vignettes militantes sont en vente dans le Finistère, la vente étant assurée par les sections du Parti Communiste et par la fédération du Finistère du Parti Communiste.

Renseignements: federation@29.pcf.fr - 06 20 90 10 52

Vous pouvez aussi participer comme bénévole au stand du Finistère de la fête de l'Huma en travaillant au moins 3 heures/jour et en pouvant planter votre tente derrière le stand et vivre la fête de l'Humanité, plus grand festival politique, culturel et artistique de France, de l'intérieur. Une soixantaine de bénévoles, militants, sympathisants, sont déjà inscrits sur le stand du Finistère 

Renseignements: federation@29.pcf.fr - 06 20 90 10 52

Une envie de vivre un moment intense, suspendu et aérien de fraternité, de fête et de joie dans une ville provisoire de militants dédiée à l'Humain d'abord et aux idéaux de la gauche et de l'internationalisme, envie de participer pendant 3 jours aux concerts de Aya Nakamura, Soprano, Shaka Ponk, Marc Lavoine, Eddy de Pretto, Paul Kalkbrenner, Sporano, Youssou NDour, Kassav", Les Negresses Vertes, Miossec, Aziz Sahmaoui, pour un prix défiant toute concurrence, participer à des débats politiques passionnants, fraterniser avec des militants, français ou étrangers, devenir communiste pour apporter sa pierre à l'édifice d'une autre société et commencer par l'humaniser ici et maintenant etc?? C’est le 13-14-15 septembre lors de la 84 ème fête de l’Humanité au parc Georges Valbon de la Courneuve. 40€ par internet et 28€ avec les militants ! Alors n’hésitez plus!

Il y a encore une expérience plus riche que d'y aller en simple visiteur, c'est d'être bénévole dans un stand, en l'occurrence celui du Finistère, et d'y travailler quelques heures chaque jour avec la possibilité de camper derrière le stand. Contact, renseignements et inscription : Ismaël Dupont: dupont.ismael@yahoo.fr / 06 20 90 10 52

Les militants finistériens vendront la vignette sur plusieurs marchés tout au long de l'été et pendant les festivals d'été (Vieilles Charrues à Carhaix, Bout du monde à Crozon, fête du Bruit, Astropolis...). 

Voir aussi les photos des dernières années:

A la fête de l'Huma sur le stand du PCF Finistère, que de fraternité et de plaisir partagé!

A la fête de l'Huma 2017, sur le stand du Finistère, supplément de photos

Stand du Finistère – Fête de l'Humanité 2019 -

13-14-15 septembre – Parc départemental de la Courneuve

 

Inscriptions Bénévoles

Les 13, 14 et 15 septembre 2019 se déroulera la Fête de l'Humanité au Parc Départemental de La Courneuve. Le programme est à découvrir sur le site : https://fete.humanite.fr/-Programme-27-

Comme lors de chaque édition, le stand de la Fédération du Finistère sera présent sur la Place de Bretagne, à côté des autres fédérations bretonnes, des bretons de Paris, des Cheminots… Non loin de la Grande Scène.

Avec son restaurant qui propose le fameux Kig ha Farz du Nord Finistère, la Saucisse de Molène fumée aux algues, ses huîtres et autres spécialités, il est un lieu incontournable de la fête pour les gastronomes.

Son bar est aussi un lieu de rencontres, de fraternité, de convivialité, entres deux concerts, entre deux débats organisés sur l'espace consacré place de Bretagne. Les soirées y sont animées, chantantes… La bonne humeur et la camaraderie sont de mises.

Pour le bon fonctionnement du stand, la commission « Fête de l'Humanité » de la Fédération PCF 29 travaille depuis plusieurs mois déjà à la réussite de cette nouvelle édition. Celle de 2018 fut exceptionnelle avec des bénéfices indispensables à la réussite de nos luttes politiques et à la survie de notre journal : L'Humanité. En 2019, transformons l'essai, et faisons mieux !

Pour le bon fonctionnement du stand, nous avons besoin de 80 bénévoles environ. Une solide équipe est déjà constituée, mais elle a besoin d'être renforcée par de nouvelles forces. Une nouvelle relève dynamique pour que vive le stand du PCF 29 à la Fête de l'Humanité.

Tu trouveras ci-joint le bulletin d'inscription en tant que bénévole sur notre stand. Nul besoin d'être adhérent au PCF, juste l'envie, la motivation, la profonde conviction que le partage, dans ce monde, est une nécessité humaine et fraternelle. Vivre la fête autrement, partager des moments uniques avec les camarades réunis sur le stand, se loger sur place, pouvoir manger à moindre coût, assister aux concerts, participer aux débats, vivre sa fête tout simplement… Vivre une parenthèse qui marque chaque militant, chaque participant. Voilà ce que nous proposons.

Pour que cette fête existe, nous avons besoin de vous : 3 heures de bénévolat par jour au moins , 9 heures au total sur les trois jours pour ceux qui restent trois jours. Vous pouvez répartir selon vos envies sur le planning, selon votre savoir-faire, vos compétences, mais aussi selon vos souhaits d'apprendre, d'aider… Chaque poste est déterminant, chaque tranche horaire est importante !

Tu trouveras ci-joint le bulletin d'inscription, à retourner avant le 15 août 2019, à la Fédération PCF 29, à Ismaël Dupont, dupont.ismael@yahoo.fr, ou à Yoann Daniel, yoann.daniel@outlook.fr - federation@29.pcf.fr

Pour information, l'hébergement ne peut se faire qu'en tente individuelle derrière l'espace du stand. Les places en tente collective sont distribuées à la discrétion de la commission selon les besoins. Il est aussi possible de dormir sur un matelas sous la tente restaurant pour assurer la sécurité du stand.

Yoann Daniel  et Ismaël Dupont pour le PCF Finistère

Lien Page Facebook Stand du Finistère - Fête de l'Huma 2019

 

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 14:34
CETA : c'est aux citoyen-ne-s de décider directement (PCF, 23 juillet 2019)
CETA : c'est aux citoyen-ne-s de décider directement (PCF)
 
 
Avec la bénédiction du Président de la République, les députés En Marche ont choisi de ratifier cette après midi à l’Assemblée nationale le très mauvais accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA). Comme le Mercosur ( accord de libre échange avec 4 pays d’Amérique du sud), le CETA n’a d'autre objectif que de servir les logiques de mise en concurrence des peuples, des salariés mais aussi notre agriculture.
Les députés communistes ont unanimement voter contre ce nouveau traité qui constitue une arme de destruction massive des droits démocratiques, sociaux et environnementaux : il s'inscrit à rebours des Accords de Paris sur le climat, il porte atteinte à l'avenir de notre agriculture, et garantit la suprématie des grandes multi-nationales sur les Etats, les citoyens, sur toute organisation démocratique et toute politique publique dont ils se dotent.
Il ne suffira pas à la majorité LREM d'Emmanuel Macron et Edouard Philippe de jouer sur les mots en parlant d'un accord prétendument de «juste-échange » pour cacher la nature réelle de ce texte et ses
conséquences sur la vie des peuples d'Europe et du Canada.
Dans une période où le rejet de la construction ultralibérale de l’Union européenne s'exprime largement, et où un profond mouvement citoyen exige de répondre durablement à l’urgence climatique, c'est aux citoyen-ne-s eux-mêmes directement de décider de l'adhésion ou non à un tel accord.
Des alternatives existent comme celle de l'élaboration de traités de maîtrise des échanges entre les pays et différentes régions du monde fondés sur la réciprocité des échanges, la solidarité et la coopération avec pour but le relèvement des niveaux de vie, le plein emploi, le développement des infrastructures, l'amélioration des conditions de travail, la garantie des droits sociaux et environnementaux, la transition écologique et la sécurité alimentaire…
C'est dans ce sens que le Parti communiste français poursuit son action avec ses élu-e-s, ses militant-e-s et dans tous les cadres de mobilisation citoyenne et populaire.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 23 juillet 2019
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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 11:03
Solidarité. À Berck, le bon goût des vacances
Lundi, 22 Juillet, 2019

Près de 1 500 personnes de Seine-Saint-Denis ont participé à la sortie à la mer organisée par le PCF dans la cité balnéaire du Pas-de-Calais.

 

Les yeux sont encore bouffis de sommeil à la montée dans le car. Les soutes sont pleines de sacs de nourriture, de jeux, de fauteuils de plage… 7 heures, il faut démarrer, « on est en retard sur l’horaire de départ », annonce l’un des nombreux accompagnateurs qui accueillent les familles, ce samedi matin, sur la place de la mairie d’Aubervilliers. Direction Berck-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, pour cette deuxième « journée à la mer » organisée par le PCF de Seine-Saint-Denis pour promouvoir le « droit aux vacances pour tous ». Arrêt pipi sur l’aire d’autoroute, et déjà un air de vacances se fait sentir. « Il faut qu’on vienne ici pour se voir », lance en souriant une dame à un couple qui attend son tour. Sur le parking, un garçon qui a participé à la première édition l’an dernier raconte à son copain qui n’est jamais venu combien « c’est trop bien » la mer. Le bus redémarre pour les derniers kilomètres, accompagné par les chants de Kabylie ou du Mali. À la descente, les bagages récupérés après quelques pas de danse africaine, et il faut bien suivre les petits qui courent vers le front de mer.

« 1 500 personnes, 25 cars »... pour tous un grand bol d’air

« Wouah !!! On y va, on y va ? » De nombreuses familles passeront la journée dans un ballet incessant entre transats et vagues, entre châteaux de sable et serviettes de plage. Pour les plus chanceux, une glace au goûter, mais pour tous un grand bol d’air. « 1 500 personnes, 25 cars… » Laurent Jamet, trésorier du PCF en Seine-Saint-Denis, détaille l’opération, qui a lieu pour la deuxième fois. « Quelques sections le faisaient, mais on a décidé l’an dernier de l’étendre au maximum de villes. On veut en faire une grande bataille. » Ces « vacances pour tous » ont cette année impliqué les sections PCF des villes suivantes : Aubervilliers, Bagnolet, Le Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, La Courneuve, Noisy-le-Sec, Montreuil, Pantin, Pierrefitte, Romainville et Saint-Denis. Une liste qui ne demande qu’à s’étoffer et qui s’agrémente de celle des autres fédérations. Celle du Nord emmènera plusieurs milliers de personnes le 27 août pour la 30e année à Malo-les-Bains, quand celle de l’Oise rejoindra pour la 25e fois les plages de Dieppe le 17 août.

« J’espère que vous avez passé une bonne journée, malgré un petit orage. Mais le soleil est revenu », plaisante Mohamed Aïssani, qui, au moment de tirer la désormais traditionnelle tombola avec les enfants, rappelle sous les applaudissements le sens de cette journée. Trop de familles en difficulté – on sait que la Seine-Saint-Denis a l’un des plus forts taux de pauvreté de la métropole – sacrifient leurs vacances aux besoins vitaux. Or le besoin d’oxygène – oublier une journée les factures, échapper aux environnements trop fortement minéralisés des centres urbains surpeuplés – est lui aussi « vital »…

« On s’est éclaté », hurle un groupe d’enfants lorsqu’on leur demande de faire le « bilan » de cette opération. Un souci permanent pour les militants communistes du département, qui en mèneront d’autres au cours de l’été. Le 21 août, une vente militante de fruits et légumes à prix coûtant, pour promouvoir l’agriculture paysanne, les circuits courts, le bien-être alimentaire. Le 27 août, à quelques jours de la rentrée, c’est une vente de matériel scolaire à prix réduit qui sera proposée. Le PCF séquano-dionysien affiche la volonté de multiplier ce genre d’opérations de « solidarité concrète » qui font du bien, et pas seulement au portefeuille, à voir les sourires qui ont marqué cette journée inoubliable… jusqu’à la prochaine.

Grégory Marin
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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 10:58
Députés: ne votez pas le Ceta: éditorial de l'Humanité, Patrick Le Hyaric - 23 juillet 2019
Députés, ne votez pas le Ceta !
Mardi, 23 Juillet, 2019

L'éditorial de Patrick Le Hyaric.

 

Quelle contradiction entre le micro tendu à l’Assemblée nationale à Mlle Greta Thunberg et le vote du traité de libre-échange avec le Canada ! Ce dernier est déjà en application avant même d’être voté. Il produit déjà des effets négatifs pour la santé, l’agriculture, la pêche. Malgré les alertes, les engagements, dont ceux du président de la République, il n’y a aucune garantie sur le « veto climatique », la défense du principe de précaution, l’utilisation des farines animales, la nouvelle génération d’organismes génétiquement modifiés.

Au nom du principe de « coopération réglementaire », qui fait fi des opinions et des votes des parlements et donc des législations, la Commission européenne a déjà accepté de relever les limites maximales de résidus chimiques dans l’alimentation. Elle se prépare à accepter la substance très toxique d’un herbicide entrant dans la composition de l’agent orange, déclaré ici comme un perturbateur endocrinien. Elle refuse de contester l’utilisation de plus de 45 substances chimiques interdites en Europe mais utilisées au Canada dans la production agricole. Ce même pays s’est allié début juillet au Brésil et aux États-Unis pour contester, au sein de l’Organisation mondiale du commerce, l’application du principe de précaution pour des substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques.

Ne croyons pas que les accords de libre-échange visent à des coopérations mutuellement avantageuses entre nations. Ils sont voulus par les grandes firmes transnationales pour amplifier la guerre économique et gonfler leurs profits, au détriment de l’emploi, des salaires, de la santé, de l’environnement, des territoires. Le libre-échange, ce n’est pas la concorde entre les peuples mais leur mise en concurrence exacerbée.

Voter ce traité si néfaste, c’est ouvrir la porte à la multitude de textes similaires que négocie en ce moment même la Commission européenne : Japon, Marché commun d’Amérique latine, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique et, demain, le retour de celui négocié avec les États-Unis. Les multinationales veulent que la planète soit leur marché ; les êtres humains et la nature, les fantassins de leur guerre économique.

Députés ! Ne vous désarmez pas vous-mêmes. Contre les lois que vous voterez, les firmes transnationales utiliseront les tribunaux privés d’arbitrage pour appliquer prioritairement le droit « des affaires » contre l’intérêt général. Défendez votre droit à légiférer dans l’intérêt général humain et environnemental ! Défendez votre souveraineté contre les milieux d’affaires. Ne votez pas le Ceta.

Par Patrick Le Hyaric
Députés: ne votez pas le Ceta: éditorial de l'Humanité, Patrick Le Hyaric - 23 juillet 2019
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21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 16:46
Formation professionnelle. L’Afpa en danger malgré ses bons résultats
Vendredi, 19 Juillet, 2019 - L'Humanité

Représentants des personnels et élus se mobilisent pour sauver l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa). Ils soulignent l’importance, le bon bilan de l’agence et alertent le gouvernement.

 

La casse des services publics continue quel que soit le domaine. L’Afpa, Agence de formation professionnelle publique, est désormais sur la sellette. « Cela fait des mois que j’essaie de mobiliser sur cette situation sur le terrain et à l’Assemblée nationale », lance Pierre Dharréville. Le député PCF a ainsi réuni parlementaires de tous bords et représentants des personnels de l’Afpa (CGT et SUD), mardi, à l’Assemblée. Tous s’alarment de la destruction programmée d’un outil qui fonctionne. Alors que la direction de l’organisme prévoit la suppression d’environ 1 500 postes, soit un quart des effectifs, et de 34 centres de formation sur les 202 existants, l’État regarde ailleurs. Les résultats de l’Afpa sont pourtant excellents. Avec 125 000 stagiaires chaque année, dont 75 000 demandeurs d’emploi, l’agence présente « des résultats supérieurs aux autres organisations », insiste Sylvain Bego-Ghina, de la CGT Afpa.

Plutôt que de saigner l’Afpa, mieux vaudrait la relancer

Fondée en 1949, elle propose plus de 900 formations professionnelles. Un actif sur huit en France a été formé en son sein. « Le taux de retour à l’emploi après un passage à l’Afpa est de 68 % dans les six mois. Il s’agit du plus élevé de tous les centres de formation. On a vraiment un outil de qualité », abonde Pierre Dharréville. Ces très bons chiffres sont pourtant ignorés au sommet. Sur les 34 centres dans la ligne de mire de la direction, plus des deux tiers ont un excédent brut d’exploitation positif. Quant aux arguments concernant les structures déficitaires, ils ne sont pas recevables, selon les représentants des salariés. « L’Afpa est bénéficiaire compte tenu des embauches et donc des créations de richesses. Les demandeurs d’emploi formés sortent du coût du chômage », argumente Sylvain Bego-Ghina.

Fermer ces centres reviendrait à renoncer aux missions centrales de l’agence publique : lutter contre le chômage, former tout au long de la vie et garantir l’accès à l’emploi pour les personnes les plus éloignées du monde du travail. Yann Cherec, de la CGT, insiste sur ce service de proximité : « On fait partie du service public de l’emploi, on ne peut pas réduire ce maillage territorial. » Si le plan aboutit, des départements entiers se retrouveront « sans aucun centre de formation, ni public ni privé », s’indignent les délégués syndicaux. Selon eux, l’Afpa doit continuer de répondre à une demande d’accessibilité à la formation, notamment dans les secteurs d’avenir.

« L’Afpa a toutes les qualités pour relever le défi de la sécurisation des parcours et des transitions professionnelles indispensables à la transition écologique. Dès lors, pourquoi la casser ? » interroge Pierre Dharréville. Yann Cherec a bien une idée. Il dénonce « un gouvernement de techniciens » qui ne regarde que « les chiffres négatifs des tableaux Excel ». Plutôt que de saigner l’Afpa, mieux vaudrait la relancer. « L’État a une responsabilité majeure dans cette situation. Un certain nombre de commandes publiques pourraient être faites à l’Afpa. Quinze millions d’euros sont prévus sur cinq ans pour le plan d’investissement sur les compétences. L’Afpa peut être utile et y répondre », propose l’élu communiste. Dans sa circonscription des Bouches-du-Rhône, le centre Afpa menacé « est celui qui accueille le plus de stagiaires de la région. Il est de plus bénéficiaire. Il serait complètement incohérent et insensé de le fermer », s’indigne-t-il. Plusieurs députés LaREM s’inquiètent également, d’autant plus quand ils sont issus de territoires qui risquent de se retrouver sinistrés avec la disparition de leurs centres Afpa. « Nous avons besoin d’un service public de la formation professionnelle dans ce pays. Il faut prendre la mesure de l’urgence de la situation », assène Catherine Ribot. La secrétaire adjointe de la CGT Afpa demande un vrai projet « plutôt que de nous laisser crever à petit feu ».

Des députés ont en ce sens écrit au premier ministre et demandé à être reçus ensemble. Ils n’ont pour l’instant pas reçu de réponse. La direction de l’Afpa a de son côté décidé de retirer son plan et d’en présenter un autre qui prenne en compte la prévention des risques psychosociaux pour les salariés. Elle fait en parallèle appel de la décision du tribunal de grande instance de Bobigny, qui a suspendu le premier plan.

Carl Bouché et Ilona Cler
Formation professionnelle. L’Afpa en danger malgré ses bons résultats (L'Humanité, Carl Bouché et Ilona Cler,19 juillet 2019)
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21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 15:40
Violences policières contre les jeunes, les gilets jaunes, les habitants des quartiers populaires - L'Humanité s'engage
Goulven Boudic « Pour la police nantaise, le jeune est un ennemi »
Mercredi, 17 Juillet, 2019

Répression.  Steve Caniço l’homme de 24 ans reste introuvable depuis la nuit du 21 juin. Goulven Boudic, politologue à l’université de Nantes, analyse l’omerta et la stratégie locale du maintien de l’ordre.

 

Nantes (Loire-Atlantique), envoyée spéciale.

Les vidéos montrant les policiers, en équipement anti-émeute, charger les jeunes, le soir du 21 juin, sont implacables. On parle souvent de Nantes comme d’un laboratoire de la stratégie du maintien de l’ordre. Est-ce votre avis ?

Goulven Boudic En tout cas, Nantes s’inscrit dans un contexte de profonde modification du maintien de l’ordre en France, qui a vu, depuis une décennie, une réorganisation des équipes, le développement d’un véritable arsenal, cette idée de devoir faire de l’interpellation… Et avant ça, il y a eu Tarnac et la mise en scène de l’ultra-gauche. Dans ce cadre, Nantes a souvent été vue comme un laboratoire de cette mouvance. Il ne s’agit pas de dire que ça n’existe pas, mais les pouvoirs publics ont clairement manipulé cette catégorie pour justifier tout un ensemble de durcissements : en 2012, la première tentative d’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a été une véritable opération militaire ! À l’époque, les services du CHU ont été les premiers à parler de blessures de guerre, entre traumatismes faciaux et mains arrachées.

Au moment des différentes mobilisations des gilets jaunes, les mêmes techniques ont été appliquées. On s’aperçoit désormais que, sur cette question du maintien de l’ordre, il est très difficile de mettre en place une réelle surveillance démocratique, alors même que l’on assiste à une escalade. Au fond, ce qui s’est passé le 21 juin n’a fait que confirmer les craintes que nous formulons depuis des années déjà. Ce n’était que des gamins qui faisaient la fête, mais ils ont été vus, indistinctement, comme une de ces catégories dangereuses créées artificiellement.

C’est-à-dire ?

Goulven Boudic La tradition à Nantes, c’est la force du syndicalisme anarcho-libertaire. Les manifestations ne sont jamais déposées en préfecture – une illégalité totalement structurée. Dans le contexte récent, cette spécificité a pu servir à la police pour justifier ses opérations. En constituant un groupe hétéroclite d’observateurs en manifestation, on a voulu sortir du face-à-face dans lequel la parole des policiers gagne toujours. Leur point d’accroche : la construction de cette catégorie du « zadiste-terroriste » qui casse tout dans la ville, qui mène à justifier de lui taper dessus. Et nous avons pu constater que, dans les manifestations contre Parcoursup, par exemple, il y avait d’emblée de l’intimidation, de la provocation et ce n’était pas toujours très propre. Les techniques sont relativement connues ici, avec un recours systématique aux lanceurs de balles et gaz lacrymogènes. Il faut rappeler que nous avons eu, en 2007, les premiers blessés français au Flash-Ball. C’est un souvenir qui pèse ici et qui a tendu les rapports entre police et jeunes, donnant naissance au collectif Nantes révoltée.

Comment analysez-vous la communication sur la disparition de Steve ?

Goulven Boudic Il y a eu d’abord la médiatisation de la version officielle. La stratégie de défense reposait sur un argument : c’était une intervention classique et les policiers ont été agressés – or, les vidéos et témoignages ont démontré le contraire. Puis, il y a eu un moment de flottement et de sidération avant que cela ne devienne vraiment un événement. Il y a trente ans, une bavure policière faisait la une du 20 heures… Cette affaire me rappelle ce qu’écrit l’historien Alain Dewerpe sur Charonne et la stratégie du pouvoir gaulliste qui revenait à dire que « les manifestants sont morts d’avoir manifesté », qu’ils ont, en quelque sorte, collaboré à ce qui leur est arrivé alors que la manifestation est un droit. Ici, c’est encore autre chose. Ce n’était pas une manifestation et c’était organisé. Pourquoi y avait-il des Zodiac qui ont permis de sauver la vie de 14 jeunes (eux aussi tombés à l’eau ce soir-là – NDLR) ? Parce que le risque est connu et que ça arrive régulièrement. En dehors de Nantes, on ne se rend peut-être pas compte, mais la Loire n’est pas une piscine. Il y a deux bras qui se rejoignent, des siphons et des courants.

De quelle façon appréhendez-vous le moment où le corps remontera à la surface ?

Goulven Boudic Ce sera forcément un moment délicat et difficile, pour la famille en premier lieu. Statistiquement, on sait que ça peut prendre un peu de temps pour que le corps ressorte. Pour l’heure, les marches pour Steve ne réunissent pas une grande partie de la population, comme s’il existait une forme de fatalité. Seulement, peut-être n’a-t-on pas intégré les nouvelles formes de mobilisation plus virtuelles, qui finalement occupent une grande partie de la vie des gens. Le mot-dièse « #où est Steve » est très partagé. Les personnalités politiques devraient y être très attentives, au lieu de minimiser la mobilisation physique. Tout le monde en parle à Nantes, sans trouver encore le moment, possiblement exutoire, du deuil. Dans l’histoire de la mémoire ouvrière nantaise, une manifestation de 1951 s’est traduite par la mort d’un manifestant, Rigoulet, tué par un garde républicain. Son nom figure comme un marqueur de la mémoire locale. De même, je suis sûr que, dans vingt ans, le nom de Steve restera.

Comment expliquer, pour l’heure, le silence ambiant ?

Goulven Boudic Il peut y avoir une forme de prudence, certains imaginant que Steve l’a peut-être cherché. Pour le reste, ce n’est pas qu’avec la police que les relations se sont tendues : la voiture de la maire a été incendiée, certains élus sont pris à partie directement… Une méfiance s’est installée entre un réseau militant libertaire et parfois réfractaire à toute discipline partisane et la municipalité, qui n’engage aucune confrontation politique, au sens noble du terme. Le fait que ce soit Nantes révoltée qui ait diffusé les premières vidéos a provoqué une mise à distance de la part des pouvoirs publics. L’un des paradoxes est que ces jeunes qui faisaient la fête sur le quai Wilson ne sont pas, dans leur grande majorité, des politisés ou des militants. C’est la police, par son intervention, qui les a construits comme des ennemis parce que jeunes. Car, pour la police nantaise, le jeune est devenu un ennemi. Alors qu’on a tous dans notre entourage des gamins qui étaient présents ce soir-là.

Beaucoup évoquent une responsabilité dans la chaîne de commandement…

Goulven Boudic Tout s’inscrit dans une omerta totale. Les rares policiers qui ont pris la parole (certains parlent d’un ordre « absurde » – NDLR) sont à deux doigts de se faire sanctionner. On peut être pessimistes, à terme, puisque ces logiques d’institutions, qui renvoient aussi à ce qu’est la police aujourd’hui, ne peuvent pas changer du jour au lendemain. Mais, alors que les premiers éléments sont relativement connus et identifiés, il faudrait, au moins, un signe de la part de l’État qui dise « on a merdé ». Au minimum, l’expression d’une empathie, d’un regret ou d’une prise de conscience. La question de l’impunité est importante dans cette société très compartimentée. Il y a comme un espoir d’une forme d’oubli et de silence. Mais on ne peut plus se satisfaire de cette dissociation dans le temps entre les enquêtes forcément longues (enquête ouverte par le parquet pour disparition inquiétante et une autre par l’IGPN sur les conditions de l’intervention – NDLR) et l’idée, qu’en attendant, on continue comme avant.

Entretien réalisé par Audrey Loussouarn
Droits. Le parcours du combattant des victimes de violences policières
Lundi, 22 Juillet, 2019

Procédures interminables, expertises médicales douteuses, manque d’investigations : dans l’affaire Adama Traoré comme dans bien d’autres cas semblables, le chemin des familles pour obtenir « vérité et justice » est toujours semé d’embûches.

 

Trois ans après le décès d’Adama Traoré, le jour de ses 24 ans, dans la cour de la gendarmerie de Persan (Val-d’Oise), on ne sait toujours pas dans quelles conditions le jeune homme est mort. Dire et répéter, jusqu’à ce jour, qu’il a été asphyxié sous le poids de trois gendarmes lors d’une brutale interpellation, c’est le combat acharné d’Assa Traoré, la sœur de la fratrie, et du Comité Adama, qui organisait, samedi, une marche contre les violences policières (lire notre reportage en page 6). Cette lutte, devenue emblématique, fait écho au véritable parcours du combattant auquel se livrent mutilés et familles.

La bataille commence dès les premières heures après les violences. « Les familles sont perdues, car elles vivent un drame, témoigne Amal Bentounsi, la sœur d’Amine, tué d’une balle dans le dos par un agent, et cofondatrice de l’association Urgence, notre police assassine. Elles ignorent les démarches juridiques à engager et peuvent tomber dans les pièges tendus par les autorités, comme accepter d’enterrer rapidement le corps du défunt. » D’où l’importance de bénéficier des conseils de militants habitués à ces problématiques de violences policières. Car, très vite, il faut tenter de rassembler des preuves. En cas de blessures ou de décès, il revient aux victimes ou à leurs proches d’exiger un certificat médical précis, établi par un médecin légiste. Les familles peuvent aussi mener une enquête de voisinage pour retrouver une personne ayant entendu, vu, voire filmé la scène. « En fait, on fait le travail que les flics ne font pas, alors qu’on devrait pouvoir faire notre deuil tranquillement ! » s’indigne Amal Bentounsi. Cette quête de preuves n’est jamais de tout repos. Dans des quartiers où la pression policière est forte, les témoins craignent parfois des représailles d’agents, notamment si les accusations de violences visent un collègue du même commissariat. Persuader ces témoins de verser des images au dossier est capital, même si cela ne suffit pas toujours à établir l’illégitimité des violences.

Comme le rappellent plusieurs avocats, en France, lorsqu’un habitant des quartiers populaires porte plainte contre un policier, sa parole n’est pas toujours prise au sérieux par la justice. « Leur crédibilité n’est pas la même que quand il s’agit d’une victime blanche, habitant un centre-ville, résume Me Arié Alimi, avocat et membre de la Ligue des droits de l’homme (LDH). Un doute apparaît dans le regard de l’interlocuteur policier ou judiciaire du simple fait que le plaignant vient d’un de ces quartiers, qu’il est arabe ou noir. Ce sont des victimes invisibles. » Régulièrement aussi, les victimes font face à des tactiques policières redoutables pour décrédibiliser leur parole. « Il y a une criminalisation quasi systématique : les policiers poursuivent les plaignants pour “outrage”, “rébellion” ou “violences”, constate Me Alice Becker, avocate de plusieurs gilets jaunes. On assiste à une inversion des rôles : le plaignant doit se justifier sur tout, comme s’il était le mis en cause. » Or, quand un policier dit avoir subi des violences, la justice ne traîne pas des pieds. « Les personnes sont souvent déférées, en comparution immédiate, en quatre jours au maximum et écoperont d’une condamnation. Alors que, pour les fonctionnaires mis en cause, on va attendre des années », pointe Me Becker. Du temps perdu, pour pas grand-chose : le plus souvent, les plaintes déposées par les victimes aboutissent à des classements sans suite par les parquets.

Des enquêtes biaisées, une justice compromise

Lorsque la plainte arrive jusqu’au palais de justice, débutent de nouvelles épreuves pour les parties civiles. Comme, par exemple, celle de devoir faire face à des mensonges patents, même après des années de combat. Il en aura fallu sept pour prouver la responsabilité du fonctionnaire Jean-Yves Césaire dans la blessure au visage de Geoffrey Tidjani, visé en 2010 par un tir de lançeur de balles de défense (LBD) devant son lycée, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Au procès, l’agent ment en invoquant la légitime défense à la suite d’une « pluie de projectiles » dans un contexte d’« émeutes urbaines ». Des vidéos contrediront les explications du policier : le lycéen ne faisait que pousser une poubelle… En 2017, l’homme est condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis pour « violences volontaires », mais aussi « faux et usage de faux », pour avoir menti sur procès-verbal. La cour annulera pourtant l’interdiction professionnelle prononcée en première instance. « En France, on peut mutiler un jeune devant son lycée avec une arme de guerre, faire un faux en écriture pour l’envoyer en prison et continuer son métier de policier avec la bénédiction de la justice », dénonce Christian Tidjani, le père de la victime. De fait, les peines, quand il y en a, restent la plupart du temps légères et peu dissuasives.

Car la justice est timide en matière de violences policières. « C’est compliqué d’obtenir des investigations détaillées », estime Me Jean-Louis Borie, avocat de la famille de Wissam El-Yamni, ce Clermontois de 30 ans décédé en 2012 après une violente interpellation. Sept ans après l’ouverture d’une information judiciaire, l’enquête ignore encore des faits troublants, comme la disparition de 26 photos prises par les enquêteurs au début de l’hospitalisation du jeune homme. Quant aux ordinateurs des policiers, l’un a été détruit, l’autre a vu son disque dur effacé. Et la ceinture que portait Wissam cette nuit-là s’est volatilisée… Ce qui fait beaucoup de mystères pour une seule instruction. « L’enquête a été biaisée dès le départ, en étant réalisée par la sûreté départementale, c’est-à-dire des proches des collègues concernés. Dans leurs premières déclarations, les policiers répètent tous les mêmes mots. Ça interroge », analyse Me Borie. Il y a aussi les cas où la justice regarde carrément ailleurs. Dans le dossier Ali Ziri, un retraité algérien de 69 ans mort en 2009 après un contrôle, les trois juges d’instruction successifs n’ont même pas estimé utile d’auditionner les fonctionnaires concernés. Ni les témoins présents au commissariat. Ni de visionner les caméras de la cour du commissariat. « C’est proprement scandaleux ! assène Me Stéphane Maugendre, l’avocat de la famille Ziri à l’époque. Lorsque des policiers sont mis en cause, on ne doit pas instruire a minima. La justice doit être irréprochable. » Malgré cette enquête bâclée, la cour d’appel avait confirmé en 2014 le non-lieu.

Et quand les instructions ne sont pas enterrées, c’est souvent grâce à la persévérance des familles. Commandée par les proches d’Adama Traoré, la dernière expertise médicale a relancé une affaire passablement enlisée. Ses résultats ont contredit les conclusions de l’enquête rendue en décembre par les juges, en pointant « l’asphyxie mécanique » due aux méthodes d’interpellation. De quoi convaincre les juges de ne pas en rester là, alors que l’hypothèse d’un non-lieu se profilait. La lenteur des procédures ajoute néanmoins aux difficultés des plaignants. « La justice est volontairement longue ! s’indigne Assa Traoré. On ne lâchera rien, même si ce système essaye de nous essouffler. » Cette mère de famille a mis entre parenthèses sa vie professionnelle pour mener son combat, qui entraîne des frais financiers colossaux. « La vente des tee-shirts et les dons nous permettent de tenir », précise-t-elle. Il n’est pas rare que les familles de victimes, aux faibles ressources, soient obligées d’ouvrir des cagnottes en ligne pour payer les frais d’avocats, les expertises médicales et l’organisation des rassemblements.

Aujourd’hui, trois ans après la mort de son frère, Assa Traoré entend faire du dossier Adama une tribune pour les habitants des quartiers frappés par les violences. Au-delà de l’affaire, « c’est un système que nous voulons briser : celui de la machine à fabriquer les non-lieux ». « Un pays sans justice est un pays qui appelle à la révolte », prévient Assa Traoré.

Lola Ruscio
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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 05:01
Fête de l'Humanité 2019 - 13, 14, 15 septembre à la Courneuve - Finistériens, top départ! Découvrez le programme, achetez la vignette, soyez bénévoles!

Lien Page Facebook Stand du Finistère - Fête de l'Huma 2019

Ça s'prepare. Ça s'attend... Ça s'vit... Les vignettes bon de soutien accès 3 jours disponibles auprès de toutes les sections PCF du Finistère. 28 euros pour le soutien au journal de Jaurès et de la gauche indépendante des milieux de l'argent, 28 euros pour l'accès au plus grand festival et a la plus grande fête politique de France. Vous avez aussi la possibilité de servir comme bénévole sur le stand du PCF Finistère.

https://fete.humanite.fr/-Programme-27-

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Stand du Finistère – Fête de l'Humanité 2019 -

13-14-15 septembre – Parc départemental de la Courneuve

 

Inscriptions Bénévoles

Les 13, 14 et 15 septembre 2019 se déroulera la Fête de l'Humanité au Parc Départemental de La Courneuve. Le programme est à découvrir sur le site : https://fete.humanite.fr/-Programme-27-

Comme lors de chaque édition, le stand de la Fédération du Finistère sera présent sur la Place de Bretagne, à côté des autres fédérations bretonnes, des bretons de Paris, des Cheminots… Non loin de la Grande Scène.

Avec son restaurant qui propose le fameux Kig ha Farz du Nord Finistère, la Saucisse de Molène fumée aux algues, ses huîtres et autres spécialités, il est un lieu incontournable de la fête pour les gastronomes.

Son bar est aussi un lieu de rencontres, de fraternité, de convivialité, entres deux concerts, entre deux débats organisés sur l'espace consacré place de Bretagne. Les soirées y sont animées, chantantes… La bonne humeur et la camaraderie sont de mises.

Pour le bon fonctionnement du stand, la commission « Fête de l'Humanité » de la Fédération PCF 29 travaille depuis plusieurs mois déjà à la réussite de cette nouvelle édition. Celle de 2018 fut exceptionnelle avec des bénéfices indispensables à la réussite de nos luttes politiques et à la survie de notre journal : L'Humanité. En 2019, transformons l'essai, et faisons mieux !

Pour le bon fonctionnement du stand, nous avons besoin de 80 bénévoles environ. Une solide équipe est déjà constituée, mais elle a besoin d'être renforcée par de nouvelles forces. Une nouvelle relève dynamique pour que vive le stand du PCF 29 à la Fête de l'Humanité.

Tu trouveras ci-joint le bulletin d'inscription en tant que bénévole sur notre stand. Nul besoin d'être adhérent au PCF, juste l'envie, la motivation, la profonde conviction que le partage, dans ce monde, est une nécessité humaine et fraternelle. Vivre la fête autrement, partager des moments uniques avec les camarades réunis sur le stand, se loger sur place, pouvoir manger à moindre coût, assister aux concerts, participer aux débats, vivre sa fête tout simplement… Vivre une parenthèse qui marque chaque militant, chaque participant. Voilà ce que nous proposons.

Pour que cette fête existe, nous avons besoin de vous : 3 heures de bénévolat par jour au moins , 9 heures au total sur les trois jours pour ceux qui restent trois jours. Vous pouvez répartir selon vos envies sur le planning, selon votre savoir-faire, vos compétences, mais aussi selon vos souhaits d'apprendre, d'aider… Chaque poste est déterminant, chaque tranche horaire est importante !

Tu trouveras ci-joint le bulletin d'inscription, à retourner avant le 15 août 2019, à la Fédération PCF 29, à Ismaël Dupont, dupont.ismael@yahoo.fr, ou à Yoann Daniel, yoann.daniel@outlook.fr - federation@29.pcf.fr

Pour information, l'hébergement ne peut se faire qu'en tente individuelle derrière l'espace du stand. Les places en tente collective sont distribuées à la discrétion de la commission selon les besoins. Il est aussi possible de dormir sur un matelas sous la tente restaurant pour assurer la sécurité du stand.

Yoann Daniel  et Ismaël Dupont pour le PCF Finistère

fête de l'Humanité 2018 sur le stand du Finistère

fête de l'Humanité 2018 sur le stand du Finistère

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Fête de l'Humanité 2019 - 13, 14, 15 septembre à la Courneuve - Finistériens, top départ! Découvrez le programme, achetez la vignette, soyez bénévoles!
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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 07:45
Pierre Ouzoulias

Pierre Ouzoulias

La Commission de la culture du Sénat a tranché :
les « algorithmes locaux » de Parcoursup existent et ils doivent être rendus publics

La procédure Parcoursup organise le recueil des vœux et des dossiers des lycéens à l’aide d’un algorithme national qui a été publié. En revanche, ces informations sont traitées, le plus souvent, en partie ou en totalité, par les établissements de l’enseignement supérieur à l’aide d’« algorithmes locaux » qui demeurent confidentiels, contrairement aux engagements du Président de la République et du Gouvernement qui affirmaient vouloir rendre le nouveau dispositif totalement transparent.

Dès la promulgation de la loi, en mars 2018, avec le groupe CRCÉ, le Sénateur Pierre Ouzoulias avait demandé la publication de ces « algorithmes locaux » à la ministre chargée de l’enseignement et, sans réponse, avait saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), le Défenseur des droits et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour en obtenir la communication.

La confidentialité des modalités d’examen des dossiers des lycéens repose sur une mesure dérogatoire introduite dans la loi par un amendement du Gouvernement. Il organise un régime spécifique de communication, contraire au principe général de transparence institué par le code des relations entre le public et l’administration.

À l’occasion de la discussion du projet de loi relative à la protection des données personnelles, en avril 2018, la Sénatrice Sophie Joissains, au nom de la commission des lois, avait fait voter par le Sénat un amendement supprimant ce régime dérogatoire. Il avait été rétabli par l’Assemblée nationale.

Dans le cadre du suivi de l’application de la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants (ORE), la commission de la culture du Sénat a confié au Sénateur Jacques Grosperrin, rapporteur de la loi, une mission d’évaluation sur ces « algorithmes locaux ». Ce dernier a rendu compte de ses travaux et de ses conclusions, le 17 juillet 2019. Il montre que la procédure Parcousup se compose d’une phase de pré-classement qui met en œuvre des « algorithmes locaux » et d’un examen individuel des dossiers.

À la suite du Défenseur des droits, de la CADA, de la CNIL et de la Commission européenne, il considère qu’il est essentiel, pour la transparence de la procédure, que les critères de ces « algorithmes locaux » soient rendus publics.

Après plus d’un an de démarches auprès du ministère et du Gouvernement et de saisines contentieuses, le Sénateur Pierre Ouzoulias et le groupe CRCÉ se félicitent de cette décision de la commission de la culture du Sénat qui valide le travail accompli pour dénoncer ce régime dérogatoire et l’opacité de Parcoursup. Ils déposeront prochainement, au Sénat, une proposition de loi pour supprimer cette disposition et défendre les droits des lycéens et de leurs familles contre l’arbitraire d’une procédure d’exception qui organise le tri social.

 

Le 18 juillet 2019

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