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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 05:27
GÉNÉRAL ELECTRIC : STOP AU DÉMANTÈLEMENT 5"Progressistes " Avril Mai juin 2019 - revue PCF)
GÉNÉRAL ELECTRIC : STOP AU DÉMANTÈLEMENT 5"Progressistes " Avril Mai juin 2019 - revue PCF)
GÉNÉRAL ELECTRIC : STOP AU DÉMANTÈLEMENT 5"Progressistes " Avril Mai juin 2019 - revue PCF)
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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 05:24

 

Le groupe est accusé par une étude financière d’avoir camouflé 38 milliards de dollars de pertes aux États-Unis, alors qu’il fait déjà l’objet de plusieurs enquêtes.

«Une fraude plus importante qu’Enron et Worldcom combinés » : c’est ainsi que l’analyste financier Harry Markopolos qualifie la présentation des comptes de General Electric aux États-Unis. Dans un rapport de plus de 170 pages révélé jeudi par le Wall Street Journal, celui-ci affirme que le conglomérat aurait dissimulé 38 milliards de dollars (34,2 milliards d’euros) de pertes dans ses activités d’assurance pour les soins à long terme, ainsi que dans sa branche pétrolière et gazière. D’après l’étude de Harry Markopolos, lanceur d’alerte qui avait contribué à révéler les arnaques de Bernard Madoff il y a quelques années, GE aurait besoin de constituer des réserves de 18,5 milliards de dollars dans sa branche assurance. Des montants qui font dire à l’expert que le groupe américain est en réalité insolvable. « Mon équipe a passé les sept derniers mois à analyser la comptabilité de GE et nous pensons que les 38 milliards de dollars de fraude que nous avons découverts ne sont que le sommet de l’iceberg », précise Harry Markopolos en préambule de son rapport.

Démenti du groupe

Des révélations qui ont fait l’effet d’une bombe à Wall Street, où le groupe a immédiatement vu son action dégringoler de 11 %. Une chute globalement enrayée ces derniers jours, notamment grâce au rachat de 252 000 actions GE par son PDG, Larry Culp. Sur la défensive, le groupe a immédiatement répliqué via un communiqué de presse pour démentir les accusations de l’analyste financier. « Les allégations faites par M. Markopolos sont infondées », a ainsi souligné la firme depuis son siège de Boston, qui continue de défendre la solidité de son bilan. Mais c’est aussi l’absence de neutralité de l’expert qui donne matière à GE à contre-attaquer. Harry Markopolos a en effet reconnu auprès des médias avoir réalisé cette étude pour le compte d’un fonds d’investissement qui tirerait profit de la baisse du cours de l’action boursière de General Electric. « De tels fonds ont des motivations financières pour tenter de générer des ventes à découvert des actions de la société pour créer une volatilité indue », affirme GE. Harry Markopolos a en outre admis qu’une partie de sa rémunération était indexée sur le gain que réaliserait le fonds d’investissement en question, dont le nom n’a pas été révélé.

Des manœuvres opaques

Toujours est-il que cette étude n’arrange pas les affaires du conglomérat, déjà empêtré dans plusieurs enquêtes. En 2018, l’autorité des marchés financiers américaine, la SEC (Securities and Exchange Commission), et le département de la justice (DOJ) avaient annoncé avoir ouvert des investigations concernant des charges de 22 milliards de dollars dans sa division énergie, dont la moitié proviendrait de dépréciations d’actifs attribués à Alstom. Début 2019, c’est le parquet français qui avait ouvert une enquête – depuis transmise au Parquet national financier – sur les conditions de la reprise de la branche énergie d’Alstom par GE. Une initiative du député LR Olivier Marleix, qui soupçonne un « pacte de corruption » entre ces entreprises et le ministre de l’Économie de l’époque et candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron, artisan de la reprise controversée.

Des manœuvres opaques dans cette partie de Monopoly financier dont les salariés font les frais depuis des années. Après l’annonce de 12 000 suppressions d’emplois au niveau mondial en 2017, syndicats et élus de la région de Belfort se battent toujours contre l’arrêt de l’activité turbines à gaz en France et le millier de suppressions d’emplois qui en découle.

Loan Nguyen

 

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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 05:22

 

Pointé comme « discriminatoire », le nouvel impôt français est sous le coup d’une enquête américaine, en vue de représailles.

Les représentants des géants d’Internet se sont élevés collectivement, ce lundi, contre la taxe Gafa (du nom des quatre leaders du numérique, Google, Apple, Facebook et Amazon), dans le cadre d’une enquête ouverte par les services du ­représentant américain au commerce. Le nouvel impôt, adopté mi-juillet, cible une trentaine de groupes mondiaux. Il s’élève à 3 % d’une partie du chiffre d’affaires réalisé par les entreprises. L’investigation a été lancée en vue de représailles contre la France, notamment via la taxation des importations de vin français, qu’a menacé de mettre en place Donald Trump.

Face à cette décision unilatérale de la France, les Gafa se sont montrés agressifs et pointent un impôt « discriminatoire ». Amazon, dont le marché hexagonal est le deuxième au niveau européen pour le commerce électronique, dénonce une « double taxation » lors de l’audition à Washington. L’entreprise américaine a déjà promis de répercuter la taxe sur ses vendeurs français, affichant à nouveau son monopole dans le domaine. Pour Nicholas Bramble, représentant de Google, « taxer une poignée de grands groupes de l’Internet n’a pas de sens quand tous les secteurs deviennent numériques ». Une démarche qui a pourtant déjà été entreprise au niveau de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pour Quentin Parrinello, responsable du plaidoyer justice fiscale à Oxfam France, les grandes entreprises numériques ont un « double langage et sont malhonnêtes ». Pour se défendre, les Gafa demandent une taxe plus juste et internationale, alors qu’ils « y sont tous totalement opposés et ne veulent pas que ces décisions aillent trop loin ».

Une imposition marginale et temporaire

Le président du Conseil national du commerce extérieur américain, Rufus Yerxa, a par ailleurs rétorqué qu’il s’agissait d’« une fracture radicale par rapport à la pratique habituelle ». Pourtant, la taxe française est marginale et temporaire. En effet, dès lors que les négociations sur la réforme internationale de la fiscalité menée par l’OCDE auront abouti, la France « arrêtera la taxe Gafa », assure le responsable du plaidoyer d’Oxfam France. Certes modeste, cette imposition a influé les décisions internationales, en permettant de « ramener les États-Unis à la table des négociations de l’OCDE ». Pour Quentin Parrinello, l’enquête américaine fait figure d’« affichage politique de la part de Donald Trump, alors que l’impôt français est secondaire ». Un sujet qui fera, sans doute, l’objet de tensions entre Paris et Washington lors du G7 à Biarritz, du 24 au 26 août.

Mélanie Costa

 

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27 août 2019 2 27 /08 /août /2019 05:18

 

Ils sont propriétaires de leur outil de travail qu’ils achètent parfois à crédit, et vendent leur force de travail à vil prix. La loi et leur employeur souvent niché très loin, leur ont fait croire qu’ils étaient « indépendants », « autonomes », « libres ». Et comme souvent ils étaient au chômage, ils n’ont pas eu le choix. Nouvelle classe de prolétaires, ils créent de la valeur au profit exclusif de firmes transnationales détentrices d’algorithmes qui les suivent et les poursuivent. Victimes d’une nouvelle forme de sujétion aux détenteurs de capitaux, on les voit pédaler dans les rues. Ce sont les livreurs de repas à domicile ou les chauffeurs d’Uber et d’autres groupes, forçats des temps modernes. Ainsi va le capitalisme de plate-forme. Il est permis par la conjonction de l’utilisation des innovations technologiques et numériques et des décisions politiques poussant sans cesse au « moins disant social », avec des choix politiques visant un affaiblissement du salariat stable, disposant de solides conventions collectives, issues de longues luttes ouvrières, avec notamment des codes du travail. Rien de tel ici. Les livreurs de Deliveroo sont victimes d’une diminution de moitié de leur rémunération alors que leur travail est difficile, dangereux, éreintant. Lorsqu’ils ne sont pas d’accord avec les conditions qui leur sont imposées, ils n’ont pour seule alternative que de disparaitre des écrans numériques, sans préavis ni indemnités. Leurs employeurs sont loin et comme pour d’autres groupes numériques, ils font fi des lois nationales et des règlements européens du travail. Pire, ils refusent de contribuer à leur part du bien commun en échappant à la fiscalité et aux contributions sociales.

A la mondialisation de la circulation des capitaux et des marchandises correspond la mondialisation de l’exploitation du travail, accélérée dans le capitalisme financier qu’encourage le pouvoir. « L’auto-exploitation » érigée en système pour mieux camoufler sa nature profonde ! Ils appellent cela « le nouveau monde » ! Heureusement, ces jeunes travailleurs précarisés, isolés parfois, aux statuts différents pour être mieux divisés, ne se laissent pas faire et sont entrés dans l’action dans plusieurs villes en France. Plus intéressantes et significatives encore, sont les actions communes, qu’elles soient juridiques ou de manifestations, initiées par-delà les frontières. Ainsi, pour les coursiers de Déliveroo, des grèves ont lieu à Toulouse et à Londres, à Nice et à Madrid, à Rome comme à Tours ou à Paris. Parfois, ils réussissent à faire requalifier leurs contrats de travail et parviennent même à se faire reconnaître comme salariés. De telles actions internationales ont eu également lieu dans les groupes Macdonald , Uber ou Amazon. Elles ont touché aussi des compagnies d’aviation privées comme Ryanair en 2018 ou Mark et Spencer en 2001. Preuve que de nouvelles formes de coopérations, de liens et d’actions peuvent émerger en Europe et à l’échelle internationale.

En effet, à cette mondialisation capitaliste qui déploie la mise en concurrence des travailleurs au sein de mêmes groupes ou de groupes se livrant une impitoyable guerre économique, devrait correspondre une nouvelle internationale ouvrière et des salariés, dans leur diversité. Une coopération intersyndicale ou une internationale syndicale adaptée aux nouvelles conditions d’exploitation, capable de fédérer, de manière ouverte et souple, les salariés, de les unir par-delà les pays, les barrières de la langue et des conditions différentes de travail et de protections sociales  qui leur sont faites pour les diviser. L’appel de Marx «  prolétaires de tous pays unissez-vous » reste d’une brulante actualité.

 

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 10:01
Pcf. Fabien Roussel appelle la gauche à plancher sur un projet commun (Julia Hamlaoui, L'Humanité, 26 août 2019)
Pcf. Fabien Roussel appelle la gauche à plancher sur un projet commun
Lundi, 26 Août, 2019

Les communistes ont tenu ce week-end leur université d’été à Aix-en-Provence. Leur secrétaire national veut dépasser « les appels rituels au rassemblement » pour passer au « concret », notamment sur la réforme des retraites.

 

Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), envoyée spéciale.

Rassemblement, unité… le PCF veut passer de la parole aux actes. C’est le message que son secrétaire national a envoyé depuis Aix-en-Provence, où la formation a réuni, ce week-end, quelque 1 000 de ses militants pour son université d’été. « On ne pourra pas briser le duo funèbre de Macron et Le Pen seulement par des appels rituels au rassemblement. Il faut maintenant être concret. Nous voulons travailler à faire émerger un débouché politique, un espoir de changement, sur la base d’un projet permettant de changer concrètement la vie des gens et de relever les grands défis du XXIe siècle », a lancé Fabien Roussel lors de son discours, samedi. Paix, climat, urgence sociale. C’est sur ce triptyque que le député du Nord invite à plancher non seulement les citoyens, mais aussi les autres formations de gauche. « Nous voulons construire une dynamique porteuse d’espoir, une nouvelle union populaire, un Front populaire du XXI° siècle », résume-t-il. Il s’agit de « dire, précise-t-il encore, si demain nous sommes au pouvoir tous ensemble, voilà ce sur quoi nous nous engageons ».

« Agiter l’abandon du Mercosur pour nous faire avaler le Ceta »

En attendant, l’urgence environnementale s’affiche à Aix comme une priorité. Dans l’amphithéâtre rebaptisé Martha-Desrumaux, la séance inaugurale est consacrée au défi écologique. L’annonce par Emmanuel Macron de l’abandon du traité de libre-échange avec le Mercosur vient alors de tomber. « Il ne faudrait pas qu’ils agitent l’abandon du Mercosur d’un côté pour, de l’autre, nous faire avaler le Ceta contre lequel le combat continue puisqu’il repassera au Sénat à l’automne », réagit Fabien Roussel à la tribune. À ses côtés, Audrey Pulvar salue l’avancée après avoir réglé à sa façon la question du clivage gauche-droite en débat notamment chez EELV. « On a tort de dire que l’écologie n’est ni de droite ni de gauche, développe l’ex-présidente de la Fondation pour la nature et l’Homme, créée par Nicolas Hulot. Il y a un projet de gauche qui prévoit de faire voler en éclats le système capitaliste mondialisé. Et il y a un projet d’adaptation avec l’économie verte ou le développement durable. Celui-ci ne suffit pas. Il faut renverser la table. »

Avec ses 660 maires, le PCF joue gros aux municipales

De quoi donner le sourire dans les couloirs de la fac de lettres. Pour nombre de militants, le rassemblement est devenu une nécessité. « Si on reste les deux pieds dans le même sabot, on n’y arrivera jamais », estime Alexandra venue du Loiret, encore marquée – comme beaucoup – par les 2,5 % obtenus par son parti aux européennes, mais aussi par « la dynamique de (leur) campagne qui a remotivé les militants ». Pas si simple cependant de renouer le dialogue : « FI nous a fait beaucoup de mal et ne veut pas discuter », lâche un militant. « Le PS, après la déchéance de nationalité ou la loi travail, n’a pas vraiment fait le bilan de son dernier quinquennat », critique un autre.

Pour les prochaines municipales, beaucoup y croient tout de même. Le PCF joue gros et entend conserver son réseau de « plus de 660 maires et 7 000 élus ». « Le débat national est compliqué, mais dans les municipalités on peut réussir à le conduire sur la base de projets », affirme Pierre Lacaze, en charge des élections pour le PCF, au cours d’un atelier. Reste pour Ian Brossat, adjoint PCF à Paris, deux conditions au rassemblement à gauche : « Mettre de côté toute tentation hégémonique, qu’on voit poindre à nouveau côté EELV, et éviter l’écueil du flou sur le contenu ; on a besoin de clarté ». Une « clarté » espérée aussi dans la riposte à Macron. Déjà engagé contre la privatisation d’Aéroports de Paris, un front commun contre la réforme des retraites pourrait voir le jour. PS, FI, Génération.s et GRS s’y sont tous dits favorables samedi, lors d’une première rencontre à Aix. Fabien Roussel, estimant que s’opposer au projet Macron ne suffit pas, leur a proposé de formuler ensemble « un contre-projet ». Sur la table, la retraite à 60 ans, avec des pensions à au moins 75 % du meilleur salaire, financées notamment par la cotisation des revenus financiers… Si Génération.s et FI semblent partager l’ambition, Laurence Rossignol se montre plus mesurée à l’issue du débat, arguant « ne pas avoir mandat » pour aller plus avant. Là encore, pas si simple. « Moi, je me souviens avoir fait grève contre la réforme Hollande des retraites », rappelle un militant de Tarbes. Dans un paysage éclaté, Roussel tend une perche, espérant tourner la page des renoncements. « Il faut revenir sur les fondamentaux, dit-il en marge des ateliers : reprendre le pouvoir sur l’économie et mettre l’argent au service de l’humain et de la planète. Pour que la gauche retrouve sa force, il faut qu’elle fasse rêver à nouveau. »

Julia Hamlaoui
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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 08:19
La délégation finistérienne à l'université d'été 2019, photo Jean-François Téaldi: Yoann Daniel, Glenn Le Saout, Ismaël Dupont, Malou, Yann Flouriot, Corentin Derrien

La délégation finistérienne à l'université d'été 2019, photo Jean-François Téaldi: Yoann Daniel, Glenn Le Saout, Ismaël Dupont, Malou, Yann Flouriot, Corentin Derrien

Un week-end d'échanges et de découvertes, de fraternité et de fête, de formation politique et culturelle et de débats multiples que, comme les 3 éditions passées à Angers, nous ne sommes pas prêts d'oublier. Avec nos 6 camarades présents du Finistère, nous avons vécu à l'université d'été du PCF à Aix-en-Provence des moments exceptionnels au contact et de la diversité, de la richesse humaine et intellectuelle des communistes. Merci à tous les participants, aux organisateurs (la fédé des Bouches-du-Rhone, les équipes de Guillaume Roubaud Quashie, Aurelien Guillot, aux intervenants, et aux élus et parlementaires aussi qui étaient parmi nous). L'accueil et l'organisation à Aix-en-Provence de nos camarades du sud était au top! Dans une ville splendide de surcroît!

Evidemment, le parti qui compte le plus d'adhérents en France est quasiment effacé par les médias qui ne parlent que de l'université d'été de FI, du PS, et de EELV, à quelques exceptions près, et cela malgré le nombre de militants très important (près de 1000) et la qualité de la programmation de l'université d'été du PCF, entre fraternité et convivialité, exigence intellectuelle, partage des savoirs, curiosité culturelle, formation et éducation populaire, internationalisme et argumentaires pour les combats sociaux. Très loin de la politique opportuniste!

Ces valeurs que rejette le système dominant font notre force et nous assurent de pouvoir continuer à enrichir la vie militante de notre parti et son influence dans la société. Déjà 2000 adhésions depuis le 1er janvier 2019, objectif 7000 adhésions d'ici 2020! C'est possible, on est en bonne voie: nous avons besoin de forces humaines pour combattre les politiques du capital et de la réaction et leurs défenseurs.

Nous avons participé quant à nous à une partie seulement des interventions, débats, conférences, auxquels  nous voulions participer, mais nous en avons retiré beaucoup: Courbet, Apollinaire, Eugène Varlin, Gramsci le renforcement du PCF, les adhésions et la campagne ADP à la fête de l'huma, le droit de manifester menacé et les violences policières en recrudescence, l'invisibilité des femmes dans le travail auprès des personnes âgées en perte d'autonomie, la lutte contre le dérèglement climatique et la crise écologique, ....

D'autres compte rendus plus détaillés suivront bientôt.

Ismaël Dupont

Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
Amphi Martha Desrumaux: Présentation des revues du PCF a l'inauguration de l'Université d'été du PCF: La Pensée, Économie et politique, Progressistes, Cause Commune. Et on fête les 75 ans de La Marseillaise.

Amphi Martha Desrumaux: Présentation des revues du PCF a l'inauguration de l'Université d'été du PCF: La Pensée, Économie et politique, Progressistes, Cause Commune. Et on fête les 75 ans de La Marseillaise.

Amphi Martha Desrumaux: Présentation des revues du PCF a l'inauguration de l'Université d'été du PCF: La Pensée, Économie et politique, Progressistes, Cause Commune. Et on fête les 75 ans de La Marseillaise.

Amphi Martha Desrumaux: Présentation des revues du PCF a l'inauguration de l'Université d'été du PCF: La Pensée, Économie et politique, Progressistes, Cause Commune. Et on fête les 75 ans de La Marseillaise.

Interventions de Jérémy Bacchi secrétaire départemental des Bouches du Rhône après celle de Leo Purguette pour les 75 ans du journal La Marseillaise. La région de Marseille en pointe des combats sociaux et humanistes depuis des décennies, fière d'accueillir l'Université d'été du PCF.

Interventions de Jérémy Bacchi secrétaire départemental des Bouches du Rhône après celle de Leo Purguette pour les 75 ans du journal La Marseillaise. La région de Marseille en pointe des combats sociaux et humanistes depuis des décennies, fière d'accueillir l'Université d'été du PCF.

Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
Saliha Boussedra coordinatrice du programme de l'Université d'été du PCF, amphi Martha Desrumeaux, présente les axes forts de l'Université d'ete: Gilets jaunes et classe ouvrière, luttes des femmes et contre la minorisation des femmes, revendications de la jeunesse, écologie et changement de mode de production. La culture sera aussi au centre de l'Université d'été: Aragon, Courbet, Apollinaire, Gramsci, Marx, Pascal, Spinoza.

Saliha Boussedra coordinatrice du programme de l'Université d'été du PCF, amphi Martha Desrumeaux, présente les axes forts de l'Université d'ete: Gilets jaunes et classe ouvrière, luttes des femmes et contre la minorisation des femmes, revendications de la jeunesse, écologie et changement de mode de production. La culture sera aussi au centre de l'Université d'été: Aragon, Courbet, Apollinaire, Gramsci, Marx, Pascal, Spinoza.

Guillaume Roubaud Quashie, directeur de l'Université d'été rend hommage a l'historien de la révolution française, Michel Vovelle, universitaire a la faculté des lettres d'Aix-Marseille, camarade du PCF, et a ses vertus intellectuelles, utiles aux combats d'aujourd'hui.

Guillaume Roubaud Quashie, directeur de l'Université d'été rend hommage a l'historien de la révolution française, Michel Vovelle, universitaire a la faculté des lettres d'Aix-Marseille, camarade du PCF, et a ses vertus intellectuelles, utiles aux combats d'aujourd'hui.

Avec Esteban Evrard, amoureux de l'île de Batz, 17 ans, pas sérieux comme Rimbaud et comme lui de Charleville Mézières, animateur de la marche sur le climat et de la JC. L'avenir du parti communiste.

Avec Esteban Evrard, amoureux de l'île de Batz, 17 ans, pas sérieux comme Rimbaud et comme lui de Charleville Mézières, animateur de la marche sur le climat et de la JC. L'avenir du parti communiste.

Vendredi, début d'après-midi: Audrey Poulvar, journaliste, présidente de la Fondation pour la nature et l'homme, avec Fabien Roussel et Alain Pagano , échangent sur la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la santé et de la biodiversité. Comment relever le défi écologique?

photo Laurence Patrice. Débat Fabien Roussel - Audrey Poulvar sur la bataille pour faire face à la crise climatique et écologique. Relever le défi climatique, l’un des premiers temps forts parmi les nombreux ateliers de ce vendredi après-midi de l’Université d’été du PCF. Dialogue entre Audrey Pulvar présidente de la Fondation pour la nature et l’homme ( 2017-2019) journaliste et Fabien Roussel secrétaire national #UEPCF

photo Laurence Patrice. Débat Fabien Roussel - Audrey Poulvar sur la bataille pour faire face à la crise climatique et écologique. Relever le défi climatique, l’un des premiers temps forts parmi les nombreux ateliers de ce vendredi après-midi de l’Université d’été du PCF. Dialogue entre Audrey Pulvar présidente de la Fondation pour la nature et l’homme ( 2017-2019) journaliste et Fabien Roussel secrétaire national #UEPCF

photo Laurence Patrice. Débat Fabien Roussel - Audrey Poulvar sur la bataille pour faire face à la crise climatique et écologique. Relever le défi climatique, l’un des premiers temps forts parmi les nombreux ateliers de ce vendredi après-midi de l’Université d’été du PCF. Dialogue entre Audrey Pulvar présidente de la Fondation pour la nature et l’homme ( 2017-2019) journaliste et Fabien Roussel secrétaire national #UEPCF

photo Laurence Patrice. Débat Fabien Roussel - Audrey Poulvar sur la bataille pour faire face à la crise climatique et écologique. Relever le défi climatique, l’un des premiers temps forts parmi les nombreux ateliers de ce vendredi après-midi de l’Université d’été du PCF. Dialogue entre Audrey Pulvar présidente de la Fondation pour la nature et l’homme ( 2017-2019) journaliste et Fabien Roussel secrétaire national #UEPCF

Pause dans l'après-midi: notre brillant candidat aux européennes Ian Brossat de retour de ses vacances en Corse, avec le secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône, fédération accueillant l'université d'été, Jeremy Bacchi - photo Ismaël Dupont

Pause dans l'après-midi: notre brillant candidat aux européennes Ian Brossat de retour de ses vacances en Corse, avec le secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône, fédération accueillant l'université d'été, Jeremy Bacchi - photo Ismaël Dupont

Pause dans l'après-midi: notre brillant candidat aux européennes Ian Brossat de retour de ses vacances en Corse, avec le secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône, fédération accueillant l'université d'été, Jeremy Bacchi - photo Ismaël Dupont

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à droite , Guillaume Roubaud Quashie, historien, directeur de l'université d'été du PCF

à droite , Guillaume Roubaud Quashie, historien, directeur de l'université d'été du PCF

Fabien Roussel et Pierre Laurent, avec une jeune camarade de Loire-Atlantique

Fabien Roussel et Pierre Laurent, avec une jeune camarade de Loire-Atlantique

Pierre Crépel, universitaire, scientifique, un des piliers de la revue Cause Commune, venu dans le Finistère l'an passé à l'invitation des Jeudis Rouges du PCF à Quimperlé

Pierre Crépel, universitaire, scientifique, un des piliers de la revue Cause Commune, venu dans le Finistère l'an passé à l'invitation des Jeudis Rouges du PCF à Quimperlé

Glenn Le Saout en grande conversation avec Jacques, le secrétaire départemental de la Mayenne

Glenn Le Saout en grande conversation avec Jacques, le secrétaire départemental de la Mayenne

Université d'été du PCF a Aix en Provence. Conférence de Thomas Schlesser, historien de l'art, directeur de la fondation Hartung-Bergman, sur Gustave Courbet. Un moment exceptionnel

Université d'été du PCF a Aix en Provence. Conférence de Thomas Schlesser, historien de l'art, directeur de la fondation Hartung-Bergman, sur Gustave Courbet. Un moment exceptionnel

Samedi matin, l'universitaire et philosophe Jean Quétier synthétise la nouveauté et l'originalité de la philosophie politique de Gramsci. Passionnant! Et l'amphi Aragon fait salle comble. Université d'été du PCF a Aix en Provence.

Samedi matin, l'universitaire et philosophe Jean Quétier synthétise la nouveauté et l'originalité de la philosophie politique de Gramsci. Passionnant! Et l'amphi Aragon fait salle comble. Université d'été du PCF a Aix en Provence.

Discours de Fabien Roussel le samedi midi - très clair, complet et percutant ! « Notre projet communiste, pour l’humain et la planète d’abord, c’est l’alternative au capitalisme ! »‬

Discours de Fabien Roussel le samedi midi - très clair, complet et percutant ! « Notre projet communiste, pour l’humain et la planète d’abord, c’est l’alternative au capitalisme ! »‬

photo Maxime Cochard Ian Brossat et les jeunes camarades de Paris au moment du discours de Fabien Roussel

photo Maxime Cochard Ian Brossat et les jeunes camarades de Paris au moment du discours de Fabien Roussel

Discours de Fabien Roussel le samedi midi - très clair, complet et percutant !

Discours de Fabien Roussel le samedi midi - très clair, complet et percutant !

Michèle Audin, mathématicienne, romancière, et fille de Maurice et Josette Audin, raconte la vie de l'ouvrier relieur Eugène Varlin, militant de l'Internationale et communard, proche de la finisterienne Nathalie Le Mel. Un autodidacte et un militant ouvrier formidable avec une sensibilité a l'égalité femmes hommes, et au développement des coopératives.

Michèle Audin, mathématicienne, romancière, et fille de Maurice et Josette Audin, raconte la vie de l'ouvrier relieur Eugène Varlin, militant de l'Internationale et communard, proche de la finisterienne Nathalie Le Mel. Un autodidacte et un militant ouvrier formidable avec une sensibilité a l'égalité femmes hommes, et au développement des coopératives.

Conférence débat avec l'avocate et vice-présidente de la ligue des droits de l'homme Dominique Nogueres et Annie Levi, avocate, responsable de la commission droits et libertés du PCF, amphi Louis Aragon a l'Université d'été du PCF: les violences policières et la remise en cause progressive du droit de manifester.

Conférence débat avec l'avocate et vice-présidente de la ligue des droits de l'homme Dominique Nogueres et Annie Levi, avocate, responsable de la commission droits et libertés du PCF, amphi Louis Aragon a l'Université d'été du PCF: les violences policières et la remise en cause progressive du droit de manifester.

Témoignage d'un retraite de la police apres la conférence de Dominique Nogueres, membre de la CGT de la police, indigné par l'évolution des pratiques policières. Un témoignage saisissant et accablant. "Il faut dénoncer les agissements des policiers qui se conduisent comme des fachos. La BAC c'est des fachos". " Il faut agir sur les pouvoirs politiques pour éviter la fascisation de la police".

Témoignage d'un retraite de la police apres la conférence de Dominique Nogueres, membre de la CGT de la police, indigné par l'évolution des pratiques policières. Un témoignage saisissant et accablant. "Il faut dénoncer les agissements des policiers qui se conduisent comme des fachos. La BAC c'est des fachos". " Il faut agir sur les pouvoirs politiques pour éviter la fascisation de la police".

Intervention de Roland Nivet, président du mouvement de la paix et rennais, sur la stratégie du choc utilisée par les néo libéraux avec un état de plus en plus policier, militarisée et violent, pour répondre à l'exaspération populaire face aux violences économiques et politiques.

Intervention de Roland Nivet, président du mouvement de la paix et rennais, sur la stratégie du choc utilisée par les néo libéraux avec un état de plus en plus policier, militarisée et violent, pour répondre à l'exaspération populaire face aux violences économiques et politiques.

Université d'été du PCF. Conférence de Dominique Nogueres sur les violences policières et le droit (bafoué) a manifester. Intervention très forte d'une camarade enseignante en Seine St Denis sur l'usage politique des violences policières, notamment contre les lycéens, et la manif syndicale du premier mai.

Université d'été du PCF. Conférence de Dominique Nogueres sur les violences policières et le droit (bafoué) a manifester. Intervention très forte d'une camarade enseignante en Seine St Denis sur l'usage politique des violences policières, notamment contre les lycéens, et la manif syndicale du premier mai.

Intervention offensive de Fabien Roussel aux côtés des forces de gauche invitées à débattre de la réforme des retraites à l'université d'été du PCF. Trois propositions : 1. Soyons unis dans la rue dès le 24 septembre pour contester la réforme de Macron 2. Que chaque force de gauche mette sur la table ses propres propositions 3. Organiser ensemble des débats partout en France, avec les forces syndicales, les Français.e.s, pour construire un contre-projet unitaire pour une sécurité sociale du XXIe siècle (Igor Zamichéi: photo et commentaire)

Intervention offensive de Fabien Roussel aux côtés des forces de gauche invitées à débattre de la réforme des retraites à l'université d'été du PCF. Trois propositions : 1. Soyons unis dans la rue dès le 24 septembre pour contester la réforme de Macron 2. Que chaque force de gauche mette sur la table ses propres propositions 3. Organiser ensemble des débats partout en France, avec les forces syndicales, les Français.e.s, pour construire un contre-projet unitaire pour une sécurité sociale du XXIe siècle (Igor Zamichéi: photo et commentaire)

Banquet communiste a Aix en Provence. Samedi 24 août. 1000 personnes a l'Université d'été: avec Malou, Yann, Christiane, Jean-Claude, Corentin, Glenn, Dominique.

Banquet communiste a Aix en Provence. Samedi 24 août. 1000 personnes a l'Université d'été: avec Malou, Yann, Christiane, Jean-Claude, Corentin, Glenn, Dominique.

Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
Banquet communiste a Aix en Provence. Samedi 24 août. 1000 personnes a l'Université d'été: avec Malou, Yann, Christiane, Jean-Claude, Corentin, Glenn, Dominique.

Banquet communiste a Aix en Provence. Samedi 24 août. 1000 personnes a l'Université d'été: avec Malou, Yann, Christiane, Jean-Claude, Corentin, Glenn, Dominique.

Aix-en-Provence, 23-25 août: une université d'été d'une qualité exceptionnelle avec 1000 communistes réunis dans une très belle ambiance! Un parcours dans une université d'été politique et d'éducation populaire foisonnante
Fabien Roussel jusqu’au bout de la nuit à l’université d’été du #UEPCF sur Buffalo Soldier de Bob Marley avec les camarades pour la dernière chanson. #PCF (photo Arnaud Lozzi)

Fabien Roussel jusqu’au bout de la nuit à l’université d’été du #UEPCF sur Buffalo Soldier de Bob Marley avec les camarades pour la dernière chanson. #PCF (photo Arnaud Lozzi)

Dimanche matin. Atelier Autonomie et personnes âgées: les femmes et leur travail invisible au cœur des enjeux avec Christiane Caro, Éric Fragona, directeur adjoint de l'association des établissements au service des personnes âgées et Veronique Marouze, membre de la commission féminisme. Un débat dédié a notre camarade Jean Drean, résident en EHPAD a Quimper. 45 participants. Université d'été du PCF d'Aix en Provence

Dimanche matin. Atelier Autonomie et personnes âgées: les femmes et leur travail invisible au cœur des enjeux avec Christiane Caro, Éric Fragona, directeur adjoint de l'association des établissements au service des personnes âgées et Veronique Marouze, membre de la commission féminisme. Un débat dédié a notre camarade Jean Drean, résident en EHPAD a Quimper. 45 participants. Université d'été du PCF d'Aix en Provence

Dimanche matin. Atelier Autonomie et personnes âgées: les femmes et leur travail invisible au cœur des enjeux avec Christiane Caro, Éric Fragona, directeur adjoint de l'association des établissements au service des personnes âgées et Veronique Marouze, membre de la commission féminisme. Un débat dédié a notre camarade Jean Drean, résident en EHPAD a Quimper. 45 participants. Université d'été du PCF d'Aix en Provence

Dimanche matin. Atelier Autonomie et personnes âgées: les femmes et leur travail invisible au cœur des enjeux avec Christiane Caro, Éric Fragona, directeur adjoint de l'association des établissements au service des personnes âgées et Veronique Marouze, membre de la commission féminisme. Un débat dédié a notre camarade Jean Drean, résident en EHPAD a Quimper. 45 participants. Université d'été du PCF d'Aix en Provence

Avec Igor Zamichéi et Véronique Mahé, atelier "Objectif 7000 adhésions : renforcer le PCF" Des réflexions utiles pour nous adresser mieux aux citoyens, aux travailleurs, partager l'importance de l'action collective avec eux, la nécessité de s'organiser face au G7, aux multinationales qui veulent imposer leurs lois. Près de 2000 personnes ont rejoint le PCF lors de notre campagne européenne. Venez adhérer à notre parti, unique pour l'action de ses élu.e.s, la solidarité, la démocratie et décidé à porter avec vous, face au duo Macron-Le Pen, un projet de société révolutionnaire pour l'humain et la planète ! Rendez-vous à la Fête de l'humanité.

Avec Igor Zamichéi et Véronique Mahé, atelier "Objectif 7000 adhésions : renforcer le PCF" Des réflexions utiles pour nous adresser mieux aux citoyens, aux travailleurs, partager l'importance de l'action collective avec eux, la nécessité de s'organiser face au G7, aux multinationales qui veulent imposer leurs lois. Près de 2000 personnes ont rejoint le PCF lors de notre campagne européenne. Venez adhérer à notre parti, unique pour l'action de ses élu.e.s, la solidarité, la démocratie et décidé à porter avec vous, face au duo Macron-Le Pen, un projet de société révolutionnaire pour l'humain et la planète ! Rendez-vous à la Fête de l'humanité.

Pierre Dharréville député des Bouches-du-Rhône, pour la conclusion de l'université d'été - « Il faut combattre les souffleurs de vide. Nous voulons l’émancipation humaine et nous nous battons pour que chacune et chacun ait son droit » Pierre Dharréville #UEPCF ✊« Macron a appelé à l’esprit de résistance. Je ne suis pas sûr que nous mettions la même chose que lui dans ce mot. Il peut compter sur l’esprit de résistance des Communistes pour résister et même sur celui de reconquête ! » Pierre Dharréville #UEPCF ✊

Pierre Dharréville député des Bouches-du-Rhône, pour la conclusion de l'université d'été - « Il faut combattre les souffleurs de vide. Nous voulons l’émancipation humaine et nous nous battons pour que chacune et chacun ait son droit » Pierre Dharréville #UEPCF ✊« Macron a appelé à l’esprit de résistance. Je ne suis pas sûr que nous mettions la même chose que lui dans ce mot. Il peut compter sur l’esprit de résistance des Communistes pour résister et même sur celui de reconquête ! » Pierre Dharréville #UEPCF ✊

Ian Brossat pour le discours de clôture de l'université d'été dimanche midi

Ian Brossat pour le discours de clôture de l'université d'été dimanche midi

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 07:17
photo Maxime Cochard

photo Maxime Cochard

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

24 août, Aix-en-Provence: discours de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, à l'Université d'été du PCF

Discours de Fabien Roussel

Université d’été du PCF

24 Août 2019 – Aix en Provence

Je tiens tout d’abord à saluer et remercier
- les organisateurs, Guillaume Roubaud-Quaschie,
- l’ensemble des intervenants qui ont accepté d’apporter leur
contribution à la qualité des ateliers,
- l’ensemble des camarades qui permettent le bon déroulement de cette université et la Fédération des Bouches du Rhône, dont Jeremy Bacchi, son secrétaire fédéral.
- les représentants des forces politiques, des syndicats, associations et les personnalités qui prennent part à nos travaux ainsi que les journalistes.
L’université d’été est devenue un moment fort de la vie de notre parti.
Elle permet de réfléchir - ensemble et avec d’autres - sur le monde dans lequel nous voulons vivre. Car une idée nous rassemble, toutes et tous, et bien au-delà de nos rangs: il y a urgence à sortir du capitalisme.
Il y a urgence à bâtir un nouveau modèle de développement, à promouvoir un nouveau projet de société garantissant à toutes et à tous, de vivre dignement, de respirer un air pur, dans un monde de progrès et de paix. Oui nous voulons faire grandir cet espoir, montrer qu’il est possible de produire des richesses autrement qu’en brûlant la planète et en exploitant les êtres humains.
Ce projet de société ne peut être que démocratique. Nous voulons le bâtir avec le plus grand nombre de nos concitoyens, avec la jeunesse, avec le monde du travail et de la création, avec les forces vives du pays, avec toutes celles et ceux qui voudront partager ce combat pour une vie meilleure.
C’est utopique ? Non c’est essentiel.


Rappelez vous les promesses de l’an 2000, quand nous avons changé de siècle.
Le 21e siècle devait être celui du progrès, de la prospérité, de la paix. Qu’en est il aujourd’hui ?
Le 21e siècle est déjà bien entamé. Nous en avons parcouru un cinquième.
Qu’a-t-il réservé aux êtres humains, aux être vivants?
D’abord une crise, en 2008 qui fut la pire crise depuis 1929,
Et tous les ans de tristes records :
Record des inégalités,
record de richesses accumulées dans les mains de quelques milliardaires,
record de dividendes versés dans le monde et en France,
record de catastrophes naturelles, de pics de chaleur,
record de ventes d’arme,
record de conflits, de murs bâtis entre les peuples, de nationalistes au pouvoir,
record du nombre de populations déplacées dans le monde.
Oui, ce siècle est bien loin des promesses faites aux peuples du
monde.

C’est pourquoi il y a urgence à combattre ces fléaux, à sortir du capitalisme.
Ce que nous voulons, nous les communistes, c’est faire la démonstration du possible, c’est redonner de l’espoir, c’est unir et rassembler les français et les françaises autour d’un projet de société plaçant l’être humain et la planète au cœur de tous ses choix !
Oui, parlons positif, soyons offensifs pour faire partager cet espoir de changer le monde, de révolutionner la France et l’Europe !
Car il y a urgence, urgence pour la paix, urgence climatique, urgence sociale.
Urgence pour la paix:
Jamais la paix dans le monde n’a été autant fragilisée. Il faut révolutionner l’organisation du Monde pour mettre la paix, la coopération entre les peuples, la solidarité et un développement partagé au cœur de toutes les relations internationales. Et il faut débarrasser l’humanité de l’arme nucléaire.
Les relations internationales n’ont jamais été à ce point soumises à des rapports de dominations, des bras-de-fer, des coups de menton, des guerres économiques, mortifères pour les peuples mais jamais pour les riches.
Regardez ce qu'il se passe
Sanctions contre la Chine,
sanctions contre la Russie,
sanctions contre l’Iran,
sanctions contre Cuba et le Venezuela.
Devant cette politique de guerre, de chantage menée par les États-Unis, l’Union Européenne ne connaît que deux réactions : soit elle se tait, soit elle embraye le pas.
Menaces d'interventions militaires, occupations, « sanctions » économiques qui étouffent, écrasent les peuples, un blocus punitif contre le peuple de Cuba depuis 1962 – pourtant condamné 18 fois par l'Assemblée générale de l'ONU sans qu'aucun président américain n'y change quoi que ce soit...
Deux poids – deux mesures en permanence, c'est insupportable ; les sanctions économiques c'est quand les intérêts stratégiques occidentaux, ou ceux de je ne sais quelles multinationales, sont en cause, mais jamais quand il s'agit de la souveraineté des peuples, de leurs droits et de leur bien-être.
Les conséquences en France sont lourdes pour notre économie, pour notre agriculture, pour notre industrie, pour nos relations internationales !
Nous sommes devenus un pays suiviste des logiques atlantistes.
Où est la France qui savait faire entendre sa voix, une autre voix, non alignée à celle des dirigeants américains ?
Ce n’est pas dans un G7 réunissant les responsables de cette situation, sous bonne escorte de la police, que ces questions vont se régler !
C’est en mettant autour de la table tous les pays, tous les peuples. Et cette assemblée des peuples et des nations, c'est l'ONU dont il est bien temps qu'on renforce les capacités de prévention, résolutions des conflits, et de soutien au développement social et humain.
Le rôle de la France est là : indépendante et souveraine, pour faire entendre la voix de la solidarité, de la justice, d'une paix universelle.
Pour que la France soit fidèle à elle-même, indépendante et souveraine, elle doit donner le signal de la dissolution de l’OTAN, en la quittant.
Nous appelons à mettre fin à ces guerres économiques, aux politiques de sanctions inefficaces et nous appelons à la tenue d’une conférence internationale sous l’égide de l’ONU pour définir de
nouvelles règles de développement et garantir une paix durable, un nouveau système de sécurité collective, un développement partagé dans le respect des peuples et de leur souveraineté. Voilà l'initiative qu'on attend de la France par les temps qui courent.
Et garantir un monde de paix et de co développement, c’est lutter contre la course à l’armement, c’est sortir de l’arme nucléaire !
En 2018, comme tous les ans, les ventes d’armes ont progressé atteignant 1800 milliards de dollars !
S’il y a plus de mitraillettes et de canons vendus dans le monde, comment voulez vous qu’il y ait moins de conflits !!
La moitié de ces ventes, proviennent des pays de l’OTAN ! Dites moi qui vend des armes, je vous dirai qui veut la guerre !
Le monde dispose aujourd’hui d’un arsenal militaire capable de dévaster plusieurs fois la planète. C'est de la démence – la dissuasion nucléaire n'a empêché aucun des conflits actuels, et elle encourage des pays à se doter de l'arme nucléaire : voilà le résultat
C’est d’ailleurs aussi l’actualité de cette rentrée.
Les deux principales puissances nucléaires, les USA et la Russie ont décidé de se désengager, des traités encadrant la production d’armes nucléaires.
Ensemble, ils ont déchiré le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, signé entre Gorbatchev et Bush en 1988.
Cette semaine, Trump a décidé de reprendre les essais nucléaires et un premier test de missile de moyenne portée a eu lieu, dimanche dernier, sur une Île au large de la Californie. C’est une première depuis la guerre froide !
C’est un danger pour l’humanité en plus des dégâts causés par ces essais pour notre planète.
Le 21 septembre, journée internationale pour la Paix, sera l’occasion d’exprimer nos craintes et nos espoirs.
Nous aurons un rendez vous important le 26 septembre prochain à l’Assemblée nationale, avec la conférence que nous organisons sur ce sujet, avec Jean Paul Lecoq, député du Havre.
Garantir un monde de paix et de co développement, exige de substituer à la loi du plus fort, l’organisation d’un monde.
Et cela se pose concrètement aujourd’hui pour de nombreux peuples, privés de leur droits élémentaires, je pense notamment au peuple palestinien, au peuple kurde, au peuple du Yemen, ou de Syrie et à tous ceux privés de pays ou de paix !
Voilà une des priorités de notre rentrée : La paix est un projet politique alors que la guerre est du business.
 

Pour garantir un monde de paix et de co développement, il faut aussi répondre à l’urgence climatique et écologique.
C’est, je le crois, le second défi de civilisation où nous devons mettre plus en évidence notre projet de société, notre projet communiste « l’humain et la planète d’abord » comme une alternative
crédible au capitalisme.

L’alarme a certes été déclenchée, par les scientifiques, par des responsables associatifs, syndicaux, politiques, dont nous faisons parti, comme par ces millions de jeunes à travers le monde. Le capital, les puissances financières veulent corriger le tir et tentent d’ailleurs de s’adapter en louant les vertus d’un capitalisme
vert, poussant à l’émergence de nouveaux terrains de profit. Mais vert ou pas, c’est bien vers ce monde invivable que nous mène le capitalisme mondialisé.


A nous de montrer qu’il est non seulement urgent mais aussi indispensable de lier l’urgence climatique et l’urgence sociale.
La recherche du profit, les paradis fiscaux, la rentabilité immédiate des capitaux ne sont pas compatibles avec la profonde transformation des modes de production, d’échanges et de consommation, qu’appelle l’urgence climatique. Chacun voit bien que des révolutions sont indispensables, en matière de maîtrise publique,
pour sortir sérieusement des énergies carbonées, pour relancer le transport ferroviaire du fret, pour déployer des transports en commun fiables et gratuits, pour changer les pratiques agricoles et alimentaires, pour construire des logements qui ne soient pas des passoires thermiques.
Pour concevoir un aménagement du territoire favorisant la proximité entre les bassins de vie et les bassins d’emplois.
Nous sommes à mille lieux de ces objectifs avec les politiques libérales ou celles du libre-échange sans limite comme le CETA ou le MERCOSUR !
Je comprends les agriculteurs en colère qui sont allés déverser un peu de purin devant les permanences des parlementaires en Marche ! C’est loin d’être une agression terroriste quand même !
Mais ce gouvernement ne peut pas tenir deux langages : défendre les circuits courts d’un coté et voter les traités de libre échanges avec des pays qui pratiquent l’agriculture intensive à 10 000 kilomètres de chez nous !!
Nous proposons un autre mode de développement: D’abord en refusant de signer ces traités de libre échange. Et les engagements de Macron de ne pas ratifier le Mercosur car il vient de découvrir que le président Brésilien n’était pas un homme de parole, devront être tenus entièrement.
Car la forêt amazonienne ne brûle pas depuis 2 jours. En 1 an, les départs de feu ont augmenté de 84 %! Alors quand Macron donne son accord au traité du Mercosour, au G20 d’Osaka le 29 juin dernier, il sait très bien ce qu’il fait et avec qui !
Mais s’il veut regagner en crédibilité, qu’il commence par ne pas ratifier le CETA !
Car ce Traité libéral va être soumis au vote des sénateurs à l’automne et ce sera l’occasion, pour les sénateurs et sénatrices communistes et nous l’espérons pour une majorité de sénateurs, de voter contre ce Traité
.
C’est pourquoi nous appelons les français et les agriculteurs à rester mobilisés et à interpeller tous les parlementaires pour que la France ne ratifie pas ce Traité anti climat !
Oui, il est encore possible de gagner contre le CETA
Oui, nous disons qu’il est possible de transformer en profondeur
nos modes de production et de consommation en France.
C’est un révolution économique, écologique qu’il est urgent de mettre en place. Et elle nécessite un rôle plus important de l’État et des banques pour cela.
Car c’est à l’État de définir comment sont produites et redistribuées les richesses, de planifier son économie, de fixer des critères sur l’utilisation de l’argent public, sur le rôle des banques.

Avec tous ces leviers, nous disons qu’il est possible de soutenir les agriculteurs, les industriels, les PME toutes celles et ceux qui veulent investir en France, produire en France des biens de consommations tout en respectant les hommes et les femmes qui les produisent mais aussi notre environnement, le climat et
nos ressources naturelles.

Les richesses que nous créons tous les jours doivent servir à cela !
Le GIEC demande que chaque état engage 6 % du son PIB pour relever le défi climatique. La France n’en consacre que 1,5% ! Il faut faire 4 fois plus !
C’est pour cela que nous voulons reprendre la main sur les secteurs de l’économie relevant du bien commun ou de la souveraineté de la nation, ainsi que sur les grands établissements financiers.

24 août, Aix-en-Provence: discours de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, à l'Université d'été du PCF

C’est dans cet esprit que nous demandons un pole public bancaire à l’échelle de la France, permettant de financer cette politique.
Et nous demandons la même chose à l’échelle européenne avec un fond européen spécial dédié au service public, à la transition écologique, financés par le BCE.
Au lieu de déverser des milliards à taux 0% aux banques, aux marchés, nous voulons prendre la main, prendre le pouvoir sur l’économie, cette masse d’argent pour la rendre aux citoyens et permettre une transition écologique efficace, rapide, populaire !!

La France peut actuellement emprunter à taux négatif: c’est à dire : quand elle emprunte 1 million d’euros sur 10 ans, elle remboursera seulement 960 000 euros !
D’après le ministre, cela permettra de dégager 2 milliards d’euros d’économie cette année. 22 milliards d’ici 2022 qu’il entend consacrer au désendettement de la France !
Nous demandons que ces prêts à taux négatifs ne dépendent plus du marché et financent les besoins de notre pays, nos services publics et les investissements pour relever le défi climatique.

Des millions d’emplois sont à créer, des centaines de milliers de jeunes et de salarié·e·s sont à former, en permanence, pour appuyer cette révolution des modes de production et redonner, par
la même occasion, un sens au travail de chacun, chacune, dans les entreprises, comme dans les services publics.
Prenons l’exemple du train des primeurs, le Perpignan-Rungis dont la suppression constitue une aberration économique et écologique. Battons nous pour son rétablissement !
Nous serons d’ailleurs à Perpignan le 28 août prochain pour rencontrer tous les acteurs de la filière, avec Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, et faire des propositions au gouvernement
sur ce sujet.
Second exemple, celui d’Aéroports de Paris. C’est aussi un levier important pour lutter conte le réchauffement climatique. L’entreprise sous maîtrise publique pourrait fixer ses taxes aéroportuaires
en fonction des efforts consentis, ou non, par les compagnies en matière de respect de l’environnement.

Nous avons engagé une grande bataille pour qu’ADP reste dans le domaine public. Nous l’avons engagée avec toutes les forces politiques, sociales, syndicales opposées à une privatisation, que le gouvernement espérait imposer à marche forcée.

La campagne de signatures lancée en juin a rencontré un vif succès avec désormais plus de 658.000 recueillies sur le site du ministère.
Mais ce chiffre souligne aussi l’ampleur des efforts à produire, partout dans le pays, pour franchir le cap des 1 million de signatures au plus vite.
A ceux qui disent que le mouvement ralenti, disons leur que 100 000 personnes ont décidé de signer la pétition cet été, durant leurs vacances !
Car les initiatives ont été nombreuses, durant l’été, sur les marchés, les plages, dans les sièges de nos sections, de nos fédérations.
Faisons de la fête de l’Huma un temps fort de cette lutte. Nous mettrons à disposition des fédérations un 4 pages spécial pour recueillir des milliers de signatures.
A travers ce combat, c’est tout notre projet de société pour une autre utilisation des richesses que nous défendons.
Comment répondre aux besoins de nos concitoyens sans remettre en question la domination de l’argent, les objectifs de rentabilité à tout crin de la société capitaliste ?

Les communistes proposent un nouveau modèle économique, social, écologique. C’est exigeant. C’est indispensable.
Cela pose la question de produire autrement, sans exploiter la planète et ses ressources naturelles, sans exploiter les hommes et les femmes et en les associant aux décisions, aux choix de société et aux choix de redistribution des richesses créées. On est a dix milles lieux des réflexions du gouvernement actuel.
Mais c’est à ce projet que nous devons travailler, pour le rendre possible, crédible, vivant, concret auprès de millions de travailleurs, de familles, de jeunes.
Travailler, se former, vieillir et vivre heureux au pays, en France, en Europe, c’est possible. Mais il faut sortir du système actuel qui ne permettra jamais cet épanouissement humain, cette promesse de bonheur.
A mi-mandat, les promesses de Macron et de son gouvernement ont été tenues : les premiers de cordées se sont enrichis. Fortement.
Mais pas nous.

Un chiffre pour illustrer les résultats de la politique du gouvernement : les 500 plus riches familles de notre pays ont ainsi vu leur patrimoine passer de 570 milliards d’euros en 2017 à 700 milliards
en 2019. Les 500 familles ont gagné 130 milliards de plus en 2 ans !
+22 % ! Retenez ce chiffre, faites le connaître : les 500 plus riches familles de France ont vu leur patrimoine augmenter de 22% depuis l’élection de Macron.

Mais pas nos pensions, pas nos salaires !
Nous demandons une hausse des salaires et des pensions de 20%, comme pour les plus riches !
La défense du pouvoir d’achat c’est une priorité pour notre parti.
Et l’autre priorité, qui va avec, c’est l’éradication totale du chômage et de la pauvreté.
9 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté, dont des salarié·e·s, des étudiant·e·s et des retraité·e·s ayant travaillé toute leur vie. 5 millions souffrent du chômage.
Parlons de la réalité de ces chiffres, de tous ceux qui sont radiés, de ceux qui sont précarisés, ubérisés et qui sortent ainsi des chiffres de Pôle Emploi.
La réalité de notre pays, c’est que le chômage de masse existe
toujours et que la précarité de l’emploi se développe comme jamais !
Parlons de la vie de ces femmes qui sont principalement touchées par la précarité, par le temps partiel subi et donc par des bas salaires et des petites retraites

photo Margaux Alpe avec Fabien Roussel Aix en Provence

photo Margaux Alpe avec Fabien Roussel Aix en Provence

Un chiffre pour illustrer les résultats de la politique du gouvernement : les 500 plus riches familles de notre pays ont ainsi vu leur patrimoine passer de 570 milliards d’euros en 2017 à 700 milliards
en 2019. Les 500 familles ont gagné 130 milliards de plus en 2 ans !
+22 % ! Retenez ce chiffre, faites le connaître : les 500 plus riches familles de France ont vu leur patrimoine augmenter de 22% depuis l’élection de Macron.

Mais pas nos pensions, pas nos salaires !
Nous demandons une hausse des salaires et des pensions de 20%, comme pour les plus riches !
La défense du pouvoir d’achat c’est une priorité pour notre parti.
Et l’autre priorité, qui va avec, c’est l’éradication totale du chômage et de la pauvreté.
9 millions de nos concitoyens vivent sous le seuil de pauvreté, dont des salarié·e·s, des étudiant·e·s et des retraité·e·s ayant travaillé toute leur vie. 5 millions souffrent du chômage.
Parlons de la réalité de ces chiffres, de tous ceux qui sont radiés, de ceux qui sont précarisés, ubérisés et qui sortent ainsi des chiffres de Pôle Emploi.
La réalité de notre pays, c’est que le chômage de masse existe toujours et que la précarité de l’emploi se développe comme jamais !
Parlons de la vie de ces femmes qui sont principalement touchées par la précarité, par le temps partiel subi et donc par des bas salaires et des petites retraites.
Expliquons aux salarié·e·s, aux sans emplois que la société capitaliste aura toujours besoin d’un taux de chômage élevé pour faire pression sur les salariés, leur pouvoir d’achat et leurs conditions de travail.
La pression sur les salarié·e·s, c’est 57 suicides chez les cheminots en 2018, c’est un suicide tous les 2 jours chez les agriculteurs ! C’est 565 salariés morts sur leur lieu de travail l’année dernière.
C’est pour cela que nous demandons plus de pouvoir d’intervention des salarié·e·s dans les entreprises et que nous voulons garantir une sécurité de l’emploi pour tous avec un revenu garanti
et permettant de vivre dignement.
Et c’est possible. Regardez tous les besoins à pourvoir dans nos services publics, dans nos hôpitaux, dans nos communes, pour la transition écologique.
Au lieu de casser la fonction publique comme l’envisage le gouvernement, nous préférons redonner des moyens humains à l’État, à nos collectivités, à nos hôpitaux.
Pour nous communistes, les services publics ne sont pas d’abord des coûts. Ce sont des leviers indispensables pour qu’une société digne de ce nom garantisse l’égalité, comme la réponse à tous les
besoins humains, quelle que soit sa condition.

Et je tiens à saluer particulièrement la lutte des personnels soignants des urgences qui restent mobilisés. 230 services toujours en grève, de Pointe à Pitre à Lille. Nous sommes pleinement avec eux pour exiger des moyens pour nos hôpitaux publics et sortir des logiques comptables.
Et non seulement nous prétendons que nos services publics ne doivent pas être affaiblis plus encore, mais nous revendiquons avec force leur développement et leur extension, et la profonde transformation de leur gestion, pour y associer les usagers, les salarié·e·s et les citoyens.
Oui, il y a des gisements d’emplois : D’abord en réduisant le temps de travail, sans baisser les salaires et en améliorant les conditions de travail. C’est le sens du progrès depuis toujours !
Oui nous voulons travailler mieux et faire du temps de travail un temps d’émancipation humaine. C’est loin d’être le cas pour ceux et celles qui travaillent à la chaîne et qui subissent des cadences insupportables dignes des Temps moderne de Charlie Chaplin.

C’est loin d’être le cas des 250 000 auto entrepreneurs, tenus de travailler 40 à 50 h par semaine qu’ils soient Uber ou Deliveroo, pour espérer gagner un revenu décent. Et encore pas de congés payés, pas de cotisations maladie ou retraite. C’est l’esclavage du 21e siècle.

Des gisements d’emplois, il y en a aussi dans l’industrie: la France devrait se fixer l’objectif de produire ici une grande part de ce que nous importons de partout dans le monde et reconquérir un million d’emploi industriel ! Voilà un objectif ambitieux que nous devons défendre !
Whirlpool, General Electric, Ford Blanquefort, Arjowiggins, autant de symboles de désindustrialisation en cours. Inversons la tendance, planifions la reconquête industrielle de la France, défendons notre indépendance dans des secteurs stratégiques comme l’énergie et préservons nos savoirs faire.

C’est aussi comme cela que nous soutiendrons toutes nos PME et les millions d’emplois qui en dépendent. Oui, le PCF défend toutes ces petites entreprises dont les commandes sont intimement liées au bon vouloir des grandes multinationales et des banques.


C’est pour toutes ces raisons que nous contestons cette Europe libérale et que voulons donner des critères aux versements des aides publiques aux entreprises, au crédit : car l’argent des banques, de la BCE, de l’État doit être conditionné à la création d’emplois, à l’investissement productif, à la formation, mais il ne doit pas soutenir les délocalisations, les inégalités salariales Femmes Hommes, les bas salaires et les contrats précaires et la pollution !

Le gouvernement cherche à équilibrer son budget 2020 ?
Nous lui proposons de faire des économies en supprimant les aides publiques, CICE, CIR et autres niches fiscales aux entreprises, multinationales du luxe ou d’ailleurs, qui ne respectent pas ces règles élémentaires, qui polluent ou qui distribuent des dividendes à gogo !Les trois plus grandes fortunes de France sont les
PDG de Vuitton, Chanel, et L’Oréal : leur fortune explosent d’année en années et l’État leur verse des subventions ? Quelle est la logique ?

C’est pourquoi nous défendons une politique fiscale plus juste, sélective qui permettra aussi de financer nos services publics et nos communes, nos collectivités.

Nous proposons de restaurer l’ISF, de taxer les dividendes et les revenus financiers au même niveau que nos salaires, de lutter avec force et dissuasion contre les fraudeurs fiscaux, de taxer à la source les bénéfices des multinationales. Ces choix, ces propositions, nous voulons les faire partager au plus grand nombre, avec
les salarié·e·s, pour montrer que d’autres choix sont possible. Il faut redonner de l’espoir !
Et sur toutes ces questions, les forces de gauche auront la responsabilité de montrer qu’elles sont capable de construire avec les français un projet qui remet en cause le capitalisme dont tout
le monde dit qu’il est à bout de souffle.

Et je ferai des propositions concrètes lors du meeting de la Fête de l’Huma, le samedi à 15h30 sur la grande scène. Venez nombreux pour donner du poids et de la force à notre combat.

Que l’on ne vienne pas nous parler de la dette, du déficit public ou des traités européens qui nous empêcheraient de prendre des mesures fortes pour le climat, pour les français !
C’est la condition pour être à la hauteur du combat mené par les forces de l’argent et par leurs relais politiques.

Ce gouvernement, qui est soutenu par moins d'un tiers des français rappelons le, communique beaucoup mais agite aussi le bâton pour réprimer toute manifestation de colère. Les Gilets jaunes, les militants syndicaux, politiques, ceux qui se rassemblent à Biarritz au G7 le savent bien.
Il s’affirme ainsi toujours plus comme un « gouvernement de répression », en travaillant à rassembler autour de lui les classes possédantes.
Il ne lésine sur aucun moyen pour brider les mouvements sociaux et dévoyer les politiques de maintien de l’ordre républicaines, quand il organise la multiplication de violences à l’égard des manifestants,
de syndicalistes, de jeunes de banlieues ou encore de jeunes festivaliers, comme ce jeune Steve retrouvé mort dans la Loire.

Nous préférons voir les forces de l’ordre et ceux de la justice s’attaquer aux violences faites aux femmes : 94 féminicides depuis le début de l’année ! Ce n’est pas un grenelle qui va régler le problème… Ce qu’il faut ce sont des moyens financiers et humains pour faire respecter tout simplement la loi, et protéger les femmes dès la première alerte !


Et oui, nous voulons être utiles en montrant qu’il est possible de mettre en œuvre une réforme des retraites ambitieuse, progressiste, humaine !
C’est un des enjeux de la rentrée car nous n’acceptons pas le projet du gouvernement qui menace non seulement de faire reculer l’âge de la retraite pour des millions de salarié·e·s, de baisser les pensions déjà exsangues, mais surtout d’asphyxier le système par répartition, seul à même de garantir la solidarité entre les salariés et entre les générations.
Face à ce projet fondé sur la volonté de transférer progressivement nos retraites vers des fonds de pension, nous voulons, dès le premier rendez-vous syndical du 24 septembre, contribuer au
rassemblement le plus large. Et nous défendrons une véritable réforme progressiste de la retraite,
avec de nouveaux droits pour les salariés, un retour de l’âge légal à 60 ans, une augmentation des pensions dont le montant sera garanti.


Plus globalement, nous voulons mener le débat sur une conception nouvelle de cette phase de la vie, après le travail salarié, qui doit être envisagée comme une étape nouvelle de l’épanouissement humain et du rapport entre les retraités et l’ensemble de la société. Il faut promouvoir une Sécurité sociale du XXI° siècle,
prolongeant l’œuvre d’Ambroise Croizat afin de sécuriser chacun des moments de la vie de nos concitoyennes et concitoyens. Nous montrerons qu’il est possible de financer une telle réforme, d’augmenter la part du PIB consacrée aux retraites car c’est indispensable pour garantir une retraite digne pour toutes et tous. Nous expliquerons comment les revenus financiers, les dividendes qui sont moins taxés depuis Macron, doivent cotiser, comme les salaires.
De même, l’égalité salariale Femme-Homme, en la rendant effective, rapporterait 5,5 milliards d’euros.
Cette réforme progressiste des retraites, comme l’ensemble des ruptures à opérer pour transformer radicalement la société seront au cœur des débats que nous voulons conduire avec l’ensemble
des forces de gauche comme avec les forces syndicales.


Comme je l’ai souligné au sortir de la campagne des européennes, on ne pourra pas briser le duo funèbre de Macron et Le Pen seulement par des appels rituels au rassemblement. Il faut maintenant être concret. Nous voulons travailler à faire émerger un débouché politique, un espoir de changement, sur la base d’un projet permettant de changer concrètement la vie des gens et de relever les grands défis du 21e siècle. Rien ne serait pire que de laisser le monarque élyséen jouer les apprentis-sorcier en faisant de l’extrême droite la seule alternative à sa politique.

Aux dernières élections européennes, on a vu le résultat de cette stratégie aventurière.
Alors, tout de suite, nous voulons être utiles.
Nous voulons construire une dynamique porteuse d’espoir, une nouvelle union populaire, un Front populaire du XXI° siècle, avec les françaises et les français, qui fasse converger toutes les forces disponibles.

C’est pour y contribuer que nous avons, en juin, lancé un appel aux hommes et aux femmes soucieux de changer le destin de la France, aux forces de gauche et écologistes, aux organisations
syndicales, aux collectifs de citoyens. C’est dans le même esprit que nous avions, dès le mois de mars, mis en débat nos dix propositions pour la France.
Cet appel en direction de nos concitoyens doit s’accompagner d’une intervention populaire plus importante, à la hauteur du défi.
Cela vaut pour les municipales où partout, nous proposons de construire des majorités sur des projets ancrés dans la réalité, capables d’améliorer la vie de nos concitoyens, concrètement ; des projets capables de battre la droite et l’extrême-droite, de repousser leurs politiques.
On sait le point d’appui que représentent les municipalités de gauche et écologistes à direction communiste et c’est pourquoi nous faisons de leur réélection un enjeu majeur de notre campagne de mars prochain.

De même que nos concitoyens et concitoyennes doivent pouvoir compter sur un plus grand nombre d’élus communistes, partout en France, et en particulier dans les conseils métropolitains, où se prennent de plus en plus de décisions stratégiques pour les territoires.


L’Humanité et la Fête
La Fête de l’Humanité : Des centaines de milliers de personnes vont pouvoir se confronter aux grands débats qui agitent la société. Nos échanges, nos initiatives sur la Fête, la diffusion du bon de soutien, doivent être imprégnés de cette ambition.
Ces centaines de milliers de participants vont aussi pouvoir se confronter à l’enjeu du renforcement du PCF, avec, je vous le propose, un effort sans précédent sur l’adhésion.
La campagne électorale, avec un parti mobilisé et offensif, a montré combien nous pouvions être entendus et faire adhérer des milliers de personnes, qui seront autant d’acteurs du projet de société que nous voulons construire.
Et bien sûr, la Fête c’est aussi celle de notre journal, l’Humanité, qui est irremplaçable pour porter un regard et des idées communistes face à l’évolution de ce monde.

Notre journal traverse une période de graves difficultés, et son avenir dépend aussi du nombre de vignettes que nous réussirons à vendre.
Voilà mes camarades les beaux combats qui nous attendent pour cette rentrée : nous voulons la placer sous le signe de l’espoir et de la combativité car plus que jamais, il est urgent de mettre l’argent
au service de l’être humain et de la planète !
 

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 05:42

Daniel Bertone, secrétaire général CGT d’Aéroports de Paris nous détaille 4 raisons qui justifient de s’opposer à la privatisation du groupe ADP. La question n’est pas de savoir si on est pour ou contre mais bien d’ouvrir le débat sur le service public aéroportuaire aux citoyens, souligne-t-il.

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 05:38

En dépit de toutes les conventions et accords internationaux, les expulsions de réfugiés vers Khartoum se poursuivent en 2019 alors que la situation au Soudan est toujours très tendue. De plus, ces renvois forcés sont organisés avec la collaboration de la junte soudanaise.

Il est 14 h 15 le samedi 3 août quand les fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) conduisent Rami, un réfugié soudanais de 29 ans, à l’aéroport de Roissy. Les policiers le font monter à bord d’un Airbus A330 de la compagnie Turkish Airlines. Destination Khartoum, la capitale du Soudan, après un changement à Istanbul. Arrêté en Indre-et-Loire le 5 juillet, Rami était depuis enfermé au Centre de rétention administrative (CRA) de Rennes en Ille-et-Vilaine.

Lors du seul appel qu’il parvient à passer vers la France, Rami affirme avoir été maintenu bâillonné et menotté durant tout ce premier vol. C’est ce que raconte son amie Françoise, la dernière personne à lui avoir parlé. « Il les a suppliés de ne pas le renvoyer et il a été maîtrisé très brutalement. J’ai réussi à lui parler au téléphone avant qu’il ne descende de l’avion. Il avait très peur », rapporte-t-elle, bouleversée. Ces pratiques violentes ont déjà été observées lors de précédentes expulsions.

Rami est issu de l’ethnie Berti, une minorité de la région du Darfour, dans l’est du Soudan. Il affirme être le petit frère d’un militant du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), un parti rebelle. Au cours de l’été 2008, les services de renseignements soudanais arrêtent son frère à Khartoum. Il n’est jamais réapparu. D’après le témoignage qu’il a fourni pour soutenir sa demande d’asile, Rami a lui-même été arrêté et torturé en 2013. Le régime le soupçonnait de sympathie pour le JEM. Cet épisode le conduira à prendre la fuite pour rejoindre l’Europe.

Depuis décembre 2018, le Soudan connaît en outre un mouvement de contestation sans précédent. La répression du régime a fait d’innombrables victimes. Actuellement, le maintien de l’ordre est assuré par les Forces d’appui rapide (RSF), créées en 2013 et issues des milices janjawids, qui ont participé à la politique génocidaire du régime au Darfour et commis de nombreux crimes de guerre.

 

Débouté de l’asile, Rami est parvenu à déposer in extremis une demande de réexamen auprès de l’Office de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) lors de son arrivée au CRA. La procédure de réexamen n’étant pas suspensive de la mesure d’éloignement, Rami demeure expulsable. Les officiers de protection de l’OFPRA l’entendent par visioconférence le mercredi 31 juillet et Rami est expulsé dès le samedi suivant. La mesure de rétention administrative à son encontre prenait fin le lendemain de cette expulsion.

Les membres de la Cimade, seule association présente dans le CRA de Rennes pour proposer du soutien juridique, ne cachent pas leur exaspération. « Vendredi soir, quand j’ai parlé à Rami avant de partir du centre, il n’avait toujours pas eu le courrier de l’OFPRA », se désole Paul Chiron, membre de la Cimade. La préfecture d’Indre-et-Loire affirme que l’OFPRA a rendu son refus le 1er août. Elle concède ne pas l’avoir notifié à Rami. Ce dernier n’a donc pas eu la possibilité d’exercer son droit de recours.

L’expulsion de Rami n’est pas un événement isolé. D’après l’Office de statistique de l’Union européenne, 75 personnes ont ainsi été renvoyées par la France vers le Soudan en 2018 en dépit des conventions internationales que Paris a signées. Quarante-cinq d’entre elles ont fait l’objet d’un retour forcé. Sollicité, le ministère de l’intérieur n’a pas souhaité répondre aux questions de Mediapart.

À l’autre bout de la France, le 9 juillet, la police interpelle deux réfugiés d’origine soudanaise et les emmène au Centre de rétention administrative de Coquelles dans le Pas-de-Calais. La préfecture prononce deux obligations de quitter le territoire (OQTF) à leur encontre et entreprend d’organiser leur expulsion.

Un premier vol est prévu le soir du 9 août à 22 h 15 sur un appareil d’Ethiopian Airlines. L’homme de 24 ans que la préfecture du Pas-de-Calais souhaite expulser n’a jamais vu le pays vers lequel l’avion doit le conduire. Il est né en Libye. Ces parents sont eux-mêmes des réfugiés soudanais.

Le jeune Soudanais fait appel de la décision du juge des libertés et de la détention (JLD), qui prolonge sa rétention. L’audience est fixée le 9 août à 13 heures. Dans la matinée, l’administration informe le greffe de la cour d’appel de Douai que le réfugié embarquera le soir même. Les fonctionnaires de police ne prennent pas la peine de le conduire à l’audience. Une attitude qui n’est pas du goût des magistrats. À 15 h 40, dans une ordonnance que Mediapart s’est procurée, ces derniers dénoncent « une violation des droits de la défense » et ordonnent la libération du jeune homme.

Contactée par Mediapart, la préfecture du Pas-de-Calais affirme qu’il « n’était pas matériellement possible de le présenter devant la Cour ». Dans sa décision, la justice estime quant à elle qu’il « était loisible à l’administration de le déferrer et d’attendre sa décision ».

Le second Soudanais est toujours enfermé au CRA de Coquelles. La préfecture du Pas-de-Calais a d’ores et déjà réservé un vol, sans escorte, ce mercredi 14 août à 22 h 15. Direction Khartoum.

Une politique menée avec le concours du régime soudanais

Samedi 3 août, il est 23 h 03. Le Boeing 737 dans lequel Rami et son escorte sont montés après leur escale à Istanbul se pose finalement à Khartoum. Avant de descendre, Rami parvient à passer un ultime appel téléphonique en France. « Il m’a dit que la police l’attendait sur le tarmac », sanglote Françoise. Ce sont les dernières informations dont disposent les personnes qui soutiennent Rami. Le jeune homme n’a plus donné aucune nouvelle par la suite.

Mohamed Alasbat, le porte-parole de l’Association des professionnels soudanais (APS), fer de lance de la contestation du régime, dénonce des expulsions qu’il estime injustes et inhumaines. « En ce moment, on ne sait pas ce qui arrive aux gens qui sont expulsés. Auparavant, ils les mettaient en prison et certains d’entre eux étaient tués. Maintenant, la situation est floue avec la transition d’un régime à l’autre, expose-t-il à Mediapart. Mais leur vie est toujours en danger en cas de retours. »

Plusieurs réfugiés soudanais interrogés par Mediapart expriment leur inquiétude et jugent les expulsions actuelles plus dangereuses encore que les précédentes. En cause, la perte d’influence des anciens cadres du régime et la présence, à l’aéroport de Khartoum, d’éléments des Forces d’appui rapide.

Amnesty International réclame pour sa part un moratoire sur la question. « Pour nous, la situation dans le pays reste imprévisible », explique Keani Vonge, du programme de protection des populations d’Amnesty International. « L’accord conclu entre les civils et les militaires pour organiser la transition est un accord qui reste très fragile. On continue à considérer qu’il y a des risques importants en cas de renvoi forcé. »

« En renvoyant des personnes vers le Soudan, la France viole le principe de non-refoulement. Nous considérons que les renvois vers le Soudan sont illégaux au regard du droit international », affirme Keani Vonge. Pour Amnesty International, l’expulsion de Rami contrevient au principe édicté par la Convention relative au statut des réfugiés des Nations unies. Celle-ci interdit le refoulement d’un réfugié vers un territoire sur lequel sa vie ou sa liberté seraient menacées. Un principe repris par la Convention contre la torture de l’ONU et la Charte des droits fondamentaux de l’UE.

Confrontée à ces accusations, la préfecture d’Indre-et-Loire rétorque que Rami n’était pas bénéficiaire du statut de réfugié et n’était plus considéré comme demandeur d’asile. La préfecture du Pas-de-Calais utilise le même argument. Or, si la convention de Genève précise bien que ce principe s’applique aux réfugiés, ce n’est pas le cas des deux autres textes.

En 2015, dans deux arrêts simultanés (A.A. et A.F. contre la France), la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que l’expulsion d’une personne vers le Soudan violait l’article 3 prohibant les traitements inhumains ou dégradants. En l’occurrence, les plaignants, deux militants du JEM, n’étaient ni bénéficiaires du statut de réfugié ni demandeurs d’asile.

Ces renvois sont rendus possibles par la collaboration entre l’État français et les autorités consulaires du régime de Khartoum. Ainsi, dès le 10 juillet, quatre jours après son arrivée au CRA, les autorités du Soudan auditionnent Rami dans leur consulat à Paris. Une semaine plus tard, elles lui délivreront un laissez-passer consulaire d’une validité d’un mois. Le sésame nécessaire à la police de l’air et des frontières pour reconduire Rami sous bonne escorte au Soudan.

La préfecture d’Indre-et-Loire assure que Rami n’était pas considéré comme demandeur d’asile au moment de cette audition. Sa demande de réexamen n’est effectivement déposée que le lendemain. La préfecture a donc présenté Rami aux diplomates du régime dont il disait être victime alors même que le délai imparti pour demander à nouveau l’asile n’était pas écoulé.


La préfecture du Pas-de-Calais emploie le même procédé. Les représentants du régime de Khartoum à Paris auditionnent également les deux réfugiés soudanais enfermés à Coquelles. Alors qu’ils affirment tous deux avoir refusé de répondre au personnel diplomatique soudanais, celui-ci délivre deux laissez-passer permettant leur expulsion par la France. La préfecture du Pas-de-Calais invoque également l’absence de demande d’asile pour justifier cette démarche.

À la lumière de ces expulsions, l’image d’une France accueillante pour les Soudanais qui fuient la junte de Khartoum doit être nuancée. En 2018, le taux d’attribution de l’asile dépasse bien les 80 % et le nombre total des Soudanais protégés atteint 14 700 d’après le dernier rapport d’activité de l’OFPRA. Mais, dans le même temps, le nombre de Soudanais déclarés irréguliers et faisant l’objet d’une décision leur imposant de quitter le territoire s’élève à 1 455. Parmi ces personnes, on compte 85 femmes et 135 mineurs. Tous risquent l’expulsion vers Khartoum où leur liberté et leur vie sont menacées.

 

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 04:56

 

Il va être au cœur des discussions du contre-G7 qui s’ouvre ce mercredi à Hendaye. L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, ratifié par l’Assemblée nationale le 23 juillet, fera venir dans nos assiettes un bœuf nourri avec des substances interdites en Europe.

Il a suscité la colère des agriculteurs au moment de sa ratification en plein cœur de l’été : en Saône-et-Loire, dans le Cantal, en Corrèze et dans la Creuse, des députés ont été pris à partie, l’un d’eux a vu sa permanence murée, des éleveurs se sont rassemblés pour protester ici et là. Le Ceta, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, déjà en vigueur depuis dix-huit mois (il a été voté par le Parlement européen en février 2017) et approuvé côté français par l’Assemblée nationale le 23 juillet, a suscité une vive opposition du côté des deux principaux syndicats agricoles. FNSEA et Confédération paysanne ont dénoncé tous deux, malgré leurs divergences de fond, un accord dangereux pour notre alimentation et notre environnement.

À l’heure où le contre-sommet du G7 s’ouvre à Hendaye pour faire émerger des alternatives et des solutions face à l’urgence climatique et aux traités de libre-échange en amont du rassemblement des sept puissances les plus riches de la planète ce week-end, Mediapart a décidé de décrypter le volet alimentaire de cet accord canado-européen, tant l’impact va être lourd dans nos assiettes et sur notre environnement.

Trois filières, en particulier, sont concernées : la filière bovine – avec l’ouverture, pour les Canadiens, d’un quota de 64 750 tonnes de viande exemptées de droits de douane –, la filière porcine – 75 000 tonnes de viande exemptées de droits de douane –, et la filière du froment – 100 000 tonnes.

Les filières de production européenne ne sont pourtant pas en manque, et le développement du commerce international est en contradiction totale avec l’urgence de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Mais la portée du Ceta va encore plus loin. Les standards de la production bovine outre-Atlantique n’ont en effet rien à voir avec ceux du continent européen. Les conséquences ne sont pas anodines : en termes de bien-être animal, d’impact sanitaire, de biodiversité et de lutte contre le changement climatique, l’importation de viande de bœuf canadienne va bousculer les équilibres agroalimentaires européens, pourtant déjà largement perfectibles en matière de préservation de l’environnement.

Car la production canadienne repose sur un modèle intensif poussé à l’extrême : deux tiers des exploitations bovines comptent plus de 10 000 bêtes. Une échelle incomparable avec la taille des fermes en France où l’on trouve, en moyenne, 60 à 70 vaches. Ces exploitations, que l’on appelle outre-Atlantique les feedlots, parquent les bêtes les unes sur les autres dans des zones d’engraissement à ciel ouvert, hiver comme été. Nul pâturage dans ces fermes industrielles, mais de la boue et du maïs OGM qui constitue 80 % de l’alimentation (on peut s’en faire une idée dans cette vidéo réalisée en 2014 par Interbev, association interprofessionnelle qui représente et défend les intérêts de l’ensemble de la chaîne agroalimentaire de la filière bovine). Le transport du bétail pose aussi question : en Europe, l’acheminement à l’abattoir est limité à quatre heures de trajet. Au Canada, où il n’existe aucun texte législatif sur la question du bien-être animal, la limite est de huit heures.

Autre problème majeur de la production bovine canadienne : les substances ingurgitées par l’animal. Si le modèle agricole européen, développé depuis des décennies par les pouvoirs publics et encouragé par la PAC (Politique agricole commune), reste adossé à un schéma productiviste qui a déjà fait d’innombrables dégâts, il faut reconnaître que prises de conscience, épidémies et scandales agroalimentaires ont, depuis une vingtaine d’années, fait évoluer la législation. Rien de tel au Canada, où un total de quarante-six substances actives interdites en Europe sont utilisées comme pesticides dans la chaîne de production.

L’une de ces substances, c’est l’atrazine, un herbicide interdit dans l’UE depuis 2003. Diagnostiqué comme ayant des effets néfastes dans le développement de l’embryon humain par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et quelques années plus tard par l’université de Berkeley en Californie, il est massivement utilisé dans la filière bovine canadienne pour sa fonction d’« activateur » qui permet aux bêtes de prendre plus de poids plus rapidement.

Autres substances interdites dans l’élevage européen : les farines animales. Contrairement à ce qu’assurent le gouvernement et les défenseurs de l’accord, rien n’est dit, dans le Ceta, sur le respect de l’interdit européen concernant le bœuf importé. Perspective d’autant plus inquiétante que l’Agence canadienne d’inspection des aliments a confirmé le 19 juillet à l’agence de presse Agra Presse que la législation canadienne autorisait l’utilisation de certaines protéines de ruminant dans l’alimentation de ces mêmes ruminants, comme les farines de sang et la gélatine.

Cela va à l’inverse du principe de non-cannibalisme de la production européenne, imposé en France et en Europe après le scandale de la vache folle à la fin des années 1990. Le règlement sur l’alimentation du bétail au Canada, lui, n’a pas changé depuis 1983 et les farines animales y sont bel et bien autorisées, comme on peut le constater sur le site de la législation canadienne.

Les antibiotiques s’ajoutent à cette longue liste de substances problématiques. Non pas que ceux-ci soient interdits dans les élevages français, mais ils y sont limités à un usage thérapeutique, alors qu’au Canada ils sont également utilisés comme activateurs de croissance, ce qui ne se fait plus en Europe depuis 1996. En outre, les bêtes ne peuvent être conduites à l’abattoir moins de quatre mois après leur dernière absorption d’antibiotiques. Il n’existe pas de telle règle au Canada.

Incohérences

Bref, le bœuf qui arrive dans nos supermarchés grâce au Ceta n’est pas du tout produit dans les mêmes conditions que sur le continent européen, et l’UE ne pourra pas imposer ses normes de production à son partenaire d’outre-Atlantique. D’ailleurs, Ottawa et Washington n’ont jamais caché leur ambition de contester les règles européennes, qui, à leurs yeux, entravent le commerce international. Après l’interdiction européenne du bœuf aux hormones américain, les deux pays avaient ainsi obtenu de l’organe de règlement des différends de l’OMC, en 2008, qu’il autorise des sanctions commerciales contre l’UE. Sanctions par la suite suspendues en l’échange de l’octroi aux États-Unis de quotas exemptés de droits de douane… Les deux pays, avec d’autres, formulent aussi régulièrement des critiques vis-à-vis de la réglementation européenne sur les perturbateurs endocriniens.

Il n’y a finalement qu’un point dans le Ceta sur lequel le Canada s’engage, il s’agit l’utilisation d’hormones. Bœufs et porcs à destination de l’UE ne pourront pas avoir été nourris aux hormones et aux anabolisants. Cela implique le développement d’une filière spécifique pour l’exportation, tant la production en Amérique du Nord repose massivement sur ces substances.

Comment vérifier que ce mince engagement est respecté ? Le Ceta, comme l’accord commercial à venir avec le Mercosur (entériné en juillet à Bruxelles par la Commission sortante), prévoit la possibilité de contrôle de la chaîne de production canadienne par les autorités européennes. Mais ces contrôles seront organisés en collaboration avec les autorités locales, donc ils n’auront rien d’inopiné ni d’indépendant. Pour la FNB, l’Institut français de l’élevage bovin, ce n’est donc pas une garantie suffisante. L’organisme pointe en outre le manque de moyens du côté des services sanitaires européens pour contrôler la viande à l’arrivée.

D’autant qu’il est difficile de déterminer les substances ingurgitées par l’animal quand on est face à des conteneurs de viande transformée… Et dans l’Hexagone comme en Europe, il y a déjà bien des abus qui échappent aux contrôles. « On ne peut pas vérifier sur de la viande découpée si elle a été traitée aux hormones. C’est quelque chose qu’on ne peut voir que sur des animaux vivants », assure Patrick Bénézit, secrétaire général adjoint de la FNSEA, joint par Mediapart.

Pourtant différents rapports avaient alerté à temps sur les conséquences néfastes du Ceta et sur ses aberrations vis-à-vis des règlements européens. L’un d’eux, que l’on peut difficilement attribuer à un lobby ou à une prise de position radicale, le rapport Schubert, commandé il y a deux ans par le gouvernement et rédigé par une commission d’universitaires, relevait : « Rien n’est prévu dans l’accord Ceta en ce qui concerne l’alimentation des animaux (utilisation de farines animales et de maïs et soja OGM, résidus de pesticides…), l’utilisation des médicaments vétérinaires (notamment des antibiotiques) en élevage, le bien-être des animaux (élevage, transport et abattage). »

La longue étude concluait, entre autres, sur le risque d’influence grandissante des lobbies dans la décision publique avec le mécanisme de coopération réglementaire entre l’UE et le Canada, au caractère illusoire des contrôles sanitaires, et à la nocivité du traité pour le climat. On y lisait : « On peut regretter que cet accord de nouvelle génération ne prenne pas mieux en compte les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique et de développement durable en promouvant de manière ambitieuse la mise en place de systèmes agroalimentaires locaux et territorialisés, reliant consommateurs et producteurs en limitant les besoins de transformation et de transport des denrées alimentaires. »

Si on regarde d’un peu plus près les engagements de Paris et de Bruxelles en matière climatique, sanitaire ou alimentaire, les incohérences du traité sont à vrai dire innombrables. Accord de Paris, États généraux de l’alimentation, déclarations politiques… Le Ceta va à l’encontre de tous les affichages de ces dernières années.

Ainsi selon la loi votée à l’issue des États généraux de l’alimentation à la fin de l’année dernière : il est interdit, dit l’article 44, « de proposer à la vente […] en vue de la consommation humaine ou animale des denrées alimentaires ou produits agricoles pour lesquels il a été fait usage de produits phytopharmaceutiques ou vétérinaires ou d’aliments pour animaux non autorisés par la réglementation européenne ou ne respectant pas les exigences d’identification et de traçabilité imposées par cette même réglementation ». Et que dire de l’objectif affiché par l’article 24 qui instaure un seuil de 50 % de production locale dans la restauration collective ?

Quant à Emmanuel Macron, il déclarait, un mois avant la ratification du Ceta, à l’occasion du centenaire de l’Organisation internationale du travail : « Je ne veux plus d’accords commerciaux internationaux qui alimentent le dumping social et environnemental, et en tant que dirigeant européen, je le refuserai partout où je n’aurai pas les garanties sur ce point. »

Derrière le Ceta, ce sont en réalité deux philosophies radicalement différentes de la production animale qui s’affrontent : en Europe, on privilégie le principe de précaution et la traçabilité tout au long de la chaîne, tandis qu’au Canada et aux États-Unis, c’est l’étape finale qui est privilégiée : la décontamination et le contrôle du produit. Autrement dit, si la bête répond aux critères sanitaires au moment de l’abattage, quel que soit ce qu’elle a vécu ou ingurgité au cours de son cycle de vie, elle pourra arriver sur les étals de supermarché.

Changer de logiciel

« On n’imaginait pas le Canada avec des méthodes à des années-lumière de ce qui se fait en Europe, lâche Patrick Bénézit. Si un exploitant français se mettait à pratiquer les méthodes d’élevage canadiennes, il irait en prison. D’un côté, nos agriculteurs sont sous pression pour faire de la production de qualité et respectueuse de l’environnement, et de l’autre on fait rentrer, avec cet accord, de la merde sur nos marchés… Ça ne passe pas. »

Au-delà de la défense d’un type de production à la française, la FNSEA fait surtout valoir un argument économique : la filière bovine, déjà en difficulté, va souffrir encore davantage de l’importation de viande d’un autre continent. Surtout, celle-ci, bien meilleur marché que le bœuf européen en raison de coûts de production deux fois moins élevés, va tirer les prix à la baisse. La vente d’aloyau, pièce noble du bœuf qui fournit les entrecôtes, filets et autres faux-filets, risque d’être touchée en premier lieu, car le marché nord-américain, très tourné vers le steak haché, est moins friand que nous de cette partie la plus rémunératrice de la bête (elle représente le tiers de la valeur d’une carcasse). D’après Interbev, le prix de revient de l’aloyau en Europe est de 13,70 euros le kilo tandis qu’il est de 8,60 euros au Canada.

Christian Arvis, secrétaire de la FDSEA (section départementale de la FNSEA) de la Creuse, département agricole où 80 % des exploitants sont des éleveurs bovins, pointe les contradictions de la majorité présidentielle, pour laquelle il avait pourtant voté en 2017, espérant « que cela allait faire bouger un peu les choses ». Le député qui a porté le Ceta à l’Assemblée nationale, Jean-Baptiste Moreau, est précisément l’élu de sa circonscription : un ancien éleveur bovin qui fut le président de sa coopérative. « C’est pourtant quelqu’un qui connaît le terrain ! Il a perdu ses racines. C’est devenu un politicard. Est-ce qu’il vise une place au gouvernement ? »

Les critiques de la FNSEA sont toutefois à prendre avec des pincettes, tant le syndicat majoritaire a défendu pendant des décennies une agriculture française d’exportation. Or qui dit exportation dit traités commerciaux et dit importations. Difficile d’avoir l’un sans l’autre… La confédération à laquelle appartient la FNSEA au niveau européen, la Copa Cogeca, est d’ailleurs toujours favorable au traité de libre-échange avec le Canada.

Reste que l’impact économique du Ceta n’est pas négligeable. Une étude d’Interbev réalisée en 2015 fournit à ce titre une base intéressante. À l’époque, l’étude portait sur l’impact conjugué des deux traités alors en cours de négociation, le Ceta et le TTIP – l’accord de libre-échange avec les États-Unis, abandonné depuis. Mais les volumes pris en compte, 200 000 tonnes de viande bovine, correspondent aujourd’hui à peu de choses près au cumul entre Ceta, accord UE-Mercosur en cours de ratification (99 000 tonnes), et accord UE-Mexique (20 000 tonnes). L’association de la filière bovine française concluait sur un total de 30 000 exploitations menacées, soit 1/5e des éleveurs bovins de l’Hexagone.

Plus que les quantités proprement dites, c’est l’effondrement des prix consécutif à l’importation d’aloyau qui fera disparaître les exploitations. Or dans ce secteur, les éleveurs peinent déjà à dégager un revenu annuel entre 10 000 et 20 000 euros, et le manque de fourrage entraîné par trois années de sécheresse dans certains départements rend la situation particulièrement tendue. Cerise sur le gâteau : les quotas du Ceta peuvent être réévalués par l’UE à tout moment sans négociation avec les États membres, et d’autres traités commerciaux à venir prenant modèle sur cet accord vont continuer à augmenter les volumes.

Pour toutes ces raisons, la Confédération paysanne tient un discours bien plus général que la seule opposition au Ceta. Selon elle, c’est le principe même des accords de libre-échange et notre modèle de production qui sont à revoir. « Chacun regarde les accords de libre-échange en fonction de son propre intérêt, dénonce ainsi Olivier Thouret, éleveur bovin et caprin et co-porte-parole de la Conf’ dans la Creuse. Selon nos dirigeants, même si le secteur bovin en pâtit, le Ceta serait globalement favorable à la France, donc il faut être pour. Comme si la France était au centre du monde ! C’est un raisonnement purement économique. Mais si on est tous d’accord aujourd’hui sur le diagnostic du changement climatique, il faut changer de logiciel. Il ne s’agit pas juste de mieux travailler pour mieux respecter l’environnement. Il faut se mettre dans la logique de la transition écologique. »

Nicolas Girod, porte-parole du syndicat au niveau national, renchérit : « Le Ceta reste dans ce modèle d’agriculture industrielle basée sur les échanges et le produire plus et moins cher. Pourtant, on est actuellement dans un moment de convergence : d’un côté les altermondialistes et ce que la Confédération paysanne défend depuis trente ans, et de l’autre, les jeunes mobilisés sur le climat. Le G7 pourrait marquer ce moment de basculement. »

Il y a tout juste vingt ans, en août 1999, le McDonald’s de Millau était démonté. Avec ce geste, la Confédération paysanne voulait dénoncer les décisions de l’OMC, la malbouffe et les effets de la mondialisation sur le monde agricole. Depuis, les dérèglements climatiques se sont dangereusement accélérés. Le Ceta, accord qui se prétend d’un nouveau type, fait l’effet d’un douloureux surplace.

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