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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 05:43
Interview de Fabien Roussel dans "Le Parisien", 27 janvier 2022

Fabien Roussel : «Avec Jadot et Mélenchon, le prix de l’électricité va doubler voire tripler»


Le Parisien du 27 janvier 2022
 


Le candidat communiste à la présidentielle se dit partisan «d’une écologie de la solution, pas de la punition». Et annonce vouloir créer une prime à la conversion pouvant aller jusqu’à 10 000 euros pour l’acquisition de véhicules «propres».


Après avoir présenté lundi 24 janvier son programme présidentiel baptisé « La France des jours heureux », le candidat communiste à la présidentielle détaille ses propositions pour aider les automobilistes à acheter des véhicules propres. Et réaffirme son attachement à l’énergie nucléaire. Vous apparaissez comme le défenseur de la « bonne bouffe » pour tous. Est-ce que vous défendez aussi la « bagnole pour tous » ?

FABIEN ROUSSEL. Je défends la voiture propre pour tous. En 2025, avec la création de zones à faibles émissions (ZFE) dans 45 métropoles, près de 10 millions d’automobilistes (dont 1, 7 millions de Franciliens dès le 1er juin prochain) n’auront plus le droit d’entrer dans les villes s’ils conduisent des voitures polluantes portant les vignettes Crit’Air 3, 4 et 5. C’est une véritable bombe sociale qui va exploser à la tête de millions de Français qui n’ont pas d’autre choix que de se déplacer en voiture et qu’on va assigner à résidence. Je ne veux pas supprimer ces ZFE, qui ont été défendues par les socialistes et les écologistes, mais je le dis clairement : lutter pour la qualité de l’air ne doit pas se faire en tapant sur les classes populaires ou moyennes.

Alors que proposez-vous ?

Je souhaite que les automobilistes concernés aux revenus les plus modestes puissent tous changer de véhicule, en ne déboursant que 1 000 à 2000 euros de leur poche. Je propose que la prime à la conversion pour une voiture propre neuve ou d’occasion de Crit’Air 1 et 2, aujourd’hui de 3 à 5 000 euros, puisse aller jusqu’à 10 000 euros. Je défends aussi la gratuité du permis de conduire pour les moins de 25 ans et je veux que tous les véhicules Crit’Air 1 et 2 soient équipés d’un système d’aspiration de particules fines. Mon credo, c’est une écologie de la solution et pas de la punition ou de l’interdiction. Je ne suis pas le représentant de la gauche caviar et quinoa mais de la gauche populaire et label rouge.

Et pour ceux qui prennent les transports en commun ?

L’État doit participer à la prise en charge de la carte de transports collectifs pour les salariés. Aujourd’hui, 50 % de ce coût est à la charge des entreprises. Je souhaite que l’État prenne en charge les 50 % restants afin que ce soit gratuit pour les salariés et les inciter à ne plus prendre leur voiture. Le coût, c’est 7 milliards d’euros. Arrêtons de regarder le porte-monnaie quand il s’agit de sauver le climat.

À la différence de Yannick Jadot ou de Jean-Luc Mélenchon, vous défendez l’énergie nucléaire…

Avec Jadot ou Mélenchon, si demain ils gouvernent le pays, le prix de l’électricité va doubler voire tripler. Et nous serons dans l’incapacité de réindustrialiser la France ou de faire face au boom des véhicules hybrides ou nucléaires. C’est pourquoi je veux créer six réacteurs nucléaires dans les centrales existantes. C’est indispensable pour faire baisser le prix de l’électricité et répondre aux besoins de nos entreprises. Je suis pour créer une filière dans l’Éducation nationale de formation de tous les métiers de la production nucléaire. Du CAP à l’ingénieur. Nous avons mis en péril notre filière. Or, il y a besoin d’investir autant pour produire cette énergie décarbonée que pour assurer la sécurité.

Vous êtes à 3 % dans les sondages. Quelle peuvent être vos ambitions ?

D’abord, je veux parler à tous les Français. À ceux qui ne votent plus mais aussi aux électeurs de droite et même d’extrême droite. Ma singularité à gauche, c’est que mon combat est celui d’une gauche populaire, sincère, honnête qu’on avait perdue, une gauche du travail, une gauche de l’égalité. Mais on est au début de la campagne. Je suis nouveau à gauche et j’ai encore beaucoup à faire pour être connu. Je veux notamment débattre avec Emmanuel Macron. Je trouverais scandaleux qu’il ne veuille pas débattre avec nous et tous les autres candidats. On a déjà une campagne sous Pfizer, je ne voudrais pas une campagne sous morphine.

Vous avez des nouvelles d’Arnaud Montebourg ?

Je discute avec ses amis, ses soutiens. Arnaud Montebourg a fait le choix de ne soutenir personne, ce qui laisse libre son électorat. Les idées qu’il a défendues, j’en partage beaucoup et je voudrais les porter dans ma campagne car aucun autre candidat ne le fera.

Vous incarnez une gauche de la sécurité et de la laïcité. Que pensez de la polémique sur les poupées sans visage vendues à Roubaix, montrées dans un reportage de M 6 ?

Je trouve horrible qu’on puisse défendre cela et qu’on puisse en faire un commerce. Je demanderai une enquête des renseignements intérieurs. La menace terroriste existe encore. Des réseaux islamistes continuent de se développer dans le pays. Je veux m’y attaquer en renforçant les moyens de police, les moyens d’enquête, les moyens pour les services de renseignements. Dans ces quartiers où l’État a reculé et laissé place à des associations islamistes, je veux faire plus d’écoles, de culture, de juges, d’éducateurs. Je veux faire revenir l’État et la République. 

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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 05:39
Fabien Roussel précise sa France des Jours Heureux (Le Télégramme, 27 janvier 2022)

Présidentielle : Roussel (PCF) présente son programme pour « la France des jours heureux »

Nous voulons passer d’une France des bas salaires, du chômage, des allocations-chômage, à une France des salaires élevées, du travail, du revenu issu du travail », a-t-il résumé.

Smic à 1 500 euros nets, 500 000 emplois en plus dans les services publics, revenu étudiant à partir de 850 euros, nationalisation d’EDF, triplement de l’ISF : le candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel a présenté, lundi, ses 180 propositions pour « la France des jours heureux ».

« Il y en a marre d’une France qui promet l’austérité, des économies », a lancé Fabien Roussel, lors d’une conférence de presse au QG du Parti communiste, à Paris, voulant, lui, « donner de l’espoir à ceux qui n’y croient plus ».

Dans son livre-programme de 124 pages « La France des jours heureux », en hommage à celui du Conseil national de la résistance, le candidat communiste présente son « projet de société » en faveur de « l’emploi et le pouvoir d’achat, une République sociale et laïque, et pour la paix en Europe et dans le monde ».

Fabien Roussel souhaite la hausse du Smic à 1 500 euros nets, « une conférence » pour que le salaire minimum soit appliqué « dans les 40 branches » ou encore « une pension minimum pour les retraités à 1 200 euros ».

Objectif phare : « éradiquer le chômage » en « garantissant à chacun un emploi ou une formation avec un salaire digne », « en commençant tout de suite par les jeunes », a-t-il expliqué.

« Garantir la possibilité d’avoir un emploi ou une formation, et un salaire »

« Nous voulons passer d’une France des bas salaires, du chômage, des allocations-chômage, à une France des salaires élevées, du travail, du revenu issu du travail », a-t-il résumé.

Pour cela, le candidat communiste entend aussi créer 500 000 emplois dans les services publics et « garantir un revenu étudiant à partir de 850 euros (…) jusque 1 000 euros selon (sa) situation ».

Pour lui, il faut « garantir la possibilité d’avoir un emploi ou une formation, et un salaire » : « Nous ne pouvons plus voir notre pays se vider » de ses emplois et compétences, a-t-il lancé.

« L’État est complice » et « responsable » de la situation économique du pays, a dénoncé Fabien Roussel au sujet des délocalisations, réitérant, en outre, ses appels à « rendre effective l’égalité salariale » en « six mois dans les services publics et en un an dans le privé ».

« Un mix énergétique » intégrant le nucléaire

Sur la santé, Fabien Roussel entend « lutter contre les déserts médicaux » en « orientant l’installation de médecins dans la ruralité et dans les zones urbaines denses où, aujourd’hui, il y a des déserts médicaux ».

Le candidat communiste a appelé à « reprendre le pouvoir sur la finance » et « sur l’argent (…) qui est là : il coule à flots pour certains ! », demandant à tripler l’ISF, taxer les bénéfices des multinationales qui font un bénéfice « de plus de 500 000 euros » et nationaliser les compagnies d’assurance privée.

Sur la transition écologique, Fabien Roussel a de nouveau répété son envie de proposer « un mix énergétique », en défendant le nucléaire au côté des énergies renouvelables, tout en demandant la « nationalisation d’EDF et d’Engie ».

Il a décliné « un pacte ambitieux » de « 140 milliards d’euros pour le climat, soit 6 % du PIB » avec notamment « une prime à la conversion pour un véhicule propre de 10 000 euros » et la gratuité des transports publics.

Au niveau international, le candidat communiste demande la sortie de la France de l’Otan, la « réécriture » des traités économiques au sein de l’UE, et l’élaboration « d’un traité de sécurité collective (…) avec l’ensemble des pays de l’Europe, jusqu’à la Russie ».

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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 05:35
L’État a fait un cadeau insensé à Bolloré (Laurent Mauduit, Médiapart, 27 janvier 2022)
L’État a fait un cadeau insensé à Bolloré

L’État acquiert pour 31 millions d’euros les installations de l’oléoduc Donges-Metz qu’il devait récupérer gratuitement au terme de la concession octroyée au groupe Bolloré pendant vingt-sept ans. Pendant cette période, ce dernier s’est servi plus de 167 millions d’euros de dividendes.

Laurent Mauduit, 27 janvier 2022

Daté du 5 janvier 2022 et publié par le Journal officiel le 19 janvier, c’est un arrêté dont quelques médias se sont faits l'écho, mais trop s'y attarder. Au premier examen, on pourrait penser que cela n’a rien de surprenant : puisque l’arrêté en question concerne une entreprise assez peu connue du grand public, la Société française Donges-Metz (SFDM), le lecteur peut croire que l’affaire ne présente pas le moindre intérêt. Un arrêté comme tant d’autres, dont le JO regorge chaque jour et que personne ne lit.

Erreur. L’arrêté est en réalité l’épilogue d’une histoire stupéfiante, qui est celle d’un immense cadeau fait par l’État à Vincent Bolloré et qui se chiffre en dizaines et dizaines de millions d’euros. Ce gigantesque cadeau sur fonds publics, c’est le clan Balladur-Sarkozy qui en a pris l’initiative en février 1995, quelques semaines à peine avant l’élection présidentielle. Et c’est Emmanuel Macron qui en règle les derniers détails, permettant à l’homme d’affaires d’empocher un formidable pactole. Ni vu ni connu… sans que personne n’en parle !

Cette histoire, je l’avais découverte en écrivant mon livre Prédations (La Découverte), consacré à la privatisation des biens publics. Cherchant à établir le bilan de toutes les privatisations conduites depuis 1986, même les moins connues, je m’étais intéressé, dans le lot, à l’oléoduc reliant Donges (petite localité sur l’estuaire de la Loire à quelques kilomètres à l’est de Saint-Nazaire) à Metz (Moselle), et à l’ouvrage colossal, long de 627 km, disposant de quatre gigantesques dépôts d’hydrocarbures sur son parcours, et d’une connexion avec l’appontement du Grand Port maritime de Nantes.

Intéressante histoire et symbolique entre toutes. Dans les derniers mois de la guerre de 1914-1918, les forces américaines et anglaises construisent un port à Donges, pour débarquer le matériel militaire que le port de Saint-Nazaire, trop encombré, ne peut accueillir en totalité. Longtemps après, connaissant les lieux, les forces armées américaines s’adossent de nouveau à Donges, au début des années 1950, pour bâtir un immense oléoduc pour le compte de l’Otan, reliant la côte atlantique à l’est de la France. Plus tard, les forces militaires américaines qui sont propriétaires de cette immense construction, laquelle traverse toute la France d’ouest en est, via Melun, décident de la rétrocéder à l’État français.

Mais visiblement, dans le courant des années 1990, cette propriété de l’État devient l’objet de convoitises privées. C’est ainsi que, sans que nul ne le remarque, quelques semaines avant l’élection présidentielle, hors appel d’offres, un discret décret est pris le 24 février 1995 confiant l’exploitation de l’oléoduc à une mystérieuse Société française Donges-Metz (SFDM) à compter du 1er mars 1995, et pour une durée de vingt-cinq ans, soit jusqu’au 1er mars 2020. Le décret est contresigné par le premier ministre de l’époque, Édouard Balladur, le ministre du budget Nicolas Sarkozy et quelques autres ministres du même clan et il profite donc à un ami du régime, puisque c’est Vincent Bolloré qui contrôle cette société SFDM. Pour être précis, la participation du groupe Bolloré a fluctué sur une longue période autour de 95 % du capital de la SFDM, un peu moins ou un peu plus. Au 31 décembre 2020, Bolloré Energy, filiale du groupe Bolloré, contrôlait ainsi 95,05 % du capital de la SFDM, les 4,95 % restants étant la propriété de l’établissement public du Grand Port maritime de Nantes-Saint-Nazaire.

Et si cette société fait l’objet de convoitises privées, c’est qu’elle est hautement rentable. Pour parler le jargon de la finance, c’est même une « machine à cash ». Pour vérifier l’extraordinaire affaire que réalise Vincent Bolloré, il suffit de scruter ce décret du 24 février 1995 qui, en annexe, présente la convention passée entre la SFDM et le ministère de l’industrie, organisant la concession de l’oléoduc pour les vingt-cinq années prévues. On y apprend que, « en contrepartie de son droit d’occuper et d’utiliser le domaine public […], le titulaire versera à l’État : une redevance annuelle forfaitaire et non révisable, dont le montant est fixé à 4 100 000 francs [soit 625 000 euros d’aujourd’hui] ; une redevance annuelle complémentaire dont le montant est fixé à 9 % du résultat net après impôts de l’exercice précédent ».

Or il s’agit d’un formidable cadeau, dont les modalités sont « non révisables » – une clause stupéfiante. Toujours en annexe, la convention précise que le groupe Bolloré devra acquitter un « droit forfaitaire » au début de l’exploitation de 175 millions de francs (26,6 millions d’euros).

Or ces sommes sont dérisoires par rapport à ce que le groupe Bolloré va empocher les vingt-cinq années suivantes. Et même les vingt-sept années suivantes, puisque le 14 février 2020, à l’approche de l’échéance de la concession, un décret signé par le premier ministre Édouard Philippe, ainsi que par la ministre de la transition écologique Élisabeth Borne, la ministre des armées Florence Parly, le ministre des finances Bruno Le Maire et le ministre du budget Gérald Darmanin, prolonge la concession de deux ans, c’est-à-dire jusqu’en février 2022, dans l’attente d’un possible appel d’offres pour privatiser définitivement la société.

Il est en effet assez facile de reconstituer le jackpot que réalise le groupe Bolloré en obtenant la concession de la SFDM. Si les comptes de la société ne sont plus accessibles via le site Internet Infogreffe du tribunal de commerce de Paris pour les premières années d’exploitation, ils peuvent être consultés à partir de l’exercice de l’année 1999, jusqu’au dernier exercice connu, celui de 2020.

Nous avons donc dépouillé tous ces comptes, pour aboutir à une conclusion saisissante : la PME de taille modeste qu’est la SFDM (environ 140 salariés) n’a cessé d’afficher de gros bénéfices, le plus souvent compris entre 7 et 10 millions d’euros par an. Et le groupe Bolloré a quasi systématiquement ponctionné l’intégralité de ses bénéfices pour se les servir sous forme de dividendes.

L’infographie ci-dessous présente synthétiquement le pactole qui est tombé dans l’escarcelle du groupe Bolloré :

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26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 12:29
Fête de l'Humanité Bretagne - vidéo du débat du dimanche 28 novembre 2021 sur les EHPAD/ Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain - atelier citoyen santé Bretagne du PCF
Fête de l'Humanité Bretagne - vidéo du débat du dimanche 28 novembre 2021 sur les EHPAD/ Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain - atelier citoyen santé Bretagne du PCF
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26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 06:39
PCF / Medef : une élection, deux projets que tout oppose - L'Humanité, 25 janvier 2022,
PCF / Medef : une élection, deux projets que tout oppose

Présidentielle À gauche, Fabien Roussel. À droite, Geoffroy Roux de Bézieux. Chacun dans son coin, PCF et Medef ont présenté, lundi, leurs propositions pour le scrutin d’avril. Deux visions du monde.

Publié le Mardi 25 Janvier 2022 la rédaction de l'Humanité
 
Hasard du calendrier, le PCF et le Medef ont présenté, lundi, à la même heure, leurs propositions pour la présidentielle. Deux projets que tout oppose, quand bien même Geoffroy Roux de Bézieux a tenté de coller à l’air du temps sans renoncer à ses fondamentaux, parsemant la présentation de son programme de concepts estampillés « nouveau monde », depuis l’incontournable « souveraineté industrielle »« il y a encore cinq ans, le mot n’existait pas au Medef », a souri le dirigeant patronal –, jusqu’à la très consensuelle « croissance responsable ».

« La coïncidence tombe bien car elle met en exergue deux projets diamétralement opposés. Nous ne considérons pas que le travail est un coût qui mérite d’être réduit, c’est la richesse de la France et le cœur du programme de Fabien Roussel », expose Ian Brossat, le directeur de campagne du candidat communiste.

Car, au-delà du ripolinage sémantique, le projet de société ébauché par le Medef ne change pas, avec la même sacralisation de la politique de l’offre : le prochain quinquennat devra accorder de nouveaux cadeaux fiscaux aux entreprises. Par ailleurs, le Medef passe à la moulinette notre système de protection sociale, jugé trop « coûteux », avec les plus fragiles pour premières victimes.

Le Medef passe à la moulinette notre système de protection sociale, jugé trop "coûteux".

Le tout, alors même qu’un sondage Ipsos-Sopra Steria, publié dimanche 23 janvier, montre à quel point pouvoir d’achat et inégalités arrivent en tête des préoccupations des Français : 42 % des sondés font de la crise sociale le principal enjeu pour l’avenir du pays, suivie par la crise environnementale (33 %) et puis, bien plus loin, la « crise identitaire » (25 %). Dans ce contexte, place du Colonel-Fabien, le candidat du PCF à l’Élysée veut mettre en débat « des réformes positives, heureuses » : « augmentation générale des salaires », « droit universel à l’emploi », « semaine de 32 heures et retraite à 60 ans » y figurent en bonne place, financés par une tout autre répartition des richesses et une rupture avec la toute-puissance du marché.

« La France de la déprime, de la punition, je n’en veux plus. Je veux la France des jours heureux, qui propose des solutions, fait en sorte que les classes populaires puissent enfin croire dans la prospérité », a-t-il assuré tout en mettant « au défi le Medef ». « J’invite Geoffroy Roux de Bézieux à discuter avec moi des solutions pour que chacun de nos jeunes trouve un emploi, une formation et un salaire ! » a lancé le député du Nord, avant de livrer quelques-unes des 180 propositions qui constituent son projet.

Salaires : modération vs augmentation 

MEDEF

Les aspirations salariales pour échapper aux fins de mois impossibles et aux restes à vivre indigents ne semblent pas être parvenues jusqu’au 55 de l’avenue Bosquet. Au siège du Medef, le sujet du pouvoir d’achat est tout bonnement snobé pour presque tout le monde. Pas de coup de pouce pour le Smic ni de réévaluation automatique de toute la grille des rémunérations. Et tant pis pour les travailleurs tombés dans la « trappe aux bas salaires », dont le net en fin de mois, lié aux exonérations Fillon, n’évoluera jamais. Quant aux privés d’emploi, ce n’est pas mieux : l’assurance-chômage doit intervenir en cas d’accident de parcours et non plus selon les droits cotisés.

Pour le partage de la valeur créée dans les entreprises, le patronat en reste à sa vision étriquée de l’intéressement et de la participation, jusqu’à présent réservés aux travailleurs des grandes entreprises, ou de tout autre mécanisme qui génère de nouvelles exonérations et défiscalisations, comme la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (Pepa) pour les PME de moins de 50 salariés. Et, comme le marché du travail demeure le seul juge de paix, le Medef appelle à attirer ou conserver les « meilleurs talents », via une nouvelle « baisse de 20 % des charges sociales salariales sur les emplois entre 2 et 4 fois le Smic ».

PCF

C’est la « première mesure » qu’il mettrait en œuvre une fois élu, c’est aussi celle qui arrive en tête de son programme dans un chapitre consacré à la « révolution du travail » : « la hausse généralisée des salaires ». Fabien Roussel veut faire de la lutte contre « la vie chère et pour le pouvoir d’achat le cœur de la présidentielle ». À commencer par l’augmentation des pensions de retraite à 1 200 euros au minimum et du Smic à 1 500 euros net « tout de suite ». Le député défend aussi une « conférence salariale » avec « l’ensemble des branches professionnelles » en vue d’une « augmentation générale ». Le candidat communiste – dont le parti s’est prononcé de longue date pour limiter de 1 à 20 les écarts de salaire au sein d’une même entreprise – annonce également son intention d’imposer « par décret le salaire minimum dans les 40 branches qui aujourd’hui ne l’appliquent pas »« En six mois dans les services publics et en un an dans les entreprises privées, il n’y aura plus d’inégalité salariale entre hommes et femmes », promet le candidat, alors qu’elle s’élève en moyenne à 16 % malgré quatorze lois ces quarante dernières années… Pour y parvenir, un administrateur judiciaire sera nommé dans les entreprises défaillantes. Quant aux étudiants, ils bénéficieront d’un revenu entre 850 et 1 000 euros par mois, selon leur situation.

Emploi : loi du marché vs relocalisation 

MEDEF

Voici une bonne nouvelle pour les 7,9 % de travailleurs privés d’emploi : le chômage n’est plus un problème. « On est entré dans une logique de baisse des chiffres sur une longue durée pour des raisons démographiques », estime Geoffroy Roux de Bézieux. Pour le président du Medef, la « mère des batailles » relève des « compétences » : tout le système d’emploi et de formation doit être orienté vers les besoins de main-d’œuvre des entreprises, condition sine qua non de la « compétitivité » de demain. Tout commence dès la formation initiale, par un lien plus étroit entre l’éducation nationale et l’enseignement supérieur avec les entreprises. L’apprentissage (et ses aides publiques) doit devenir la grande porte d’entrée des jeunes sur le marché de l’emploi (objectif « 2 millions d’alternants »). Quant à la gestion des « mobilités professionnelles », Pôle emploi conserve ses missions, mais sous étroite supervision des régions, avec contractualisation sur des objectifs territoriaux.

L'apprentissage doit devenir la grande porte d'entrée des jeunes sur le marché de l'emploi.

Garder les Français au travail plus longtemps demeure le grand dessein patronal. Pas les fonctionnaires – qui pourraient voir leur poste supprimé après une grande revue des dépenses publiques classant les « utiles », d’un côté, les « mauvaises », de l’autre –, mais tous les autres du privé. « Leur temps de travail au cours de la vie est inférieur à celui de nos voisins », déplore Geoffroy Roux de Bézieux, qui appelle donc à une nouvelle réforme des retraites.

PCF

« Je suis ch’ti, je vis dans le bassin minier qui a vu ses usines se délocaliser, en laissant du chômage et de la pauvreté. C’est terminé », assure Fabien Roussel. Car le candidat entend « bloquer les délocalisations ». Face au « grand déménagement industriel de la France (qui) se poursuit », il propose d’ « investir autant que de besoin » afin de « maintenir les emplois et les compétences ». Affichant l’objectif « d’éradiquer le chômage », il défend la mise en place d’un « droit universel à l’emploi », par opposition au « revenu universel » qui ne serait « rien d’autre qu’un revenu d’assistance garanti ».

Le candidat communiste prévoit la création de 500 000 postes dans les services publics.

En parallèle de la construction d’un « nouveau service public de l’emploi », il s’agirait de « commencer tout de suite par les jeunes » avec un système « zéro jeune au chômage » : « Nous trouverons une solution pour chacun, mais pas une solution à 500 euros avec un emploi précaire pour six mois comme le propose Macron. » Outre la relocalisation des productions industrielles et « 100 000 emplois d’utilité publique » dans les associations, le candidat communiste mise aussi sur les services publics : la création de 500 000 postes y est prévue, dont 100 000 à l’hôpital et 90 000 dans l’enseignement. Dans ce secteur, un dispositif de prérecrutement des jeunes serait mis en place, avec une formation rémunérée contre « un engagement de dix ans au service de l’État »« Quand on dit que je suis le candidat préféré de la droite, ils n’ont pas dû bien lire mon programme », s’amuse le député.

Environnement : greenwashing vs écologie populaire

MEDEF

La Convention citoyenne pour le climat est l’exemple à ne plus suivre. Pour remettre de l’ordre dans la transition écologique, que le patron des patrons désigne là encore comme « la mère des batailles », le Medef appelle à un retour du « rationnel » dans les débats, avec l’apport de l’expertise de ceux qui savent, en premier lieu les chefs d’entreprise. Car, c’est promis, plus aucun d’entre eux, ou presque, n’est climatosceptique. Et si des scandales, comme le dieselgate, ont eu lieu, c’est du passé

Le patronat s'en remet à l'expertise des chefs d'entreprise.

Les patrons ne sont donc plus contre planifier les transitions, mais avec de la visibilité et selon un « principe général, dixit Geoffroy Roux de Bézieux : le calendrier de la transition doit être compatible avec la technologie ». Ce qui n’encourage pas l’audace. Décarboner l’appareil productif ? D’accord, notamment avec une relance du nucléaire. Instaurer une taxe carbone aux frontières ? D’accord, mais pas au prix de la sacro-sainte compétitivité des sociétés et avec une fiscalité avantageuse pour encourager les investissements. La carotte, oui ; le bâton, non merci.

PCF

Les relocalisations, insiste le candidat PCF, c’est aussi bon pour la planète : « Si nous sortons de notre trajectoire en matière d’émissions de gaz à effet de serre, c’est notamment à cause de nos importations. » Pour faire baisser la facture d’électricité et pour « sortir des énergies fossiles », Fabien Roussel promeut l’idée d’un « mix énergétique 100 % public », avec la nationalisation d’EDF et d’Engie, s’appuyant sur le renouvelable et le nucléaire avec la construction de six EPR. La question d’une alimentation de qualité – bio et circuit court – fait aussi figure de priorité afin que chacun puisse « manger sain et à sa faim », alors que « 5 millions de Français dépendent de l’aide alimentaire ». Pour cela, le candidat propose un fonds alimentaire de 10 milliards d’euros, la refonte de la PAC et l’objectif de 100 000 agriculteurs de plus d’ici à 2030. « S’il y a le feu à la planète, il faut y mettre les moyens, mais cela ne doit pas se faire contre les classes populaires », a-t-il martelé en plaidant pour une « prime de conversion de 10 000 euros » pour l’achat d’un véhicule propre, pour la gratuité des transports ou encore la rénovation énergétique de 700 000 logements par an. Pour dégager des moyens suffisants, il propose un « pacte pour le climat et l’urgence sociale en Europe » abondé, « comme le proposent les chercheurs du Giec », à hauteur de 6 % du PIB.

Travailler plus vs Travailler tous

MEDEF

Sans surprise, le patronat cherche à nous faire travailler plus longtemps… Mais, pour une fois, il n’est pas question de toucher à la durée légale de la semaine de travail, Geoffroy Roux de Bézieux estimant que les 35 heures ont été suffisamment « assouplies » depuis vingt ans. En revanche, le Medef plaide pour une augmentation du temps de travail durant l’année, avec une facilitation du recours aux forfaits-jours « sans négociation d’un accord d’entreprise ». Par ailleurs, le patronat veut nous faire travailler plus longtemps durant notre existence, avec sa réforme des retraites en deux volets : paramétrique et systémique. Sur le premier volet, l’objectif est l’augmentation progressive (trois mois par an) de l’âge légal de départ de 62 à 65 ans, à l’instar de ce que propose la candidate LR, Valérie Pécresse. Dans le même temps, pour toucher une pension à taux plein, un retraité devra avoir cotisé 44 annuités (contre 43 aujourd’hui pour les générations nées en 1973 et après). Les salariés exerçant des métiers pénibles seront évidemment les premiers pénalisés par cet allongement : le Medef assure qu’il faudra en tenir compte, sans donner davantage de précision. Le volet systémique de la réforme prévoit le dynamitage des régimes spéciaux, un mot d’ordre partagé aussi bien par LR que par Emmanuel Macron.

PCF

« Travailler tous, travailler moins, travailler mieux. » Voici ce que propose Fabien Roussel au sujet du temps de travail, avec la retraite à 60 ans à taux plein et la semaine de travail de 32 heures « sans perte de salaire »« Cette mesure restituera aux salariés les gains de productivité qu’ils réalisent », expose le candidat. L’idée est de renouer avec le partage du travail entre tous, sachant que la productivité a été multipliée par trente au siècle dernier. Cela permettra aussi de réaliser des embauches, de faire des économies d’assurance-chômage et de rassembler davantage de cotisations sociales… tout en offrant un autre rapport à la vie, qui assure le développement de l’économie, de la culture, du sport, des loisirs et du tourisme. « L’allongement de la durée de vie doit améliorer l’existence au lieu d’allonger le temps de travail », note Fabien Roussel, qui propose des pensions de retraite à 75 % du revenu net d’activité, dans le public comme dans le privé, en comptant les dix meilleures années (ainsi que les six derniers mois de traitement indiciaire dans le public). La carrière complète ira de 18 à 60 ans « avec prise en charge des cotisations pour les périodes de non-travail (chômage, formation, études, congé parental, maladie, invalidité) », et des départs anticipés pour les métiers pénibles et les carrières longues.

Impôts : cadeaux fiscaux vs partage des richesses

MEDEF

Le robinet des ristournes fiscales était ouvert en grand durant tout le quinquennat d’Emmanuel Macron : le Medef n’a aucune envie de refermer les vannes. Dans son programme, le patronat réclame de nouveaux cadeaux en direction des entreprises. Geoffroy Roux de Bézieux salue la réforme de l’impôt sur les sociétés, qui doit tomber à 25 % cette année (contre 33 % au début du mandat d’Emmanuel Macron), mais presse le futur pouvoir de diminuer les impôts de production : taxe foncière, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S), etc. Le Medef a même défini un objectif chiffré : tous ces prélèvements devront avoir baissé de 35 milliards d’euros d’ici à 2027. Par ailleurs, le patronat voudrait une nouvelle baisse des cotisations patronales, compensée par une hausse de la CSG et de la TVA, afin « d’améliorer notre compétitivité ». Autrement dit, ce sera à l’ensemble de la collectivité de financer ce nouveau cadeau fait aux entreprises.

PCF

« Reprendre le pouvoir sur l’argent qui coule à flots pour certains », c’est l’un des principaux objectifs de Fabien Roussel. « En 2017, 358 198 redevables à l’ISF ont déclaré un patrimoine net taxable de 1 028 milliards d’euros. Imaginez le pognon qu’ils doivent avoir aujourd’hui après tous les cadeaux fiscaux de ce gouvernement ! » pointe le candidat, qui prendra « 100 milliards sur les 1 000 », notamment via le triplement de l’ISF. « Soit 10 %, ça leur laisse de quoi voir venir », sourit-il. Pour « sortir de la soumission aux marchés », il s’agirait aussi d’en finir avec la règle des 3 % des traités européens et de permettre à la Banque centrale européenne (BCE), « qui a injecté 1 800 milliards d’euros dans l’économie » pendant la pandémie, de prêter directement aux États.

Fabien Roussel entend s'attaquer aux "vraies charges qui pèsent sur les entreprises".

Afin de lutter contre l’évasion fiscale, le député souhaite instaurer le « prélèvement à la source des bénéfices des multinationales » et proposer une COP fiscale « au même titre qu’il y en a une pour le climat ». Quant aux entreprises, le candidat propose un « nouvel impôt sur les sociétés », modulé en fonction de leur politique sociale et environnementale. Contrairement à la droite et au Medef, qui veulent multiplier les exonérations de cotisations, Fabien Roussel entend s’attaquer aux « vraies charges qui pèsent sur les entreprises. Celles qu’imposent les banques avec des taux d’intérêt élevés, ou les assurances qui se font des montagnes d’or avec des primes insupportables ». Pour cela, la nationalisation de la BNP, de la Société générale et d’Axa figure en bonne place dans son programme.

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26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 06:17

 

 

 

 

 

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26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 06:10
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25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 15:33
Cachez ce candidat communiste que je ne saurais voir… - Le Télégramme - 25 janvier - Débat des candidats à la présidentielle sur le nucléaire
Le Télégramme - 25 janvier - Débat des candidats à la présidentielle sur le nucléaire
Cachez ce candidat communiste que je ne saurais voir…
 
Dans le Télégramme de ce jour, mardi 25 janvier,  les pages 2 et 3 sont consacrées au nucléaire qui « s’invite dans la campagne  présidentielle ».
 
7 candidats déclarés s’expriment sur un sujet au cœur des enjeux présidentielles, et c’est bien le rôle d’un journal régional généraliste d’informer sur les arguments des candidats en présence aux présidentielles sur des questions fondamentales pour l’avenir du pays.  M. Emmanuel Macron, qui n’est pas candidat déclaré aux Présidentielles, s’exprime aussi, on ne sait pas trop pourquoi, mais après tout, ça pourrait sans doute se justifier…
 
Par contre, ce qui n’est pas normal, c’est que les seuls candidats de gauche convoqués avec leurs photos et des citations exprimant leurs positions sur le nucléaire soient Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Christiane Taubira, alors même que Fabien Roussel s’exprime très régulièrement, de manière claire et argumentée, sur le sujet du nucléaire, ce qui est reconnu comme une de ses originalités par nombre d’éditorialistes et journalistes des médias presse, télévisuels, et radiophoniques, depuis 2 mois, avec celles par exemple de la volonté de réindustralisation, d’affirmer la valeur travail, la lutte contre l’évasion fiscale et les inégalités, de la défense de la laïcité et de la République, et qu’il fait partie de ceux qui nourrissent le débat public sur la question, avec un crédit particulièrement fort chez nombre d’énergéticiens et de scientifiques.
 
Est-ce un partage des candidats dont la position mérite d’être connue sur le critère habituel des intentions de vote et des sondages à quelques mois des élections?  50% de citoyens n’ont pas finalisé leur choix. Ils ont droit d’être éclairés sur les positions de tous les candidat.e.s!
 
Par ailleurs, pourquoi Christiane Taubira et Anne Hildalgo qui sont à peu près au même niveau que Fabien Roussel dans les derniers sondages (Anne Hidalgo était même derrière Fabien Roussel dans plusieurs sondages récents), apparaissent et pas Fabien Roussel, alors que celui-ci vient de développer son programme de 180 propositions aux journalistes la veille, le 24 janvier, ce dont le Télégramme ne se fait pas l’écho, contrairement au Ouest-France qui consacre un article avec photo à cette présentation de programme en page nationale aujourd’hui?
 
Le Parti communiste proteste auprès de la rédaction du Télégramme contre cette occultation de notre candidat qui par ailleurs est cité dans un article de la page 8 sur les positions des candidats sur les droits de succession et l’héritage.
 
Le Télégramme croit-il que les positions du candidat communiste n’intéressent pas ses lecteurs ou que ceux-ci ne méritent pas de connaître les positions du Parti qui compte le plus d’adhérents en France, en Bretagne et dans le Finistère, et qui compte près de 600 maires adhérents ou sympathisants au niveau national, et deux groupes parlementaires? D’autant que Fabien Roussel a d’ores et déjà obtenu ses 500 promesses de parrainages d’élu.e.s, ce qui n’est pas le cas d’autres candidats supposés présentés dans l’article du Télégramme du 25 janvier.
 
Les taux d'audience records au journal télévisé de 20h de France 2 le 14 décembre - 4,1 millions de téléspectateurs, un record pour l'interview de Fabien Roussel - et 5,8 millions téléspectateurs et de taux d'audience au 13h de tf1 samedi dernier, 22 janvier - nouveau record !- semblent pourtant indiquer le contraire!
 
Le Parti communiste français, fédération du Finistère, 25 janvier 2022
Cachez ce candidat communiste que je ne saurais voir… - Le Télégramme - 25 janvier - Débat des candidats à la présidentielle sur le nucléaire
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25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 09:15
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25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 09:14
Découvrez le programme des Jours Heureux du candidat Fabien Roussel aux élections présidentielles présenté le 24 janvier

Lundi 24 janvier, Fabien Roussel dévoilait à la presse son programme composé de 180 propositions pour construire la France des Jours Heureux.

 

Cette présentation tu peux la retrouver sur Youtube : https://youtu.be/RH8S7mkiGNM

 

En pièce jointe, un 8 pages A5 pour le populariser (tirage à 4 millions d'exemplaires) dont nous devrions recevoir plusieurs milliers d’exemplaires à distribuer.

 

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