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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 06:58
Rosa Luxemburg aura sa rue à Brest - Le Télégramme, 5 mars 2021
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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 08:06
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Ce 4 mars au matin, un très chouette rassemblement pour défendre la culture et le spectacle vivant !
Les communistes et jeunes communistes étaient présent ce matin à Brest au côté du monde du spectacle vivant.
La culture, l’enfant malade de la France est pourtant indispensable à l’émancipation de chacun.e d’entre nous.
Dites non essentielle par nos dirigeants. Pourtant, que serait notre pays et notre vie sans elle.
Aujourd’hui et demain, soutenons la culture dans toute sa diversité!
Photos et compte rendu: Enzo de Gregorio et Eugénie Cazaux
 
La section du Pays de Brest  du Parti Communiste Français soutient le secteur de la culture, et participait à l’appel unitaire à la mobilisation lancé par les syndicats et organisations du spectacle pour ce jeudi 4 mars à 11 h place de la Liberté à Brest.
 

« Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude ». Albert Camus.


Parce qu’il est essentiel d’agir pour le monde de la Culture et pour celles et ceux qui la font vivre, les communistes  soutiennent le monde du spectacle et de la culture en grand danger  en cette période.
Le monde de la culture (gage majeur de démocratie ) ne semble toujours pas devenir une priorité. Face aux verdicts successifs qui consistent à ne toujours pas ouvrir les cinémas, les théâtres, les musées, etc., et qui poussent un peu plus le spectacle vivant et le monde de la culture dans le néant, nous devons plus que jamais les soutenir.
Il est impératif, dès aujourd’hui, de sauver le monde de la culture, les entreprises, artistes et techniciens du spectacle, et ce, coûte que coûte. « Quoiqu’il en coûte », pour reprendre les mots du Président Macron.Le gouvernement,se doit d'entendre les  revendications et  examiner les  propositions concrètes des organisations professionnelles .
Cela doit passer par une réouverture des lieux de spectacle la plus rapide possible, mais également d’une politique forte de l’État et des collectivités pour soutenir le secteur culturel par un déblocage de fonds et une politique volontariste de commande publique : permettons aux artistes, techniciens, compagnies, groupes, ensembles musicaux (…) de reprendre le chemin des salles de spectacles et des studios, quand bien même ces lieux pourraient demeurer fermés au public en cette période.

Préparons les œuvres de demain, et sécurisons les emplois et les droits collectifs des professionnels de la Culture.

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 08:01
On en a marre, on veut la réouverture de la culture - rassemblement de Brest le 4 mars avec 300 personnes pour la réouverture des lieux culturels (Ouest-France, Fréderique Guiziou, 5 mars 2021)
La section du Pays de Brest  du Parti Communiste Français soutient le secteur de la culture, et participait à l’appel unitaire à la mobilisation lancé par les syndicats et organisations du spectacle pour ce jeudi 4 mars à 11 h place de la Liberté à Brest.
 

« Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude ». Albert Camus.


Parce qu’il est essentiel d’agir pour le monde de la Culture et pour celles et ceux qui la font vivre, les communistes  soutiennent le monde du spectacle et de la culture en grand danger  en cette période.
Le monde de la culture (gage majeur de démocratie ) ne semble toujours pas devenir une priorité. Face aux verdicts successifs qui consistent à ne toujours pas ouvrir les cinémas, les théâtres, les musées, etc., et qui poussent un peu plus le spectacle vivant et le monde de la culture dans le néant, nous devons plus que jamais les soutenir.
Il est impératif, dès aujourd’hui, de sauver le monde de la culture, les entreprises, artistes et techniciens du spectacle, et ce, coûte que coûte. « Quoiqu’il en coûte », pour reprendre les mots du Président Macron.Le gouvernement,se doit d'entendre les  revendications et  examiner les  propositions concrètes des organisations professionnelles .
Cela doit passer par une réouverture des lieux de spectacle la plus rapide possible, mais également d’une politique forte de l’État et des collectivités pour soutenir le secteur culturel par un déblocage de fonds et une politique volontariste de commande publique : permettons aux artistes, techniciens, compagnies, groupes, ensembles musicaux (…) de reprendre le chemin des salles de spectacles et des studios, quand bien même ces lieux pourraient demeurer fermés au public en cette période.

Préparons les œuvres de demain, et sécurisons les emplois et les droits collectifs des professionnels de la Culture.

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4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 07:45
Quimper: pour la journée des droits des femmes un hommage à Nathalie Le Mel

Sur le site internet d'Ouest-France  :

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-pour-la-journee-des-droits-des-femmes-un-hommage-a-nathalie-le-mel-7174147

en fait 1915, c'est l'année où elle est entrée à l'hospice d'Ivry, elle y est décédée en mai 1921, pou le 50ème anniversaire de la Commune.

Dans une réunion publique en 1886 où il était question du sort des femmes, elle avait déclaré :"Les femmes ne veulent pas être protégées, elles sauront bien se défendre elles-mêmes"

Un esprit en avance sur son temps!

Quimper. Pour la Journée des droits des femmes, un hommage à Nathalie Le Mel
Nathalie Le
            Mel.
 

À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes et du 150e anniversaire de la Commune de Paris, la section PCF du pays de Quimper organise un hommage à Nathalie Le Mel, samedi 6 mars, à 14 h 30, devant la mairie quimpéroise.

Nathalie Le Mel est « une pionnière bretonne des luttes sociales et féministes, rappelle Yvonne Rainero, du Parti communiste. Fille d’un ouvrier corroyeur de Brest où elle est née en 1826, vécut à Quimper de 1849 à 1861, elle y tint une librairie et un atelier de reliure rue Kéréon puis rue Saint-François avant de partir pour Paris, où elle exerça son métier de relieuse, élevant seule ses trois enfants après la séparation d’avec son mari. En 1864, elle s’investit dans les luttes des ouvriers relieurs parisiens, revendiquant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. »

«  En avril 1871, Nathalie Le Mel, avec Elizabeth Dmitrieff, crée l’Union des femmes pour la défense de Paris dont elles prennent la tête et signent les proclamations, poursuit Yvonne Rainero. Lors de la semaine sanglante elle se bat sur les barricades contre les troupes versaillaises. Elle sera arrêtée, jugée, déportée en Nouvelle-Calédonie avec son amie Louise Michel, elle n’en reviendra qu’en 1879 lors de l’amnistie, ayant toujours refusé toute mesure de grâce, et finira sa vie dans la misère à l’hospice d’Ivry en 1915. »

Samedi 6 mars, à 14 h 30 devant la mairie de Quimper.

Quimper. Pour la Journée des droits des femmes, un hommage à Nathalie Le Mel
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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 17:45

Samedi 6 mars à 14h30

devant la mairie de Quimper, place St Corentin

pour rendre hommage à Nathalie Le Mel ouvrière relieuse née à Brest, ayant vécu à Quimper, qui partit ensuite à Paris où elle joua un rôle important dans les luttes ouvrières et féministes, avant de devenir une des principales animatrices de la Commune de Paris à la tête de l'Union des femmes.

Pionnière de l'égalité femmes-hommes, de la solidarité, des luttes ouvrières, membre de l'Internationale, elle fut une héroïne de la Commune de Paris.

Trop peu connue, en dehors des spécialistes de la Commune, beaucoup moins que son amie Louise Michel.

Notre camarade Eugène Kerbaul lui consacra un livre qui a inspiré il y a quelques années la bande dessinée "Des graines sous la neige".

Ci-dessous le communiqué de presse de notre section.

Nous nous associons bien sûr aussi aux autres initiatives prises à QUIMPER autour de la journée du 8 mars :

  • manifestation féministe au départ de la place St Corentin dimanche 7 mars à 14h30
  • rassemblement à l'appel de la CGT lundi 8 mars devant la médiathèque de 12h à 14h

Yvonne Rainero

Rassemblement pour rendre hommage à Nathalie Le Mel - Samedi 6 mars à 14h30  devant la mairie de Quimper, place St Corentin

Hommage à Nathalie Le Mel samedi 6 mars à 14h30 devant la mairie de Quimper

À l’occasion de la journée internationale pour les droits des femmes du 8 mars et de la commémoration en ce mois de mars des 150 ans de la Commune de Paris dont elle fut une figure marquante, les communistes du pays de Quimper ont choisi de mettre à l’honneur une pionnière bretonne des luttes sociales et féministes, Nathalie Le Mel, et appellent à lui rendre hommage le samedi 6 mars à 14h30 devant la mairie de Quimper place Saint-Corentin.

Nathalie Le Mel, fille d’un ouvrier corroyeur de Brest où elle est née en 1826, vécut à Quimper de 1849 à 1861, elle y tint une librairie et un atelier de reliure rue Kéréon puis rue Saint-François avant de partir pour Paris où elle exerça son métier de relieuse, élevant seule ses 3 enfants après la séparation d’avec son mari.

En 1864, elle s’investit dans les luttes des ouvriers relieurs parisiens, revendiquant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes.

Avec son ami Eugène Varlin, elle rejoint l’Internationale qui venait de se créer.

Ensemble ils créent un restaurant ouvrier« La Marmite » et une coopérative d’alimentation, sorte de restaurant du cœur/épicerie solidaire.

Dès les première heures de la Commune en mars 1871, Nathalie Le Mel est sur tous les fronts : clubs de femmes, réquisition des ateliers abandonnés par les patrons, égalité salariale, laïcisation des écoles et des hôpitaux...

C’est la Commune de Paris qui a proclamé l’enseignement laïque, gratuit et obligatoire pour les filles comme pour les garçons, et l’égalité des salaires entre institutrices et instituteurs.

En avril 1871, Nathalie Le Mel, avec Elizabeth Dmitrieff, crée l’Union des femmes pour la défense de Paris dont elles prennent la tête et signent les proclamations.

Lors de la semaine sanglante elle se bat sur les barricades contre les troupes versaillaises.

Elle sera arrêtée, jugée, déportée en Nouvelle-Calédonie avec son amie Louise Michel, elle n’en reviendra qu’en 1879 lors de l’amnistie, ayant toujours refusé toute mesure de grâce, et finira sa vie dans la misère à l’hospice d’Ivry en 1915.

En ces temps où les inégalités de salaires, d’accès aux droits, sont toujours importantes entre les femmes et les hommes, où la précarité touche majoritairement des femmes, où les « invisibles », qui ont permis à notre société de tenir malgré la crise sociale et sanitaire, sont le plus souvent des femmes, caissières, aides-soignantes, aides à domicile, personnel d’entretien..., où le besoin de solidarité, de partage est fort, les combats émancipateurs de Nathalie Le Mel sont d’une grande modernité.

L’hommage que nous lui rendrons samedi et auquel nous appelons toutes et tous à participer, rejoint les combats d’aujourd’hui contre les inégalités et les discriminations, contre les violences faites aux femmes, pour la dignité et l’émancipation humaine.

Section PCF du pays de Quimper, le 28 février 2021

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 12:27
6 mars - Soutien à la journée internationale pour les droits des femmes organisée par Femmes solidaires - Communiqué de presse cellule Landerneau du PCF

Communiqué de presse cellule Landerneau du PCF

Soutien à la journée internationale pour les droits des femmes organisée par Femmes solidaires

La cellule PCF de Landerneau se joint à Femmes Solidaires et participera au rassemblement du 6 mars 2021 à 11h 00 place de la mairie, qu’elles organisent pour cette journée internationale pour les droits des femmes. Aujourd’hui à Landerneau comme ailleurs, l’écart salarial reste à ce jour de 25% en moyenne entre les hommes et les femmes. Malgré les belles paroles et numéros verts du gouvernement, au rythme actuel il faudrait 1000 ans pour obtenir l’égalité salariale. Il est important de porter haut notre volonté et nos combats pour l’égalité professionnelle, le droit à disposer de son corps et le juste partage des pouvoirs. L’enjeu de ce 8 mars 2021 est aussi de rendre visible les femmes de Landerneau :caissières, infirmières, aides-soignantes, aides à domicile, agents d’entretien,assistantes maternelles, majoritairement des femmes, et qui sont les premières touchées par le travail partiel imposé, le chômage, les contrats précaires.

Mais aussi pour rendre visible les landernéennes, on ne peut aussi passer sous silence ces landernéennes qui n’apparaissent ni dans les manuels, ni sur les plaques de rue comme Marie Lambert née Perrot à Landerneau en 1913, agent de liaison pendant la résistance dans la région de Landerneau et qui organisa des groupes de «femmes patriotes » malgré une grossesse. Elle fut aussi la première femme députée à représenter le Finistère à l’Assemblée Nationale en 1948.Cette journée est l'occasion de faire un bilan sur la situation des femmes et de faire entendre leurs revendications pour que l'égalité entre les femmes et les hommes soit atteinte.

6 mars - Soutien à la journée internationale pour les droits des femmes organisée par Femmes solidaires - Communiqué de presse cellule Landerneau du PCF
6 mars - Soutien à la journée internationale pour les droits des femmes organisée par Femmes solidaires - Communiqué de presse cellule Landerneau du PCF

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère

2 - Marie Lambert (1913-1981): la première femme députée du Finistère

Née le 26 octobre 1913 à Landerneau (Finistère), morte à Ivry-sur-Seine le 22 janvier 1981 ; secrétaire fédérale communiste du Finistère (1947-1949) ; députée PCF du Finistère (1948-1951).

" Marie Lambert a été la première femme à représenter le Finistère à l'Assemblée nationale, il a fallu attendre 1962 pour en voir une autre avec l'élection de la gaulliste Suzanne Ploux, et ce n'est qu'en 1978 qu'une 3ème Finistérienne est devenue députée, la socialiste Marie Jacq" (Yvonne Rainero, secrétaire de section du PCF Quimper) 

"Il y a eu un article dans l'Huma sur son activité de journaliste . Elle a été la première à employer le mot guerre pour l'Algérie. https://www.humanite.fr/la-force-communiste-fut-lorigine... " (Jean-Paul Cam, secrétaire de section du PCF Brest)

 

Article de Christian Bougeard - pour le MAITRON

Originaire de la petite ville de Landerneau (Finistère), Marie Perrot avait un grand-père qui avait participé, contre son gré, à l’écrasement de la Commune de Paris mais aurait exprimé de la sympathie pour les Communards. Il aimait porter les jours de fêtes un chemise rouge pour manifester ses opinions.
Marie Lambert avait interrompues ses études après le brevet. Elle acquit par la suite, , en autodidacte, une importante culture. Elle avait épousé jeune Henri Lambert , avec qui elle eut trois enfants : Jean-Paul en 1932 ( serge nt cassé pour refus d’être appelé en 1956), Henri en 1935 et Annie en 1944. Elle fut brièvement institutrice pendant la "drôle de guerre".
Son mari fut un résistant FN et FTP. Arrêté en Ille-et-Vilaine en décembre 1943, torturé et déporté. Sous l’Occupation, Marie Lambert participa aux actions de son époux ,diffusant tracts et journaux clandestins dans la région de Landerneau. Elle servit d’agent de liaison à Daniel Trellu chef des FTP du Finistère et organisa des groupes de « femmes patriotes », malgré une grossesse. Pour son action, elle obtint la médaille de la Résistance et la Croix de guerre.

Ayant adhéré au PCF en 1943, mettant en rapport ce geste et la lecture avec la lecture de Lyssagaray et de son Histoire de la Commune, « la ménagère » Marie Lambert fut élue conseillère municipale de Landerneau en mai 1945 (réélue en 1947) dans la municipalité dirigée par l’ancien maire révoqué et ancien député (réélu en 1945), le socialiste Jean-Louis Rolland.

Elle appartenait aussi en 1945 au bureau de l’UFF du Finistère.

N’ayant pas été candidate en octobre 1945, Marie Lambert figurait en 4e position sur la liste communiste du Finistère aux élections à la seconde Assemblée Constituante le 2 juin 1946 qui recueillit 95 343 voix en moyenne (24,6%) et deux élus, les députés sortants Pierre Hervé et Gabriel Paul. 

Le 10 novembre 1946, elle était toujours 4e alors que le PCF obtenait 27,8% des voix et trois députés (Alain Signor *en plus). Mais la démission de Pierre Hervé le 15 juin 1948, permit à Marie Lambert de lui succéder à l’Assemblée nationale en juillet. Inscrite à la commission de l’Agriculture, elle déposa plusieurs propositions de loi en faveur des ouvriers agricoles.

Auparavant, Marie Lambert était devenue une des principales dirigeantes du PCF. Elle entra au bureau fédéral élargi de 9 à 13 membres lors de la IXe conférence d’août 1946, devenant ensuite secrétaire fédérale, sans doute en 1947, lors du départ de l’instituteur Alain Cariou. En 1948 et au début 1949, Marie Lambert assura de manière transitoire la fonction de première secrétaire fédérale du Finistère. Elle en fut écartée à la suite de la XIIe conférence fédérale de février 1949 présidée par Jeannette Vermeersch, et remplacée par Daniel Trellu. Elle fut critiquée pour n’avoir pas su diriger sa fédération, en perte de vitesse, et éviter les graves conflits qui divisaient la CGT, peut-être aussi parce qu’il lui était difficile d’assurer ses tâches de direction avec son mandat de députée. Les critiques portaient sur la trop grande importance accordée par la fédération à la question de la laïcité sous l’impulsion de Pierre Hervé. Au total, 24 membres de la direction fédérale sur une quarantaine furent remplacés. Cette véritable « purge » permit un durcissement et une stalinisation de la fédération avec son lot de critiques, d’autocritiques, d’exclusions (même temporaires) et de chasse aux « titistes » et aux « mous ». En 1951-1952, le bureau politique lui-même fut contraint de reprendre les choses en main.

En mars et avril 1950, une série de grèves très dures secoua le Finistère, provoquant une forte mobilisation syndicale et de solidarité. Le 14 avril, une manifestation des femmes de l’UFF à la mairie de Brest se transforma en affrontement avec la police : la députée Marie Lambert (tabassée gravement pendant la manifestation) et deux dirigeants communistes furent arrêtés. Le 17 avril 1950, une manifestation de protestation de 5 000 personnes fut vivement réprimée provoquant la mort de l’ouvrier communiste Edouard Mazé, le frère du conseiller municipal PCF Pierre Mazé. Alain Signor fut lui aussi arrêté et Jacques Duclos interpella le gouvernement sur ces arrestations considérées comme illégales, en violation de l’immunité parlementaire. Plusieurs milliers de personnes participèrent aux obsèques d’Edouard Mazé. Rapidement libérés, Marie Lambert et Alain Signor furent condamnés à cinq et à six moi s de prison avec sursis. Comme en 1935, la violence des affrontements avec les forces de l’ordre allait marquer durablement la mémoire du mouvement ouvrier brestois.

Lors des élections législatives du 17 juin 1951, Marie Lambert , en 3e position sur la liste communiste qui obtint 20,9 % des suffrages ne fut pas réélue, le PCF ne conservant que les sièges d’Alain Signor et de Gabriel Paul. Il semble que l’ancienne députée communiste quitta rapidement le Finistère. De toute façon, en janvier 1953, elle ne figurait plus dans aucun organisme de la direction fédérale. On sait qu’elle devint journaliste à l’Humanité puis à France nouvelle et directrice de Femmes nouvelles, le journal de l’UFF, chargé de la culture, ce qui lui permit de connaître le principaux artistes communiste, notamment le couple Aragon-Triolet.. Le 8 novembre 1954, l’Humanité publia sous le titre "Des tortures dignes de la Gestapo", un reportage de Marie Perrot : "Les arrestations se poursuivent en Algérie et de nombreuses personnes à des sévices innommables dans les locaux de la police [...] la bastonnade, le lavage d’estomac à l’aide d’un tuyau enfonce dans la bouche et le courant électrique". Ces scènes lui rappelaient les tortures qu’avaient subies son premier mari en 1943. Elle participa en 1955 au premier voyage de journaliste au premier voyage de journalistes à Hanoi. Son statut de journaliste lui permit également de découvrir le Yougoslavie et laTunisie.

Marie Perrot, vécut avec Georges Gosnat à Saint-Ouen à partir de 1950. Elle l’épousa le 30 juillet 1970 (on trouve ailleurs le 30 décembre 1970) et habita avec lui à Ivry-sur-Seine. Georges Gosnat était député d’Ivry-sur-Seine et un des principaux responsables des finances du PCF. Elle décéda en 1981 dans ce bastion du communisme de la banlieue sud-est et fut enterrée au cimetière communal.

 
SOURCES : Arch. du comité national du PCF. Organigrammes des comités fédéraux du Finistère (1953-1968). — Arch. PPo., dossier Georges Gosnat. — Eugène Kerbaul, 1918-1945 : 1640 militants du Finistère, Bagnolet, 1988, notice Henri Lambert et Marie Perrot, p. 140 et 232-233. — Isabelle Picart, Le PCF à Brest de la Libération à la fin de la Quatrième République (1944-1958), maîtrise d’histoire, Université de Bretagne occidentale, Brest, 1989. — Le bande dessinée de Kris et Étinne Davodeau, Un homme est mort, Futuropolis, 2006. — Cédérom le Maitron. Notice Georges Gosnat par Jean Maitron et Claude Pennetier.
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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 09:35
Le PCF pays de Quimperle ne veut pas d'un parc éolien flottant au large de Groix de Belle-Ile ( Ouest-France et le Télégramme du 27/02/2021)
Le PCF pays de Quimperle ne veut pas d'un parc éolien flottant au large de Groix de Belle-Ile ( Ouest-France et le Télégramme du 27/02/2021)

Le PCF pays de Quimperle ne veut pas d'un parc éolien flottant au large de Groix de Belle-Ile.

Articles dans le Ouest-France et le Télégramme du 27/02/2021

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 07:20
Conférence régionale du Parti communiste en Bretagne ce samedi 20 février - La délégation finistérienne réunie à Morlaix
Conférence régionale du Parti communiste en Bretagne ce samedi 20 février - La délégation finistérienne réunie à Morlaix
Conférence régionale du Parti communiste en Bretagne ce samedi 20 février - La délégation finistérienne réunie à Morlaix
Conférence régionale du Parti communiste en Bretagne ce samedi 20 février - La délégation finistérienne réunie à Morlaix

11 camarades étaient réunis à Morlaix 2, petite rue de Callac ce samedi 20 février - délégués finistériens à la Conférence Régionale du PCF Bretagne - Marion Francès, Yvonne Rainero, Gladys Grelaud, Christian Gagou, Jean-Luc Le Calvez, Corentin Derrien, Enzo de Gregorio, Gilbert Sinquin, Pierre-Yves Thomas, Dominique Gontier, Ismaël Dupont - auquel il faut ajouter Erwan Rivoalan qui suivait depuis Brest la viséo-conférence qui nous reliait avec les délégués des trois autres fédérations bretonnes réunies pour l'essentiel des camarades dans les locaux de fédérations à Lanester, Saint-Brieuc, Rennes.

Les 12 délégués du PCF Finistère ont participé avec beaucoup d'intérêt et d'implication à des discussions constructives sur le projet porté par les communistes bretons pour les régionales "En Bretagne, l'Humain et la Planète d'abord!", projet d'une dizaine de pages encore modifiable et susceptible d'être enrichi qui a été approuvé dans ses grandes lignes par 38 voix pour, 2 abstentions, 1 refus de vote, après qu'une vingtaine de camarades ait pu proposer des amendements. 

Puis, lors de l'après-midi, nous avons débattu de trois options possibles pour les élections régionales:

Choix 1 - Travailler à la construction d'une liste commune avec le Parti socialiste menée par Loïg Chesnais-Girard, ouverte à d'autres formations politiques de gauche. Elle participera au rassemblement de second tour des forces de gauche et écologistes pour battre la droite et l'extrême-droite.

Choix 2 - Travailler à la construction d'une liste avec la France Insoumise ouverte à d'autres formations politiques de gauche, au mouvement social.

Choix 3 - Présenter une liste de rassemblement conduite par un-e communiste, ouverte au mouvement social. Elle participera au rassemblement de l'ensemble des forces de gauche et écologistes au second tour pour battre la droite et l'extrême-droite.

Ou- Abstention (choix 4)

Le bulletin de vote qui sera proposé à l'ensemble des adhérents communistes des 4 départements de la Bretagne administrative à jour de cotisation a été approuvé par 37 voix pour, 2 voix contre, 2 abstentions.

Et les 41 délégués de la conférence régionale, représentant les fédérations du Morbihan, du Finistère, de l'Ille-et-Vilaine, et des Côtes-d'Armor, ont aussi exprimé un avis majoritaire de la conférence régionale, compte tenu de l'ensemble des discussions, des éléments à disposition, et du contexte politique et de nos objectifs, sur nos choix pour les Régionales en terme d'alliance: 

31 voix / 41 pour Choix 1 - Travailler à la construction d'une liste commune avec le Parti socialiste menée par Loïg Chesnais-Girard, ouverte à d'autres formations politiques de gauche. Elle participera au rassemblement de second tour des forces de gauche et écologistes pour battre la droite et l'extrême-droite.

3 voix sur 41 pour Choix 2 - Travailler à la construction d'une liste avec la France Insoumise ouverte à d'autres formations politiques de gauche, au mouvement social.

2 voix sur 41 pour Choix 3 - Présenter une liste de rassemblement conduite par un-e communiste, ouverte au mouvement social. Elle participera au rassemblement de l'ensemble des forces de gauche et écologistes au second tour pour battre la droite et l'extrême-droite.

5 abstentions

Désormais, c'est à l'ensemble des adhérents à jour de cotisation du PCF Bretagne de s'exprimer lors d'un vote sur le programme et la stratégie d'alliance au cours d'une consultation qui aura lieu entre le 4 et le 6 mars 2021.

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 07:01
Manif du 19 janvier à Morlaix pour la régularisation des travailleurs sans-papiers

Manif du 19 janvier à Morlaix pour la régularisation des travailleurs sans-papiers

Manif du 19 janvier à Morlaix pour la régularisation des travailleurs sans-papiers

Manif du 19 janvier à Morlaix pour la régularisation des travailleurs sans-papiers

Manif du 19 janvier à Morlaix pour la régularisation des travailleurs sans-papiers

Manif du 19 janvier à Morlaix pour la régularisation des travailleurs sans-papiers

 

Soutien à Désiré Chicorée, Vijayen Poonisamy et leurs familles - Exploitation de travailleurs d'origine mauricienne dans la ramasse de volaille

Après l'OQTF reçu le mois dernier par Désire Chicorée

(voir la pétition pour demander sa régularisation)

Signez la pétition pour la régularisation de Désiré Chicorée, travailleur sans-papier du pays de Morlaix menacé par une OQTF

Désiré Chicorée qui était assisté par la CGT pour faire reconnaître son exploitation dans le cadre d'un trafic d'êtres humains par un patron ramasseur de volailles voyou, c'est au tour d'un autre travailleur finistérien d'origine mauricienne, Vijayen Poonisamy, marié et père d'une petite fille, habitant Landivisiau, entré légalement en France, de recevoir de la préfecture du Finistère une OQTF (notification d'obligation de reconduite à la frontière) assorti d'un IRTF (interdiction de retour sur le territoire français) alors même qu'il fait partie des 26 salariées du ramasseur de volailles Aviland que la CGT accompagne localement et nationalement pour faire reconnaître les entorses aux droits du travail patentes qu'ils ont subis, CGT qui essaie aussi avec les associations de défense des droits des migrants d'obtenir la régularisation des sans-papiers victimes de patrons voyous de l'agro-alimentaire.

Quel signe envoie l'Etat et la préfecture par rapport au respect du droit du travail, à la défense des salariés?

S'agit-il de protéger des patrons voyous de l'agro en expulsant les plaignants qui ont déjà été victimes de leur avidité?

Le Parti communiste demande la régularisation de Vijayen Poonisamy et de Désire Chicorée et de leurs familles installées dans la région de Landivisiau ainsi que de tous les travailleurs sans papiers victimes d'exploitation et d'esclavage moderne dans l'agroalimentaire, à Aviland et Prestavic qui sont aujourd'hui défendus par la CGT.

Nous serons au côté de ces travailleurs sans-papiers, de la CGT et des associations pour interpeller l'état, empêcher toute expulsion qui reviendrait à une forme de complicité avec les patrons qui ne respectent pas le droit du travail et profitent de la précarité matérielle et administrative des migrants, et nous battre pour qu'ils obtiennent des papiers avec leur famille comme nous l'avons demande le 19 janvier dernier à Morlaix dans une grande manifestation départementale avec et pour ces travailleurs sans papiers.

11 titres de séjour provisoires ont déjà été accordés par la préfecture dans le cadre du trafic d'êtres humains reconnu par l'inspection du travail qui avait fait fermer l'entreprise Prestavic. Pourquoi s'arrêter au milieu du chemin?  Sélectionner de manière aléatoire entre les victimes de l'esclavage moderne. Il faut aller plus loin et régulariser tous les travailleurs sans papiers qui témoignent devant l'inspection du travail et l'organisation syndicale. Avec Marc Corbel et les camarades de la CGT, nous ne laisserons pas l’État débarrasser la région des témoins gênants d'une exploitation d'un autre âge dans quelques entreprises de l'agroalimentaire breton qui, en ne respectant pas les règles du droit du travail et la santé des salariés, font une concurrence déloyale à la majorité d'entre elles, qui respectent le droit et les ouvriers. 

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du Parti Communiste Finistère

Élu PCF à Morlaix

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 17:08
Jean Kervision (photo publié par le Télégramme le 15 février 2021)

Jean Kervision (photo publié par le Télégramme le 15 février 2021)

Très engagé politiquement, Jean Kervision est décédé à l’âge de 93 ans. Né en 1928 au Guilvinec, l’homme avait adhéré aux Jeunesses communistes en septembre 1944 puis, en mars 1945, au PCF. Il fut ensuite militant communiste dans la section de Plozévet. À partir de 1961, il milita dans la section communiste du Guilvinec et en fut le secrétaire à partir de 1972. Puis, il fut secrétaire de la section communiste du Pays bigouden, qui regroupait les différentes sections des cantons du Guilvinec et de Pont-l’Abbé. Il fut le directeur et le rédacteur en chef du Travailleur bigouden, mensuel puis trimestriel des sections bigoudènes du PCF, de sa fondation en 1966 à sa disparition en 1993.

Conseiller municipal et adjoint au maire du Guilvinec de 1983 à 1989

Jean Kervision s’était aussi investi dans les luttes laïques du département. Secrétaire général du Comité départemental d’action laïque, il fut directeur de la revue Action laïque Bretagne. Il s’était présenté comme candidat au Conseil général dans le canton de Pont-l’Abbé en 1979. Il fut élu conseiller municipal et adjoint au maire du Guilvinec de 1983 à 1989. Toujours militant, il avait poursuivi son engagement au sein du comité du Secours populaire Treffiagat-Plomeur jusqu’au milieu de l’année 2010.

Jean Kervision avait fait toute sa carrière professionnelle en tant qu’instituteur. Il avait débuté en 1949, à Guiller-sur-Goyen, puis était devenu, en 1961, directeur de l’école de Plomeur où il était resté jusqu’à sa retraite en 1983.

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