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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 16:40
Bernard Bloyet, délégué retraite à la CGT, a pris la parole devant la maison des syndicats pour dénoncer « une dégradation importante du pouvoir d’achat des retraités ». (Le Télégramme/Jean-Noël Potin)

Bernard Bloyet, délégué retraite à la CGT, a pris la parole devant la maison des syndicats pour dénoncer « une dégradation importante du pouvoir d’achat des retraités ». (Le Télégramme/Jean-Noël Potin)

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées, ce mercredi 31 mars 2021, devant la maison des syndicats à Carhaix, pour réclamer une revalorisation des

Ce n’était sans doute pas la mobilisation de l’année à Carhaix. Il n’empêche. Près d’une cinquantaine de personnes se sont réunies, face à la maison des syndicats, pour dénoncer la paupérisation croissante de nombreux retraités. « Depuis de nombreuses années, les retraités subissent une dégradation importante de leur pouvoir d’achat », a ainsi souligné Bernard Bloyet, délégué retraites à la CGT, dans le message qu’il a lu aux personnes présentes. Selon lui, « beaucoup ont pu constater une baisse de leur niveau de pension : en dix ans, les pensions nettes n’ont augmenté que de 6,26 %, pendant que l’indice des prix Insee évoluait de plus de 12 % ».

Cette manifestation à laquelle appelaient neuf organisations syndicales, n’était pas seulement relayée localement par la CGT. Le PCF et le NPA étaient en effet également mobilisés. Michel Carrio, porte-parole du NPA, ne cachait pas son amertume : « En 2018, le gouvernement a augmenté la CSG d’1,7 %, en principe pour aider les jeunes, et voilà qu’ils viennent de refuser l’ouverture au Revenu de solidarité active aux moins de 25 ans. Autre exemple, en 2013, ils ont instauré l’aide à l’autonomie, en le prenant à ceux qui sont en Ehpad. Ce qu’on donne d’un côté, on le reprend de l’autre », déplore-t-il.
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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 15:15
Face à la précarité, les jeunes et les retraités sont unis.  Le gouvernement n’a de cesse de nous opposer, nous faisons union. Union face à la précarité qui touche toute les couches de la société.  « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société là, on en veut pas ! »

Face à la précarité, les jeunes et les retraités sont unis. Le gouvernement n’a de cesse de nous opposer, nous faisons union. Union face à la précarité qui touche toute les couches de la société. « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société là, on en veut pas ! »

Brest. Les retraités ont mobilisé autour d’eux, ce mercredi 31 mars

Ouest-France, 31 mars 2021

Ils étaient une centaine à se mobiliser, ce mercredi 31 mars 2021, à Brest (Finistère) pour demander une augmentation de leur pension de retraite et alerter sur leur précarité. Les étudiants étaient venus grossir les rangs.

Réunis sur le parvis de la fac Segalen, à Brest (Finistère) pour faire entendre leurs revendications, les manifestants sont passés devant le Quartz puis sont allés déposer une motion à la sous-préfecture. « Nos pensions n’ont pas été augmentées depuis des années alors même que la fiscalité comme les prix ont explosé, explique Bruno Goulian de la CGT. De plus en plus de retraités vivent dans la précarité. »

Colère contre l’augmentation de la CSG

Par ailleurs, le gouvernement a reconnu s’être trompé en nous faisant payer l’augmentation de la CSG (Contribution sociale généralisée) en 2018 et a promis de nous rembourser, explique Robert Plaquin, ancien secrétaire général CGT Postes Télécoms du Finistère Nord.

Nous attendons toujours le remboursement intégral de ce trop-perçu !».

Lutte intergénérationnelle

Les manifestants demandent également la production massive de vaccins rapides et gratuits pour tous, la prise en charge de la perte d’autonomie, des services publics avec maintien des guichets et accueils physiques dans les administrations et la fin de « l’âgisme » consistant à opposer les générations entre elles. Quelques jeunes sont en effet dans le cortège. Par solidarité et parce que « cette lutte est intergénérationnelle, souligne Enzo de Grégorio, secrétaire départemental du MJCF (Mouvement jeunes communistes de France). Le gouvernement essaye de nous opposer mais nous avons les mêmes problématiques. »

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 06:43
Départementales Finistère - Orientations portées par le PCF et les candidats présentés par le Parti communiste dans le cadre du rassemblement à gauche
Élections Départementales – 13 et 20 juin 2021
Orientations portées par le PCF et les candidats présentés par le Parti communiste dans le cadre du rassemblement à gauche dans le Finistère 

Vivre mieux dans un département du Finistère solidaire, écologique et démocratique

Plus que jamais les Finistériennes et les Finistériens ont besoin que leur Département soit tourné vers la solidarité, l’égalité des droits, le respect des territoires, une vision audacieuse de la protection de l’environnement.

Pour cela, nous voulons conserver le département du Finistère à gauche et nous avons fait le choix de discuter dès le mois d'octobre 2020 avec toutes les organisations de gauche pour rendre ce rassemblement possible et de nous appuyer sur une alliance avec les représentants de la majorité actuelle au Département.... Nous souhaitons ce rassemblement à gauche au 1er tour le plus large possible, sans exclusive. Alors que cela aurait été tellement plus simple et sensé de partir tous ensemble.

Une gauche où les communistes, garants de politiques de progrès social et humain, ont toute leur place.

Le Parti communiste devrait présenter 5 candidats titulaires sur des binômes de rassemblement dans le département (Brest 1, Morlaix, Douarnenez Cap-Sizun, Pont l'Abbé-Pays Bigouden, plus un canton encore à déterminer), plus d'autres candidats en situation de suppléants, et soutiendra les candidats de la majorité sortante suite à son accord en voie de finalisation avec le PS dans les autres cantons en privilégiant l'alliance de 1er tour par souci d'efficacité.

En effet, le cœur de l’engagement communiste est le combat pour l’égalité des droits, contre la pauvreté et les inégalités, pour des services publics de qualité accessibles à tous.

Or, la moitié du budget du Département du Finistère est consacré à la solidarité (520 millions d’€ sur un budget global de 998 millions d’euros en 2021) : Personnes handicapées (157 millions : 30%), Enfance et Famille (106 millions : 20%), Personnes âgées (122 millions : 23%), Insertion (127 millions : 24%). Le Département est aussi à l’initiative sur le logement social, sa rénovation, ses loyers. Le département du Finistère compte 3100 agents et 648 assistants familiaux. Les valeurs de défense de l’Humain, du social, et du service public et du droit à l’initiative et au respect de ses agents, doivent donc être représentées dans l’assemblée départementale, notamment par des élus communistes là où, à l’inverse, les droites du très libéral Maël de Calan ou de LREM entendent taper sur les fonctionnaires, les aides sociales, les allocataires du RSA et les présumés fraudeurs, sur les mineurs non accompagnés.

Face à l’austérité, aux transferts des charges de solidarité non compensées sur le moyen terme, à la baisse des dotations de fonctionnement, et un contexte d’évolution des recettes fiscales incertain, nous demandons des moyens nouveaux pour les départements :

- taxation des revenus financiers des entreprises comme recettes nouvelles

- remboursement par l’État des dettes liés aux transferts de charges non compensées (RSA, APA)

- lutte résolue contre la fraude et l’évasion fiscale (60 à 80 milliards d’€ chaque année en France)

- action pour que les collectivités puisse emprunter auprès de la BCE à taux très faible voir nul, financements garantis et renationalisés de la solidarité : EHPAD, structures d’accueil pour personnes âgées et handicapés, aide à domicile, RSA.

La capacité à financer le social et l’accès aux droits ne doit pas dépendre de la richesse relative et inégale des départements : elle doit être garantie à tous les Français, dans tous les territoires, ce doit être la préoccupation majeure de notre État, qui doit être le garant de l’égalité effective d’accès aux droits des citoyens français.

Seule une autre politique fiscale et économique de l’État, une autre politique d’affectation des richesses créées par les travailleurs, une autonomie fiscale retrouvée aussi pour les départements, permettra aux départements de jouer pleinement leur rôle de solidarité et d’atténuation des inégalités.

En ces temps de crise sanitaire et économique sans précédent, c’est plus que jamais nécessaire : En 2020, la crise de la Covid a eu un impact financier de 10 millions d’euros sur le budget du département du Finistère, et les non-compensations de l’État aux transferts de charge ou aux déplacements de fiscalité peuvent s’évaluer à 140 millions d’euros sur le fonctionnement.

Première collectivité en lien avec la précarité, les plus pauvres, les plus fragilisés, le Département est aussi la collectivité la plus visée par les politiques néo-libérales et d’austérité du pouvoir à l’heure où les plus riches et les actionnaires du CAC 40 ne cessent de s’enrichir avec la politique du gouvernement Macron, au service du capital.

Nos élus départementaux contesteront le cadre budgétaire intenable que l’État leur impose car il ne permet pas de couvrir les efforts de solidarité nécessaire pour satisfaire les besoins sociaux, ce qui est le cas actuellement, et ne se priveront pas de faire le lien entre des politiques économiques nationales au service de la finance et des profits et les souffrances sociales vécues « en bas », dans nos communes et sur notre territoire, faute d’investissement public suffisant dans les services publics, les EHPAD et les services d’aide à domicile pour les personnes âgées, les structures pour handicapés, l’accueil des mineurs isolés.

Le poids des dépenses militaires, et d’un choix de l’armement nucléaire auquel nous nous opposons (6 milliards d’euros par an), interroge aussi sur les priorités quand on voit le niveau de sous-financement des dépenses de solidarité et sociales, et tout particulièrement du secteur de la perte d’autonomie.

 

Les propositions du Parti communiste français pour les élections départementales dans le Finistère  :

 

1/ Face à la crise économique et sociale liée à la pandémie, répondre à l’urgence sociale!

Mise en place d’un comité départemental de suivi des effets économiques et sociaux de la crise. Travail avec les organisations syndicales et associatives et les représentants du monde économique, les représentants des chômeurs, des allocataires du RSA et des jeunes, dans ce cadre, visant à faire des propositions à l’assemblée départementale sur la base d’un observatoire de la vie économique et sociale locale.

Renforcer les moyens du CDAS (comité départemental d’action sociale) et lutter contre une tendance à la technocratisation des métiers du social au détriment de l’humain.

Porter une attention toute particulière aux droits des femmes, à la prévention des violences faites aux femmes et des violences intra-familiales. Mettre des moyens pour accompagner les victimes, matériellement et dans le conseil, l’assistance, pour faire valoir leurs droits et se mettre à l’abri du danger et de la précarité.

- Défendre avec énergie des politiques au service de la lutte contre les discriminations, pour l’égalité femmes-hommes, la lutte contre l’homophobie.

Bataille pour permettre aux jeunes de moins de 25 ans de pouvoir bénéficier du RSA. Permettre à tous ceux qui n’ont pas demandé le RSA alors qu’ils y ont droit (environ 40%) d’y accéder en simplifiant les démarches. Mieux faire connaître l’ensemble des aides existantes et simplifier les démarches.

Objectif zéro sans abri en partenariat avec les communes et l’État

Développer le logement social et assurer des programmes de rénovation réguliers tout en lui conservant sa pleine accessibilité aux personnes et familles les plus modestes. Ne pas augmenter les loyers lors de travaux de réhabilitation.

Soutenir les activités impactées très fortement par la pandémie, notamment les restaurateurs, commerçants, le monde de la culture, etc.

Collèges :

Maintenir des repas de cantine à des prix les plus accessibles possibles pour les familles des collégiens aux revenus les plus modestes, travailler sur l’aide aux transports scolaires pour ces familles, particulièrement en milieu rural.

Préserver les petits collèges, éléments indispensables à la vitalité de nos communes et outils aussi intéressants pour développer des cadres scolaires propices à la réussite de tous et à un climat familial et fraternel. Donner des moyens suffisants aux collèges qui trop souvent ont des budgets très limites permettant de moins en moins de financer les dépenses pédagogiques, les sorties culturelles, les voyages, les partenariats culturels. L’éducation, l’égalité d’accès à l’ouverture à la culture, aux livres, aux sports et au monde de nos jeunes, doivent être des priorités. Le soutien aux écoles publiques doit être une priorité. Dans le cadre des collèges, il faut développer les actions de prévention, de citoyenneté, et par exemple la lutte contre la précarité menstruelle avec l’accès aux serviettes hygiénique pour les filles. Batailler avec les personnels d’éducation et les parents d’élèves pour un maximum de 25 élèves par classe. Poursuivre le plan de réhabilitation des collèges.

 Culture :

La culture est un élément essentiel de nos vies, de l’émancipation des femmes et des hommes, d’un lien social plus harmonieux et riche. C’est aussi une des forces reconnues de la Bretagne et du Finistère que nous voulons continuer à soutenir, dans un contexte de pandémie, de fermetures, d’annulations et de confinement, très compliqué pour ses acteurs, mais qui rend d’autant plus indispensable leur existence et leur travail d’éducation populaire et pour créer du sens. Dans le Finistère comme sur le plan national et local, et on sait que cela passe par des financements, nous voulons consolider la place motrice, dans l’embellissement de nos vies, l’intelligence collective, et la création d’une société meilleure, de la culture, de l’art et de la création. Soutenir les acteurs de la culture et de l’art, la démocratisation de l’enseignement de la musique et des pratiques artistiques, de l’accès aux livres et à la lecture. Chercher à compenser les différences de potentiel entre l’urbain et le rural en soutenant tout particulièrement les initiatives culturelles dans les territoires ruraux.

Le département du Finistère doit aussi continuer à préserver et encourager l’enseignement du breton, la visibilité du breton dans l’espace public.

 

2/ Agir pour l’emploi

en lien avec la région, encourager la relocalisation d’activités industrielles dans notre département. Contribuer au développement des industries et activités économiques existantes avec des critères de transparence, de contrôle et de fléchage dans les aides économiques aux entreprises prenant en compte des critères sociaux et écologiques.

mise en place d’une conférence départementale pour l’emploi et la formation avec l’ensemble des forces vives du territoire afin de recenser les besoins de services publics et les besoins en activités marchandes, évaluer les besoins en emploi et en formation qui en résulte, puis agir vers la satisfaction de ces besoins

clause de proximité dans les contrats publics afin de favoriser la production en Finistère

lorsqu’une fermeture d’entreprise est envisagée (ou une restructuration destructrice d’emploi), agir pour que les salariés ait un droit de véto suspensif, permettant aux salariés d’avoir le temps d’élaborer un projet alternatif. Accompagnement du conseil départemental si les salariés font le choix de reprendre leur entreprise en SCOP

soutenir le dispositif « territoire zéro chômeur longue durée », développer des emplois d’insertion pour les bénéficiaires du RSA, sur le principe du volontariat et de l’accompagnement dans l’acquisition d’expériences, de compétence, et de qualification.

soutenir l’économie sociale et solidaire, les associations qui y travaillent

le département doit être un employeur « exemplaire » qui agit contre la précarité de ses agents, préserve ses moyens d’intervention publique, cherche à préserver et améliorer les acquis et rémunérations des fonctionnaires, favorise l’échange ouvert et permanent avec les organisations syndicales et reconnaît le professionnalisme de ses agents.

 

3/ Garantir l’accès aux services publics sur tout le territoire

Agir contre les fermetures de services publics (bureaux de postes, trésorerie, guichets SNCF, petites lignes ferroviaires)

Agir avec la région et les intercommunalités pour impulser une dynamique politique en matière de mobilités et de déplacements, en offrant aux usagers un bouquet de solutions adaptées aux différents territoires, tant ruraux que urbains,

par le développement et la remise en service des petites lignes ferroviaires,

par le développement des services de transport collectifs réguliers de voyageurs (urbains, périurbains, scolaires…), permettant un rééquilibrage en faveur des territoires ruraux, et dans une orientation plus écologique favorisant le recours à des moyens de transport décarbonés,

par le développement de services relatifs aux mobilités actives (vélo, marche à pied)

par le développement de services relatifs aux usages partagés de la voiture : covoiturage et autopartage…

par le développement de services de mobilités solidaires, afin d’améliorer l’accès à la mobilité des personnes se trouvant en situation de vulnérabilité économique ou sociale et des personnes en situation de handicap ou dont la mobilité est réduite (service de transports à la demande, etc…)

Accompagner les communes dans leurs investissements sur la base de critères et de priorisations décidés démocratiquement, et d’une volonté de prendre en compte les fragilités sociales et économiques des territoires.

S’attaquer résolument aux déserts médicaux en zone rurale et dans les quartiers populaires avec la création de centre de santé.

Donner des nouveaux moyens humains et matériels aux pompiers

 

Permettre l’accès au haut débit sur tout le département. Aucune « zone blanche » pour la téléphonie mobile.

Accompagner les petits commerces en zone rurale. Développer avec l’aide du département le système de commerce coopératif.

 

4/ Mieux accompagner les personnes et les familles

Augmenter le nombre d’emplois qualifiés dans l’aide à la personne et le secteur de la perte d’autonomie. Améliorer le statut de ces personnels, bien souvent féminins et précarisés. Cela nécessite la revalorisation de ces métiers en augmentant les salaires, en reconnaissant les qualifications et en bonifiant les conditions de travail. Cela suppose de continuer à soutenir des structures souvent déficitaires en raison des règles de financement décidées par l’État et des déficits de solidarité comme l’ADMR, tout en travaillant des projets de construction de nouveaux services publics pour structurer le secteur de l’accompagnement des personnes âgées et de la perte d’autonomie. C’est un enjeu essentiel pour le département du Finistère à la population vieillissante.

 

EHPAD : Faire un état des lieux précis. Permettre à chaque personne qui le souhaite de pouvoir aller en établissement à un tarif accessible. Encourager la présence de médecin gériatres, kinés, ergothérapeutes et infirmières dans tous les EHPAD. Augmenter le nombre de soignants et personnels en EHPAD et prévoir un plan de formation et recrutement de personnel pour répondre aux besoins. Il est inacceptable que dans beaucoup d’EHPAD, la qualité de l’alimentation laisse à désirer, et que les résidents n’aient droit qu’à une douche toutes les 2 semaines. Il faut accompagner la création de nouvelles places et une nette amélioration des conditions d’accueil pour les résidents des maisons de retraite tout en veillant aussi au développement des solutions d’hébergement intermédiaires accessibles aux revenus les plus modestes. Selon les souhaits des personnes, accompagner le maintien à domicile dans un secteur avec des personnels qualifiés, sortis de la précarité, et avec des conditions de travail permettant une réelle qualité et humanité de la prise en charge. Favoriser des « solutions intermédiaires » entre domicile et EPHAD : logements adaptés et équipés, maisons de retraites non médicalisées

 

Handicap : augmenter le nombre de place d’accueil dans les IME, réduire les délais d’attente, améliorer la qualité des conditions d’accueil dans les internats, augmenter les moyens de la MDPH. Simplifier les démarches administratives pour les personnes en situation de handicap et mieux les accompagner pour leur faire connaître les dispositifs auxquels ils ont le droit et leur permettre d’en bénéficier. Rendre accessible aux PMR l’ensemble des bâtiments gérés par le conseil départemental et accompagner les communes pour leurs travaux de mise en accessibilité. Favoriser l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap : accompagnement des personnes et des employeurs pour favoriser le maintien dans l’emploi, campagne de communication auprès des employeurs pour favoriser les embauches. Aller plus loin que ce que prévoit la loi (6 %) en pourcentage de personnes en situation de handicap dans les effectifs du conseil départemental. Favoriser le handi-sport. Œuvrer pour l’accessibilité des événements culturels.

Petite enfance : Favoriser le développement de crèches publiques.

 

Aide aux mineurs non accompagnés (MNA): Élargir la capacité d’accueil des mineurs isolés en structure ou en cellule familiale et éviter les mise à l’abri hôtelière sans suivi. Améliorer les conditions d’accueil des Mineurs non accompagnés en privilégiant des professionnels référent (éducateurs et psychologues). Limiter le turn over des professionnels et privilégier les suivis individuels. Interdiction et suppression des AEM ( outils d’aide à l’évaluation de la minorité), notamment les tests osseux. Faire la promotion du processus famille accueillante qui existe déjà et dont on entend trop peu parler. Mettre en place une coordination d’accueil des Mineurs non accompagnés dans les différentes communes du département.

 

5/ Un département engagé sur la transition écologique

- Évaluer l’impact écologique de chaque politique départementale. Protéger nos espaces naturels, nos cours d’eau, nos littoraux, la biodiversité.

- Renforcer l’alimentation bio et locale dans la restauration scolaire, dans les collèges. Exemple de l’exploitation maraîchère en lycée agricole.

- Préserver les terres agricoles et les zones humides. Limiter, voire même renoncer tout à fait aux aménagements routiers non indispensables et à la construction de nouvelles grandes zones ou surfaces commerciales de périphérie.

- Plan ambitieux de lutte contre la précarité énergétique en réhabilitant des logements publics et sociaux, travaux de rénovation énergétique des bâtiments publics.

- Favoriser l’utilisation du train, du vélo et le covoiturage.

- Énergie : Agir pour la maîtrise publique de la production et de la distribution de l’électricité (contre le projet Hercule). Besoin de réflexion sur la méthanisation : pour nous, les terres agricoles doivent avant tout servir à produire de l’alimentation, pas de l’énergie. Soutenir le développement des énergies renouvelables en étant attentif aux critères de maîtrise publique et de profit.

- Nous devons engager une action résolue sur la question de l’adaptation aux effets du changement climatique, et sur les risques de submersion et d’inondation, l’érosion des littoraux. Nous voulons continuer à valoriser l’extraordinaire diversité et qualité de nos paysages maritimes et terrestres en préservant et faisant découvrir notre biodiversité.

- Nous voulons travailler avec les collectivités une politique de réduction des déchets et de traitement le plus écologique possible.

 

6/ Agir pour le renouveau démocratique

Réunir régulièrement les élus municipaux et les citoyens dans chaque canton pour être au plus près des besoins des communes, faire des bilans de mandat, mettre les priorités et l’action départementale en débat.

Consulter régulièrement les organisations syndicales et associatives et prendre en compte leurs propositions.

Création d’un conseil des habitants dans chaque canton qui pourrait proposer des projets lors des séances du conseil départemental. Mise en place d’un observatoire des engagements.

 

 

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28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 10:26
Photos de la manifestation pour le Climat à Morlaix ce dimanche 28 mars de 10h30 à midi: une belle mobilisation!
Photos de la manifestation pour le Climat à Morlaix ce dimanche 28 mars de 10h30 à midi: une belle mobilisation!
Photos de la manifestation pour le Climat à Morlaix ce dimanche 28 mars de 10h30 à midi: une belle mobilisation!
Photos de la manifestation pour le Climat à Morlaix ce dimanche 28 mars de 10h30 à midi: une belle mobilisation!
Photos de la manifestation pour le Climat à Morlaix ce dimanche 28 mars de 10h30 à midi: une belle mobilisation!
Photos de la manifestation pour le Climat à Morlaix ce dimanche 28 mars de 10h30 à midi: une belle mobilisation!
Photos de la manifestation pour le Climat à Morlaix ce dimanche 28 mars de 10h30 à midi: une belle mobilisation!
Photos de la manifestation pour le Climat à Morlaix ce dimanche 28 mars de 10h30 à midi: une belle mobilisation!

Photos Ismaël Dupont et Lucienne Nayet

Un beau rassemblement pour le climat et une vraie prise en compte des enjeux du dérèglement climatique à Morlaix ce matin.

Les communistes et de nombreux élus de gauche étaient présents.

Une vingtaine de camarades étaient présents dont plusieurs élus communistes: Martine Carn (Plougonven), Roger Héré et Patrick Beguivin (Plouigneau), Corentin Derrien (Saint Thégonnec-Loc Eguiner), Ismaël Dupont (Morlaix).

Martine Carn, Patrick Beguivin et Lucienne Nayet ont distribué l'appel du PCF pour une vraie loi climat.

Et nous avons fait deux nouvelles adhésions pour la section de Morlaix dans le rassemblement, deux musiciens et chanteurs engagés aussi à la CGT du spectacle et des intermittents, ce qui porte à 6 le nombre de nouveaux adhérents dans la section de Morlaix en 15 jours et à 95-96 le nombre d'adhérents de la section PCF pays de Morlaix !!!!

Encore un petit effort et on atteindra les 100 adhérents dans la section de Morlaix, du jamais vu depuis des décennies!!!

 

***

Le lundi 29 mars, le gouvernement présentera son projet de loi « climat et résilience », à l’Assemblée nationale, censé reprendre une partie des travaux de la Convention citoyenne pour le climat.Ce texte de loi est bien en deçà des objectifs fixés par l’assemblée citoyenne. En l’état, il ne permettra pas d’atteindre la baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre.
 
Les mesures les plus structurantes proposées par la Convention concernant la rénovation globale des bâtiments, la réduction de l’empreinte carbone des grandes entreprises, la régulation du trafic aérien ou de la publicité, l’abandon du CETA et le renforcement du droit environnemental sont repoussées à plus tard ou vidées de leur substance.
 
Alors que certains pays ont revu à la hausse leurs ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la France laisse le peloton des nations les plus vertueuses s’échapper en n’étant pas capable d’accélérer, elle aussi, le mouvement !
 
Au début du mois de février, la justice a condamné l’État pour inaction climatique. Le tribunal de Paris a reconnu la responsabilité de l’État français dans la crise climatique, et jugé illégal le non respect de ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre et le juge responsable de préjudice Écologique.
Le PCF tient l'exigence d’une politique volontariste pour lutter contre le réchauffement climatique, d’un changement de braquet, de mesures transformatrices : c’est le système qu’il faut changer, pas le climat !
La Fédération du Finistère du PCF et la section de Morlaix appelaient à participer aux marches  pour une vraie loi climat dans le Finistère.
 
Les communistes appellent à agir pour une relocalisation de nos productions pour réduire les besoins de transport longue distance des marchandises
Ils se prononcent pour un service public ferroviaire, fret et passager, en réduisant notamment le prix du billet SNCF pour les usagers , la gratuité des transports en commun, un plan de rénovation des bâtiments  de 10 milliards d’euros/an ,l'arrêt du projet HERCULE visant à privatiser la production d’énergie, le rejet des accords de libre-échange type CETA et MERCOSUR et l'adoption d’une loi favorisant les circuits-courts ,la création d’un pôle public de l’énergie.
Photos de la manifestation pour le Climat à Morlaix ce dimanche 28 mars de 10h30 à midi: une belle mobilisation!
Photos de la manifestation pour le Climat à Morlaix ce dimanche 28 mars de 10h30 à midi: une belle mobilisation!
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27 mars 2021 6 27 /03 /mars /2021 09:08
Le 28 mars marchons pour une vraie loi climat:
14 h Place de la Liberté à Brest
10 h 30 de la place des Otages à Morlaix,
11 h, parc du Bel-Air à Quimperlé,
  14 h, zone de Lumunoch à Briec.
 
Le lundi 29 mars, le gouvernement présentera son projet de loi « climat et résilience », à l’Assemblée nationale, censé reprendre une partie des travaux de la Convention citoyenne pour le climat.Ce texte de loi est bien en deçà des objectifs fixés par l’assemblée citoyenne. En l’état, il ne permettra pas d’atteindre la baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre.
 
Les mesures les plus structurantes proposées par la Convention concernant la rénovation globale des bâtiments, la réduction de l’empreinte carbone des grandes entreprises, la régulation du trafic aérien ou de la publicité, l’abandon du CETA et le renforcement du droit environnemental sont repoussées à plus tard ou vidées de leur substance.
 
Alors que certains pays ont revu à la hausse leurs ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la France laisse le peloton des nations les plus vertueuses s’échapper en n’étant pas capable d’accélérer, elle aussi, le mouvement !
 
Au début du mois de février, la justice a condamné l’État pour inaction climatique. Le tribunal de Paris a reconnu la responsabilité de l’État français dans la crise climatique, et jugé illégal le non respect de ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre et le juge responsable de préjudice Écologique.
Le PCF tient l'exigence d’une politique volontariste pour lutter contre le réchauffement climatique, d’un changement de braquet, de mesures transformatrices : c’est le système qu’il faut changer, pas le climat !
La Fédération du Finistère du PCF appelle à participer aux marches  pour une vraie loi climat à 14 h Place de la Liberté à Brest,10 h 30 de la place des Otages à Morlaix, 11 h, parc du Bel-Air à Quimperlé, 14 h, zone de Lumunoch à Briec.
 
Les communistes appellent à agir pour une relocalisation de nos productions pour réduire les besoins de transport longue distance des marchandises
Ils se prononcent pour un service public ferroviaire, fret et passager, en réduisant notamment le prix du billet SNCF pour les usagers , la gratuité des transports en commun, un plan de rénovation des bâtiments  de 10 milliards d’euros/an ,l'arrêt du projet HERCULE visant à privatiser la production d’énergie, le rejet des accords de libre-échange type CETA et MERCOSUR et l'adoption d’une loi favorisant les circuits-courts ,la création d’un pôle public de l’énergie.

 

 

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 21:05
une délégation d'élus et de militants communistes du Pays de Morlaix est venue cet après-midi, 24 mars, soutenir le mouvement des acteurs du monde de la culture et des intermittents du spectacle

une délégation d'élus et de militants communistes du Pays de Morlaix est venue cet après-midi, 24 mars, soutenir le mouvement des acteurs du monde de la culture et des intermittents du spectacle

Après Lucienne Nayet la veille, une délégation d'élus et de militants communistes du Pays de Morlaix (Daniel Ravasio, Corentin Derrien, Martine Carn, Pietro d'Oriano, Marie Françoise Madec Jacob, Lucienne Nayet, Patrick Gambache, Ismael Dupont) est venue cet après-midi, 24 mars, soutenir le mouvement des acteurs du monde de la culture et des intermittents du spectacle pour la réouverture des lieux de culture et contre la réforme de l'assurance chômage, frappant les intermittents, artistes et techniciens, mais pas que, bien sûr.

Pendant que les profits explosent pour quelques milliardaires et actionnaires d'entreprises du CAC 40, ce sont des centaines de milliers de chômeurs, de travailleurs précaires, par intermittence, qui trinquent avec la réforme de l'assurance chômage. C'est toute la société qui est privée d'une grande partie des créations culturelles et artistiques et de ses libertés par un gouvernement incapable d'organiser son système de santé et la protection sanitaire par un accès généralisé aux vaccins et aux dépistages.

Un mouvement ouvert et inclusif d'occupation avec des agoras chaque jour permettant à tous, et tous les citoyens venus les soutenir, de s'exprimer, des initiatives créatives, fraternelles et joyeuses!

Le Théâtre de Morlaix fait partie des quatre lieux de culture finisteriens, avec le Théâtre de Cornouaille, le Quartz, la salle de spectacle de Plouguerneau, et d'autres salles comme le Carré Magique à Lannion que sont venus soutenir nos camarades costarmoricains du PCF hier, occupés pour que la culture et ses acteurs, la qualité de sens, de joie, d'imaginaire, d'intelligence critique qu'ils créent, soient considérés comme des biens essentiels, même en temps d'épidémie, et que tout ne soit pas sacrifié à l'économie marchande!

Un mouvement remarquable pour réveiller les consciences et l'esprit de liberté la population, pour arrêter de faire payer la culture. 

Le collectif qui occupe le théâtre, composé d'intermittents, d'artistes, de techniciens, invite les citoyens du pays de Morlaix à venir échanger au Théâtre et tous les soirs à 17h, 17h30, sur l'esplanade en extérieur, devant le théâtre, dans le respect des gestes barrières et des protections sanitaires.

Soutien aux intermittents et aux acteurs de la culture occupant le Théâtre de Morlaix pour lever le rideau sur les activités de créations et de diffusions culturelles et artistiques!
Soutien aux intermittents et aux acteurs de la culture occupant le Théâtre de Morlaix pour lever le rideau sur les activités de créations et de diffusions culturelles et artistiques!
Soutien aux intermittents et aux acteurs de la culture occupant le Théâtre de Morlaix pour lever le rideau sur les activités de créations et de diffusions culturelles et artistiques!
Madame la ministre de la Culture, levez le rideau !
Mercredi 20 Janvier 2021

Par Pierre Dharréville, délégué national du PCF à la culture et député PCF des Bouches- du-Rhône.

Madame la ministre,

Vous avez annoncé en reprenant Pablo Neruda, que « le printemps est inexorable ». Cette formule, le grand poète communiste chilien l’appuyait sur un constat : « Pourtant, il existe des gens qui croient au changement, des gens qui ont pratiqué le changement, qui lont fait triompher, qui lont fait fleurir… » Or les choses sont clairement établies : le gouvernement n’en fait pas partie. Il en fait d’autant moins partie qu’il confirme à chaque étape son choix du sacrifice de la culture. Elle na jamais été dans les priorités de la Macronie, mais voici désormais bientôt un an qu’elle est sous l’étouffoir.

A plusieurs reprises, l’exécutif a été pris en flagrant délit de l’oublier. En réalité, il n’y a pas d’oubli : elle ne fait tout simplement pas partie des choses essentielles à ses yeux. La crise dans laquelle se débat notre pays comme toute l’humanité n’est plus depuis longtemps seulement une crise sanitaire. Nos esprits se dessèchent de n’être plus suffisamment alimentés, sollicités, interrogés, bousculés, transportés…

Quon se rassure pourtant, tout nest pas empêché : les cadors de lindustrie culturelle, ceux qui en font une marchandise standardisée, prennent cette situation comme un tremplin. Vous avez opposé dans une rhétorique un peu facile la création supposée élitiste d’un côté et les usages supposés populaires de l’autre, l’une étant à l’arrêt, l’autre perdurant.

Certes tout accès à des créations n’est pas éteint. Certes, l’art se pratique encore dans les soupentes. Certes, il s’en partage encore tant soit peu sur les réseaux et à travers les écrans. Certes, des compagnies se préparent à un insaisissable recommencement.

Non, laspiration à la culture na pas disparu. Mais elle peut aussi s’étioler, se perdre, se dissoudre. Nous le savons à l’heure où la raison est si souvent malmenée par le complot et la politique par les populismes. Et dans ce désert où les propositions sont aussi rares que des oasis, se fabriquent de nouvelles normes qui en viennent à formater les désirs. Il dépérit, le peuple qui ne danse plus, qui ne monte plus sur les planches, qui ne rit plus, qui ne s’émerveille plus, qui ne se rencontre plus, qui ne rêve plus.

Vous auriez tort de penser que les manifestations qui appellent à rouvrir l’espace de la culture sont des enfantillages de professionnels bohèmes et élitistes. Tandis que vous vous méprenez sur la dangerosité du blackout culturel, ils ne se méprennent pas sur la dangerosité du virus. Ce qui est à l’œuvre ne met pas seulement en cause leur existence présente et à venir, mais crée les conditions de la décivilisation.

Vous avez pointé du doigt pour vous excuser la « faiblesse chronique de la réflexion des partis politiques sur l’enjeu culturel ». Parlez pour votre camp. Pour ce qui nous concerne, nous n’avons de cesse que d’agir pour en faire un enjeu central car elle est la condition de la politique, et plus profondément la condition de l’émancipation humaine. C’est pourquoi nous refusons de la laisser entre les mains du marché ou des identitaires de toutes obédiences. Les communistes français ont joué un très grand rôle dans le développement des politiques publiques de l’art et de la culture ainsi que de leur démocratisation ; ils sont toujours porteurs d’un projet émancipateur de refondation qui donnerait un nouveau souffle à la création artistique et à la démocratie culturelle. Ouvrez donc des espaces pour en discuter. Dans l’immédiat nous vous demandons donc derechef la réouverture des lieux de culture accompagnées de conditions sanitaires adéquates, ainsi que le développement significatif de la commande publique et des soutiens financiers correspondants.

Plutôt que l’extinction des feux, le moment que nous vivons appelle à changer de modèle. Il appelle à changer notre rapport à l’acte de création. Levez le rideau !

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 12:23
Mardi de l'éducation populaire, 15 octobre 2019 - Main basse sur l'énergie: le film de Gilles Ballastre (2018) et Bernard Jasserand exposent la grande arnaque du démantèlement, de la privatisation, et de la mise en concurrence du service public de l'énergie

Mardi de l'éducation populaire, 15 octobre 2019 - Main basse sur l'énergie: le film de Gilles Ballastre (2018) et Bernard Jasserand exposent la grande arnaque du démantèlement, de la privatisation, et de la mise en concurrence du service public de l'énergie

Voici l'intervention de Bernard Jasserand, militant communiste, maire-adjoint de Quimper et conseiller communautaire, le 18 mars dernier au conseil communautaire de QBO (Quimper agglomération) au sujet de la fermeture des agences Enedis de Douarnenez, Pont L'Abbé et Quimperlé.

Le jeudi 28 janvier dernier, les élus communistes de Quimper, Bernard Jasserand, Ronan Sinquin, Yvonne Rainero étaient au rassemblement de Douarnenez à l'appel de la CGT pour protester contre ces fermetures et dénoncer les projets Hercule et Clamadieu. Arnaud Derit y avait pris la parole pour la CGT.

 

Intervention au Conseil Communautaire de QBO du 18 mars 2021.

Fermeture des 3 agences Enédis.

 

Je souhaite poursuivre l’information de notre assemblée sur les évolutions du projet de fermeture des 3 agences d’exploitation Enédis de Douarnenez, Pont L’Abbé et Quimperlé.

Qu’est-ce qu’une agence d’exploitation aujourd’hui ?

C’est 4 ou 5 agents qui montent l’astreinte dont un manager de proximité.

Un camion poids lourd nacelle.

Des véhicules d’astreinte de type Master.

2 ou 3 véhicules légers.

Des bureaux et des vestiaires.

Un magasin qui n’est pas seulement utilisé par le personnel de l’agence mais aussi par les agents de passage.

Ces 3 agences sont des points d’appui de proximité pour intervenir au plus vite dans notre péninsule bretonne où nous faisons souvent face à des périodes climatiques très dégradées. Mettre en sécurité, réparer rapidement, rénover et développer les réseaux …nécessite d’avoir une grande proximité et une bonne connaissance du terrain. Assurer l’astreinte en dehors des heures ouvrables implique aussi que l’on habite à proximité de sa zone de travail. Or qu’en sera-t-il lorsque les agents seront basés demain à Quimper ou à Caudan, quand les titulaires d’aujourd’hui auront quitté leur poste et qu’ils seront remplacés par des agents qui pour des raisons de qualité de vie bien compréhensibles souhaiteront habiter près de leur lieu de travail ? Ils seront alors loin des communes de Penmarch, Guilvinec ou Treffiagat... et bien loin de Plogoff, Audierne ou Plouhinec. Quand aux communes de Bannalec, Riec sur Belon, Saint Thurien et Le Trévoux aujourd’hui très proches de Quimperlé elles vont se retrouver demain avec ce projet de fermeture très éloignées de leur nouveau rattachement à Quimper.

104 000 usagers sont concernés par ces 3 fermetures.

Elles auront aussi des incidences négatives sur l’organisation de la base Enedis de Quimper d’où devront partir des interventions lointaines.

Quimper qui gère aujourd’hui 42 communes devra en gérer 81 demain.

N’oublions pas non plus le bilan carbone de tous ces allongements de déplacement qui seront accentués durant la période touristique.

Alors comment justifier ces fermetures qui vont forcément éloigner les agents et les matériels des zones d’action ?

La crise sanitaire, le télétravail, les visioconférences, les liens familiaux par internet, renforcent la nécessité d’une excellente continuité de service. Les familles ne peuvent plus rester plusieurs jours sans électricité. Les défaillances du réseau seront très mal vécues.

Élus, citoyens, organisations syndicales, nous sommes plusieurs à être inquiets par ce projet. J’ai alerté le SDEF 29 sur la situation, son président a immédiatement organisé une rencontre avec Enédis m’invitant à y participer avec les maires et les Vices Présidents concernés. Elle devait avoir lieu ce matin elle a été reportée à la demande d’Enédis. Tout comme celle demandée il y a quelques jours par la communauté de commune du pays du Cap Sizun Enédis renvoyée à la rencontre de ce matin ?. Cette attitude d’évitement devant les élus ne présage rien de bon.

Fermetures des bureaux de poste, les fermetures de classes, des structures hospitalières, des centres des impôts… et maintenant fermetures des agences rurales d’exploitation Enédis. Il faut que cela cesse !

J’invite tous les élus a intervenir auprès d’Enédis pour qu’elle renonce à ces 3 fermetures d’agences d’exploitation et qu’elle engage les améliorations du service public attendues par les usagers.

                                                                                                                                                                                                   Bernard JASSERAND

                                                                                                                                                             Conseiller communautaire de QBO (PCF)

 

Voir aussi:

Mardi de l'éducation populaire, 15 octobre 2019 - Main basse sur l'énergie: le film de Gilles Ballastre (2018) et Bernard Jasserand exposent la grande arnaque du démantèlement, de la privatisation, et de la mise en concurrence du service public de l'énergie

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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 20:56
Alain David - Croquis par Christophe Ducourant

Alain David - Croquis par Christophe Ducourant

Discours d'hommage à deux voix et au nom du PCF à Alain David pour sa cérémonie d'obsèques à Saint-Thégonnec le 23 mars 2021:

Daniel Ravasio:

"Alain, c’est le jour anniversaire des 150 ans de la Commune, que tu nous as quitté.

Cette nouvelle laisse nombre de nos camarades sans voix, tristes, ému-es.

Il nous revient, la gorge nouée, de faire partager combien tu comptais pour nous, combien tu vas nous manquer, toi qui as marqué l’histoire morlaisienne pendant des dizaines d’année, toi qui n’as pas compté ton temps au service de ton parti, au service de la population, dans tous les combats pour la justice sociale, l’égalité des droits, la lutte contre l’extrême-droite, pour la solidarité internationale.

C’est au collège du Château que nous avons eu l’occasion de nous découvrir, de nous apprécier. Militants tous les deux, nous nous sommes épaulés dans les actions, les luttes pour un enseignement public digne de ce nom avec les moyens nécessaires à son bon fonctionnement. Là, je savais déjà que je pouvais compter sur toi pour un conseil, une aide. J’en garde un souvenir ému.

Tu as adhéré au Parti Communiste à Morlaix pendant le mouvement de mai 1968, à 26 ans.

Et très rapidement tu prends des responsabilités dans la section, succédant comme secrétaire de section à Michel Derrien, décédé lui aussi il y a quelques semaines (et pour qui Alain David avait prononcé un vibrant éloge funèbre à Saint Thégonnec).

Tu disais avec émotion de Michel Derrien le 31 décembre dernier, au même endroit, il y a à peine plus de deux mois :  

"Avec ta disparition le parti communiste perd un militant aux qualités humaines unanimement reconnues qui s’est investi sans relâche dans toutes ses activités pendant des années. Mais la ville de Morlaix et ses habitants perdent aussi un élu, un soutien qui n’a ménagé ni son temps ni son énergie pour améliorer la vie de ses concitoyens particulièrement les plus fragiles.

Je t'ai connu en 1968, l’année de mon adhésion au Parti. J’ai tout de suite été frappé par la qualité de ta réflexion, de ton apport à la réflexion collective en tant que secrétaire de section de Morlaix et au rayonnement des idées communistes.

Tu avais beaucoup lu et avais donc une culture très étendue, même si tu ne l’étalais pas.

Tu avais un souci permanent d’ouverture du Parti invitant à participer aux réunions, au-delà de nos rangs sur des sujets divers, de l’éducation populaire sans en dire le nom.

Parmi les activités que tu ne manquais jamais il y avait, comme temps fort, la préparation des congrès. 

Tu tenais à ce que le maximum de camarades puisse participer aux échanges, à la réflexion et aux propositions. Là encore ta réflexion, ton expérience, ta rigueur étaient précieuses.

Tu étais toujours soucieux de la précision des choses et de l’accessibilité des formulations. Je t’entends encore me dire : « tu sais, nous les communistes, il faut que nous soyons compris par tout le monde. S’il y a plusieurs façons de dire les choses, sans en altérer le sens, choisis toujours la plus simple, la plus compréhensible ».

Et tu concluais ton discours d'hommage à Michel par ces mots:

"(...) En cette année où l’on fête le 100ème anniversaire du PCF, on célèbre beaucoup et c’est bien normal, les grandes avancées sociales à son actif et toutes celles et tous ceux qui y ont joué un grand rôle. Mais le rôle du PCF c’est aussi le résultat du combat de centaines de milliers de militants et d’élus qui, comme toi,  ont  toute leur vie lutté pour bâtir cette France fraternelle que chantait Jean FERRAT. A l’heure où l’humanité est confrontée à des défis colossaux pour dépasser cette société d’exploitation, de domination et d’aliénation qui sème tant de drames et de misère, à l’heure où la vie même est menacée sur la planète, il est temps que les choses changent. Cela a été le combat de ta vie".

Combien cet hommage magnifique que tu fais à Michel, qui fut un de tes premiers maîtres en militantisme, s'applique bien à toi, Alain !

Comme on te retrouve là...

83 jours après que tu ais prononcé ces mots ici même pour dresser le portrait de Michel, et faire le bilan de tout ce qu'il t'avait et nous avait apporté, nous reprenons tes propres mots, Alain, pour définir ce qu'il y avait de plus essentiel et remarquable dans ton apport militant et ta personne : ça pour nous, c'est aussi toi, c'est ta leçon, c'est ton exemple, c'est ce pourquoi nous t'admirons et t'aimons". 

______________________________________________


Ismaël Dupont:

"Les premiers engagements d’Alain ont eu lieu sur fond des bruits de bottes de la guerre d’Algérie. A l’École Normale de Quimper, Alain David, avec André Bernard, André GOURIOU (le papa de Isabelle ASSIH l'actuelle Maire de Quimper) et quelques Camarades du cercle des JC, a passé quelques nuits à recopier et à dupliquer à la ronéo à alcool la QUESTION de Henri ALLEG, notre camarade journaliste communiste à Alger torturé par les paras, des tracts qu’ils allaient ensuite distribuer autour des Halles de Quimper. C'était l'époque des premiers engagements militants sur les bases du refus de la guerre et pour la paix en Algérie au côté de Jean-François HAMON, la figure emblématique du PC Quimpérois. 

Depuis ta prise de carte au moment du mouvement de mai-juin 68 à la cellule de Saint-Martin-des-Champs, puis ton passage à la cellule Maurice Thorez du Pouliet avec François Paugam, tu as été, Alain, la grande voix du Parti communiste dans la région de Morlaix.

Quelle longévité, quelle constance !

« En ces temps où les responsables politiques semblent souvent préparés et élevés en batterie, Alain, tu étais, comme Alphonse Penven, que tu saluais ainsi il y a quelques mois, et qui fut ton premier suppléant aux législatives, un témoin d'une autre époque où les valeurs étaient chevillées au corps"

Un homme de caractère qui ne renonce jamais, un homme de générosité, un passionné, prêt à sacrifier beaucoup de choses pour son Parti, « pas une fin en soi mais un outil pour changer les choses », disais-tu, ce qui n’a pas dû être simple pour sa famille, ses enfants.

Il n’y a pas de militant et d’homme politique avec cet engagement sans une femme admirable avec lui pour l’aider, s’occuper des enfants, de l’intendance, lui servir de secrétaire pour Monique, payer le prix de l’engagement au PCF de son mari au travail, où sa carrière a été sans doute bloquée dans son entreprise : oui Monique, souvent dans l’ombre, même si elle était engagée elle aussi, dans le syndicat, la CGT bien entendu, et sans qui Alain n’aurait pas été ce qu’il a été, n’aurait pas fait ce qu’il a fait. Cet hommage, il est aussi pour toi Monique. Il est pour vos enfants, qui peuvent être fiers de leur père même s’il a sans doute été trop absent pour eux, dans leur enfance.

Alain, tu as été candidat pour le Parti communiste sur de nombreuses élections : législatives, départementales, municipales.

Tu as été secrétaire de la section PCF Morlaix, élu à l’exécutif et au Conseil Départemental de la Fédération PCF Finistère.

De 1986 à 2000, tu as été membre du secrétariat de la fédération du Finistère en charge de responsabilités diverses : la formation militante, une responsabilité que tu affectionnais, le réseau des élus communistes et sympathisants (jusqu’à 300 à cette époque). Robert Clément, ancien président du Conseil Départemental de Seine St Denis, ancien président de l’ANECR et maire de Romainville, a d’ailleurs tenu à exprimer la sympathie qu’il avait pour toi.

En 2015, quand je suis devenu secrétaire départemental du PCF, tu m’as donné des conseils précieux, tu m’as aidé et tu as participé quelques mois au Conseil Départemental du PCF pour faciliter la transition. C’était un vrai plaisir de traverser les Monts d’Arrée avec toi pour aller à nos réunions à Pont-de-Buis, comme de 2012 à 2015 pour participer aux réunions départementales du Front de Gauche que tu contribuais à animer avec moi et François Rippe notamment, pour le collectif Front de Gauche de Morlaix.

Alain, tu as aussi fait partie de ceux qui ont lancé le comité de défense du centre hospitalier de Morlaix, aujourd’hui présidé par Martine Carn, en 2015, prolongement logique à ton implication dans l’Atelier citoyen santé Bretagne du PCF avec Christiane Caro, et à l’organisation de débats sur des sujets toujours d’une brûlante actualité : prise en charge de la perte d’autonomie, centres de santé.

Jusqu’à il y a 15 jours, tu étais toujours très investi. Tu as participé à de nombreuses initiatives de campagne de la liste « Morlaix ensemble » conduite par Jean-Paul Vermot, avec notamment Marylise Lebranchu, présente aussi aujourd’hui. Tu écrivais pour le Chiffon Rouge, tu échangeais sur Facebook, et tout récemment aussi tu as écrit avec Lucienne NAYET un bel éditorial pour le prochain numéro du journal « LE VIADUC », journal de la section PCF Morlaix, tu exprimais ta satisfaction de voir désormais la section de Morlaix compter 19 élus communistes ou sympathisants sur le territoire. Symbole de ton optimisme de la volonté, cet article s’appelait : « Ensemble, construisons l’avenir !!! »

Oui, Alain, ensemble, nous nous battrons pour construire un meilleur avenir que celui qui nous est promis actuellement. Et nous aurons toujours pour cela au cœur des souvenirs et en tête tes leçons.

Tu étais toujours présent pour échanger et donner des conseils à ses camarades, tenir le stand politique du PCF à la fête du Viaduc, participer aux débats et à la réflexion collective, et volontaire pour donner un coup de main.

Tu étais tout particulièrement content de voir des jeunes rejoindre le Parti Communiste et, ainsi, assurer la relève. Jusque sur ton lit d’hôpital après ton accident et tes brûlures, tu demandais au téléphone à Jean-Luc et à Lucienne un rapport détaillé sur la dernière réunion de section, la présence des JC.

Alain tu as été élu pendant 31 ans à la ville de Morlaix, de 1977 à 2008 (quatre mandats d’adjoint, deux aux affaires scolaires, deux à l’urbanisme, un mandat dans l’opposition).

En 2007, tu as fait savoir que tu ne repartirais pour une nouvelle aventure municipale. Dans une interview au journal Le Télégramme tu disais à Jean-Philippe Quignon :

« Mon militantisme ne s’est jamais limité à mon engagement municipal, et heureusement d’ailleurs, car c’est à mes yeux un des dangers qui guette les élus locaux, trop souvent cantonnés à un rôle de gestionnaires. Ce militantisme a donné un sens à mon action locale ».

Alain, tu étais un tribun, un débatteur redoutable, un homme charismatique dont la parole, allant toujours à l’essentiel, soucieuse d’être comprise par tous, et pleine de sagesse, était respectée et entendue.

En même temps, tu es resté modeste, proche des gens, te mettant à la portée de chacun, bienveillant, attentif aux autres et d'une grande générosité pour autrui. La multitude d’hommage que tu as reçus depuis vendredi de gens qui t’aimaient, te respectaient, t’admiraient, avaient de l’affection pour toi, témoigne de cela.

Comme élu, militant et citoyen, tu as toujours travaillé pour réduire les inégalités, faire grandir les solidarités, pour la justice sociale. Tu disais encore au journaliste du Télégramme en 2007:

« On a l’impression que ceux qui nous gouvernent estiment que nos compatriotes ne sont pas aptes à réfléchir… Lorsque j’ai adhéré au PC, c’était d’abord pour dire mon refus des injustices. Je n’avais pas lu tout Marx ou Lénine. Si j’y suis resté, c’est parce que j’ai toujours été convaincu qu’il fallait que demeure en France une organisation politique qui prenne en compte les besoins immédiats des gens. Un parti qui, par ailleurs, dépasse le capitalisme et affirme haut et fort que ce n’est pas la loi de l’argent qui domine tout. Comme toute entreprise humaine, on s’est trompé. Longtemps on a pas voulu le reconnaître. Par contre, on est le seul parti à pouvoir l’affirmer, on ne s’est jamais trompé de camp».

Parallèlement, tu as eu des engagements associatifs : tu fus notamment président de MAJ (Morlaix Animation Jeunesse) pendant 16 ans, association que tu contribuas à créer et où tu t’investis jusqu’à il y a peu de temps encore, avec Françoise Abalain. Il y a eut également l’engagement à Morlaix-Wavel, pour la Palestine, la paix et la solidarité internationale.

En tant qu’élu aux affaires scolaires, c’est sous ton mandat que fut créée l’école expérimentale de Kerfraval, où travaillait Annick, la femme de Jean Dréan, institutrice, dont tu prononças l’hommage en août 2018. Ce fut toi qui porta le projet des tarifs dégressifs dans les cantines, les activités périscolaires et centres de loisirs communaux pour corriger les conséquences des inégalités de revenus, et cela contre l’avis du sous-préfet de l’époque, et aussi de nombreux parents d’élèves. Aujourd’hui, près de la moitié des Morlaisiens mettant leurs enfants dans le public bénéficient pour leurs enfants d’un repas à la cantine entre 1€ et 2€. ça c’est du concret !!!

Garantir l'égalité concrète d'accès aux droits (restauration scolaire, loisirs, logement de qualité, etc.), était ta préoccupation constante.

Tu as eu en tant qu’adjoint à l’urbanisme le souci de développer des lotissements à haute valeur environnementale et du logement social de qualité.

Les employés municipaux gardent un bon souvenir de toi en tant qu’élu.

Pour tes collègues élus de la majorité, et notamment ceux du groupe communiste, tu étais d’un grand soutien et, en même temps que tu fixais haut la barre de l’exigence politique, pour les intérêts des morlaisiens, ta boussole, tu avais le sens du collectif, de l’association de tous à l’élaboration des décisions.

Si Morlaix a été en pointe des solidarités, et des dispositifs de justice sociale pendant des années, c’est en partie à Alain David qu’on le doit.

Ferme dans ses convictions, Alain n’était pas sectaire. Il argumentait, ne désespérait jamais de convaincre, était ouvert à la confrontation d’idées et à leur diversité. Il était toujours soucieux de prendre en compte ce qu’il y avait dans la tête des gens à un moment donné, par delà nos propres certitudes. En cela, c’était un vrai marxiste.

Il avait l’intelligence et le recul nécessaire, en même temps qu’une grande courtoisie. Il refusait les arguments en dessous de la ceinture et les attaques personnelles, et était respecté dans des milieux très divers, par des gens de sensibilité et de conviction différentes. On le voyait quand on tractait au marché avec lui ou quand on venait nous demander de ses nouvelles dans nos initiatives militantes, dans les manifs.

Le décès d’Alain est une immense perte pour Morlaix et pour le Parti communiste. Ta personnalité, Alain, était tellement attachante. Nous avons tant appris auprès de toi".

23 mars 2021 - Discours d'hommage du PCF à Alain David, par Daniel Ravasio et Ismaël Dupont
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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 20:52
Photo Jean-Paul Cam - collage à Brest ce 23 mars

Photo Jean-Paul Cam - collage à Brest ce 23 mars

10 adhésions au PCF Finistère ces 2 dernières semaines et parmi eux plusieurs jeunes.

Le Parti communiste, un outil pour résister, bâtir, apporter des solutions et changer la société!

Rassemblons-nous pour lutter!

 https://www.pcf.fr/mon_pcf_adhesion

Fédération du Parti communiste français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

federation@29.pcf.fr

pcf29.org

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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 20:27

Un diaporama réalisé par Pierre-Yvon Boisnard, 22 mars 2021

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