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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 06:27
Frédéric L’Aminot, adjoint chargé des affaires scolaires, est un passionné de jardinage. Il se rend régulièrement aux jardins partagés autour du château d’eau, près de la caserne des pompiers de Morlaix. (Le Télégramme/Yann Clochard)

Frédéric L’Aminot, adjoint chargé des affaires scolaires, est un passionné de jardinage. Il se rend régulièrement aux jardins partagés autour du château d’eau, près de la caserne des pompiers de Morlaix. (Le Télégramme/Yann Clochard)

Le Télégramme, Yann Clochard, 19 août 2020

Fréderic L'Aminot, le militant de Kerfraval 

Engagé dans le monde du syndicalisme, Frédéric L’Aminot connaît déjà les rouages politiques. À la mairie de Morlaix, son expérience sera précieuse en tant qu’adjoint aux affaires scolaires.

Derrière ses larges épaules se cache un cœur tendre. N’allez pas croire que de Frédéric L’Aminot, 47 ans, se laisse marcher sur les pieds. Il s’est toujours engagé dans divers combats pour l’intérêt commun. Père de deux garçons, il a présidé l’association de parents d’élèves de l’école Jean-Piaget puis du collège Mendès-France. Un passé plus qu’utile pour le nouvel adjoint au maire de Morlaix, chargé des affaires scolaires.

Originaire de Plouescat, il est arrivé à l’âge de 14 ans dans la Cité du viaduc. « J’ai toujours habité dans les quartiers du plateau, dit-il. Pors-ar-Bayec et aujourd’hui Kerfraval ». Après des études d’électrotechnicien au lycée Tristan-Corbière, il devient ouvrier chez Celtys, filiale du groupe Quéguiner, à Landivisiau. Là-bas, il fait ses débuts dans le monde du syndicalisme. « J’ai monté une section de la CGT et j’en suis le délégué syndical. Avant la vie politique, j’ai surtout une vie syndicale ».

« Sauver l’école de Ploujean »

Lors de manifestations à Morlaix, il rencontre Ismaël Dupont et Jean-Luc Le Calvez. Il rejoint la liste du front de gauche, battu au premier tour des municipales, en 2014. Avant d’intégrer l’union de gauche, en 2020, avec Morlaix Ensemble. « J’ai suivi le mouvement. J’ai rencontré des personnes qui ont entériné mon choix. Jean-Paul Vermot m’a proposé le poste d’adjoint aux affaires scolaires. Je n’ai pas hésité longtemps ».

Le Morlaisien se réjouit de travailler avec Edith Fer, conseillère déléguée. « En tant qu’enseignante, elle apportera la vision des professeurs. Et moi, celle des parents d’élèves ». L’adjoint promet notamment de « sauver l’école de Ploujean qui ne demande qu’à vivre ». Un combat de plus qu’il espère bien remporter.

 

en complément
Le portrait chinois de Frédéric L’Aminot
Frédéric L’Aminot, adjoint chargé des affaires scolaires, est un passionné de jardinage. Il se rend régulièrement aux jardins partagés autour du château-d’eau, près des pompiers de Morlaix.

Si vous étiez un lieu ?

Les jardins partagés du château d’eau. C’est peu connu. J’aime venir me vider la tête, penser à autre chose. Et on apprend beaucoup de choses. Le fait de cultiver mes légumes, au moins, je sais d’où ça vient.

Si vous étiez un monument ?

Peut-être la Manufacture. Il y a une sacrée histoire de lutte syndicale, contre la fermeture. C’est un monument qui va revivre et on se demande pourquoi on ne l’a pas fait avant.

Si vous étiez un quartier ?

Mon quartier, Kerfraval ! Il mélange toute la société avec une école et un collège pas loin.

Si vous étiez une couleur ?

Le rouge, pour la couleur de la lutte.

Si vous étiez une chanson ?

Les chansons du groupe Merzhin, je les aime toutes. Je suis le groupe depuis le début, je suis allé à beaucoup de concerts.

Si vous étiez un animal ?

Ce serait un félin. J’aime rebondir. Et il ne faut pas me pousser à bout. J’étais peut-être un peu timide mais mon expérience syndicale m’a permis de régler ce problème.

Si vous étiez un objet ?

Une bêche parce que j’aime jardiner.

Si vous étiez un livre ?

« Germinal », d’Émile Zola. Il m’a marqué, je l’ai eu au bac de Français. On revient toujours à la même chose : la lutte des classes.

Si vous étiez un film ?

Je suis fan de la saga « Star Wars », même si certains sont plus mauvais que d’autres. Quand on regarde les plus anciens, on se demande comment ils ont réussi à faire des effets spéciaux.

 

Lire aussi:

Valérie Scattolin, pilote du commerce et du tourisme (LE TELEGRAMME – 12 août 2020)

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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 06:26

Lyonnaise d’origine, Valérie Scattolin a emménagé il y a peu dans une rue proche de la Manu, une bâtisse qu’elle admire. (Le Télégramme/Adrien Masson)

 

Le troisième volet de notre série sur les nouveaux adjoints au maire de Morlaix est consacré à Valérie Scattolin en charge, entre autres, du commerce et du tourisme. Un visage déjà connu du côté de Hop ! Morlaix.

Depuis l’annonce de la suppression de Hop ! Morlaix à l’horizon 2023, Valérie Scattolin, 54 ans, est une des figures de la contestation des salariés morlaisiens. Au point que son rôle d’adjointe au tourisme, au commerce et l’animation du centre-ville puisse être oublié. Deux fonctions qui sont pourtant liées pour Valérie Scattolin puisque son engagement politique lui est venu de celui qu’elle avait pour les salariés de son entreprise. Elle est élue au comité social et économique de Hop ! depuis 2005 et déléguée du syndicat Unsa depuis la fin des années 2000. En 2014, alors qu’une loi contraint les partis politiques à présenter autant d’hommes que de femmes aux élections, Valérie Scattolin se lance en politique avec « grand intérêt ». Celle qui se dit curieuse intègre la liste du Front de gauche pour les municipales aux côtés d’Ismaël Dupont, (aujourd’hui premier adjoint). La liste est battue et Valérie Scattolin ne rentre pas au conseil municipal. Mais en 2017, après un désistement, elle intègre l’opposition pour trois ans. « Je n’étais pas trop pour au début, mais ça m’a permis d’acquérir une expérience ». Elle a ensuite pris sa carte au Parti communiste français en 2019, avant de se lancer dans la campagne pour les municipales aux côtés de Jean-Paul Vermot.

Atterrissage à Morlaix en 1999

Au départ, Valérie Scattolin voulait travailler dans le secteur du tourisme. Après un voyage d’un an aux États-Unis pour perfectionner son anglais, elle se tourne vers l’aéronautisme à Lyon, sa ville d’origine. Elle enchaîne les postes avant de postuler chez Brit Air à Morlaix alors qu’elle travaillait pour la compagnie dans le Rhône. La Lyonnaise pose donc ses bagages à Morlaix en 1999. Elle trouve la ville « parfaite pour une mère célibataire avec une fille âgée d’une dizaine d’années. On y trouve tout et c’est une ville animée ». La quinquagénaire toujours souriante qui assure avoir le sens du contact aimerait que tout le monde trouve sa place dans la ville, en voiture, à vélo ou à pied. Elle-même cycliste et installée depuis peu dans le quartier de la rue Villeneuve, la nouvelle adjointe profite des nouvelles pistes cyclables. Elle s’inspire de ce qui se fait de bien dans les autres villes, et apprécie particulièrement, « le tracé au sol pour les lieux à visiter à Nantes ».

Consciente qu’elle pourrait perdre son emploi d’ici la fin de son mandat, Valérie Scattolin assure qu’elle pensera à une reconversion en temps voulu. Il est inenvisageable pour elle d’accepter un poste trop éloigné de Morlaix car elle souhaite aller au bout de son mandat.

En complément:

Portrait chinois de Valérie Scattolin

Si vous étiez un livre ?

« Le Petit prince » car c’est un livre de Saint-Exupéry donc en lien avec l’aviation et c’est aussi en lien avec la transmission aux jeunes.

Si vous étiez une artiste ?

Jeanne Added, j’aime beaucoup cette artiste. Je l’ai vu plusieurs fois en concert et notamment dans des concerts secrets dans le cadre de Panorama. On était vraiment tout proche d’elle.

Si vous étiez un film ?

« Le Cinquième élément », car c’est le futur avec ce qui pourrait arriver de mieux et de pire. C’est à nous de faire en sorte que ça soit le meilleur qui arrive.

Si vous étiez un animal ?

Un chat. J’en ai deux et je trouve qu’ils sont vraiment calmes et reposants. Ça me fait plaisir quand je les retrouve.

Si vous étiez un lieu ?

Le quartier de la Croix-Rousse à Lyon. C’est un très beau quartier où j’ai vécu plus de 15 ans.

Si vous étiez un quartier de Morlaix ?

Ça serait la Manufacture. C’est une beauté architecturale et elle témoigne aussi de l’histoire ouvrière de la ville de Morlaix.

Si vous étiez un monument ?

Le château du Taureau. J’ai eu la chance de passer un week-end sur l’île Louët et de le voir de près. C’est aussi un symbole de la baie de Morlaix que ce soit côté Trégor comme du côté Léon.

Si vous étiez un objet ?

J’hésite entre le téléphone et le vélo car je suis très connectée. Mais je vais quand même dire le vélo car depuis que j’ai déménagé dans le quartier de la rue Villeneuve il y a un mois, je fais beaucoup de déplacements à vélo.

Si vous étiez une couleur ?

Le mauve. C’est ma couleur fétiche, c’est reposant, vif et lumineux.

 

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19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 07:16
Mathilde Maillard fait partie des nouveaux visages du Parti communiste promus aux responsabilités au seind e la majorité Cuillandre. (Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

Mathilde Maillard fait partie des nouveaux visages du Parti communiste promus aux responsabilités au seind e la majorité Cuillandre. (Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

Belle interview de notre camarade Mathilde Maillard, médecin et militante communiste de 29 ans, benjamine de l'exécutif municipal et des adjoints brestois (le plus jeune élu du conseil municipal, Taran Marec, est aussi communiste à Brest), chargée de la politique du bien-vieillir et de l'inclusion des personnes en situation de handicap, dans le Télégramme d'aujourd'hui. Mathilde Maillard est une des 7 élus communistes à Brest avec Eric Guellec, responsable communiste et adjoint, Jacqueline Héré, maire de quartier à Bellevue, Jean-Michel Le Lorc'h, vice-président de l'agglomération, Taran Marec, Sandra Le Roux, Anne-Catherine Cleuziou.

Il y avait déjà une une présentation de Mathilde Maillard dans Ouest-France et Côté Brest en juillet:

Brest, nouveaux élus : Mathilde Maillard, médecin, est désormais adjointe au maire (Côté Brest, 15 juillet 2020)

Municipales : présentation des élu.e.s du groupe communiste et citoyen de Brest - Paroles communistes

Nouveaux élus à Brest: Mathilde Maillard (adjointe PCF), benjamine de l'exécutif municipal, aux petits soins pour les aînés (Le Télégramme, Jean-Luc Padellec, 17 août 2020,
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18 août 2020 2 18 /08 /août /2020 11:13
Décès de Jean Perrot, ancien adjoint communiste à Brest dont les obsèques ont lieu ce 18 août (Le Télégramme)
Décès de Jean Perrot, ancien adjoint communiste à Brest
 
 
 
Le Télégramme, 17 août 2020

C’est avec une grande tristesse que la section brestoise du PCF a appris le décès de Jean Perrot, en fin de semaine dernière, à l’âge de 73 ans.

 

Élu communiste sur la liste d’union de la gauche conduite par Francis Le Blé en mars 1977, Jean Perrot a été adjoint au maire de Brest jusqu’à la rupture de 1980. Le 4 mars de cette année-là, Francis Le Blé, maire PS de la ville, a suspendu de leurs fonctions les six adjoints communistes (Louis Le Roux, Sylvie Le Roux, Louis Aminot, Jean Perrot, Yvon Pichavant et Yvonne Lagadec). « Jean fut aussi candidat communiste sur le canton de Bellevue avec un score de 23 % », rappelle la section du PCF, qui présente ses sincères condoléances à son épouse Marie-Louise et à ses deux enfants.

Un moment de recueillement aura lieu ce mardi, à 14 h 15, à la salle de cérémonie du Vern.

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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 10:13
Jacqueline Héré, Mathilde Maillard, Jean-Michel Le Lorc'h, Eric Guellec, Anne-Catherine Cleuziou, Sandra Le Roux, Taran Marec - 7 élus communistes à Brest

Jacqueline Héré, Mathilde Maillard, Jean-Michel Le Lorc'h, Eric Guellec, Anne-Catherine Cleuziou, Sandra Le Roux, Taran Marec - 7 élus communistes à Brest

Intervention du groupe des élu.e.s communistes

Par Eric Guellec, responsable du groupe des élus communistes brestois

Conseil Municipal du 17 juillet 2020 

Permettez-moi, car nous n’avons pas eu l’occasion de le faire lors du précédent conseil, de vous féliciter au nom des communistes brestois et brestoises, Monsieur le Maire, pour votre élection.

Mesdames, Messieurs,

Chers Collègues, nous avons vécu ces deux tours de scrutin dans un contexte particulier. La crise sanitaire de Covid-19 que nous traversons a bouleversé nos vies et le fonctionnement de nos sociétés. Et risque de les bouleverser durablement. Le second tour des élections municipales a dû être reporté. Il a ensuite fallu faire campagne différemment. Innover dans la manière de diffuser les propositions, de convaincre, d’échanger avec la population. C’est ce que notre liste s’est attachée à faire avec dignité, le regard tourné vers l'avenir, vers le progrès social et écologique, quand d’autres choisissaient d’utiliser des moyens parfois détestables sur la forme, en se donnant des objectifs sur le fond que nous ne partageons pas. A l’issue de ces deux tours de scrutin, c’est une majorité de gauche et écologiste, renouvelée et élargie dans ses composantes, qui l’a emporté et va avoir la responsabilité de la gestion de notre belle cité durant les six prochaines années. A ce titre, nous assurons les Brestois et les Brestoises que cette victoire, nous la mettrons au service de toutes et tous, sans exclusive.

Agir dans le sens de l’intérêt général, répondre aux besoins de la population, dans la perspective d’une société plus juste, plus humaine, plus fraternelle. C’est ce qui nous anime depuis toujours et c’est ainsi que nous allons continuer à conduire l’action publique ces six prochaines années. Nous nous appuyons sur un long travail déjà mené pour Brest sur un projet municipal que nous avons construit avec la population. Un projet qui prend à bras le corps les défis qui nous sont posés pour aujourd’hui, bien sûr, mais également pour demain. Durant cette nouvelle mandature, notre équipe aura à cœur de mettre en œuvre, de traduire en actes, le projet que nous avons porté pendant la campagne. C’est là notre conception de l’action publique, tenir ses engagements. Les 7 élus communistes membres de la majorité s’y attelleront avec rigueur et exigence, profondément attachés à l’esprit d’équipe. Esprit d'équipe qui, s'il ne garantit pas la réussite, en est la condition sine qua non dans la durée. Ces élections municipales 2020 se sont donc déroulées dans un contexte totalement inédit. Et les signaux envoyés sont clairs.

- Ces élections ont montré que face aux difficultés de leur vie quotidienne, beaucoup de nos concitoyens ont sanctionné sévèrement la politique d’Emmanuel Macron. C’est un échec lourd pour toutes celles et ceux qui espéraient conquérir une multitude de villes avec l’étiquette de la république en marche. C’est un premier coup d’arrêt électoral pour le Président des riches.

- Ces élections ont également montré, mes chers collègues, que l’abstention s'est révélée très forte partout en France, notamment dans les quartiers populaires. Et l’explication d’un tel niveau d’abstention dépasse la question conjoncturelle de la crise sanitaire que nous traversons. Elle est aussi le signe d’un sentiment de rupture éprouvé sur l'ensemble du territoire national par une partie de la population. Ce message de nos concitoyens, il nous faut l’entendre, le prendre en compte et y répondre, même si, bien évidemment, les solutions ne sont pas que locales, loin s'en faut. 

- Enfin, ces élections municipales 2020 ont montré que là où les forces de gauche et écologistes se sont unies et ont donc travaillé ensemble à un projet, social, écologique et démocratique, un projet en phase avec les besoins des populations, elles ont bien souvent emporté la victoire ! C’est le cas ici à Brest, mais aussi à Quimper, à Rennes, à Nantes, etc. Dans une période où la crise sanitaire a accentué les situations de précarité chez beaucoup, les services publics doivent être le pivot de la sortie de crise, buts et moyens d'un mode efficace de développement écologique et social. Investir dans le service public local, dans le bien public, est plus que jamais notre priorité. Ce mandat sera l’occasion pour notre majorité de continuer à développer des politiques sociales toujours plus ambitieuses dans toute la ville, dans tous les quartiers :

- Il nous faudra ainsi poursuivre le travail mené notamment par notre camarade Claude Bellec, élue communiste sortante que nous saluons et remercions pour son engagement depuis 2008, dans le domaine du renforcement des solidarités. 

- L’évolution de la tarification sociale de l’eau et le développement d’un réseau d’épiceries solidaires accessibles au plus grand nombre constitueront de nouvelles étapes importantes de nos politiques sociales, pour un Brest toujours plus solidaire.

- Par ailleurs, la crise sanitaire met en lumière, de façon aveuglante, les enjeux de santé et les grandes difficultés que connaît l’hôpital public depuis de nombreuses années. Les fortes inquiétudes qui pèsent sur notre service public hospitalier, dont le CHU représente le pilier ici à Brest, nous conduisent à exiger que tout soit mis en œuvre pour que notre centre hospitalier dispose des moyens adaptés aux enjeux de santé et d’accès aux soins. La priorité doit être donnée à l’humain au-delà des logiques purement budgétaires et comptables. Au niveau de la ville, nous serons vigilants à ce que le travail concernant la création d’une mutuelle santé communale soit rapidement enclenché et à ce que de nouvelles solutions d’accès aux soins puissent voir le jour. 

- Enfin, l’enjeu des solidarités ne saurait se penser sans une ambition toujours réaffirmée pour la vie associative brestoise et la promotion de l’éducation populaire dans les quartiers. Le soutien à la vie associative est le terreau de la solidarité et de la cohésion sociale. Renforcer les dynamiques collectives dans les quartiers, pour la construction de nouvelles solidarités, pour l’émancipation de chacune et chacun. Soyez assuré, et j’en terminerai là mon propos, que les communistes apporteront toute leur énergie au seul service qui vaille, le service à la population. Avec pour objectif, le seul objectif qui vaille, la construction d'une société meilleure. Monsieur le Maire, je vous remercie.

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 06:10
Mathilde Maillard, nouvelle adjointe communiste à Brest, photo Ouest-France - 15 juillet 2020

Mathilde Maillard, nouvelle adjointe communiste à Brest, photo Ouest-France - 15 juillet 2020

Brest. Qui est Mathilde Maillard, nouvelle adjointe au maire ?

Qui sont les nouveaux adjoints. Elle sera notamment en charge de la politique du bien vieillir, et de l’inclusion des personnes en situation de handicap, au sein du nouveau conseil municipal de Brest (Finistère).

Mickaël Louédec, Ouest-France, 15 juillet 2020

Mathilde Maillard, 29 ans, médecin, adjointe au maire communiste a Brest au bien vieillir et a l'inclusion du handicap. Son interview dans Ouest-France: "J’ai 29 ans, je suis membre du PCF et je vis à Brest depuis mon enfance. J’ai fait une grande partie de ma scolarité à Kerichen. Aujourd’hui, je suis médecin généraliste et j’habite toujours Kerichen. J’ai aussi exercé pendant cinq mois à l’hôpital de Landerneau. Je suis militante depuis plusieurs années, et j’ai adhéré au Parti Communiste Français en 2018. Je milite pour une société plus juste, plus solidaire, plus humaine. J’ai retrouvé ces valeurs-là dans le PCF, avec cette volonté d’apporter des réponses concrètes et réalistes aux populations".

Trois questions à Mathilde Maillard, nouvelle adjointe au maire de Brest.

Pouvez-vous vous présenter ?

J’ai 29 ans, je suis membre du PCF et je vis à Brest depuis mon enfance. J’ai fait une grande partie de ma scolarité à Kerichen. Aujourd’hui, je suis médecin généraliste et j’habite toujours Kerichen. J’ai aussi exercé pendant cinq mois à l’hôpital de Landerneau. Je suis militante depuis plusieurs années, et j’ai adhéré au Parti Communiste Français en 2018. Je milite pour une société plus juste, plus solidaire, plus humaine. J’ai retrouvé ces valeurs-là dans le PCF, avec cette volonté d’apporter des réponses concrètes et réalistes aux populations.

Quelle sera votre action au sein de la municipalité ?

Je suis adjointe, en charge de la politique du bien vieillir, et de l’inclusion des personnes en situation de handicap. L’idée est de favoriser l’autonomie des personnes, via l’adaptation des logements, l’accessibilité des transports, l’accès à la culture, au sport, au numérique… Il y a aussi l’accompagnement dans la dépendance. Il faut améliorer les conditions d’accueil dans les Ehpad municipaux et soutenir le maintien à domicile.

Comment voyez-vous Brest en 2026 ?

Brest s’est construite comme une ville solidaire. On va renforcer cette dynamique pour les prochaines années. Avec l’allongement de la durée de vie, ce sont quatre générations qui vont vivre ensemble ! Cela va renforcer notre cadre de vie !

 

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 06:08
Bilan des Municipales pour les communistes dans le Finistère: des communes gagnées et conservées à gauche, une cinquantaine d'élus

Pour conserver ou gagner des villes à gauche, y mener des politiques sociales, écologiques, démocratiques ambitieuses, servir les intérêts de la population, défendre les services publics, le secteur associatif, des politiques de solidarité, les sections PCF du Finistère ont cherché à s'inscrire dans dans une volonté de rassemblement à gauche pour ces élections municipales, et, partout où elles avaient la capacité de le faire, elles ont cherché à présenter des candidats communistes sur des listes d'union pour s'inscrire pleinement dans ce premier échelon de la démocratie locale qu'est la commune.  

Nos communes sont une grande richesse pour une démocratie vivante. Les élus municipaux sont de vrais porteurs d'un engagement au service de l'intérêt général et de la collectivité.

Le Parti communiste français, fort de sa richesse collective de 900 adhérents sur le Finistère, présentait au 1er tour du 15 mars 2020 des élections municipales 80 candidats adhérents PCF ou apparentés dans une vingtaine de communes du Finistère qui couvraient ensemble 321 000 habitants, soit un tiers de la population du Finistère environ.: Brest, Quimper, Morlaix, Landerneau, Douarnenez, Le Relecq-Kerhuon, Pont L'Abbé, Carhaix, Briec, Plouigneau, Plougonven, Guimaëc, Sizun, l'Ile de Batz, Saint Thégonnec Loc-Eguiner, Loctudy, Saint-Sauveur, Moëlan-sur-Mer, etc.

Nous n'avons pas réalisé tous nos objectifs...

Nous avons eu la déception de ne pas pouvoir reconquérir Douarnenez à gauche où la tête de liste de "Douarnenez Terre Citoyenne" était sympathisant communiste, Hugues Tupin (44% au 2nd tour), malgré une campagne de très haut niveau. Le résultat ne récompense pas la qualité de cette campagne et de cette liste. Nous avons eu aussi des déceptions à Scaër et Plougonven, où des têtes de liste communistes de liste de rassemblement à gauche n'ont pas été en mesure de reprendre ces communes à la droite. Nous remercions ces camarades pour leur engagement courageux et tout leur travail. A Landerneau, dans une ville plus conservatrice par tradition, et face à la forte adversité du maire sortant, une belle campagne de gauche d'une tête de liste militant de la CGT avec nos camarades sur une liste citoyenne aurait mérité de connaître un sort plus favorable aussi. A Pont L'Abbé, aussi, la liste de gauche a été battue dès le premier tour. A Loctudy aussi, une tête de liste de sensibilité proche des communistes n'a pas été en mesure de faire gagner la gauche dans la commune.

Mais dans l'ensemble, ces élections municipales auront permis au PCF d'enregistrer aussi de très beaux succès au 1er et au 2nd tour. 

Ainsi nous avons aussi fort heureusement dans le même temps de très grandes satisfactions sur ces élections municipales:

- Celles d'avoir conservé Rosporden-Kernevel (7780 habitants) à gauche dès le premier tour (majorité sensibilité divers gauche - PS-PCF), mais surtout d'avoir réussi de très bons résultats à Brest et au Relecq-Kerhuon pour conserver ces villes à gauche, ainsi que la métropole brestoise bien sûr. A Rosporden-Kernevel, nous aurons 8 élus communistes avec le maire délégué de Kernevel (PCF) Jacques Rannou, 2 adjoints, 2 conseillers communautaires. A Brest (140 000 hab), la liste fusionnée "Brest au cœur" menée par François Cuillandre PS-PCF-BNC-écolos a fait 49,69% au second tour contre 36 % à Malgorn pour la droite LR, et 13% au transfuge Coatanea pour la LREM. Le PCF aura 7 élu-es à la ville (+3 par rapport au début du mandat précédent ) et 4 élu-es métropolitain-es (+1). Au Relecq-Kerhuon (11 500 hab), où la liste PCF-PS issue de la majorité sortante et menée par Laurent Péron a fait 46% contre 27% aux Verts et 26 % à la LREM, nous aurons  8 élus apparentés PCF, dont 6 adhérents. 

- Celles d'avoir gagné des villes importantes contre la droite qui les gérait.

A Quimper (64 000 hab), où la liste "Quimper Ensemble" conduite par Isabelle Assih où étaient candidats 5 camarades du PCF a réalisé une magnifique performance au second tour en reprenant la ville chef lieu du Finistère au très droitier maire Ludovic Jolivet. C'est un soulagement intense et une respiration démocratique et sociale pour cette ville. Nous aurons 3 élus communistes dans la municipalité de gauche. Et 2 autres non loin de là à Briec, dans la majorité de gauche aussi.

A Morlaix (14500 hab), nous avons eu l'immense joie de gagner après 12 ans de mandat de droite avec la liste "Morlaix Ensemble" conduite par Jean-Paul Vermot (Alliance PS-PCF-Génération.S, citoyens engagés (50 % de la liste), soutenu par les Radicaux, Place Publique) avec une avance confortable au second tour de 55% contre 45% à la maire sortante Agnès Le Brun. Le PCF fait élire 8 élus apparentés dans la nouvelle majorité dont 5 adhérents. 

A Plouigneau (5300 hab), nous avons réussi à faire gagner la gauche au premier tour dans la commune après 40 ans de gestion de doite dans une commune votant plutôt à gauche aux élections nationales, grâce à une liste d'union de la gauche, citoyenne, et PS-PCF. Nous avons 6 élus adhérents PCF, + 2 sympathisants, 3 adjoints (2 adhérents et un sympathisant), 1 conseiller communautaire.

Dans le pays de Morlaix, nous avons aussi un adjoint à Guimaëc, un conseiller municipal de 18 ans à Saint-Thégonnec Loc-Eguiner dans la majorité de gauche plurielle, une élue d'opposition à Plougonven, soit 17 élus en tout dans le Pays de Morlaix. 

Nous avons aussi un élu d'opposition à Carhaix, n°2 sur la liste d'union de la gauche qui a été battu au premier tour, un élu à Scaër dans l'opposition, des élus sympathisants à Berrien, Douarnenez (opposition), un sympathisant candidat à Plomeur, une élue sympathisante à Loctudy dans l'opposition.

Nous avons aussi un élu à Saint-Sauveur.

En tout, le PCF aura donc un peu plus de 50 élus PCF dans le Finistère, soit une progression significative par rapport à 2014 où nous avions un peu plus de 30 élus adhérents, et une quarantaine d'élus apparentés en comptant les sympathisants (nombre d'élus ayant soutenu par exemple la campagne de Ian Brossat aux Européennes sur notre département).

Parmi ces élus, il faut signaler que plus de la moitié sont des nouveaux élus, et que plusieurs sont jeunes, la vingtaine d'années ou la trentaine d'années, le signe d'un parti qui a une vraie dynamique militante sur le territoire finistérien, ce dont nous nous félicitons.

Merci à tous nos candidats pour leur investissement dans ces campagnes municipales. Merci aussi à nos militants qui ont consacré du temps et de l'énergie pour défendre nos idées.  Et surtout un grand merci à tous nos électeurs!!!

Nous devons aussi remercier tous nos partenaires de ces listes d'union de la gauche avec lesquels nous avons mener de belles campagnes, qui ont été victorieuses dans plusieurs communes.

Et maintenant, au travail, pour les intérêts des citoyens et de l'application des idées et programmes sur lesquels nous avons été élus!

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 06:05
Flotte de pêche : OUI à des investissements publics durables en toute transparence – Déclaration de la Fédération du Finistère du Parti Communiste Français et de la commission Maritime PCF 29.

Flotte de pêche : OUI à des investissements publics durables  en toute transparence.

La pêche bretonne a été très affectée par la crise sanitaire, avec des volumes de vente réduits de plus de 50 % en moyenne depuis mi-mars, et jusqu’à 90 % durant les plus mauvaises semaines.

Comme les autres secteurs d’activité, les outils de l’État et des collectivités se sont déployés pour aider les entreprises à passer le cap, en particulier sous la forme de prêts bancaires en trésorerie garantis par la puissance publique. Si à court terme les dommages sont limités, lorsque les premières échéances de ces prêts devront être remboursées début 2021, la situation de nombreux armateurs risque de se dégrader fortement.

Le 31 décembre est également la date à laquelle le Brexit prendra son jour le plus concret avec la fin de la « période de transition » qui a maintenu en vigueur les règles de la politique commune des pêches et du commerce entre l’Union européenne à 27 et le Royaume-Uni.

A ce jour, les progrès des négociations apparaissent faibles, sans compromis apparents entre le Gouvernement britannique et l’UE. La pêche fait partie des points durs, avec des positions de négociations parfaitement antagonistes. L’Union plaide pour le statu quo et met en jeu l’accès des produits britanniques au marché communautaire. Le Gouvernement britannique demande de son côté une révision de ses quotas pour les stocks partagés avec l’UE et souhaite mettre en œuvre un régime d’accès contrôlé à ses eaux tout en ménageant un large accès de ses produits au marché de l’UE.

Si l’issue des négociations est encore incertaine pour de longs mois, il y a tout lieu de penser que le Brexit ne peut pas être sans effet demain en matière de pêche. Répartition des quotas (revus à la baisse sur des stocks convoités par les navires britanniques tels le cabillaud, le merlan et l’églefin en mer celtique, ou la cardine et le lieu noir en Ouest Écosse)  et conditions d’accès (licences annuelles payantes? Obligation de débarquement dans des ports britanniques ?) changeront.

C’est dans ce contexte particulier que la proposition, en son nom propre, du Président du Conseil régional de Bretagne, de création de fonds d’investissements pour les entreprises menacées de difficultés prend son sens.

Cette proposition a beaucoup de chemin à accomplir pour devenir réalité. Mais elle est très positive, car elle est susceptible d’ouvrir la voie à une intervention directe des pouvoirs publics dans la gestion des entreprises concernées.

Dans la pêche, la première menace avec le Brexit est la faillite d’armements, la vente des navires par les patrons pêcheurs et la fuite des quotas hors de Bretagne. Cette menace n’a rien d’irréaliste pour tous les observateurs de ce secteur depuis les crises liées à la surpêche dans les années 1990 : disparitions d’armements (Dhellemmes, Arcobreizh) et prises de contrôles par des capitaux étrangers (CFTO, Compagnie des pêches de St Malo, Armement La Houle…).

La prise en main des entreprises est nécessaire et doit éviter cette fuite des quotas pour maintenir les apports qui font vivre les mareyeurs, conserveurs et transformateurs bretons. Un emploi à mer génère deux emplois à terre dans la filière.

Les communistes ont toujours affirmé leur attachement à ce que les pouvoirs publics jouent pleinement leur rôle dans l’économie. Une telle intervention massive, coûteuse et de longue durée dans la pêche n’est souhaitable que si elle engage la flotte dans sa transition énergétique (nouvelles propulsions hybrides ou hydrogènes), l’amélioration de ses pratiques de pêche (sélectivité, diversification et évitement des espèces qui ne sont pas au RMD…), et son versant social (amélioration des conditions de travail et de vie à bord, de conciliation de la vie familiale et professionnelle, recrutement local, participation à la formation continue et des jeunes, promotion sociale et renouvellement des générations).

Les critères de l’intervention et les résultats de l’intervention publique dans la gestion des entreprises appellent débat, transparence et rendu-compte.

A ces conditions, le Président de Région peut être assuré du soutien des communistes du Finistère.

 

Le 01 juillet 2020,

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français .

Commission Maritime PCF 29.

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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 16:33
L’ARGENT POUR L’HÔPITAL, PAS POUR LE CAPITAL !  Un « Ségur » bien mal parti !… Il faut un plan d’urgence pour les hôpitaux et les EHPAD ! (PCF Finistère)
L’ARGENT POUR L’HÔPITAL, PAS POUR LE CAPITAL !  Un « Ségur » bien mal parti !… Il faut un plan d’urgence pour les hôpitaux et les EHPAD ! (PCF Finistère)

L’ARGENT POUR L’HÔPITAL, PAS POUR LE CAPITAL !

Un « Ségur » bien mal parti !… Il faut un plan d’urgence pour les hôpitaux et les EHPAD !

La crise sanitaire que nous venons de vivre prouve s’il en était besoin la nécessité d’un système de santé de grande qualité. Ce que les professionnel·le·s de santé, avec leurs organisations syndicales, disaient depuis plusieurs années est brutalement validé. Pas assez de lits, pas assez d’emplois, pas assez de financement dans les hôpitaux.
Le président Macron dit « s’engager » pour un « Ségur » de la Santé.
Mais ce « Ségur » de la santé est vraiment bien mal engagé !

On nous explique que tout est ouvert et que nous partons d’une page blanche. Mais, le Premier ministre, pour sa part, révèle le pot aux roses et articule la discussion sur la base du projet de loi « Ma santé 2022 » voté l’an dernier et qui prévoit la mise à mal de 300 hôpitaux de proximité en leur supprimant la chirurgie, la maternité et les urgences. Avec cette loi, c’est la poursuite de la destruction du maillage sanitaire de notre pays. Cette loi nous emmène dans le mur et Édouard Philippe nous
demande... d’accélérer !
Pourquoi poursuivent-ils cette politique catastrophique malgré l’évidence ? Parce que les enjeux sont énormes. Le capitalisme est en crise. Avec la politique de création monétaire massive des banques centrales depuis la crise de 2008, des suraccumulations de capitaux cherchent à se rentabiliser, à se créer de nouveaux marchés, à marchandiser toutes les activités humaines.
La France, avec son système de sécurité sociale, étonnant et anormal pour les libéraux, devrait se plier à leur logique. Nous ne mesurons pas assez l’aberration que représente ce système pour l’idéologie néolibérale. Pour un budget de l’État de 390 milliards d’euros, la Sécu, c’est 500 milliards d’euros de cotisations sociales... que les capitalistes rêvent de s’accaparer.
C’est maintenant que la démocratie doit s’imposer à tous les niveaux. Les hospitalier·e·s, les syndicats, les élu·e·s, les associations, seul·e·s ont fait acte de responsabilité, de prises d’initiatives et de compétences pour faire face au désastre sanitaire. ENSEMBLE, elles et ils sont seul·e·s qualifié·e·s pour faire des propositions à la hauteur des besoins et de l’intérêt général.
Les plans régionaux de santé sont disqualifiés : ils doivent être remis à plat et élaborés démocratiquement, à partir de la réalité d’aujourd’hui, dans toutes les régions et les bassins de vie.
Le gouvernement vient de faire adopter une loi de finance rectificative de 110 milliards d’euros au bénéfice de la
seule de la croissance financière, de même pour ce qui concerne la BCE au plan européen.
Dès à présent, des mesures urgentes doivent être prises pour un plan de créations de 100 000 emplois dans les hôpitaux et, dans les Éhpad, 100 000 pour aller vers les 300 000 postes à créer en 3 ans, l’augmentation de tous les quotas de formation, des augmentations de salaires équivalent à 300€ mensuel, pour un moratoire sur toutes fermetures et restructurations des hôpitaux, pour un pôle public du médicament…

Les organisations syndicales des personnels hospitaliers, les collectifs de défense du service public hospitalier, ENSEMBLE, appellent à une journée d’action mardi 16 juin.
Ces actions se dérouleront:

►A Brest, une chaîne humaine est prévue à partir de 18h00 autour de l’hôpital Morvan et de la
Mairie et pot de l’amitié
►A Brest, rassemblements à l’Ehpad de La Source (rue Marguerite Duras) à 8h30; à l’Ehpad de
Keraudren (rue Ernestine de Trémaudan) à 10h30;
►A Quimper, un rassemblement aura lieu devant le centre hospitalier (CHIC) à 14h30
►A Morlaix, barbecue à midi et rassemblement à partir de 14h30 à l’hôpital (chaîne humaine)

Les organisations syndicales CGT et Solidaires de l’Hôpital de Morlaix

- organisent un pique-nique devant le bâtiment administratif de  l’hôpital à partir de 12 h.

appellent les personnels à un débrayage de 14 h 30 à 16 h 30

- organiseront, à cette occasion, « un encerclement » par une chaine humaine du bâtiment administratif


►Maison Accueil Spécialisée Genêts d’or, rassemblement à 14h00 à Ploujean,
►A Douarnenez, rassemblement à 14h30 devant l’hôpital
►A Lesneven, rassemblement à 14h00 devant l’hôpital
►A Lannilis, rassemblement à 14h00 devant l’Ehpad des Abers …
►A Quimperlé, rassemblement à 11h00 devant l’hôpital
►A Carhaix, rassemblement à 18h30 devant l’hôpital
►Sur les sites de Perharidy et de Ty Yann de 12h00 à 14h00 pour un pique-nique revendicatif

La fédération du Finistère du PCF appelle toutes et tous à y participer massivement. Elle mettra en débat les propositions du PCF pour un plan d’urgence pour les hôpitaux publics et les Ehpad.

Fédération du PCF Finistère,

A Brest, le 11 juin 2020

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 08:39
Communiqué du PCF Finistère -  Nous voulons d'une reprise d'école qui fasse sens (6 mai 2020)

Communiqué du PCF Finistère -

6 mai 2020

 

Nous voulons d'une école qui fasse sens, c'est pourquoi nous remettons en cause le bien-fondé d'une reprise de l'école prématurée, dans des conditions dégradées et inégalitaires, anxiogènes pour les enfants, les équipes éducatives et les familles

L'épidémie du Covid-19 et la fermeture des établissements scolaires liées aux contraintes de confinement ont mis en avant toute l'importance de l'école. L'école doit être reconnue comme bien commun indispensable à tous, et doit faire l'objet d'investissements qui permettent de faire face aux inégalités d'accès à la réussite et à l'ambition collective d'une culture commune de bon niveau pour tous nos jeunes. Ce ne sont pas les choix budgétaires et économiques du gouvernement actuel.

En ce sens, l'attitude de Macron et de son gouvernement est irresponsable : l'annonce d'une date de réouverture des écoles ne s'accompagne d'aucune véritable politique pour rendre cette reprise possible dans des conditions acceptables et égales pour toutes et tous ! L’État se défausse sur les collectivités territoriales, les directions d'écoles, les enseignant.es, les familles et laisse les enseignant.e.s dans l'inquiétude la plus profonde. La situation est chaotique, dantesque: les préconisations se suivent et ne cessent de se contredire, à l'image d'un gouvernement qui a fait la preuve de son incompétence et qui confond communication à l'emporte pièce et action sérieuse dans toute cette crise du Covid-19.

A chacun de bricoler avec les moyens du bord, quitte à provoquer une relance de l'épidémie...

Les avis du Comité scientifique sur le caractère prématuré de la date du 12 mai pour une reprise de l'école n'ont pas été pris en compte, pas plus que l'avis des organisations syndicales enseignantes en France, en Bretagne et dans le Finistère, ou l'avis du CHSCT (comité hygiène et sécurité) et d'une association de parents importante comme la FCPE.

Les équipes éducatives se sentent trahies par l'éducation nationale et leur ministre. On ne répond à aucune de leurs interrogations, par exemple sur la comptabilité d'un maintien du travail à distance avec les temps d'apprentissage en présence des élèves. Les directeurs-ices d'école vivent une période très douloureuse où ils/elles sont balloté.es entre des discours très éloignées de leurs problématiques de terrain et des réalités pédagogiques.

Le retour des enfants en classe est avant tout pour le gouvernement un levier de la reprise générale de l'activité économique dans le pays et un moyen de contrainte sur les salariés. Mais il ne faut pas mentir aux parents, aux enfants et aux équipes éducatives... En vérité, ce n'est pas pour des raisons de lutte contre le décrochage scolaire, d'efficacité pédagogique, d'intérêt des enfants, que l'école reprend à la mi mai. Sinon, comment expliquer que ce gouvernement n'ait absolument rien fait en matière sociale pour les familles en situation de grande précarité et de fragilité depuis le début du confinement alors qu'il débloque des dizaines de milliards pour les acteurs économiques ? Il y a une imposture et un mensonge fondamental à vouloir investir l'école d'une fonction que l'Etat est incapable d'assumer.

Quelle mobilisation exceptionnelle des aides, des services sociaux, des éducateurs, des moyens de liens avec les familles et les jeunes par la puissance publique pour répondre à la question de l'isolement et de la précarité des familles ? L’État n'a même pas été capable de mobiliser des moyens contre la fracture numérique pour rendre possible pour tous les enfants, toute les familles, le travail à distance pendant la durée du confinement, par l'aide à la mise à disposition de matériel informatique.

Quel sens cela a t-il d'un point de vue éducatif de faire reprendre les plus jeunes et pas les 4e et 3e, les lycéens, les étudiants, dont la rentrée n'interviendra pas avant juin ou septembre ? Quelle liberté laisse t-on vraiment aux parents si l'ouverture de l'école de leurs enfants leur enlève toute possibilité de dérogation et d'aménagement de travail à distance pour garder leurs enfants ? Comment se propose t-on d'assurer une continuité de la prise en charge scolaire des enfants en situation de handicap ?

Le gouvernement, tout à sa volonté de réouvrir au plus vite les écoles fait reposer sur les équipes pédagogiques et sur les parents d’élèves l'entière responsabilité de la reprise des cours.

Il se contente de faire circuler un protocole sanitaire de 54 pages qui montre bien à quel point la « rentrée » des classes pose, dans la situation actuelle, un problème majeur. Ce protocole sanitaire qui s'impose aux directions d'école et aux collectivités de référence est par bien des aspects inapplicable dans des conditions réelles, et il est basé sur l'hypothèse d'une reprise d'une partie des élèves seulement. Les moyens d'application ne sont aucunement garantis par l’État, par la mise à disposition de personnels et de locaux adaptés, de matériel de protection, ce qui fait que les dispositions prises localement, y compris sur l'offre de scolarité proposée aux enfants et aux familles d'une école à l'autre, vont être extrêmement disparates et inégalitaires.

Ce protocole sanitaire apparait comme un  parapluie géant et illusoire dressé par l’État et le ministère de l'éducation nationale pour dire aux écoles, aux collectivités locales, confrontées aux injonctions les plus contradictoires : « c'est pas moi, c'est votre responsabilité, c'est votre faute ».

Et cela en dehors de tous moyens supplémentaires attribués encore une fois... Ce protocole sanitaire risque de conduire à vider de nombreux enseignements d'une grande part de leur sens, comme en EPS (éducation physique et sportive), et à brouiller le sens de l'école pour les enfants, les familles, les enseignant.es, particulièrement pour les classes du premier degré. 

En maternelle par exemple : distance d’un mètre entre les élèves, pas de jeux collectifs, pas de coins jeux pour les petits, pas de proximité physique possible, lavages de mains à répétition, désinfection des objets, de locaux… D’emblée, il apparaît évident que les conditions d’accueil seront impossibles à tenir quand on connait la vie réelle d’un établissement qui reçoit des enfants., ce que dénoncent les syndicats de l’enseignement dans une courrier adressé le 4 mai à la Directrice académique du Finistère (SNUIPP, SUD Éducation, CGT éduc-action, SNUDI-FO). Quelle empathie a t-on vis-vis des petits en leur imposant ces conditions de reprise stressantes qui ruinent les efforts de construction pédagogique inclusive des enseignant.es ?

L'école transformée en caserne ou colonie pénitentiaire, est-ce encore l'école? Les équipes éducatives ont besoin de temps pour organiser une rentrée pour tous les élèves, et qui fasse sens. Les conditions de la reprise à la mi mai vont encore accroître les inégalités et les déséquilibres sociaux et territoriaux face à l'école. Il se pourrait même que le gouvernement cherche à instrumentaliser la crise sanitaire pour imposer son projet néo-libéral pour l'éducation : une école à la carte, différente d'un territoire à l'autre, d'un élève à l'autre.

Le Parti communiste qui a proposé un plan d'urgence pour l'éducation en 17 propositions veut d'une reprise scolaire qui n'exclue pas plus de la moitié des élèves et ne conduise pas à une caricature d' « école » , et d'une rentrée dans des conditions préparées par les acteurs de l'éducation qui savent ce qu'est un élève et une classe, discutées démocratiquement, sans exclure les familles, les personnels, les collectivités.

Les communes tentent de s'adapter comme elles le peuvent dans le Finistère, en se souciant d'impliquer les conseils d'école, les personnels éducatifs et les parents dans la réflexion sur la reprise des écoles dans le premier degré. Nous saluons l'effort actuel de nombre d'entre elles dans des conditions rendues complexes par les responsabilités que n'assume plus l’État. Il serait souhaitable qu'elles soient prochainement en mesure de débloquer des moyens, avec l'appui de l’État, pour l'organisation des temps périscolaires, la mobilisation des éducateurs et animateurs des villes, des locaux et infrastructures des activités culturelles et sportives, et l'intégration progressive du maximum d'enfants.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE


Le PCF propose un plan d’urgence pour l’Éducation et verse 17 propositions au débat


L’annonce de la date du 11 mai pour la réouverture des écoles ne s’accompagne d’aucune véritable politique pour rendre cette reprise possible ! L’État se défausse sur les collectivités territoriales et sur les familles. À chacun de bricoler avec les moyens du bord, quitte à provoquer une relance de l’épidémie... Pourtant, l’argent existe : le gouvernement trouve des milliards pour renflouer les grands industriels, mais pas pour garantir de bonnes conditions d’enseignement et d’apprentissage pour tous les enfants ?
Si, dans l’immédiat, les établissements scolaires doivent rouvrir, ce n’est que pour permettre de réels apprentissages et non pour être un mode de garde en direction des enfants des familles qui n'ont pas d'autre choix que de retourner travailler. C'est à l'école qu'on apprend et qu'on progresse, avec l'ensemble des élèves et des adultes dont c'est le métier.

Le PCF propose un plan d’urgence pour l’Éducation. Il se décline en 17 propositions que le PCF verse au débat.

1/ L’Éducation de toutes et tous, une responsabilité nationale
2/ La priorité : assurer la sécurité sanitaire pour enrayer l’épidémie
3/ Des moyens matériels et humains dés maintenant et pour la rentrée prochaine
4/ Stop aux mensonges, au mépris, à la maltraitance : pas de mesures d’urgence sans implication de tous les acteurs

Vous trouverez ci-joint le document complet du plan d’urgence pour l’Éducation.


Parti communiste français,

Paris, le 6 mai 2020.

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