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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 13:10
Une du Patriote - le journal communiste de Nice et de la Côte d'Azur, 18 février 1958 (Hors série l'Humanité, La Révolution Picasso, mars 2013)

Une du Patriote - le journal communiste de Nice et de la Côte d'Azur, 18 février 1958 (Hors série l'Humanité, La Révolution Picasso, mars 2013)

Don Quichotte selon Picasso, dans Les Lettres Françaises, août 1955 - tirage mis en vente au stand des Lettres françaises à la fête de l'Humanité de Vincennes en septembre 1955 (Hors série l'Humanité, La Révolution Picasso, mars 2013)

Don Quichotte selon Picasso, dans Les Lettres Françaises, août 1955 - tirage mis en vente au stand des Lettres françaises à la fête de l'Humanité de Vincennes en septembre 1955 (Hors série l'Humanité, La Révolution Picasso, mars 2013)

Une de l'Humanité Dimanche - 22 décembre 1957 (Hors série l'Humanité, La Révolution Picasso, mars 2013)

Une de l'Humanité Dimanche - 22 décembre 1957 (Hors série l'Humanité, La Révolution Picasso, mars 2013)

Une de l'Humanité Dimanche 27 décembre 1953 (Hors série l'Humanité, La Révolution Picasso, mars 2013)

Une de l'Humanité Dimanche 27 décembre 1953 (Hors série l'Humanité, La Révolution Picasso, mars 2013)

Une de l'Humanité Dimanche avec les portraits de Julius et Ethan Rosenberg le 20 juin 1954

Une de l'Humanité Dimanche avec les portraits de Julius et Ethan Rosenberg le 20 juin 1954

Jacques Duclos, Marcel Cachin, Pablo Picasso le 5 octobre 1944 au moment de l'adhésion de Picasso au PCF

Jacques Duclos, Marcel Cachin, Pablo Picasso le 5 octobre 1944 au moment de l'adhésion de Picasso au PCF

Picasso et Marcel Cachin, directeur de l'Humanité, photographiés par André Villers en 1953 (photo d'archives - Hors série l'Humanité, La Révolution Picasso, mars 2013)

Picasso et Marcel Cachin, directeur de l'Humanité, photographiés par André Villers en 1953 (photo d'archives - Hors série l'Humanité, La Révolution Picasso, mars 2013)

Portrait d'hommage à Marcel Cachin après la mort du directeur de l'Humanité - par Picasso, 1964

Portrait d'hommage à Marcel Cachin après la mort du directeur de l'Humanité - par Picasso, 1964

Picasso et Maurice Thorez en 1953

Picasso et Maurice Thorez en 1953

Picasso et la presse communiste.

Picasso devient adhérent du Parti Communiste en octobre 1944. Dans l'Huma du 29 au 30 octobre 1944, il écrit: 
"Mon adhésion au Parti communiste est la suite de toute ma vie, de toute mon oeuvre... Oui j'ai conscience d'avoir toujours lutté pour ma peinture, en véritable révolutionnaire. Mais j'ai compris maintenant que cela ne suffit pas; ces années d'oppression terrible m'ont démontré que je devais combattre non seulement par mon art mais de tout moi-même. Et alors je suis allé vers le Pari communiste sans la moindre hésitation, car au fond j'étais avec lui depuis toujours. Aragon, Eluard, Cassou, Fougeron, tous mes amis le savent bien; si je n'avais pas encore adhéré officiellement, c'était par "innocence" en quelque sorte, parce que je croyais que mon oeuvre, mon adhésion de coeur étaient suffisants, mais c'était déjà mon Parti. N'est-ce pas lui qui travaille le plus à connaître et à construire le monde, à rendre les hommes d'aujourd'hui et de demain plus lucides, plus libres, plus heureux? N'est-ce pas les communistes qui ont été les plus courageux aussi bien en France qu'en URSS ou dans mon Espagne? Comment aurais-je pu hésiter? La peur de m'engager? Mais je ne me suis jamais senti plus libre au contraire, plus complet. Et puis j'avais tellement hâte de retrouver une patrie: j'ai toujours été un exilé, maintenant je ne le suis plus; en attendant que l'Espagne puisse enfin m'accueillir, le Parti communiste français m'a ouvert les bras, j'y ai trouvé tous ceux que j'estime le plus, les plus grands savants, les plus grands poètes, et tous ces visages d'insurgés parisiens si beaux que j'ai vus pendant les journées d'août, je suis de nouveau parmi mes frères. "

Picasso a alors 63 ans. Il avait déjà manifesté son soutien pour l'Espagne Républicaine en 1936-1937. Ses oeuvres, honnies par Vichy et les Nazis, et leurs collaborateurs (parmi eux plusieurs fauves comme Vlaminck) étaient qualifiées d'art dégénéré pendant la guerre.

Jusqu'à la fin de sa vie, le 8 avril 1973, Picasso va rester adhérent du Parti Communiste Français même s'il a manifesté de fortes critiques de la politique de l'URSS au moment de l'invasion de la Hongrie, notamment.

C'est un fidèle lecteur de l'Humanité et un collaborateur régulier du journal. Ses dessins pour la paix sont très connus, ses hommages à Julius et Ethel Rosenberg, à Henri Martin, à Mikos Beloyannis, à Joliot-Curie, à Paul Langevin aussi. Picasso dessine aussi les Unes de journaux locaux du Parti Communiste, comme le Patriote, le journal du parti communiste niçois et du sud-est, ou de journaux associés, comme "Combat pour la paix".

Il participe régulièrement à la Fête de l'Humanité, organisant même des ateliers pratiques d'art plastique et des démonstrations pour les jeunes et moins jeunes. En 1967, le Parti Communiste organise une grande exposition Picasso à la fête de l'Humanité.

Ses oeuvres pour la presse communiste, souvent plus "naïves", épurées et grand public que ses tableaux grand format, témoignent de son génie multiforme.

S'il était riche et particulièrement prolifique comme artiste, Picasso était particulièrement généreux aussi: ainsi, il donna entre 1957 et 1967 deux mille cinq cent gravures originales au journal communiste de la Côte d'Azur Le Patriote.

Son soutien moral, financier, au parti communiste et aux organisations associées pour la paix ont été constants.

Il a aussi dessiné contre la guerre d'Algérie, la guerre du Vietnam, pour le désarmement.

 

 

Ismaël Dupont. 

 

Lire aussi: 

L'engagement communiste de Pablo Picasso

L'homme à l'oeillet - le dirigeant communiste grec Beloyannis, exécuté par la dictature

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Affiche du Congrès mondial des partisans de la Paix Picasso

Affiche du Congrès mondial des partisans de la Paix Picasso

une colombe de la paix tardive de Picasso

une colombe de la paix tardive de Picasso

Une de l'Humanité Dimanche le 25 juillet 1954

Une de l'Humanité Dimanche le 25 juillet 1954

Portrait de Fréderic Joliot-Curie à la une du journal Combat pour la Paix, mars-avril 1959

Portrait de Fréderic Joliot-Curie à la une du journal Combat pour la Paix, mars-avril 1959

Picasso et la presse communiste (numéro spécial de L'Humanité - La Révolution Picasso, mars 2013)
Hommage de Rafael Alberti à Picasso sur un numéro d'hommage de L'Humanité après la mort du grand peintre le 9 avril 1973: Le titre de la page et l'introduction: Pour des millions d'hommes, il est LE peintre L'oeuvre est gigantesque. Ses prolongements sont infinis. pour des millions d'hommes il est, et restera, LE peintre.  Une sorte de Prométhée fraternel qui portera dans l'art un feu durable...

Hommage de Rafael Alberti à Picasso sur un numéro d'hommage de L'Humanité après la mort du grand peintre le 9 avril 1973: Le titre de la page et l'introduction: Pour des millions d'hommes, il est LE peintre L'oeuvre est gigantesque. Ses prolongements sont infinis. pour des millions d'hommes il est, et restera, LE peintre. Une sorte de Prométhée fraternel qui portera dans l'art un feu durable...

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 13:10
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)

Voici un document exceptionnel qui nous a été confié par Jean-Claude Cariou et qui appartenait à son père Alain Cariou, ancien résistant, instituteur, membre du secrétariat fédéral du PCF fédération du Finistère en 1947 et directeur de "La Bretagne".

Il s'agit du livret de la 10e Conférence Fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947. 

Nous avons pris soin de numériser la totalité du livret pour le rendre accessible aux lecteurs du Chiffon Rouge dans la logique du travail de transmission de l'histoire régionale du Parti Communiste que nous essayons d'assurer depuis plusieurs années car il s'agit d'un document exceptionnel pour découvrir la culture communiste de la libération et l'état d'esprit du PCF dans le Finistère deux ans après la fin de la guerre.  

Le Parti honore ses martyrs de la résistance (Alain Le Lay, Gabriel Péri, Pierre Sémard), ses chefs internationaux ( Lénine et Staline) et nationaux (Thorez, Duclos, Marty, Frachon, Cachin), ses ministres (Charles Tillon, François Billoux, Ambroise Croizat), ses parlementaires finistériens (Gabriel Paul, également secrétaire fédéral; Pierre Hervé*, Alain Signor), ses élu-e-s locaux (Marie Lambert*, qui fut élue députée en 45, Marie Mahé, maire de Kernével, JD Larnicol, conseiller général de Pont l'abbé, Jos Pencalet, adjoint au maire de Douarnenez). 

Il témoigne d'une grande ambition, d'un état d'esprit conquérant, enracine ses propositions de progrès social dans le réel des conditions économiques qui sont analysées dans leurs évolutions et leurs sous-bassements avec une grande précision. 

""La vieille", "la pauvre" Bretagne, qu'on a peinte ignorante, fataliste n'existe plus. L'alcoolisme recule devant la prise de conscience de leur force par les travailleurs. Les contacts entre la ville et la campagne ont facilité l'adoption d'un meilleur confort, d'une hygiène plus poussée. Les Bretons émigrés dans les grandes villes deviennent révolutionnaires et grâce à leurs rapports étroits avec la famille demeurée au pays natal font pénétrer jusque dans nos campagnes les plus reculées les mots d'ordre des forces de progrès et de liberté... L'évolution politique est rapide, mais cependant il faut observer que notre Parti a gagné plus sur les partis socialiste et radical que sur la droite classique, qui, aidée par un clergé tout puissant et un réseau d'écoles privées catholiques très étendu et toujours en progression, demeure une inertie puissante réfractaire à toute pénétration républicaine et démocratique (le Léon)". (p. 8). 

On célèbre un esprit d'unité de la résistance, de travail et de production pour le progrès social dont on voit les grandes lois en train d'être formulées et mises en oeuvre (accidents du travail, retraites, statut des fonctionnaires, délégués d'atelier des ouvriers, conventions collectives, sécurité sociale). La réaction de droite et libérale liée à la guerre froide, à la répression des mouvements sociaux et à l'éviction des ministres communistes, n'est pas encore à l'ordre du jour: 

"Qui peut contester le progrès social réalisé par la mise en application du plan de Sécurité Sociale? Il suit l'individu de la naissance à la vieillisse; le garantit contre toute vexation ou pression en balayant paternalisme et charité par un système de solidarité nationale." (p.10)     

Le PCF Finistère met en avant ses batailles concrètes pour l'augmentation des salaires, la surveillance et la régulation des prix, le logement des sinistrés de Brest, la défense des ouvriers agricoles et des fermiers, l'équipement des marins. 

La droite vichyste n'est pas morte: elle n'incarne dans les anciens dorgéristes, les comités agricoles réactionnaires, tel celui de Guébriant, le notable saint-politain, mais aussi dans une police qui n'a pas été complètement épurée. 

Le PCF Finistère milite activement contre la guerre d'Indochine et pour le droit à l'indépendance des vietnamiens, une guerre préparée "par les colonialistes de la banque d'Indochine et les planteurs de caoutchouc" qui s'appuient sur le très réactionnaire Thierry d'Argenlieu.  

Entre 1945 et 1946, le PCF Finistère se félicite d'avoir gagné 25 000 voix aux élections dans le département. Dans des élections législatives à la proportionnelle, le Parti Communiste recueillait 70 000 voix en novembre 1945 (2 députés), 80 000 voix en mars 1946 (2 députés), 105 800 voix en novembre 1946 (3 députés sur 10 députés finistériens).

Il regrette toutefois que l'animation politique par les militants se fassent trop sur des objectifs électoraux.

Un Parti de 14 000 adhérents dans le département en 1946-1947: 14 500 cartes du PCF ont été placées aux sections dans le Finistère, et 13 261 cartes réglées.  

C'est peut-être une estimation haute. Pierre Le Rose, dirigeant départemental à l'organisation parlera plus tard (dans une lettre en 1985) de 7000 adhérents en 1947 (contre 1800 en 1937):  

L'audience du Parti Communiste à la libération dans le Finistère

"L'audience du Parti était très grande dans le Finistère à la Libération. On évaluait les adhérents à 10 000 ou 12 000. Les cartes étaient placées aux réunions publiques au lendemain de la libération. L'organisation ne suivait pas. Mais dans les localités importantes (Brest, Morlaix, Quimper, Douarnenez, Concarneau), les cellules avaient des Bureaux et des activités réelles. Le premier pointage réel que j'ai pu faire en Avril 47 (je venais d'avoir la responsabilité de l'organisation fédérale) faisait apparaître plus de 7000 adhérents. Nous avons vu jusqu'à 12 000 personnes à nos fêtes fédérales (fête de la Bretagne, notre journal, avec Marcel Cachin; 40 000 personnes à Brest sur le cours d'Ajot avec Maurice Thorez le 6 juillet 1947). Parallèlement, les JC (44-45) puis l'UJRF (à partir d'avril 45) comptaient entre 9 et 10 000 adhérents (jeunes venus des FTP, jeunes filles très nombreuses). Les jeunes prenaient leurs responsabilités pour organiser les activités ( 400 Jeunes Communistes à Quimper, 200 à Concarneau, mêmes chiffre à Douarnenez; organisations existant dans les localités rurales du Centre Finistère, Riec sur Belon, etc...). Les meetings des JC rassemblaient autant et parfois plus d'auditeurs que le Parti. Ce sont les JC (garçons et filles) qui ont vite fourni les cadres du Parti (peut-être au détriment de l'organisation des jeunes)".

La direction du PCF milite pour la reconnaissance politique des femmes: "Les femmes viennent de plus en plus à la vie politique. Il faut les organiser et laisser de côté les préjugés encore tenaces sur l'infériorité de la femme qui ne sont pas dignes de communistes".  

La fédération vient de transférer son siège à Brest. Elle connaît déjà quelques difficultés financières qui l'ont contraint à réduire son nombre de permanents.  

* Note biographique de Jean-Claude Cariou sur Marie Lambert et Pierre Hervé

Marie Lambert remplaça ensuite à l'Assemblée Nationale Pierre Hervé (du secteur de Morlaix-Lanmeur), lequel quitta plus tard le PCF pour rejoindre la SFIO puis un groupuscule gaulliste. Il redevint professeur de philosophie, son métier initial en région parisienne. Sa femme, résistante, avait servi de modèle à Jacques Prévert, dont il était l'ami, pour son célèbre poème "Barbara". Marie Lambert divorça ensuite de l'officier d'infanterie dont elle était l'épouse et quitta la Bretagne avec son nouveau mari, Georges Gosnat, trésorier national du PCF et membre du Bureau politique.  

Lire aussi sur des sujets voisins: 

Le Front Populaire dans le Finistère: C'était 1936, le Front Populaire vu de Bretagne

Pierre Le Rose: une trajectoire communiste en Finistère

L'audience du Parti Communiste à la libération dans le Finistère

Communistes de Bretagne (1921-1945)

Résistance et répression des communistes brestois de 1939 à 1943 (à partir des souvenirs et des enquêtes d'Eugène Kerbaul, résistant communiste)

Albert Rannou: Lettres de prison d'un résistant communiste brestois né à Guimiliau fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien

1945: Charles Tillon, ministre de l'air, en visite à Carhaix (une photo inédite avec Gaby Paul et Alain Cariou, cadres du PCF dans le Finistère à la libération)

* Alain Le Lay fut l'un des actifs organisateurs de l'Organisation Spéciale en Bretagne, mort en déportation après avoir été arrêté lors d'une des rafles des policiers de Vichy conduits par le Commissaire des Renseignements Généraux, en septembre 1942

* Alain Le Lay fut l'un des actifs organisateurs de l'Organisation Spéciale en Bretagne, mort en déportation après avoir été arrêté lors d'une des rafles des policiers de Vichy conduits par le Commissaire des Renseignements Généraux, en septembre 1942

Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
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Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)
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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 08:20
Conférence de Renaud Faroux sur l'oeuvre de Picasso pour les adhérents du PCF - 1er novembre 2017, Landerneau
Conférence de Renaud Faroux sur l'oeuvre de Picasso pour les adhérents du PCF - 1er novembre 2017, Landerneau
Conférence de Renaud Faroux sur l'oeuvre de Picasso pour les adhérents du PCF - 1er novembre 2017, Landerneau

Picasso est né en 1881 à Malaga. Il passe sa jeunesse en Espagne. 

La légende raconte que ses premiers mots furent "lapiz" (crayon). En 1891, son père, peintre (mince, blond sensible, mélancolique, qu'on appelait "l'anglais") accepte un poste d'enseignant à l'école de dessin "La Corogne". Il est spécialiste des pigeons (il les élève avant de les peindre).

Picasso a dix ans et il s'exerce au dessin alors qu'il sait à peine lire. 

En 1895, il s'installe avec sa famille à Barcelone, son père enseigne à l'école des Beaux-arts et grâce à lui, Picasso, âgé de 14 ans, peut passer exceptionnellement le concours d'entrée. Il se révèle un véritable prodige et il est tout de suite admis. L'enseignement de l'école est classique et Picasso maîtrise très vite et parfaitement le dessin et la peinture. 

Deux ans plus tard, il se présente au concours de l'Académie Royale de Madrid. Son succès y est aussi éclatant qu'à Barcelone. A 16 ans, Picasso atteint le plus haut niveau artistique des meilleures écoles d'art d'Espagne. 

A 19 ans, il expose pour la première fois à Barcelone, dans la taverne du "4 Gats" et part pour Paris. 

   

Jeune homme debout - Picasso (1900)

Jeune homme debout - Picasso (1900)

La première exposition de Picasso en février 1900 au cabaret "El Quatre Gats" de Barcelone montre un ensemble de 150 effigies de ses amis peintres et poètes modernistes. On pouvait aisément mettre un nom sur chacun: Sabartès, Casagemas, Reventos, Pallarès, entre autre. Cette galerie de portraits réunissait deux parties distinctes: des visages dont un autoportrait cadré en gros plan par un habile cerné qui rappelle les Nabis, ou des personnages saisis dans de grandes variétés de poses (en pied, assis, de face ou de trois quart). Ici, ce dandy fin de siècle sur fond parme, les mains dans les poches et à l'air songeur, nous toise. Le traitement du visage est sensible, la silhouette est cintrée de façon sèche par le tracé anguleux du fusain qui en accentue le raidissement. A souligner, le jeu des drapés et le mouvement de la veste.   

l'enfant à la colombe - Picasso

l'enfant à la colombe - Picasso

L'enfant à la colombe. Voici un tableau frais et tendre réalisé à Paris. On y lit l'influence de Gauguin et de Van Gogh. Il se sauve de la mièvrerie par la facture et par l'utilisation du cerne épais. Il n'y a pas de modelé, ni d'ombre mais un jeu de couleur compliqué marqué par des oppositions entre la dureté de la technique et le sujet traité.   

Picasso le vieux guitariste aveugle 1903

Picasso le vieux guitariste aveugle 1903

 Pablo Picasso, Angel F. de Soto, et Casagemas photographiés par Manuel Pallarès à Barcelone

Pablo Picasso, Angel F. de Soto, et Casagemas photographiés par Manuel Pallarès à Barcelone

De la période bleue à la période rose

Picasso vient de perdre son cher ami Carlos Casagemas avec qui il avait quitté l'Espagne pour rejoindre Paros et avec qui il partageait son atelier. Carlos vient de se suicider pour une histoire de coeur. C'est une période difficile pour Picasso qui manque d'argent et qui n'est pas encore connu. Il dira: "C'est en pensant à Casagemas que je me suis mis à peindre en bleu". Cette couleur est le symbole de sa tristesse et de sa mélancolie. Il dit aussi que c'est sa couleur préférée. 

Gertrude Stein attribue ce changement de style de Picasso à son retour à Barcelone et à des influences purement espagnoles: Greco, Murillo, Velasquez, Zurbaran. 

La période bleue correspond aux années 1901-1903. 

Le vieux guitariste fait penser au Maniérisme du Greco avec ses membres allongés, la pose contournée et les gestes affectés. Construit autour de l'axe central de la guitare, il préfigure les compositions des natures mortes de la période cubiste.  

1905 - Picasso période rose - "Acrobate et sa balle"

1905 - Picasso période rose - "Acrobate et sa balle"

Fernande Olivier, maîtresse de Picasso pendant la période rose et le début de la période cubiste( ici photographiée en 1904)

Fernande Olivier, maîtresse de Picasso pendant la période rose et le début de la période cubiste( ici photographiée en 1904)

De retour à Paris, avec la période dite Rose, apparaît le monde du cirque et le personnage de l'Arlequin auquel Picasso s'identifie (avant qu'il s'identifie avec le Minotaure un peu plus tard, dans l'entre deux-guerres et jusqu'à la fin de sa vie). C'est aussi la période où il vient de rencontrer la belle Fernande qui sera sa muse au Bateau Lavoir. On la retrouve dans "l'acrobate et sa balle" en petite fille en collant bleu en équilibre sur une grosse boule. Au premier plan un personnage massif de lutteur en maillot rose et bleu. Au loin, dans un paysage sans arbre, une femme et son enfant regardent paître un cheval... Un tableau empli de mélancolie et de douceur... 

La leçon de Cézanne/ Portrait de Gertrude Stein  

Picasso s'installe dans le quartier de Montmartre, dans les ateliers du "Bateau-Lavoir" appelé ainsi par Max Jacob pour sa ressemblance avec les bateaux lavoir des bords de Seine. On embarquait de la rue par une sorte de pont, descendait des escaliers compliqués, des couloirs obscurs pour atteindre les étages inférieurs... L'eau et l'hygiène y sont complètement absents. Etrange demeure qui ne semblait comprendre que des greniers et des caves. Gauguin et les symbolistes y avaient déjà séjournés. 

C'est là que va naître le cubisme en 1907.

Les Stein sont les premiers mécènes de Picasso. Frère et soeur américains installés à Paris, Léo est collectionneur, sa soeur écrivain. Ils vont découvrir Cézanne à la galerie Vollard, Van Gogh, Gauguin. Piloté par un jeune auteur Henri-Pierre Roché (Jules et Jim), Léo Stein sera le premier découvreur de Picasso. Forts hospitaliers, les Stein organisaient des dîners où tout le monde intellectuel se rencontrait dans leur appartement de la rue de Fleurus. C'est là que Matisse et Picasso vont se rencontrer la première fois.    

Portrait de Gertrude Stein- Picasso

Portrait de Gertrude Stein- Picasso

"Le portrait de Gertrude Stein": au printemps 1906, Gertrude Stein fut très surprise quand Picasso lui demanda de faire son portrait. Elle avait une silhouette trapue et massive... Picasso, très exigeant avec son modèle, exige plus de 80 séances de pose pour ce portrait. Fernande distrayait le modèle en lui lisant des fables de La Fontaine. Le tableau n'avançait pas jusqu'au jour où Picasso peignit toute la tête. Il dit alors en colère: "Je ne vous vois plus quand je vous regarde". Il part alors en Espagne et laisse le portrait inachevé. A son retour, il redessine le contour de la tête sans avoir revu son modèle. Le visage est traité comme un masque. 

Picasso voyait plus exactement, plus profondément, avec l'oeil de son imagination que devant son modèle. Le "portrait de Gertrude Stein" illustre sa recherche de construction par la forme. Cézanne travaillait sur la simplification et transformation des formes naturelles en formes géométriques essentielles. "Dans la nature, tout est sphères, cônes et cylindres". C'est donc la forme qui vient en premier, et non le sujet ou le couleur.

L'égal de Matisse  

Au salon des Indépendants de 1906, Matisse provoque un scandale en exposant une peinture révolutionnaire "La joie de Vivre". Les aplats de couleur lumineuse rompent avec l'impressionnisme et le pointillisme et effrayent la critique. Matisse simplifie les formes et supprime la perspective pour ne construire un tableau que grâce à la couleur. Le tableau est tout de suite acheté par Léo et Gertrude Stein et c'est dans leur collection que Picasso le voit pour la première fois. 

La réponse de Picasso sera: Les demoiselles d'Avignon.  

Conférence de Renaud Faroux sur l'oeuvre de Picasso pour les adhérents du PCF - 1er novembre 2017, Landerneau
La Joie de Vivre - de Matisse (1906)

La Joie de Vivre - de Matisse (1906)

Les demoiselles d'Avignon (1907)

Les demoiselles d'Avignon (1907)

Picasso étudie les arts primitifs au Louvre à Paris en suivant les traces de Gauguin. Il construit ses tableaux avec des éléments très simples mais contrairement à Matisse ou Gauguin, qui construisent leurs tableaux par des aplats de couleurs, Picasso construit son tableau par des volumes à la façon de Cézanne. 

Les Demoiselles d'Avignon, un grand tableau de 6 mètres carrés, apparaît au printemps 1907. Picasso a pris un soin inaccoutumé à préparer sa toile.

5 nus féminins rayonnent sur le fond d'un rideau bleu, des femmes hiératiques qui vous fixent de leurs yeux noirs grands ouvert. Au sol, des fruits et un chapeau d'Arlequin renversé paraissent sans rapport avec la scène. La figure de gauche retient le rideau comme pour montrer les formes anguleuses de ses soeurs. Son profil est comme égyptien.

(...)

Les Demoiselles d'Avignon sont un champ de bataille. Ce tableau témoigne de la lutte intérieure de Picasso. on voit au premier coup d'oeil que les figures de droite sont traitées d'une manière totalement différente des autres. Sinistres comme des vampires, elles font paraître dignes et presque douces les traits pourtant rébarbatifs de leurs compagnes. Le visage du haut est dominé par un nez énorme. Une ombre lourde, hachurée de vert, s'étend de la crête du nez jusqu'à la mâchoire. Avec une étonnante économie et l'emploi de moyens révolutionnaires, l'affeuse asymétrie de ce visage pareil à un masque prend vie.

Il faut signaler la découverte de Picasso au Musée du Trocadéro de l'Art dit primitif qu'on appelle à cette époque "l'Art Nègre". Picasso a compris le sens caché des fétiches et des statues africaines et a voulu apporter cette magie à sa peinture. Avec ses Demoiselles, il remet en question tout l'art occidental. Comme pour les plus beaux Picasso cette oeuvre est la somme de contradictions. L'apparence barbare de ses figures avec leur mépris de toute beauté classique donne un démenti à des idées telles que: "La beauté est la vérité, la vérité est la beauté". Le titre "Les demoiselles d'Avignon" est donné par le poète André Salmon, et fait référence à la rue d'Avignon de Barcelone où se trouvaient les femmes de mauvaise vie et une fameuse maison close que fréquentait Picasso. 

Matisse est furieux, il dit que cette toile est un attentat pour ridiculiser le mouvement moderne. 

Le critique d'art Felix Fénéon conseille à Picasso de se consacrer à la caricature. Mais ce sera là un des principaux apports de l'art du XXe siècle que d'avoir transformé la caricature en grand art. 

Derain lui dit: "Un jour nous apprendrons que Picasso s'est pendu derrière sa grande toile..."

Ce tableau restera dans son atelier presque invisible. Il est montré une fois en 1916 à la galerie d'Antin mais pendant des années la toile restera roulée sur le plancher de l'atelier de Picasso. Le collectionneur Jacques Doucet l'achète en 1920 grâce aux conseils d'André Breton. La toile est reproduite dans la Révolution Surréaliste de 1925. Elle est exposée au Petit Palais en 1937. Le tableau est acheté deux ans après par le MOMA de New-York. 

Le cubisme

Le cubisme est un mouvement artistique apparu en 1907 avec Picasso et Braque. Le nom du mouvement vient d'une expression donnée par le critique d'art Louis Vauxcelles qui voyait dans ces tableaux une construction à partir de "petits cubes". Le cubisme apparaît dans la continuité de Cézanne et de son travail sur la création d'un espace pictural basé sur des formes géométriques et non plus sur la copie de la réalité. La découverte et l'étude des arts primitifs contribuent également à la remise en question de l'art traditionnel occidental et ouvrent aussi les portes au cubisme. Les sujets choisis restent les mêmes (portrait, paysage, nature-morte...) mais la façon dont ils sont traités est révolutionnaire et annonce l'art moderne. C'est un art d'avant-garde.             

Portrait d'Ambroise Vollard (1910)

Portrait d'Ambroise Vollard (1910)

Portrait d'Ambroise Vollard: peint pendant l'hiver 1909-1910, et acheté peu de temps après par Chtoukine (les premiers acheteurs et collectionneurs de Picasso sont souvent américains et russes), malgré son traitement vigoureusement cubiste, il est d'une ressemblance remarquable. Le museau de bouledogue du marchand de tableaux et le dôme de son crâne chauve se détacheznt dans un ton chaud sur le gris monochrome et les rythmes continus du fond. 

La Grande Guerre, de la belle Fernande à Olga...

Rencontrée au Bateau-lavoir, Fernande va partager les privations et les premiers fruits de la glore de Picasso pendant 6 ans. Elle ne put se marier avec lui car elle était déjà mariée avec un sculpteur, devenu fou. La guerre 14-18 met fin à la vie de bohême parisienne de Picasso. Ses amis sont mobilisés. Il trouve un nouveau souffle avec sa rencontre avec Cocteau qui l'amène en Italie où il rencontre Olga. Son style pictural change. Son ami Guillaume Apollinaire meurt. C'est la fin du cubisme pour Picasso et le retour à la figuration classique jusqu'en 1925 et son passage au surréalisme. 

Picasso épouse Olga Kokhlova le 12 juillet 1918. C'est une danseuse des Ballets Russes dont il a fait la connaissance à Rome en février 1917, travaillant au décor de Parade. Picasso a fait plusieurs portraits d'Olga dans la vie quotidienne: en peignoir, en train de coudre, de lire. Olga a une beauté classique qui va conduire Picasso à un académisme proche de la statue antique.    

Olga Kokhlova

Olga Kokhlova

Portrait d'Olga

Portrait d'Olga

Ce "Portrait d'Olga" n'est pas mondain car les yeux sont sans regard, les mains sont simplifiées et le modèle semble comme pétrifié dans la blancheur qui recouvre la toile. Femme bourgeoise Olga renouvelle l'inspiration du peintre pour le corps féminin. Ils auront un enfant, Paul. Mais au bout de dix ans, cette inspiration s'affaiblit. Olga s'ennuie et ne partage pas la passion pour la peinture. Picasso étouffe dans un cadre trop familial.  

La danse et le Surréalisme

"La danse" bouleverse le monde artistique. A l'origine de ce changement brutal, son couple qui se disloque et l'apparition du mouvement surréaliste l'année précédente avec les poètes Breton, Aragon et Eluard. "La beauté sera convulsive" dit le surréalisme. Ce courant convient parfaitement à Picasso qui peint à nouveau "au-delà des choses", dans une "réalité sur-rélle". Le tableau "Trois danseurs" a été peint en 1925 et marque la désintégration du style classique sobre adopté par Picasso devient la fin de la première guerre mondiale. C'est une transition vers un style nouveau, fait de violence psychologique et de distorsion, plein de dramaturgie et d'émotions. Dans "La Danse", la présence bouleversante des trois corps féminins anguleux, lacérés, en mouvements syncopés avec une femme inclinée, à la tête renversée et une autre, à la jambe relevée, illustre l'affirmation d'une tension intérieure assez violente. On assiste comme à la crucifixion du couple.  

Picasso - La Danse, 1925: Tableau surréaliste

Picasso - La Danse, 1925: Tableau surréaliste

Marie-Thérèse: l'amour fou

Picasso se remet à la sculpture, inspiré par la figure de la jeune Marie-Thérèse Walter, avec qui il a une liaison secrète depuis 1927. Il a rencontré la jeune femme de 17 ans à Paris, il en a 45, elle va être sa muse à Boisgeloup, le château près de Gisors en Normandie où il va travailler intensément jusqu'en 1935. Flash de l'homme mûr pour la jeune Marie-Thérèse, sa blondeur, sa jeunesse, un puits de sensualité à explorer. Il l'a rencontré par hasard dans le quartier où il vit avec Olga. Elle va devenir sa muse et sa maîtresse et restera son inspiratrice jusqu'en 1935. A partir de 1931, ils vivent ensemble à Boisgeloup. Les toiles représentant Marie-Thérèse à partir de 1932 sont des explosions de couleurs, d'un érotisme intense et exprime une plénitude dans la vie de Picasso. Une période aussi où il expérimente de nouveaux matériaux et un nouveau langage. Il réalise de puissants bustes et visages dans lesquels on reconnaît les traits caractéristiques de Marie-Thérèse Walter: formes rondes, nez busqué, yeux en amandes, coiffure en coque qui inspire à l'artiste une série de bustes impressionnants. Il la peint souvent couchée, offerte, figure ronde et solaire, parfois associée à la fertilité de la nature, avec ses fruits. Certains sont tout à fait figuratifs, d'autres plus abstraits, recomposant une figure à partir d'éléments de corps féminin. La période Marie-Thérèse va durer 8 ans de 1927 à 1935. Le 5 octobre 1935, naît leur fille Maya Picasso. Marie-Thérèse se donnera la mort en 1977, quatre ans après la mort de Picasso.   

Marie-Thérèse Walter

Marie-Thérèse Walter

Figures au bord de mer - Picasso, 1931

Figures au bord de mer - Picasso, 1931

Figures au bord de mer - 1931

Ces deux figures, homme et femme, aux dents acérées, aux langues pointées comme des dards, aux formes disloquées, aux appétits insatiables, ont subi l'un des traitements les plus radicaux que Picassi a pu faire subir à la figure humaine. Pourtant, l'atmosphère pacifique de la plage composée par une bande de sable, une bande de ciel et une petite cabine de plage tend à transformer cette scène d'amour en une simple étreinte puissamment érotique. La toile, relativement importante (130x 195 cm) se rapproche de la représentation à l'échelle humaine. On a l'impression de tourner autour d'une sculpture, imaginée par addition de fragments, de parties du corps. Nous sommes à hauteur des corps. On passe de la vision d'un moment intime et solitaire sur la plage à l'image de la sculpture sur la place publique. L'amour dévorant, l'amour fou, la confusion et le déchirement de la passion et des rapports amoureux sont véritablement le sujet du tableau. 

 

Picasso et Dora Maar à Antibes - 1937

Picasso et Dora Maar à Antibes - 1937

Dora Maar: l'amour passion

En 1935 ou 1936, nouveau flash de Picasso pour une nouvelles muse et maîtresse.  Ce sera Dora Maar. Elle a 29 ans. Picasso en a maintenant 53. Elle est tout aussi brune que Marie-Thérèse était blonde. Il entame une liaison avec Dora tout en restant pour quelques années encore avec Marie-Thérèse Walter. Certaines toiles représentent Marie-Thérèse et Dora de la même manière, comme deux facettes d'une même femme. Il rencontre Dora Maar à Saint-Germain-des-prés. C'est une amie de Paul Eluard et de Georges Bataille. Peintre et photographe, elle est proche des surréalistes. Elevée en France, fille d'un riche yougoslave, elle parle aussi espagnol. A l'opposé de sa compagne d'alors, la blonde Marie-Thérèse, Picasso perçoit Dora Maar comme une personnalité "kaflaesque". "Pour moi, c'est une femme qui pleure. Pendant des années je l'ai peinte en formes torturées, non par sadisme ou par plaisir. Je ne pouvais que donner la vision qui s'imposait à moi. C'était la réalité profonde de Dora". 

Très vite, Pablo Picasso représente le visage de Dora Maar partitionné de face et de profil, suggérant l'introspection, voire le déséquilibre. A l'inverse des rondeurs douces de Marie-Thérèse, Dora Maar est toute en lignes brisées, angles aigus et couleurs heurtées, ses ongles sont rouges et acérés sur de longues mains souples, son visage traité en reliefs marqués, ses cheveux sont sombres, ses grands yeux présentent un regard fixe. La représentation du visage de Dora Maar, d'abord en femme qui pleure, puis en femme-chien, puis en cadavre révèle aussi les sentiments de l'artiste vis-à-vis d'un monde qui va vers la guerre.           

Portrait de Dora Maar - Picasso, 1937

Portrait de Dora Maar - Picasso, 1937

La femme qui pleure - portrait de Dora Maar - Picasso

La femme qui pleure - portrait de Dora Maar - Picasso

Guernica

1936 - La guerre civile éclate en Espagne. Picasso, bouleversé, prend cause auprès de Républicains espagnols contre le parti fasciste de Franco. Guernica a été réalisé en 1937. Celui-ci s'est inspiré du bombardement de la petite ville basque de Guernica, le 26 avril 1937, par l'aviation allemande au service de Franco (2000 victimes). Guernica était une commande (coûteuse) du gouvernement républicain espagnol pour le pavillon de la République à l'Exposition Universelle de Paris de juillet 1937. 

Guernica est une huile sur toile mesurant 7 m52 de long et 3m51 de largeur. Ce tableau évoque l'art primitif. La toile est découpée en plans triangulaires et se présente comme un montage de l'actualité de l'époque en noir et blanc. Les forts contrastes de lumière accentuent la violence du tableau où les corps démembrés, les visages tordus par la peur ou la douleur, et l'esthétique cubiste travaillent en ce sens. Les références à la presse, au regard de l'observateur, l'oeil, et de la communauté internationale, incarnée par le fantôme qui porte en main la bougie, abondent. Le taureau de corrida incarne la brutalité du nationalisme militaire franquiste.  Le cheval incarne la victime innocente de cette corrida qu'est la guerre civile: il représente le peuple opprimé et les Républicains. La mère à gauche a le sein dénudé et tient un enfant mort dans ses bras, sa présence évoque Poussin, le massacre des innocents. Elle se rapproche d'une piéta, de la vierge à l'enfant (...). 

 

Guernica (1937)

Guernica (1937)

Picasso - Le Charnier, 1945

Picasso - Le Charnier, 1945

Le Charnier: 

Une autre toile "engagée", en prise sur l'horreur du moment, le monde et la politique, peut être rapprochée de Guernica. Le Charnier, qui se présente comme une "suite" à Guernica. C'est un tableau de grande dimension (190 x 250 cm), en nuance de noir, gris, blanc, et inspiré lui aussi par les photos de journaux qui révèlent aux yeux du monde l'horreur des camps de concentration. Le Charnier montre une pyramide de trois cadavres composée d'un homme, d'une femme et d'un enfant tassé sur le sol d'une pièce nue à la porte entrouverte. L'amas que forme ces trois corps est surmonté, curieusement, d'une esquisse de nature morte, donnant à l'ensemble, par ce décalage, une impression d'étrangeté aux allures de cauchemar. Si Guernica préfigurait la guerre moderne livrée par les armes de la technique, c'en est avec le Charnier, l'aboutissement: la mort blanche et atroce des victimes d'Auschwitz, Buchenwald, Dachau, Ravensbrück...    

L'Aubade - Picasso, 1942

L'Aubade - Picasso, 1942

L'Aubade

Cette toile a été préparée avec de nombreuses esquisses pendant presque un an. Picasso y reprend le thème classique de la sérénade, en s'inspirant en particulier de la "Venus écoutant de la musique" du Titien, au musée du Prado à Madrid. Mais à ce thème se superpose celui des conditions historiques de l'Occupation. A Paris, où Picasso se réfugie dans son atelier, l'Occupation impose le couvre-feu et menace toute liberté. C'est pourquoi le salon de musique devient chambre sombre, est plongé dans une atmosphère carcérale. Le corps de la Venus, boursouflé, désarticulé, et comme saisi de convulsions, contrastant avec le visage presque souriant de la joueuse de mandoline, qui apparaît moins comme une musicienne que comme un geôlier ou un tortionnaire, peut évoquer un sentiment d'oppression face à l'occupation et au triomphe du fascisme.     

 

Conférence de Renaud Faroux sur l'oeuvre de Picasso pour les adhérents du PCF - 1er novembre 2017, Landerneau

"Ce dessin compte parmi les plus importants de l'histoire de la presse". 

Picasso est adhérent du Parti Communiste depuis 1945. Il a adhéré sous l'influence de son anti-fascisme, et anti-franquisme, et d'amis comme Aragon et plus encore Paul Eluard. 

Il a soixante-trois ans. Il déclare au magazine américain New Masses: 
 

"Je suis allé au parti communiste sans la moindre hésitation, car, au fond, j'étais avec lui depuis toujours (....). Ces années d'oppression terrible m'ont démontré que je devais combattre non seulement par mon art, mais par ma personne. J'avais tellement hâte de retrouver ma patrie! J'ai toujours été un exilé. Maintenant que je ne le suis plus; en attendant que l'Espagne puisse enfin m'accueillir, le parti communiste m'a ouvert les bras et j'y ai trouvé tous ceux que j'estime (...) et tous ces visages d'insurgés parisiens si beaux que j'ai vus pendant les journées d'août sur les barricades. Je suis de nouveau parmi mes frères..."

Picasso dit encore à propos de son adhésion au PCF en 45 dans L'Humanité: "Mon adhésion au Parti communiste est la suite logique de toute ma vie, de toute mon oeuvre. Car, je suis fier de le dire, je n'ai jamais considéré la peinture comme un art de simple agrément, de distraction. J'ai voulu par le dessin et par la couleur, puisque c'était là mes armes, pénétrer toujours plus avant dans la connaissance du monde et des hommes, afin que cette connaissance nous libère chaque jour davantage. J'ai essayé de dire, à ma façon, ce que je considérais comme le plus vrai, le plus juste, le meilleur, et c'était naturellement toujours le plus beau: les plus grands artistes le savent bien".    

6 mars 1953 - 21h50: Radio Moscou annonce la mort du maréchal Staline

Pierre Daix envoie un télégramme à Picasso de la part d'Aragon accompagné de la revue Regards avec des photos de Staline: "Nous faisons un numéro spécial des Lettres Françaises en hommage à Staline - stop - envoie ce que tu voudras texte ou dessin avant mardi. Affectueusement. Aragon"

Françoise Gilot déniche dans l'atelier une photo de Staline à 40 ans. Comme c'est Aragon qui demande, le maître ne veut pas dire non. Un fusain de 25x30 cm arrive à la rédaction de l'Humanité à la dernière minute. Aragon est soulagé. Le 12 mars, l'Huma annonce la sortie du numéro spécial des Lettres Françaises avec le portrait fait par Picasso. Mais très vite l'affaire tourne au vinaigre. Un groupe de rédacteurs de France Nouvelle, l'hebdomadaire du comité central, en brandissant le dessin de Picasso, crie à l'agression contre Staline. Le portrait est jugé très peu ressemblant, donnant une image fort peu pieuse, plutôt grotesque ou patibulaire de Staline. 

Daix dit qu'il a eu une révélation d'un portrait de Staline jeune "une facture à la fois naïve et étonnament décidée". Aragon dit qu'il "a vu Staline jeune avec le caractère géorgien très marqué".  

Malgré tout, le portrait de Staline par Picasso est condamné deux jours plus tard par le PCF "sans mettre en doute les sentiments du grand artiste Picasso dont chacun connaît l'attachement à la classe ouvrière".

L'Huma met aussi en cause Aragon à travers le courrier des lecteurs. Le PCF contraignit Aragon à publier dans Les Lettres françaises un dossier de lettres de condamnation outragées. Picasso et Aragon étaient mis au banc des accusés par une direction communiste de formation stalinienne profitant du fait que Thorez, en URSS, n'était plus là pour protéger les intellectuels. Thorez, rentré d'URSS, fit savoir qu'il désapprouvait la condamnation du "Portrait de Staline". Une photographie titrée "Picasso rend visite à Maurice Thorez" en une de L'Humanité du 23 mars 1953 servit à cet effet.      

Portrait de Nush Eluard - 1937

Portrait de Nush Eluard - 1937

Les amis des copains

Nush Benz est la deuxième femme de Paul Eluard. Elle le rencontre en 1930 et l'épouse en 1934. Son visage aux traits fins et délicats inspirera de très nombreux portraits, tous différents, qui montrent le vaste registre d'émotions de cet être transparent, irradiant une étrange lumière. Dans ce tableau réalisé pendant l'automne 1937, Picasso arrive à rendre toute la subtilité de la personnalité de Nush: son élégance, traduite par le manteau aux lignes nettement découpées, et par le petit chapeau pointu décoré d'un fer à cheval, signe de chance; la dualité de sa personnalité, exprimée par le double visage solaire et lunaire, lumière du jour et de la nuit, force et fragilité, vie et mort; dualité suggérée aussi par les petits amours sur le revers de la veste, portant tête de mort et flambeau. Le dessin particulier de la bouche et les longs yeux bleus bien découpés permettent de la reconnaître.

Françoise Gilot et Picasso en 1948

Françoise Gilot et Picasso en 1948

La Femme-Fleur, Picasso

La Femme-Fleur, Picasso

Françoise Gilot: la femme fleur 

En 1943, Picasso rencontre Françoise Gilot. Ils ne vivent ensemble qu'à partir de 1946, et elle n'entre véritablement dans sa peinture qu'à partir de mai 46 avec le célèbre tableau de la Femme-Fleur. Il va développer le thème dans une série de dessin et de tableaux qui représentent tous la même morphologie, une tête ronde, une tige fine pour le corps, et de lourds seins ronds. Il y a du Matisse dans La femme fleur, du moins la tentation d'un art aussi charmeur. Toutes les formes sont courbes et simplifiées en arabesques. Françoise représente pour Picasso la femme-fleur, qui s'épanouit en soleil ou en pétales. Avec elle et pendant la période d'Antibes, Picasso inaugure un style de dessin simplifié et dépouillé, avec des formes géométriques élémentaires et des lignes pures.     

Jacqueline

Jacqueline Rocque est née à Paris le 24 février 1926 dans le 14e. C'est une vraie parisienne. Elle se marie avec André Hutin, ingénieur des Ponts et Chaussées. Ils ont une fille Catherine Blanche qui naît en 1948. A la fin de l'année 48, ils partent en Afrique. En 1952, elle quitte son mari, demande le divorce et part sur la côte avec sa fille à la maison du Ziquet (petite chèvre en provençal). A 27 ans, elle rencontre Picasso une première fois au restaurant Le Catalan par l'intermédiaire d'Alain de Cuny. Elle est amie avec les Ramié de la poterie Madoura et va aider au magasin: c'est là que la dernière idylle de Pablo Picasso va démarrer. 

  

Portrait de Jacqueline aux mains croisées - 3 juin 1954

Portrait de Jacqueline aux mains croisées - 3 juin 1954

Portrait de Jacqueline: Ce tableau célèbre marque l'entrée en peinture de Jacqueline Roque, sa nouvelle compagne. C'est le pendant d'un autre portrait, Jacqueline aux fleurs peint le même jour, le 3 juin 1954. "Sphynx moderne" avec l'air mystérieux et ses grands yeux verts en amande, son long cou. Ces oeuvres préfigurent la série des Odalisques. Quand Picasso rencontre Jacqueline, il est frappé par sa ressemblance avec la femme au narguilé des Femmes d'Alger de Delacroix. Il découvre avec elle le type de la beauté classique, méditerranéenne, qu'il privilégie depuis son séjour à Gosol. Il tracera d'ailleurs de Jacqueline un portrait au fichu noir qui fait d'elle une digne héritière des paysannes catalanes. 

Jacqueline est le modèle et la femme des vingt dernières années, de 1954 à 1973, omnipérsente dans sa peinture.  

Portrait de Jacqueline aux fleurs - 3 juin 1954

Portrait de Jacqueline aux fleurs - 3 juin 1954

Mousquetaires

Picasso appelait ces toiles, figures plates et frontales de mousquetaires ou de rois semblables à des rois et des reines de cartes à jouer, des "tarots". Emblématiques, symboliques, elles vous regardent avec des grands yeux sombres. Cette comédie humaine se déploie dans des couleurs chatoyantes. Très mal comprise à l'époque de son exposition au Palais des Papes d'Avignon, cette ultime série va être redécouverte dans les années 1980 avec la Figuration Libre, le Bad Painting et le Street Art.

Dernier tableau  

La peinture 

Mousquetaire à la pipe, Picasso - 1968

Mousquetaire à la pipe, Picasso - 1968

Dernier tableau  

La peinture de Picasso a évolué en fonction de sa vie, de ses drames, de ses rencontres et de ses amours. Picasso peignait sans relâche, de façon acharnée. Partagé entre l'Espagne et la France, il déménagea de nombreuses fois, il connu de nombreuses femmes, il rencontra énormément d'artistes et de poètes. Sa vie fut riche et la seule constance tout au long de sa vie fut sa peinture. Elle fut variée et même si elle ne fut pas toujours fidèle à un courant artistique particulier, elle fut toujours sincère vis à vis de l'artiste, du spectateur et du sujet. Pour continuer à se nourrir de ce mystère Picasso, je vous invite à regarder en boucle le film d'Henri Georges Clouzot, le fameux "Mystère Picasso". "Tu tiens la flamme entre tes doigts et tu peins comme un incendie", écrivait Paul Eluard de Pablo Picasso. Mais il ne faut pas oublier non plus de rire avec la peinture de Picasso. Car rire c'est résister au désespoir. Aimer, c'est dire non à la guerre. Peindre c'est vivre. L'homme qui rit, qui aime et qui peint est un homme libre qui échappe à l'histoire. A ta santé Picasso! 

Renaud Faroux, Landerneau - 1er novembre 2017     

Lire aussi: 

L'engagement communiste de Pablo Picasso

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 05:37
Octobre 1917- 2017: pour de nouvelles conquêtes!

Il y a cent ans, la révolution d’Octobre 1917 menée par le peuple russe avec les bolcheviks, arrachait sous le gouvernement de Lénine les conquêtes suivantes :

- La paix mettant fin au massacre de la première guerre mondiale (plus de 18 millions de morts)
- La socialisation des terres et l’expropriation des grands propriétaires fonciers
- L’établissement du contrôle ouvrier sur les entreprises
- La nationalisation de toutes les banques privées
- L’abolition du vieux système judiciaire
- La séparation de l’Eglise et de l’Etat
- La création d’un nouveau système scolaire mixte, laïc, gratuit et obligatoire
- L’institution d’une orthographe simplifiée pour faciliter l’alphabétisation 
- L’établissement du mariage civil
- Le droit à l’avortement
- L’octroi aux femmes de droits égaux à ceux des hommes
- La dépénalisation de l’homosexualité
- L’abolition de toutes les divisions en castes (nobles, marchands, paysans) et de tous les titres et privilèges
- L’institution de l’assurance en cas de maladie ou de chômage
- La proclamation de l’égalité et de la souveraineté des peuples de la Russie, de leur droit à disposer d’eux-mêmes y compris jusqu’à l’indépendance, comme le feront aussitôt la Finlande, la Pologne, l’Ukraine
- L’abolition de tous les privilèges nationaux et religieux
- Le libre développement des minorités et groupes ethniques
- L’abrogation de toutes les mesures discriminatoires envers les Juifs...

Et tant d’autres mesures progressistes. Gardons-les en tête maintenant que cette « grande lueur à l’Est » s’est éteinte depuis bien longtemps, recouverte par des cendres. Car face au capitalisme déchaîné qui détruit les hommes et leur planète, il faudra bien qu'à notre tour nous arrachions de nouvelles conquêtes sociales.

Maxime Cochard, PCF PARIS 

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 07:34

La fin du chemin.

 

Dans « Voyage avec Charley », Steinbeck raconte son parcours avec son chien à travers les Etats-Unis, en 1962.

Et pour expliquer son état d'esprit, il évoque le mot espagnol : vacilando.

«  L'espagnol possède un mot dont je ne trouve pas l’équivalent en anglais. C’est le verbe VACILAR, participe présent VACILANDO. Cela ne signifie nullement vaciller, hésiter. Si quelqu’un est vacilando, c’est qu’il va quelque part sans se soucier d’y arriver ou non, bien qu’il se soit fixé un but . »

Ce passage m'avait frappée à sa lecture et j'ai souvent depuis voyagé dans cet esprit.

Maintenant que je dois présenter « La fin du chemin », je me rends compte que c'est aussi comme ça que je l'ai écrit.

Je suis tombée par hasard sur le milieu des anciens indépendantistes bretons, en cherchant des réponses sur un autre sujet. J'ai écouté, j'ai cherché plus, j'ai tiré un fil qui m'a emmenée dans une maison, puis dans une autre. J'étais curieuse de tout, comme à l'étranger. Je ne savais pas exactement ce que je cherchais. Si. Je cherchais à comprendre. J'entendais un discours que je n'avais jamais entendu, sous-tendu par des idées que je ne partageais pas. Et même, pas du tout.

Qui composait ce milieu indépendantiste avant la guerre ? Qu'avait-il fait pendant la guerre ? Que sont devenus ces gens après la guerre ? Qu'est-ce qui fait qu'on est prêt à risquer sa vie pour un pays, pour une idée ?

J'ai découvert qu'il n'y avait pas de réponse monolithique. Que même dans un contexte radical se développent des nuances, des histoires. Cette période violente a créé des destins étonnants et romanesques : prises de risques, faux-papiers, exils, condamnations à mort, évasions.

C'est une recherche et une écriture qui se sont faites en Bretagne, à propos de la Bretagne. Mais bizarrement, la Bretagne physique, la Bretagne bleue de Xavier Grall, la Bretagne des grèves, des genêts, de l'odeur d'iode, des maisons de granite, de l'odeur des crêpes, cette Bretagne-là n'apparaît pas dans les paroles des militants. Ils ne m'ont jamais parlé des talus que j'aime tant. Ils ont parlé de leur combat. Ils ont parlé d'engagement.

Pour faire naître les évocations que j'attendais, il a fallu que je parle à des artistes : Per-Jakez Helias, Yvon Le Men, Gilles Servat, Michel Le Bris.

Et ces mondes ne se rencontrent pas.

Entre les deux, j'ai été éclaboussée de récits et d'images et j'ai tenté de retranscrire une petite mesure de la complexité des situations et des humanités qui leur faisaient face.

 

Maryse Le Roux, dimanche 22 octobre 2017

 

"La fin du chemin" de Maryse Le Roux - un très bel essai sur le mouvement indépendantiste breton à paraître cette semaine, accompagné d'une présentation historique d'Ismaël Dupont sur le mouvement nationaliste breton jusqu'à 1945 (Skol Vreizh, 18€)
"La fin du chemin" de Maryse Le Roux - un très bel essai sur le mouvement indépendantiste breton à paraître cette semaine, accompagné d'une présentation historique d'Ismaël Dupont sur le mouvement nationaliste breton jusqu'à 1945 (Skol Vreizh, 18€)

Disponible aujourd'hui, et dans quelques jours, dans toutes les bonnes librairies bretonnes. 

"La fin du chemin" est un essai sur l'engagement et le nationalisme breton avant, pendant, et après la seconde guerre mondiale. 

Je serai avec Maryse Le Roux au Salon du livre de Carhaix pour présenter et vendre le livre les samedi 28 et dimanche 29 octobre, au salon du livre de Plestin les Grèves le 12 novembre, à la fête de l'Humanité Bretagne des 25 et 26 novembre.

Pour ma part, mon texte de 70 pages est le premier aboutissement, sous forme abrégée, d'un travail passionnant de recherche, de lecture et d'écriture de 2 ans et demi.

J'ai écrit une chronologie marquant de manière synthétique la diversité, les contradictions et les évolutions du mouvement nationaliste et régionaliste breton entre le XIXe siècle et 1946, ainsi que les notices biographiques des nationalistes parfois gravement compromis pendant la seconde guerre mondiale que Maryse Le Roux a rencontrés dans les années 1990, avant d'en tirer un magnifique essai littéraire plaçant l'histoire et la politique à hauteur d'hommes et de femmes, qui cherche à comprendre plutôt qu'à juger et qui contient aussi une très belle galerie de portraits.

Ce livre est publié chez Skol Vreizh et à vendre 18€.

Ismaël Dupont 

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 16:55
Indonésie: 1965-1966: crime de masse à l'ombre de la CIA (L'Humanité, 19 octobre 2017 - Rosa Moussaoui)

C'était à lire jeudi dans l'Huma, un retour en forme d'aide-mémoire sur les grands massacres anticommunistes de 1965/66 en Indonésie.

Bilan toujours flou, entre 600 000 et 2 millions de morts. De l'aveu même de la CIA, qui a prêté main forte aux assassins, ce "carnage" est "l'un des pire meurtres de masse du XXe siècle".

Sur l'archipel, toute tentative, écrite ou orale, de "diffuser la pensée communiste" reste passible de 7 à 10 ans de prison.

Les crimes commis par certains régimes communistes dictatoriaux sont reconnus et souvent évoqués. Les crimes de l'impérialisme américain et des régimes pro-capitalistes de droite en Amérique Latine, en Afrique, ou en Asie sont souvent passées sous silence quant à eux.    

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 11:10
Décès de Louis Viannet, dirigeant de la CGT jusqu'en 1995
Décès de Louis Viannet, dirigeant de la CGT jusqu'en 1995

Louis Viannet nous a quitté cette nuit. Il était le secrétaire général de la CGT jusqu'en 1995 et ce mouvement social formidable de convergences et de démocratie dans les luttes.
Un militant très attachant, humble et responsable.

Bien triste nouvelle.

 

Pierre Laurent salue la mémoire de Louis Viannet

C’est avec une grande tristesse que j’apprends la disparition de Louis Viannet.
Louis a marqué l'histoire de la CGT d'abord comme dirigeant de la fédération des PTT puis comme secrétaire général de la confédération. Il été un dirigeant national du Parti communiste français : d’abord à la Poste où il travaillait et militait syndicalement et politiquement, à la fédération de Paris, puis au niveau national où il fut membre du comité central et pendant plus de dix ans membre du bureau politique, avant de mettre un terme au cumul de ses fonctions nationales au PCF et à la CGT.

Secrétaire général de la CGT, il a mené avec Bernard Thibault, qui lui succédera, la lutte contre les réformes d’Alain Juppé en 1995. 22 ans après, ce mouvement social reste encore dans toutes les mémoires.
Louis Viannet était un humaniste, un pacifiste. Toute sa vie, il fut un militant syndicaliste, communiste, soucieux des droits humains, proche des travailleurs, toujours attentif à faire évoluer son combat et sa réflexion.
A sa famille, à ses proches, aux militant-es de la CGT, je présente, en mon nom et celui des communistes, toutes mes condoléances.

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 08:32
Nous n'oublierons jamais! : le 22 octobre 1941, à Châteaubriant, 27 otages choisis par Vichy pour être fusillés par l'armée allemande parce qu'ils étaient communistes et cégétistes
Nous n'oublierons jamais! : le 22 octobre 1941, à Châteaubriant, 27 otages choisis par Vichy pour être fusillés par l'armée allemande parce qu'ils étaient communistes et cégétistes
Nous n'oublierons jamais! : le 22 octobre 1941, à Châteaubriant, 27 otages choisis par Vichy pour être fusillés par l'armée allemande parce qu'ils étaient communistes et cégétistes

Le 22 octobre 1941, à Chateaubriant, 27 résistants, choisis par Vichy, furent fusillés par les nazis. 
Des hommes,syndicalistes et politiques, dont « on dira que c’était des communistes » pour reprendre les mots d’Aragon qui leur a rendus hommage.

https://www.humanite.fr/node/371693

"A propos d'une ignominie: être dignes des 27": Pierre Le Rose rend hommage à Pierre Guéguin et Marc Bourhis, fusillés de Chateaubriant concarnois (L'Unité, journal communiste de Concarneau, novembre-décembre 1979)

Nous n'oublierons jamais! : le 22 octobre 1941, à Châteaubriant, 27 otages choisis par Vichy pour être fusillés par l'armée allemande parce qu'ils étaient communistes et cégétistes
Nous n'oublierons jamais! : le 22 octobre 1941, à Châteaubriant, 27 otages choisis par Vichy pour être fusillés par l'armée allemande parce qu'ils étaient communistes et cégétistes
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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 14:21
21 octobre 1945: les femmes obtiennent le droit de vote sur une proposition du député communiste Fernand Grenier

JE N'OUBLIE PAS ...GRACE AUX Conseil National de la Résistance...le 21 octobre c'est aussi...

Le résistant communiste, Fernand Grenier, défend fermement et avec obstination les droits politiques de la Française à l’assemblée. Le 23 mars 1944, l’Assemblée consultative siégeant à Alger adopte le principe du droit de vote des femmes par 51 voix « pour » et 16 voix « contre ».

 

Fernand Grenier

Fernand Grenier

Le 21 avril 1944, le communiste Fernand Grenier dépose l'amendement qui donne le droit de vote et d'éligibilité aux femmes

Le 21 avril 1944, le communiste Fernand Grenier dépose l'amendement qui donne le droit de vote et d'éligibilité aux femmes.
De tous temps les communistes ont porté le progrès et l'émancipation ...

Au nom de l'idéal qui nous faisait combattre et qui nous pousse encore à nous battre encore aujourd'hui, au service d'une société plus juste et d'un monde meilleur! 

Fernand Grenier est décédé le 12 août 1992

Voici un article paru dans l’Humanité en avril 2014:


Fernand Grenier, ce communiste qui a permis le droit de vote des femmes !

"Si l’ordonnance donnant le droit de vote aux femmes a été prise il y a 70 ans jour pour jour par le Général de Gaulle, cette avancée, on la doit à un Tourquennois.

Fernand Grenier rédigera l’amendement, un mois plus tôt, lors de l’assemblée constituante provisoire, installée à Alger : « Les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Un texte sans ambiguïté mais qui suscita le débat. Un amendement adopté par 51 voix sur 67 votants.

En janvier 1943 pourtant, lorsque se constitue l’assemblée consultative provisoire, « les débats sur l’organisation des pouvoirs publics ne prévoyaient pas le vote des femmes », relate Fernand Grenier dans un article de L’Humanité (18/04/1991). En 1943, le Tourquennois, au nom du parti communiste rejoint à Londres le Général de Gaulle. « C’est ainsi que je fus amené à poser la question du vote des femmes pour la première fois quand le Général de Gaulle me proposa de faire partie d’une commission de réforme de l’État, écrit-il encore. Je pensais qu’il serait injuste de continuer à considérer les femmes comme incapables de se servir du bulletin de vote ».


Mais comment ce Tourquennois a-t-il gravi les échelons ?

Pour le comprendre, il faut remonter à la jeunesse de Fernand Grenier. Et cette figure du père qui va le marquer profondément. Édouard Grenier, marié à Léontine Ghesquière, tous deux belges, va donner naissance à Fernand le 9 juillet 1901. « Mon père arrivé illettré de sa Wallonie, va apprendre à lire et écrire par les cours du soir », raconte Fernand Grenier dans Ce Bonheur là.* Un père livreur, militant socialiste, organisateur du syndicat des transports de Tourcoing. En raison de son action syndicale, il sera licencié plusieurs fois.

C’est durant cette période que Fernand découvre l’univers socialiste : les lectures du père, l’achat du pain à la coopérative La solidarité ouvrière, les dimanches à la maison du peuple, siège du parti ouvrier, alors qu’il n’a que 11 ans. Cette figure paternelle va disparaître en 1917. Arrêté par les Allemands, il décédera dans une compagnie disciplinaire des travailleurs. « C’est une épreuve qui devait marquer ma jeunesse, j’avais 16 ans ». Et il était orphelin. Fernand Grenier avait perdu sa mère alors qu’il n’avait que 9 ans. « J’étais fier de mon père. À chaque événement marquant de ma propre vie de militant, le souvenir de mon père s’imposera », écrit Fernand Grenier.

Apprenti mouleur à la fonderie, apprenti boulanger où il sera licencié car syndiqué, Fernand est ensuite embauché comme aide comptable à l’école des Mutilés de Tourcoing. Il habite alors Neuville – où il épousera en 1926 Andréa Beulque – et, en février 1922, adhère à la section communiste. « J’avais sans m’en rendre compte découvert le chemin de la vie : la joie de servir le peuple auquel on appartient ».

Après le service militaire, Fernand Grenier intégrera l’école centrale du Parti et en sortira instructeur pour le Roubaisis et le Valenciennois. Élu au comité exécutif régional en 1925, Fernand sera dépêché à Halluin, comme employé de mairie pour « aider la municipalité communiste contre laquelle le puissant patronat de Roubaix Tourcoing concentrait tous ses moyens ».

Au début des années 30, Fernand Grenier est appelé à Paris, non sans hésitation. « À Neuville, en adhérant au parti, j’avais commencé à ouvrir les yeux aux réalités sociales. L’âpreté de la lutte sociale contre la bourgeoisie, Halluin me l’avait apporté », raconte-t-il.

Président des amis de l’URSS, Fernand Grenier bataillera à Saint-Denis où il sera élu conseiller municipal en 1937, puis en deviendra le député jusqu’en 1968. « C’était quelqu’un de très attaché à sa région, raconte Claudie Gillot-Dumoutier, fille d’Auguste Gillot, ancien maire de Saint-Denis. Il chantait tout le temps Le P’tit Quinquin ».

Arrêté en 1940, il s’évadera de Châteaubriant. En1943, il partira à Londres représenter le parti communiste clandestin auprès du Général de Gaulle. Il décédera en 1992 à Saint-Denis".

 Ce bonheur Là, de l’horizon d’un homme à l’horizon de tous », Fernand Grenier, Éditions sociales, 1974

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 04:22
76 e anniversaire de la fusillade des 27 otages de Chateaubriant: déplacement entre Brest, Morlaix, et la sablière de Chateaubriant le dimanche 22 octobre
Chers camarades
 
A l'occasion du 76ème anniversaire de la fusillade des 27 otages de Chateaubriant et en hommage à toute la résistance, le comité brestois du souvenir organise un déplacement à la sablière de Chateaubriant le 
 
    DIMANCHE 22 OCTOBRE 2017
 
Départ de Brest ( parking de Géant) à 7h30
 
le car s'arrêtera à Morlaix et Saint Brieuc (horaire à préciser selon le nombre d'inscription
 
Un repas sera pris en commun au restaurant l'Amazone à Chateaubriant
 
Tarif; 35€ déplacement et repas du midi compris
            15 € pour voyage seul + 2 € pour le casse croûte du soir
 
Inscription par téléphone au 06 73 69 94 44 ou 02 56 29 11 87
 
Clôture des inscriptions; 18 octobre 2017
76 e anniversaire de la fusillade des 27 otages de Chateaubriant: déplacement entre Brest, Morlaix, et la sablière de Chateaubriant le dimanche 22 octobre
76 e anniversaire de la fusillade des 27 otages de Chateaubriant: déplacement entre Brest, Morlaix, et la sablière de Chateaubriant le dimanche 22 octobre
76 e anniversaire de la fusillade des 27 otages de Chateaubriant: déplacement entre Brest, Morlaix, et la sablière de Chateaubriant le dimanche 22 octobre

Comme chaque année, l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt organise les cérémonies en hommage aux 27 fusillés de Châteaubriant le 22 octobre 1941, mais aussi aux autres premiers fusillés en nombre : 16 à Nantes et 5 au Mont Valérien le 22 octobre et 51 à Souges les 23 et 24 octobre et à travers eux à toutes celles et ceux, internés, fusillés, déportés qui ont, au péril de leur vie, combattu pour que nous vivions dans un monde meilleur.

Déroulement des cérémonies :

Samedi 21 octobre

  • 10h30 : Rendez-vous à la Stèle du Camp de Choisel où un hommage à Jacqueline Olivier Timbaud sera rendu.
  • 14h30 : Rendez-vous dans la cour du Château à Châtéaubriant pour un dépôt de gerbe sur le lieu où ont été déposés les corps des 27 fusillés.
  • 15h30 : hommage à Fernand Grenier au rond point qui porte son nom.

Dimanche 22 octobre

  • 9h00 : Rendez-vous à la Mairie de Châteaubriant pour se rendre en car à La Blisière.
  • 10h00 : Cérémonie à La Blisière en hommage aux 9 fusillés du 15 décembre 1941.
  • 11h00 : Accueil à la Mairie de Châtéaubriant à la Mairie.
  • 13h30 : Rendez-vous au Rond-point Fernand GRENIER pour le « Défilé de la Mémoire »jusqu’à la Carrière des Fusillés.

Carrière des fusillés :

  • 14h30 : Cérémonie officielle sous la Présidence de Madame Odette NILES, Présidente de l’Amicale et de Monsieur Alain HUNAULT, maire de Châteaubriant, en présence de dirigeants de la CGT et du PCF.
  • 15h15 : Évocation historique et artistique " Ce qu’ils ont donné "
  • mise en scène par Solenn Goix, texte de Évelyne Loew des Tréteaux de France
  • 17h00 : Fin des cérémonies
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Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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