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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 05:51
 Rosa Moussaoui 10 novembre ·    Dans la grande boucherie de 1914-1918, les colonies ont fourni, souvent au prix de recrutements forcés allumant des révoltes, un demi-million de soldats.

Rosa Moussaoui 10 novembre · Dans la grande boucherie de 1914-1918, les colonies ont fourni, souvent au prix de recrutements forcés allumant des révoltes, un demi-million de soldats.

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 07:34
Bonsoir m'amour: la pièce de théâtre musicale du Théâtre de la Corniche le 11 novembre 2018 à la Salle Gallouedec de St Martin des Champs, 16h

Le nouveau spectacle du Théâtre de la Corniche :

1925, le 11 novembre, dans un bar à Morlaix. A la fin de la commémoration de l'armistice, le bar a programmé une évocation de la grande guerre en chansons. Pour animer la soirée on retrouvera un musicien ambulant et le petit fils du cabaretier. Le premier a été sur le front et a surmonté les horreurs de la guerre grâce à la musique, le jeune, lui, aurait aimé avoir l'âge de combattre surtout depuis la mort de son père en 1917. Ça discute, ça s'apostrophe, ça évoque la mémoire des amis disparus, les faits d'armes du maréchal Foch, le voisin de Ploujean, ou des planqués de l'arrière, plus occupés à faire des affaires qu'à remonter le moral des troupes. Ça chante les refrains de l'époque qui traduisent bien l'évolution des états d'esprits, de la fleur au fusil des premières semaines au découragement ressenti devant l'interminable mitraille.

Le tout devant la philosophie du patron qui, lui, a connu celle de 70 et le siège de Paris par les Prussiens, et qui a donné à son bistrot le nom d'une chanson à succès du début du siècle « Bonsoir m'amour » dont l'air avait été utilisé par les auteurs anonymes de la chanson de Craonne alors encore interdite!

Entrée au chapeau

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

INVITATION - REPRÉSENTATION PUBLIQUE

Salle Gallouedec à Saint-Martin des Champs

dimanche 11 novembre à 16h

Organisée par le PCF pays de Morlaix - entrée libre, participation au chapeau

La pièce de théâtre - spectacle chanté et musical - Bonsoir m'amour du Théâtre de la Corniche (Claude Bonnard, Antoine Asnar, Jerôme André) revisite la culture et l'impact de la guerre 14-18. Elle est originale, formidable, drôle, émouvante.

Elle nous confronte aux très belles, et parfois fort amusantes chansons, de cette époque tragique, évoquée 7 ans après depuis un bar-cabaret de Morlaix, la ville du Maréchal Foch, tenu par un homme dont le fils est mort à la guerre et son petit-fils orphelin, François Le Coz, et à la souffrance des soldats et des civils face à la boucherie.

Elle nous fait réfléchir sur la sinistre farce que peut être la guerre et le nationalisme cocardier, au profit des marchands de canons.

"Bonjour m'amour" était une valse chantée écrite et créée en 1911 par Jean Sablon. Sa mélodie a été utilisée par les nombreux auteurs anonymes de "La Chanson de Craonne", recueillie par l'intellectuel communiste Paul Vaillant-Couturier qui aurait peut-être écrit le dernier couplet en 1917. On trouve déjà des traces de ces thèmes en 1914-1916. A chaque fois le titre prend le nom d'un champ de bataille. 

Cette commémoration pacifiste du centenaire de la fin de la Grande guerre et du 11 novembre 1918 s'inscrit dans une volonté d'avoir des initiatives départementales du PCF pour revivifier la mémoire de ce grand gâchis humain si lourd de conséquences pour le XXe siècle et dont la révolution bolchevique et le mouvement communiste sont sortis.   

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 06:39
11 novembre 2018: le PCF Finistère s'engage contre la guerre et le sacrifice des hommes sur l'autel du nationalisme et des ambitions

La Libre Pensée organise dimanche prochain, comme tous les 11 novembre à Primelin un hommage marqué aux morts de la guerre de 14 /18.

En cette année du centenaire de l'armistice cette  cérémonie prendra un caractère particulier. L'hommage appuyé du chef de l’État aux Maréchaux qui conduisirent au massacre  1 350 000 soldats dont 130 000 bretons, sa saillie sur les qualités supposées de Pétain méritent de hausser le niveau de riposte contre toute falsification histoire et le choix marqué d'une vision réactionnaire, au sens littéral du mot, du conflit, de ses origines et de ses conséquences.

Cette boucherie de la Grande Guerre a redessiné l'Europe, entraîné les Russes à renversé le Tsar et tenter de construire un monde nouveau, éclairé brutalement la nature profonde des conflits de classe. Les Partis communistes mais aussi le dadaisme, le surréalisme sont nés de cette tourmente dont Alain Badiou disait qu'elle signait "la fin de la quiétude et de la tranquillité de la bourgeoisie".

La section de Morlaix du PCF dimanche 11 novembre à 16 heures à la Salle Gallouedec de Saint-Martin-des-Champs une représentation publique ouverte à tous de "Bonsoir m'amour", pièce  de théâtre chantée et musicale du Théâtre de la Corniche".

"Bonjour m'amour" est une bleuette créée en 1912 par Jean Sablon dont la mélodie a été reprise sur le front comme support aux paroles de "Craonne". Nous convions bien sur tous nos adhérents et les citoyens intéressés à y assister.

Nous appelons aussi à se rassembler ce dimanche à 11h45 devant le monument au mort de Primelin pour participer à l'initiative pacifiste organisée par la Libre pensée, l'ARAC, le mouvement de la Paix. Nous ne voulons pas le faire sans votre accord.

Dominique Gontier -  pour le PCF Finistère

11 novembre 2018: le PCF Finistère s'engage contre la guerre et le sacrifice des hommes sur l'autel du nationalisme et des ambitions
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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 06:21
QUAND MACRON JUSTIFIE QU'ON RENDE HOMMAGE A PETAIN (Jean-Emmanuel Ducoin)

QUAND MACRON JUSTIFIE QU'ON RENDE HOMMAGE A PETAIN
Emmanuel Macron juge "légitime" de rendre hommage à Pétain, avec les sept autres maréchaux de la Grande guerre, samedi aux Invalides, soulignant que le dirigeant du régime de Vichy avait été "pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat", même s'il a "conduit des choix funestes" pendant la Deuxième...
Un peu de mémoire ! Pétain n'est plus "maréchal" et le nommer encore ainsi relève d'une réécriture odieuse de l'Histoire, puisque ce traître à la France a été frappé d'indignité nationale et donc déchu de ses titres militaires lors de son procès en 1945. Plus personne n'a le droit de l'appeler "maréchal".
Macron ajoute à propos de Pétain: "La vie politique comme l’humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu’on voudrait croire." Mais que veut-il dire? Parle-t-il de l'humaine nature de Pétain? C'est une honte, une insulte et encore une fois une offense à l'Histoire. Nous pensons à Guy Môquet, au Colonel Fabien, à Jean Moulin, à Pierre Brossolette et à tous les martyrs résistants. Nous pensons aux milliers de Juifs de France, massacrés, gazés, parce que Juifs. Nous pensons à l’abolition de la République, à la collaboration, au statut des Juifs, à la répression des résistants, à l’aide à la déportation, à la rafle du Vél d’Hiv, aux crimes de la milice...
Macron dira-t-il bientôt que Jean-Marie Le Pen a lui aussi été un "grand soldat" durant la guerre d'Algérie? Et si l'Allemagne rendait hommage à Hitler, puisque celui-ci était forcément un bon soldat durant la Première Guerre mondiale? On croît rêver...

Jean-Emmanuel Ducoin

QUAND MACRON JUSTIFIE QU'ON RENDE HOMMAGE A PETAIN (Jean-Emmanuel Ducoin)
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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 06:17
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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 08:47
Centenaire de la Grande Guerre, Mémoires de 14-18: exposition de photos de Jean-Marc Nayet et Philippe Grincourt à Locquénolé jusqu'au 11 novembre 2018

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30 octobre 2018 2 30 /10 /octobre /2018 07:22
ANGELA DAVIS: YES, I AM A COMMUNIST! Le parcours de cette grande figure révolutionnaire du mouvement noir de libération aux Etats-Unis
ANGELA DAVIS: YES, I AM A COMMUNIST! Le parcours de cette grande figure révolutionnaire du mouvement noir de libération aux Etats-Unis
ANGELA DAVIS: YES, I AM A COMMUNIST! Le parcours de cette grande figure révolutionnaire du mouvement noir de libération aux Etats-Unis

Angela Davis: "Les Etats-Unis sont en train de vivre une contre-révolution" (Médiapart, 30 novembre)

Angela Davis a raison... en France aussi

Guillaume Galliene rend hommage à Angela Davis, militante communiste, des droits de l'homme, et de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, sur France Inter

https://www.cinearchives.org/Films-447-740-0-0.html

Angela Davis reste une icône révolutionnaire, une grande figure du combat d’émancipation, du combat féministe, un symbole des luttes des Noirs américains pour l’égalité.

Les lieux du monde où nous grandissons nous forgent.

S’agissant de ségrégation raciale, Angela Davis a vu le jour dans le premier cercle de l’enfer. Birmingham, Alabama, au cœur de ce Sud raciste et sécessionniste où Rosa Parks osa, en 1955, un acte de révolte fondateur. Ses premiers souvenirs d’enfance ? Les Davis habitent dans un quartier où l'on accepte difficilement l'installation de familles noires modestes.  Les déflagrations des bombes posées par les fascistes du Ku Klux Klan, si nombreuses que son quartier est surnommé « Dynamite Hill » (Colline Dynamite). Les récits d’une grand-mère se remémorant les temps de l’esclavage. Les pancartes « white only ». Alors qu'elle n'a que 12 ans, le boycott d'une compagnie de bus pratiquant la ségrégation raciale marque Angela; les Afro-Américains ne revendiquent que le droit de s'asseoir où ils le souhaitent dans le bus, comme les Blancs, ce qui leur était dénié jusque là. Le 16 septembre 1963, un attentat à la bombe dans une église baptiste de Birmingham tue quatre filles noires que connaissait Angela; les assassins sont des racistes du Ku Klux Klan. 

Ses parents, des professeurs communistes, militent activement contre les lois Jim Crow instituant l’apartheid à l’américaine. À quatorze ans, la jeune fille quitte l’Alabama pour New York, à la faveur d’une bourse d’études.

Au lycée, elle découvre le Manifeste du Parti communiste et fait ses premiers pas de militante dans une organisation marxiste, Advance.

Angela Davis est une élève brillante. En 1962, elle entre à l’université de Brandeis. En première année, elles ne sont que trois étudiantes noires. Elle y découvre Sartre, Camus, s’initie à la philosophie d’Herbert Marcuse, dont elle suit les cours. Marcuse est alors un des maîtres à penser de la lutte contre la guerre du Vietnam. En 1964, elle part, une première fois, pour Francfort, creuset, à l’époque, d’un marxisme hétérodoxe. Elle y étudie Marx, Kant, Hegel et suit les conférences de Theodor W. Adorno. Aux États-Unis, un nouveau vent de contestation se lève, contre l’oppression raciste, contre la guerre du Vietnam.

Angela s'intéresse aux sorts de tous les Afro-Américains, en particulier celui des femmes et des prisonniers. En août 1965, six jours d'émeutes dans le ghetto noir de Watts, un quasi bidonville de Los Angeles, ébranlent le mythe américain de la démocratie et du bien-être pour tous: "l'ordre" y est rétabli au prix de 30 morts. Partout, les ghettos noirs sont en ébullition, comme à Détroit en 1967. Les Afro-Américains ne veulent plus être considérés comme des citoyens de seconde zone.

À son retour, en 1968, la jeune philosophe rejoint les Black Panthers et adhère au Che Lumumba Club, un cercle affilié au Parti communiste. Un an plus tard, titulaire d’une thèse de doctorat dirigée par Marcuse, elle est nommée professeure à l’université de Californie Los Angeles, pour enseigner la philosophie marxiste. Elle adhère au Parti communiste des Etats-Unis.

Le profil de la jeune femme de vingt-cinq ans, sa couleur de peau, ses convictions, ses engagements concentrent la haine de l’Amérique blanche et ultraréactionnaire que veut incarner un certain… Ronald Reagan, alors gouverneur de Californie. À la demande de celui-ci, Angela Davis est exclue de l’université comme dangereuse communiste.

Angela souhaite une révolution socialiste, qui bouleverserait l'ordre social et instaurerait enfin l'égalité entre les êtres humains, quelque soit leur sexe ou leur condition sociale. Elle est de tous les combats contre la discrimination raciale, sans oublier celui pour l'égalité hommes-femmes: "Les femmes noires, écrit-elle, sont victimes d'une pluralité d'oppressions: en tant que femmes, en tant qu'Afro-Américaines et, pour leur quasi-totalité, en tant que travailleuses pauvres. Pour que la femme noire se libère réellement, elle doit mener les trois combats de front".  

Premier acte d’une machination politico-judiciaire dirigée contre la militante communiste. Déjà engagée contre l’industrie carcérale qui broie la jeunesse noire, la jeune femme a pris fait et cause pour trois détenus de la prison de Soledad. Avec l’un d’entre eux, George Jackson, elle entretient une liaison épistolaire, amoureuse. George Jackson est emprisonné depuis des années pour un vol de 70 dollars dans une station-service. La tentative désespérée du jeune frère de ce détenu pour le faire évader tourne au drame. Le 7 août 1970, Jonathan Jackson, le frère de George, fait irruption dans un tribunal de Californie et prend des otages, dont le juge, exigeant la libération de son frère. La prise d'otage se termine par une fusillade entre la police et les preneurs d'otages. Jonathan Jackson, deux autres prisonniers accusés ainsi qu’un juge sont tués au cours de la fusillade.

Angela Davis est soupçonnée d’avoir fourni une arme aux assaillants. Désignée comme ennemie publique numéro un,elle est inscrite sur la liste publiée des dix personnes les plus recherchées des États-Unis.

Par crainte d’être tuée, elle prend la fuite. L’avis de recherche la décrivant comme « armée et dangereuse » est placardé dans tout le pays. Une vague ressemblance avec Angela Davis, une simple coupe afro, valent à des centaines de femmes d’être arrêtées. Le FBI déploie, dans le cadre de son programme de contre-intelligence visant les communistes et les Blacks Panthers, des moyens démesurés pour traquer celle que l’establishment blanc et réactionnaire surnomme « la panthère rouge » ou « la terroriste noire ». Mais, déjà, la solidarité s’exprime. Elle s’affiche au seuil des maisons amies, sur des pancartes : « Nous accueillerons volontiers Angela Davis. »

La fugitive est finalement arrêtée le 13 octobre 1970, à New York.

À la télévision, le président Nixon la condamne avant même qu’elle ne comparaisse en justice. « Cette arrestation servira d’exemple à tous les terroristes », se réjouit-il. Le 5 janvier 1971, l’État de Californie l’inculpe de meurtre, kidnapping et conspiration. Placée à l’isolement, elle risque par trois fois la peine capitale. Un extraordinaire mouvement de solidarité international se développe alors. En Inde, en Afrique, aux États-Unis, en Europe, des millions de voix exigent la libération d’Angela Davis. Les Rolling Stones lui consacrent une chanson, Sweet Black Angel, et John Lennon et Yoko Ono écrivent, Angela tandis que Jacques Prévert écrit pour elle: "Ceux qui enferment les autres sentent le renfermé; ceux qui sont enfermés sentent la liberté"

En France, Sartre, Aragon, Prévert, Genet dénoncent le racisme, le maccarthysme persistant, l’arbitraire de sa détention.

À l’initiative de la Jeunesse communiste, 100 000 personnes foulent le pavé parisien, le 3 octobre 1971, en compagnie de Fania, la jeune sœur d’Angela Davis. L’Humanité se fait le porte-voix de ce mouvement de solidarité.

Celle qui entrait toujours poing levé dans la salle d’audience est finalement acquittée le 4 juin 1972 par un jury exclusivement blanc. Son innocence est reconnue lors du procès.

Le verdict n’efface pas le racisme de la société américaine, mais il lui porte un coup sérieux. Libérée, Angela Davis ne renonce pas au combat pour l’émancipation, pour un autre monde, libéré de l’oppression et de toutes les formes de domination. En la rencontrant, Genet dit avoir acquis « la certitude que la révolution serait impossible sans la poésie des révoltes individuelles qui la précèdent ». Angela Davis incarne toujours cela, cette grâce qui donne sens et noblesse à l’engagement politique.

Une fois libre, Angela poursuit son combat, en reprenant ses cours de philosophie, en publiant de nombreux ouvrages politiques, dont plusieurs sont traduits en français. Elle est aux côtés des Amérindiens qui occupent symboliquement, en 1973, le lieu du massacre historique de Wounded Knee; elle se présente aux élections américaines en 1980 et 1984 pour le parti communiste. Elle s'engage contre la guerre en Irak en 2003 et en 2012 participe à un film documentaire sur la libération des prisonniers politiques à travers le monde.

Sources:

L'Humanité (article de 2013)

ELLES ont réalisé leur rêve de Philippe Godard et Jo Witek, De La Martinière jeunesse 

Une émission récente de France inter à écouter sur le combat d'Angela Davis. On y retrouve l'histoire et la parole de cette militante déterminée des droits de l'homme, professeur de philosophie et militante communiste, membre des Black Panthers :

 

Angela Davis et son combat pour la liberté : émission « ça peut pas faire de mal » par Guillaume Galliene

 

" Il était temps de partir. Pour la première fois depuis que nous avions découvert que la police me recherchait, je sortis. Il faisait bien plus sombre que je ne l’avais cru, mais pas assez pour que je cesse de me sentir vulnérable.

Dehors, à découvert, mon chagrin et ma colère s’alourdissaient de peur. Une peur pure et simple, si puissante et si élémentaire que la seule chose à laquelle je pus la comparer était le sentiment d’engloutissement que je ressentais lorsque, enfant, on me laissait dans le noir. Cette chose indescriptible, monstrueuse, était dans mon dos, elle ne me touchait jamais mais elle était toujours prête à l’attaque. Ma vie était maintenant celle d’une fugitive. Toute silhouette étrange pouvait être un agent déguisé, entouré de limiers qui attendaient dans les bosquets les ordres de leur maître. Je devais apprendre à éviter l’ennemi, à le déjouer. Ce serait difficile, mais pas impossible" (Angela Davis)

 

Cette femme qui fuit la police dans les rues de Los Angeles s’appelle Angela Davis.

En 1970, elle a 26 ans. Elle vient juste d’être nommée professeur de philosophie à l’université de San Diego, en Californie.

Mais elle est aussi communiste, proche des Black Panthers, et elle se bat depuis des années pour libérer le peuple Noir de l’oppression, dans une Amérique encore très ségrégationniste.

Après avoir été accusée (à tort) de complot et de meurtre, elle est contrainte de se cacher.

Au terme d’une traque qui va durer plus de 3 mois, Angela Davis est arrêtée, emprisonnée et risque la peine de mort.

Partout, en Amérique et en Europe, l’opinion publique se mobilise pour crier son innocence. Les Rolling Stones et John Lennon lui écrivent une chanson, Aragon et Sartre défilent à Paris, Jacques Prévert lui adresse un poème.

Ce soir, je vous propose de partir à la découverte de cette héroïne moderne et insoumise, icône du Black Power, pour qui la révolution était une affaire d’honneur : « Quand on s’engage dans la lutte », écrira-t-elle, « ce doit être pour la vie ».

Alors, comment Angela, arrière-petite-fille d’esclave née en 1944, a fait basculer l’histoire des Etats-Unis ?

Voici son autobiographie, écrite « à chaud » à la fin des années 1970, et publiée par la romancière Toni Morrison. Elle est traduite pour la première fois en français, par Cathy Bernheim, aux éditions Aden.

ANGELA DAVIS: YES, I AM A COMMUNIST! Le parcours de cette grande figure révolutionnaire du mouvement noir de libération aux Etats-Unis
ANGELA DAVIS: YES, I AM A COMMUNIST! Le parcours de cette grande figure révolutionnaire du mouvement noir de libération aux Etats-Unis
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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 07:29
Dolorès Ibarruri

Dolorès Ibarruri

Le 29 octobre 1938, il y a 80 ans, a lieu à Barcelone une parade d’adieu des brigades internationales. A cette occasion, Dolores IBARRURI GÓMEZ dite la Pasionaria (1895-1989) tient un discours qui a marqué profondément les esprits. En voici un extrait :
" Mères ! Femmes ! Lorsque les années auront passé et que les blessures de la guerre seront cicatrisées ; lorsque le souvenir des jours de détresse et de sang se sera estompé dans un présent de liberté, d’amour et de bien-être ; lorsque les rancœurs seront mortes et que tous les espagnols sans distinction connaîtront la fierté de vivre dans un pays libre, alors, parlez à vos enfants. Parlez-leur des hommes des Brigades Internationales.
Dites-leur comment, franchissant les océans et les montagnes, passant les frontières hérissées de baïonnettes, épiés par des chiens dévorants avides de déchirer leur chair, ces hommes sont arrivés dans notre pays comme des croisés de la liberté. [...] 
Ils abandonnèrent tout : tendresse, patrie, foyer, fortune, mères, épouses, frères, sœurs et enfants, et vinrent nous dire : Nous voici. Votre cause, la cause de l’Espagne, est la nôtre. C’est la cause de toute l’humanité éprise de progrès !
Aujourd’hui, ils s’en vont. Beaucoup d’entre eux, des milliers, restent ici, avec comme linceul, la terre espagnole, et tous les espagnols se souviennent d’eux avec une émotion profonde. [...] Camarades des Brigades Internationales ! Des raisons politiques, des raisons d’État, l’intérêt de cette même cause pour laquelle vous avez offert votre sang avec une générosité sans limites, font que vous repartez, certains de vous dans leur pays, d’autres vers un exil forcé.
Vous pouvez partir la tête haute. Vous êtes l’histoire, la légende, l’exemple héroïque de la solidarité et de la démocratie universelle [...]. Nous ne vous oublierons pas ; et quand l’olivier de la paix se couvrira de nouveau de feuilles mêlées aux lauriers victorieux de la République espagnole, revenez "!
58 ans après son appel, le vœu de la Pasionaria aura finalement été exaucé. En novembre 1996, l’Espagne a rendu un vibrant hommage aux derniers survivants des Brigades Internationales. Invités à Madrid, les vétérans se sont vus accorder la nationalité espagnole par le Congrès des Députés.
Les paroles de la Pasionaria tels que : « Mieux vaut mourir debout que de vivre à genoux » (repris d’Emiliano Zapata) ou son « No pasarán ! » (prononcé par Robert Georges Nivelle pendant la Première Guerre mondiale), sont connus dans le monde entier. Son rôle de symbole populaire en a fait un personnage de poèmes et de chansons pour Pablo Neruda, Rafael Alberti, Ana Belén et quelques autres.

Robert Clément

 

Elle s'est éteinte le 12 novembre 1989: Dolorès Ibarruri, "la Pasionaria: une fleur du XXe siècle" (José Fort, L'Humanité spécial guerre d'Espagne, septembre 2006)

Et le destin extraordinaire de deux militants communistes, résistants dans le Finistère, après avoir été membres des Brigades Internationales:

Albert Rannou: Lettres de prison d'un résistant communiste brestois né à Guimiliau fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien

Jean-Louis Primas, résistant communiste: de Lanester au Mont Valérien, en passant par les Brigades Internationales en Espagne et Brest

 

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 06:00
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février

Nos activités d'éducation populaire, qui ont donné beaucoup de satisfaction l'année 2018, avec plusieurs centaines de personnes à avoir participé à nos conférences-débat à la section du PCF pays de Morlaix les mardis, reprennent. 

Après: 

en janvier 2018, le philosophe Jean-Michel Galano sur la philosophie de Karl Marx  
en mars 2018, Greg Oxley sur la Révolution Française
en avril 2018, l'écrivaine Maha Hassan sur la littérature, la révolution et la guerre en Syrie
en mai 2018, le journaliste Gérard Le Puill sur l'agriculture et le réchauffement climatique
en mai 2018 encore, l'ingénieur Yann Le Pollotec sur la révolution numérique
en juillet 2018, Marie-Noëlle Postic et Lucienne Nayet sur l'antisémitisme et son histoire
 
Nous aurons le plaisir d'accueillir: 
 
Pour nos Mardis de l'éducation populaire du PCF pays de Morlaix (2, petite rue de Callac à 18h), ouverts à toutes les personnes intéressées: 
 
- Le Mardi 13 novembre: l'essayiste, romancier et journaliste Valère Staraselski sur le thème: "Aragon, entre littérature et politique, la liaison délibérée". 
 
Valère Staraselski a écrit, avant la biographie très ambitieuse et passionnante de Pierre Juquin, un excellent "Aragon. La liaison délibérée". 
 
Valère Staraselki sera le lendemain à Brest à l'invitation de la section PCF de Brest pour évoquer la question de l'antisémitisme à partir des recherches accomplies pour l'écriture de son dernier livre: "Le Parlement des cigognes"
 
C'est aussi l'auteur de plusieurs romans: "Le Parlement des cigognes" (2017) sur la Shoah et la complicité de polonais dans l'extermination des juifs (prix Licra), "Sur les toits d'Innsbruck", "Une histoire française" (sur la France pré-révolutionnaire, en janvier 1789), "L'Adieu aux rois" (un roman qui se passe pendant la Révolution Française, en 1794), "Le Maître du Jardin. Dans les pas de La Fontaine", "Nuit d'hiver", "Un homme inutile", etc. 
Mais aussi d'un très beau texte sur la Fête de l'Humanité, Comme un Air de liberté (2005), de 1909-2009: un siècle de vie ouvrière avec Denis Cohen (Cherche-Midi), de Voyage à Assise. 
 

 

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Valère Staraselki à Dialogues Morlaix en 2017 (photo Jean-Luc Le Calvez)

Valère Staraselki à Dialogues Morlaix en 2017 (photo Jean-Luc Le Calvez)

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février

- Le Mardi 11 décembre: la sociologue et romancière Anne Guillou, auteur chez Skol Vreizh en 2018 de "Une embuscade dans les Aurès": 

La Guerre d'Algérie (1954-1961), blessures intimes  

Anne Guillou a aussi écrit plusieurs romans: "Noce maudite" (sur une condamnation à mort d'une criminelle de la région morlaisienne au XIXe siècle), "Dommage de guerre" (sur un viol commis par un soldat noir américain dans la région morlaisienne à la Libération), "Terre de promesses", "Fétiche". Ce fut aussi une grande artisane de l'éducation populaire sur le pays de Morlaix. 

Affecté au poste militaire de T’Kout dans les Aurès (Algérie) en 1960, le sous-lieutenant Raymond Messager, promotion « Terre d’Afrique » à Saint-Cyr-Coëtquidan, n’atteignit jamais sa destination.  Le 12 septembre 1960, une embuscade tendue par les rebelles l’arrêta net. Il avait 22 ans.  Anne Guillou-Riou, sa fiancée au moment du drame, revient aujourd’hui sur le parcours du jeune officier et sur les jours sombres de l’Algérie d’alors dans un récit autobiographique sur fond de guerre.  Liant les éléments sociologiques à la presse de l’époque, les travaux des historiens à l’expérience personnelle, l’auteur livre ici un ouvrage sensible fondé sur la mémoire, retraçant la lente maturation d’un être durement frappé à 20 ans.  L’ouvrage donne un éclairage particulier sur le conflit algérien que les appelés du contingent et les cadres militaires de l’époque ont préféré couvrir d’une chape de silence.

Affecté au poste militaire de T’Kout dans les Aurès (Algérie) en 1960, le sous-lieutenant Raymond Messager, promotion « Terre d’Afrique » à Saint-Cyr-Coëtquidan, n’atteignit jamais sa destination. Le 12 septembre 1960, une embuscade tendue par les rebelles l’arrêta net. Il avait 22 ans. Anne Guillou-Riou, sa fiancée au moment du drame, revient aujourd’hui sur le parcours du jeune officier et sur les jours sombres de l’Algérie d’alors dans un récit autobiographique sur fond de guerre. Liant les éléments sociologiques à la presse de l’époque, les travaux des historiens à l’expérience personnelle, l’auteur livre ici un ouvrage sensible fondé sur la mémoire, retraçant la lente maturation d’un être durement frappé à 20 ans. L’ouvrage donne un éclairage particulier sur le conflit algérien que les appelés du contingent et les cadres militaires de l’époque ont préféré couvrir d’une chape de silence.

Morlaix
Anne Guillou, l’écrivaine hantée par ses fantômes
Anne Guillou présente son ouvrage « Une embuscade dans les Aurès », paru chez Skol Vreizh. | PHOTO OUEST-FRANCE

 

Portrait

Elle vous accueille chaleureusement. Et vous jauge de son regard clair. Comme si elle voulait voir si son interlocutrice partage ses références. D’emblée, elle plante son regard bleu dans le vôtre. « C’est la première fois, depuis 60 ans, que je reviens sur une tragédie qui a bouleversé mon existence. »

Anne Guillou, écrivaine et romancière, sociologue et chercheuse reconnue pour ses travaux en sociologie rurale, vient de sortir un récit sur les jours sombres de l’Algérie.

En l’écoutant, on glisse inéluctablement vers le passé, celui d’un Finistère rural très éloigné de la plupart des tragédies qui agitaient le monde, marqué par ses destins brisés, par l’emprise de l’église, par le quotidien, qui suit son cours…

« Faite pour aimer »

Cette vie est alors la sienne. Celle d’une jeune fille « bonne en calcul mental, dictée et rédaction », qui quitte la ferme familiale de Kerougay, à Guiclan, pour le juvénat (institution destinée à former de jeunes religieuses) de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine). « C’était le prix à payer pour espérer un autre avenir que celui de paysanne… Malgré ma bonne volonté, en fin de 4e, je ne suis pas qualifiée pour poursuivre. »

Anne reprend le fil de son parcours scolaire à Notre-Dame-du-Mur, à Morlaix. « À quinze, seize, dix-sept ans, je sens que je suis faite pour aimer… Mon père acceptera que je m’émancipe quand Raymond se fera connaître comme futur mari. »

Anne est alors institutrice à Landivisiau. Raymond Messager, fils de paysans de Guiclan, est un élève brillant. Il choisit la carrière militaire. Le parcours du jeune officier, formé à Saint-Cyr-Coëtquidan, ajoutait à la renommée de la famille « mais je me suis toujours demandée pourquoi il était allé vers ce métier ? »

Le 12 septembre 1960, le sous-lieutenant est affecté au poste militaire de T’kout dans les Aurès. « Mais il n’atteignit jamais sa destination, il est tombé dans une embuscade tendue par les rebelles.»

« J’avais 20 ans »

À Guiclan, c’est le choc. « Un chaos psychologique, seule avec ma douleur, je suis comme victime d’un dérèglement », se souvient Anne. Sa vie s’écroule. « J’avais 20 ans, qu’est ce que j’allais devenir ? »

En retraite depuis plusieurs années, elle a écrit plusieurs romans. Mais l’époque de ses vingt ans revient comme un boomerang. C’est en 2016, dans les Aurès, en Algérie, qu’elle renoue avec son passé qui l’a durement bouleversée, il y a près de 60 ans. Ce n’est plus la grande Histoire. Mais son histoire à elle.

Un récit autobiographique sensible où elle revit cette longue remontée vers la vie et la reprise de ses études à la Sorbonne, l’enseignement, la lutte joyeuse et confiante du mouvement féministe. Un ouvrage qui donne aussi un éclairage documenté sur le conflit algérien « que les appelés du contingent ont préféré couvrir d’une chape de silence ».

Une embuscade dans les Aurès, chez Skol Vreizh. 15 €.

Dédicaces : 21 juillet, de 10 h à 12 h, chez Dialogues, et de 13 h 30 à 18 h, au centre Leclerc ; 25 juillet, de 10 h à 12 h, maison de la presse à Landivisiau ; 28 juillet, de 10 h à 12 h, à Guiclan.

Anne Guillou, Une embuscade dans les Aurès - article de Didier Gourin dans Ouest-France

Anne Guillou, Une embuscade dans les Aurès - article de Didier Gourin dans Ouest-France

Et le mardi 5 février: l'historien Pierre Outteryck viendra nous parler de:

la belle figure de Martha Desrumaux, militante et dirigeante ouvrière, cégétiste et communiste, première femme députée de France, animatrice du Front Populaire, résistante et déportée

à l'occasion de la campagne nationale pour que pour la première fois un ou une communiste, et un ou une ouvrière, et ici singulièrement une ouvrière communiste, soit admis au Panthéon.   

Pierre Outteryck, historien, universitaire à Lille III, a écrit deux livres sur "Martha Desrumaux", il a aussi écrit sur "Jean-Pierre Timbaud, ouvrier et résistant", fusillé à Chateaubriant. 

Une exposition de 10 panneaux sur la vie et l'oeuvre de Martha Desrumaux sera présentée au local de la section PCF de Morlaix. 

 

Martha Desrumeaux: syndicaliste et communiste résistante et déportée. Pour que la classe ouvrière rentre au Panthéon!

 

Pierre Outteryck à la fête de l'Huma 2018

Pierre Outteryck à la fête de l'Huma 2018

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février

L'historien et militant syndical Jean-Paul Sénéchal (Le Finistère du Front Populaire) et Pierre Barbancey, le journaliste grand reporter de l'Humanité spécialiste de la question israélo-palestinienne, de la question kurde et du Proche-Orient en général, seront aussi des invités de la section PCF du Pays de Morlaix en 2019. Les dates de leurs conférences débats seront communiquées ultérieurement.  

Enfin

Le Dimanche 11 novembre à 16h à la salle Gallouedec de St Martin des Champs

à l'occasion du Centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918 et de la fin de cette grande boucherie inutile que fut la Grande Guerre

(10 millions de morts au total - 1 350 000 Français qui en furent victimes). 

en hommage aux sacrifiés du nationalisme et du militarisme, en hommage aux combattants de la Paix

La section PCF du Pays de Morlaix invite le Théâtre de la Corniche, les comédiens Claude Bonnard, Jerôme André, Antoine Asnar

Pour une représentation du très beau, très émouvant, très drôle spectacle musical et chanté

"Bonsoir m'amour"

1923, dans un café à Morlaix, la ville du Maréchal Foch, trois hommes meurtris par la guerre des Tranchées, un chanteur, un grand-père et son petit-fils orphelin, François Le Coz, refont l'historique de cette guerre infâme. 

Spectacle public 

entrée libre, participation au chapeau

Suivi d'un pot convivial pour continuer à échanger 

 

 

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 05:39
Photo Jean-Marc Nayet

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Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Les 48 otages fusillés le 22 octobre 1941", 27 à Châteaubriant,16 à Nantes et 5 au Mont-Valérien.

Grâce à Jean-Marc Nayet, les photos sur les deux  journées:

Samedi 21 octobre, l'inauguration des nouveaux aménagements de la carrière, inauguration de la nouvelle exposition itinérante:

"Déportations et Répressions en France et en Europe 1939-1945", sujet du concours national de la Résistance et de la déportation, 2018-2019

Dimanche 22,  la cérémonie d'hommage aux fusillés de Châteaubriant.

Anne Friant représentait l'association ANACR 29.

Lucienne Nayet a pris la parole au nom du réseau Musée de la Résistance Nationale.

Sur les photos, on peut voir Anne Friant, Lucienne Nayet, présidente du réseau MRN, Carine Picard Nilès, petite-fille d'Odette Nilès, secrétaire générale de l'amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt.

 

INTERVENTION A CHATEAUBRIANT DE LUCIENNE NAYET LE 22/10/2018

au nom du Réseau du Musée de la Résistance Nationale

 

Le Musée de la Résistance Nationale (MRN), Musée de France situé à Champigny dans le département du Val de Marne, est à la tête du réseau national qui est constitué de 19 musées ou associations (les 2 premiers membres étant Châteaubriant et Nice et le dernier en date Châteauroux).

L’ensemble de ce réseau constitue une collection unique dévolue par convention, depuis l’année 2000, aux archives nationales.

 

Ce réseau a été crée afin de partager et de développer nos enjeux communs :

  • mise en place et animation de lieux de mémoire sur la Résistance et la Déportation (pour certains),
  • conservation  et inventaire des collections,
  • création d’espaces culturels, pédagogiques et de citoyenneté,

 

Nous sommes convaincus que la transmission de la mémoire de la Résistance auprès de tous et des plus jeunes en particulier et de leurs professeurs, sera demain d’autant plus riche qu’elle s’appuiera sur une collection en permanence enrichie et sur une recherche constante sur ces problématiques.

 

            Aujourd’hui, nous sommes en 2019-2020 à un tournant qui va donner du souffle à tout notre réseau.

 

Un nouveau Musée de la Résistance ouvrira ses portes sur un deuxième site à Champigny dans un magnifique bâtiment, sur les bords de Marne, mis à disposition par le département du Val de Marne.

Pour l’ensemble de notre réseau, ce projet représente une opportunité formidable pour la mise en exergue de l’histoire et de la mémoire de la Résistance, avec la mise valeur de la plus belle collection sur cette période.

 

En effet le MRN trouvera ainsi un nouveau point d’ancrage qui offrira à cette riche collection une remarquable visibilité, une collection reflet d’héritages communs et d’histoires particulières comme celle des 27 de Châteaubriant.

 

Ce nouveau musée permettra également de rappeler l’événement national que fut le 22 octobre 1941 et d’évoquer ainsi la force de lieux comme celui de la carrière.

 

Je veux remercier Thomas Fontaine, conservateur de ce réseau, l’équipe du MRN, ainsi que le collectif de Châteaubriant pour la réalisation des panneaux biographiques après celle des panneaux extérieurs de l’exposition l’année dernière.

 

La collection s’accroît et beaucoup de pièces sont mises en valeur dans le cadre du nouveau musée à Champigny. Nous souhaitons d’ailleurs, à l’avenir, exposer ces pièces dans le futur musée des Amis de Châteaubriant.

Cette collection a commencé dès 1965, nous avons retrouvé le récépissé de la déclaration de l’association en décembre 1964 intitulé “Pour la création d’un Musée de la Résistance, signé Georges Marrane“, document oh combien émouvant.

 

Ce nouveau Musée permettra pour les divers publics, par une scénographie et des techniques d’aujourd’hui, de raconter une histoire, des histoires pour comprendre les enjeux actuels : c’est cela visiter l’histoire et sa connaissance.

 

Malgré le temps qui passe et inévitablement nous dérobe des voix chères, l’héritage des résistants ne doit pas disparaître surtout en ces temps de doutes et de remises en cause des valeurs pour lesquelles ils ont lutté, et qui façonnent  encore aujourd’hui notre société.

 

Grâce aux archives qu‘ils ont déposées au musée, nous pourrons entendre à nouveau la voix des témoins et dévoiler la part sensible que recèlent la plupart d’entre elles, raconter au travers des documents l’engagement d’hommes et de femmes contre des régimes d’exclusion et d’oppression.

 

Pour suppléer l’absence des témoins, nous avons :

  • des historiens, mais aussi des professeurs d’autres disciplines, en particulier des jeunes qui sont à la recherche de leurs histoires familiales qui n’ont pas toujours été transmises,
  • des amis (e) de toutes nos associations qui ont à cœur d’animer et de travailler à cette belle histoire que fut la RESISTANCE

 

L’aventure humaine et collective de la Résistance n’a pas fini de nous léguer cet héritage qui doit continuer à vivre et à prospérer.

 

Nous sommes les acteurs de sa transmission : ces mots seront inscrits sur les murs du nouveau Musée.

J’ai toujours en mémoire, que ces hommes et femmes résistant(e)s  dans leurs combats ont sans cesse rêvé aux lendemains…

 

Je pense également à cette belle phrase de Paolo Pasolini :

 

“LA VERITE N’EST PAS DANS UN SEUL REVE, MAIS DANS BEAUCOUP DE REVES“

 

Et pour terminer, ce vers d’Eluard, dont nous avons le manuscrit original du poème LIBERTE au musée de Champigny.

 

“SI L’ECHO DE LEURS VOIX FAIBLIT, NOUS PERIRONS“

 

 

Lucienne Nayet

 

 

 

 

 

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