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13 octobre 2021 3 13 /10 /octobre /2021 05:18
REPORT DE LA REPRESENTATION DU SPECTACLE « LES MAUVAIS JOURS FINIRONT »

REPORT DE LA REPRESENTATION DU SPECTACLE « LES MAUVAIS JOURS FINIRONT » Suite à un accident qui immobilise l'un des comédiens, le Théâtre de la Corniche est au regret d’annoncer le report de la présentation de son spectacle, Chroniques en chanson de la Commune de Paris, qui devait se tenir à la M.J.C. de Morlaix le lundi 18 octobre. De nouvelles propositions de dates seront annoncées d'ici la fin

Dans le cadre du 150ème anniversaire de la Commune, le Théâtre de la Corniche (qui avait joué la pièce de théâtre pacifiste "Bonsoir m'amour" sur la guerre 14-18 en 2018) présente le lundi 18 octobre à 19h à la MJC de Morlaix son spectacle "Les mauvais jours finiront" sur la Commune de Paris.
Chronique en chansons de la Commune de Paris. Le Théâtre de la Corniche revisite ces 72 journées du printemps 1871, remises dans son contexte historique de la capitulation de l'armée de Napoléon III et du siège de Paris par les Prussiens, d'une proclamation d'une république dans un pays resté profondément monarchiste et d'une opposition de plus en plus marquée entre la France rurale et la capitale.
 
Pour en savoir plus, visitez le site du Théâtre de la Corniche: https://www.theatredelacorniche.fr/ete-2021/les-mauvais-jours-finiront/
 
INFOS PRATIQUES:
 
Date le lundi 18 octobre à 19h
 
Organisateur MJC Morlaix, Morlaix, place du Dossen
 
Téléphone 02 98 88 09 94
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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 05:19
Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

Journal l'Unité du PCF Concarneau, 1977

1920-2020: 110/ Joseph Argouac'h, résistant, artisan de la Sécurité sociale, maire communiste de Concarneau (1915-1997)

Il fut maire de Concarneau entre 1980 et 1983, secrétaire général de la mairie de Concarneau pendant 35 ans, de 1939 à 1974, Joseph Argouarc'h a eu pendant les années d'occupation une action déterminante au sein de la Résistance. Ce qui lui a valu de recevoir du gouvernement provisoire du Général de Gaule la médaille d'argent du courage et du dévouement. « Plusieurs centaines de patriotes lui doivent leur salut grâce aux faux papiers qu'il leur fournissait », soulignait Pierre Le Rose au moment de son décès en mai 1997 (Le Télégramme, 12 mai 1997). Il était membre du réseau "Vengeance".

Membre du parti communiste auquel il a adhéré en 1937, Joseph Argouarch fut un actif militant avec un souci prioritaire pour le social.

A la Libération, en 1944, il reconstitua le syndicat CGT des communaux de Concarneau et en devint secrétaire. Il fut aussi membre fondateur du syndicat national des cadres des services de la fonction publique et de santé CGT, responsable de l'Union locale CGT de Concarneau.

Joseph Argouarc'h s'impliqua fortement dans la création de la Sécurité sociale et, à Brest, en juin 1948, il fut désigné pour présenter un exposé sur la Sécurité sociale lors du congrès de l'Union départementale CGT du Finistère. Présenté en avril 1947, sur la liste CGT, aux élections du conseil d'administration de la caisse de sécurité sociale du Sud-Finistère, il en fut membre jusqu'en 1978. De 1950 à 1962, il en occupa la vice-présidence puis la présidence. Il fut aussi président de l'URSAFF, président du conseil d'administration de la caisse primaire d'assurance maladie du sud-Finistère.

En 1977, Joseph Argouarc'h est élu au conseil municipal sur la liste d'union de la gauche conduite par Robert Jan dont il devient le premier adjoint. En 1980, après la démission de Robert Jan pour raisons de santé, il est élu maire de Concarneau. Poste qu'il occupera jusqu'aux élections de 1983.

De son action comme maire, on retiendra plusieurs réalisations notamment la création du centre de loisirs, des classes de neige, la construction du foyer-logements pour personnes âgées et de la maison de cure, la mise en place du quotient familial.

On n'oubliera pas non plus son action déterminante dans la création des jumelages avec Senne et M'bour.

Président en tant que maire du comité de jumelage, il était également membre de la fédération mondiale des villes jumelées.

Lors de ses obsèques, Jean Bottereau, responsable de l'union locale CGT rappela "son souci de développer la santé et la solidarité au-delà du simple soin par la prévention", son attachement à la paix: "homme de conviction, de parole et de confiance, tu savais encourager et aider ceux qui prenaient place à tes côtés pour amplifier ton combat pour l'homme et le progrès".

Sources:

- Journal Le Télégramme, 12 mai 1997

- Le Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social

- "Mémoire vivante", le bulletin de l'Institut d'histoire sociale IHS Bretagne, mars 2021

Photo Mémoire vivante IHS CGT Bretagne, mars 2021

Photo Mémoire vivante IHS CGT Bretagne, mars 2021

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 109/ Pierre Plassart (1912-1983)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère : 108/Jean Baudry (1901-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 107/ Aline de Bortoli (1908-2004)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 106/ Louis Departout (1916-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 105/ Charles Vuillemin (1918-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 104/ Louis Le Guen (1907-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 103/ Louis Hémeury (1911-1999)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 102/ Jean Autret (1891- 1974)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes dans le Finistère: 101/ Yvette Castel

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 100/ Simone Moreau (1908-1962)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 99/ Francine Poulichet (1918-2014) et Christophe Poulichet

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes: 98/ Rosine Kersulec (1894-1985)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 97/ Marie Mahé (1911-2000)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 96/ Germaine Le Lièvre, Geneviève dans la résistance brestoise (1911-1945)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 94/ Marie Miry née Calvarin (1905-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 93/Virginie Bénard (1920-2014)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 92/ Evangéline Dollet dit "Yvette" née Yvinec

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 91/ Joseph Laot (1920-2001)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 90/ Les fusillés de Lesconil, de la Torche et de Poulguen (Juin 1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 89/ Théo Le Coz (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 88/ René Lijour (1900-1979) et Lucie Lijour, née Le Goff (1909-1986)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 87/ Eugène Le Bris (1913-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 86/ Alphonse Duot (1874-1964)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 85/ Alain Signor (1905-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 84/ Marc Scouarnec (1894-1968)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 83/ Germain Bournot (1915-2007)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 82/ Michel Nédelec (1940-2009)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 81/ Eric Texier (1902-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 80/ Théophile Kerdraon ( 1891-1984)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 79/ André Guéziec (1922-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 78/ Jean Kérautret (1918-1942) et Vincent Guivarc'h (1918-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 77/ Emile Le Page (1922-1942) et Pierre Jolivet (1921-1942)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 76/ Louise Tymen (1925-2015)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 75/ Yves Giloux (1921-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 74/ André Garrec (1922-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 73/ Frantz Boucher (1924-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 72/ François Echardour (1925-1988)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

100 ans d'engagements communistes en Finistère: 70/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 68/ François Tanguy (1925-1987)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 13:18
L'Himalaya breton, de Nicolas Legendre (2020): un journal de voyage érudit et réjouissant entreprend l'ascension des sommets bretons
On vous parle d'un temps, il y a 245 à 540 millions d'années, ou les roches qui constituent aujourd'hui la Bretagne étaient au niveau de l’Équateur. Un temps "où les forces telluriques ont donné naissance à une gigantesque cordillère allant des futures Appalaches à l'actuelle Silésie. Elle culminait vers huit mille mètres et atteignait quatre mille à six mille mètres en Armorique. Bien avant que les Pyrénées et les Alpes ne prissent la forme qu'on leur connaît, un véritable "Himalaya" occupait l'actuelle Bretagne. Des millions d'années de mouvements tectoniques, de réchauffements et de glaciations, de tempêtes et de ravinements, ont entraîné l'érosion de ces fiers massifs".
Mais nos "géants en fin de vie" ont encore fière allure! Aux sommets de la Bretagne, dans les Monts d'arrée: le Roc'h Ruz (la montagne rouge) - 385 mètres- le Tuchenn Kador (384,9 mètres), le Roc'h Trévézel (384,9 mètres) selon des géologues du centre des Finances de Morlaix.
 
Voici un livre qui se recommande très chaleureusement, tant sa lecture allie la grâce et la profondeur, le plaisir et l'instruction.
 
Le road-trip du journaliste (Le Monde, Géo, XXI) et écrivain talentueux Nicolas Legendre, en février 2020, juste avant le premier confinement causé par la crise du Covid-19, de sommet breton en sommet breton, donne naissance à un récit mêlant les notations géographiques, géologiques, historiques, sociales, culturelles, politiques sur les "montagnes oubliées" de la Bretagne intérieure qui a quelque chose de profondément réjouissant et revigorant. Du Mont-Dol aux massifs de Paimpont, des Landes de Lanvaux au Ménez Bré, des Montagnes noires aux Monts d'Arrée, de Rennes au Ménez Hom, laissons nous entraînés à la redécouverte de la Bretagne des cimes et de l'Argoat. Un récit de voyage au plus près de chez nous mêlant l'humour, la poésie et une grande culture.
 
Aux éditions Le coin de la rue, 17 euros.
 
Morceaux choisis:
 
"Les humains qui peuplent les montagnes ont aussi leurs particularités. On n'habite pas les hauts plateaux des Andes comme on habite la pampa. On ne vit pas à Botmeur, au cœur des Monts d'Arrée, comme on vit à Penmarc'h, les pieds dans l'Atlantique. Les faibles distances entre ces "Bretagne" ne sont pas synonymes de proximité sociale, économique ou politique. Au XVIIIe siècle, il fallait entre vingt et trente heures pour rejoindre la mer à partir de Carhaix. Trente-cinq à quarante heures depuis Paimpont. Beaucoup de montagnards du Centre-Bretagne mourraient sans jamais avoir aperçu, ne fût-ce que de loin, les mille nuances de bleu de la Manche ou de l'Iroise.
Tout cela a forgé des caractères. L'éloignement des axes de communication et des grands centres urbains, la pauvreté des sols et l'escarpement des reliefs ont modelé les âmes.
Entre Trégor et Haute-Cornouaille, il existe un pays "rouge", historiquement procommuniste, anticlérical et laïc. Un pays où l'on vote plus à gauche qu'ailleurs en Bretagne, et qui correspond aux communes les plus élevées de la péninsule".
(...)
"Vue depuis mon promontoire, sous ce ciel chargé, la vaste étendue de lande du Yeun Elez paraissait inamicale, indomptable, éloignée de tout. Et pourtant: la route Quimper-Morlaix déroule son long ruban d'asphalte près de la ligne de crête. La gare de Brest n'est qu'à 45 minutes en voiture. Le relatif "enclavement" de l'Arrée n'est rien comparé à ce qu'il fut durant des siècles.
En témoigne le passé de La Feuillée, commune de 650 habitants située au nord-est du Yeun Elez. Au XIe siècle, dans ces parages alors quasiment inhabités, des religieux de l'ordre des Hospitaliers installèrent un hospice destiné à venir en aide aux pèlerins et voyageurs qui transitaient le long de la voie romaine reliant Carhaix à Landerneau, avant ou après le franchissement des sommets. Franchissement qui ne devait pas être une mince affaire... Il faut s'imaginer des landes peuplées de loups, parcourues par des brigands, exemptes bien sûr de tout panneau de signalisation. Précisions que 800 ans plus tard, au XIXe siècle, il fallait toujours cinq à huit heures, à cheval, pour effectuer les cinquante kilomètres séparant Carhaix de Morlaix...
Pour tenter de valoriser les landes qui les entouraient, les hospitaliers ont fait appel à des défricheurs. Ces "colons" étaient des paysans pauvres, des fils de métayers voire des renégats, en provenance d'autres territoires bretons, contraints d'émigrer pour survivre. Ils exploitaient les maigres terres de l'Arrée dans le cadre d'une institution très particulière: la quévaise. Ce mode de concession foncière et système social, minoritaire en Bretagne, impliquait une organisation très collective et relativement égalitaire. Elle était spécifique aux terres les plus pauvres de la péninsule, donc aux montagnes. Elle expliquerait en partie la persistance, jusqu'à nos jours, de particularismes locaux. A commencer par l'orientation politique, clairement à gauche depuis des décennies, de beaucoup de ces territoires.
Selon l'historien Ronan Le Coadic, professeur à l'université de Rennes 2 et responsable du Diplôme d'études celtiques dans ce même établissement, "il y a une corrélation très nette entre l'altitude et le vote communiste" en Bretagne. Et de préciser: "Sur 140 communes bretonnes ayant une altitude supérieure ou égale à 180 mètres (c'est ce qu'on appelle "les montagnes"), la moitié font partie du bastion. Vingt-trois autres accordent une proportion non négligeable de leurs suffrages au Parti communiste (...) Toutes les paroisses totalement couvertes de quévaises (sauf une) appartiennent au bastion".
(...)
Misère et richesse intérieure, dureté des éléments et beauté des lieux, enclavement et ouverture vers l'extérieur sont autant de composantes du cocktail "Arrée". Tout cela a façonné, l'âme de ce pays... qui ne manque pas de personnalités fortes. Cela permet-il d'expliquer pourquoi les Monts d'Arrée ont abrité le tout premier "village résistant" français durant la Seconde Guerre mondiale? Impossible à dire. Force est de constater, cependant, que l'Arrée a largement pris sa part dans la Résistance.
Dès les premiers jours de l'occupation allemande, en juin 1940, les habitants du hameau de Trédudon-le-Moine, à Berrien, choisirent de ne pas accepter l'ordre établi. Leur lieu de vie est devenu "un dépôt d'armes, un refuge pour résistants traqués, un lieu de réunion et un centre de décision pour dirigeants nationaux et régionaux" de la Résistance. C'est ce qu'on peut lire sur un panneau installé par l'état-major national en 1947, dans ce petit lieu-dit. Un intitulé occupe le haut de l'écriteau: TREDUDON - PREMIER VILLAGE RESISTANT DE FRANCE.
En Bretagne, les plus importantes places fortes de la Résistance se trouvaient à Saint-Marcel, dans les landes de Lanvaux, à Duault, dans le massif éponyme. Parmi la centaine d'autres maquis bretons, certains furent créés en plaine ou à proximité du littoral, mais la densité la plus importante était en Centre-Bretagne, dans les monts d'Arrée, au sud de Carhaix, dans les Montagnes Noires, dans le Trégor "rouge", dans le Mené et dans le Kerchouan."
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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 16:02

 

Rappel des faits À partir des années 1930, les germes de l’anticommunisme apparaissent. L’appareil médiatique et d’État l’alimentera. Cette politique se traduira dans les années 1940 par l’arrestation et la mort de nombreux militants.

GÉRARD BONETAncien journaliste à l’Indépendant de Perpignan et auteur

LOUIS POULHÈS Historien et auteur

CARINE PICARD-NILÈSSecrétaire générale de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé

 

L’anticommunisme est une idéologie ancienne, née bien avant l’existence du Parti communiste français. Mais cet anticommuniste va se développer après 1920. On se souvient de l’affiche avec l’homme au couteau entre les dents, ce visuel de propagande. Au moment du Front populaire, en 1936, l’anticommunisme va encore monter d’un cran du côté des possédants, de ceux qui n’acceptent pas la politique sociale mise en œuvre en faveur des « salopards en casquette » qui osent venir sur les plages grâce aux congés payés se mêler à ceux dont la classe avait l’habitude de goûter seule au tourisme. Sous l’Occupation, des dizaines et dizaines de milliers de militants, résistants et combattants tomberont sous les balles, périront sous la torture ou seront déportés en camp de concentration. L’anticommunisme ne disparaîtra pas à la Libération, même s’il s’estompera entre 1944 et 1947, pour réapparaître de plus belle lors de la guerre froide.

À l’heure du Front populaire, le communisme français est en forte progression en termes d’influence et d’implantation. Pourquoi est-ce à ce moment précis qu’apparaissent paradoxalement les germes d’un anticommunisme ?

Gérard Bonet

C’est en effet en octobre 1936 que Dominique Sordet, ulcéré par la victoire du Front populaire et la défaite des nationalistes, lance le « Manifeste des 300 ». C’est un texte radicalement anticommuniste. Sur ses deniers personnels et grâce au soutien du patronat de l’époque, il rédige un appel destiné aux journaux de province. Ce long texte est publié le 16 octobre 193­6 avec la même présentation et typographie par 300 journaux régionaux. Il est ensuite reproduit par certains quotidiens nationaux parisiens. C’est un bilan à demi-mot des quatre premiers mois du Front populaire où est fustigé « un gouvernement socialiste prisonnier des communistes » qui serait le complice de « l’installation en France du bolchevisme ». C’est un exemple très précis et caractéristique de cet anticommunisme virulent à la suite de l’élection du Front populaire. Il témoigne de la réaction de la bourgeoisie qui a peur de l’arrivée au pouvoir des communistes. C’est toute une machine médiatique de la politique qui s’installe ensuite. Deux ans plus tard, en octobre 1938, l’agence de presse Inter-France s’inscrira dans un dispositif de médiatisation de la vie politique avec la mise en service d’une radio et la première enquête d’opinion, un sondage Sofres…

Louis Poulhès

En fait, le Parti communiste est en butte avec l’État dès sa création. La différence est que cette répression s’appuie sur des législations antérieures anti-anarchistes. En 1939, se mettent en place des lois spécifiques contre les communistes. La revendication de dissolution du Parti communiste demandée par la droite est reprise par le gouvernement de gauche, dirigé par Daladier, à l’occasion de la signature du pacte germano-soviétique. Il s’agit pour le radical d’affermir la stabilité de son gouvernement en frappant un ennemi de l’intérieur souvent appelé le « parti de l’étranger ». Pourtant, face à l’ennemi de l’extérieur, l’Allemagne nazie, aucune mesure d’ampleur n’est prise. Cette interdiction de l’activité communiste doit donc être remise dans le contexte politique de l’époque. Le gouvernement de la fin de la IIIe République cherche ainsi à durer en élargissant sa base électorale.

Dans votre ouvrage (1) vous soulignez, Gérard Bonet, le rôle aujourd’hui méconnu de l’agence Inter-France et parlez d’une opération de « manipulation de la presse » ?

Gérard Bonet

Effectivement. Aujourd’hui, même chez les historiens ou les journalistes, très peu connaissent l’agence Inter-France. Elle a été évoquée mais n’a jamais été étudiée. Cette agence est ainsi un peu passée sous les radars alors qu’elle a joué un rôle très important. En 1938, l’agence Inter-France se présente comme nationaliste. En 1940, elle se réclame de Pétain et du régime de Vichy. En 1942, elle s’inscrit dans les pas de Laval, pour en 1943 devenir un véritable outil de propagande collaborationniste, puis finir en vecteur nazi et hitlérien. Elle est fondée en octobre 1938 par un certain Dominique Sordet, personnage lui aussi assez méconnu. Dès sa création, l’agence est antiparlementaire, antisémite et anticommuniste. Elle naît en réaction au Front populaire à partir du manifeste publié dès octobre 1936. Elle sera également antigaulliste et conservera ces quatre piliers jusqu’en 1944. À l’origine, c’est une agence documentaire qui a pour objectif d’arroser toute la presse de province. Au départ, elle sert un réseau de 38 journaux (27 quotidiens et 11 périodiques) qui la soutiennent. En effet, les journaux sont à la fois actionnaires et clients. En 1941, elle devient télégraphique avec Inter-France-informations et touche davantage de journaux, et presque exclusivement des quotidiens. Fin 1943, plus de 130 titres de presse adhèrent ainsi à l’agence. C’est beaucoup, puisque ne subsistent alors que 175 journaux contre plus de 700 en 1939, et bien plus dans les années du Front populaire ! Elle dessert les journaux qui diffusent alors au total vers plus de 4 millions de personnes. C’est considérable. Et elle a une caractéristique unique puisqu’en s’associant à l’agence allemande Transocean à partir de novembre 1942 elle est le seul média français à avoir été autorisé dans cette période à diffuser dans les deux zones nord et sud. Enfin, c’est aussi une maison d’édition qui a publié une quinzaine d’ouvrages de fascistes.

On vient de parler de l’appareil médiatique. Qu’en est-il de l’appareil d’État ? Votre ouvrage (2), Louis Poulhès, décrit ce processus qui commence bien avant Pétain.

Louis Poulhès

Avec mon ouvrage, j’ai voulu revenir sur l’histoire des ennemis du Parti communiste depuis la fin de la IIIe République jusqu’au régime de Vichy et l’occupation allemande. Même si plusieurs travaux sur la répression ont été publiés, c’est le premier ouvrage d’ensemble produit à ce sujet. Je montre que la fin de la IIIe République est une période essentielle puisque les gouvernants, le premier ministre Édouard Daladier et son successeur Paul Reynaud, se proposent rien de moins que d’éradiquer l’activité communiste, son parti et toutes ses organisations. Pour cela, ils mettent en action une série de dispositifs diversifiés. Le premier est l’interdiction des journaux du Parti communiste fin août 1939, suivie un mois plus tard par la dissolution de la totalité des organisations considérées comme communistes. Quelques semaines plus tard, c’est le recours à l’internement qui permet des arrestations à titre préventif même si les personnes n’ont commis aucun délit. En avril 1940, cette démarche est poursuivie par le décret Sérol, qui prévoit même la peine de mort pour activités communistes ! Autant de choses qui visent à supprimer les organisations, à mettre sous verrou les militants et les élus qui pourraient continuer à propager les idées communistes en France. Évidemment, ce socle de l’anticommunisme d’État est repris par le régime de Vichy en juillet 1940 à la suite de la défaite française et un partenariat s’établit avec l’occupant nazi. J’ai voulu étudier cette continuité et à la fois aussi les ruptures durant toutes ces années, et l’articulation entre l’occupant et Vichy. On peut dire que l’anticommunisme d’État sert de socle juridique de la répression de l’ensemble de la Résistance, communiste ou non. Chemin faisant, cet ouvrage, à partir de documents d’archives, permet de traiter de la question très politique de l’entrée en résistance des communistes. J’ai étudié les rapports du parti avec l’Internationale communiste. Y a-t-il une résistance communiste avant l’invasion de l’URSS en juin 1941 ? Au sujet de ce vieux serpent de mer de l’historiographie, l’étude des documents d’archives permet d’apporter des réponses catégoriques. Il est important de comprendre cette période cruciale de notre histoire contemporaine. À l’issue de cette page historique, la Libération va jeter les bases de toute une série de créations d’une bonne partie de nos institutions qui perdure jusqu’à aujourd’hui. C’est aussi un moment crucial pour le Parti communiste, qui a failli disparaître mais a poursuivi son action dans des conditions extrêmement difficiles. Il deviendra à la Libération le premier parti de France.

L’appareil d’État va prendre alors une sorte ­d’habitus de répression anticommuniste. Le 22 octobre 1941, les exécutions des otages de Châteaubriant illustrent la mise en application tragique de cette politique. Avec l’Amicale, vous éditez un ouvrage (3) pour transmettre cette histoire…

Carine Picard-Nilès

En tant que secrétaire de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, je suis fière de poursuivre l’action engagée par ma grand-mère, Odette Nilès, toujours présidente de cette amicale et aujourd’hui âgée de 99 ans. Elle continue de vouloir transmettre cette histoire, et ce depuis 1945, lorsque cette amicale a été créée. Celle-ci comprend aujourd’hui 17 comités. En ce 80e anniversaire, le comité départemental du souvenir des fusillés 44 Loire-Atlantique publie le livre En vie, en joue, enjeux. Les 50 otages, grâce au concours de l’historien Didier Guyvarc’h et de Loïc Le Gac. Ils ont travaillé sur la mémoire collective des 27 fusillés de Châteaubriant et donc sur celle des 50 otages. Ces otages ont tous été arrêtés entre 1940 et début 1941 parce que communistes ou syndicalistes. C’est le premier ouvrage historique que nous publions. Jusqu’à présent nous avons édité des livres de mémoire comme ceux de Fernand Grenier, de ma grand-mère et de bien d’autres. Cette année, nous avons voulu proposer un travail historique, en restant ancré dans la mémoire grâce à beaucoup d’iconographies, à la reproduction des affiches éditées depuis 1945. Il comprend trois parties. D’abord, « En vie », car ils étaient des hommes qui avaient entre 17 et 58 ans. Ils étaient ouvriers, métallos, cheminots, instituteurs, professeurs, députés. Ils faisaient partie du prolétariat. Ils étaient des gens comme tous. Ensuite, « En joue », parce que nous décrivons une politique d’État et de l’occupant nazi contre le communisme. Ils ont été fusillés parce que communistes. Ces exécutions font suite à la mort le 20 octobre de l’officier allemand nazi Hotz et se déroulent en seulement trois jours.

En quoi ce travail permet-il aujourd’hui ­d’analyser cette politique répressive ?

Carine Picard-Nilès

On peut s’interroger : quelle aide l’armée d’occupation a-t-elle reçue de l’État français et de son administration ? Qui a aidé à l’établissement de la liste de ces militants sur la base de leur participation active au Front populaire en 1936 ? Nous déclinons ainsi concrètement cette politique répressive. Nous cherchons à comprendre. Les trois hommes qui ont tué ce soldat allemand étaient-ils des terroristes ou des héros ? Enfin, troisième dimension de ce livre, « Enjeux », car nous devons nous servir de leur exemple pour aujourd’hui. Ces otages nous ont laissé des lettres. Vous connaissez tous la lettre magnifique de Guy Môquet. Jamais il ne s’apitoie. Il a 17 ans. Il aurait pu avoir une vie longue mais il donne des clés pour l’avenir. Tous ces hommes nous ont laissé un message que nous devons transmettre aux jeunes générations. Je veux remercier les anciens qui, dès 1945, voyaient loin, voyaient l’avenir. Pour ne jamais oublier et transmettre cette histoire, ils ont acquis par don et par souscription le site de la carrière des fusillés. Ils ont ouvert un musée qui va fêter ses 20 ans en 2021. En 1950, ils ont construit un monument. Aujourd’hui, nous nous inscrivons dans leurs pas. Nous demandons à des jeunes de rénover ce site. C’est un projet pédagogique pour l’avenir. Ce livre présente cette histoire mais aussi cette œuvre commune de milliers de bénévoles. Le dimanche 17 octobre à 14 heures, dans la carrière de Châteaubriant, nous serons cette année encore plus de 5 000 personnes. Nous vous y donnons rendez-vous !

(1) L’Agence Inter-France, de Pétain à Hitler, de Gérard Bonet, Éditions du Félin, 2021. (2) L’État contre les communistes 1938-1944, de Louis Poulhès, Éditions Atlande, 2021. (3) En vie, en joue, enjeux. Les 50 otages, de Didier Guyvarc’h et Loïc Le Gac, Éditions du Centre d’histoire du travail, 2021.

 

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 06:00
Dupuis, 23,50€ - à vendre dans toutes les bonnes librairies!

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Il y a quelques semaines est sorti le premier tome d'une série de bande dessinée sur la vie extraordinaire de Madeleine Riffaud, résistante, communiste, journaliste, militante anticolonialiste, sur un scénario de Jean-David Morvan et Madeleine Riffaud, et avec des dessins somptueux de Dominique Bertail. 

Ce premier volet de "Madeleine, Résistante", "La Rose dégoupillée", avec des dessins à dominante de couleur bleue, noire, et blanche, des cases de BD qui peuvent atteindre la planche et la page sur du très grand format qui donnent à rêver le paysage et le temps passé, est consacré à l'enfance et à l'adolescence de Madeleine.

Née en 1924, elle grandit avec un père instituteur dans un village de la Somme marqué par la première guerre mondiale, jouant surtout avec les garçons dont elle aime partager les aventures.

Sous le Front Populaire, elle découvre les joies des vacances dans le futur village martyr d'Oradour-sur-Glane. Pendant l'exode, son grand-père adoré la recueille, elle est envoyée chez une amie pacifiste de ses parents, trop complaisante avec les Allemands, à Amiens. A la mort de son grand-père, Madeleine contracte la tuberculose, et c'est dans son sanatorium de Saint-Hilaire-du-Touvet non loin de Chalon-sur-Saône, qu'elle découvre la proximité de la mort et de la souffrance, l'amour, et qu'elle rencontre des résistants. Elle s'éprend d'un ami de ses parents, d'origine normande, résistant, et gagne Paris avec lui où elle passe son examen de sage-femme pour se donner une couverture et ne va pas tarder elle-même, à l'automne 42, à rentrer dans un réseau de résistance, sous le nom d'homme de Rainer, référence au poète allemand Rainer Maria Rilke, dont la BD rappelle qu'il "est décédé d'une leucémie après s'être piqué avec une épine de rose", la fleur préférée de Madeleine.   

L'épilogue de cette BD pleine de souffle et de poésie raconte de manière drôle et émouvante la rencontre du scénariste Jean-David Morvan et de Madeleine Riffaud, et comment la résistante et militante communiste, journaliste et essayiste, presque centenaire, a subjugué l'auteur de BD par son humour, sa vivacité et son intelligence, alliés à la force de caractère.  

Début 1944, elle entre en même temps au Parti communiste et dans la lutte armée. Elle apprend le massacre d’Oradour-sur-Glane, village de sa jeunesse. « Je pensais à cela quand je pédalais dans Paris, aux brûlés vifs que je connaissais. Éluard parlait des “armes de la douleur”. C’était exactement cela.

Madeleine Riffaud sera responsable des étudiants résistants FTP du quartier latin en 1944. Le 23 juillet 1944, elle abat en plein jour de deux balles dans la tête un officier de l'armée d'occupation sur le pont de Solferino. Prenant la fuite à vélo, elle est rattrapée et renversée par la voiture du chef de la milice de Versailles, puis envoyée au siège de la Gestapo rue des Saussaies où elle est torturée par des allemands et des français collaborateurs, puis condamnée à mort. Elle saute du train qui l'envoie en déportation à partir de la prison de Fresnes et reprend le combat dans la compagnie Saint-Just, attaquant notamment un train rempli de troupes allemandes arrivant aux Buttes Chaumont (gare Ménilmontant). Madeleine a 20 ans lors de la Libération de Paris et reçoit le brevet de lieutenant FFI le 23 août 1944.

A la Libération, elle devient l'amie d'Eluard et de Picasso, qui fait un portrait d'elle pour illustrer son premier recueil de poésie. Elle devient grand reporter à L'Humanité et amie avec le révolutionnaire communiste vietnamien Ho Chi Minh.

Un article de l'Humanité en 2012, "Madeleine Riffaud, des toits de Paris aux rizières du Vietnam", raconte magnifiquement la suite des aventures de Madeleine:

"Car, à partir de 1964, Madeleine Riffaud devient Chi Tam, la 8e sœur. Elle est l’une des rares occidentales à être acceptée dans les maquis viêt-cong, et devient une combattante à part entière de la résistance vietnamienne. « Ce que j’ai vu au Sud-Vietnam » affiche la une de l’Humanité en novembre 1970, dont le reportage révèle au monde l’horreur de la répression. « Con Son, Tan Hiep, Thu Duc, Chi Hoa… Il nous faut retenir ces noms car, jadis, pour les résistants victimes des nazis, l’enfer a duré cinq ans. Or au Sud-Vietnam, le même enfer dure depuis quinze ans », écrit-elle en 1972, au cœur d’un papier qui dénonce les atrocités commises par l’administration américaine. « Voilà la démocratie de Nixon, conclut-elle. Voilà la paix que les vaincus, en s’en allant, voudraient accorder à des hommes, des femmes estropiés à vie par les tortures sans fin… » Et elle sait de quoi elle parle : « Le drame est d’être passée de la Résistance aux guerres coloniales. J’ai été correspondante de guerre pour dire mon horreur des conflits. » « On disait des Viêt-cong : ce sont des hommes sans visage. » Ces combattants de l’ombre retrouvent le sourire devant l’objectif de Madeleine Riffaud, qui s’attache à leur redonner une identité. Dans ces déluges de violences qu’elle décrit, la poésie n’est jamais loin, derrière une description des rizières vietnamiennes ou des images de typhons, autant de métaphores de la mort, omniprésente. La couverture de la guerre d’Algérie la ramène rue des Saussaies, où la police française torture les militants du FLN, là même où elle a connu l’enfer. Le 7 mars 1961, l’Humanité sort avec une page blanche, marquée en son centre de ce seul mot : « Censuré ». À l’origine de la saisie, un article de Madeleine Riffaud sur les tortures pratiquées à Paris, qui déclenche la fureur du préfet de police, Maurice Papon, qui porte plainte en diffamation et demande des dommages et intérêts. Elle réchappe de peu à un attentat de l’OAS et passe plusieurs mois à l’hôpital.

En 1973, Madeleine Riffaud emprunte une nouvelle identité et repousse toujours plus loin les limites de l’investigation. Elle devient Marthe, se fait embaucher dans un hôpital parisien comme aide-soignante. Elle récure les sols, prodigue les soins aux patients, veille la nuit des mourants anonymes. De cette expérience, elle en tire un récit lucide et tendre sur l’univers hospitalier, les Linges de la nuit, sur ce qui se joue sous les draps blancs, quand l’imminence de la mort rebat les cartes des rapports humains. Car comme le disait d’elle Jean Marcenac, « Madeleine Riffaud est un poète qui a pris résolument le parti de s’exprimer par le journal… Elle a toute seule créé ce qu’il faut bien nommer un genre et, finalement, elle a parfaitement réussi».

Ismaël Dupont, 5 octobre 2021

A voir aussi:

Les 7 vies de Madeleine Riffaud - Bande annonce du documentaire biographique réalisé par Jorge Amat sur la résistante communiste et grand reporter de l'Humanité Madeleine Riffaud.

Madeleine Riffaud, Résistante - La Rose dégoupillée - une BD somptueuse de Dominique Bertail et Jean-David Morvan
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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 05:49
Feyadin - Le combat de Georges Abdallah - le 6 octobre aux Studios à Brest à 20h, suivi d'un débat avec les réalisateurs du collectif Vacarmes

Le 6 octobre au cinéma les Studios, à BREST, projection du film sur George Ibrahim Abdallah, suivie d'un débat avec l'un des réalisateurs. A 20 h!

Fedayin, le combat de Georges Abdallah, une production du collectif Vacarme(s) film, retrace le parcours d’un infatigable communiste arabe et combattant pour la Palestine. Des camps de réfugié·e·s palestinien·ne·s qui ont forgé sa conscience, à la mobilisation internationale pour sa libération, nous allons à la découverte de celui qui est devenu l’un des plus anciens prisonniers politiques d’Europe.

Arrêté en France en 1984, Georges Abdallah est accusé de complicité d'assassinat de deux agents secrets, US et israélien. Il est libérable depuis 1999, mais l’État français, sous pression des États-Unis et d'Israël, refuse de le libérer malgré 8 demandes de libération et la requête de l’État libanais en 2012.

En dépit l’acharnement politique et judiciaire dont il est victime, des campagnes de presse calomnieuses, Georges Abdallah n’a jamais douté de la justesse de son combat

AFPS, groupe local de Brest

La mobilisation pour exiger la libération de notre camarade Georges Abdallah se poursuit, notamment pour que nous soyons toujours plus nombreux à la manifestation de Lannemezan du 23 octobre - alors que Georges Abdallah entrera, le jour suivant, dans sa 38e année de détention.
 
C'est en ce sens que la Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah a été à l'initiative d'un mois international d'actions - du 24 septembre au 23 octobre - appelant à multiplier les initiatives partout où nous sommes - sur le plan national et international - pour rendre visible l'étendue du soutien à notre camarade et ne pas laisser libre une seul espace politique sans que le combat et la libération de notre camarade ne soient à l'ordre du jour.
 
Un texte d'appel appelant à s'engager durant ce mois a été rédigé et est d'ores et déjà signé par de nombreux collectifs et organisations. Merci à ces premiers signataires. Vous trouvez en pièce jointe le texte signé.
 
L'appel est naturellement toujours ouvert aux nouvelles signatures. Merci de nous faire savoir si vous êtes signataires par retour de mail : campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com
 

APPEL AU MOIS INTERNATIONAL D’ACTIONS POUR LA LIBERATION DE GEORGES ABDALLAH

du 24 septembre au 23 octobre 2021

Le 19 septembre 2020 dernier, la Campagne Unitaire pour la Libération de Georges Abdallah appelait à un mois international d’actions pour la libération de notre camarade. Guidés par la ferme conviction que ce combat devait se mener sur le terrain politique puisque le refus par l’Etat français de libérer Georges Abdallah relève bien d’une décision politique, nombreux avaient été alors les organisations et collectifs à soutenir cet appel et à s’engager concrètement sur le terrain des luttes, partout en France et à l’international, afin d’amplifier la mobilisation et contribuer à faire connaître la situation et le combat de Georges Abdallah.

Cet appel reposait sur une ligne politique et une ligne de défense de notre camarade claires : l’identité politique que Georges Abdallah énonce lui-même dans ses déclarations. Une ligne rappelant que :

1. Georges Abdallah est un résistant arabe, communiste libanais, symbole aujourd’hui du combat contre l’impérialisme, le sionisme, le capitalisme et les Etats réactionnaires arabes.

2. Georges Abdallah est un combattant de la cause palestinienne qui s’est battu contre la guerre d’invasion du Liban par les sionistes et continue à se battre pour la libération de toute la Palestine.

3. Georges Abdallah est un prisonnier politique de l’Etat français depuis désormais plus de 37 ans et ce sous les applaudissements des Etats-Unis et de l’entité sioniste.

4. Nous nous reconnaissons pleinement dans le combat de Georges Abdallah. Nous nous reconnaissons dans son engagement révolutionnaire internationaliste sans faille durant ses trois décennies d’incarcération pour la fin du colonialisme à travers le monde, sous toutes ses formes, pour la fin du capitalisme et de l’exploitation et en soutien à la lutte des peuples contre toutes les oppressions.

5. Nous nous reconnaissons dans sa farouche détermination et sa conscience indéfectible à mener le combat pour sa libération non sur le terrain des « arguties judiciaires » d’une justice de classe mais bien au niveau des instances politiques – lieu véritable où l’on décide de la place et du poids du rituel judiciaire du moment où il est question des prisonniers politiques.

6. Nous partageons sa ligne de conduite quant au soutien à lui apporter pour sa libération : « C’est sur le terrain de la lutte que l’on peut et que l’on doit apporter le soutien le plus significatif à nos camarades embastillés ». Et en l’occurrence dans son cas, comme il le dit lui-même très clairement, « il ne suffit pas que l’État du Liban “exige” ou plutôt “demande” ma libération, il faut encore que le rapport de force réellement existant puisse faire comprendre aux représentants de l’impérialisme français que mon incarcération commence à peser plus lourd que les possibles menaces inhérentes à ma libération. C’est seulement dans ce cas que l’ordre de mon expulsion vers le Liban ne trouvera plus alors d’opposition. C’est pourquoi, cher·e·s Ami·e·s et Camarades, la solidarité la plus appropriée que l’on peut apporter à tout protagoniste révolutionnaire incarcéré, est celle que l’on développe toujours plus sur le terrain de la lutte contre le système d’exploitation et de domination ». (Lannemezan, le 19 octobre 2019).

Cette ligne de défense de notre camarade, sur cette base politique qui est la sienne, était la nôtre les années passées et le demeure toujours aujourd’hui.

Elle est plus que jamais d’actualité à l’heure où l’Etat français continue à maintenir Georges Abdallah en prison sans que soit signé par le Ministre de l’Intérieur l’avis d’extradition conditionnant sa libération. Elle est aussi plus que jamais d’actualité à l’heure où Georges Abdallah continue à faire face à ses geôliers, à ne rien céder, à résister et où la mobilisation pour sa libération se renforce toujours plus, jour après jour : partout en France, les initiatives pour exiger sa libération sont menées auprès des élus, au cœur des villes et devant les instances de l’Etat lors de campagnes d’affichage, de rassemblements et de tables tenues, lors de meetings, de repas et fêtes solidaires, par des appels à signatures et des courriers envoyés au plus haut représentant de l’Etat, lors des fêtes de partis politiques, et naturellement au sein des cortèges de toutes les luttes sociales et politiques. Georges Abdallah, au quotidien, est de nos luttes et pas un acte militant n’est mené sans que nous réaffirmions que nous sommes de son combat. Cet engagement en région et sur le plan national est désormais aussi large sur le plan international où Georges Abdallah compte des soutiens sur presque tous les continents (en Amérique latine - au Brésil, au Mexique, en Argentine, au Chili, aux Etats-Unis, au Maghreb et en Orient arabes - en particulier en Palestine et au Liban, en Inde, en Europe).

Temps est venu désormais de faire en sorte que Georges Abdallah ne soit pas seulement, comme le disait Leïla Khaled « un symbole pour les révolutionnaires à travers le monde » mais bien un symbole de la résistance unanimement reconnu dont tout un chacun exige la libération au nom du droit juste et légitime à se révolter et à résister. Temps est venu de faire reconnaître Georges Abdallah comme symbole unanimement reconnu de la résistance à l’heure où partout dans le monde, les contradictions certes s’aiguisent mais aussi les résistances des peuples, qui entrent désormais en confrontation directe avec le pouvoir et revendiquent par la révolte ce qui leur est dû ; à l’heure où la résistance du peuple palestinien, dans sa lutte de libération nationale, mène assaut sur assaut contre l’occupant sioniste portant ses coups jusqu’au cœur même des colonies les plus sécurisées ou de ses prisons de haute sécurité ; à l’heure où il est grand temps de réclamer des comptes et de faire en sorte que la peur change de camp !

Alors qu’au Liban vient de se constituer un nouveau gouvernement avec à sa tête comme Premier ministre M. Najib Mikati qui, en son temps, en 2012, avait revendiqué la libération de Georges Abdallah et réclamé son retour au pays en tant que citoyen libanais, temps est donc venu de durcir le rapport de force en amplifiant toujours plus la mobilisation pour la libération de notre camarade.

C’est en ce sens et pour toutes ces raisons - en restant fidèles aux principes d’action et à la ligne politique rappelés ici - que nous appelons aujourd’hui à un nouveau mois d’actions, du 24 septembre au 23 octobre 2021, pour que nous tous, les soutiens à notre camarade, nous ne laissions pas un espace politique libre sur le plan local, régional, national et international sans que soit mise à l’ordre du jour l’exigence de sa libération.

A Albertville, Amiens, Annecy, Aubagne, Aubervilliers, Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Gennevilliers, Grenay, Grenoble, Lannemezan, Lille, Lyon, Marseille, Montauban, Montpellier, Morlaix, Nanterre, Nîmes, Paris, Pau, Saint-Denis, Saint-Etienne, Tarbes, Thionville, Toulouse, Troyes ; dans les Alpes-Maritimes, en Corse, dans le Finistère, le Gers, en Gironde, en Haute-Marne, dans les Hautes-Pyrénées, l’Hérault, l’Ile de France, le Lot-et-Garonne, dans le Nord et le Pas-de-Calais, au Pays de Cornouailles, en Poitou-Charentes, au Puy-de-Dôme, en région Rhône-Alpes, en Seine-Maritime et dans le Tarn-et-Garonne. ; en Algérie, en Allemagne, en Angleterre, en Argentine, en Belgique, au Brésil, au Canada, en Espagne, en Grèce, en Inde, en Italie, au Kurdistan, au Liban, au Luxembourg, au Maroc, en Palestine occupée, au Pérou, en Pologne, en Roumanie, en Tunisie, en Turquie - partout en France et dans le monde où le combat de Georges Abdallah est relayé et l’exigence de sa libération portée, partout où nous sommes tous - soutiens solidaires actifs à notre camarade - , multiplions les actions de mobilisation et intensifions la pression sur les représentants et les lieux du pouvoir de l’Etat français pour qu’enfin soit signé par le ministre de l’Intérieur actuel l’avis d’expulsion conditionnant la libération de notre camarade et que soit gagné ce combat de mise à mort de cette perpétuité réelle inique.

Nous tous, - anarchistes, autonomes, antifascistes, anti-impérialistes, antisionistes, communistes, démocrates, écologistes, internationalistes, libertaires, marxistes-léninistes, marxistes-léninistes-maoïstes, républicains insoumis, révolutionnaires, trotskystes ; engagés dans des partis, syndicats, fronts, campagnes, associations, collectifs, comités, mouvements et réseaux multiples ; engagés aux côtés de notre camarade dans les luttes politiques pour la Palestine, en soutien à l’Intifada et contre la Normalisation ; pour la défense des luttes des peuples et de leurs résistances ; pour la défense des prisonniers politiques et des prisonniers révolutionnaires ; contre l’enfermement carcéral ; contre les violences policières ; pour la défense des immigrations et des quartiers populaires ; contre le racisme ; pour la défense des travailleurs, de leurs acquis et de leurs droits ; pour celle des gilets jaunes ; pour le combat de l’émancipation des femmes ; contre la torture et la peine de mort - mobilisons-nous une fois de plus, tous ensemble là où nous sommes, dans cette diversité qui est la nôtre, du 24 septembre 2021 au 23 octobre 2021 pour qu’à cette date, la onzième manifestation à Lannemezan soit la dernière et que nous puissions enfin être à ses côtés pour continuer la lutte.

Une, deux, trois, mille initiatives pour la libération de Georges Abdallah !

Il est de nos luttes, nous sommes de son combat !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

La victoire ou la victoire !

Paris, le 19 septembre 2021 

campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com


 

Premiers signataires : Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah – Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA) – ANC (Association Nationale des Communistes) - Le Parti des travailleurs de Turquie (DIP) – Le Collectif Rouge Internationaliste pour la défense des prisonniers révolutionnaires (Le CRI Rouge) - Les Amis de la Palestine contre l’impérialisme et le sionisme (Turquie) - Comité d’actions et de soutien aux luttes du peuple marocain – Comité de défense populaire de Tunisie – Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie – Secours Rouge International – Secours Rouge de Belgique – Secours Rouge arabe – L’Appel belge pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah – Union syndicale solidaire – Collectif 65 pour la libération de Georges Abdallah – Réseau de solidarité des prisonniers palestiniens (Samidoun) – UL CGT Paris 18e – Collectif Palestine vaincra – L’Association Couserans-Palestine - Dimitri Konstantakopoulos, journaliste et écrivain, ancien membre du Secrétariat du Comité Central de SYRIZA (Grèce) – Comité international de soutien à la guerre populaire en Inde (Italie) - Proletari comunisti (Italie) - Soccorso rosso proletario (Italie) – Aline Pailler – L’AFPS 63 – Solidaire 31 – Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire – A2C (Autonomie de classe) -


 

Feyadin - Le combat de Georges Abdallah - le 6 octobre aux Studios à Brest à 20h, suivi d'un débat avec les réalisateurs du collectif Vacarmes
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3 octobre 2021 7 03 /10 /octobre /2021 17:18
Quand Giacometti sculptait Rol Tanguy (Maurice Ullrich, L'Humanité, 1er octobre 2021)

Lire aussi:

Giacometti, forçat de l'art - à propos de la biographie de Catherine Grenier - Sabine Gignoux, dans La Croix, 16 février 2018

 

Giacometti et Rol Tanguy

Au moment de la Libération, l’artiste crée, à l’initiative de Louis Aragon, une série de portraits d’Henri Tanguy (1908-2002), dit Colonel Rol-Tanguy, militant communiste et héros de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale : chef des Forces Françaises de l’Intérieur de la région Île-de-France en 1943, il mène la Libération de Paris avant l'arrivée des blindés du général Leclerc. 

 Sa sensibilité de gauche antifasciste, ses liens avec les différentes mouvances du surréalisme et avec l’Association des Écrivains et Artistes Révolutionnaires seront ainsi rappelés par la série de six dessins politiques exécutés vers 1932 par le sculpteur, qui déclare alors dans une lettre à Breton : « Je ne conçois pas la poésie et l’art sans sujet. J’ai fait pour ma part des dessins pour La Lutte, dessins à sujet immédiat et je pense continuer, je ferai dans ce sens tout ce que je peux qui puisse servir dans la lutte de classes ». 

D’après Alberto Giacometti lui-même, les séances de pose avec Rol-Tanguy furent un moment fort dans les rencontres faites après son retour à Paris après la guerre : « Il n’a rien à faire avec le type du militaire, l’allure des jeunes généraux de Napoléon, il est très vif et intelligent, nous parlons de livres de guerre, etc. » 

(Fondation Giacometti)

 

Un document exceptionnel: Entretiens sur l'art actuel: Marie-Thérèse Maugis avec Alberto Giacometti

 

LES LETTRES françaises (n°1041, du 6 août au 19 août 1964)

Fondées en 1942 par Jacques Decour (fusillé par les nazis)

Directeur: Aragon

 
ALBERTO GIACOMETTI: "Moi, je suis à contre courant..."

Marie-Thérèse Maugis: Giacometti, pensez-vous que ce que représente sûrement une époque est son art?

Alberto Giacometti: Bien sûr. Que reste t-il de la préhistoire sinon des œuvres d'art? Que reste t-il de l'Egypte sinon des œuvres d'art? Dès que les peuples possèdent une écriture, il reste aussi une écriture... Si on parle de la Grèce, il y a la philosophie, la poésie et l'art. L'art est toujours l'expression de son époque.

Marie-Thérèse Maugis: Mais la connaissance que l'on a actuellement de l'art n'est-elle pas particulièrement développée?

Alberto Giacometti: Bien sûr aussi. A travers la photo et les voyages, on connaît tout l'art depuis toujours. Les impressionnistes, Cézanne, avaient une connaissance de l'art qui commençait avec la Renaissance. Pour eux, le reste, c'était l'archéologie. Pour les Vénitiens, pour les Flamands, l'art byzantin était à peine de l'art. Aujourd'hui, on possède une vision différente: on connait l'art nègre, l'art océanien, l'art préhistorique, etc... On sait qu'il subsiste des œuvres d'art de toute civilisation. On sait faire la différence entre une sculpture grecque et un chariot grec... Si une sculpture de n'importe quelle civilisation disparaît momentanément, elle peut resurgir et influencer l'art actuel. C'est ce qui s'est passé pour l'art archaïque il y a vingt ans. Ce n'est pas le même processus pour les objets: la voiture moderne abolit le char traîné par un cheval. Or, une oeuvre d'art, elle, n'est jamais dépassée. Dans ce domaine, on ne peut pas parler de progrès... Dire quel art aujourd'hui est l'expression de notre époque est bien difficile... Il y a des peintres qui reproduisent le Moulin-Rouge ou la place Saint-Marc, d'autres qui font des paysages de Bretagne ou des bouquets de roses, il y a des abstraits, des constructivistes, des tachistes, des sous-impressionnistes, des post-impressionnistes, tout cela a l'air contraire, à vrai dire tous sont l'expression de notre époque...

Marie-Thérèse Maugis: Pensez-vous que la multiplicité des expressions dites artistiques entraîne un intérêt plus grand pour ces activités?

Alberto Giacometti: Actuellement, ça va très mal. Les arts aujourd'hui deviennent de plus en plus informels. Il y a le pop'art en outre. Il y a aussi tous ceux qui exposent à la Palette, ceux qu'on appelle peinards et qui de nouveau plaisent à une certaine bourgeoisie rétrograde. Il y a l'art officiel aussi qui est l'art d'avant-garde. Mais depuis les cubistes, une très petite partie de la civilisation s'intéresse à l'art. Le reste s'intéresse aux cartes postales. Pour l'énorme majorité des gens l'art est bel et bien la télévision, le cinéma, une poupée, les affiches, les objets publicitaires, tout ce qui justement n'est pas considéré comme de l'art... J'ai fait partie du jury de la Biennale des Jeunes et je ne sais pas si vous vous souvenez qu'il y avait un Italien qui avait fait un tableau tout rouge. Bon. Deux ouvriers qui découpaient des planches là étaient stupéfaits. C'était une rigolade pour eux de voir des gens sérieux considérer ce tableau rouge et le juger... Lorsque Schoëffer fait des objets lumineux qui tournent, c'est bien dépassé, un juxe box en donne autant et davantage, c'est lumineux, c'est amusant, ça bouge. C'est je crois ce qui explique l'intérêt pour le pop'art. Le pop'art est plus intéressant pour le public que des taches sur une toile. Il met en valeur les affiches, les photos. Mais vous croyez que Rauschenberg peut continuer à coller des Kennedy sur une toile? Vous avez remarqué que le pop'art rejoint tout à coup le réalisme soviétique. A part le sujet, il n'y a qu'un pas d'écart. Vous allez voir les russes évoluer aussi... Il y a deux ans, un mouvement s'est amorcé avec la poésie. Vous allez voir faire des photos-montage d'ici peu...

Marie-Thérèse Maugis: Croyez-vous que ce bouillonnement d'activité artistique ou para-artistique soit une spécialité de notre temps?

Alberto Giacometti: L'art a toujours avancé à grande vitesse. Dans la sculpture égyptienne qui semble immobile pendant trois ou quatre millénaires, il est possible de distinguer des époques malgré la rigidité apparente des formes, on note un renouvellement extraordinaire de 50 ans en 50 ans. A l'inverse, on fait aujourd'hui comme s'il y avait un gouffre énorme entre les tableaux dévalorisés de La Palette, et les cubistes et l'art moderne. Ils sont beaucoup plus proches qu'on le croit... Par exemple, la vision des couleurs reste impressionniste. Les peintres n'ont pas fait un pas au-delà. Ils accordent tous une suprématie énorme à la couleur et donc mettent en couleurs.. Quant à moi, je regarde rigoureusement avec le même intérêt le tableau le plus pompier accroché dans un restaurant qu'une toile de ceux qu'on appelle les grands peintres d'aujourd'hui!

Marie-Thérèse Maugis: Vous pensez qu'ils appartiennent au même domaine de l'art?

Alberto Giacometti: Bien sûr qu'on doit limiter les domaines... Un vase, aussi beau qu'il soit, n'est pas une sculpture: c'est un objet. C'est un autre domaine. Ce vase ne se réfère qu'à lui-même. Mais quand on amène une peinture à ne présenter qu'elle-même, tôt ou tard elle disparaît. Lorsque Duchamp exposait une chaise, pour lui l'art était fini... (...)

Marie-Thérèse Maugis: Mais vous, Giacometti, qui peignez et sculptez des visages, des êtres vivants dont l'image vous poursuit, avez-vous le sentiment de représenter notre époque?

Alberto Giacometti: Pour moi, le problème est différent. J'ai commencé très jeune à faire des dessins et des sculptures parce que mon père était peintre. Je ne saurai jamais si je serais devenu ce que je suis, si j'aurais fait ce que je fais, si mon père n'avait pas été peintre. On en revient au problème du milieu, de la classe. Mais je n'ai jamais voulu faire de la peinture une profession.

Jusque dans ma jeunesse l'art c'était forcément la présentation du monde extérieur ou de quelque chose en tout cas. Il y a deux filons dans l'art. Soit tâcher de rendre le monde extérieur tel qu'on le voit, soit raconter des histoires... Et cela depuis toujours. Et ces deux filons sont aussi valables l'un que l'autre. Chez Rembrandt, un portrait qui est une image la plus fidèle, la plus ressemblante est tout aussi valable que les illustrations pour l'Ancien Testament. Rousseau qui faisait des forêts tropicales avec des singes est aussi valable que Matisse qui faisait le portrait de sa fille. Ces deux courants sont toujours valables. Ceux qui poussent leurs recherches uniquement d'un côté sont rares. Chardin, lui, à travers ses natures mortes, ne poursuit que la représentation la plus proche possible de la réalité. Delacroix ou Géricault sont déjà doubles. L'un peut peindre le "Radeau de la Meduse" ou faire le portrait d'une folle. Ces deux directions se continuent jusqu'à Picasso qui peut exécuter le portrait d'une personne précise ou représenter des scènes qui s'approchent de la mythologie. Je le répète: une direction vaut l'autre. Les impressionnistes, dans l'ensemble, restent uniquement orientés sur la vision du monde extérieur.

Marie-Thérèse Maugis: Mais vous, dans quel courant vous situez-vous?

Alberto Giacometti: Jusqu'en 1925, malgré mon intérêt pour l'art moderne, ce qui m'intéressait, c'était la vision du monde extérieur, strictement, au plus proche possible. En 1925, je me suis rendu compte qu'il m'était impossible de reproduire une tête. Influencé par l'art moderne, j'ai subi une évolution. J'ai été successivement exotique, surréaliste, abstrait... En 1935, ayant tout oublié, j'ai éprouvé de nouveau le besoin de faire des études d'après nature: je suis revenu à des travaux d'essai. Le problème pour moi est de savoir pourquoi il m'est impossible de faire ce que je veux faire. J'essaie tous les soirs de faire une tête et je n'y arrive pas. Tous les soirs, je tente de savoir ce que je vois et pourquoi je n'arrive pas à le représenter.

Une fois de plus, dans une certaine société, on ne me laisserait pas ces loisirs-là. Je ne travaille pas pour communiquer quelque chose aux autres, mais pour savoir si je pourrai un jour faire de la sculpture ou de la peinture. Ce que je fais est probablement périmé d'avance. Je ne suis pas sûr qu'il y ait un avenir dans la sculpture de cette façon là. Mais si je copie un modèle comme je le fais, même si je suis à côté, et étant donné que j'ai la possibilité de le faire, c'est pour la curiosité de savoir ce que je vois à travers une tête. Je suis obligé de faire la sculpture ou la peinture pour savoir ce que je vois. Je ne pense pas être ainsi l'expression de notre époque. Je ne peux même pas le dire...

Marie-Thérèse Maugis: Ces visages que vous copiez sans fin ne sont pas anonymes. Ils ne peuvent que vous donner, à travers eux-mêmes, une connaissance du monde actuel...

Alberto Giacometti: Sans doute, mais un visage vaut n'importe quel autre visage. Ceux que je peins sont choisis au hasard des rencontres. N'importe quel visage est bon. Et moi immobile devant un visage immobile, cherchant à savoir ce que je vois, cela pourrait se passer à n'importe quelle époque non? Entre votre tête devant ce mur et celles de la Préhistoire, il n'y a probablement aucune différence. La relation entre ce qui caractérise une époque et une autre est plutôt précaire. Moi je suis tout à fait à contre-courant. Je suis un des seuls qui ne s'essaye qu'à copier. Et ce que je copie est ce petit résidu qui me reste conscient à travers la vue. Copier est la chose la plus bébête du monde, copier un verre par exemple: il n'y a rien de plus difficile. D'ailleurs c'est impossible. Cézanne a dit à peu près, copier la nature c'est impossible on ne peut que l'interpréter. Cela ne l'a pas empêché de la copier jusqu'à sa mort... Comme je sais que je n'arriverai jamais à copier la tête comme je la vois, ça a l'air d'une aberration d'insister, ça l'est probablement d'ailleurs. C'est même une absurdité totale ce que j'essaye de faire. Ainsi il m'est impossible d'imaginer ce que serait un tableau fini et c'est en quoi je suis à contre-courant des autres peintres de l'art moderne qui finissent toujours leurs tableaux, et même dans une journée. Je sais que je peux travailler toute ma vie un tableau sans le terminer jamais. Et en admettant que je vive 300 ou 400 ans, je n'arriverai jamais à l'achever.

(...).

Avez-vous déjà vu des tableaux parfaits? Moi je n'en ai jamais vu. C'est une des caractéristiques de l'art d'ailleurs. Une hélice d'avion, pour fonctionner doit être parfaite, un verre à vin pour être utilisable ne doit pas être ébréché. Par contre, une oeuvre d'art n'est toujours qu'une vision partielle du monde extérieur, toujours précaire aussi. En peinture, en sculpture, ou en poésie, il ne peut y avoir de perfection. C'est cela qui fait leur intérêt, leur virulence, ou leur violence. Je vous l'ai dit mais les mauvais tableaux d'un peintre m'intéressent autant que les bons. Il n'y a pas pour moi de différence. De toute manière, on exagère l'importance que l'on donne à l'Art avec un grand "A". La majorité des vivants s'en passe royalement.

(...).

Mais oui, l'art n'est plus une nécessité. Les peintures vont directement de l'atelier au musée. C'est bien précaire comme parcours non? Et le petit cheval blanc publicitaire du whisky Withe est plus une nécessité que les œuvres d'art des grands artistes. Moi-même je ne me considère pas plus utile à la société que le petit bricoleur passionné dans son coin. Je ne donne pas une telle importance à ma peinture. Tout m'intéresse mais on ne fait bien les choses qu'en se limitant à l'extrême. Que ce que je fais serve ou non, c'est le dernier de mes soucis. C'est là aussi que j'ai une position opposée à celle des peintres actuels qui estiment avoir un rôle dans la société. Je suis aussi contre le chômage aux artistes: on ne fait de l'art qu'à ses risques et périls et je sais aussi que la société se passe largement de ce que je fais".

Alberto Giacometti: Les Lettres françaises, août 1964

Alberto Giacometti: Les Lettres françaises, août 1964

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 09:40

Emmanuel Macron vient de décréter que Paul Quilès était un grand serviteur de l'état. Unanimement les médias ont présenté celui-ci comme directeur de campagne de Mitterrand en 1981, puis ministre de l'intérieur et de la défense.

Mais une période a volontairement été occultée. Celle où il fut nommé ministre des PTT par Mitterrand et Rocard en 1988.

Un an après il débutait la casse de cette administration dans le seul but de satisfaire les appétits des capitalistes, notamment des fonds de pension. France Télécom était pour eux une véritable mine d'or.

Malgré la lutte de milliers de salariés avec la CGT et FO (la CFDT s'étant joint aux socialistes pour cette triste besogne), la privatisation sera finalisée par Lionel Jospin en 1997.

Énorme trahison! car le 29 avril était signé (accord PS-PCF) l'arrêt de la privatisation.

La suite sera désastreuse. Des milliers de suppressions d'emplois, un climat délétère, du mal être et des suicides.

Enfin! la justice condamnera les patrons à de la prison ferme.

Nous voyons aujourd'hui que les profits des Bouygues, Drahi, Niel, les ont hissé au sommet du CAC 40.

Et pendant ce temps là les recettes de l'état se sont amenuisées et la dette s'aggravera.

Le budget des PTT ne sera plus la vache à lait du budget de l'état.

Pour toutes ces raisons on est en droit de dire que P.Quilès a été un serviteur du grand capital.

Michel Lespagnol

 

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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 05:19
Dimanche 26 septembre - Locmaria Plouzané, l'Université Populaire du Pays d'Iroise fête les 150 ans de la Commune
Dimanche 26 septembre - Locmaria Plouzané, l'Université Populaire du Pays d'Iroise fête les 150 ans de la Commune
Dimanche 26 septembre - Locmaria Plouzané, l'Université Populaire du Pays d'Iroise fête les 150 ans de la Commune
Dimanche 26 septembre - Locmaria Plouzané, l'Université Populaire du Pays d'Iroise fête les 150 ans de la Commune

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21 septembre 2021 2 21 /09 /septembre /2021 07:12
Le chilien Hector Herrera nous raconte le Chili d'Allende et de Pinochet, la mort de Victor Jara: Une conférence des « mardis de l’éducation populaire » se tiendra le mardi 21 septembre (18 h – salle du Cheval Blanc à Plourin les Morlaix).
Le chilien Hector Herrera nous raconte le Chili d'Allende et de Pinochet, la mort de Victor Jara: Une conférence des « mardis de l’éducation populaire » se tiendra le mardi 21 septembre (18 h – salle du Cheval Blanc à Plourin les Morlaix).
Le chilien Hector Herrera nous raconte le Chili d'Allende et de Pinochet, la mort de Victor Jara: Une conférence des « mardis de l’éducation populaire » se tiendra le mardi 21 septembre (18 h – salle du Cheval Blanc à Plourin les Morlaix).

Une conférence, dans le cadre des « mardis de l’éducation populaire » se tiendra le mardi 21 septembre (18 h – salle du Cheval Blanc à Plourin les Morlaix).

Le 11 septembre 1973, le gouvernement chilien (gouvernement de l’Unité Populaire) de Salvador Allende est la cible d’un coup d’état militaire dirigé par le général Augusto Pinochet.

Réquisitionné trois jours à la morgue de Santiago du Chili, quelques jours après le coup d’état, le jeune fonctionnaire de l’état civil, Hector Herrera est témoin de la disparition de centaines de cadavres. Un matin parmi les victimes, il découvre le corps du célèbre auteur compositeur Victor Jara, ambassadeur culturel du gouvernement Allende.

Pour qu’il ne disparaisse pas comme les autres, Hector, au péril de sa vie, trompe la vigilance de la junte et parvient à rendre son corps à son épouse et à l’enterrer… légalement

Après 40 ans d’exil en France, alors que le procès de l’assassinat de Victor Jara est toujours en cours, Hector sort de son silence et revient sur cet acte de désobéissance.

Hector sera notre invité ce mardi 21 septembre. Il viendra y témoigner de son histoire, de son vécu au Chili d'Allende et de Pinochet voir du Chili d'aujourd'hui.

Cette conférence, après une présentation, débutera par un film durant 1 h ("Victor JARA n° 2547"), film qui sera suivi par un débat.

Attention : compte-tenu de la réglementation, nous serons tenus de vérifier le "passe sanitaire" des personnes voulant assister à la Conférence.

Un pot de l’amitié offert sera par la section du PCF Pays de Morlaix

Le chilien Hector Herrera nous raconte le Chili d'Allende et de Pinochet, la mort de Victor Jara: Une conférence des « mardis de l’éducation populaire » se tiendra le mardi 21 septembre (18 h – salle du Cheval Blanc à Plourin les Morlaix).
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