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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 08:04
1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 73/ Frantz Boucher (1924-1944)
1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:
 
73/ Frantz Boucher (1924-1944)
 
 

Frantz Marcel (prénom usuel) Boucher, suit des études classiques à l’école Vauban à Brest puis entre comme mécanicien à l’arsenal. Il réside à Recouvrance, au 16 rue du Carpon et adhère aux Jeunesses Communistes et au Parti Communiste Français en 1941. Il milite et diffuse la propagande du parti communiste à Brest.

En mars 1942, il intègre les Francs-Tireurs et Partisans (F.T.P) de Brest, et rejoint ainsi la lutte armée contre l’occupant allemand. Il fait partie du groupe de Pierre Corre, comprenant une cinquantaine de résistants. Il participe notamment à l’attentat envers les troupes d’occupation devant le cinéma Eden dans la soirée du 1er janvier 1943 avec Yves Giloux et Charles Coatelan, provoquant cinq blessés.

Les diverses arrestations, au sein de la résistance communiste brestoise, ébranlent les formations et groupes clandestins. Après l’arrestation d’Yves Giloux, Jean-Pierre Le Rest reprend la suite et réorganise le groupement avec Marcel Boucher et Charles Coatelan. Cette formation prend désormais le nom de groupe Giloux.

Entre novembre et décembre 1943, il participe à des opérations de sabotages de voies ferrées entre Brest et Landerneau avec le groupe Lambert. Marcel Boucher aurait, à des périodes inconnues, également participé à la recherche et au transport d’armes, à des attaques à mains armés et à la destruction de pylônes électriques.

Noël 1943, une nouvelle vague d’arrestations touche les communistes. Diminué et traqué le groupe se disperse. Marcel Boucher quitte Brest et se dirige vers Trédudon en Berrien avec Guy Raoul et André Garrec. Il y retrouve Albert Yvinec et son petit groupe de maquisard. Les sept hommes se cachent à la ferme du Goënidou. Parmi leur prévision d’actions, il y a le sabotage de l’usine de Saint-Herbot par dynamitage du barrage de la réserve d’eau de Brennilis. Mais pour ce faire, il faut de l’explosif que Boucher et Yvinec s’apprêtent à aller dérober à la poudrerie de Pont-de-Buis.

Le projet est avorté quand une patrouille allemande débarque, le 3 février 1944, à la ferme où les résistants se cachent. Il s’agit d’un officier et d’un soldat allemand qui font le tour du secteur pour demander à la population d’évacuer temporairement les lieux en raison de séances de tirs de mortiers à Roc’h Trédudon. Curieux, l’allemand insiste pour visiter la ferme, il lui en coûte la vie, abattu par Marcel Boucher. Le soldat allemand qui l’accompagne est lui abattu par Jean Coguiec.

Craignant des représailles, le groupe se disperse et les trois brestois veulent regagner Brest. Ils passent semble t-il par Pleyber-Christ et arrivent à Landerneau dans la soirée où ils passent la nuit chez Jean Sizorn. Le lendemain, Marcel Boucher, Guy Raoul et André Garrec reprennent la route mais vers 17 heures ils sont arrêtés par un barrage allemand de la feldgendarmerie. De là, l’histoire diffère et deux versions s’opposent pour, hélas, s’accorder sur le sort final.

Rapport de la gendarmerie française du 5 février 1944

Le 4 février 1944, vers 17 heures, sur la vieille route romaine La Forest-Landerneau et Pont-Mesgrall, deux gendarmes allemands ont essuyé le feu de trois individus qu’ils voulaient contrôler. Un gendarme allemand a été tué et le second blessé. Les trois civils ont été tués par le gendarme blessé. Le cultivateur Bihan Podel, de Kerlarhan à Landerneau, et son commis ont été témoins de l’incident. Le commis a été retenu par les Allemands jusqu’à présent. Le Bihan-Podel déclare que les civils étaient porteurs d’une valise et ont tiré les premiers une rafale de mitraillette sur les gendarmes allemands. L’identité des trois civils n’a pu être obtenue jusqu’à présent.

Ce n’est que le 9 février, que la gendarmerie française est mise au courant par la Geheime Feldpolizei (G.F.P) de Brest, de l’identité des trois résistants. La gendarmerie indique par la suite que ces individus étaient les auteurs de nombreux attentats et cambriolages à Brest et dans la région. Ils étaient l’objet de recherches de la part de la police de Sûreté de Rennes, qui les signalait dangereux et armés.

Version d’Eugène Kerbaul en 1985
Dans son ouvrage, 1270 militants du Finistère (1918-1945), il indique que le retour à Brest du groupe de Marcel Boucher est motivé par le renforcement des effectifs se trouvant à Brest et avec comme premier objectif, tenter un coup de main sur la Pyrotechnie de Saint-Nicolas.

Après avoir contourné Landerneau, Boucher scinde son groupement en deux. Lui-même conduira le premier groupe qui comprend, en plus de Boucher, Guy Raoul et André Garrec. Mission : se diriger vers Guipavas par la voie la plus directe. Mais ce premier groupe a à peine dépassé Landerneau qu’il tombe sur une patrouille de la Feldgendarmerie qui veut fouiller les valises dont sont porteurs les F.T.P. Or, elles contiennent des armes. Les F.T.P n’ont pas d’hésitation, et bénéficiant de l’effet de surprise, abattent deux Allemands. Mais l’un des Français est blessé - on ne saura jamais lequel.

Tous trois parviennent à se replier vers un endroit isolé, une carrière, à La Palud, selon certains témoignages. Cependant une femme a entendu les coups de feu, Mme X..., collaboratrice "horizontale", qui alerte la Feldgendarmerie. Celle-ci envoie 30 élèves de l’école de Feldgendarmerie de Landerneau dans la direction qui lui est précisée par la femme, et ils ne tardent pas à localiser les résistants en train de soigner leur blessé, qu’ils n’ont pas voulu abandonner.

Le combat s’engage, inégal. Écrasé sous le nombre, les trois F.T.P - le blessé a fait le coup de feu comme ses camarades, succombent. Boucher, Garrec et Raoul ont infligé de lourdes pertes à l’ennemi avant l’épuisement de leurs cartouches. Ils seront massacrés sur place.

Au final, les deux versions divergentes arrivent à la même funeste conclusion. Les corps ne seront jamais retrouvés, probablement inhumés en secret par les allemands dans la région de Landerneau. Cette pratique était courante pour éviter qu’on puisse rendre hommage aux "Terroristen ".

Courant 1944, en son hommage, les résistants de Brest attribuent son nom au groupement cantonal Brest-Ouest. En janvier 1946 il est nommé sous-lieutenant à titre posthume. Le mois suivant, est apposé sur la route menant de La Grande-Palud à Guipavas, une plaque en hommage aux trois résistants. En 1952, il est élevé au grade de Chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume. Il est également récipiendaire de la Croix de Guerre 1939-1945, avec palme. La cellule du parti communiste de Recouvrance portait son nom en sa mémoire. Une rue du Valy-Hir à Brest fut renommée rue Marcel Boucher en 1977.

Leur mémoire s’étiola avec le temps, malgré les fleurs régulièrement déposées près de la plaque. En 2020, une action est menée pour refaire une plaque commémorative et déplacer son emplacement non loin, pour la rendre plus accessible à tous. La glissière de sécurité et le flux de véhicules circulant sur cet axe routier important, ne permettant plus aucune cérémonie ni recueillement.

Publiée le , par Gildas Priol, mise à jour

Sources - Liens

  1. Famille Boucher, documents et portraits de Frantz Marcel Boucher.
  2. Archives de Brest, dossier biographique de Frantz Marcel Boucher (2BIO107).
  3. Archives Départementales du Finistère, archives de la sûreté nationale.
  4. Service Historique de la Défense (S.H.D) de Vincennes, dossier individuel de résistant de Frantz Marcel Boucher, cote GR 16 P 76927 (aimablement transmis par Edi Sizun).
  5. KERBAUL Eugène, 1270 Militants du Finistère (1918-1945), à compte d’auteur, 1985.
  6. LE BRAS Joël, Du groupe Giloux au Bataillon Giloux – 1943 à 1944, travaux personnels, 2001.
  7. CISSÉ Gérard, Rues de Brest - de 1670 à 2000, éditions Ar Feunten, Brest, 2012.

Archives non consultées à ce jour :
- Service Historique de la Défense de Caen, cote AC 21 P 28522.

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1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 15:09
Hommage d'Alain Vigouroux, ancien élu communiste de Plobannalec-Lesconil, à Jessie Charlot, lui qui avait enregistré son témoignage de vie très riche en 2017: Jessie était quelqu'un de très ouvert qui avait fait des émissions avec Roger Gicquel

Hommage d'Alain Vigouroux, ancien élu communiste de Plobannalec-Lesconil, à Jessie Charlot, lui qui avait enregistré son témoignage de vie très riche en 2017: Jessie était quelqu'un de très ouvert qui avait fait des émissions avec Roger Gicquel

Ce matin, des camarades du PCF Pays Bigouden nous ont informé du décès la semaine dernière, samedi 11 avril 2020, de notre camarade de Plobannalec Lesconil Jessie Charlot, née Primot, à l'âge de 87 ans.
 
Elle souffrait d'une maladie et de problèmes respiratoires depuis plusieurs années.
 
Une cérémonie sera organisée avec la famille et ses camarades du pays bigouden pour un hommage après le confinement à la salle de l'amicale laïque à Lesconil.
 
Ancienne secrétaire de la cellule Alain Le Lay de Lesconil jusqu'en 2010, où elle fut alors remplacée par Patrick Gloaguen, ancien pêcheur, elle fut adjointe et conseillère municipale PCF de Plobannalec Lesconil. C'était "Madame la Rouge" de Lesconil, nous dit Patrick Gloaguen, très connue et reconnue par tout le monde, une combattante.
 
La Lescolinoise Jessie Charlot, née en 1932, a été embauchée à 14 ans à l'usine Billet de Lesconil « l’usine neuve ». La « vieille usine » Maingourg ayant été abandonnée avant la guerre. L'on y "traitait" la langoustine, le thon, le maquereau, le crabe, elle est devenue déléguée syndicale CGT et a participé au congrès national de l'alimentation à Paris en 1951. Il y avait à l’époque une centaine de travailleuses. pas d’horaire fixe, on répondait à l’appel à la cloche. Les pêcheurs livraient directement à l’usine car il n’y avait pas de criée. Ensuite il y a eu des mareyeurs. Les encaissements avaient lieu en fin de semaine.
Jessie est restée 7 ans dans cette conserverie jusqu'à ce que des problèmes de santé l'obligent à cesser, à 21 ans. Ensuite, elle a fait de la couture et de la broderie, des poupées de petits marins, des bigoudènes qui étaient ensuite commercialisées.  
 
Elle avait adhéré au PCF en 1955 et était le fer de lance des fêtes d'été du PCF Pays Bigouden, surtout celle du Travailleur de la mer. Elle s'occupait aussi de la loterie de la CGT.
 
Toute la reconnaissance des camarades communistes du Finistère pour ses décennies d'engagement, son dévouement à la cause d'une société plus égalitaire et fraternelle.
 

Nous transmettons notre sympathie à Nelly, sa fille, bénévole sur nos fêtes d'été, à nos camarades de la section PCF du Pays Bigouden et de la cellule de Lesconil, aux bénévoles des fêtes d'été du PCF pays bigouden, toutes nos condoléances à sa famille et ses amis.

 

PS: Merci à Alain Vigouroux, Patrick Gloaguen, Gaston Balliot, Gilberte Reneaud, Mimi Cariou pour ces informations. 

 

 
Jessie Charlot à une réunion du PCF dans le Pays Bigouden au côté de Guy Laurent (photo Patrick Gloaguen)

Jessie Charlot à une réunion du PCF dans le Pays Bigouden au côté de Guy Laurent (photo Patrick Gloaguen)

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 07:31
1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:

71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

Née le 12 janvier 1914 à Brest (Finistère), morte le 20 février 1999 à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) ; institutrice ; militante communiste dans le Finistère.

Fille d’un quartier-maître infirmier dans la Marine nationale devenu commerçant, Marie Le Manchec, institutrice à Roz-sur-Couesnon (Ille-et-Vilaine), se maria en avril 1938 à Pontrieux (Côtes-du-Nord- Côtes-d’Armor) avec Georges, Louis Le Diset, commis des postes, fils d’une employée à la manufacture des tabacs de Morlaix (Finistère). Le couple eut deux fils puis divorça en 1950. Institutrice à Drancy (Seine) depuis la fin de la guerre, elle regagna Goulven (Finistère) puis Brest en 1952 où elle fut adjointe à l’école maternelle du Bouguen, puis à partir de la rentrée 1955 directrice de l’école maternelle de Traon-Quizac (devenue école maternelle de Lanrédec).

Militante de l‘Union des femmes françaises, secrétaire départementale de l’organisation au milieu des années 1950, Marie Le Manchec abandonna cette responsabilité en 1959 pour raison de santé. En 1957, l'Union des Femmes Françaises compte encore 200 membres. En mai 52, des militants à Brest remplacent le drapeau américain sur le monument américain par le drapeau tricolore, avec une mention sur une planchette "Les patriotes s'inclinent devant les libérateurs mais chassent les occupants". Faute de trouver les auteurs de l'action anti-impérialiste, trois femmes appartenant à l'organisation brestoise de l'UFF, l'Union des Femmes Françaises, dépendante du Parti communiste, Mesdames Bernard, Lagrange, Bozec, sont arrêtées et écrouées à la prison de Landerneau.  

Membre du Parti communiste français depuis 1954, Marie Le Manchec entra directement au bureau de la fédération communiste en 1956, resta au seul comité fédéral en 1959 et ne fut pas renouvelée par la conférence fédérale de 1962.

C'est Marie Le Manchec qui préside le Comité Fédéral du PCF Finistère du 27 janvier 1957. Souvent, les réunions sont présidées par des femmes. Paul Le Gall se charge du rapport, abordant la situation en Hongrie et en Pologne, parlant d'un "renforcement de l'unité du camp du socialisme", parlant de la lutte pour les salaires et les droits des locataires HLM, de la lutte pour la Paix en Algérie, des négociations avec le FLN, l'intervention de l'ONU. Il recense 19 sections dans le Parti Communiste en Finistère, et 60 cellules. Le PCF compte à l'époque entre 2400 et 2900 adhérents dans le Finistère. Au comité fédéral du 24 février 1957,  Louise Tymen, responsable de l'UL CGT de Quimper, intervient pour considérer que "le comité fédéral s'intéresse peu au problème des femmes". Marie Le Manchec considère qu'il y a deux problèmes sérieux à prendre en compte dans la période: le racisme, et la situation des femmes. Ce sont là des tâches impérieuses du PCF: 740 femmes à Brest attendent du travail. Pour autant, les femmes sont souvent plus rétives aux idées communistes.

A partir de 1961, Marie Le Manchec faisait partie du secrétariat de la section communiste de Brest centre.

Retraitée, Marie Le Manchec se retira à Commana en 1967 et fut candidate au Conseil général dans le canton de Sizun en mars 1981 et en 1982.

https://maitron.fr/spip.php?article138451, notice LE MANCHEC Marie, Yvonne dite Maryvonne. par Jacques Girault,

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 05:00
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:  70/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

100 ans d'engagements communistes en Finistère:

68/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

Né le 6 janvier 1894 à Brest (Finistère) ; ajusteur, dessinateur, cafetier ; militant socialiste puis communiste ; militant de l’ARAC

Charles Moigne naquit le 6 janvier 1894, fils de Paul Moigne, menuisier au port, et de Perrine Jacolot, ménagère, avant dernier enfant d’une famille de quatre, dont deux, un frère et une sœur, devinrent instituteurs, un troisième employé communal. Charles devint ajusteur après de solides études à l’École pratique d’industrie et de commerce de Brest, où il obtint un prix d’excellence en 1908.

Mobilisé en 1914, il fut blessé à l’avant bras et à la main gauche, le 1er juillet 1916 à Fleury-devant-Douaumont pendant la bataille de Verdun, et en resta infirme. Après deux ans d’hôpital, il fut réformé définitif avec pension 30% pour fracture du cubitus gauche consolidé mais avec trouble grave à la main gauche et notamment du pouce et les 3 doigts suivants, le dernier ne fonctionnant plus, restant en crochet. Il dût abandonner l’idée de poursuivre son métier d’ajusteur, puis celui de dessinateur. En 1922, Charles Moigne acheta un petit café, 7 rue Louis Pasteur à Brest, appelé le « Bar Brestois » et devint cafetier.

Membre du Parti socialiste SFIO avant le congrès de Tours, puis du Parti communiste, Charles Moigne devint en janvier 1921, membre du bureau de la section de Brest (Finistère) du Parti socialiste devenu SFIC.

En 1921, il était même co-secrétaire fédéral avec Jean Le Tréis.

Le nouveau bureau de la section réorganisé suite à la défection de la plus grande partie des élus qui refusaient la décision du congrès de Tours, se composait ainsi : Secrétaire : J. Le Meur ; Secrétaire-adjoint : Le Rubrus ; Trésorier : Berthou. Membres du bureau : Nardon H, Le Tréis, Guiban, Huguen*, Goaran*, Derrien, Lavenant*, Goadic* et Vibert et Charles Moigne. Rapidement il remplaça le trésorier et devint administrateur du journal communiste « Germinal »

La même année, il anima le secrétariat de la commission exécutive de l’ARAC du Finistère et, en janvier 1922, la trésorerie de la section locale du PC. Au congrès national de l’ARAC (Levallois, août 1921) il entra comme suppléant du comité central. Le 13 janvier 1924, il fut élu au comité fédéral du PC par le congrès de Quimper. Il était également trésorier de la Maison du Peuple de Brest.

Le 24 novembre 1938, il refusa, dans le cadre des exercices de la défense passive, d’éteindre la lumière et de fermer le rideau de fer de son café. En réalité il avait éteint les lumières de la devanture, mais laissé allumé une lampe à l’intérieur de son établissement. D’après La Dépèche de Brest il fut agressé par une foule de « plus de 500 personnes qui conspuèrent le récalcitrant ». Il fut, selon d’autres sources, traité de « juif » et « d’allemand », tandis que des projectiles commençaient à pleuvoir sur sa devanture, le sous-préfet et le commissaire présents, refusant de protéger un récalcitrant qui « n’était pas français ». D’après La Dépèche de Brest le commissaire de police serait finalement intervenu pour décider Charles Moigne à baisser le rideau de fer de sa devanture. A la suite de cette affaire il fut poursuivi en correctionnelle pour « infraction à arrêtés municipaux », et condamné à 16 francs d’amende le 20 juillet suivant.

Arrêté en juillet 1941, Charles Moigne fut interné au camp de Châteaubriant. Il fit partie d’une liste de 18 personnes devant être libérées, publiée dans Ouest-Éclair, du 21 août 1941, mais il semble avoir disparu.

En 1922 il habitait 15 rue Fautras à Brest.

https://maitron.fr/spip.php?article122550, notice MOIGNE Charles, Joseph par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 28 octobre 2017.

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 07:11
1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 68/ François Tanguy (1925-1987)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:

68/ François Tanguy (1925-1987): un pilier de la CGT Finistérienne

Né le 2 avril 1925 à Landerneau (Finistère), mort en juillet 1987 à Brest (Finistère) ; ouvrier maçon ; secrétaire général de l’union départementale CGT du Finistère (1956-1978) ; membre du bureau fédéral de la fédération du PCF du Finistère (1952-1965).

François Tanguy, dit Fanch Tanguy, était le fils d’un plâtrier. A la mort de son père, sa mère devint blanchisseuse pour élever ses quatre enfants. Après avoir participé à 19 ans à la Résistance et s’être engagé dans la 1ère Armée, il se trouvait à la frontière autrichienne avec son unité au moment de la capitulation du Reich le 8 mai 1945.

Revenu à la vie civile, il adhéra à la CGT en 1946 et s’engagea de plus en plus dans la vie militante. En 1950, employé comme maçon dans une entreprise du bâtiment de Brest, il fut élu délégué du personnel puis fut élu dans le même temps secrétaire de l’union locale de Landerneau.

En 1951, il remplaça Pierre Mazé, promu à la fédération du bâtiment, à la direction du syndicat CGT du bâtiment de Brest. C'était le frère d'Edouard Mazé, tué lors de la manifestation du 17 avril 1950 à Brest (cf. "Un homme est mort" de René Vautier, et BD de Kris et Davodeau)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

En 1952, François Tanguy œuvra à la constitution de l’union syndicale départementale du bâtiment (USB).

Le 28 février 1952, grève pour les 30 Francs de l'heure dans le bâtiment à l'appel de trois syndicats CGT-CFTC-FO. La quasi-totalité des travailleurs a quitté les chantiers à Brest. Fanch Tanguy prend la parole, traduit en arabe par un travailleur algérien: "... Si depuis 1950, nous avons imposé cinq accords de salaires, depuis notre dernier accord les prix ont sérieusement grimpé et justifient les 30 francs horaire.... Le gouvernement que nous voulons, c'est un gouvernement qui remplit le ventre des travailleurs... Ce que nous obtiendrons de la commission paritaire sera fonction de l'action que vous aurez engagée au sein de vos entreprises, sous toutes les formes; actions que vous ferez connaître..." C'est ce jour là que naît l'Union Syndicale du Bâtiment (USB). A 88% des travailleurs, on décide de la poursuite de la grève chez Campenon au bout de 9 jours de grève le 4 mars 1952. Les patrons du bâtiment ne veulent consentir qu'à 5% d'augmentation. La grève se poursuit, comme dans la métallurgie, chez les dockers, aux Trolleybus, à l'Arsenal. Le 20 mars 52, Brest compte 8000 grévistes, dont 5000 du Bâtiment. Le Conseil municipal de Brest, bien ancré à gauche, est solidaire du mouvement social. L'arrivée au pouvoir comme chef de gouverneme de Antoine Pinay, "l'homme du gros patronat" (Fanch Tanguy) - un ancien collaborateur, qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940, a été décoré de la Francisque, a été nommé au conseil national vichyste, poste qu'il a occupé jusqu'en 42, qui a fait partie des réseaux clandestins de l'OTAN mis en place en 49 dans le cadre de la guerre froide et de la politique anti-communiste - "a donné toutes les espérances aux patrons de notre département pour ne pas satisfaire aux légitimes revendications de la classe ouvrière". Le gouvernement Pinay baisse les prix d'articles de grande consommation pour refuser d'indexer les salaires sur les prix et accroit la présence des forces répressives menaçant le mouvement social.  Le 25 mars 1952, à Brest, des grévistes manifestants sont matraqués et arrêtés par les CRS  et ne sont relâchés le soir que suite à l'intervention des forces syndicales. "Le lendemain, au Bouguen, devant les habitants en émoi, les CRS cernent les baraquements du foyer de l'O.N.C.O.R où sont hébergés les travailleurs nord-africains. Cette démonstration s'effectue sous les ordres du commissaire Danzé et a pour objectif d'interdire le meeting qui doit se tenir à cet endroit pour protester contre l'arrestation, la veille au soir, de trois travailleurs algériens"  (Fanch Tanguy, La CGT dans le Finistère 1944-1968, II. Sur tous les fronts) Une délégation syndicale intervient et obtient leur libération, promettant d'annuler le meeting contre l'arrêt des expulsions des grévistes qui ne peuvent payer leur hébergement au foyer de l'O.N.C.O.R. Les patrons du bâtiment, petits et gros, font bloc pour refuser de donner satisfaction aux revendications. Dans la métallurgie, les patrons refusent toute commission paritaire, et à la direction des trolleybus aussi, c'est le blocage. Les patrons prennent argument de la baisse des prix Pinay, reviennent sur leur proposition antérieure d'augmentation de 5%. Dans ces conditions, la CGT décide d'une marche de la faim sur Quimper. Afin de lui donner tout le retentissement nécessaire, les unions locales CGT et CFTC de Brest lancent un appel à la cessation générale du travail et à un rassemblement, le 31 mars, au nouveau théâtre.   

François Tanguy raconte cette marche de la faim de 80km de Brest à Quimper - mais les grévistes de Morlaix, Concarneau, Douarnenez, vont aussi rejoindre Quimper - une véritable épopée.

Les routes, les ponts, les carrefours stratégiques, les gares, les ponts de chemin de fer sont surveillées par d'importantes forces policières, fusil à la bretelle. A Quimperlé, 400 CRS font route vers Quimper, un camion de CRS stationne à Landivisiau, 12 au Pont-de-Buis, 8 à Châteaulin.

A Brest, le départ est prévu au Petit Paris. Chaque responsable a la conduite et la responsabilité d'un groupe à de 25 grévistes. Il est prévu que la municipalité de Châteaulin offre un casse-croûte, le syndicat de la poudrerie de Pont-de-Buis également, ainsi qu'un commerçant de Daoulas.

Les "marcheurs de la faim" viennent en réalité en bicyclette, tandems, motos. Chaque participant reçoit un exemplaire de la chanson à entonner, "La Marche de la Faim", qui est composée sur l'air des "Bats d'A.F" (Chant de marche des bataillons d'Afrique):

"Il est toujours sur cette terre

des requins qui (ne travaill'pas) bis

Tandis que nous les prolétaires

Nous produisons (tout de nos bras) bis

Toujours aux mêmes les sacrifices 

Ils ont l'espoir (que ça dur'ra) bis

Toujours aux mêmes sacrifices

Oui mais bientôt (tout ça chang'ra) bis

Et en avant! Tous en avant!

REFRAIN

Nous allons sur la grand'route

Ventre creux (et sans faiblir) bis

Le PINAY peut bien s'en foutre

Mais son règne va finir, oui va finir

Nous aurons notre victoire

Qui s'inscrira dans l'hist(oire)

Tous unis dans la bat(aille)

Place à ceux qui travaillent"

Puis la musique du Bergot prend place en tête du défilé, suivie par le comité central de grève, les marcheurs de la faim et les manifestants appelés par les Unions Locales. Devant le défilé qui remonte la rue Jean Jaurès, les commerçants ont cessé toute activité. Au rond-point, qui n'est encore qu'un amas de terre, au nom des syndicats et du comité central de grève, François Tanguy donne alors lecture du serment, adopté la veille, par le comité central de grève:

"Nous travailleurs brestois, en lutte contre la misère, nous affirmons notre solidarité absolue avec nos camarades brestois qui entreprennent une héroïque marche de la Faim.

Nous faisons le serment solennel de rester toujours unis comme un bloc et de lutter avec la plus grande énergie, par tous les moyens et jusqu'à la victoire, pour:

1. Le réajustement de nos salaires au coût de la vie;

2. Une baisse réelle et durable du coût de la vie par la diminution des profits capitalistes, la suppression des taxes de guerre et de vie chère;

3. Le maintien et l'augmentation des crédits de reconstruction, d'investissement;

4. La réduction des dépenses militaires, seule source d'économie possible.

Nous proclamons solennellement que nous ne permettrons pas que les travailleurs, l'ensemble des petites gens, soient acculés à plus de misère encore pour garantir les profits capitalistes et faire face aux charges écrasantes d'un budget de guerre qui conduit à la catastrophe.

Nous exigeons des députés de notre département qu'ils défendent ces propositions à l'Assemblée Nationale.

Nous appelons toute la population du Finistère à s'unir avec nous afin d'obtenir, par une action commune, un gouvernement démocratique au service du Peuple de France, qui assure le progrès du pays et le bien-être des travailleurs, la liberté et la paix".

Après ratification à main levée, le départ est donné. 

Pendant que les marcheurs de la faim font route pour rejoindre Quimper, un magnifique meeting se tient au nouveau théâtre. Bien que FO ait boycoté la grève, 4000 à 5000 travailleurs se retrouvent rue Yves Collet pour entendre les dirigeants syndicaux: Pierre Mazé, Charles Cadiou, Stephan pour la CGT prennent la parole, ainsi que Jean Bourhis pour la CFTC.

Pour rejoindre Quimper, en milieu ou fin d'après-midi, les marcheurs ont emprunté des chemins de traverse, des champs, des rivières et des monts, pour éviter les barrages de la police et des CRS. Les marcheurs jouent au chat et à la souris avec les "forces de l'ordre". François Tanguy a lui reçu le mandat de prendre le train, comme un voyageur ordinaire, pour assurer la prise de parole à Quimper.   

"Le meeting a lieu, à la débauche du soir, aux nouvelles Halles à Quimper. Sans attendre, de nombreuses entreprises sont désertées par les travailleurs qui viennent en s'échelonnant (les rassemblements de plus de 3 personnes sont interdits par le préfet) vers le lieu de réunion... Rue Kéréon, la concentration s'effectue et un cortège prend rapidement forme; le drapeau est sorti, les marcheurs, tiennent toute la rue; les "flics" derrière et surpris, ne peuvent plus rien; la Marche de la Faim est entonnée, elle retentit puissamment dans la rue et se prolonge jusqu'au dernier couplet:

"...Et en avant! tous en avant!

Ils voudraient même notre poitrine

Mais nous, nous ne (marcherons pas) bis

En Tunisie, en Indochine

Contre nos frères (qui luttent là-bas) bis

Nous n'acceptons pas la misère

La liberté (avec le pain) bis

Nous l'aurons dans une France prospère

Avec la paix (pour tous demain) bis

Nous allons sur la grand route..."

Les fenêtres s'ouvrent tout au long du parcours et nous arrivons aux nouvelles Halles débordantes et pleines à craquer. L'ambiance est formidable, les thèmes des allocutions sont ceux développés le matin à Brest. Il fait nuit lorsque les Marcheurs de la Faim vont regagner la salle Le Guyader pour se restaurer et passer la nuit sur la paille étalée dans la salle de bal".

Le lendemain, les marcheurs de la faim reviennent sur Brest après des haltes à Châteaulin et Pont-de-Buis, et doivent retrouver la manifestation brestoise des travailleurs qui remonte à partir de 16h la rue Jean Jaurès, pendant que des camions de CRS encerclent la place.  "Soudain, à l'intersection de St Martin, les Marcheurs de la Faim débouchent juste devant le cortège et continuent leur route vers la maison des syndicats, sous les saluts et applaudissements des manifestants, mais également des personnes présentes sur les trottoirs. Avant d'aller se restaurer à la cantine Floch, rue Amiral Réveillère, une joyeuse assemblée regroupe tous les grévistes, et écoute les péripéties des Marcheurs de la faim".

(Fanch Tanguy, La CGT dans le Finistère 1944-1968, II. Sur tous les fronts)

Finalement, les patrons, avec le soutien de la droite au pouvoir et du gouvernement de réaction d'Antoine Pinay, reviennent même sur leur promesse d'augmentation des salaires de 5% et la CGT doit interrompre la grève (500 000 F de dons avaient été collectés pour la caisse de solidarité aux grévistes) tout en continuant la lutte par d'autres moyens.

Cette période 1951-1952, en pleine phase chaude de la guerre froide, est une période d'intense mobilisation pour Henri Martin et contre la guerre d'Indochine, contre le réarmement allemand, contre l'implantation de l'OTAN et des forces armées américaines en Europe (le 20 février 1952 arrive comme en pays conquis à Brest une unité de l'armée de terre américaine - les "US Go Home" peints au goudron par les militants communistes et cégétistes sur des centaines de murs de Brest, sur la chaussée, la sous-préfecture, la gare, le foyer du marin, les châteaux d'eau, comme à la place de Strasbourg, doivent être effacés par la police), contre la venue du général Ridgway. En mai 52, Jacques Duclos et le rédacteur en chef de l'Humanité, André Still, sont arrêtés. Les journaux du Parti communiste sont saisis. C'est le cas de "Ouest-Matin" et de son rédacteur, le dirigeant communiste brestois Louis Le Roux. 

La CGT  dénonce:  "Le 27 mai, à Paris, 10 000 policiers sont mobilisés pour la venue du général américain Ridgway, lequel, après avoir utilisé en Corée des armes microbiennes, est appelé Ridgway la peste. La puissante manifestation, aux cris de "U.S Go Home!" qui a eu lieu le 28 mai à Paris est reprimée avec une brutale sauvagerie. Elle fait un mort et un nombre considérable de blessés. Le député et secrétaire du parti communiste Jacques Duclos est arrêté et écroué à la prison de Fresnes. Il est inculpé d'atteinte à la sûreté de l'Etat... En parlant d'attentat et de complot, le ministre de l'intérieur reprend les traditions des gouvernements qui, au cours de notre histoire, ont usé de ce subterfuge pour instaurer la dictature des classes exploiteuses... Il n'y a actuellement, en France, qu'un seul complot, c'est celui des classes dirigeantes contre la paix, les libertés, les conditions d'existence des masses laborieuses".   

Dans la foulée, des manifestations ont lieu à Morlaix, à Brest, et un meeting à Quimper, au gymnase, où Louise Tymen rend la parole devant 1000 personnes au nom de l'Union locale. Des militants à Brest remplacent le drapeau américain sur le monument américain par le drapeau tricolore, avec une mention sur une planchette "Les patriotes s'inclinent devant les libérateurs mais chassent les occupants". Faute de trouver les auteurs de l'action anti-impérialiste, trois femmes appartenant à l'organisation brestoise de l'UFF, l'Union des Femmes Françaises, dépendante du Parti communiste, Mesdames Bernard, Lagrange, Bozec, sont arrêtées et écrouées à la prison de Landerneau.  

François Tanguy fut élu au bureau de l’union départementale à l’issue du congrès de l’UD du Finistère qui se tint les 21 et 22 novembre 1953 à Douarnenez devenant alors un des adjoints d’Henri Ménès.

Dans le même temps il fut élu secrétaire de l’union locale de Brest en 1954.

Il devint secrétaire général de l’union départementale à l’issue des travaux du congrès de l’UD les 7 et 8 avril 1956 à Quimper remplaçant Henri Ménès, secrétaire de l’UD depuis 1950. Il dirigea alors l’UD du Finistère pendant plus de trois décennies jusqu’en 1978 connaissant la même trajectoire que Marcel Piriou dans le Morbihan ou Robert Daniel dans les Côtes-du-Nord.

Il fut l’un des artisans de la mise en place en 1970 du comité régional CGT Bretagne dont Marcel Piriou fut le premier secrétaire. Attentif à l’histoire syndicale, il rédigea une histoire de la CGT dans le Finistère (1944-1968) en trois volumes éditée quelques mois avant son décès. Cette œuvre de près de 1 000 pages, préfacé par Miche Coz, secrétaire de l’UD qui lui succéda, montre combien son histoire personnelle se confondit avec l’histoire des luttes syndicales du Finistère.

Il fit partie du bureau de la manifestation du 13 avril 1956 qui réunit 3000 personnes contre le mouvement initié par Pierre Poujade. Il représenta la CGT au comité de vigilance et de défense républicaine constitue à Brest le 14 mai 1958. Il prit la parole lors du meeting intersyndical le 1er février 1960 à Brest à l’issue de la grève nationale pour la défense des libertés démocratiques et républicaines pour qu’un terme soit mis à l’insurrection Alger. Il prit la parole lors du meeting du 11 février 1962 à Brest après événements de Charonne. Il prit la parole le 19 mars 1962 à Brest lors du meeting à la maison des syndicats après la signature des accords d’Évian. Il intervint au nom de la CGT lors de la manifestation du 8 mai 1968 à Brest devant 20 000 personnes.

Fanch Tanguy eut aussi des responsabilités politiques au sein du PCF auquel il adhéra en 1948. Il intégra le bureau de la fédération en 1953 y siégeant avec d’autres responsables de l’UD comme Henri Ménès et François Tournevache.

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

Il siégea jusqu’en 1965 au bureau de la fédération dirigée par Pierre Le Rose (1953-1956) puis par Paul Le Gall (1956-1969).

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

Il suivit une école de formation des cadres du PCF d’un mois puis de quatre mois au début des années 1960. Il siégea au comité de la fédération jusqu’à la partition en deux entités effectuée en 1969.

Sources: François Tanguy, La CGT dans le Finistère (1944-1968), Éditions UD CGT Finistère (3 volumes), 1992.

(https://maitron.fr/spip.php?article172973, notice TANGUY François dit Fanch par Alain Prigent, version mise en ligne le 14 mai 2015, dernière modification le 8 juillet 2018).
 
1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 68/ François Tanguy (1925-1987)
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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 06:58
Covid-19: Décès de Liliane Marchais le 9 avril à l'âge de 84 ans - l'hommage de Fabien Roussel
Covid-19: Décès de Liliane Marchais le 9 avril à l'âge de 84 ans - l'hommage de Fabien Roussel

Le message de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

Liliane Marchais nous a quittés
 
Liliane Marchais nous a quittés ce jeudi 9 avril à l'âge de 84 ans après plusieurs années de combat dans un EPHAD. Le Covid 19 aura eu raison de cette grande dame, membre du secrétariat fédéral du PCF du Val-de-Marne de 1961 à 1976 et épouse de Georges Marchais, secrétaire national du PCF.
 
Au nom du PCF, j'adresse mes plus sincères condoléances et toute mon amitié à ses deux enfants, Olivier et Annie, à ses petits enfants et à tous les communistes du Val de Marne et notamment ceux de Champigny où
la famille habitait.
 
Née en 1935 à Malakoff, elle débute sa vie active en tant qu'ouvrière à la CSF de Malakoff. Elle adhère au Parti communiste en 1952 et à la CGT en 1953. Membre de la direction exécutive de la fédération CGT des Métaux entre 1960 et 1964, elle fait son entrée au sein de la direction du PCF du Val-de-Marne à la même période. Elle continua de siéger au bureau fédéral PCF du Val-de-Marne jusqu'en 1996, puis au comité fédéral.
À partir de la fin des années 1960, Liliane Garcia fut la compagne de Georges MARCHAIS, qu'elle avait rencontré dans ses activités militantes, à Malakoff et dans les organismes de la fédération Seine-Sud.
 
Liliane avait un caractère bien trempé qui se distinguait par la franchise et la sincérité. Comme tous ceux qui l’ont rencontrée, je me souviendrai toujours de ses yeux bleus, de son sourire toujours présent et de ses éternelles Gitanes aux lèvres, comme de la sagesse et de la camaraderie qu’elle apportait dans toutes ses rencontres. Au sein de la fédération du Val-de-Marne, elle a plus particulièrement suivi la formation des cadres et plus particulièrement celle des femmes. Elle a toujours défendu la place des femmes dans les instances de direction du Parti permettant à de nombreuses camarades d'accéder à des postes de responsabilités, au sein de collectivités comme au sein du Parti.
 
Aujourd'hui elle aurait été la première à saluer le service public de la santé, le dévouement et le professionnalisme des personnels des hôpitaux et des EPHAD qui luttent contre ce virus qui aura eu raison d'elle.
 
Le PCF rendra un hommage à Liliane Marchais dès que les mesures de confinement le permettront.
 
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,
 
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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 06:07
Malakoff, 2018. Léa Figuères est décédée du Covid-19 à 97 ans. La femme de l’ancien maire de Malakoff, Léo Figuères, s’est intéressée à la vie de la commune jusqu’à sa mort. Elle était présente lors de l’inauguration de la place dédiée à son époux, ici en 2018. Ville de Malakoff

Malakoff, 2018. Léa Figuères est décédée du Covid-19 à 97 ans. La femme de l’ancien maire de Malakoff, Léo Figuères, s’est intéressée à la vie de la commune jusqu’à sa mort. Elle était présente lors de l’inauguration de la place dédiée à son époux, ici en 2018. Ville de Malakoff

Coronavirus : l’ancienne résistante et militante communiste Léa Figuères s’est éteinte

L’épouse de l’ancien maire communiste de Malakoff, Léo Figuères, avait 97 ans. Infectée par le Covid-19, cette figure de la commune est décédée ce lundi, à l’hôpital Béclère.

 

Elle avait résisté de toute son âme à l'occupation de la France par l'Allemagne nazie. Quatre-vingts ans plus tard, le Covid-19 l'a terrassée. Léa Figuères, 97 ans, s'est éteinte à l'hôpital Béclère à Clamart, ce lundi, après une semaine d'hospitalisation. Ses proches n'ont pas pu lui rendre visite.

À Malakoff, où elle a passé presque toute sa vie, tout le monde l'appelait Andrée. En référence au prénom clandestin, dont elle avait hérité à 19 ans en rejoignant les rangs de la Résistance dans la région lyonnaise.

« Elle était l'épouse de l'ancien maire Léo Figuères [ NDLR : décédé en 2011 ] mais aussi une personnalité militante, décrit Jacqueline Belhomme, l'actuelle maire PCF. Elle était connue pour cela à Malakoff. Elle était de toutes les commémorations. »

Léa était une « vraie battante », se rappelle Miloud Sebaa, un des membres de l'association Les Amis de Léo Figuères. « Quand elle est née, son père a dit J'ai une fille, elle n'ira pas à la guerre !. Et pourtant, dès qu'elle a quitté l'adolescence, elle s'est engagée dans la Résistance », rigole-t-il.

C'est à cette époque qu'elle rencontre son futur époux Léo Figuères. Il est responsable clandestin des Jeunesses communistes dans la zone sud de la France. « Elle était son agent de liaison. Elle prenait les consignes du donneur d'ordre et les lui donnait sur le terrain », explique Miloud Sebaa.

Ils posent leurs valises dans les Hauts-de-Seine en 1945

La fin de la guerre sonne le début de leur histoire de famille. Leur premier enfant, Jean-Pierre, naît en 1945. « Je disais toujours à mes parents qu'ils m'avaient conçu entre deux bombardements », s'amuse l'intéressé, aujourd'hui âgé de 74 ans.

Cette même année, la famille pose ses valises à Montrouge dans l'atelier du peintre Fernand Léger, un grand ami du couple. Le temps passe. En 1955, dix ans après la guerre, Léo et Léa trouvent un appartement rue Guy-Moquet, du nom d'un autre héros de la guerre, à Malakoff. Ils n'en repartiront jamais.

Très vite, le couple « s'implique dans le tissu social et associatif » de Malakoff, raconte leur aîné. Léo prend la direction de la section locale du Parti communiste français. Puis enfile l'écharpe de maire 1965. Il ne la retirera qu'en 1996.

Léa s'investit quant à elle dans plusieurs associations locales. Elle devient responsable au sein de l'ANACR, l'Association nationale des anciens combattants et ami(e) s de la Résistance. Et sera décorée de la Croix du combattant volontaire de la Résistance.

Elle veillait au cocon familial

Si elle n'a jamais exercé de mandat électif comme son mari, Léa Figuères a toujours conservé sa carte d'adhérente au PCF. « Elle était militante, distribuait des tracts, vendait le journal l'Humanité », rembobine Jean-Pierre Figuères, qui vit aujourd'hui à Antony.

Le fils aîné, d'une fratrie de quatre enfants, évoque « une mère aimante » et « bienveillante » qui, il y a quelques semaines, demandait encore à son fils de 74 ans s'il avait « bien mis son cache-col pour le froid ».

« Elle avait créé un vrai cocon familial, raconte Jean-Pierre. Quand mon père rentrait à la maison, c'était la maison, plus la mairie. Si quelqu'un venait toquer pour des soucis de mairie, elle lui disait de prendre rendez-vous à l'hôtel de ville. Elle nous préservait. »

Dans le quartier, « tout le monde la connaissait ». L'ancienne maire (PCF), Catherine Margaté, qui a pris la succession de Léo Figuères en 1996, lui rendait souvent visite. « C'était une femme très attachante et très impliquée dans la vie de Malakoff, confie Catherine Margaté. Elle était attachée à faire connaître la Résistance aux jeunes. »

L'ex-élue parle d'une femme « attentionnée » et « curieuse » dotée « d'une mémoire extraordinaire ». « Elle s'intéressait à tout, raconte la maire honoraire « peinée » de sa disparition. J'étais allée lui rendre visite en janvier dernier et elle m'avait posé des questions sur la campagne municipale en cours. »

Ses proches n'ont pu la voir à l'hôpital

Depuis plusieurs mois, Léa Figuères était plus faible. Elle ne sortait presque plus de l'appartement dans lequel elle a vécu pendant près d'un demi-siècle. Le 30 mars dernier, elle a été admise à l'hôpital Béclère après une mauvaise chute. « Les médecins ont fait des analyses et ils se sont aperçus qu'elle avait aussi contracté le Covid-19 », confie Jean-Pierre Figuères.

Le virus s'attaque à ses poumons. Elle est placée sous sédatifs. Une semaine plus tard, elle s'éteint. Laissant derrière elle quatre enfants, huit petits-enfants et huit arrière-petits-enfants.

« C'est très difficile. Aucun de ses proches n'a pu la voir, même avant son hospitalisation puisque nous étions confinés », explique Jean-Pierre. Le fils aîné avait tout de même échangé par téléphone jeudi dernier. « Elle m'avait dit à bientôt », souffle le fils.

Léa Figuères sera inhumée dans le village de Los Masos dans les Pyrénées-Orientales, aux côtés de son mari. La cérémonie, confinement oblige, aura lieu en petit comité. « C'est encore plus difficile à vivre. On ne pourra pas tous venir, regrette Jean-Pierre. Mais on s'est dit que, cet été, on s'y retrouverait tous. »

(Source: http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/coronavirus-l-ancienne-resistante-et-militante-communiste-lea-figuieres-s-est-eteinte-08-04-2020-8296053.php?utm_campaign=facebook_partage&utm_medium=social&fbclid=IwAR3Rmo2bZMBgrkJLx9DpPaQDB5-THF6-DbT7Mc3Dq-GDjUe_EsyczyzyQmM)

Mercredi, 8 Avril, 2020 - L'Humanité
Carnet. Léa-Andrée Figuères, ancienne résistante, est décédée

Léa-Andrée Figuères, ancienne résistante, s’est éteinte le 6 avril, emportée par le coronavirus à l’âge de 97 ans.

 

Léa-Andrée Figuères, ancienne résistante, s’est éteinte le 6 avril, emportée par le coronavirus à l’âge de 97 ans. Militante à l’Union des jeunes filles de France dans le Cher, Léa Lamoureux rejoint à 19 ans la Résistance à l’occupant nazi dans la région lyonnaise en 1941 pour devenir Andrée dans la clandestinité. Elle fut la compagne de toujours de Léo Figuères. À ses côtés, elle mène le combat avec les Jeunes communistes de la zone sud et sera décorée de la croix du combattant volontaire de la Résistance. Depuis, adhérente du PCF, restant jusqu’au bout fidèle à ses idéaux de jeunesse, elle a aussi poursuivi le combat de mémoire comme responsable au sein de l’Anacr pour que ne soit pas oublié le rôle des communistes dans la Résistance. Militante également aux parents d’élèves, elle a toujours été attentive aux questions de l’éducation. Elle a fait en sorte que les œuvres de Léo soient republiées avec le concours de l’Association des amis de Léo Figuères, dont elle était la présidente d’honneur. Selon sa volonté, elle sera inhumée dans le village de Los Masos (Pyrénées-Orientales), aux côtés de Léo. L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 09:26
La fin du Néoralisme: Bellissima - Luchino Visconti, entre beauté et Résistance, partie 4 - La Chronique cinéma d'Andréa Lauro

Luchino Visconti: celui qui ouvrit les portes du Néoréalisme entre beauté et Résistance

Partie 4

La fin du Néoralisme: Bellissima

La chronique cinéma d'Andréa Lauro

Se reporter aux trois premières parties de la rétrospective Visconti:

Luchino Visconti: celui qui ouvrit les portes du Néoréalisme entre beauté et Résistance, partie 1 - la chronique cinéma d'Andrea Lauro

Luchino Visconti: celui qui ouvrit les portes du Néoréalisme entre beauté et Résistance - partie 2 La guerre et le Néoréalisme : Ossessione

La chronique cinéma d'Andréa Lauro - Luchino Visconti: celui qui ouvrit les portes du Néoréalisme entre beauté et Résistance, Partie 3

Après les deux premiers longs métrages, Visconti prend momentanément ses distances par rapport au monde du cinéma. D’une part, car, épuisé par l’expérience réaliste de La Terra tremble, et donc à la recherche de canaux capables de fournir plus d’amplitude créative ; de l’autre, parce que déçu par le système-cinéma (pas par le « moyen »-cinéma) qui, jusqu’à présent, n’a pas fait preuve de beaucoup de compréhension à son égard, entre des mésaventures distributives, des malentendus et des sabotages, même sans lui refuser le statut de réalisateur de pointe de l’époque.

Pour se débarrasser des mauvaises humeurs et des étiquettes imméritées, Visconti se retranche dans le théâtre en donnant libre cours à sa capacité d'invention que le cinéma ne peut lui accorder actuellement. Il écrit une version malheureusement jamais représentée de l'"Orlando furioso" où les scènes auraient dû se dérouler sur différentes planches, en même temps à l’intérieur d’un même environnement, en laissant au spectateur la possibilité de participe; et, en suivant une aspiration de fantaisie expressive, il réalise « Rosalinda ou come vi piace » que, en plus de jeunes acteurs du calibre de Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni et Ferruccio Amendola, peut se vanter d'avoir parmi ses collaborateurs le génie de la peinture Salvador Dalí, auteur de scénographies et de costumes.

Dans les années à venir, Visconti apporte aussi au théâtre des œuvres moins frénétiques, comme « Un tramway nommé désir » et « Mort d’un commis voyageur » d’Arthur Miller et, malgré son éloignement partiel du cinéma, il ne cesse de proposer des ébauches de films, toutes rejetées.

L’opportunité de retourner derrière la caméra arrive en 1951 grâce à « Documento Mensile », sorte de magazine périodique produit par Marco Ferreri dans lequel il est demandé aux grands noms de la culture italienne de fournir un "commentaire" sur des événements d’actualité. De la collaboration avec Vasco Pratolini naît « Appunti su un fatto di cronaca » (1951), un court-métrage de huit minutes sur le cas d’homicide d’Annarella Bracci, une fille de 12 ans violée et jetée dans un puits. Visconti choisit d’accompagner le texte de Vasco Pratolini, lyrique et sec en même temps, avec des images documentaires de la périphérie romaine, entre la désolation des immeubles populaires et les champs arides, recréant un panorama désertique, lunaire, déshumanisant qui, bien qu’il ne montre rien d'étroitement lié au fait divers, peint des impressions autour de la figure seulement évoquée d’Annarella, sans que ni un ton compatissant ni un ton de dénonciation sociale ne prévalent sur la transformation du fait horrible en une fresque existentielle universelle.

« Appunti su un fatto di cronaca » est le prélude au troisième long métrage de Visconti : pas un de ses projets propres cette fois, mais un projet qui lui est proposé, écrit par Cesare Zavattini.

C’est l’été 1951 et « Bellissima » est prêt à être tourné.

Visconti a réécrit le scénario avec Suso Cecchi D'Amico et Francesco Rosi, adaptant le sujet de Zavattini à sa poésie, misant surtout sur Anna Magnani au service des critères du cinéma anthropomorphique rodé en « Ossessione » et « La terra trema ». Visconti a accepté de tourner le film grâce à la présence déjà sûre de la Magnani, décidé à signer un portrait de femme tridimensionnelle, au-delà des frontières de la simple narration.

Ce qui l’intéresse, c’est de travailler avec le (et sur) personnage interprété par la Magnani, Maddalena Cecconi, dans la même mesure qu’il s’intéresse à travailler avec/sur l’actrice-Magnani et avec/sur la diva-Magnani. Pour cela Visconti exploite au mieux le domaine cinématographique, en croquant ironiquement sa mesquinerie, son arrivisme, sa superficialité, mais seulement pour permettre au processus narratif de l’histoire de Maddalena/Anna d’être plus contrasté, vif et sincère. Pour la énième fois, une relecture de la réalité est chargée de dévoiler la vérité cachée des choses, sous la forme de la fiction.

Maddalena est une pauvre fille qui, pour gagner de l’argent, est infirmière à l’heure, mariée à Spartacus, amoureuse du "cinéma", prête à tout, ou presque, pour obtenir un contrat pour sa fille. Anna Magnani lui prête un physique vraisemblable, mais ne renonce pas à des nuances expressives plus intimes, lorsque la volonté de rachat par Marie se transforme en obsession individuelle, ou dans l’épilogue où la désillusion l’emporte. Visconti agit dans l’ombre, construit le caractère autour de la répression, du rôle parental, de la sexualité : pour toute l’affaire, Madeleine n’est pas une femme, c’est une mère qui ne voit que dans le miroir des impressions de féminité détachées de la maternité.

Le contraste avec l’érotisme naturel de la Magnani fait partie de l’opération viscontienne. Maddalena est réprimandée par Spartacus en se disputant pour Maria et refuse les avances de Walter Chiari. Elle est tellement absorbée par sa propre mission - donner à Marie ce qu’elle n’a jamais eu - qu’elle ne se rend pas compte qu’elle a projeté sur l’enfant un besoin personnel de revanche, d’évasion de la vie vers le rêve du cinéma, ignorant la différence entre l’image idéalisée qui défile sur l’écran et les personnes vraies, défectueuses, souvent mesquines, cachées derrière cet écran et cette image.

Alors, dans l'avant-final, Maddalen, qui s'attriste devant « La rivière rouge » d’Howard Hawks, écoute enfin les pleurs répétés de Maria ridiculisée par l’équipe de Blasetti, et promet à la fin que sa fille ne fera jamais de cinéma, elle parle d’elle-même, entre résignation et fierté. Une « elle-même » à l’identité recomposée, bien que dans l’amertume, sur le point de faire l’amour avec son mari, tandis que l’enfant dort dans la chambre à côté.

Mais dans « Bellissima », nous n’assistons pas à un affrontement social ou urbain entre classes, entre riches et pauvres, opprimés et oppresseurs, centre et périphérie. Maddalena ne refuse pas d’élever sa condition par humilité ou au nom d’une quelconque morale populaire. C’est que, dans le discours néo-réaliste, Visconti fait entendre sa voix polémique, en renversant des normes et des icônes, en configurant le cinéma comme un organe qui, toujours, que ce soit dans le bien et dans le mal, trouve son origine dans la mystification, la fausseté, l’interprétation par la transcription, incapable d’enregistrer l’effectivité directe ou de véhiculer des messages qui ne soient pas conditionnés à l’efficacité dramaturgique. Certains considèrent ce film comme un ouvrage mineur et transitoire, mais « Bellissima » est le point par lequel le réalisateur termine lucidement un chapitre qu’il avait lui-même ouvert, de sorte que Lino Micciché (critique et historien du cinéma italien) ose définir le film comme "un des actes de mort les plus conscients de l’utopie néoréaliste".

André Lauro

 

 

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 08:15
Paul Lespagnol

Paul Lespagnol

Paul Lespagnol (photo publiée dans le Télégramme)

Paul Lespagnol (photo publiée dans le Télégramme)

 
1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:
 
64/ Paul Lespagnol (1949-2003)
 
Paul Lespagnol naît à Recouvrance, un quartier de Brest célébré par "la complainte de Jean Quemeneur".
Sa famille est originaire de la presqu'île de Crozon depuis plusieurs siècles, d'un petit village situé près des belles plages de la Palue et de Lostmarch, non loin du Cap de la Chèvre.
Beaucoup ont "émigré" à Brest au cours du XIXe siècle, pour trouver du travail, à l'arsenal notamment.
Quant à sa mère a participé à la résistance comme agent de liaison à Châteauneuf du Faou. 
Durant sa scolarité, il s'intéresse à l'Histoire des peuples et civilisations, ce qui l'amènera à s'impliquer pleinement dans celle de mai 68 où, avec d'autres copains, il implante l'UNCAL, syndicat lycéen. C'est aussi le moment où, avec les mêmes, il adhère au Parti communiste.
L'année qui suit, étudiant, il assume des responsabilités à l'UNEF. Pendant une année, il exercera le métier d'instituteur, puis en 1970, Louis Le Roux, secrétaire fédéral, lui propose de devenir salarié "permanent" du parti. Il accepte et devient le responsable des questions agraires. Il va sillonner le département pour rencontrer les militants et diffuser la propagande "paysanne". Chose plus facile dans le centre-Finistère que dans le Léon. En 1973, il s'est présenté aux élections dans le canton de Ploudalmezeau. Dans un pays peu sensible aux idées communistes, il fait un résultat fort honorable avec près de 5% des voix. Mais sa satisfaction est grande avec l'élection comme conseiller général de René Le Nagard dans le canton rural de Plouigneau. En 1976, il est à nouveau sollicité, cette fois par André Lajoinie, pour devenir son collaborateur à la section agraire du Comité central. 
Il y restera cinq ans quand, en 1981, il deviendra secrétaire fédéral d'Ille-et-Vilaine.
Chaleureux, bon vivant, et une bonne dose d'humour feront qu'il entretiendra un bon climat pour le militantisme et de solides amitiés.
En 1987 il est élu au comité central et sera aussi le responsable régional du parti.
Quant aux fonctions électives, c'est en 1995 et jusqu'en 2001 qu'il deviendra adjoint au maire de Rennes, vice-président de Rennes-Métropole. 
En 1998, il sera aussi élu au Conseil Régional.
Entre temps en 1996 il sera proposé au bureau national et secrétariat du Parti communiste, s'occupant du secteur "vie du parti". Chargé des élections et des relations extérieures, il était également un interlocuteur posé, exigeant, mais ouvert, des partenaires du PCF, formations de la gauche ou syndicats.
Décédé précocement en septembre 2003, il n'aura pas le temps de savourer les plaisirs de la lecture, de la pêche l'été et la chasse avec les copains rennais. 
 
Michel Lespagnol
 
 

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 07:15
Jean-Marie Le Scraigne à l'école des filles de Huelgoat en 2010 (photo Le Télégramme)

Jean-Marie Le Scraigne à l'école des filles de Huelgoat en 2010 (photo Le Télégramme)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:

63/ Jean-Marie Le Scraigne - Jañ-Mari Skragn (1920-2016)

L'oncle du journaliste, historien et écrivain quimpérois Georges Cadiou (L'hermine et la croix gammée), Jean-Marie Le Scraigne (en breton Jan-Mari Skragn, dit-il) est né au Huelgoat en juin 1920 (décédé en décembre 2016). Il a été retiré de l'école à 13 ans pour aider à la ferme malgré ses excellents résultats scolaires. Il est d’abord resté travailler à la ferme familiale, sur le plateau granitique de cette commune (en breton ar c’hludou), au cœur de l’Arrée.

Après son mariage, devenu père de famille, il préféra changer de métier et travailla comme carrier et marbrier, jusqu’à sa retraite.

Fervant militant communiste, il fut longtemps (une vingtaine d'années) conseiller municipal d’Huelgoat, élu sur la liste d"Alphonse Penven (maire et conseiller général PCF de la Libération à 1983, paysan de ce même quartier qui fut également député dans les années d'après-guerre).

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

Jean-Marie Le Scraigne s’est parfois exprimé à la télévision en breton (FR 3) sur la période du Front Populaire et nous a expliqué son engagement, contre la volonté paternelle...Il était connu comme chanteur de fest-noz (dans les années soixante-dix, avec B. Le Guern, L. Lozac’h). C’est à l’heure de la retraite qu’il s’est mis à composer des chansons, notamment à danser, en breton et en français. En 1986, il s'inscrit à un concours de contes en breton et obtient le premier prix. C'est en français il commencera à mettre ses contes par écrit, avant que les responsables de "Brud Nevez" lui conseillent de le faire en breton.

Francis Favereau, linguiste, spécialiste de la culture et de la langue bretonne, raconte:

" Parallèlement, Jean-Marie Le Scraigne a commencé à raconter divers contes (rismodilli, dit-il), qu’il avait entendus dans sa jeunesse à Kervinaouet, de la bouche de valets ou de mendiants, essentiellement. Il est ainsi devenu conteur, à la radio ou à la télévision, comme dans les veillées organisées ces dernières années, notamment par Dastum... Il compte actuellement parmi les meilleurs, avec Marcel Guilloux (Haute-Cornouaille) ou Jude Le Paboul (de Baud, Vannetais, disparu en 2001). L’originalité de J.M.Le Scraigne, c’est qu’il a transcrit la plupart de ses contes, d’abord en français, ne sachant guère écrire le breton, nous disait-il. Chez lui, Bilz(ic), l’adversaire déclaré du seigneur ainsi que du recteur, devient un «voleur honnête», comme il en faudrait davantage, conclut-il. Voilà qui, pour ce qui est de l’idéologie, nous situe aux antipodes de la morale traditionnelle héritée de FEIZ HA BREIZ  etc. Il y a chez lui un peu de cet «esprit sauvage de la Montagne», comme le dit si bien Y. Gwernig. On comprend mieux ce positionnement original grâce à l’étude qu’en a faite Ronan Le Coadic dans Campagne Rouges de Bretagne (SKOL VREIZH n° 22, 1991), où il a donné laparole aux communistes de cette région, en breton (F. Landré, maire de Scrignac, décédé en 1999, Daniel Trellu - cf. tome 3 - et Alphonse Penven, maire du Huelgoat et conseiller général du cantonde 1945 à 1983, qui fut député communiste de 1956 à 1958, disparu peu après son interview, ancien paysan dans la ferme de Coat Mocun sur les hauteurs du Huelgoat, dont J.M. Le Scraigne fut longtemps le colistier :

«Cela vient de loin, cela est ancien, parce que cette région était pauvre et que la terre était mauvaise. Les habitants pauvres avaient envie d’améliorer leur situation. Oui. Certains dans cette région ont fait la Révolution des Bonnets Rouges. Il y en avait beaucoup dans la région de Carhaix. A Plouyé, on en a découvert beaucoup en faisant le nouveau cimetière, beaucoup d’ossements. Ces gens avaient été tués par les soldats. Il y avait eu des heurts au Ty meur en Poullaouen, un combat entre Poullaouen et Carhaix. Et les Rouges, malheureusement, avaient perdu. Beaucoup avaient étét ués. Puis ce pays a été longtemps radical. Oui, c’était une région rouge par icia utrefois» (p. 55)...«Moi, je crois que les communistes ont confiance en l’homme, en son travail, et qu’ils soutiennent les pauvres surtout. Oui, des humanistes. Il s’agit d’aider ceux qui sont en bas de l’échelle à remonter et d’essayer d’avoir plus de justice dans ce pays» disait Jean-Marie Le Scraigne...

Francis Favereau  (https://ffavereau.monsite-orange.fr)

 

Œuvres (source BNF):

Une vie de militant au Huelgoat
 
Drôle de guerre
 
Contes du Huelgoat et du Centre-Bretagne
 
Koñchennou hag huñvreou
 
Contes et rêveries
 
Lavariou an Uhelgoad
 
Ma buhez e kêr ar Vinaoued
 
Bremañ 'zo bremañ !
 
Un Huelgoatain vous raconte
 
Ma vie au Huelgoat
 
Ma buhez e Kêr ar Vinaoued
 
Rimodellou 'kostez Huelgoad 1 avec Jean-Marie Le Scraigne comme Auteur du texte
 
Rimodellou 'kostez Huelgoad 2 avec Jean-Marie Le Scraigne comme Auteur du texte
 
Drôle de guerre, Occupation, Résistance
 
Rimodellou 'kostez Huelgoad 3 avec Jean-Marie Le Scraigne comme Auteur du texte
Rimodellou 'kostez Huelgoad avec Jean-Marie Le Scraigne comme Auteur du texte
 
Contes du Huelgoat et du Centre-Bretagne
 
Amzer ar vrezel 'kostez an Huelgoad
 
Rimodellou 'kostez Huelgoad
"Une vie de militant" de Jean-Marie Le Scraigne aux éditions Emgleo Breiz - C'est tout un pan de la vie politique du centre-Bretagne que Jean-Marie le Scraigne raconte, avec en filigrane les contraintes quotidiennes d'un homme qui a dû subvenir aux besoins de sa famille tout en faisant face aux aléas de l'économie: les petites exploitations rurales qui périclitent, le rude travail dans les carrières, en parallèle avec des contrats d'ouvriers agricole dans l'est de la France, les ennuis de santé de ses enfants... Sans parler, en qualité d'élu, de l'obligation de siéger dans divers conseils et organismes.

"Une vie de militant" de Jean-Marie Le Scraigne aux éditions Emgleo Breiz - C'est tout un pan de la vie politique du centre-Bretagne que Jean-Marie le Scraigne raconte, avec en filigrane les contraintes quotidiennes d'un homme qui a dû subvenir aux besoins de sa famille tout en faisant face aux aléas de l'économie: les petites exploitations rurales qui périclitent, le rude travail dans les carrières, en parallèle avec des contrats d'ouvriers agricole dans l'est de la France, les ennuis de santé de ses enfants... Sans parler, en qualité d'élu, de l'obligation de siéger dans divers conseils et organismes.

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:  63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

Lire aussi:

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun (1907-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

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1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

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