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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 15:46
Le 16 mars prochain, un an jour pour jour après l’annonce du premier confinement, l’ensemble des organisations de jeunesse appelle à une journée de mobilisation nationale.
Sur Brest le rassemblement aura lieu à 12 h sur le parvis de la faculté Victor Segalen et la manifestation se dirigera jusqu’à la permanence du député macroniste Jean-Charles Larsonneur.
La section du Pays de Brest du PCF apporte son soutien à ce rassemblement unitaire.
La crise économique et sociale a débouché sur une crise scolaire inédite. Avant même l’arrivée de la Covid-19 l’enseignement en France était malade des politiques libérales : classes et amphithéâtres surchargés, enseignants non remplacés, manque de matériel… Malgré l’investissement des enseignants, la qualité des formations s’est détériorée. Les confinements et re-confinements ont eu pour conséquence l’aggravation des inégalités scolaires déjà très fortes. Dans ce contexte, le gouvernement a fait le choix de l’instrumentalisation de la crise, en avançant à marche forcée vers ses réformes : contrôle continu pour le bac présenté comme l’unique solution, maintien de Parcoursup…
Les étudiantes et étudiants sont aussi victimes de cette crise. Depuis le début de la crise sanitaire, un étudiant sur six a abandonné ses études. La difficulté à suivre une formation a suscité une détresse psychologique pour des milliers d’étudiants et d’étudiantes. Ce n’est pas nouveau, la jeunesse se caractérise par un salariat dégradé et fragmenté par de multiples contrats précaires. Les contrats à durée déterminée, intérim, auto-entreprenariat, ou autres services civiques, contrats temporaires et temps partiels sont massifs dans la jeunesse. Mais depuis l’arrivée de la crise économique la situation s’est considérablement détériorée. Ainsi le taux de chômage des moins de 25 ans a atteint les 22 % au dernier trimestre 2020.
Combien de futurs chercheurs, ingénieurs, médecins, enseignants ne seront pas sélectionnés cette année Combien de jeunes n’ont pas pu suivre leurs études jusqu’au bout car ils devaient jongler entre précarité et petits boulots ?
Alors que nous avons besoin de travailleurs qualifiés dans de nombreux secteurs (transport, santé, éducation, énergie...), combien de jeunes sont aujourd’hui au chômage
La place de la jeunesse est un marqueur de la société. Avec des jeunes laissés-pour-compte, c’est la société tout entière qui est en danger.
Le 16 mars, les jeunes finistérien.ne.s s mobilisé.e.s pour leur avenir ! - par Enzo de Gregorio

Le 16 mars, les jeunes finistérien.ne.s s mobilisé.e.s pour leur avenir !

Un an après le début de la pandémie, il n’est plus à démonter que la jeunesse est la première impactée.

Si les sondages confirment les dires des jeunes dans leur diversité, la situation est toujours loin d’être réglée.

Les étudiant.e.s font toujours face à une précarité accrue. Semaines après semaines, les files d’attentes devant les banques alimentaires étudiantes s’allongent.
Leur détresse est de plus en plus grande et les mesures mises en place par le gouvernement sont bien insuffisantes. Les chèques psy, dont la ministre Vidal a longtemps vanté les mérites ne sont pas accessibles pour toutes et tous. Il en est de même pour les repas à 1€, non disponibles dans bon nombre de ville ne comptant pas de Restaurant Universitaire.

Le retour des étudiant.e.s en manque de vie sociale et en manque d’enseignement en présentiel se fait lui aussi au compte-goutte.
Frédérique Vidal fait des annonces, mais sur le terrain, quelle mise en place? Mais trop souvent les mesures ne sont pas réalisables !

Les lycéen.ne.s eux aussi sont fortement impacté.e.s après une année scolaire 2019-2020 perturbée: le gouvernement continue et persiste dans sa réforme du lycée. Réforme qui rend l’application du protocole sanitaire dans les lycées totalement infaisable.
Le comodal mis en place dans la majorité des lycées français fait également prendre énormément de retard aux lycéen.ne.s. Déjà victime d’un ralentissement conséquent de leur enseignement avec le confinement de l’année dernière. Pourtant, le gouvernement ne semble pas vouloir mettre en place des mesures de rattrapages massifs ni un aménagements des programmes scolaires en vue des épreuves terminales du mois de juin, créant un stress conséquent pour les lycéen.ne.s.

Du côté des jeunes travailleur.se.s, la situation n’est pas meilleure. La génération des 18-25 ans est celle qui compte le plus de chômeurs.

Et le site 1 jeune, 1 solution du gouvernement qui est en réalité un copié-collé du site de Pôle Emploi est loin de répondre aux besoins de la jeunesse.
Une jeunesse aujourd’hui dans une précarité sans nom.

A qui, le gouvernement et la majorité LREM vienent de refuser d’octroyer le RSA.

Car « Quand on jeune on veut un emploi par un minimum social », oui Bruno Le Maire, quand on est jeune on veut un emploi. Mais quand il n’y a pas d’emploi, on veut aussi pouvoir vivre dignement ! Et cela passe notamment par les minima sociaux.

Aujourd’hui, la colère gronde. Les jeunes en ont plus qu’assez du mépris gouvernemental, nous voulons des vraies mesures. Alors, le 16 mars prochain nous serons dans les rues de Brest comme partout en France ! Pour que nos revendications soit mises en place, et que la jeunesse sorte renforcée de la crise sanitaire !

Pour information, pour le 16 mars, une inter-orga Alternative UBO, MJCF, Jeunes Insoumis.es potentiellement rejoint par Youth For Climate, les Jeunes Socialistes, Extinction Rébellion, et Jeunes Générations est en cours de travail pour créer l'événement sur Brest. 

Enzo de Gregorio, secrétaire départemental de la JC Finistère

 

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 18:53
Brest - 8 mars 2021: Rassemblement pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes (Marie-Hélène Le Guen)
Brest - 8 mars 2021: Rassemblement pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes (Marie-Hélène Le Guen)

Bulletin de la CGT sur la manifestation du 8 mars à Brest

Nos camarades de Morlaix étaient quelques-unes a être montées sur Brest (Marie-Hélène Le Guen, Martine Carn, Marie-Françoise Madec Jacob, etc...) pour participer ce 8 mars au côté de 300 manifestantes et manifestants au rassemblement intersyndical de la journée internationale pour les droits des femmes, des droits a défendre et à étendre! Un rassemblement pour célébrer les luttes des femmes dans toutes les sphères de la société, pour garder et conquérir de nouveaux droits

Photos et commentaire de Marie-Helene Le Guen.

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 18:01
Armelle Labadie, Gladys Grelaud et Aline Tassin sont les trois organisatrices du rassemblement. (Le Télégramme/Enora Heurtebize)

Armelle Labadie, Gladys Grelaud et Aline Tassin sont les trois organisatrices du rassemblement. (Le Télégramme/Enora Heurtebize)

Droit des femmes : « On n’est toujours pas à égalité », ont rappelé des manifestants à Landerneau

Ce samedi, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées place de la mairie, à Landerneau, afin de dénoncer les inégalités, notamment salariales, entre les hommes et les femmes.

« Il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme » ; « Jette ta casserole, prends la parole ». Samedi, sur la place devant la mairie, à Landerneau, le ton était clairement affiché. À 11 h, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Une initiative de l’association Femmes solidaires, qui était représentée à Landerneau par Gladys Grelaud, Aline Tassin et Armelle Labadie.

Compte bancaire personnel : seulement depuis 56 ans !

Cette année, elles ont choisi de mettre en lumière la question de l’égalité salariale. « Ce rassemblement, c’est pour rendre visible les inégalités qui existent aujourd’hui, explique Gladys Grelaud. Pour un même poste, il y a une différence de salaire de 25 % entre un homme et une femme. Si on ne fait rien et que les choses continuent à évoluer à ce rythme, il faudra 1 000 ans pour avoir une égalité des salaires ».

Il fallait faire tourner la machine à laver ? Mais… tu ne m’as pas dit de le faire !

On l’oublie souvent, mais ça ne fait que 56 ans que les femmes ont le droit d’ouvrir un compte bancaire en leur nom et de travailler sans le consentement de leur mari ! « C’est assez fou, encore aujourd’hui, de devoir se battre pour une égalité des droits, s’exclame une des participantes à la manifestation, Eugénie Cazeaux. Certains hommes disent qu’il n’y a pas d’inégalité. Ils ferment juste les yeux ! C’est essentiel de se rappeler qu’on n’y est pas et que ça prend du temps ».

Poser ses conditions

À côté d’elle, Sarah Du Bosq, AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap), vit bien le problème : « On est 92 % de femmes. Il y a seulement 2 % de temps plein. La plupart vivent sous le seuil de pauvreté… Il faut que ça change ».

Malgré tout, les choses évoluent mais… avec des consignes, comme l’indique Floriane Feyssel : « Aujourd’hui, je vois moins les situations inégalitaires car, dès le début, au travail comme à la maison, j’ai posé mes conditions ». Une bonne initiative qui n’est malheureusement pas toujours entendue, comprise ou appréciée. Ou qui nécessite parfois, des « encouragements », avec notamment cette fameuse phrase rapportée qui fait rire jaune ses camarades : « Il fallait faire tourner la machine à laver ?, demande l’homme. Mais… tu ne m’as pas dit de le faire ! ». « On a parfois l’impression de prendre la suite des mères de nos maris ».

C’est avec L’Hymne des femmes, une chanson créée collectivement en mars 1971 par des militantes féministes à Paris, que s’est terminé le rassemblement.

Discours – Prise de parole de Gladys Grelaud– 8 mars 2021

 

Bonjour et merci à toutes et tous d’être présents ce matin à l’occasion de la journée internationale pour les droits des femmes, aujourd’hui à Landerneau.

Cet événement a été organisé par l’association Femmes Solidaires pour que les Landernéennes puissent, elles aussi, participer, se rendre visibles pour cette journée qui existe à travers le monde, du plus petit village d’Amérique latine aux plus grandes métropoles européennes, afin de lutter pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

La journée internationale des droits des femmes trouve son origine au début du 20è siècle où des femmes de tous les pays s’unissent pour défendre leurs droits : des ouvrières pour de meilleures conditions de travail, des femmes réclamant le droit de vote et c’est en 1917 avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg que la tradition du 8 mars se met en place !

Depuis 104 ans !

La date du 8 mars est réinvestie avec le regain féministe des années 1970 et est officiellement reconnue en 1977 par les Nations Unies puis en France en 1982.

Depuis 44 pour l’ONU !

Depuis 39 ans pour la France !

Avec toujours la même, seule et unique revendication : l’égalité femmes-hommes dans la société, dans les entreprises et à la maison, à Paris, à Lyon, à Nice, à Berlin, à Madrid mais aussi à Landerneau !

 

-----------------------

Où en sommes-nous sur l’avancée de cette lutte en 2021 pour l’égalité entre les femmes et les hommes ? Prenons quelques chiffres qui disent la réalité de la situation vécue par les femmes (les chiffres cités sont issus de l’observatoire des inégalités)

Première chose : les femmes représentent 51,4 % de la population française soit 31,1 millions de personnes. Donc nous vous rappelons bien qu'un homme sur deux est une femme !

Deuxième chose : A la maison, les femmes consacrent environ 1h30 de plus que les hommes, par jour, aux tâches domestiques

alors vous pouvez nous acheter des fleurs mais surtout passer l’aspirateur !

 

Troisième chose : Au travail : les hommes gagnent en moyenne 25 % de plus que les femmes, en France, tous temps de travail confondu

« à travail égal, salaire égal non ? »

pour vous rendre compte :

pour les retraité.e.s : une femme a 932 € de retraite en moyenne, et c’est 1603 € pour un homme

c’est une différence de 671 € par mois c’est-à-dire 8000 € par an

pour les employé.e.s = une femme gagne 1398 € en moyenne et c’est 1649 € pour un homme

c’est une différence de 251 € par mois c’est-à-dire 3000 € par an

Une différence de plus de 200 € pour le même travail, le même temps de travail.

pour les cadres : la différence de salaires est en moyenne de 940 € ! 940 €, je répète, pour le même travail, le même temps de travail !

Au travail encore, 30 % des femmes subissent un temps partiel contre 7 % chez les hommes

11 % des femmes sont en CDD contre 6 % pour les hommes

 

«  alors me direz vous, des choses avancent, oui c’est vrai, mais au rythme actuel de rattrapage, il faudrait 1000 ans pour obtenir l’égalité salariale »

 

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Nous voudrions aujourd’hui aussi rendre visibles, rendre hommage (ou femage, en langage inclusif, c'est d'actualités) mais surtout demander la revalorisation des emplois du CARE qui, depuis la crise du COVID, sont en première ligne.

Car ces métiers sont ceux qui permettent de « prendre soin », du souci pour l’autre et des activités liées à la prise en charge du soin et de l’entretien de la vie.

- 80 % de ces emplois sont occupés par des femmes,

- ils sont peu valorisés en termes de salaires (- 20 % de manière générale par rapport à celui des hommes)

- ces emplois sont de plus en plus précaires = de plus en plus de CDD dans le privé, de moins en moins de titularisation dans le public

  • des horaires atypiques, des mouvements répétitifs, la pénibilité

Après 1 an d’une gestion de la pandémie qui les a mis particulièrement en danger pour nous protéger,

Nos voisines, nos sœurs, nos cousines, chacun.e d’entre vous a forcément une connaissance à Landerneau, Plouedern, la Roche Maurice, la Forest-Landerneau, Pencran, d’une aide soignante, d’une infirmière, d’une auxiliaire de vie sociale, d’une assistante familiale, d’une assistante maternelle, d’une éducatrice spécialisée, d’une assistante sociale, d’une agente de service hospitalier, d’une aide à domicile, d’une agente d’entretien…

Elles sont les premières de corvées sans aucune reconsidération de leurs métiers, elles continuent à supporter la dégradation de leurs conditions de travail avec aucune amélioration en vue.

Au contraire, la gestion anxiogène de la crise se systématise. Pire, pour les remercier, le gouvernement leur offre 12 € par mois en plus en 2021 avec une augmentation du SMIC que beaucoup d’entre elles touchent, c’est dire ! 12  ! rendez vous compte !

Nous sommes donc présentes aujourd’hui pour demander l’égalité entre les femmes et les hommes

Parce que les femmes ont eu le droit de vote pour la première fois en France en 1945,

Parce que les femmes ont eu le droit d’ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation de leur mari en France en 1965,

parce que les femmes ont le droit aujourd’hui à l'égalité entre les femmes et les hommes dans la société, au travail et à la maison

c'est pourquoi, nous demandons aujourd’hui, l’égalité entre les femmes et les hommes, 40 ans après la reconnaissance du 8 mars en France.

Alors Mesdames, et vous nos filles de Landerneau et d'ailleurs, jetez vos casseroles et prenez la parole pour exiger l’égalité !

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 20:11
Une quarantaine d’hommes et de femmes ont rendu hommage à la féministe Nathalie Lemel, à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris et en amont de la Journée des droits des femmes. Photo Le Télégramme Quimper, 6 mars 2021

Une quarantaine d’hommes et de femmes ont rendu hommage à la féministe Nathalie Lemel, à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris et en amont de la Journée des droits des femmes. Photo Le Télégramme Quimper, 6 mars 2021

À Quimper, hommes et femmes rendent hommage à une pionnière du féminisme

Ce samedi, à l’appel du PCF, une quarantaine d’hommes et de femmes se sont rassemblés dans le centre-ville de Quimper, pour rendre hommage à la Communarde bretonne Nathalie Lemel. Un rendez-vous organisé dans le cadre de la Journée des droits des femmes.

« En ces temps où les inégalités de salaires, d’accès aux droits, sont toujours importantes entre les femmes et les hommes, où la précarité touche tant de femmes, où les « invisibles » qui ont permis à notre société de tenir malgré la crise sociale et sanitaire sont souvent des femmes, les combats émancipateurs de Nathalie Lemel sont d’une grande modernité »

 

Ce samedi, à 14 h 30, les propos tenus au micro par la conseillère municipale communiste Yvonne Rainero trouvent un écho favorable dans les rangs. Face à elle, sur le parvis de l’hôtel de ville, une quarantaine de personnes, venues participer à un rassemblement imaginé par le Parti communiste français en amont de la Journée des droits des femmes, prévue le 8 mars.

« Il ne s’agit pas d’une guerre des sexes »

Pour l’occasion, le PCF a donc tenu à rendre hommage à Nathalie Lemel, décédée il y a cent ans dans la plus grande indifférence. Une « pionnière des luttes sociales et féministes », Brestoise de naissance et Quimpéroise de cœur, qui occupa une place majeure dans la Commune de Paris, dont le 150e anniversaire est également célébré cette année.

« Des femmes d’exception », parfois oubliées

À l’ombre de la cathédrale, des femmes, évidemment, ont répondu à l’invitation. Mais beaucoup d’hommes aussi, presque plus nombreux. Et c’est tant mieux, laisse entendre l’élue : « C’est dans cet esprit qu’on a lancé l’appel. Il ne s’agit pas d’une guerre des sexes ». Diane Levesque, militante CGT, acquiesce. Tout en avouant qu’« il est regrettable d’avoir recours à ce genre de rassemblements pour permettre à la femme d’exister ».

« L’armistice a aussi été une amnésie »

Le groupe est rejoint par Matthieu Stervinou, « un vrai passionné de la Commune ». « Car elle est un peu une révolution oubliée : dix ans après la Commune, a été voté l’armistice, qui a aussi été une amnésie », déplore celui qui est par ailleurs adjoint à la maire de Quimper. Et qui souligne également « la place considérable des femmes » durant cette période. Nathalie Lemel donc, Louise Michel, évidemment, mais aussi Elizabeth Dmitrieff, Sofia Kovalevskaïa… Des femmes « d’exception », insistera lors de son discours Yvonne Rainero. Dont certaines ne passeront cependant jamais à la postérité. Abandonnées dans les oubliettes de l’Histoire. Mais pour quelques heures, ce samedi, les participants ont contribué à leur rendre leurs lettres de noblesse.

À noter

Dimanche, place Saint-Corentin, à 14 h 30, plusieurs associations, structures pour femmes, collectifs, groupes politiques, syndicats, appellent à un nouveau rassemblement, dans le cadre de la Journée des droits des femmes. Lundi, un rendez-vous aura lieu sur le parvis de la médiathèque Alain-Gérard, à 12 h, à l’appel de l’union locale CGT.

 

Lire aussi:

La quimpéroise Nathalie Lemel, féministe de la première heure: un hommage lui est rendu à Quimper par le PCF le 6 mars à 14h30 (Le Télégramme, 5 mars 2021)

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6 mars 2021 6 06 /03 /mars /2021 07:02
du 6 au 8 mars, mobilisés pour les droits des femmes dans le Finistère
Le 8 mars est la journée internationale de lutte pour des droits des femmes.
Initialement, cette journée a été créé par la conférence internationale des femmes socialistes en 1910 à Copenhague , notamment par Clara Zetkin et Rosa Luxembourg.
Puis, elle a été officialisée en URSS par Lénine en 1921, notamment en hommage aux ouvrières de saint Pétersbourg qui avaient manifesté le 8 mars 1917 pour réclamer du pain et la fin de la guerre.
En 1977, l'ONU instaure le 8 mars comme "journée internationale des femmes"
 
Nous communistes avons au fil de l'Histoire pris une place importante dans ce mouvement.
Depuis la vague mondiale Me Too et la crise sanitaire qui a enfin rendu visible les "premières de corvées", la vague féministe continue de monter en France et dans le monde.
 
La Fédération du Finistère appelle donc l'ensemble des camarades à rejoindre les mobilisations prévues cette année (liste non exhaustive à ce jour) :
 
BREST 
*A l'appel du Collectif "Brestoises pour les droits des femmes" rejoint par la plupart des organisations brestoises (dont le PCF), manifestation dimanche 7 mars à 11h. départ place Saint Louis pour une déambulation en fanfare.
*Le 8 mars, à l'appel de l'intersyndicale, rendez-vous à partir de midi devant la sous préfecture
*Le 8 mars , à l'appel du Planning Familial, rendez-vous à 15h40 pour des collages féministes
 
QUIMPER
* Rendez-vous dimanche 7 mars à 14h30, Place Corentin
 

Samedi 6 mars à 14h30

devant la mairie de Quimper, place St Corentin

pour rendre hommage à Nathalie Le Mel ouvrière relieuse née à Brest, ayant vécu à Quimper, qui partit ensuite à Paris où elle joua un rôle important dans les luttes ouvrières et féministes, avant de devenir une des principales animatrices de la Commune de Paris à la tête de l'Union des femmes.

Pionnière de l'égalité femmes-hommes, de la solidarité, des luttes ouvrières, membre de l'Internationale, elle fut une héroïne de la Commune de Paris.

Trop peu connue, en dehors des spécialistes de la Commune, beaucoup moins que son amie Louise Michel.

Notre camarade Eugène Kerbaul lui consacra un livre qui a inspiré il y a quelques années la bande dessinée "Des graines sous la neige".

Ci-dessous le communiqué de presse de notre section.

Nous nous associons bien sûr aussi aux autres initiatives prises à QUIMPER autour de la journée du 8 mars :

  • manifestation féministe au départ de la place St Corentin dimanche 7 mars à 14h30
  • rassemblement à l'appel de la CGT lundi 8 mars devant la médiathèque de 12h à 14h
 
A Landerneau:

La cellule PCF de Landerneau se joint à Femmes Solidaires et participera au rassemblement du 6 mars 2021 à 11h 00 place de la mairie, qu’elles organisent pour cette journée internationale pour les droits des femmes. Aujourd’hui à Landerneau comme ailleurs, l’écart salarial reste à ce jour de 25% en moyenne entre les hommes et les femmes. Malgré les belles paroles et numéros verts du gouvernement, au rythme actuel il faudrait 1000 ans pour obtenir l’égalité salariale. Il est important de porter haut notre volonté et nos combats pour l’égalité professionnelle, le droit à disposer de son corps et le juste partage des pouvoirs. L’enjeu de ce 8 mars 2021 est aussi de rendre visible les femmes de Landerneau :caissières, infirmières, aides-soignantes, aides à domicile, agents d’entretien,assistantes maternelles, majoritairement des femmes, et qui sont les premières touchées par le travail partiel imposé, le chômage, les contrats précaires.

Mais aussi pour rendre visible les landernéennes, on ne peut aussi passer sous silence ces landernéennes qui n’apparaissent ni dans les manuels, ni sur les plaques de rue comme Marie Lambert née Perrot à Landerneau en 1913, agent de liaison pendant la résistance dans la région de Landerneau et qui organisa des groupes de «femmes patriotes » malgré une grossesse. Elle fut aussi la première femme députée à représenter le Finistère à l’Assemblée Nationale en 1948.Cette journée est l'occasion de faire un bilan sur la situation des femmes et de faire entendre leurs revendications pour que l'égalité entre les femmes et les hommes soit atteinte.

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 08:06
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Rassemblement pour la culture et le spectacle vivant à Brest - 4 mars
Ce 4 mars au matin, un très chouette rassemblement pour défendre la culture et le spectacle vivant !
Les communistes et jeunes communistes étaient présent ce matin à Brest au côté du monde du spectacle vivant.
La culture, l’enfant malade de la France est pourtant indispensable à l’émancipation de chacun.e d’entre nous.
Dites non essentielle par nos dirigeants. Pourtant, que serait notre pays et notre vie sans elle.
Aujourd’hui et demain, soutenons la culture dans toute sa diversité!
Photos et compte rendu: Enzo de Gregorio et Eugénie Cazaux
 
La section du Pays de Brest  du Parti Communiste Français soutient le secteur de la culture, et participait à l’appel unitaire à la mobilisation lancé par les syndicats et organisations du spectacle pour ce jeudi 4 mars à 11 h place de la Liberté à Brest.
 

« Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude ». Albert Camus.


Parce qu’il est essentiel d’agir pour le monde de la Culture et pour celles et ceux qui la font vivre, les communistes  soutiennent le monde du spectacle et de la culture en grand danger  en cette période.
Le monde de la culture (gage majeur de démocratie ) ne semble toujours pas devenir une priorité. Face aux verdicts successifs qui consistent à ne toujours pas ouvrir les cinémas, les théâtres, les musées, etc., et qui poussent un peu plus le spectacle vivant et le monde de la culture dans le néant, nous devons plus que jamais les soutenir.
Il est impératif, dès aujourd’hui, de sauver le monde de la culture, les entreprises, artistes et techniciens du spectacle, et ce, coûte que coûte. « Quoiqu’il en coûte », pour reprendre les mots du Président Macron.Le gouvernement,se doit d'entendre les  revendications et  examiner les  propositions concrètes des organisations professionnelles .
Cela doit passer par une réouverture des lieux de spectacle la plus rapide possible, mais également d’une politique forte de l’État et des collectivités pour soutenir le secteur culturel par un déblocage de fonds et une politique volontariste de commande publique : permettons aux artistes, techniciens, compagnies, groupes, ensembles musicaux (…) de reprendre le chemin des salles de spectacles et des studios, quand bien même ces lieux pourraient demeurer fermés au public en cette période.

Préparons les œuvres de demain, et sécurisons les emplois et les droits collectifs des professionnels de la Culture.

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 08:01
On en a marre, on veut la réouverture de la culture - rassemblement de Brest le 4 mars avec 300 personnes pour la réouverture des lieux culturels (Ouest-France, Fréderique Guiziou, 5 mars 2021)
La section du Pays de Brest  du Parti Communiste Français soutient le secteur de la culture, et participait à l’appel unitaire à la mobilisation lancé par les syndicats et organisations du spectacle pour ce jeudi 4 mars à 11 h place de la Liberté à Brest.
 

« Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude ». Albert Camus.


Parce qu’il est essentiel d’agir pour le monde de la Culture et pour celles et ceux qui la font vivre, les communistes  soutiennent le monde du spectacle et de la culture en grand danger  en cette période.
Le monde de la culture (gage majeur de démocratie ) ne semble toujours pas devenir une priorité. Face aux verdicts successifs qui consistent à ne toujours pas ouvrir les cinémas, les théâtres, les musées, etc., et qui poussent un peu plus le spectacle vivant et le monde de la culture dans le néant, nous devons plus que jamais les soutenir.
Il est impératif, dès aujourd’hui, de sauver le monde de la culture, les entreprises, artistes et techniciens du spectacle, et ce, coûte que coûte. « Quoiqu’il en coûte », pour reprendre les mots du Président Macron.Le gouvernement,se doit d'entendre les  revendications et  examiner les  propositions concrètes des organisations professionnelles .
Cela doit passer par une réouverture des lieux de spectacle la plus rapide possible, mais également d’une politique forte de l’État et des collectivités pour soutenir le secteur culturel par un déblocage de fonds et une politique volontariste de commande publique : permettons aux artistes, techniciens, compagnies, groupes, ensembles musicaux (…) de reprendre le chemin des salles de spectacles et des studios, quand bien même ces lieux pourraient demeurer fermés au public en cette période.

Préparons les œuvres de demain, et sécurisons les emplois et les droits collectifs des professionnels de la Culture.

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 13:43
Marché de Morlaix - 27 février 2021 - Distribution de tract de la JC - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Marché de Morlaix - 27 février 2021 - Distribution de tract de la JC - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Marché de Morlaix - 27 février 2021 - Distribution de tract de la JC - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Marché de Morlaix - 27 février 2021 - Distribution de tract de la JC - Photo Pierre-Yvon Boisnard

Marché de Morlaix - 27 février 2021 - Distribution de tract de la JC - Walden

Marché de Morlaix - 27 février 2021 - Distribution de tract de la JC - Walden

Marché de Morlaix - samedi 27 février 2021 - Distribution de tracts des JC
Marché de Morlaix - samedi 27 février 2021 - Distribution de tracts des JC

La JC sur le marché de Morlaix ce matin pour distribuer "A cœur ouvert", le journal santé du PCF Bretagne, et des tracts du PCF sur l'emploi avec Fabien Roussel. Walden, Corentin et Enzo - photos Ismael Dupont, Pierre-Yvon Boisnard, Enzo de Gregorio

Marché de Morlaix - samedi 27 février 2021 - Distribution de tracts des JC
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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 12:27
6 mars - Soutien à la journée internationale pour les droits des femmes organisée par Femmes solidaires - Communiqué de presse cellule Landerneau du PCF

Communiqué de presse cellule Landerneau du PCF

Soutien à la journée internationale pour les droits des femmes organisée par Femmes solidaires

La cellule PCF de Landerneau se joint à Femmes Solidaires et participera au rassemblement du 6 mars 2021 à 11h 00 place de la mairie, qu’elles organisent pour cette journée internationale pour les droits des femmes. Aujourd’hui à Landerneau comme ailleurs, l’écart salarial reste à ce jour de 25% en moyenne entre les hommes et les femmes. Malgré les belles paroles et numéros verts du gouvernement, au rythme actuel il faudrait 1000 ans pour obtenir l’égalité salariale. Il est important de porter haut notre volonté et nos combats pour l’égalité professionnelle, le droit à disposer de son corps et le juste partage des pouvoirs. L’enjeu de ce 8 mars 2021 est aussi de rendre visible les femmes de Landerneau :caissières, infirmières, aides-soignantes, aides à domicile, agents d’entretien,assistantes maternelles, majoritairement des femmes, et qui sont les premières touchées par le travail partiel imposé, le chômage, les contrats précaires.

Mais aussi pour rendre visible les landernéennes, on ne peut aussi passer sous silence ces landernéennes qui n’apparaissent ni dans les manuels, ni sur les plaques de rue comme Marie Lambert née Perrot à Landerneau en 1913, agent de liaison pendant la résistance dans la région de Landerneau et qui organisa des groupes de «femmes patriotes » malgré une grossesse. Elle fut aussi la première femme députée à représenter le Finistère à l’Assemblée Nationale en 1948.Cette journée est l'occasion de faire un bilan sur la situation des femmes et de faire entendre leurs revendications pour que l'égalité entre les femmes et les hommes soit atteinte.

6 mars - Soutien à la journée internationale pour les droits des femmes organisée par Femmes solidaires - Communiqué de presse cellule Landerneau du PCF
6 mars - Soutien à la journée internationale pour les droits des femmes organisée par Femmes solidaires - Communiqué de presse cellule Landerneau du PCF

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère

2 - Marie Lambert (1913-1981): la première femme députée du Finistère

Née le 26 octobre 1913 à Landerneau (Finistère), morte à Ivry-sur-Seine le 22 janvier 1981 ; secrétaire fédérale communiste du Finistère (1947-1949) ; députée PCF du Finistère (1948-1951).

" Marie Lambert a été la première femme à représenter le Finistère à l'Assemblée nationale, il a fallu attendre 1962 pour en voir une autre avec l'élection de la gaulliste Suzanne Ploux, et ce n'est qu'en 1978 qu'une 3ème Finistérienne est devenue députée, la socialiste Marie Jacq" (Yvonne Rainero, secrétaire de section du PCF Quimper) 

"Il y a eu un article dans l'Huma sur son activité de journaliste . Elle a été la première à employer le mot guerre pour l'Algérie. https://www.humanite.fr/la-force-communiste-fut-lorigine... " (Jean-Paul Cam, secrétaire de section du PCF Brest)

 

Article de Christian Bougeard - pour le MAITRON

Originaire de la petite ville de Landerneau (Finistère), Marie Perrot avait un grand-père qui avait participé, contre son gré, à l’écrasement de la Commune de Paris mais aurait exprimé de la sympathie pour les Communards. Il aimait porter les jours de fêtes un chemise rouge pour manifester ses opinions.
Marie Lambert avait interrompues ses études après le brevet. Elle acquit par la suite, , en autodidacte, une importante culture. Elle avait épousé jeune Henri Lambert , avec qui elle eut trois enfants : Jean-Paul en 1932 ( serge nt cassé pour refus d’être appelé en 1956), Henri en 1935 et Annie en 1944. Elle fut brièvement institutrice pendant la "drôle de guerre".
Son mari fut un résistant FN et FTP. Arrêté en Ille-et-Vilaine en décembre 1943, torturé et déporté. Sous l’Occupation, Marie Lambert participa aux actions de son époux ,diffusant tracts et journaux clandestins dans la région de Landerneau. Elle servit d’agent de liaison à Daniel Trellu chef des FTP du Finistère et organisa des groupes de « femmes patriotes », malgré une grossesse. Pour son action, elle obtint la médaille de la Résistance et la Croix de guerre.

Ayant adhéré au PCF en 1943, mettant en rapport ce geste et la lecture avec la lecture de Lyssagaray et de son Histoire de la Commune, « la ménagère » Marie Lambert fut élue conseillère municipale de Landerneau en mai 1945 (réélue en 1947) dans la municipalité dirigée par l’ancien maire révoqué et ancien député (réélu en 1945), le socialiste Jean-Louis Rolland.

Elle appartenait aussi en 1945 au bureau de l’UFF du Finistère.

N’ayant pas été candidate en octobre 1945, Marie Lambert figurait en 4e position sur la liste communiste du Finistère aux élections à la seconde Assemblée Constituante le 2 juin 1946 qui recueillit 95 343 voix en moyenne (24,6%) et deux élus, les députés sortants Pierre Hervé et Gabriel Paul. 

Le 10 novembre 1946, elle était toujours 4e alors que le PCF obtenait 27,8% des voix et trois députés (Alain Signor *en plus). Mais la démission de Pierre Hervé le 15 juin 1948, permit à Marie Lambert de lui succéder à l’Assemblée nationale en juillet. Inscrite à la commission de l’Agriculture, elle déposa plusieurs propositions de loi en faveur des ouvriers agricoles.

Auparavant, Marie Lambert était devenue une des principales dirigeantes du PCF. Elle entra au bureau fédéral élargi de 9 à 13 membres lors de la IXe conférence d’août 1946, devenant ensuite secrétaire fédérale, sans doute en 1947, lors du départ de l’instituteur Alain Cariou. En 1948 et au début 1949, Marie Lambert assura de manière transitoire la fonction de première secrétaire fédérale du Finistère. Elle en fut écartée à la suite de la XIIe conférence fédérale de février 1949 présidée par Jeannette Vermeersch, et remplacée par Daniel Trellu. Elle fut critiquée pour n’avoir pas su diriger sa fédération, en perte de vitesse, et éviter les graves conflits qui divisaient la CGT, peut-être aussi parce qu’il lui était difficile d’assurer ses tâches de direction avec son mandat de députée. Les critiques portaient sur la trop grande importance accordée par la fédération à la question de la laïcité sous l’impulsion de Pierre Hervé. Au total, 24 membres de la direction fédérale sur une quarantaine furent remplacés. Cette véritable « purge » permit un durcissement et une stalinisation de la fédération avec son lot de critiques, d’autocritiques, d’exclusions (même temporaires) et de chasse aux « titistes » et aux « mous ». En 1951-1952, le bureau politique lui-même fut contraint de reprendre les choses en main.

En mars et avril 1950, une série de grèves très dures secoua le Finistère, provoquant une forte mobilisation syndicale et de solidarité. Le 14 avril, une manifestation des femmes de l’UFF à la mairie de Brest se transforma en affrontement avec la police : la députée Marie Lambert (tabassée gravement pendant la manifestation) et deux dirigeants communistes furent arrêtés. Le 17 avril 1950, une manifestation de protestation de 5 000 personnes fut vivement réprimée provoquant la mort de l’ouvrier communiste Edouard Mazé, le frère du conseiller municipal PCF Pierre Mazé. Alain Signor fut lui aussi arrêté et Jacques Duclos interpella le gouvernement sur ces arrestations considérées comme illégales, en violation de l’immunité parlementaire. Plusieurs milliers de personnes participèrent aux obsèques d’Edouard Mazé. Rapidement libérés, Marie Lambert et Alain Signor furent condamnés à cinq et à six moi s de prison avec sursis. Comme en 1935, la violence des affrontements avec les forces de l’ordre allait marquer durablement la mémoire du mouvement ouvrier brestois.

Lors des élections législatives du 17 juin 1951, Marie Lambert , en 3e position sur la liste communiste qui obtint 20,9 % des suffrages ne fut pas réélue, le PCF ne conservant que les sièges d’Alain Signor et de Gabriel Paul. Il semble que l’ancienne députée communiste quitta rapidement le Finistère. De toute façon, en janvier 1953, elle ne figurait plus dans aucun organisme de la direction fédérale. On sait qu’elle devint journaliste à l’Humanité puis à France nouvelle et directrice de Femmes nouvelles, le journal de l’UFF, chargé de la culture, ce qui lui permit de connaître le principaux artistes communiste, notamment le couple Aragon-Triolet.. Le 8 novembre 1954, l’Humanité publia sous le titre "Des tortures dignes de la Gestapo", un reportage de Marie Perrot : "Les arrestations se poursuivent en Algérie et de nombreuses personnes à des sévices innommables dans les locaux de la police [...] la bastonnade, le lavage d’estomac à l’aide d’un tuyau enfonce dans la bouche et le courant électrique". Ces scènes lui rappelaient les tortures qu’avaient subies son premier mari en 1943. Elle participa en 1955 au premier voyage de journaliste au premier voyage de journalistes à Hanoi. Son statut de journaliste lui permit également de découvrir le Yougoslavie et laTunisie.

Marie Perrot, vécut avec Georges Gosnat à Saint-Ouen à partir de 1950. Elle l’épousa le 30 juillet 1970 (on trouve ailleurs le 30 décembre 1970) et habita avec lui à Ivry-sur-Seine. Georges Gosnat était député d’Ivry-sur-Seine et un des principaux responsables des finances du PCF. Elle décéda en 1981 dans ce bastion du communisme de la banlieue sud-est et fut enterrée au cimetière communal.

 
SOURCES : Arch. du comité national du PCF. Organigrammes des comités fédéraux du Finistère (1953-1968). — Arch. PPo., dossier Georges Gosnat. — Eugène Kerbaul, 1918-1945 : 1640 militants du Finistère, Bagnolet, 1988, notice Henri Lambert et Marie Perrot, p. 140 et 232-233. — Isabelle Picart, Le PCF à Brest de la Libération à la fin de la Quatrième République (1944-1958), maîtrise d’histoire, Université de Bretagne occidentale, Brest, 1989. — Le bande dessinée de Kris et Étinne Davodeau, Un homme est mort, Futuropolis, 2006. — Cédérom le Maitron. Notice Georges Gosnat par Jean Maitron et Claude Pennetier.
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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 12:28
Non aux fermetures de classe dans le pays de Morlaix - Rassemblement devant l'inspection départementale de l'éducation nationale école Gambetta à Morlaix
Non aux fermetures de classe dans le pays de Morlaix - Rassemblement devant l'inspection départementale de l'éducation nationale école Gambetta à Morlaix
Non aux fermetures de classe dans le pays de Morlaix - Rassemblement devant l'inspection départementale de l'éducation nationale école Gambetta à Morlaix
Non aux fermetures de classe dans le pays de Morlaix - Rassemblement devant l'inspection départementale de l'éducation nationale école Gambetta à Morlaix
 La colère reste intacte sur le territoire de Morlaix face à l’annonce de la potentielle fermeture de 11 classes sur notre territoire. A la veille d’un nouveau vote de l’inspection académique, les parents d’élèves et certains professeurs sont venus dire devant les locaux de l’inspection académique leur refus de voir disparaître l’une de leur classe. 
Mais comme le disaient les parents présents ce matin, la lutte ne fait que commencer !
Enzo de Gregorio, secrétaire départemental de la JC Finistère, adhérent PCF pays de Morlaix
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