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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 07:12

ANI

 

 

Cet accord de "sécurisation de l'emploi" qui s'inspire des lois Hartz en vigueur en Allemagne depuis 2002 fragilise les salariés et généralise la flexibilité pour le profit du patronat. Si les parlementaires le votaient tel quel, sous la forme retranscrite par le gouvernement de l'accord MEDEF-CFDT, voici quelles en seraient les conséquences: 

 

- Au nom du chantage à la sécurisation de l'emploi, à la conservation du sîte, les entreprises auraient toute latitude pour imposer une réduction ou une hausse du temps de travail, une baisse des salaires, des mobilités forcées, du temps partiel. Un employeur qui obtiendrait sous la pression une majorité dans une entreprise grâce à la crainte des licenciements pourrait modifier le montant du salaire, les horaires, voire le lieu de travail. "C'est une révolution fondamentale du droit du travail qui ferait du contrat de travail une simple feuille de papier jetable" (Bernard Thibault).

 

- Cela transforme la hiérarchie des normes qui fondait le droit du travail pour tenir compte de l'inégalité des parties du contrat. La loi égale pour tous qu'on ne peut enfreindre, puis les conventions collectives de branche, puis les accords collectifs entreprise - chaque échelon ne pouvant que plus favorable aux salariés que les précédents. Et enfin le contrat de travail qui ne pouvait déroger aux normes précédentes que de façon plus favorable. Désormais, il n'y aurait plus de normes infrangibles: l'accord d'entreprise fera loi alors qu'il aura été conclu souvent le couteau sous la gorge. On risque donc d'aller dans un contexte de chômage de masse et de mondialisation capitaliste créant une concurrence déloyale et une menace de délocalisation permanente vers une baisse généralisée des salaires, une hausse du temps de travail   

 

- Les procédures de licenciement seront accélérées et les salariés seront dépossédés des moyens de contester leur bien-fondé économique. 

 

- Aujourd'hui, le salarié peut aller devant le tribunal pour faire valoir ses droits à propos d'actes commis par l'employeur au cours des 5 dernières années. L'accord prévoit de descendre à 2 ans seulement.  

 

 

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO

"Pour nous, cet accord est profondément déséquilibré. Pour résumer d'une formule: "La flexibilité, c'est maintenant. La sécurisation de l'emploi, c'est demain...peut-être!". Nous avons dit dès le début que nous n'accepterions jamais les accords de maintien de l'emploi tels que le patronat les voulait. Ce type d'accord existe déjà dans les entreprises. Ils aboutissent généralement à la remise en question de certaines primes, à la modification de l'organisation du travail, contre la garantie qu'il n'y aura pas de licenciements. Jusqu'à présent, quand plus de 10 salariés refusaient, l'entreprise était obligée de déclencher un PSE. Mais le patronat veut aller beaucoup plus loin. Le texte prévoit que ce type d'accord puisse déboucher sur des baisses de salaire de base sans obligation de PSE. Le texte prévoit également qu'un accord pourra être appliqué dès lors qu'il est majoritaire à 50% dans l'entreprise. Cette logique, qui se veut démocratique, est dangereuse parce qu'elle ouvre la porte à d'autres remises en question. Comme la durée légale du travail, le SMIC, etc. 

Deuxième élément inacceptable, le patronat veut chambouler la logique des PSE. Deux sections du Code du travail disparaîtraient, remplacées par un double mécanisme. Ou bien il y a accord majoritaire, et cela conduit à des licenciements économiques individuels. Ou bien à une procédure d'homologation par l'administration. Mais ce que l'administration homologuerait, ce ne serait qu'un projet patronal de PSE. 

Troisième motif d'opposition: l'accord bouleverse l'ordre des licenciements. Il y avait jusqu'à présent des critères objectifs tels que l'âge, la qualification, l'ancienneté... Le texte introduit un nouveau critère, celui de la compétence professionnelle, qui est un critère subjectif. Comment mesurer cette compétence? 

Quatrième motif, c'est ce que j'appelle la mobilité interne forcée d'un site à l'autre, dans le cadre des maintiens de l'emploi. Si un salarié refuse, il est licencié... pour motif personnel! ..."

manif-Morlaix-ANI-copie-1.jpg

 

  

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 15:20

Le JEUDI 18 OCTOBRE à 18h, dans nos locaux du 2, petite rue de Callac à Morlaix, se tiendra une ASSEMBLEE GENERALE DES COMMUNISTES de la section de MORLAIX.  

  PCF Front de Gauche

 

Il y aura à son ordre du jour 

         - l'accueil et la présentation des nouveaux adhérents (9 nouveaux adhérents en 2012, ce qui porte le nombre d'adhérents de la section PCF de Morlaix à 74).

-  Le point de la situation sociale, politique et économique.

L’actualité sociale, économique et politique est inquiétante : la crise avec ses plans de licenciements et ses reculs sociaux (Doux ; Brit Air ; Brittany Ferry ; … pour notre région) se poursuit et s’aggrave ; le gouvernement a décidé de mettre en place une politique de rigueur (baptisée redressement) présentée comme seule susceptible de sortir de la crise ; le parlement vient de voter la ratification du Traité Européen (Traité d’austérité permanente) ; …

A nous de débattre de cette situation, de voir comment les citoyens la perçoivent, d’échanger sur les pistes d’actions en direction de la population.

-  L’activité du PCF Morlaix et du Front de Gauche du Pays de Morlaix.

Il s’agira de faire le point sur notre activité, de tirer des perspectives pour l’avenir.

Un point particulier figurera dans ce point de l’ordre du jour, celui du congrès national du PCF qui se tiendra en février 2013. Nous allons bientôt rentrer dans la phase de sa préparation. Il nous faudra voir ensemble comment organiser nos débats, les prises de décisions des communistes.

  

Daniel RAVASIO

Secrétaire section PCF Morlaix

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:27

LES PHOTOS D'YVES ABRAMOVICZ

 

Merkel, Sarkozy... Tiens, il en manque un! Constance aura du boulot pour les semaines à venir.  

 

départ de Morlaix- un spectre hante l'Europe

 

Un car du Finistère-Nord qui brise les chaînes du silence autour de la forfaiture démocratique du TSCG.

 

le car anti-TSCG- photo Yves Abramovicz

 

 En attendant que la police escorte nos cars jusqu'à nation, on improvise un modeste pique-nique.   

arrêt des bus en partance pour la manif

 

 

30092012-DSC_2904.jpg

 

A la sortie du bus, il fait bon se dégourdir les jambes, bien corsetées depuis 6 heures du matin.

 

sortie du bus - photo Yves Abramovicz

 

On démarre sous la banière unitaire du Collectif pour un Audit Citoyen de la Dette.

 

départ de manif

 

Parti en éclaireur, Yves a chaussé les talons hauts pour prendre ces photos de la tête de cortège au milieu d'une nuée de journalistes.

 

les personnalités- photo Yves abramovicz

 

 

tête de cortège- photo Yves Abramovicz

 

 

la tête de cortège attend le départ

 

 Et maintenant... "ça va pêter!"

 

cortège- photo Yves abramovicz

 

 

cortège 2- photo Yves Abramovicz

 

cortège 3- photo Yves Abramovcz

 

 

 

cortège 4- photo Yves Abramovicz

 

manif contre le TSCG photo Y. Abramovicz

 

 

30092012-DSC_3082.jpg 

  La suite, sur le site perso de Yves Abramovicz, avec le lien (à compléter...).

 

 

Nous étions entre 60000 et 80 000 à défendre la démocratie et la satisfaction des besoins sociaux et écologiques contre la dictature de la finance à Paris, avec une queue de cortège qui était encore bloquée à Nation quand la tête du défilé était arrivée depuis belle lurette à place d'Italie.

L'ambiance était joyeuse sous un magnifique ciel enseillé. Cétait un niveau de mobilisation important par rapport au contexte de rentrée post-électorale et au fait que c'était une manif de gauche opposée aux décisions d'un gouvernement (censément) de gauche nouvellement élu. 

Et malgré les avertissements de centaines d'économistes, du Front de Gauche, d'EELV, des syndicats et de la gauche de la gauche, malgré des centaines de milliers de pétitions, des dizaines de milliers de manifestants, malgré son engagement précédent à ne pas imposer de nouveau traité européen d'inspiration librérale sans référendum, Ayrault a égrainé une série de mensonges éhontés sur le TSCG à l'Assemblée mardi dernier, et les députés du PS qui se disaient indécis se décident maintenant un à un à voter un texte dont ils disaient bien du mal quand c'était la droite qui le portait derrière les ultra-libéraux sarkozy et Merkel.

Bravo messieurs pour votre indépendance, votre courage, votre sens de la démocratie...

 

QUELQUES PHOTOS "BONUS" D'ISMAËL DUPONT:

 

manif TSCG photos Ismaël 001

 

 

manif TSCG photos Ismaël 003

 

manif TSCG photos Ismaël 005

 

manif TSCG photos Ismaël 007

 

manif TSCG photos Ismaël 011

manif TSCG photos Ismaël 013

manif TSCG photos Ismaël 014

manif TSCG photos Ismaël 015

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:38

A l'appel du Front de Gauche, du NPA, d'Europe Ecologie les Verts, d'Attac, de la FSU et du Collectif pour un Audit de la Dette, des dizaines de personnes se sont réunies samedi pour la seule manifestation finistérienne contre le TSCG et pour une Europe de démocratie et de solidarité, un prélude "familial" et malheureusement trop peu suivi à la grande manifestation parisienne du 30 septembre contre l'austérité et le pacte budgétaire.  Merci à Yves Abramovicz et Stephane Chartrain pour l'album photo de ce rassemblement qui en annonce d'autres plus importants.

manif-TSCG-29-septembre-2012-Morlaix 2829 (2)

 

 manif-TSCG-29-septembre-2012-Morlaix 2831 (2)

 

 

 

manif-TSCG-29-septembre-2012-Morlaix 2860

 

 

manif-TSCG-29-septembre-2012-Morlaix 2832 manif-TSCG-29-septembre-2012-Morlaix 2833 (2)manif-TSCG-29-septembre-2012-Morlaix 2832 (2)

 manif-TSCG-29-septembre-2012-Morlaix 2836

manif TSCG Morlaix 1

 

 

 

  manif-TSCG-29-septembre-2012-Morlaix 2835

  Manif TSCG Morlaix 3

 

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 05:32

Front de Gauche du Pays de Morlaix

Activités 2 au 10 juin 2012

 

Assemblées citoyennes, réunions publiques 

   Mardi 5 juin : réunion publique à Saint Thégonnec (20 h – salle des associations, salle voisine de la salle des fêtes).

   Jeudi 7 juin : réunion publique à Saint Pol de Léon (20 h – salle Kéroulas).

   Vendredi 8 juin : meeting de fin de campagne à Plourin les Morlaix (20 h – salle du Cheval Blanc), réunion animée par Pierre ZARKA (responsable national de la Fase / ancien directeur de l’Humanité).

Il nous faut réussir ce meeting par une présence conséquente. Merci de votre présence nombreuse.

 

Distributions de tracts – rencontre avec la population

·         Samedi 2 juin : Distribution d’un tract, annonçant le meeting du vendredi 8 juin, sur le marché de Morlaix (rendez-vous à 9 h 30 devant la Mairie de Morlaix).

·         Lundi 4 juin : Distribution du tract « 4 pages » devant l’usine Géminox à St Thégonnec (rendez-vous à 13 h 30 devant l’usine).

·         Lundi 4 juin : Porte à porte dans le quartier de la Madeleine (rendez-vous à 17 h 30) en présence de journalistes de France 3 Bretagne.

·         Mardi 5 juin : Distribution du tract « 4 pages » sur la commune de Carantec (rendez-vous à 14 h devant la mairie de Carantec).

 

Le dimanche 10 juin

Le soir du dimanche 10 juin (1er tour des élections législatives),  retrouvons nous dans le local du PCF (2 Petite Rue Callac – Morlaix).

 Il s’agira de nous retrouver pour faire le point sur les résultats FDG tant au niveau national (une télévision sera en marche) qu’au niveau de la circonscription.

Ce sera l’occasion aussi de nous retrouver de manière conviviale : chaque participant amènera avec lui de quoi manger et boire.

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 06:56

Une trentaine de personnes réunies dans la bonne humeur sous un soleil radieux avec la compagnie de plusieurs enfants sympathiques, s'entraînant aux chants pour recevoir dignement Sarkozy, jouant au palet et déjeunant sur l'herbe en écoutant les nouvelles du rassemblement Front de Gauche monstre de Marseille (120.000 personnes). Nous ne boudons pas notre plaisir en ces jours grisants d'espoirs et d'initiatives tout azimut.

 

 pique-nique citoyen 14 04 2012Madeleine 14 avrilPlace au peuple Pors ar bayecPors ar BayecBarbuc Front de Gauche 2On y croit à 1 semaine des présidentielles

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 06:48

Le lundi 5 mars, nous étions à Sizun Franck Simonnet, Jean-Luc Capelle, Daniel Ravasio, Alain Rebours, Marie Huon et moi, et nous avons échangé avec cinq personnes (dont un retraité qui avait amené des interrogations très précises) sur des questions comme:

-  l'origine de la dette

- la contre révolution fiscale accomplie par la droite et les gouvernements libéraux qui se succèdent depuis 25 ans

- l'imposture du Mécanisme Européen de Stabilité sur lequel les socialistes se sont abstenus.

- notre méthode pour faire contribuer le capital et les hauts revenus à la solidarité nationale.

- notre conception de la laïcité et notre rapport à la polémique sur la viande Halal

- la transformation des institutions que nous proposons pour aller vers une VIème République.   

 

 Le jeudi 8 mars, une assemblée citoyenne sympathique et décontractée a été organisée à Plouegat Moysan en présence de 13 personnes, dont plusieurs du collectif citoyen du Front de Gauche: Michel et Yvette Prigent, Jean-Claude Lefer, Jean-François Huon, Hubert Peneau, Yann Guéméné, Marie Huon et moi.

Nous avons débattu sur:

- les causes de la régression sociale que nous vivons depuis 25 à 30 ans (collectifs de travail éclatés, absence de combativité salariale, syndicats affaiblis, matraquage médiatique pour fabriquer du consentement à la réforme néo-libérale) mais aussi des espoirs légitimes qui peuvent renaître aujourd'hui pour reconstruire une force de gauche populaire capable de changer la société, du fait de la crise du capitalisme et de sa mise en crise des sociétés, et des promesses du Front de Gauche, qui ne cesse de monter dans cette campagne présidentielle.

- la campagne du Parti Socialiste où le porte-à-porte doit se faire sans parler du programme (source: Le Monde).

- la culture de la délégation de pouvoir qu'il faut briser et les "privilèges" ou revenus très avantageux des parlementaires et élus, souvent cumulards, dont on peut se demander s'il ne faudrait pas les dénoncer et les réviser à la baisse.

- des moyens d'impliquer davantage les citoyens aux prises de décisions politiques et de les faire se mêler un peu plus de leurs affaires. 

- le projet de port à flot du Diben et de centrale à gaz comme exemples de politiques inspirées par des intérêts financiers et menées sans consultation des populations: un consensus s'est trouvé dans l'assemblée pour juger ces projets peu pertinents et même nuisibles.

- la VIème République que nous voulons.

 

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Le vendredi 9 mars enfin, après que Yann Guéméné et Hubert Peneau aient parcouru au porte-à-porte les 5 immeubles HLM de Saint Martin qui se trouvent près du Gouélou, nous nous sommes retrouvés à 30 à Saint Pol de Léon pour une Assemblée Citoyenne passionnante sur l'agriculture avec en spécialistes invités Xavier Compain, Joël Hélary, Jean-Jacques Labous. Je vais publier le compte-rendu de la riche intervention de Xavier Compain et des débats qui y ont fait suite très bientôt.

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 16:10

Mardi 17 janvier à partir de 9h, selon nos informations, un rassemblement devant ou dans Pôle emploi Morlaix devrait avoir lieu.  

 

Les sympathisants et militants du Front de Gauche disponibles sont appelés à manifester à cette occasion, en  solidarité avec les chômeurs et précaires, notre colère devant l'acceptation du chômage de masse par les hommes politiques qui servent les intérêts financiers et refusent de ce fait le partage du temps de travail et des richesses, la lutte contre la désindustrialisation, la relance de l'activité par la dépense publique et le soutien à la consommation des classes populaires.

 

Il faut en finir avec le mépris dont sont aujourd'hui l'objet les chômeurs, considérés comme des fainéants en puissance, trop souvent privés d'interlocuteurs faute de moyens à Pôle Emploi, et balladés de services en services, de formations bidons en tracasseries administratives, avec l'épée de Damoclès des radiations si vite arrivées pour faire baisser artificiellement les chiffres annoncées du chômage et son coût pour la société.

La précarité généralisée est un choix politique qui a été fait pour servir les intérêts de l'Etat patron et des entreprises: elle a réduit la combativité des travailleurs et leur capacité à revendiquer. Nous ne nous y résignons en aucune manière.

 

Pour information, voici le communiqué du collectif "Occupons les pôles emplois le 17 janvier" , mouvement initié par des collectifs de précaires et d'Indignés.  

 

OCCUPONS POLE EMPLOI !

 

OCCUPONS POLE EMPLOI !

Le gouvernement se refuse à écouter les mouvements des chômeurs et précaires, qui demandent le "droit d'obtenir un véritable emploi" ou à défaut "un revenu décent qui permet à tous de vivre dignement."

  • STOP aux diminutions d'indemnisation, aux suppression et aux refus d’allocations
  • STOP aux radiations et aux sanctions de Pôle emploi
  • STOP aux contrôles abusifs et convocations multiples
  • STOP au retard de traitement des dossiers à Pôle emploi
  • STOP aux travail gratuit au travers des EMTPR
  • STOP aux STO de 7 heures de travail dues par un bénéficiaire du RSA
  • STOP aux CDI intérimaire qui est un contrat de précarité à vie
  • STOP aux contrats précaires CDD, CUI, CAE
  • STOP à la stigmatisation des sans emploi et aux discriminations sociales

Le 18 janvier, lors de son «sommet pour l'emploi», le gouvernement se prépare à mettre tout le monde à genoux en imposant aux travailleurs des logiques libérales par une flexibilité et une annualisation du temps de travail à outrance : CDD de 30 mois ou CDI intérimaire, chômage partiel facilité, modulation à la carte du temps de travail avec baisse de salaire... Bref, une légalisation du chantage à l'emploi et du «Gagner moins pour continuer à travailler», sous prétexte de résoudre leur crise ! Le gouvernement Sarkozy nous invite tous a partager le chômage au lieu de partager le travail. Chômeurs, précaires, salariés, nous sommes tous concernés !

Gérer l'exclusion, ce n'est pas la combattre.
Précariser le salariat, ce n'est pas lutter contre le chômage.

NOUS DEVONS NOUS MOBILISER!

Le développement du rapport de force qui doit nous permettre de regagner nos droits sociaux et de vivre dignement, dépend de chacun d’entre nous.


 

Mercredi 18 janvier, à midi, devant la Mairie de Morlaix, le Front de Gauche appelle à se réunir en nombre avec les syndicats pour dénoncer à vigueur les plans d'hyper-austérité et la chasse aux conquêtes sociales de la Résistance et des années 1970-1980 que la droite mène de manière de plus en plus brutale en tirant prétexte de l'amplification d'une dette que la rapacité du capitalisme financier et des grandes fortunes ont créée.

 

Voici le communiqué commun signé par les organisations syndicales au niveau départetemental:

 

COMMUNIQUE DE PRESSE COMMUN du 09/01/2012

Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires se sont réunies ce jour à la Maison du Peuple à Brest.

Elles affirment que le sommet dit « social » sur l’emploi du 18 janvier prochain est une arnaque du gouvernement orchestrée par le MEDEF. Abaisser les cotisations sociales n’a jamais créé d‘emplois, ni augmenté les salaires. Par contre ce sommet annonce bien la fin de la protection sociale.
Par ailleurs, l’augmentation de la TVA « antisociale » aura un effet négatif sur le pouvoir d’achat de toute la population. Cela va réduire la croissance et amplifier la crise.
L’heure est grave !

Aussi à l’issue des échanges, les organisations syndicales ont acté :
4 lieux de rassemblement à partir de 12h00 
:

  • Brest Devant la sous-préfecture

  • Morlaix Place de la Mairie

  • Quimper Devant la préfecture

  • Quimperlé Coat Ker

La mobilisation de tous est indispensable. Dès à présent les organisations syndicales invitent les salariés à se réunir dans toutes les entreprises et à décider des modalités d’actions pour créer les conditions de la réussite de cette journée du 18 janvier.

Ce ne sont ni la résignation ni le fatalisme qui apporteront les solutions sur nos bassins d’emplois.

 

 

  

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 13:29

  manif du 10 12 devant la mairie

Darry Cowl and the gang 3manif 10 décembre 3manif du 10 12 on part de la mairiela fanfare devant la mairie 

 

 

 

 

 

   

 

 

manif 10 décembre 2les-resistants-du-10-decembre.jpg

  le PCF bien représenté à la manif du 10.12

le couple Merkel Sarkozy de sortiefanfare-Darry-Cowl-and-the-Gang.jpg

photos-manif-Gilles-Troel.jpg   

Merci aux 6 musiciens de la fanfare « Darry Cowl and the Gang » qui ont dynamisé et égaillé notre manifestation. Merci à Constance qui les a convaincu de venir et a réalisé avec Babeth et Hubert de belles pancartes rafraîchissantes et de très beaux masques du couple infernal « Merkel-Sarkozy ». Un remerciement aussi aux 50 résistants, citoyens engagés, sympathisants ou militants du Front de Gauche, du PCF, de la CGT, d'ATTAC, du mouvement anarchiste, sympathisants du groupe Idées qui ont fait le déplacement à la sous-préfecture pour lutter contre la dictature de la finance en Europe.

 

50 personnes à Morlaix pour dire oui à une Europe de progrès social au service des peuples, comme le disait Hubert tout à l'heure, c'est bien peu pour faire peur au capitalisme mondial, mais on espère que notre bonne humeur sera communicative et permettra de fédérer les gens qui refusent qu'on leur confisque tout - leurs droits démocratiques après leurs acquis sociaux...

 

 

Prochain rendez-vous pour organiser la riposte: lundi 12 janvier à 18h00: le collectif citoyen du Front de Gauche de la Circonscription de Morlaix (2, Petite rue de Callac). Rejoignez-nous nombreux!  

 

Discours lu par Ismaël Dupont, candidat du Front de Gauche aux législatives, lors de la manifestation du 10 décembre 2011 devant la sous-préfecture à l'occasion des 20 ans du Traité de Maastricht.

 

Une-manifestation-bien-securisee-.-copie-2.jpg

En 2008, les États Européens se sont affranchi des règles de réduction de la dépense publique et de désendettement qu'imposait Maastricht pour recapitaliser les banques. Ils prévoient aussi depuis quelques mois de garantir un fonds de stabilité à la hauteur de 1000 milliards pour pallier le défaut d'États hyper endettés et empêcher des faillites bancaires qui mettraient en grosse difficulté le système financier.

 

C'est donc au citoyen européen que l'on fait les poches pour garantir la préservation des profits de la finance. Puis on revient le voir en disant que les caisses de l'Etat sont vides et qu'il faut donc qu'il accepte une réduction de ses droits sociaux (retraites, arrêts de travail remboursés par l'assurance maladie), de sa protection sociale, de ses services publics...

Aujourd'hui, les critères de convergence du Traité de Maastricht (déficit budgétaire inférieur à 3% -endettement public inférieur à 60% du PIB) redeviennent des dogmes dont la violation doit être rendue impossible parce que les budgets nationaux seront directement contrôlés au niveau de la commission européenne ou de l'état major des gouvernements les plus riches d'Europe pour être bien sûrs qu'ils rançonnent suffisamment la population.

 

Toute violation entraînerait de toute manière des sanctions financières automatiques, car il est bien connu qu'il n'y a rien de tel pour désendetter qu'imposer aux États des amendes supplémentaires....

 

Ces accords sont négociés au niveau de quelques États, qui les soumettent ensuite à des Conseils des ministres, sans que les populations ne soient à aucun moment consultés sur ces dessaisissements sans précédent de souveraineté qui constitutionnalisent des politiques de rigueur, des politiques libérales. Même la Suède et la Tchéquie n'ont temporisé avant d'adopter l'accord d'hyper-discipline budgétaire que pour consulter leur Parlements.

 

Le Traité de Maastricht, lui, après avoir fait l'objet d'un accord en Conseil des chefs d'Etat européens à Maastricht en décembre 1991, puis avoir été signé le 7 février 1992, avait fait l'objet d'un référendum en France à la fin de l'année 1992 à l'issue duquel à la faveur d'une intense campagne de propagande médiatique (le mode binaire « le Traité ou le retour du nationalisme et de la guerre en Europe ») le « oui » l'avait emporté de justesse avec 51% des suffrages.

 

Pourquoi le PCF et d'autres forces et citoyens de gauche s'opposaient alors à ce traité?

 

Parce qu'il alignait les politiques monétaires et économiques de tous les pays européens sur le modèle libéral allemand (taux d'inflation réduit à -1,5%; déficit budgétaire -3%; endettement public -60%). Parce qu'il préservait les intérêts de la rente et du capital plutôt que de rendre possible des politiques de relance de la dépense publique au service de l'emploi et des besoins sociaux.

Parce qu'il garantissait l'indépendance de la Banque Centrale Européenne, c'est à dire sa soumission aux intérêts du capital.

Parce qu'il abolissait entre les États membres des obstacles à une libre circulation des marchandises, des personnes, des services, des capitaux, et prévoyait la suppression de toutes les entraves à une concurrence non faussée, sans prévoir, parallèlement et en contrepartie, une harmonisation par le haut des salaires, des protections sociales, des fiscalités. D'où depuis un dumping social et social permanent et une dégradation généralisée des standards sociaux.

 

En réalité, les dispositions de ce Traité et le projet de Monnaie Unique étaient inspirés par le grand patronat européen, réuni en lobby avec l'Européan Round Table of Industrialists (ERT), lancée en 1982 avec le soutien de commissaires européens (Etienne Davignon et François-Xavier Ortoli). Cette plateforme d'influence patronale regroupait les patrons de Volvo, Fiat, Nestlé, Philips, Siemens, Shell, Saint Gobain, Lafargue, Danone, Lagardère.

Jacques Delors, président de la Commission de 1985 à 1995, a été un bon artisan de cette construction néo-libérale d'une Europe au service des multinationales et de la finance. En 1986, il disait déjà: « J'ai toujours pensé, en France, qu'il n'y avait pas assez de marché et que l'Etat était, pour des raisons historiques, omniprésent et souvent étouffant ou dominant. La plupart des français n'ont pas encore acquis cette mentalité d'ouverture au monde sans laquelle nous ne pouvons pas édifier une économie compétitive ».

 

En 1992, Robert Pelletier, un économiste du CNPF (devenu ensuite le MEDEF) déclarait avec beaucoup de sincérité les raisons de l'enthousiasme des milieux patronaux vis à vis du Traité de Maastricht: "Le souvenir des accords de Grenelle après 1968, celui de la politique désastreuse menée de 1981 à 1983 sont présents dans l'esprit des chefs d'entreprise. Pour eux, Maastricht ferme définitivement la porte à de tels débordements. Il interdit un laxisme de gauche et permet de faire supporter à la Banque centrale européenne et au Conseil européen la responsabilité d'une politique de rigueur".

Le chantre de l'ultra-libéralisme reaganien en France, Alain Madelin, déclarait quant à lui avec lucidité et semblable satisfaction: "le traité de Maastrcht agit comme une assurance-vie contre le retour à l'expérience socialiste pure et dure".  

Dans ce traité de Maastricht qui accompagnait la mise en place de la monnaie unique et d'un grand marché européen ouvert, aucun critère de convergence sur l'emploi, l'harmonisation par le haut des salaires et des fiscalités, n'était prévu. Seuls critères de convergence adoptés, ceux qui concernent la maîtrise du déficit et de la dette publics, la stabilité du taux de change, la lutte contre l'inflation.

 

Le traité de Maastricht limita ainsi la souveraineté des Etats de l'Union européenne (alors la CEE) en matière économique et sociale en leur défendant, sous peine de pénalités financières, toute politique keynésienne de relance par l'investissement public et le soutien à l'augmentation des salaires et de la protection sociale. Il sanctuarisait pour toute la zone européenne la rigueur budgétaire et le refus de l'inflation si défavorable aux rentiers et au capital, alors que la lutte contre le chômage aurait exigé de l'investissement public et un consentement à une certaine dose d'inflation. Il proscrivait aussi toute dévaluation pour favoriser les exportations et lutter contre la désindustrialisation.



Alors que certains promettaient - pour faire avaler la pilule des renoncements à une portion de notre souveraineté nationale et démocratique- l'avènement de l'Europe sociale à l'horizon de l'union monétaire et économique de Maastricht, et plus immédiatement encore un avenir de prospérité et de sortie de crise ("la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité", disait Rocard; "ce sera plus d'emplois, plus de protection sociale et moins d'exclusion" disait Martine Aubry; "on rira beaucoup plus" déclarait sans honte le tonitruant Bernard Kouchner), le traité de Maastricht a sans doute été au contraire responsable du maintien d'un niveau de chômage, de précarité, et d'inégalités très important en Europe.

Ces dispositions ont encore été aggravées depuis par le Pacte de Stabilité et de Croissance de 1997 prévoyant de renforcer les contrôles de vertu libérale des gouvernements de la zone euro et de de distribuer des sanctions financières en cas de dérapages budgétaires.   

 

Nous constatons que l'Europe a été lancée sur de biens mauvais rails qui expliquent les convulsions dans lesquelles elle se débat aujourd'hui. 

 

En sacralisant les principes du libéralisme avec une BCE et une Commission gardiennes des intérêts du capital, la défense faite aux Etats de se financer auprès des banques centrales, de protéger leurs emplois contre les délocalisations et les licenciements boursiers, de promouvoir des services publics et une protection sociale de qualité, cette construction politique de l'Europe qui a permis pendant deux décennies aux gouvernements de légitimer des politiques de droite au nom de la discipline européenne et du grand dessein de l'union continentale, a joué un grand rôle dans l'aggravation de la domination de la finance sur les sociétés et de l'endettement public.

Aujourd'hui, alors que ces recettes utilisées depuis plus de 25 ans en Europe ont montré toute leur nocivité, on veut nous faire croire que la seule manière de sauver les Etats, l'euro et l'Europe, est d'élever de plusieurs crans le niveau des sacrifices sociaux demandés aux peuples alors que jamais autant de richesse n'a été produite au sein de l'Europe et ni la productivité du travail été aussi forte.

 

Pire encore, l'harmonisation des politiques économiques européennes selon des orientations néo-libérales se fait désormais en bafouant les droits démocratiques les plus élementaires.

 

 

Au Front de Gauche, nous ne sommes pas partisans de la fin de la monnaie unique qui livrerait davantage encore les Etats à l'exaspération des concurrences entre capitalismes nationaux et à la spéculation contre des monnaies fragilisées. Nous ne sommes pas favorables non plus évidemment à une sortie de l'Europe et au retour des individualismes nationaux au nom d'on ne sait quel chauvinisme. L'Europe et l'euro sont désormais notre bien commun qu'il faut défendre contre ceux qui les fragilisent en appliquant de manière dogmatique et plus stricte encore ces mêmes recettes qui nous ont plongé dans la crise du capitalisme financier en 2007-2008.

 

Nous sommes pour plus de coopération et de solidarité entre peuples européens dans le respect de leurs traditions sociales et démocratiques et de la souveraineté populaire en général. Aussi, nous considérons comme inadmissibles cet autoritarisme libéral porté actuellement par la France et l'Allemagne, cette généralisation d'une austérité qui va contracter l'activité économique et dégrader les conditions d'existence des  européens, cette mise en place sans élections de gouvernements dirigés par des technocrates venus de la finance, ce refus d'envisager une consultation des peuples par référendum.  

 

Depuis 2005 et le piétinement des votes français, hollandais, irlandais contre le projet de Traité constitutionnel européen, suivi du refus généralisé de faire ratifier le Traité de Lisbonne par référendum, il est devenu évident que le renforcement de l'intégration européenne selon le modèle libéral se construit contre les démocraties, contre les souverainetés populaires.     

 

Une autre Europe est possible, celle des peuples et non celle des milieux d'affaires.     

 

 

 

En annexe, article du Ouest-France annonçant la manif ce 10 décembre:

  Annonce-manif-du-10.12-contre-Europe-liberale.jpg

  Ce dimanche 11 décembre , article sur le blog du Télégramme: le journaliste nous a retiré d'autorité 20 manifestants. Etaient-ils déjà trop nombreux pour les intérêts que sert la ligne éditoriale de son journal...?

Front de gauche. Une trentaine de manifestants

11 décembre 2011

 

 

Le collectif citoyen du Front de gauche du Pays de Morlaix appelait hier matin à manifester «pour une Europe de coopération et de progrès social respectueuse des démocraties», à l'occasion de la commémoration des 20 ans du traité de Maastricht. Une trentaine de personnes se sont rendues devant la sous-préfecture pour exprimer leur désaccord avec «le traité de Maastricht, qui coïncide avec un redoublement de l'agressivité des gouvernements et des marchés contre les droits sociaux des peuples européens».

  

     

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 16:50

Suivant l'exemple de l'appel de la coordination Front de Gauche de Quimper, le collectif Front de Gauche de Morlaix invite tous ceux qui se résignent pas  au renforcement de l'ultra-libéralisme autoritaire en Europe à se rassembler devant la sous-préfecture de Morlaix le samedi 10 décembre à 11h  à l'occasion du (triste) anniversaire des 20 ans du Traité de Maastricht qui coïncide avec un redoublement de l'aggressivité des gouvernements et des marchés contre les droits sociaux des peuples européens. L'austérité ne va faire qu'aggraver la crise paroxystique - économique, sociale, politique- que traverse l'Europe parce qu'on a donné les clefs du domaine aux financiers.

 

stop-the-dictature-ok-Banks-in-Europe.png

 

Ceux qui souhaitent manifester pour une Europe de progrès social et de coopération ce samedi 10 décembre peuvent, avant de rejoindre la sous-préfecture à 11h (avec panneaux, banderoles, drapeaux, instruments de musiques, casseroles, et que sais-je encore?), se retrouver devant la mairie vers 10h30 afin de défiler ensemble vers le port et la sous-pref.   

 

bandeau Front De Gauche

 

En 1992, Robert Pelletier, un économiste du CNPF (devenu ensuite le MEDEF) déclarait avec beaucoup de sincérité les raisons de l'enthousiasme des milieux patronaux vis à vis du Traité de Maastricht: "Le souvenir des accords de Grenelle après 1968, celui de la politique désastreuse menée de 1981 à 1983 sont présents dans l'esprit des chefs d'entreprise. Pour eux, Maastricht ferme définitivement la porte à de tels débordements. Il interdit un laxisme de gauche et permet de faire supporter à la Banque centrale européenne et au Conseil européen la responsabilité d'une politique de rigueur".

Le chantre de l'ultra-libéralisme reaganien en France, Alain Madelin, déclarait quant à lui avec lucidité et semblable satisfaction: "le traité de Maastrcht agit comme une assurance-vie contre le retour à l'expérience socialiste pure et dure".  

Dans ce traité de Maastricht qui accompagnait la mise en place de la monnaie unique et d'un grand marché européen ouvert, aucun critère de convergence sur l'emploi, l'harmonisation par le haut des salaires et des fiscalités, n'était prévu. Seuls critères de convergence adoptés, ceux qui concernent la maîtrise du déficit et de la dette publics, la stabilité du taux de change, la lutte contre l'inflation.

 

Le traité de Maastricht limita ainsi la souveraineté des Etats de l'Union européenne (alors la CEE) en matière économique et sociale en leur défendant, sous peine de pénalités financières, toute politique keynésienne de relance par l'investissement public et le soutien à l'augmentation des salaires et de la protection sociale. Il sanctuarisait pour toute la zone européenne la rigueur budgétaire et le refus de l'inflation si défavorable aux rentiers et au capital, alors que la lutte contre le chômage aurait exigé de l'investissement public et un consentement à une certaine dose d'inflation. Il proscrivait aussi toute dévaluation pour favoriser les exportations et lutter contre la désindustrialisation.

 

Se devant d'éviter un déficit public "excessif", les Etats s'engageaient à ce que ce dernier ne dépasse pas annuellement 3% du PIB et à ce que la dette publique n'excède pas 60% du revenu national (aujourd'hui, notre déficit se situe à près de 7% du PIB et notre dette à 80% du revenu national, du fait de la violence de la crise financière et des politiques de moins disant-fiscal au service des plus riches). Cette gestion des Etats "en bons pères de famille" se doublait d'une mise sous surveillance de ces Etats par la commission et les marchés financiers.  

 

Alors que certains promettaient - pour faire avaler la pilule des renoncements à une portion de notre souveraineté nationale et démocratique- l'avènement de l'Europe sociale à l'horizon de l'union monétaire et économique de Maastricht, et plus immédiatement encore un avenir de prospérité et de sortie de crise ("la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité", disait Rocard; "ce sera plus d'emplois, plus de protection sociale et moins d'exclusion" disait Martine Aubry; "on rira beaucoup plus" déclarait sans honte le tonitruant Bernard Kouchner), le traité de Maastricht a sans doute été au contraire responsable du maintien d'un niveau de chômage, de précarité, et d'inégalités très important en Europe.

 

Ses dispositions ont encore été aggravées par le Pacte de Stabilité et de Croissance de 1997 prévoyant de renforcer les contrôles de vertu libérale des gouvernements de la zone euro et de de distribuer des sanctions financières en cas de dérapages budgétaires.   

 

Nous constatons que l'Europe a été lancée sur de biens mauvais rails qui expliquent les convulsions dans lesquelles elle se débat aujourd'hui. 

 

En sacralisant les principes du libéralisme avec une BCE et une Commission gardiennes des intérêts du capital, la défense faite aux Etats de se financer auprès des banques centrales, de protéger leurs emplois contre les délocalisations et les licenciements boursiers, de promouvoir des services publics et une protection sociale de qualité, cette construction politique de l'Europe qui a permis pendant deux décennies aux gouvernements de légitimer des politiques de droite au nom de la discipline européenne et du grand dessein de l'union continentale, a joué un grand rôle dans l'aggravation de la domination de la finance sur les sociétés et de l'endettement public.

 

Aujourd'hui, alors que ces recettes utilisées depuis plus de 25 ans en Europe ont montré toute leur nocivité, on veut nous faire croire que la seule manière de sauver les Etats, l'euro et l'Europe, est d'élever de plusieurs crans le niveau des sacrifices sociaux demandés aux peuples alors que jamais autant de richesse n'a été produite au sein de l'Europe et ni la productivité du travail été aussi forte.  

 

Pire encore, l'harmonisation des politiques économiques européennes selon des orientations néo-libérales se fait désormais en bafouant les droits démocratiques les plus élementaires.

 

Nous ne sommes pas partisans de la fin de la monnaie unique qui livrerait davantage encore les Etats à l'exaspération des concurrences entre capitalismes nationaux et à la spéculation contre des monnaies fragilisées, ni pour une sortie de l'Europe et le retour aux individualismes nationaux au nom d'on ne sait quel chauvinisme. L'Europe et l'euro sont désormais notre bien commun qu'il faut défendre contre ceux qui les fragilisent en appliquant de manière dogmatique et plus stricte encore ces mêmes recettes qui nous ont plongé dans la crise du capitalisme financier en 2007-2008.

 

Nous sommes pour plus de coopération et de solidarité entre peuples européens dans le respect de leurs traditions sociales et démocratiques et de la souveraineté populaire en général. Aussi, nous considérons comme inadmissibles cet autoritarisme libéral porté actuellement par la France et l'Allemagne, cette généralisation d'une austérité qui va contracter l'activité économique et dégrader les conditions d'existence des  européens, cette mise en place sans élections de gouvernements dirigés par des technocrates venus de la finance, ce refus d'envisager une consultation des peuples par référendum.

 

Depuis 2005 et le piétinement des votes français, hollandais, irlandais contre le projet de Traité constitutionnel européen, suivi du refus généralisé de faire ratifier le Traité de Lisbonne par référendum, il est devenu évident que le renforcement de l'intégration européenne selon le modèle libéral se construit contre les démocraties, contre les souverainetés populaires.     

 

Une autre Europe est possible, celle des peuples et non celle des milieux d'affaires.     

 

     

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