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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 05:32
1200 personnes étaient présentes dans la rue pour la manif des retraités du 15 mars dernier à Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

1200 personnes étaient présentes dans la rue pour la manif des retraités du 15 mars dernier à Morlaix (photo Pierre-Yvon Boisnard)

CSG, blocage des pensions, les retraité-e-s sont en colère.

Si le premier ministre espérait calmer la colère des retraités

en exonérant 100 000 d’entre eux de la hausse de la CSG, c’est raté.

Il a simplement montré que l’on peut légalement corriger l’injustice pour l’ensemble des retraités.

C’est ce que les 9 organisations de retraités exigent en faisant signer une pétition dans tout le pays

et en appelant à des rassemblements le 14 juin.

RASSEMBLEMENT

JEUDI 14 JUIN 2018

A 10H30

PLACE DE LA MAIRIE A MORLAIX.

Il sera suivi d'une manifestation avec le parcours suivant :

- départ de la Place de la Mairie,

- arrêt devant la permanence de la députée (21 place Cornic),

- fin et dispersion de la manifestation devant la Sous-Préfecture.

Nous comptons de nouveau sur une présence nombreuse
(pour mémoire, nous étions près de 1200 le 15 mars dernier ...).

Vous trouverez, en pièces jointes :

- un tract de la CGT Retraités résumant les raisons de fond de cette action,

- la pétition unitaire que vous pourrez ramener "signée"

  ou que vous pourrez signer sur place ce 14 juin.

 CSG, blocage des pensions : ça suffit !
Manifestations dans tout le pays
Jeudi 14 juin 2018 à 10h30
                   11 rassemblements* dans le Finistère

Depuis son installation à la présidence de la République, M. Macron a gelé les pensions en 2018 et a augmenté la CSG de 25 %, ce qui diminue de plusieurs centaines d’euros par an le pouvoir d’achat d’un grand nombre de retraités depuis le 1er janvier 2018.


A l’appel de  neuf organisations, les retraités ont  exprimé leur colère en manifestant : 80 000 le 28 septembre, puis 200 000 le 15 mars dans plus de 160 villes.
(2500 et 7000 dans notre département)

Cette colère vient de loin, de l’accumulation d’attaques menées par les gouvernements depuis le printemps 2014 : gel des pensions, création ou augmentation de taxes, suppression de dispositions fiscales spécifiques, etc.

L’énorme succès des manifestations a incité le premier ministre à effectuer un tout petit geste, à exonérer d’augmentation de la CSG quelques 100 000 retraités… en 2019. Ce premier recul reste bien trop limité !

Les propos tenus les 12 et  15 avril à la télévision par le Président de la République confirment qu’il ne veut toujours rien comprendre de la colère des retraités. Il nous dit qu’il ne prend pas les retraités « pour un portefeuille », peut-être, mais il les prend bien pour un porte-monnaie … dans lequel il tape pour aller grossir les portefeuilles d’une minorité privilégiée.

Aujourd'hui il déclare ne pas être contre une seconde journée de solidarité!

Cela ressemble à une mauvaise blague. La hausse de la CSG a été imposée par le gouvernement pour compenser la suppression des cotisations maladie et chômage prélevées sur les salaires… et voila que les mêmes demandent aux salariés de travailler "gratis" un jour férié sans rémunération pour… aider les personnes en situation de dépendance.

Et les patrons et les plus riches ne sont pas sollicités ? Macron est bien le président des riches!
Le gouvernement doit annuler la hausse de la CSG,  mettre fin au gel des pensions et les revaloriser.
L’union syndicale des retraités Cgt du Finistère et 8 organisations et associations vous invitent à participer massivement à cette journée d’action
* (BREST, CARHAIX, CHATEAULIN, CONCARNEAU, CROZON, DOUARNENEZ,
LANDERNEAU, MORLAIX, PONT L’ABBE, QUIMPER, QUIMPERLE)

RASSEMBLEMENT MORLAIX
JEUDI 14 JUIN 2018
A 10H30 PLACE DE LA MAIRIE
La Cgt vous invite également à signer la pétition (au verso) pour exiger du gouvernement une loi rectificative des finances pour supprimer la hausse de la CSG, la fin du gel des pensions et une augmentation significative des pensions.

 

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 06:50
Marée Populaire du 26 mai - Les Absents n'étaient pas contre! - Par Monique David

LES ABSENTS N’ETAIENT PAS CONTRE !


« 250 personnes à la Manif »* dit la presse, pour défendre l’hôpital, la SNCF, les migrants, les étudiants, la poste, tout ce qui est touché par le gouvernement de Macron. Mais, combien auraient voulu faire partie de cette manif. !? Beaucoup. Oui, car malheureusement, les seniors touchés par ces mesures « macronistes » auraient aimé le faire savoir au gouvernement, mais pour Morlaix, le tracé de la manif était assez difficile. Mais leur cœur était avec les manifestants.
L’Hôpital est primordial pour eux, on le comprend, ils ne sont pas réjouis devoir partir à Brest ( ou autre part) pour se faire soigner. Non seulement il faut avoir le temps d’y arriver mais en plus, ils se coupent un peu plus de leur famille, dont ils ont bien besoin (c’est la galère pour trouver une place de parking à Brest d’après les dires des familles).
Et là aussi, c’est curieux, on les incite à prendre leur voiture (donc pollution) car on touche à la SNCF. On voit « fleurir » de plus en plus les cars privés (Bizarre !) On nous « bassine » avec la pollution et on remet de plus en plus de voitures, cars, sur les routes !
On pourrait continuer à faire le détail de tout ce qui ne va pas. La poste, où on leur demande de faire plus, sans gagner plus ! L’hôpital, même topo, où les soignants n’en peuvent plus mais c’est de l’humain qu’ils ont entre leurs mains, alors !!! ? , on continue.
Les étudiants, très inquiets, la vie est en suspens…  vont-ils trouver des places !!! Les migrants, très, très vaste et profonde question.
Alors ! Que fait-on ? Restons-nous dans nos  « charentaises » ou nous bougeons-nous ! ?
                                                                                                                     Monique DAVID

* 300 en réalité

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 06:12
photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)

À l’appel de plus de 60 organisations associatives, syndicales et politiques, 190 manifestations ont eu lieu ce samedi partout en France contre la politique d’Emmanuel Macron et pour « l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Elles ont réuni 280 000 personnes dont 80 000 à Paris.

A Morlaix, 300 personnes étaient réunies à cette Marée Populaire (comptage précis en décédant de la gare), 1200 à Brest et 1000 à 1200 à Quimper, 250 à Quimperlé, soit environ 2800 manifestants dans le Finistère. Plus de 2500 personnes, selon la presse ont manifesté à Rennes. 1500 à Saint Brieuc. 

 
Album photos Marée humaine de Pierre-Yvon Boisnard. 

 

Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont
300 personnes à la marée populaire de Morlaix samedi 26 mai entre la place Rol-Tanguy en gare de Morlaix (bien invisibilisée avec les travaux du Pole Gare et l'absence de préoccupation des élus pour ce grand dirigeant communiste de la Résistance nationale et des Brigades Internationales né en gare de Morlaix, dont le nom a été rappelé par Jean-Yvon Ollivier, Daniel Ravasio, le secrétaire de section PCF, ayant lu le texte unitaire avec la prise de parole des Cheminots CGT avec des camarades du NPA, de France Insoumise, de Sud) et le bas de l'hôpital rue de Brest en passant par la permanence de Sandrine Le Feur, députée en marche place Cornic. Une belle ambiance, au carrefour des luttes, avec beaucoup de militants PCF, France Insoumise, des écologistes, des militants du NPA, de Génération-s, de la CGT, de SUD, de la FSU, de Stop Linky, de Stop Tafta - Ceta, du Mouvement de la Paix, des associations de défense des migrants (Morlaix-Libertés, les Utopistes...) des opposants à la Centrale à gaz de Landivisiau. Beaucoup de discussions entre les gens, des chansons, des slogans. Cela manquait un peu de monde et de jeunes dans le cortège mais la mobilisation n'est pas ridicule pour autant.

Photo Pierre-Yvon Boisnard - à la table du PCF et de l'Humanité, Georges Le Duff, Ismaël Dupont, Sylvaine Vulpiani Conseillère régionale Génération-s

Photo Pierre-Yvon Boisnard - à la table du PCF et de l'Humanité, Georges Le Duff, Ismaël Dupont, Sylvaine Vulpiani Conseillère régionale Génération-s

Photo Pierre-Yvon Boisnard - Serge Puil, Jean-Luc Le Calvez, Mariette et Jean-Rolland Labrousse à la table du PCF

Photo Pierre-Yvon Boisnard - Serge Puil, Jean-Luc Le Calvez, Mariette et Jean-Rolland Labrousse à la table du PCF

280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
Prise de parole de Daniel Ravasio, secrétaire de section PCF, sans micro mais avec une voix forte, de l'escalier de la passerelle pour lire à quatre voix le texte unitaire signé par plus de 50 organisations au niveau national, et 15 représentées au niveau local, de cet appel à la Marée Populaire

Prise de parole de Daniel Ravasio, secrétaire de section PCF, sans micro mais avec une voix forte, de l'escalier de la passerelle pour lire à quatre voix le texte unitaire signé par plus de 50 organisations au niveau national, et 15 représentées au niveau local, de cet appel à la Marée Populaire

Discours très applaudi de Jean-Yvon Ollivier pour expliquer le combat des Cheminots, remercier pour la solidarité vis-à-vis des grévistes, interpeller sur l'avenir plus que compromis de la ligne Morlaix-Roscoff et sur la nécessité de la défendre, et rappeler le caractère d'une manifestation unitaire pour l'égalité, la justice sociale, la solidarité, partant place Rol-Tanguy, devant la gare où le grand résistant communiste libérateur de Paris, ancien des Brigades Internationales, est né dans un train, une place qui malheureusement est sur une voie d'invisibilisation, la plaque avec le nom de Rol-Tanguy étant bien cachée et abîmée, dans un lieu où elle est presque invisible. Voudrait-on effacer les traces des combats de la Résistance que l'on ne s'y prendrait pas mieux?

Discours très applaudi de Jean-Yvon Ollivier pour expliquer le combat des Cheminots, remercier pour la solidarité vis-à-vis des grévistes, interpeller sur l'avenir plus que compromis de la ligne Morlaix-Roscoff et sur la nécessité de la défendre, et rappeler le caractère d'une manifestation unitaire pour l'égalité, la justice sociale, la solidarité, partant place Rol-Tanguy, devant la gare où le grand résistant communiste libérateur de Paris, ancien des Brigades Internationales, est né dans un train, une place qui malheureusement est sur une voie d'invisibilisation, la plaque avec le nom de Rol-Tanguy étant bien cachée et abîmée, dans un lieu où elle est presque invisible. Voudrait-on effacer les traces des combats de la Résistance que l'on ne s'y prendrait pas mieux?

280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
Opposants à la Centrale de Landivisiau (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Opposants à la Centrale de Landivisiau (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Opposante au déploiement forcé du Linky - photo Pierre-Yvon Boisnard

Opposante au déploiement forcé du Linky - photo Pierre-Yvon Boisnard

Claudine et Antoinette militantes du Mouvement de la Paix - photo Pierre-Yvon Boisnard

Claudine et Antoinette militantes du Mouvement de la Paix - photo Pierre-Yvon Boisnard

280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Ismaël Dupont

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard - Antoinette Lohéac pour Morlaix-Libertés a prononcé devant la permanence de Sandrine Le Feur un discours très fort, très juste, sur la situation inhumaine que réserve aux Migrants et Réfugiés la politique de l'Etat et de Macron

photo Pierre-Yvon Boisnard - Antoinette Lohéac pour Morlaix-Libertés a prononcé devant la permanence de Sandrine Le Feur un discours très fort, très juste, sur la situation inhumaine que réserve aux Migrants et Réfugiés la politique de l'Etat et de Macron

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Antoinette Lohéac pour Morlaix-Libertés a prononcé devant la permanence de Sandrine Le Feur un discours très fort, très juste, sur la situation inhumaine que réserve aux Migrants et Réfugiés la politique de l'Etat et de Macron, marquée par le refus d'intégrer

Antoinette Lohéac pour Morlaix-Libertés a prononcé devant la permanence de Sandrine Le Feur un discours très fort, très juste, sur la situation inhumaine que réserve aux Migrants et Réfugiés la politique de l'Etat et de Macron, marquée par le refus d'intégrer

280 000 manifestants au niveau national, 300 manifestants à la Marée Populaire de Morlaix ce samedi 26 mai (photos Ismaël Dupont et Pierre-Yvon Boisnard)
les chaussures droites de la "députée godillot" Sandrine Le Feur

les chaussures droites de la "députée godillot" Sandrine Le Feur

photo Pierre-Yvon Boisnard des manifestants de la marée populaire avec Frank Deveaux, assistant parlementaire de Sandrine Le Feur

photo Pierre-Yvon Boisnard des manifestants de la marée populaire avec Frank Deveaux, assistant parlementaire de Sandrine Le Feur

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Discussion musclée entre le suppléant et attaché parlementaire de Sandrine Le Feur ( (Macroniste, En marche vers une société d'inégalité et de castes) et des manifestants de la Marée Populaire: Jean-Luc Le Calvez, Serge Puil, Martine Carn, Lucienne Nayet, Ismaël Dupont (photo Ismaël Dupont)

Discussion musclée entre le suppléant et attaché parlementaire de Sandrine Le Feur ( (Macroniste, En marche vers une société d'inégalité et de castes) et des manifestants de la Marée Populaire: Jean-Luc Le Calvez, Serge Puil, Martine Carn, Lucienne Nayet, Ismaël Dupont (photo Ismaël Dupont)

Discussion musclée entre le suppléant et attaché parlementaire de Sandrine Le Feur (Macroniste, En marche vers une société d'inégalité et de castes) et des manifestants de la Marée Populaire: Jean-Luc Le Calvez, Serge Puil, Martine Carn, Lucienne Nayet, Ismaël Dupont (photo Ismaël Dupont)

Discussion musclée entre le suppléant et attaché parlementaire de Sandrine Le Feur (Macroniste, En marche vers une société d'inégalité et de castes) et des manifestants de la Marée Populaire: Jean-Luc Le Calvez, Serge Puil, Martine Carn, Lucienne Nayet, Ismaël Dupont (photo Ismaël Dupont)

Morlaix, place Cornic devant la permanence de la députée En Marche. Le suppléant de Sandrine Le Feur et son attaché parlementaire, Franck Deveaux, a eu fort à faire pour jouer les pompiers de service afin d'expliquer, de justifier les votes et la politique de sa députée macroniste: augmentation de l'ISF, suppression de la Flat Tax, destruction des services publics, abandon de l'hôpital, augmentation de la CSG, absence de soutien aux écoles publiques morlaisiennes dont 3 postes sont supprimés, politique en faveur des très riches qui matraque les plus modestes. Après le discours très fort d'Antoinette Lohéac, de Morlaix-Libertés, pour dénoncer la politique de l'Etat et de Macron vis-à-vis des migrants, le suppléant de la République en marche a été interpellé, devant son interrogation par rapport aux chaussures représentant et dénonçant "les députés godillots" votant sans trop se poser de questions des lois et budgets profondément réactionnaires et pro-riches, par plusieurs militants du parti communiste et du comité de défense de l'hôpital: Martine Carn, qui l'a bien assaisonné, Lucienne Nayet, Jean-Luc Le Calvez, Ismaël Dupont.

« Marée Populaire » 280 000 manifestants dans les rues
SAMEDI, 26 MAI, 2018
HUMANITE.FR
Photo Geoffroy Van Der Hasselt / AFP.
À l’appel de plus de 60 organisations associatives, syndicales et politiques, 190 manifestations ont eu lieu ce samedi partout en France contre la politique d’Emmanuel Macron et pour « l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Elles ont réuni 280 000 personnes dont 80 000 à Paris. 
Vendredi soir, Emmanuel Macron avait tenté, depuis la Russie, de prendre les devants avec un entretien sur BFMTV. «  Mon seul message : ceux qui veulent bloquer le pays n’y arriveront pas. Aucun désordre ne m’arrêtera. Le calme reviendra », a résumé l’équipe du président sur son compte Twitter officiel. Pas de quoi décourager ceux qui, à l’appel de plus de 60 organisations syndicales, politiques et associatives, s’étaient donnés rendez-vous samedi pour faire déferler partout dans le pays une « marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité ». Bien au contraire. 190 défilés ont réuni 280 000 manifestants, selon les organisateurs. À Paris, ce sont 80 000 personnes qui ont marché de la Gare de l’Est à la place de la Bastille dans une ambiance festive conclue en musique par Mouss et Hakim de Zebda. 
 
Pour cette manifestation, pas de personnalités en tête de cortège mais un char commun de la « marée populaire » qui a précédé ceux des organisations (CGT, Solidaires, FSU, EELV, PCF, FI, NPA, Attac…) et qui a abreuvé le défilé de musique avant qu’au nom de tous les signataires, Aurélie Trouvé (Attac) n’y prenne la parole. « Le combat sera de longue haleine mais le succès d’aujourd’hui fait que nous sommes plus déterminés que jamais à continuer », a-t-elle lancé après avoir fustigé « le business model de Macron » pour « soumettre la France au capitalisme financier mondial et servir ainsi ses premiers de cordées ». « Nous considérons que cette manifestation est de toute façon historique par sa composition, sa diversité et qu’elle doit être à la hauteur de la transformation profonde (voulue par Macron) de la société française selon les canons de l’ultralibéralisme », avait-elle déjà déclaré quelques minutes avant le départ du cortège lors d’une conférence de presse qui a réuni les organisations signataires de l’appel. « C’est une réussite, s’est également réjouie Annick Coupé (Attac), une fois arrivée à Bastille. Le contrat a été respecté jusqu’au bout. Tout le monde a joué le jeu, pas une organisation n’a pris le pas sur une autre » a-t-elle ajouté, alors que la crainte de récupérations pesait sur le rendez-vous. Et d’estimer qu’« au-delà de cette journée, cela va redonner espoir ». 
 
Dans les rangs des manifestants, de nombreuses luttes se sont rencontrées ce samedi. Evidemment, celle des cheminots à laquelle le point de rendez-vous parisien à la gare de l’Est se voulait un clin d’œil. « Nous ça fait deux mois qu’on est en grève, un rassemblement comme celui-là ça donne la patate », se réjouit Cyril. Mais le syndiqué CGT de la gare d’Austerlitz d’ajouter : « La question c’est qu’est-ce qui se passe après ? Nous lundi on reprend la grève ». A quelques pas de là, Carole ne fait partie d’aucune organisation mais elle travaille à l’hôpital et est là pour se défendre : « on manque de moyen et on nous appauvrit avec un salaire gelé », constate-t-elle. Pancarte FI « stop Macron » dans une main, ballon « les macroneries ça suffit » siglé PCF accroché à son sac, autocollant d’Attac et d’Ensemble sur le t-shirt, elle est à l’image du cortège. Peu avant que celui-ci ne s’ébranle, des avocats sont prêts à se mettre en marche. « Le mouvement est global pour le droit du travail, les services publics et, pour nous, aussi sur la manière de concevoir la justice et l’accès aux droits », estime Rachel Saada, avocate au barreau de Paris et membre du SAF (Syndicat des avocats de France). Dorothée Avet de la fédération de parents d’élèves FCPE est aussi venue avec la liste de ses griefs «fiasco de Parcoursup, réforme du bac non concertée, manque de moyens… » « Le rouleau compresseur des réformes fait qu’il est indispensable que toutes les organisations progressistes se retrouvent », approuve-t-elle. Etudiants, salariés d’Air France ou encore de carrefour, tous ont grossi les rangs de la mobilisation ce samedi.
 
Après la manifestation du jour, ce rassemblement a-t-il vocation à se poursuivre ? « L’avenir nous le dira », répond Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT derrière la banderole de son syndicat, estimant important le message envoyé aux citoyens : «il y a la possibilité de faire autrement que de toujours gagner moins, toujours travailler plus au profit de quelques uns», résume-t-il. Si tous les organisateurs ont rendez-vous lundi soir pour tirer le bilan du week-end, certains estiment d’ores et déjà qu’il faudrait donner des suites à ces « marées populaires ». « A la mesure que la colère grandit, l’espoir grandit aussi. On reste convaincu qu’il faut rester mobilisé sauf à ce que ce soir dans un grand moment de lucidité démocratique Emmanuel Macron reconnaisse qu’il s’est trompé et arrête », juge Benoît Hamon de Génération.s. « Ce qui est certains à mes yeux c’est que nous aurons besoin d’autres rendez-vous puisque le pouvoir lui n’arrête pas », renchérit Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, tandis que le député Eric Coquerel rappelle que FI « espère évidemment » des suites. « Quelle que soit la forme, il faut que cela se poursuive », ajoute également Olivier Besancenot (NPA). Pour Solidaires, Eric Beynel assure, lui, que «  beaucoup de gouvernements ont affirmé qu’il ne bougerait pas et ont fait le contraire. Il faut tout faire pour augmenter le rapport de forces et agréger les très nombreuses luttes et colères. » 
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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:13
Le PCF solidaire des cheminots en grève: pour la caisse de solidarité des salariés grévistes de la SNCF

Lundi 14 mai au matin, la section PCF du Pays de Morlaix a remis les 450€ de solidarité financière  aux cheminots pour soutenir leur grève et les grévistes. Don de la section de Morlaix et résultat de la collecte citoyenne du 1er mai auprès des militants, des sympathisants, des participants de la fête du Viaduc.

Ils étaient réunis en AG pour la votation organisée par les syndicats : pour ou contre le pacte ferroviaire.

Après une petite prise de parole de Jean-Yvon Ollivier (CGT Cheminots) et Jean-Luc Le Calvez (PCF), les militants PCF ont été chaleureusement applaudis.

Jean-Luc Le Calvez, Roger Héré, Martine Carn, Serge Puil étaient présents pour la section PCF du pays de Morlaix. 

Les cheminots ont accepté la proposition de publier les photos pour le Chiffon Rouge.

Depuis, Ismaël Dupont a reversé 100 € de ses indemnités de conseiller municipal à Morlaix (80€/mois) pour soutenir la caisse de grève des Cheminots et le PCF Finistère a fait un chèque de 150€ pour abonder cette caisse des Cheminots, remis au trésorier de la CGT Cheminots, Jean-Claude Le Fer, ce qui porte à 700€ le soutien aux Grévistes des communistes sur le territoire, sachant que les camarades du PCF à Brest et dans d'autres secteurs du département participent aussi à des collectes. 

Pour la Marche Populaire de ce samedi 26 mai, une caisse de solidarité tournera aussi pour soutenir les Cheminots en grève (plus de 20 jours de grève) pour la défense du service public.   

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:07
Les représentants de quinze associations politiques, syndicales et associatives appellent à la mobilisation, samedi. |

Les représentants de quinze associations politiques, syndicales et associatives appellent à la mobilisation, samedi. |

Une quinzaine d’organisations du pays de Morlaix défileront samedi matin, pour « faire reculer » Emmanuel Macron.

Politiques, syndicales ou associatives, une quinzaine d’organisations du pays de Morlaix (*) participeront à la manifestation du samedi 26 mai, organisée un peu partout en France pour « faire reculer » Emmanuel Macron, annoncent les porte-parole du mouvement morlaisien.

Le départ sera donné à 10 h 30 depuis la gare de Morlaix. Le défilé descendra par la rue Gambetta et fera un tour en ville avant de rejoindre l’entrée du centre hospitalier, rue de Brest.

SNCF, hôpital et migrants

« Nous avons choisi trois points forts : le mouvement de la SNCF, les problèmes hospitaliers, et la question des migrants. »

Des prises de parole auront lieu à la gare, devant la permanence de Sandrine Le Feur, députée LREM, et rue de Brest. La manifestation se terminera par un pique-nique. « Venez aussi avec vos instruments de musique ! »

(*)CGT, FSU, Sud-Solidaires, EELV, Ensemble, France insoumise, Génération. s, NPA, PCF, Comité de défense du centre hospitalier de Morlaix, Comité de chômeurs et Solidaires du pays de Morlaix, Mouvement de la Paix, collectifs stop TAFTA-CETA, Stop Linky.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-maree-populaire-de-la-gare-l-hopital-5781690

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:07
A Morlaix, la Marée Populaire du samedi 26 mai entre la Gare et l'Hôpital à partir de 10h30: Pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité, contre la politique de Macron, soyons nombreux à nous mobiliser!
Pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité

Pour soutenir les cheminots et la SNCF, l'hôpital de Morlaix, une politique d'accueil vis-à-vis des réfugiés

Marée populaire
Samedi 26 mai 
10h30 à la gare de Morlaix

La CGT, la FSU, Sud-Solidaires

EELV, Ensemble, France Insoumise, Génération.s, NPA, PCF

Le Comité de défense du centre hospitalier de Morlaix, le Comité Chômeurs et Solidaires du pays de Morlaix, le Mouvement de la Paix, le collectif stop TAFTA-CETA, Stop Linky

Appellent l'ensemble des citoyens qui veulent combattre la politique de Macron et promouvoir une autre politique, au service de l'égalité, de la justice sociale, de la solidarité, 

A manifester au départ de la gare de Morlaix, à 10h30 

Avec défilé entre 11h et 12h jusqu'à l'hôpital de Morlaix, entrée rue de Brest

En passant par la permanence de la députée En marche

Avec une chaussure droite - hommage aux députés godillots de Macron

Des sous pour la tirelire et la caisse de solidarité des cheminots grévistes 

De la bonne humeur, de la combativité

Des chansons

Des instruments de musique

Pique-nique (non fourni) devant l'hôpital rue de Brest  

PRISES DE PAROLE DEVANT LA GARE DE MORLAIX (CHEMINOTS EN LUTTE ET PRISE DE PAROLE UNITAIRE), LA PERMANENCE DE LA DEPUTEE SANDRINE LE FEUR (DEFENSEURS DU DROIT D'ASILE ET DES DROITS DES MIGRANTS ET REFUGIES, L'ENTREE DE L'HOPITAL RUE DE BREST (COMITE DE DEFENSE DE L'HOPITAL, DIFFERENTES LUTTES). 

 

 

A Morlaix, le PCF a pris l'initiative de proposer aux organisations politiques, syndicales, associatives signataires de l'appel présentes sur le territoire à une réunion de préparation le mardi 22 mai à 17h dans ses locaux. France Insoumise, le NPA, Génération.s, EELV, Ensemble, le PCF, la FSU, SUD, la CGT, le comité Stop-Tafta-Ceta, le Mouvement de la Paix, le Comité de défense du centre hospitalier public de Morlaix étaient représentés à cette réunion unitaire. 

Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité,

Marée populaire le samedi 26 mai

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le  Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l'égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

 

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la financeoù le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

 

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets.

 

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Partout en France organisons le samedi 26 mai une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité. 

 Signataires :

 Alternative et autogestion
 Alternative Libertaire
 APEIS
 ATTAC
 Climat social
 Collectif des Associations Citoyennes
 Collectif National pour les Droits des Femmes
 Collectif La Fête à Macron
 Confédération Générale du Travail
 Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité
 Convergence nationale de défense des services publics
 DIDF
 DIEM25
 Droit au Logement
 Ecologie sociale
 Europe Ecologie Les Verts
 Les Effronté.e.s
 Ensemble !
 Femmes Egalité
 Fondation Copernic
 France Insoumise
 Gauche Démocratique et Sociale
 Génération.s
 MJCF
 Mouvement Ecolo
 Mouvement National des Chômeurs et Précaires
 Nouvelle Donne
 Nouveau Parti Anticapitaliste
 Parti Communiste Français
 Parti de Gauche
 Parti Ouvrier Indépendant Démocratique
 PCOF
 PCRF
 République et Socialisme
 Résistance Sociale
 Snesup-FSU
 Solidaires
 Syndicat des Avocats de France
 Syndicat de la Magistrature
 UEC
 UNEF
 Union Nationale Lycéenne

 

 

 
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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 05:08
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
Jean-Yvon Ollivier défend la ligne un investissement des collectivités et de l'Etat sur la Morlaix-Roscoff - sans quoi elle fermera - et annonce le départ de la Marée Populaire le 26 mai à 10h30 de la Gare de Morlaix

Jean-Yvon Ollivier défend la ligne un investissement des collectivités et de l'Etat sur la Morlaix-Roscoff - sans quoi elle fermera - et annonce le départ de la Marée Populaire le 26 mai à 10h30 de la Gare de Morlaix

Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)

Présent en solidarité avec les Cheminots en lutte, en AG intersyndicale à Morlaix ce matin. 150 à 200 personnes. Une grosse détermination, après le résultat de la consultation interne, favorable aux revendications du mouvement de grève contre les réformes de Macron à 92% avec une participation de 60% des agents. Une grosse victoire pour les défenseurs du service public de la SNCF. Samedi 26 mai, la Marée Populaire sera en Gare de Morlaix de 10h30 à 11h avant de rejoindre l'hôpital et organisera une caisse de solidarité avec les grévistes cheminots. Tous ensemble, on va faire reculer les plans de casse du service public de Macron, Philippe, et Pepy!

En seulement quelques jours plus de 91000 cheminotes et cheminots ( plus de 61% des personnels de l'entreprise ) se sont exprimés par le vote sur la réforme 
94, 97% y sont opposés 
C'est une gifle à Macron , une réponse cinglante à Pepy qui communiquait sur l'adhésion des personnels à cette réforme 
C'est une démonstration de force des organisations syndicales , d'autant que toutes les catégories de personnels ( et notamment les cadres ) se sont massivement exprimés , malgré les entraves de la direction 
La bataille du rail et du service public continue
Voilà voilà

Gare MORLAIX - 23 mai 2018, AG intersyndicale des cheminots de Quimper, Brest, Morlaix, Saint-Brieuc - La grosse détermination et le grand courage des Cheminots en lutte unitaire contre le projet de casse de la SNCF de Macron (photos Ismaël Dupont)
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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 20:20
photo Ouest-France dernière AG des Cheminots reconduisant le mouvement de grève à Quimper

photo Ouest-France dernière AG des Cheminots reconduisant le mouvement de grève à Quimper

Ce Mercredi 23 mai à 11h aura lieu une Assemblée Générale Départementale des Cheminots en lutte consacrée en particulier à la défense des petites lignes ferroviaires de proximité et de la ligne Morlaix-Roscoff. 

Cette AG en Gare de Morlaix est publique. Soyons nombreux à soutenir les cheminots!   

 

Finistère: les cheminots vont défendre les petites lignes (Basile Caillaud, Ouest-France Quimper, 18 mai 2018)

19 ème jour de grève à la SNCF - Gabriel André, le timide devenu meneur de troupes (Basile Caillaud, Ouest-France - 18 mai 2018) - très beau portrait d'un des courageux animateurs du mouvement de résistance des Cheminots en Bretagne

 

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 12:58
photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

Photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

Photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

Photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

Photo Julia Thatje - Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

Photo Ismaël Dupont Brest 22 mai 2018

4000 manifestants ce matin à l'appel de l'intersyndicale à Brest. Une manifestation unitaire qui s'est déroulé dans une bonne ambiance avec un long défilé passant par la sous-préfecture sous un soleil radieux!  

Et à Quimper, au moins 1500 personnes à manifester ce 22 mai. 

photo Marc Corbel

photo Marc Corbel

photo Marc Corbel

photo Marc Corbel

photo C Berardan

photo C Berardan

photo C Berardan

photo C Berardan

photo C Berardan

photo C Berardan

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 16:25
Marché de Morlaix - 2017

Marché de Morlaix - 2017

 

Lors du Conseil Municipal du 15 mai, dont Ronan Tanguy pour le Télégramme a fait un bon compte rendu en deux parties: 

Grand Morlaix, subventions aux associations, politique de redynamisation de l'habitat morlaisien: premiers compte rendus du Conseil Municipal de Morlaix du 15 mai 2018 dans la Presse

Je suis intervenu sur plusieurs sujets: 

1- Première intervention au moment de la prise de connaissance des attributions déléguées du maire: conception du Morlaix Mag

J'ai demandé sur la mise en place de la vidéo-surveillance ou vidéo-protection - par rapport à une ligne "télésurveillance et maintenance alarme intrusion" avait "été faite sans débat en conseil municipal ni délibération spécifique. Cela n'a pas été le cas. La majorité de droite veut installer des cameras vidéo sur les bâtiments publics, mais cela fera l'objet d'un prochain débat spécifique en conseil municipal.  

Sur le nouveau Morlaix Mag, j'ai demandé à Agnès Le Brun pourquoi elle avait fait appel à une agence de communication nantaise pour la création et la maquette plutôt qu'au service communication de la ville ou à une entreprise locale, j'ai fait part de mon sentiment que la nouvelle formule du Morlaix Mag, calquée sur l'esthétique "numérique", n'était pas à mon sens une réussite sur la forme: moins chaleureuse que l'ancienne version, pas toujours très lisible, un peu fouilli, des couleurs un peu tristounettes. Sur le contenu de la page d'expression libre de la majorité, j'ai demandé à Agnès Le Brun qui elle rangeait dans "l'extrême-gauche municipale": Valérie Scattolin et moi, du groupe Front de Gauche, étions sans doute visés par le qualificatif infâmant sous sa plume, mais nous ne nous sentons nullement concernés. Ni le PCF, ni le Front de Gauche, ne font partie de l'extrême-gauche. Nous aspirons à exercer des responsabilités, ce pourquoi d'ailleurs nous avons des élus au Conseil Municipal. Pour ce qui est du PCF, nous ne sommes pas un parti purement contestataire ou d'action directe, nous avons des propositions, un projet constructif sérieux porté par des militants responsables ancrés dans la société, nous avons exercé des responsabilités à plusieurs reprises dans notre pays, nous sommes inséparables de son histoire, nous sommes inséparables de l'histoire de la République Française et de l'histoire politique de cette ville de Morlaix. Nous sommes le cœur de la gauche, son cœur battant, animé par le souci de la rassembler pour servir les intérêts populaires.    

2 - Par rapport à la nomination de Claire Thomas en lieu et place de Jean-Philippe Bapcérès (qui a démissionné pour des raisons professionnelles et personnelles de changement d'activité) et à l'intégration par elle de la commission culture-enseignement, je me suis exprimé aussi en disant: Bienvenue dans une commission qui ne sert souvent pas à grand chose.    

Bienvenue dans une commission où on ne discute pas en amont des projets comme l'implantation d'une maison des associations sur le site de l'ancien hôpital psy (en lieu et place de la MJC?), sur le contenu du projet culturel du Tiers Lieu, sur la réhabilitation du musée, sur la suppression des plats de substitution dans les cantines, autant de sujets qui sont des prérogatives du maire, où l'adjoint à la culture lui-même semble dessaisi, où les membres de la commission, qui ne se réunit pas très souvent (par exemple, pas de réunion de la commission enseignement au moment de la suppression de 3 classes dans les écoles publiques morlaisiennes), sont souvent dessaisis de leur rôle, apprenant les nouvelles de décisions dont on n'avait parfois jamais entendu parler dans la presse.

3- Sur le débat avant le vote du compte administratif 2017 (réalisé):

J'ai mis en avant la baisse importante du produit des impôts et taxes pour la ville de Morlaix (-370 839€) pas seulement imputable à la baisse de 1% du taux de la taxe d'habitation que nous avions soutenu, car même ainsi, les impôts locaux restent plus élevés à Morlaix que dans les communes voisines, et constituent un handicap pour l'attractivité de la ville, mais surtout par une baisse du nombre de contribuables traduisant des dynamiques démographiques inquiétantes que nous avons eu l'occasion de souligner de nombreuses fois - moins 1000 habitants depuis 2014, moins 600 pour Morlaix en 2016 selon l'INSEE, des chiffres que semble contester Agnès Le Brun- et qui appelle, en se garder des explications simplistes et mono-causales, et de tout mettre sur le dos de l'équipe en place, un travail sérieux pour relancer l'attractivité de la ville à Moyen Terme, passant par un boulot et une réflexion sur l'habitat, mais aussi sur d'autres aspects: relations avec les communes voisines, grand Morlaix, qualité des services, vitalité du commerce de proximité, relations aux administrés, aux associations, etc.

J'ai souligné aussi l'impact pour la vie des Morlaisiens et les dépenses de services publics locaux de la prolongation de la politique d'austérité imposée aux collectivités locales: moins 154 000€ de dotations d'Etat cette année pour Morlaix, une baisse qui se cumulent avec les centaines de milliers d'euros de baisse de dotations sur le pouvoir Hollande-Valls des années précédentes, sur lesquelles, évidemment, Macron, qui inspirait cette politique néo-libérale, n'est pas revenu. 

Sur l'intervention d'Alain Tigréat, l'adjoint aux Finances, pour présenter le compte administratif 2017, j'ai corrigé une inexactitude: malgré le soutien financier de la ville de Morlaix à l'EHPAD de la Boissière le temps des travaux pour compenser le "manque à gagner" lié à la réduction du nombre de résidents pouvant être accueillis, les tarifs journaliers et mensuels de l'hébergement en EHPAD de la Boissière ont bien augmenté, à l'inverse des pensions des retraités (1300€ brut en moyenne pour les Français, faut-il le rappeler). 

4- Sur la réhabilitation du Bâtiment "Troisième Lieu" au 9 rue de Paris, avec un appel d'offre lancé par la mairie auprès des architectes pour une étude de maîtrise d'oeuvre  (avec une enveloppe de 120 000€ pour un budget global estimé à ce stade à 800 000€ TTC, contre 600 000€ TTC dans la première version du "projet" présenté en conseil municipal), j'ai souligné le flou persistant et le caractère évolutif (on avait parfois l'impression qu'il se construisait en direct dans le cerveau de Madame le Maire pendant le conseil municipal) du contenu du projet de troisième lieu, en rappelant que l'on soutenait l'achat du bâtiment, qui offre des perspectives réellement intéressantes dans une rue stratégique et en difficulté du centre ville, mais demandons un projet travaillé plus collectivement, avec les associations culturelles (MJC, Moyens du Bord), les jeunes et étudiants, les employés municipaux concernés (Médiathèque), les élus d'opposition, et surtout ceux de la commission culture, complètement évitée jusqu'à présent sur ce dossier. J'ai posé la question de l'avenir de la médiathèque des Ailes du Temps, en rien réglé par l'achat du bâtiment du 9 rue de Paris, qui ne pourra finalement accueillir une médiathèque car il ne remplit pas les normes pour ouvrir à des financements et des subventions, et qui est actuellement victime d'un bâtiment peu attractif, et qui n'est pas aux normes d'accès pour les personnes à mobilité réduite. Pas de réponse d'Agnès Le Brun ou des autres élus de la majorité sur ce sujet. J'ai souligné le manque de clarté et le flou actuel du projet de "troisième lieu", le manque de construction collective et de concertation. J'ai fait part du souhait de jeunes et d'étudiants d'avoir un lieu public agréable au chaud pour travailler le soir, mission que le Troisième Lieu pourrait éventuellement remplir, même si la question du personnel et des coûts de fonctionnement, de la complémentarité avec la Médiathèque et d'autres équipements (MJC) doit être posée.

5 - Sur les attributions de subventions aux associations culturelles et à la vie associative: 

J'ai regretté que pour la deuxième année consécutive il ne soit pas proposé de verser une subvention, dans le cadre de la solidarité internationale, à l'association pour un jumelage Morlaix-Wavel (camp de réfugiés palestiniens au Liban) et au projet humanitaire de l'AFPS Morlaix avec le camp de réfugiés de Jalazone près de Ramallah. Des demandes de subvention ont pourtant été faites. Un soutien, même symbolique, aurait été le bienvenu, tout particulièrement dans un contexte où les conditions de vie des Palestiniens, et tout particulièrement celles des réfugiés, se détériorent très fortement compte tenu de la politique du gouvernement israélien soutenu par les Etats-Unis de Trump.

Sur les subventions dans le domaine de l'enseignement, j'ai regretté une nouvelle fois la décision d'Agnès Le Brun et de George Auregan de ne plus verser de subventions aux FSE des collèges publics, ces 125€ versés auparavant n'étant pas de trop pour soutenir les achats et projets péri-scolaires d'établissements (le Château et Mendès France: plus de 600 élèves) qui font un super travail auprès des jeunes collégiens dans un contexte où nombreux sont ceux qui viennent de familles et de quartiers précarisés, où les aides pour les voyages et autres sont d'autant plus importantes. 

Par rapport aux subventions culturelles, j'ai fait part de ma frustration par rapport à la somme globale allouée qui ne permet pas de soutenir suffisamment des associations qui le mériteraient pourtant en raison du travail accompli par les bénévoles, de la qualité de ce qu'elles proposent (par exemple, les Originales) tout en disant qu'à mon sens, sur ce point de la répartition de l'enveloppe, la commission culture, sous la houlette de George Aurégan, avait travaillé dans un souci d'équilibre et de consensus. 

6- sur les attributions de subventions aux associations sportives: 

Je suis intervenu pour regretter les effets de Yo-Yos ou de montagnes russes dans la variation des subventions d'une année sur l'autre dont étaient victimes des associations comme Oxydroller ou plus encore le Tennis Club Morlaisien dont la subvention est divisée par 2,5, étant à 39% de ce qu'elle était en 2017, et passant de 3356€ à 1314€ avec le risque que cela se répercute sur le coût de l'adhésion annuelle, des cours, de l'accès aux terrains, alors que la pratique du tennis n'est déjà pas un des sports les plus accessibles financièrement à toutes les bourses. Avec l'application des règles de l'OMS, la perte d'adhérents tend à se répercuter dans une perte de subvention, avec des problèmes d'équilibres financiers afférents, de difficultés pour payer les profs, des nécessités parfois d'augmenter le montant de l'adhésion, ce qui ne facilite pas le fait de retrouver plus d'adhérents.

Surtout, je suis intervenu pour soutenir le club de Gym Morlaix Saint-Pol Gymnastique avec une intervention que mon camarade Glenn Le Saout, qui connait bien la vie sportive et associative morlaisienne, a travaillé avec moi pour ce Conseil Municipal:

" Lors de votre proposition d'attribution de subventions aux associations sportives, nous pouvons souligner une légère hausse de l'enveloppe globale.

Mais nous souhaitons attirer votre attention sur quelques soucis. En effet le club de gymnastique va voir ses subventions baisser de 500€ alors que le nombre de licenciés est passé de 370 adhérents à 403 cette année. 

De plus, le Morlaix Saint Pol Gym arrive 48 ème sur 1098 au classement de la Fédération qui se base sur le nombre de licenciés et les performances sportives de ce dernier. Un record pour ce club!

Grâce aux performances sportives ayant mené quelques gymnastes du club au niveau national et donc à une visibilité importante pour la ville, le Morlaix Saint Pol Gym s'est vu recevoir l'organisation de la finale inter-région à Morlaix. Non sans mal les bénévoles du club ont pu dans un professionnalisme certain permettre de placer Morlaix capitale pour un week-end de la gymnastique en région Grand ouest. Une réussite totale pour le club et les commerçants de la ville (hôtels, restaurants).

Il ne faut pas oublier également que le club emploie deux personnes à temps plein. Il ne serait donc pas judicieux de voir 500€ injustement soustrait à ce club. Nous souhaitons donc que la subvention soit revue à la hausse, au moins à la hauteur de ce qu'elle était l'an passé". 

Je suis également intervenu pour rappeler les conditions inacceptables dans lesquelles on avait demandé aux associations qui occupaient le pavillon du Poulliet, là aussi, en dehors de toute information des commissions concernées sur l'usage qu'on voulait faire du bâtiment et qui reste encore à ce jour un mystère, de déménager, dans des locaux inadaptés pour l'UCPM et le club de cyclisme loisirs, l'UCPM se posant désormais la question de son maintien à Morlaix ou de son démanagement dans une commune plus accueillante et le club de cyclisme loisirs du club cyclisme morlaisien envisageant une autre solution de relocalisation: dans un Algeco à Keranroux. On a pas jugé utile de me répondre sur ces points, et sur la destination du Pavillon du Poulliet.  

Pavillon du Poulliet réattribué: l'amertume des cyclistes (Ronan Tanguy, Télégramme, 29 mars 2018)

A Morlaix, pourquoi maltraite t-on autant les associations, Mme Le Brun ?

Opposition municipale: conférence de presse au Pavillon du Pouliet ce mardi 10 avril (Le Télégramme- G. Hameury et Ouest-France - Christine Barresi 11 avril 2018)

 7- Ma dernière intervention a porté sur la motion déposée par la majorité municipale pour la création d'une commune nouvelle du grand Morlaix que nous avons découvert au Conseil Municipal (la motion dit qu'on veut lancer la réflexion sur la constitution d'une commune nouvelle dont Morlaix prendrait l'initiative et lancer une étude avec un cabinet de conseil), motion sur laquelle seuls les 2 élus Front de Gauche, Valérie Scattolin et moi-même, se sont abstenus, à l'inverse de tous les autres élus qui ont voté pour. 

J'ai dit que le contenu de la motion m'apparaissait pertinent sur bien des aspects et que la question d'une fusion de commune pour le grand Morlaix méritait en effet d'être posée, débattue sérieusement, sur la base d'étude d'impacts et d'une prise en compte de tous les aspects. Les dynamiques démographiques et économiques actuelles, le risque de décrochage de Morlaix et de sa région par rapport aux phénomènes de métropolisation, de densification de l'est et du sud de la Bretagne, de fragilisation des villes moyennes avec la politique de l'Etat, justifient bien d'envisager la possibilité d'un regroupement de commune entre Morlaix, Saint-Martin, Plourin, voire Pouigneau, Plouézoc'h, Sainte-Sève. 

Néanmoins, et c'est la raison pour laquelle nous nous sommes abstenus, en dehors du fait que nous n'avons pas encore pris de position dans notre organisation politique sur ce sujet précis, j'ai pointé en même temps une absence regrettable pour ne pas dire scandaleuse dans cette motion, qui ne fait pas référence à une consultation des populations concernés, alors que les élus municipaux actuels n'ont aucun mandat venu de la campagne de 2014 pour dissoudre leur commune ou la fusionner, et qui s'inscrit, même si nous ne sommes pas opposés par principe à la fusion en raison d'arguments pragmatiques, dans un contexte où l'on voudrait faire croire que la France des 36 000 communes seraient archaïque, alors que les communautés d'agglomération ne sont déjà pas gérés très démocratiquement, avec un vrai contrôle et une vraie connaissance des termes des débats des citoyens et que plus les échelons de pouvoir s'exercent sur de larges territoires, plus on éloigne les citoyens des centres de décision, de la proximité de la prise en compte et la réponse aux besoins. J'ai dit mon inquiétude face aux mouvements de constitution de blocs et de fusions de communes un peu partout dans notre secteur: autour de Douarnenez, Quimper, du Cap Sizun, bientôt qu'une seule communauté d'agglo, de Brest et Crozon, de Perros Guirec, avec souvent des décisions qui échappent complètement aux citoyens et qui se font dans un contexte de pression de l'Etat, voire de chantage, de pression sur les maires des petites communes, de restriction des moyens budgétaires, l'intérêt des populations et la vitalité du lien démocratique étant souvent loin d'être les premières portes d'entrée dans ce débat. Par ailleurs, des mutualisations peuvent aussi se faire, notamment dans le cadre de Morlaix-Communauté, sans fusion de communes. J'ai aussi rappelé qu'un des fondements de la politique nationale visant à marginaliser la commune et faire disparaître des milliers de communes était une volonté de baisse de la dépense publique locale liée à une politique néo-libérale, les collectivités locales, pourtant les premiers maillons du lien social et démocratique, étant jugés trop dispendieuses.          

         

 

 

        

 

   

       

Morlaix-St Pol Gymnastique, subventions aux assos, Troisième lieu, grand Morlaix, Morlaix- Mag, budget : Conseil municipal de Morlaix 15 mai 2018: interventions d'Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche d'opposition
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