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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 05:20
Baie des Livres: la 5 ème édition du festival de lecture et littérature jeunesse en pays de Morlaix se prépare (Le Télégramme, 8 février 2016)
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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 07:19
M. HERE Roger Conseiller municipal PCF-Front de Gauche à Plouigneau
Plouigneau le 5 février 2016

Communiqué

Plusieurs Ignaciens se sont émus, à juste titre, à la lecture de la dernière livraison du journal municipal l'Ignacien, distribué dans les boîtes aux lettres en fin de semaine dernière et en début de cette semaine.

Dans un article en rubrique « Société », l'auteur, de la majorité municipale, dans des analyses et commentaires qui n'engagent que lui, fait état qu'une « croissance exponentielle de la population africaine, inéluctable...va entraîner une émigration de plus en plus importante...vers les pays perçus comme les plus favorisés».

Il indique, toujours selon lui, qu'une seule alternative est dès lors possible :

- soit les plus favorisés (nous en France sous-entendu, ndlr) acceptent la situation au risque « d'être sinon totalement envahis tout au moins de subir une immigration massive...quitte à perdre leur propre identité » ;

- soit « la défense de l'identité constitue-t-elle un devoir sacré, au titre de la préservation de l'hérédité, de la descendance, de la culture ? Quitte à condamner à l'errance sinon à la mort, les candidats à l'immigration ? »

Il ajoute ensuite qu'il faut trancher cette question.

En premier lieu poser le problème de la sorte, de façon binaire où il ne nous est présenté qu'une seule alternative comme possible, dans une analyse pseudo scientifique qui n'engage que son auteur, est totalement irrecevable.

Clairement, une telle présentation des problèmes démographiques n'a pour autre but que faire peur. Comme par hasard cette présentation est faite dans un contexte où le problème des migrants, fuyant les guerres, la misère et le chaos, est posé avec une grande acuité (la photo du petit Alan figure d'ailleurs dans l'article de l'Ignacien). En réalité tout ça n'a pour autre but que faire peur, et provoquer des réflexes sécuritaires, identitaires, de relpi sur soi, visant au rejet des populations immigrées dans leur ensemble.

Clairement aussi, ces propos ne peuvent qu'être rapprochés de ceux tenus il y a un an tout juste lors de la cérémonie des vœux par Mme le Maire de Plouigneau quand elle indiquait à propos des événements du 7 janvier 2015 « ...Peut-on faire cohabiter pacifiquement deux populations se comptant par millions d'individus (5 ou 6 pour les uns, 50 à 55 pour les autres) aux pratiques et aux conceptions culturelles si différentes, et parfois si opposées. »

Tout cela participe du rejet de l'autre, de la cristallisation des problèmes autour de la question de l'immigration, favoriser les réflexes xénophobes.

Cela vient alimenter tout ce qui est véhiculé par une droite de plus en plus droitisée et une extrême droite à l'affût, et pour qui, finalement, tout ça est pain bénit.

Au plan national ces expressions réitérées influent aussi sur les positions de plus en plus frileuses de la France, évoluant dans une direction de plus en plus sécuritaire imprimée par notre gouvernement Valls/Macron. En effet, la politique d'immigration et d'asile de Hollande et de Manuel Valls ne diffère pas significativement de celle de Nicolas Sarkozy.

Comment ne pas voir aussi, pour la question des migrants, la responsabilité des gouvernements successifs de la France, et sa part de responsabilité, à travers ses interventions militaires directes, ses ventes d'armes, son soutien à des régimes autoritaires, ses politiques néo-coloniales de domination, dans la déstabilisation de régions musulmanes, arabes et africaines dont viennent une grande partie des réfugiés aujourd'hui. Tout comme l'Union européenne et les États membres devraient s'interroger sur leurs propres responsabilités dans ce qui a conduit ces hommes et ces femmes à fuir leur pays devant la violence et la pauvreté. Il en est ainsi des conflits qui ensanglantent l'Afghanistan, l'Irak, la Libye où l'OTAN, les USA et plusieurs états européens comme la France sont directement impliqués.

La Syrie où, depuis des années, les freins mis à la recherche d'une solution politique, ont conduit à la fuite de centaines de milliers de Syriens qui s'ajoutent aux millions déjà déplacés ou réfugiés dans les pays voisins.

Mais il y a aussi les conséquences des accords de libre-échange entre l'UE et des pays africains qui ont imposé des politiques libérales prédatrices, déstructurant des économies déjà fragiles et poussant à l'exode de populations, notamment jeune et féminine, vers une Europe porteuse d'espoirs

Toutes choses que l'auteur de l'article se garde bien de développer et qui constitue pourtant l'essence des problèmes qui poussent des populations à fuir la misère et la guerre, et toutes politiques qu'il se garde bien de critiquer.

Mais non , l'auteur n'y voit que menaces sur notre identité (Nadine Morano avait parlé de son côté de race blanche).

Mais, au fond, qu'est-ce qu'une identité nationale, sinon le produit de l'apport de toutes celles et de tous ceux qui ont fait l'histoire sociale et économique de notre pays, quelle que soient leurs origines et la couleur de leur peau. Tous, français d’origine ou d’adoption appartiennent à notre identité nationale. Depuis les Celtes, pour ne remonter que jusque là, notre identité s’est en effet forgée de multiples origines, de multiples cultures, de multiples richesses. Pour n'en citer que quelques uns, Manoukian et ses camarades du FTP-MOI, n'ont pas hésité à prendre les armes et à entrer dans la Résistance pour défendre les valeurs d'un pays dont ils n'avaient même pas la nationalité et sont morts sous les balles de l'occupant nazi pour que les français puissent plus tard manger leur pain blanc en toute sérénité (ce pain que viendraient soi-disant manger les immigrés). Beaucoup d'autres, d'origine étrangère, naturalisés ont fait la fierté de notre pays et ont contribué à forger notre identité sociale. Car en fait nous n'avons qu'un dénominateur commun, c’est notre identité humaine. C’est celle-là que nous devons revendiquer.

Roger Héré au Conseil Municipal de Plouigneau, assis au centre avec Dominique Guizien (EELV) à sa gauche: c'était déjà, après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, lors d'une protestation publique contre des propos inspirés des discours anti-immigration et du choc des civilisations tenus par le maire de Plouigneau lors de la cérémonie des vœux de 2015

Roger Héré au Conseil Municipal de Plouigneau, assis au centre avec Dominique Guizien (EELV) à sa gauche: c'était déjà, après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, lors d'une protestation publique contre des propos inspirés des discours anti-immigration et du choc des civilisations tenus par le maire de Plouigneau lors de la cérémonie des vœux de 2015

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 13:44
Plouigneau: le bulletin municipal fait polémique (Marine Wioland, Le Télégramme du samedi 6 février): Roger Héré et des habitants dénoncent les propos anti-immigration de Bernard Le Vaillant
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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 18:18
Photos du rassemblement à Morlaix du vendredi 5 février pour une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun
Photos du rassemblement à Morlaix du vendredi 5 février pour une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun
Photos du rassemblement à Morlaix du vendredi 5 février pour une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun
Photos du rassemblement à Morlaix du vendredi 5 février pour une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun
Photos du rassemblement à Morlaix du vendredi 5 février pour une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun
Photos du rassemblement à Morlaix du vendredi 5 février pour une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun
Photos du rassemblement à Morlaix du vendredi 5 février pour une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun
Sébastien Portier, parent d'élève à Gambetta

Sébastien Portier, parent d'élève à Gambetta

Photos du rassemblement à Morlaix du vendredi 5 février pour une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun
Photos du rassemblement à Morlaix du vendredi 5 février pour une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun
Photos du rassemblement à Morlaix du vendredi 5 février pour une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun

150 à 200 parents, enfants des écoles publiques de Morlaix, et des citoyens indignés que l'on puisse supprimer les alternatives prévues ponctuellement pour les enfants ne mangeant pas de porc et végétariens, et se faire un coup de communication politique au détriment de la qualité des repas des enfants, du caractère accueillant et intégrateur de l'école publique, de la reconnaissance mutuelle de tous les citoyens morlaisiens, dans leur diversité.

Un rassemblement fraternel et joyeux, malgré la colère et l'incompréhension face à la décision autoritaire, sans débat, information préalable ni concertation d'Agnès Le Brun, où tout le monde discutait avec tout le monde, en se promettant de ne pas en rester là.

A la rentrée, nous redonnons rendez-vous aux parents des écoles publiques de Morlaix pour la signature d'une pétition contre cette mesure clivante et purement politicienne qui se fait au préjudice du sentiment des musulmans et des populations issues de l'immigration, mais aussi des végétariens, d'être respectés et reconnus.

Pour rappel, voici le communiqué des 8 élus de l'opposition de gauche (Front de Gauche et Coopérative citoyenne):

Inacceptable: Agnès Le Brun remet en cause de manière autoritaire, sans débat ni concertation, les alternatives aux menus avec porc et avec viande.

La cuisine centrale de Morlaix jusqu'à présent proposait des menus sans porc et des menus végétariens avec des compléments en protéine pour les enfants suivant un régime alimentaire particulier en raison de considérations culturelles, religieuses, de choix familiaux.

Nous apprenons aujourd'hui avec stupéfaction que les écoles de Morlaix (mais non pour l'instant les parents en tant que tels) sont avisés à la veille des vacances d'un passage au Menu Unique à partir du 22 février 2016.

Pourtant, un nouveau règlement des cantines scolaires a été pris effet en janvier 2016, discuté en Conseil Municipal et dans les conseils d'école en décembre.

Au cours de ces débats, à aucun moment les menus de substitution n'ont été remis en cause. Cela ne posait aucun problème à Morlaix: ce n'était pas un enjeu de polémiques.

10% environ des enfants des écoles publiques primaires et maternelles de Morlaix bénéficiaient d'un repas sans porc, avec un choix de substitution une fois par semaine ou tous les quinze jours. Les enfants végétariens avaient eu aussi la possibilité d'avoir une alternative à la viande plus régulièrement.

L'école de la République se doit d'être accueillante pour tous les enfants, toutes les familles, et la laïcité est un principe de neutralité de l'Etat. Cela n'a jamais voulu dire l'installation d'un rapport conflictuel aux religions et à certaines origines culturelles.

Cette décision a été prise sans concertation avec les familles, les conseils d'école, sans discussion en Conseil Municipal ou en Commission d'enseignement. C'est le fait du prince.

Cela nous apparaît aussi et surtout comme un coup politicien très malvenu visant à relancer au plus mauvais moment, alors que l'intolérance et la xénophobie sont grandissants, le pseudo débat sur les menus des cantines à partir d'une conception restrictive et excluante de la laïcité.

L'enjeu à Morlaix, où la diversité culturelle des habitants est une richesse et se vit très bien, est plutôt de continuer à construire une commune et une école pour tous les habitants, en incluant chacun, dans le respect des familles.

Que gagnera Madame Le Maire de Morlaix si dans certaines écoles les parents sont angoissés à l'idée de faire manger leurs enfants à la cantine ou si ces enfants n'ont plus de repas équilibrés?

Si par conséquence les parents préfèrent faire manger leurs enfants à la maison, ces enfants seront privés sur le temps du midi de la camaraderie à l'école et des activités péri-scolaires. Est-ce que cela ne va pas inciter aussi certains parents à envoyer leurs enfants dans des écoles confessionnelles?

Les élus d'opposition au Conseil Municipal de Morlaix (Coopérative citoyenne et Front de Gauche)

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 17:59
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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 07:29

INFORMATION DES PARENTS d'ELEVES DES ECOLES PUBLIQUES: RASSEMBLEMENT DEVANT LA MAIRIE LE VENDREDI 5 FEVRIER à 16H15.

Menu unique:

Face à cette décision, purement politique et clivante, les parents des écoles Morlaisiennes ont prévu un rassemblement

vendredi 5 février à 16h15.

Nous revendiquons une école publique ouverte et républicaine qui respecte la culture de chacun.

Rassemblement ce vendredi 5 février pour des cantines scolaires accueillantes des écoles de Morlaix pour toutes les familles, tous les enfants: 16h15-16h30 devant la mairie de Morlaix!
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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 07:28

Cette semaine, nous avons eu la grande tristesse d'apprendre le décès de Serge Abramovicz, militant de l'AFPS et du Front de Gauche Morlaix, un homme aux grandes qualités humaines, avec beaucoup de chaleur, d'humour, de gentillesse et de joie de vivre.

Il nous manquera.

Serge était le mari de Michèle Abramovicz, conseillère municipale d'opposition à Morlaix et ex co-présidente de l'association Front de Gauche du Pays de Morlaix pendant deux ans et demi.

Les obsèques de Serge auront lieu le vendredi 5 février à 13h30 au crématorium de St Thégonnec.

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 06:52
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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 19:04
Le passage au menu unique pour les enfants des écoles de Morlaix: revue de presse du 4 février 2016
article d'Adeline Bertin  dans le Ouest-France du 4 février 2016

article d'Adeline Bertin dans le Ouest-France du 4 février 2016

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 12:06

Dans le Télégramme du jour, Agnès Le Brun prétend que la décision d'aller au menu unique était prise dès le mois de décembre.

Pourquoi dès lors ne pas l'avoir évoqué en commission enseignement, en conseil municipal quand on a voté sur le changement de règlement des cantines? On aurait pu débattre en toute transparence du bien fondé de ce changement symboliquement important, et important aussi pour la vie quotidienne de beaucoup d'enfants et de familles, opéré alors qu'il n'y avait pas de polémiques ni de problèmes autour des menus scolaires à Morlaix.

Mme Le Brun prétend que cette décision est liée à une lutte contre le gaspillage alimentaire et pour une meilleure qualité nutritionnelle des repas.

Pourtant son résultat évident, c'est que de la viande sera sans doute jetée (à moins d'en commander moins et d'anticiper que certains enfants auront des repas réduits et sans la même qualité nutritive) et que des enfants ne mangeront pas tout à fait à leur faim certains midis ou mangeront peu certains repas, avec pourtant le même tarif pour les familles (en fonction du quotient familial).

Ce passage au Menu unique n'a pas été décidée dans le cadre démocratique de la commission enseignement ( ne n'est d'ailleurs que de la démocratie représentative, bien entendu dans le plein sens du terme, où l'opposition peut avoir accès à l'information et dire son mot): dire qu'il n'y a pas d'élu d'opposition dans la "commission menu", cela peut laisser entendre qu'on n'a pas souhaité y participer et que cette commission existe vraiment, avec plusieurs élus et des vrais échanges.

Il est permis d'en douter.

Quant à ce qu'elle dit du rôle des conseils d'école: donner son avis sur ce qui est décidé après coup, proposer, mais non "des instances que l'on consulte avant de décider", c'est une conception de la vie démocratique communale qui n'est clairement pas la nôtre.

Nous avons une vraie incompréhension, partagée avec beaucoup de parents d'élèves, par rapport au contenu et à la manière de prendre la décision sans aucun débat, réflexion collective avec l'opposition, les familles, les représentants de parents, en commission ou en Conseil Municipal.

On nous dit que cette décision a été prise en Bureau Municipal en lien avec les préconisations ou orientations de l'AMF (voire annexe), mais l'AMF est une association d'élus qui n'a pas de pouvoir de prescription et elle ne condamne pas en tant que telle la diversité des plats proposés et l'adaptation aux habitudes alimentaires des enfants. Certes, on peut dire que les enfants qui mangent un peu moins un jour par semaine ne vont pas en mourir (pour les enfants végétariens, ils mangeront moins chaque jour s'ils restent déjeuner à la cantine): mais est-ce que l'on veut apporter un repas équilibré à tous, c'est la question.

Certains vont nous dire, quand ils expriment le fond de leur pensée, que la France a une histoire, des traditions et une culture "judéo-chrétienne" qui justifient que les modes de vie et les habitudes alimentaires de la majorité soient imposés à tous.

Contradictoirement, on s'appuie sur le principe de la laïcité, définie de manière réductrice non comme neutralité de l'Etat garant de la liberté, de l'égalité de droits des citoyens, et du vivre ensemble, comme "tout le monde s'adapte à des normes communes uniques" et on ne fait pas d'exception ou de "préférence" pour telle ou telle culture.

Le choix de la municipalité est donc clairement politique et inspirée par une conception très droitière et peu consistante à mon avis de la laïcité, et peut-être aussi interprété comme une posture politicienne et un appel du pied à un certain électorat séduit par la thématique du "Français "de souche", maître chez toi".

Ismaël Dupont

Annexe:

" Vade-Mecum de la Laïcité de l'AMF Novembre 2015:

" LA RESTAURATION SCOLAIRE

Rappel du contexte.

La restauration scolaire constitue un service public facultatif et non un service public obligatoire. L’organisation de ce service, et en particulier le règlement intérieur, dont l’élaboration est fortement conseillée, est de la compétence du conseil municipal qui doit prendre une délibération sur ce sujet.

Rappel des principes et du droit La circulaire du ministère de l’Intérieur rappelle les règles suivantes :

• la neutralité des services publics implique que la prise en compte des différences de situation, fondées sur les convictions religieuses, ne peut remettre en cause le fonctionnement normal du service (Conseil d’État) ;

• les usagers du service public ne peuvent exiger une adaptation du fonctionnement d’un service public ou d’un équipement public. Cependant, le service s’efforce de prendre en compte les convictions des usagers dans le respect des règles auquel il est soumis et de son bon fonctionnement (circulaire du Premier ministre relative à la charte de la laïcité dans les services publics) ;

• les collectivités locales disposent d’une grande liberté dans l’établissement des menus et le fait de prévoir des menus en raison de pratiques confessionnelles ne constitue ni un droit pour les usagers ni une obligation pour les collectivités (tribunal administratif de Marseille du 1er octobre) ; • la circonstance qu’une commune serve du poisson le vendredi dans ses cantines scolaires mais refuse de tenir compte des prescriptions alimentaires en vigueur dans les autres cultes ne constituait pas une atteinte aux droits fondamentaux. « Les dispositions relatives aux menus qui ne font référence à aucun interdit alimentaire ne présentent pas un caractère discriminatoire en fonction de la religion des enfants ou de leurs parents » (Conseil d’État) ;

• la possible fourniture de panier-repas aux enfants par leurs parents, telle que prévue dans le cadre du protocole d’accueil individualisé (PAI), ne peut pas être justifiée au regard des croyances religieuses des enfants et de leurs familles. Elle est réservée à l’accueil des enfants atteints de troubles de la santé, justifiés par certificat médical. Le Défenseur des droits, dans son rapport a rappelé également ces principes et préconisé aux mairies qui souhaitent s’en tenir au principe de neutralité religieuse en matière de repas scolaires d’en informer les parents lors de l’inscription à la cantine, considérant que les menus affichés à l’avance doivent permettre aux parents de prévoir les jours de présence de leur enfant.

L’AMF rappelle que l’obligation alimentaire incombe aux familles et non aux communes.

La restauration scolaire, lorsqu’une commune a fait le choix de la mettre en place, répond aux impératifs suivants :

• assurer aux enfants de pouvoir manger, et « bien manger » (d’un point de vue nutritionnel), le midi, au cours d’une pause agréable et conviviale ;

• appliquer la réglementation relative à la qualité nutritionnelle des repas qui vise à limiter le service des plats les plus gras et sucrés, aucun aliment spécifique ne devant donc être cité ;

• faire l’apprentissage du goût et de la diversité des saveurs. Il appartient donc aux parents d’inscrire ou non leur(s) enfant(s) à la cantine en ayant connaissance des menus qui y seraient servis et des règles prévues dans le règlement intérieur.

Les familles doivent s’adapter aux règles de l’école républicaine laïque et non l’inverse.

Pour l’AMF, il n’est pas acceptable de proposer des « menus confessionnels » et il est contraire aux règles laïques de déterminer les menus en fonction de motifs religieux ou philosophiques. Ainsi, il serait contraire au principe de laïcité d’exclure un aliment ou un type d’aliment pour répondre à des prescriptions religieuses ou philosophiques comme il le serait d’ailleurs également de proposer systématiquement cet aliment ou ce type d’aliment.

En ce sens, l’utilisation du terme même de « menu de substitution » est impropre. Les paniers repas ne peuvent, quant à eux, être envisagés que pour des raisons médicales justifiées, dans le cadre du projet d’accueil individualisé (PAI). Il n’est pas non plus envisageable d’obliger les communes (ou EPCI) à prévoir obligatoirement un menu végétarien.

Dans les faits, la diversification des menus ou le choix offert aux enfants dans certaines cantines scolaires permet de leur assurer un repas équilibré sans contrevenir aux règles de la laïcité. Lorsque le choix n’existe pas, les personnels chargés de la restauration scolaire apportent toujours une attention particulière à compenser par d’autres aliments ceux que les enfants n’auraient pas choisis, et ce, pour quelque motif que ce soit, religieux ou pas" .

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