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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 08:01
Erdogan prêt à envahir le Kurdistan syrien? (L'Humanité, samedi 20 janvier)

Ce samedi 20 janvier, l'armée turque a annoncé avoir mené une nouvelle offensive contre des Unités de protection du peuple (YPG) dans le nord de la Syrie, alors qu'une offensive terrestre semble imminente. 

Les forces armées turques ont affirmé avoir frappé des positions des YPG en riposte à des tirs dans la région syrienne d'Afrine, contrôlée par cette milice kurde . Des frappes similaires avaient déjà eu lieu vendredi, ont-elles confirmé.
Les raisons de l’emballement turc viennent notamment de la décision américaine, dimanche 14 janvier, d’entraîner et d’équiper une force de 30?000 hommes en Syrie, dont les membres seraient majoritairement affiliés à l’YPG, les forces kurdes de Syrie, principal partenaire de la coalition internationale dans la lutte contre l’État Islamique mais qu’Ankara considère comme des terroristes affiliés au PKK. 
 

Menaces

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé à plusieurs reprises ces derniers jours de lancer une opération militaire terrestre conjointe avec des rebelles syriens pro-Ankara pour chasser les YPG du secteur d'Afrine. Ankara accuse les YPG d'être la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une rébellion dans le sud-est de la Turquie depuis plus de trente ans et est considéré par Ankara et ses alliés occidentaux comme une organisation terroriste.
Mais les YPG ont aussi été un allié incontournable des Etats-Unis, partenaires de la Turquie au sein de l'Otan, dans la guerre contre le groupe Etat islamique (EI). Elles ont joué un rôle majeur dans l'éviction des jihadistes de tous leurs principaux fiefs de Syrie ces dernières années. Le ministre turc de la Défense, Nurettin Canikli, a estimé vendredi que l'opération militaire avait « de facto commencé », mais a confirmé que les troupes au sol n'étaient pas encore entrées en territoire syrien.

Pas d'offensive sans l'accord des Russes

Les analystes estiment qu'aucune offensive majeure ne peut raisonnablement être lancée en Syrie sans l'accord de la Russie, présente militairement dans la région et qui entretient de bonnes relations avec les YPG. Le chef de l'armée turque, le général Hulusi Akar, et celui des services de renseignement Hakan Fridan se sont rendus à Moscou jeudi pour des entretiens au sujet de la Syrie avec leurs homologues russes.

Un risque d'embrasement en Turquie

Un assaut turc contre l’YPG risque aussi de provoquer la révolte des Kurdes de Turquie, solidaires dans leur grande majorité des Kurdes syriens. “Vous pensez ne faire qu’une bouchée d’Afrin, mais vous vous y casserez les dents. La population locale ne se soumettra jamais à votre force, elle résistera et elle finira par vaincre”, prédit le journal prokurde Özgürlükcü Politika, régulièrement interdit par les autorités.
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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 08:00
Liban: le calvaire des réfugiés syriens (Le Télégramme, Thomas Abgrall, 21 janvier 2018)

Certains réfugiés syriens passent leur sixième hiver au Liban. Depuis leur arrivée au pays du Cèdre, en 2012, leur situation n'a fait qu'empirer. Sans, pour l'instant, d'espoir de retour dans leur pays. 

De notre envoyé spécial. « Regardez dans quel endroit on vit, tout est sale ici ! », lance Amina, le visage cerclé d'un voile blanc, recouvert par une ample capuche de survêtement gris. Son regard perçant balaie ce qu'il reste encore du camp de tentes de Delhamiyeh, dans la plaine de la Bekaa, non loin de la frontière syrienne. Des briques de parpaing jonchent le sol boueux, au milieu de tuyaux en plastique, de cabines de toilettes en tôle défoncée, de vieux pneus. Le chaos au milieu des champs de culture d'oignon et de persil, avec, à l'horizon, les crêtes enneigées de la chaîne de l'Anti-Liban. Amina, mère de trois enfants, est sur le point d'être évacuée du camp qui comptait encore plusieurs centaines de réfugiés syriens, il y a un mois. « L'armée libanaise nous a prévenus à la mi-décembre que nous devions partir. Le soir de Noël, ils sont venus déloger de force des dizaines de personnes », raconte-t-elle en versant quelques brindilles dans un feu de camp. Il ne reste plus qu'une dizaine de tentes. Le motif invoqué par l'armée libanaise : tous les camps informels se situant dans un rayon de six à neuf kilomètres autour de la base aérienne de Riyak doivent être vidés pour « raisons de sécurité ». Pour Amina, c'est un prétexte. « Les autorités libanaises font tout pour nous faire repartir en Syrie. En six ans, nous avons été déplacés quatre fois. Nous sommes fatigués. »

« Nous restons ici pour nos hommes »


 

 

L'évacuation d'une dizaine de camps autour de Riyak a débuté en avril dernier. C'est le premier grand déplacement de masse de réfugiés au Liban. Selon le Haut-commissariat aux Nations unies pour les réfugiés (HCR), il a concerné près de 13.000 personnes. La maman de 32 ans rêve de retourner en Syrie, « plus belle que la France », mais ne partira pas du Liban tant que Bachar al-Assad restera au pouvoir. « Nous restons ici car nous avons peur pour nos hommes. Ils n'ont pas fait leur service militaire et iraient immédiatement en prison à leur retour. Même les plus vieux n'osent pas rentrer, de peur qu'on les utilise comme monnaie d'échange. » Toutes les familles du camp sont originaires de Homs ou de sa banlieue. Ironie du sort, une route nationale située à quelques centaines de mètres du camp mène directement à la « capitale de la révolution syrienne ». « La situation n'est pas encore revenue à la normale là-bas. Nos proches, restés sur place, parlent encore de bombardements, d'arrestations », explique une autre femme qui fait flamber une grosse pomme de terre sur les braises.

Moins de trois dollars par jour


« Le mois de septembre dernier a été le plus meurtrier depuis le début du conflit en Syrie. Seulement 10.000 réfugiés sur un million enregistrés au Liban sont retournés dans leur pays », affirme Lisa Abou Khaled, responsable de la communication au HCR. Tenter la traversée vers l'Europe ? Ils n'y pensent même pas. « Nous n'avons même pas les moyens de payer un loyer de 300 euros par mois, alors où trouver l'argent pour payer des passeurs avec tous nos enfants ? », s'esclaffe Karim, un jeune homme âgé de 22 ans, qui s'est joint à la discussion. Alors, ils sont coincés là, au Liban, à tuer le temps entre cafés, pauses « Cedars » (les cigarettes libanaises bon marché »), vivant de peu. Les hommes, pour la plupart, ne travaillent pas, ou bien au noir pour de petits salaires, car ils sont à 70 % sans papiers au pays du Cèdre. Depuis janvier 2015, le gouvernement libanais exige en effet que chaque réfugié de plus de 15 ans paye 200 dollars par an pour un permis de résidence. Une somme rédhibitoire. Et ceux qui veulent travailler doivent renoncer aux aides des Nations unies et se faire parrainer par un garant libanais (« kafeel »), souvent moyennant une somme importante. Les Syriens ne peuvent, de toute façon, travailler que dans trois secteurs : l'agriculture, la construction et le gardiennage. Ils restent cantonnés dans les camps pour éviter les check-points. « Il y a trois barrages militaires autour du camp. Si on est arrêté, on risque la prison, et on ne peut être libéré qu'en régularisant sa situation », explique Omar, un jeune père de famille, qui sirote du maté sur le seuil de sa tente reposant sur une fragile charpente en bois. Les réfugiés vivent surtout grâce à l'aide alimentaire de 27 dollars par personne et par mois du Programme alimentaire mondial et à quelques subsides temporaires du HCR ou d'associations caritatives. En décembre 2017, une étude publiée par les Nations unies a révélé que 58 % des réfugiés syriens au Liban résidaient dans une situation d'« extrême pauvreté », soit avec moins de 2,87 dollars par jour.
 

L'équivalent de 25 % de la population libanaise

Fin décembre 2017, le nombre de réfugiés syriens enregistrés par l'Onu au Liban est pour la première fois, descendu en dessous de la barre du million, une bonne partie d'entre eux ayant émigré vers l'Europe ou en Turquie. Le gouvernement libanais évalue, lui, leur nombre à 1,5 million, représentant environ 25 % de la population libanaise. Mais c'est la Turquie qui accueille le plus de Syriens avec près de 3,5 millions de réfugiés enregistrés. Après le Liban, la Jordanie est le troisième pays d'accueil, avec 655.000 personnes enregistrées. Au Liban, on les considère comme des « déplacés » car le pays n'est pas signataire de la Convention de 1951 relative au statut de réfugié. Si leur niveau de pauvreté a augmenté en 2017, cela s'explique notamment par la baisse de l'aide internationale. Les promesses de financement de la communauté internationale aux Nations unies, budgétées à hauteur de 450 millions de dollars pour 2017, n'ont été honorées qu'à hauteur de 56 %, compromettant jusqu'au dernier moment les aides d'urgence prévues pour aider 800.000 réfugiés à passer l'hiver. « Nous n'avons pas eu d'autre choix que de diminuer nos aides en cash aux familles », explique Lisa Bou Khaled, du HCR. La moitié environ des jeunes Syriens au Liban ne va pas à l'école, mais l'année 2017 a vu augmenter de près de 20 % le nombre d'enfants de 6 à 14 ans scolarisés. Un point positif dans la grisaille ambiante.


 

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 07:20
Mobilisation pour la libération d'Ahed Tamimi, qui aura 17 ans le 31 janvier, et risque 10 ans de prison pour avoir donné une baffe à un militaire israélien alors que ceux-ci venaient de tirer sur son cousin (AFPS)

Le 31 janvier Ahed Tamimi aura 17 ans.
C’est ce jour que le procureur militaire a choisi pour la convoquer pour la 5ème fois devant la cour militaire israélienne.
Certainement pas le meilleur contexte pour une jeune femme de 17 ans pour faire la fête.
Nous lançons donc un appel à lui envoyer des cartes d’anniversaire dans sa prison pour lui apporter soutien et solidarité.
Vous pouvez écrire à votre gré ou joindre le texte que nous vous proposons : de préférence en Anglais [1] ou en Arabe [2]

Envoyez vos cartes à cette adresse : 
Ahed Tamimi
HaSharon prison
Ben Yehuda, P.O. Box 7
40 330 Israel

Tarif du timbre : 1,30 euros

Demandons au gouvernement français d’exiger la libération immédiate de Ahed Tamimi !

Dans le cadre de la semaine internationale d’action lancée par Samidoun (du 10 au 20 janvier), écrivez au MEAE et à la Présidence :

Modèle de message :

Monsieur le Président / Monsieur le Ministre des affaires étrangères,
Vous connaissez la situation de Ahed Tamimi.
Voilà un mois que cette mineure est enfermée dans les prisons israéliennes au mépris du droit international.
Je vous demande de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour exiger de l’État israélien qu’il libère Ahed Tamimi et tous les enfants palestiniens détenus dans leurs prisons au mépris du droit international.
Signature

Affiche de la "street artist" Zola

>>Signez la pétition

[1Dear Ahed,
The 31st of January is your birthday : a special day that you should be spending with your family and friends.
But the occupiers decided otherwise : they are keeping you in prison and have chosen that day to bring you before the military court.
We are disgusted by what is being inflicted upon you, your family, Palestinian children, and all the Palestinian political prisoners who are fighting the occupation.
In solidarity with your fight for freedom,
Free Palestine !
Signature

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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 09:05

Alors que les migrants continuent à tenter d’atteindre l’Europe et que les drames se succèdent en Méditerranée, les Etats Européens, dont la France, ne parlent que de fermeture des frontières, de contrôle et de « trié. Trous eurodéputé-e-s s’en insurgent. Avec Eva JOLY (Verts – ALE), Christine REVAUKT (S et D) et Patrick LE HYARIC (GUE – GNV)

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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 07:01
L'honneur est sauf et les lobbies n'ont pas triomphé: le Parlement européen vote l'interdiction de la pêche électrique le mardi 16 janvier 2018

Des député.e.s européens Verts ( Verts-ALE ), ceux de la Gauche unitaire européenne ( GUE-GVN ) dont font partie les trois députés européens communistes ou Front de Gauche, Patrick Le Hyaric, Marie-Pierre Vieu, Marie-Christine Vergiat, et certains député.e.s socialistes, notamment français.e.s, avaient enfoncé le clou, exigeant des explications de la Commission européenne, accusé d’être allée à l’encontre de ce rapport, et peut-être même d’en avoir sciemment caché les conclusions. Ce dernier épisode, mettant en cause la bonne foi de la Commission européenne dans le dossier de la pêche électrique, a sans doute dû peser lourd dans le choix des députés européens au moment du vote. Il reste maintenant à savoir comment la Commission européenne va tenir compte de ce vote du Parlement. Les députés, y compris les députés français de droite, ont promis de veiller à l’application effective de l’interdiction de la pêche électrique en Europe.

 

Le Parlement européen vote l’interdiction de la pêche électrique
JEAN-JACQUES RÉGIBIER
MARDI, 16 JANVIER, 2018
HUMANITE.FR
Par 402 voix pour, 232 contre et 40 abstentions, les députés européens ont voté « l’amendement 303 » interdisant la pêche électrique dans les eaux européennes

Les députés européens ont voté ce midi à une large majorité un amendement interdisant la pêche électrique dans les eaux européennes.

Ce matin (mardi 16 janvier), le résultat était encore loin d’être acquis, malgré une forte mobilisation au cours des derniers jours des ONG et des députés européens opposés à la pêche électrique. Le vote qui s’est déroulé vers 13h au Parlement européen, a permis de lever tous les doutes.

Par 402 voix pour, 232 contre et 40 abstentions, les députés européens ont voté « l’amendement 303 » interdisant la pêche électrique dans les eaux européennes. Une victoire saluée par tous ceux qui ont activement milité pour l’interdiction de cette pratique halieutique destructrice de la ressource et des fonds marins, tout particulièrement les Verts et la Gauche unitaire européenne, ainsi que certains socialistes et des députés libéraux et de droite.

L’écologiste Yannick Jadot (Verts-ALE) souligne l’importance qu’a eue la mobilisation citoyenne très large, impliquant les ONG et des associations, les pêcheurs artisanaux, les scientifiques, une partie de la grande distribution ainsi que des chefs de cuisine, pour aboutir à ce vote. « Une très belle victoire, » se réjouit-il, « contre une pêche terriblement néfaste, une véritable arme de prédation massive. » Même réaction du côté de la Gauche unitaire européenne. Même réaction pour Younous Omarjee (GUE-GVN), qui s’est particulièrement impliqué contre la pêche électrique, et parle d’« un vote historique et d’une « immense victoire, » qu’il attribue également à la large mobilisation citoyenne. Même si tous les doutes ne sont pas levés sur le devenir à terme de ce mode de pêche, tous les défenseurs de l’environnement et d’une pêche plus respectueuse de la ressource, ont poussé ce matin un ouf ! de soulagement.

Des dérogations illégales

La pêche électrique est interdite en Europe depuis 1998, comme elle l’est dans les autres continents, mais des dérogations avaient été accordées depuis 2006, autorisant la pêche électrique à des fins scientifiques, sans que ce mode de capture puisse cependant dépasser les 5% de l’ensemble des pêches pratiquées en Europe. Mais les pêcheurs des Pays-Bas s’étaient engouffrés dans la brèche, dépassant largement les quotas autorisés, puisque 28% de la flotte néerlandaise pratiquerait actuellement la pêche électrique. L’Union européenne, allant elle-même au delà de ses propres recommandations, aurait accordé 87 licences aux Pays-Bas pour ce type de pratique, sous la pression des lobbies néerlandais, selon les opposants à ce mode de pêche. Ceux-ci ont fait valoir, tout au long du débat animé qui a précédé le vote du Parlement européen, et études à l’appui, que la pêche électrique ravage les fonds marins, détruisant les écosystèmes et les zones de reproduction. Ils ont également dénoncé les conséquences sociales de cette pratique halieutique, qui défavoriserait les pêcheurs au chalut traditionnel, fileyeurs et petits pêcheurs côtiers. Les représentants des pêcheurs du Boulonnais et du Dunkerquois ont pu témoigner de la baisse drastique de leurs prises, suite à l’accroissement de la pêche électrique par les bateaux néerlandais, dans leurs zones de pêche, au sud de la Mer du Nord.

Les défenseurs du projet avaient mis en avant l’efficacité supérieure de ce procédé de pêche qui rapporterait 4 à 5 fois plus de poissons que la pêche classique au chalut, permettant également d’économiser du carburant pour les navires qui, sortant moins longtemps et consomment moins d’énergie.

Le débat technique sur les dégâts produits par ce type de pêche est monté d’un cran il y a quelques jours quand Bloom, une ONG spécialisée dans les questions halieutiques, a révélé que la Commission européenne n’avait pas tenu compte d’un long rapport d’expert de 2006 qu’elle avait elle-même commandée, et qui était défavorable à la pêche électrique. Les experts scientifiques de l’UE mettaient en garde « contre les problèmes qui devraient être résolus pour accorder des dérogations, » ce qui n’a jamais été fait. Des député.e.s européens Verts ( Verts-ALE ), ceux de la Gauche unitaire européenne ( GUE-GVN ) et certains député.e.s socialistes, notamment français.e.s, avaient enfoncé le clou, exigeant des explications de la Commission européenne, accusé d’être allée à l’encontre de ce rapport, et peut-être même d’en avoir sciemment caché les conclusions. Ce dernier épisode, mettant en cause la bonne foi de la Commission européenne dans le dossier de la pêche électrique, a sans doute dû peser lourd dans le choix des députés européens au moment du vote. Il reste maintenant à savoir comment la Commission européenne va tenir compte de ce vote du Parlement. Les députés, y compris les députés français de droite, ont promis de veiller à l’application effective de l’interdiction de la pêche électrique en Europe.

Lire aussi :

Le communiqué du Parlement européen

L’Union européenne face au côté obscur de sa flotte

Notre entretien avec Claire Nouvian directrice de l'association Bloom

Pêche électrique : l’UE à contre-courant

Peche-electrique-technique-innovante-ou-a-des-fins-industrielles ?

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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 08:33

Le PCF soutient l'AFPS et les organisations des droits humains, visées par l'extrême droite israélienne
Le gouvernement israélien vient de publier une liste de 20 organisations dont les membres seront désormais interdits d'entrée en Israël au nom de leur participation à la campagne internationale et non violente BDS (Boycott, désinvestissement, sanction). Cette mesure s'ajoute à la longue liste des décisions et lois liberticides et autoritaires que le gouvernement d’extrême droite de Netanyahu adopte à marche forcée ciblant aussi les organisations israéliennes.
Ces attaques contre les ONG visent à empêcher la solidarité internationale en isolant les associations palestiniennes puisqu'il est impossible d'aller en Cisjordanie sans passer par Tel Aviv et aggraver l'isolement de Gaza où cela fait longtemps qu'il est extrêmement difficile de se rendre. Au premier rang des associations visées par cette loi, Jewish Voices for Peace, American Friends Service Committee et, en France, l'AFPS (Association France Palestine Solidarité) dont l'engagement pour la paix n'est plus à démontrer, ou encore BDS France.

Le PCF condamne la décision du gouvernement israélien et tient à manifester son soutien à l'ensemble de ces organisations qui agissent toutes dans le respect du droit international et des droits humains. Ces attaques sont une honte pour un pays qui se prétend démocratique et nous demandons au gouvernement français et au président Macron de soutenir les associations françaises citées dans cette liste, d'intervenir et de condamner publiquement la démarche conduite par B. Netanyahu.

Parti communiste français,

Paris, le 12 janvier

Le PCF soutient l'AFPS et les organisations des droits humains, visées par l'extrême droite israélienne
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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 08:28
Trump: l'abjection faite homme
Déluge de condamnations après les propos "racistes" de Trump
LORENZO CLÉMENT AVEC AFP
SAMEDI, 13 JANVIER, 2018
HUMANITE

Les ambassadeurs de 54 pays africains à l'ONU ont exigé vendredi, dans un communiqué au langage très fort, "rétractations" et "excuses" au président américain Donald Trump après ses propos rapportés la veille sur l'immigration en provenance de "pays de merde".

"Racistes", "abjects" et "blessants", les propos de Donald Trump sur l'immigration en provenance de "pays de merde" ont provoqué un torrent d'indignation à travers le monde qui ne tarissait pas dans la nuit de vendredi à samedi, l'Afrique entière réclamant des excuses. D'une même voix, dans un langage d'une rare dureté, les 54 ambassadeurs du groupe africain à l'ONU ont exigé une "rétractation" au président américain, condamnant des "remarques scandaleuses, racistes et xénophobes". Ils se sont dit préoccupés par la tendance "grandissante" de l'administration Trump "à dénigrer le continent, et les gens de couleur".
Le Sénégal et le Bostwana ont convoqué chacun l'ambassadeur américain. Le gouvernement haïtien a lui dénoncé des propos "odieux et abjects" qui, s'ils étaient avérés, seraient à tous égards "inacceptables car ils reflèteraient une vision simpliste et raciste".
Comme souvent, c'est via Twitter que le président américain a réagi à cette nouvelle polémique qu'il a lui-même suscitée et qui le met en difficulté au moment où il tente de trouver un compromis au Congrès sur le dossier sensible de l'immigration. "Le langage que j'ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés", a affirmé le milliardaire dans une formule alambiquée.
Quelques minutes plus tard, le sénateur démocrate Dick Durbin, présent lors de la réunion, assurait pourtant que le président avait bien utilisé "plusieurs fois" l'expression injurieuse. "Les mots utilisés par le président tels qu'ils m'ont été rapportés directement par ceux qui ont participé à la rencontre n'étaient pas "durs", ils étaient abjects et répugnants", a ajouté en écho le sénateur républicain Jeff Flake, un conservateur opposé à Donald Trump.
Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison Blanche n'avait pas contesté ou démenti, se bornant à souligner que M. Trump se battrait "toujours pour le peuple américain".
Au coeur des débats de la réunion désormais célèbre de jeudi à la Maison Blanche: la régularisation de centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux Etats-Unis, et dont le statut temporaire accordé sous Barack Obama a été supprimé en septembre. Quand  Donald Trump a abrogé le programme Daca, qui a permis à 690.000 jeunes sans-papiers de travailler et d'étudier en toute légalité, il avait donné jusqu'à mars au Congrès pour trouver une solution pérenne pour ces clandestins connus sous le nom de "Dreamers" (Rêveurs). Mais il a lié toute régularisation à son projet de mur à la frontière avec le Mexique, auquel les démocrates se sont jusqu'à présent opposés fermement.
Outre la réalisation de cette promesse de campagne, M. Trump exige aussi la suppression de la loterie annuelle de cartes vertes et une réforme de l'immigration légale pour réduire le rapprochement familial.
 
"Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ?", a demandé le président Trump lors des discussions jeudi, selon le Washington Post, qui cite plusieurs sources anonymes.
 
Selon elles, M. Trump faisait référence à des pays d'Afrique ainsi qu'à Haïti et au Salvador, expliquant que les Etats-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège. "Pourquoi avons-nous besoin de plus d'Haïtiens ?", aurait encore demandé le président. Vendredi, il a tenté de donner une version différente de ses propos. "Je n'ai jamais dit quelque chose d'insultant sur les Haïtiens outre le fait que, et c'est une évidence, Haïti était un pays très pauvre et en difficulté", a-t-il lancé. Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés a déploré des propos "racistes", "choquants et honteux". L'ancien vice-président démocrate Joe Biden a lui aussi donné de la voix. "Ce n'est pas comme cela qu'un président devrait parler et se comporter. Mais surtout, ce n'est pas comme cela qu'un président devrait penser". En Amérique latine, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a appelé à la solidarité avec les pays "agressés" par Donald Trump. Cuba a condamné vendredi les déclarations "racistes, dénigrantes et grossières" du président américain Donald Trump, après ses propos rapportés la veille sur l'immigration en provenance de "pays de merde". L'île "condamne fermement les déclarations racistes, dénigrantes et grossières des Etats-Unis sur Haïti, le Salvador, les états africains et les autres continents", a déclaré lors d'un journal télévisé le ministère cubain des Affaires étrangères. "Ces déclarations pleines de haine et de mépris suscitent l'indignation du peuple cubain", a-t-il ajouté, rappelant notamment l'importance du rôle joué par les Africains et les Haïtiens dans l'histoire de Cuba.
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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 16:24



Fondation Gabriel          Péri 

 

Toutes les nouveautés (initiatives, publications, notes en lignes, vidéos...) sur le site : www.gabrielperi.fr

 

Toute l'équipe de la Fondation Gabriel Péri vous présente ses meilleurs vœux pour 2018 !

INVITATION

 
Séminaire : Construire la paix, déconstruire la guerre

 

 
Pour la première audition de l'année 2018, la fondation a le plaisir de recevoir :

Jean-Paul Chagnollaud, président de l’Institut de recherches et d’études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMo),
sur le thème : « Justice pénale et justice transitionnelle comme conditions de la paix ».

Jeudi 25 janvier de 18h à 20h 
Tour Essor
14 rue Scandicci - 93500 Pantin 
M° Hoche ou Porte de Pantin
T3b Delphine Seyrig
Plan d'accès

Merci de confirmer votre présence par mail à inscription@gabrielperi.fr

Professeur émérite des universités, ancien doyen de l'UFR de droit de l'université de Cergy-Pontoise, Jean-Paul Chagnollaud est professeur de sciences politiques et spécialiste de la question palestinienne. Rédacteur en chef de la revue Confluences Méditerranée et directeur de la collection "Comprendre le Moyen-Orient" chez L'Harmattan, il est  également l'auteur de nombreux ouvrages dont Quelques idées simples sur l'Orient compliqué (Ellipses, juin 2008), Palestine, la dépossession d'un territoire, avec Pierre Blanc et Sid-Ahmed Souiah (L'Harmattan, 2007),et Israël/Palestine la défaite du vainqueur (Actes Sud, 2017).
 
 Résultat de recherche                                        d'images pour "Palestine,                                        la dépossession d'un                                        territoire"


> En savoir plus sur le séminaire "Construire la paix, déconstruire la guerre",  
Commander en ligne les actes 1 (2017).
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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 20:58
Briser l'isolement de ceux que la persécution de la résistance pacifique à l'occupation et au système d'apartheid colonial du gouvernement israélien a mis en prison: écrire à Khalida Jarar, Ahed Tamimi, Salah Hamouri (AFPS)

Chères amies, chers amis, de la Palestine,
Il est URGENT et TRÈS IMPORTANT d'écrire à Ahed TAMIMI, Khalida JARRAR et Salah HAMOURI, pour leur apporter notre soutien et montrer à leurs geôliers qu'un large mouvement de la société civile internationale s'oppose à leur détention. Leur écrire c'est aussi dénoncer la détention de tous les prisonniers politiques palestiniens dont nous demandons la libération. (Timbré 1,30€ pour Israël )
Nous vous en remercions !

AFPS MORLAIX

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 20:41
Tunisie. Sept ans après la révolution, toujours une soif de justice sociale (Rosa Moussaoui, L'Humanité, 10 janvier 2018)
Tunisie. Sept ans après la révolution, toujours une soif inextinguible de justice sociale
ROSA MOUSSAOUI
MERCREDI, 10 JANVIER, 2018
L'HUMANITE
 

Une vague de protestations secoue le pays, après l’entrée en vigueur de nouvelles mesures d’austérité. Dans la nuit de lundi à mardi, un homme est mort à Tebourba au cours d’affrontements avec la police. Le chômage reste une bombe sociale.

Drôle de commémoration. La Tunisie s’apprête à célébrer, ce 14 janvier, dans un climat de fortes turbulences sociales, le septième anniversaire de la chute du dictateur Zine El Abidine Ben Ali. Dans cette fragile transition démocratique, une question reste entière, lancinante, impossible à refouler : celle de la justice sociale, qui irriguait déjà le soulèvement populaire de 2011. Dans la nuit de lundi à mardi, un homme de 43 ans est mort à Tebourba, à quelques dizaines de kilomètres au sud de Tunis, dans des affrontements qui opposaient la police aux manifestants protestant contre le budget 2018, marqué du sceau de l’austérité. Une autopsie devait être réalisée hier mais le ministère de l’Intérieur a aussitôt démenti toute implication de la police, assurant que le défunt souffrait de « problèmes respiratoires ».

Depuis plusieurs jours, une vague de protestations secoue le pays. La mèche a été allumée par la hausse de la TVA et des contributions sociales entrée en vigueur au 1er janvier, alors que l’inflation et la chute du dinar grèvent déjà lourdement le pouvoir d’achat des Tunisiens. Mais c’est un malaise plus profond qui s’exprime, surtout dans les régions du Centre-ouest toujours marginalisées, plombées par le chômage massif des jeunes diplômés. La contestation se cristallise d’ailleurs dans les zones qui s’étaient soulevées les premières en 2011. Des affrontements ont éclaté à Feriana, Thala, Sbeïtla. À Sidi Bouzid, épicentre du soulèvement de 2011, les protestataires, au terme d’une marche pacifique, ont bloqué les routes en érigeant des barrages de pierres et de pneus. À Kasserine, des tirs de gaz lacrymogène répondaient aux incendies de pneus et aux jets de pierres. Tunis n’a pas été épargnée par les violences. Des heurts ont éclaté dans le quartier déshérité d’Ettadhamen, tandis que les jeunes militants du mouvement Fech Nestannew (Qu’est-ce qu’on attend ?), rassemblés sur l’avenue Habib-Bourguiba, aux abords du ministère de l’Intérieur, pour exiger l’annulation de l’augmentation des prix, ont été dispersés sans ménagement. Ils réclamaient la libération de leurs camarades interpellés, d’après eux, pour avoir distribué des tracts appelant à manifester et tracé des graffitis dénonçant les mesures d’austérité. À l’échelle du pays, plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées, onze policiers ont été blessés et plusieurs édifices publics ont été endommagés.

Le climat politique aussi se tend à l’approche des élections municipales du 6 mai

À la tête d’un chancelant « gouvernement d’union nationale », sous étroite surveillance du FMI qui attend les contreparties des 2,9 milliards de dollars de la troisième tranche de prêt débloquée l’an dernier, le premier ministre Youssef Chahed a eu des mots très durs contre les protestataires. « Nous n’avons pas vu des protestations mais des gens qui cassent, volent et agressent les Tunisiens, a-t-il accusé, hier, sur les ondes de Mosaïque FM. Nous disons aux casseurs et à ceux qui les incitent que, pour le gouvernement, la seule solution est d’appliquer la loi. Le gouvernement est prêt à écouter, mais chaque personne voulant manifester doit le faire de manière pacifique. »

Ce ton martial confirme que le climat politique aussi se tend à l’approche des échéances municipales du 6 mai, les premières depuis 2011, maintes fois repoussées. Un test décisif pour le parti présidentiel, Nidaa Tounes, accusé de complaisance avec les milieux affairistes et les anciens réseaux de l’ère Ben Ali. L’opposition, elle, maintient la pression contre un budget qui présente la facture de l’austérité aux classes moyennes et aux Tunisiens les plus modestes. « Nous resterons dans la rue et nous allons manifester encore plus fort jusqu’à ce que cette loi de finances injuste soit retirée », a prévenu hier le porte-parole du Front populaire, Hamma Hammami.

Le 17 décembre 2017, alors que Sidi Bouzid commémorait la mort de Mohamed Bouazizi, à l’origine, en 2011, de l’embrasement de la Tunisie, puis du monde arabe, toute une jeunesse laminée par l’exclusion sociale se faisait bruyamment entendre jusque dans les cérémonies officielles. Ses revendications tiennent en un mot : travail. « Pour nous, rien ne change, c’est toujours la souffrance, on ne nous écoute pas. C’est pire, même, avec la hausse du chômage. Sans argent, ni piston, nous n’avons aucune chance de décrocher un emploi. Le train de la vie est parti sans nous », résumait Insaf Aslam, une trentenaire reçue à un concours de la fonction publique mais privée d’affectation. Du côté des autorités, on insiste sur les (maigres) investissements promis aux régions marginalisées, sur les infrastructures qui doivent voir le jour, comme l’autoroute du Sud-Ouest. « Les gens de ces régions en ont assez des promesses jamais tenues de ce gouvernement qui refuse tout dialogue direct avec la jeunesse, remarquait Noureddine Tabboubi, le secrétaire général de la centrale syndicale UGTT. Les ministres défilent, promettent, repartent et jamais rien n’est réalisé. La colère, ici, est attisée par sept ans de promesses non tenues. » Faute d’alternative au mirage libéral des années Ben Ali, la démocratie restera un vain mot pour les chômeurs diplômés de Sidi Bouzid, Kasserine et Gafsa.

Journaliste à la rubrique Monde
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