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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 06:20

Le PCF adresse ses plus fraternelles félicitations à Tabaré Vazquez qui vient d'être élu avec plus de 53% des voix à la présidence de l'Uruguay, à Raul Sendic qui sera son vice-président et au Front large pour cette victoire indiscutable obtenue ce dimanche 30 novembre.

Le peuple uruguayen avait déjà apporté, lors du premier tour, un soutien clair aux politiques de transformation sociale en lui donnant une majorité au Parlement. C'est aujourd'hui la reconnaissance du peuple uruguayen pour les changements accomplis par les gouvernements du Front large depuis la première élection de Tabaré Vazquez à la présidence en 2004 et celle de José Mujica qui cédera son mandat au nouveau président.

Les progrès en matière de niveau de vie, le recul spectaculaire de la pauvreté, les politiques de justice fiscale et l'adoption de droits nouveaux pour les travailleurs montrent qu'il est possible de mener une politique de croissance économique fondée sur la redistribution des richesses et la justice sociale.

 

TabareVazquez3

 

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 06:36

Envoyé par nos amis de l'AFPS: 

L'intégralité du débat de ce 28 novembre 2014,
Ne ratez "surtout pas" la courageuse réponse de notre Ministre des Affaires Etrangères...  
un drapeau pour Gaza...à Morlaix
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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 19:50
L’AFPS condamne l’attentat de Jéru­salem et les agres­sions répétées de Netanyahou

http://www.france-palestine.org/L-AFPS-condamne-l-attentat-de

mardi 18 novembre 2014

L’attaque meur­trière contre les fidèles d’une syna­gogue de Jéru­salem appelle de notre part une ferme condam­nation. Condam­nation de principe, comme pour toutes les attaques contre les civils, et condam­nation poli­tique contre un acte qui fait clai­rement le jeu du gou­ver­nement israélien qui de son côté ne cesse d’encourager les exac­tions et la vio­lence per­ma­nente des colons.

Il s’inscrit mal­heu­reu­sement en effet dans la logique mor­tifère choisie par Neta­nyahou : tenter de quitter le terrain poli­tique pour amener le conflit sur celui de l’affrontement reli­gieux, par défi­nition sans issue.

Sur le terrain poli­tique, la position israé­lienne qui a conjugué le sabotage des négo­cia­tions avec le déve­lop­pement accéléré de la colo­ni­sation et l’étranglement de Gaza n’est plus tenable et l’amène à un iso­lement croissant. Neta­nyahou va abon­damment uti­liser l’attentat de Jéru­salem pour tenter de réduire cet iso­lement ce qui faci­litera la tâche de ceux qui traînent les pieds pour prendre des mesures contre la poli­tique israélienne.

Que Neta­nyahou choi­sisse ou non comme cet été une nou­velle escalade cri­mi­nelle, c’est le peuple pales­tinien qui d’une manière ou d’une autre en paiera le prix. Voilà le résultat, tris­tement pré­vi­sible, de la pas­sivité de la com­mu­nauté inter­na­tionale devant les pro­vo­ca­tions israé­liennes : pas­sivité et démission ne peuvent conduire qu’à tou­jours plus de désespérance.

La France ne doit pas inverser les causes et les effets, mais recon­naître sans délai l’Etat de Palestine et prendre les sanc­tions néces­saires pour pré­server les chances de la seule paix pos­sible : celle qui se fonde sur le droit.

Le Bureau national

logo AFPS
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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 19:44

La situation ne cesse de  se dégrader en Cisjordanie et principalement à Jérusalem où la violence s’accroit de jours en jours.

Nous condamnons le massacre perpétré mardi 18 novembre dans une synagogue d’un quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem. Cette escalade supplémentaire dans les violences, intervient deux jours après qu’un chauffeur de bus palestinien a été retrouvé pendu dans son dépôt de Jérusalem-Ouest.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu qu'Israël allait réagir "avec une poigne de fer à ce meurtre de juifs". Va-t-on assister  à une nouvelle punition collective des Palestiniens comme ce fut  le cas cet été à Gaza ?
 
Tout est à craindre si la communauté internationale ne prend pas ses responsabilités en reconnaissant l’Etat de Palestine et en exigeant l’impérieuse nécessité du respect du droit international.

Depuis plusieurs mois, Israël intensifie sa politique de colonisation à Jérusalem-Est passant outre la réprobation internationale tandis que les extrémistes juifs intensifient leur campagne de provocations contre l'esplanade des Mosquées et que certains ministres israéliens tiennent des propos d’incitation à la violence.

Le gouvernement israélien se trouve de  plus en plus isolé sur la scène internationale : la Suède a reconnu récemment l’Etat de Palestine, plusieurs parlements ont voté pour cette reconnaissance. Le parlement espagnol doit se prononcer dans les jours qui viennent et ce sera au  tour du parlement de la France de se prononcer en ce sens le 28 novembre prochain.

Plus de 600 personnalités israéliennes, dont l’ancien ambassadeur d’Israël en France, Élie Barnavi, ont choisi de s’adresser aux parlementaires de différents pays européens pour leur dire: reconnaissez l’État palestinien. « Sans une pression politique extérieure très forte (...), il n’y aura pas de paix dans cette région du monde ».

La France doit reconnaître d’urgence l’Etat de Palestine : c’est une étape nécessaire sur le chemin de la paix.
 
Le Mouvement de la Paix
Saint-Ouen, le 19 novembre 2014

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 23:00

Croissance folle

Trafic de drogue, prostitution, contrebande, l'Union européenne demande aux Etats membres d'intégrer l'économie souterraine dans le calcul de leur PIB. La raison invoquée? Certains pays, comme les Pays-Bas, le font déjà. Et puisque la participation des Etats membres au budget européen dépend de leur richesse nationale, une harmonisation est nécessaire. 

Grande gagnante de ce jeu de dupes, l'Italie, où le nouveau mode de calcul pourrait faire bondir les prévisions de croissance de 1,3% à 2,4%. D'après une étude de l'institut italien Demoskopika, le chiffre d'affaires de la seule mafia calabraise, la "Ndrangheta", est estimé à 53 milliards d'euros par an alors que Google ne gagne "que" 43 milliards.

L'intégration statistique d'économies souterraines aux contours forcément flous pourrait permettre à plusieurs pays de faire passer leur déficit public sous la barre des 3% du PIB. Etre gangréné par les activités illégales ou dissimulées et se transformer en économie "saine"... Etrange ironie.   

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 07:21
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez lire un rapport accablant d'Amnesty France sur ce qu’ont fait les forces israéliennes, notamment à Gaza :
 
un drapeau pour Gaza...à Morlaix
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 07:00

L'évolution de la situation au Maroc suscite une profonde inquiétude chez les démocrates et progressistes marocains et français. Le régime a fait le choix de renforcer la répression à l'égard de tous celles et ceux qui contestent sa politique, tant en matière économique et sociale que dans le domaine des droits humains.

Sont particulièrement visés les militants des associations de défense des droits de l'homme comme l'AMDH, la LMDHH, Amnesty International-Maroc, Freedom-now, ATTAC-MAROC...

Le rapport d'Human Right Watch de 2012 relate de nombreux cas de répression et de violences subies par les militants et les populations marocaines.

L'usage de la torture est mentionné dans le rapport 2013 du rapporteur spécial de l'ONU. Le nombre de prisonniers politiques ne cesse d'augmenter. La mort récente de l'un d'entre eux après une grève de la faim constitue un véritable crime. La condamnation à deux ans de prison de Wafaa Charaf, jeune militante, pour avoir soutenu des salariées licenciées pour activité syndicale, et dénoncé la responsabilité de la police dans son enlèvement, est un véritable déni de justice.

La corruption reste endémique.

Par ailleurs, la montée du mécontentement des Marocains face aux conséquences de la politique libérale du régime ne peut plus être ignorée. Le 29 octobre, une grève générale des salariés et diplômés-chômeurs a été lancée par l'ensemble des syndicats et a connu un grand succès.

Enfin, le Roi, dans une interview récente, s'en prend violemment à tous ceux qui contestent sa politique d'occupation au Sahara occidental et les qualifie à plusieurs reprises « de traîtres à la Patrie ».

Dans ces conditions, le Forum mondial des droits de l'homme qui doit se tenir à Marrakech du 27 au 30 novembre s'apparente à une tentative de diversion, pour masquer et faire oublier la réalité de la politique liberticide du régime. Les autorités françaises ne peuvent cautionner et se prêter à une telle opération de camouflage.

Le Maroc ne peut pas continuer à s'enfoncer dans la spirale de la répression qui renverrait le pays à ses pires années noires.

Le Maroc, allié de la France, partenaire stratégique de l'OTAN, ne doit bénéficier d'aucune complaisance d'aucune sorte.

Les liens étroits qu'il entretient avec l'UE à travers l'accord d'association, lui impose de respecter les droits de l'homme. Jusqu'à quand l'UE va-t-elle accepter de fermer les yeux sur leur violations répétées ? Si aucune amélioration se fait jour, cet accord doit être suspendu.

Le PCF renouvelle son soutien et sa solidarité à tous les démocrates et progressistes marocains qui luttent, dans des conditions difficiles, pour un Maroc démocratique et de justice sociale.

 

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 07:26
José «Pepe» Mujica, le populaire président de gauche, passe le relais dimanche à Tabaré Vasquez lors des élections générales.

«Pepe » va passer la main. Les Uruguayens s’étaient pourtant habitués à la bonhomie de leur président au point de l’appeler par son diminutif. Figure tranquille et de bonté de 79 ans, José Mujica est entré dans la vie de ses concitoyens en 2009. Sans fracas. Lui qui fut l’un des visages de la guérilla des Tupamaros. Pour ses activités subversives, il sera emprisonné treize années durant et torturé, s’il fallait le préciser, avant d’être libéré en 1985. « Pepe » a incarné pendant cinq ans le bon sens populaire. « Un monsieur Tout-le-monde », en somme. « Ce n’est pas une lutte des superhéros ou des phénomènes. C’est la cause d’un peuple, une cause collective, d’engagement. Aucun type ne peut offrir la prospérité à une société. (…) La prospérité, nous allons tous la gagner », a-t-il déclaré le soir de sa victoire. Sa première mesure a été de réduire de 90 % son salaire de président. « Cet argent me suffit, et doit me suffire parce qu’il y a des Uruguayens qui vivent avec moins. (…) Je ne suis pas pauvre. Les pauvres ce sont ceux qui croient que je le suis », a-t-il précisé un jour. Son geste n’est pas étranger à celui d’autres chefs d’État de gauche parvenus aux plus hautes fonctions en Amérique latine à l’aune des années 2000. Mais il est suffisamment rare de ce côté-ci de l’Atlantique pour ne pas le relever.

Un homme simple, proche des gens

Peu à peu, José Mujica s’est imposé, s’attirant la sympathie des médias. De droite comme de gauche. On le voit sur un cliché dans une salle d’attente d’un hôpital public, refusant tout passe-droit. Là encore, il est au volant d’une voiture modeste à l’image de sa maison, « sa chacra », où il réside avec son épouse, la sénatrice et elle aussi ancienne guérillera, Lucia Topolansky. Loin des fastes de la République. Pepe est un homme simple, proche des gens.

Dimanche, lors du premier tour des élections générales, il sera candidat au Sénat « pour aider » son Mouvement pour la participation populaire, la Constitution lui interdisant de briguer un second mandat présidentiel. Il reviendra au socialiste Tabaré Vazquez de défendre les couleurs du Front ample (Frente amplio, Fa), cette large coalition de vingt et un partis, créée en 1971, et reliant le centre gauche à l’extrême gauche radicale. La chose n’est pas nouvelle pour l’ancien maire de Montevideo et cardiologue de profession. C’est lui qui a ouvert en 2005 les portes du pouvoir à la gauche. À l’époque, ce succès n’avait pas autant réveillé la curiosité qu’un « Pepe » en jean et en basket. Ce fut pourtant une victoire historique. Pour la première fois depuis 168 ans, les Uruguayens avaient refusé de sacrer l’une des formations libérales traditionnelles, le Parti national (Blanco) ou le Parti colorado. Ces partis de droite, qui ont scellé une alliance historique d’alternance, avaient jusqu’alors vampirisé les institutions du pays, à l’exception de la sinistre période de la dictature (1973-1985), lorsque l’Uruguay avait activement participé au plan « Condor » d’extermination des démocrates et des opposants de la région.

Tabaré Vazquez va creuser une politique différente après les années sombres des plans d’austérité. Lorsqu’il quitte le pouvoir en 2010, il laisse à son successeur « Pepe » Mujica un bilan plutôt flatteur. Le PIB est en hausse de 35,4 %, tandis que les exportations ont cru de 100 %. Le taux de chômage a été ramené à 7 % contre 13 % en 2004. Les salaires ont été augmentés en moyenne de 30 %. Ces quatre dernières années, l’ex-rebelle en armes a suivi le sillon de son prédécesseur. La pauvreté a continué de reculer, passant de 40 % à 11 %. Cette dernière décennie, le salaire minimum a été rehaussé de 250 %. L’éducation est devenue une priorité, même s’il reste beaucoup à faire, au même titre que l’accès à la santé, relevant ainsi l’espérance de vie à 80 ans pour les femmes et à 73 ans pour les hommes. De manière générale, près de 44 % de la population reçoit une aide sociale contre 15,4 % en 2004. Mais on est loin des réformes structurelles radicales espérées et attendues au sein du FA.

En une décennie, la gauche au pouvoir a augmenté le salaire minimum de 250 %.

La dépénalisation du cannabis, la légalisation de l’IVG ou encore la reconnaissance officielle du mariage homosexuel sont autant de réformes qui ont constitué des ruptures dans une région encore à la traîne en matière de droits sociétaux. « J’aurais voulu faire plus de choses », a récemment reconnu Pepe Mujica à l’agence EFE, notamment concernant l’enseignement ou encore l’insécurité, thème récurrent de cette campagne électorale. L’autre grande dette laissée en suspens par la gauche uruguayenne sont les lois dites de « caducidad ». Elles garantissent jusqu’à présent une totale impunité aux auteurs des crimes perpétrés durant la dictature. Une aberration aux yeux des démocrates et des familles des victimes, et que Tabaré Vazquez ne semble pas vouloir corriger. Si l’Uruguay a changé, le poids dont jouissent les militaires reste, lui, quasi intact. Statu quo aussi du côté de l’opposition. À droite, Luis Alberto Lacalle défendra le Parti national. À droite encore, Pedro Bordaberry, du Parti colorado, retentera sa chance. Les deux hommes – fils de président impopulaire pour le premier et rejeton d’un dictateur pour le second – avaient été éconduits il y a quatre ans, face à un « Pepe », symbole du dirigeant politique proche du peuple.

Cathy Ceïbe
Jeudi, 23 Octobre, 2014
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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 06:58

morales 1

 

Saviez-vous qu'en Bolivie? - par Serge Halimi

Editorial du Monde Diplomatique, novembre 2014 - n°728

Par temps de crise, la réélection au premier tour d'un chef d'Etat ayant effectué deux mandats n'est pas chose courante. Celle de M. Evo Morales, avec 61% des suffrages, aurait par conséquent méritée d'être davantage soulignée. D'autant que son exploit électoral intervient dans un pays, la Bolivie, qui a vu cinq présidents se succéder entre 2001 et 2005. Et qu'il couronne une chute de pauvreté de 25%, un relèvement du salaire minimum réel de 87%, la baisse de l'âge de la retraite (passé de 60 à 58 ans pour les hommes et de 60 à 55 ans pour les femmes ayant eu trois enfants et plus) et une croissance supérieure à 5% par an, le tout depuis 2006. Puisqu'il importe, nous dit-on, de réenchanter la politique, pourquoi ne pas mieux faire connaître ces bonnes nouvelles? Serait-ce parce qu'elles ont des réformes progressistes pour explication, et des régimes de gauche pour acteurs?

Discrets sur les succès des gouvernements latino-américains de gauche, certains grands médias le sont tout autant sur... les échecs des pouvoirs conservateurs. Y compris en matière de sécurité. Cette année, par exemple, cinq journalistes ont déjà été assassinés au Mexique, dont un le mois dernier lors d'une émission en direct à la radio. Atilano Roman Tirado réclamait souvent à l'antenne que huit cent familles expropriées en raison de la construction d'un barrage soient indemnisées. Une combativité fatale là où enlèvements, tortures et assassinats sont devenus monnaie courante, en particulier pour qui remet en cause un ordre social vermoulu et mafieux.

 Les 26 et 27 septembre, quarante-trois étudiants de la ville d'Iguala, dans l'Etat de Guerrero, à 130 kilomètres de Mexico, protestaient contre des réformes éducatives d'inspiration néolibérale promues par le président Enrique Pena Nieto. Alors qu'ils se déplaçaient en autobus, ils ont été interceptés par la police municipale et emmenés vers une destination inconnue.

Ensuite, ils ont vraisemblablement été livrés à un cartel de la drogue, à charge pour celui-ci de les exécuter et de dissimuler leurs dépouilles dans des fosses clandestines. Des tombes de ce genre, on ne cesse d'en découvrir ces dernières semaines, parfois pleines de corps démembrés et brûlés. Recherchés par la justice, le maire, sa femme et le directeur de la sécurité publique d'Iguala ont pris la fuite.

Depuis qu'il a ouvert aux multinationales le secteur de l'énergie, M. Pena Nieto est adulé par la presse d'affaires. La France lui a remis la grand croix de la Légion d'honneur. Srra t-il un jour interpellé par ses admirateurs sur la quasi-impunité dont bénéficient dans son pays les forces de police et les élus corrompus? Mais les grands journaux occidentaux, les intellectuels médiatiques, Washington, Madrid et Paris ignorent peut-être quelles questions poser au président mexicain. Qu'ils imaginent alors celles qui auraient spontanément fusé de leurs cerveaux si le massacre des étudiants s'était déroulé en Equateur, à Cuba, au Venezuela. Ou dans cette Bolivie dont on chuchote qu'elle vient tout juste de réélire le président Morales.  

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 06:58

Communiqué du Front de Gauche

Solidarité avec Kobané !

Depuis plus d'un mois les forces kurdes de Kobané résistent héroïquement à l'offensive menée par l'Organisation de l'Etat Islamique. La chute de cette ville entraînerait des massacres comme cela a déjà été malheureusement le cas ailleurs en Irak notamment contre les populations refusant de faire allégeance à l'Etat Islamique qu'elles soient kurdes, qu'elles appartiennent à des minorités religieuses (yazidis, chrétiens) ou que sunnites elles refusent tout simplement d'accepter ce sinistre projet ultra réactionnaire.

La résistance de Kobane doit être comprise comme un élément déterminant du combat démocratique dans la région. Sa chute constituerait un coup terrible pour le peuple kurde et renforcerait le président turc Erdogan dont le régime s'enfonce chaque jour dans l'autoritarisme et a été d'une complaisance coupable avec l'Organisation de l'Etat Islamique. La jonction avec les forces démocratiques de la révolution syrienne, qui combattent contre le régime dictatorial de Bachar El assad et contre l'Organisation de l'Etat Islamique, dont des détachements combattent auprès des kurdes à Kobane, est ainsi importante.

Il est urgent d'intensifier la solidarité internationale avec toutes les forces démocratiques qui se battent en Irak et en Syrie pour mettre en échec l’Organisation de l'Etat Islamique. 

Pour le Front de Gauche, tout soutien militaire et financier direct ou indirect à l'OEI, y compris l'acheminement clandestin et l'achat de pétrole, doit être supprimé et sanctionné et le PKK et sa branche syrienne l'YPG qui combat aujourd'hui à Kobané doivent être retirés de la liste des organisations terroristes.

La résistance de Kobane et les mobilisations de solidarité ont forcé les gouvernements à apporter un concours tardif et insuffisant.

Alors que le président turc Erdogan doit rencontrer François Hollande vendredi 31 octobre, il est essentiel de tout faire pour élargir la solidarité avec Kobané.

Dans cette situation, le Front de Gauche :

- exprime sa totale solidarité avec Kobane, avec les forces démocratiques de Syrie

- demande que la France prenne des initiatives dans le cadre de l'ONU pour la recherche d'une solution politique durable pour la région.

- se joint à la journée internationale de solidarité avec Kobane du 1er novembre, notamment à a manifestation à Paris qui partira de la Bastille

 

bandeau Front De Gauche

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