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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 10:33

              Assemblée Générale du collectif Front de Gauche du Pays de Morlaix

                         le lundi 12 novembre à 18h
                  local du PCF - 2, petite rue de Callac- à Morlaix  
  
A l'ordre du jour:
- Bilan de l'activité depuis septembre et des Assises du Front de Gauche. Compte-rendu des Assises ou motions à envoyer éventuellement à l'échelon national.
- Modalités du passage en association. Penser les statuts.
- Quelle activité pour les prochains mois, les prochaines semaines? (distributions de tracts ou d'une feuille de chou locale, réunions thématiques, ateliers législatifs, à mener y compris en dehors de Morlaix...).  
 front de Gauche Morlaix

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 18:20

Le premier débat de l'après-midi était consacré à une analyse politique de la situation sociale.

Daniel Ravasio a évoqué la vague de plans sociaux qui affectent la Bretagne et le Finistère. Il a dénoncé le TSCG et plus largement la politique d'austérité du gouvernement ainsi que sa politique annoncée de restauration de la "compétitivité" sur le dos des droits des citoyens et des entreprises, politique qui est la conséquence d'un refus nettement perceptible désormais de remettre en cause le pouvoir de la finance. Le PS et ses alliés refusent de s'attaquer frontalement au pouvoir de la finance et, ce faisant, ne mettent pas en oeuvre une politique faite pour sortir de la crise. C'est une politique donnant la priorité à la rigueur, à la réduction des déficits, sur la relance économique et les besoins sociaux, une politique baptisée du nom trompeur pourtant de "redressement". Pourtant, même des économistes tout à fait en règle avec le capitalisme comme Joseph Stieglitz, disent que ces recettes d'austérité qu'on inflige aux peuples européens aggravent la crise et menacent de tuer le malade.

Un exemple frappant touchant la réforme fiscale et la taxation du capital est la reculade pathétique devant la révolte d'opérette des Pigeons. 

Daniel Ravasio a marqué la nécessité pour le Front de Gauche de ne pas se mettre en retrait en comptant les points et en attendant de tirer parti lors des prochaines élections de l'échec du gouvernement socialiste à corriger les inégalités et la précarité. Il ne faut pas s'enfermer dans une position d'attente et croire que l'on va recueillir dans 5 ans les fruits de la déception des électeurs de François Hollande. Quand la gauche échoue, c'est en général l'ultra-droite qui en sort renforcée.

Nous devons être utiles ici et maintenant, accroître notre crédit en sensibilisant les gens aux enjeux des réformes, en étant une force de proposition constructive, en tentant de peser sur les choix politiques, ce qui n'adviendra que si nous parvenons oeuvrer à la mise en mouvement des citoyens pour plus de justice sociale et un refus de la fuite en avant libérale. Nous devons favoriser l'implication du peuple et des salariés pour pousser en faveur des changements attendus. Il y a vraiment la nécessité d'introduire un corps à corps avec les salariés, nos concitoyens, en partant de leurs problèmes et de leurs représentations de la réalité, pour nourrir et éclairer leur exigence de changement et aller au-delà du cercle des gens que nous touchons actuellement.  

Mikaël Seillé a mis en avant des besoins sociaux fondamentaux qui ne sont pas satisfaits aujourd'hui, et qui le seront encore moins avec les dogmes de réduction des budgets publics, tel l'accueil collectif de la petite enfance.  

Alain David a signalé que le gros problème aujourd'hui est la difficulté à faire renaître l'espoir dans la population, la croyance en la possibilité de mettre en oeuvre demain des solutions de progrès social. Beaucoup sont résignés car on enfonce la tête des gens en leur faisant peur, en leur parlant d'une régression sociale inévitable. On leur fait croire qu'il n'y a plus rien à faire face au développement complètement chaotique de l'économie financiarisée et mondialisée.

Il y a donc, ont convenu plusieurs intervenants, un énorme travail d'éducation populaire à faire partout, par différents moyens, en essayant de dépasser le cercle des destinataires habituels de notre discours.

Il faut le faire en se mettant à la place des gens, en adaptant notre discours à leur perception de la réalité. C'est ce qu'ont souligné en particulier Alain David et Nicole Labelle. Car aujourd'hui, la réalité, c'est que si le Front de Gauche a beaucoup grandi dans un électorat politisé de gauche, les catégories populaires, les ouvriers, sont plus attirés par l'absentation, la résignation ou le Front national (il a capté 31% de l'électorat ouvrier lors des présidentielles contre 11% pour JL Mélenchon).

On ne peut pas se contenter de faire des réunions publiques thématiques. Il faut aller voir les gens peu politisés là où ils sont, travaillent, consomment, vivent. Il faut renouveler l'expérience des porte-à-porte, des rassemblements citoyens dans les quartiers. Il faut être présent dans les luttes sociales, a souligné un camarade de Landerneau, chaque fois qu'elles requièrent notre appui car c'est à ce prix que nous retrouverons une crédibilité et un écho auprès de gens qui regardent actuellement la politique de loin, avec indifférence, ressentiment ou désillusion.

Le Front de Gauche a déjà réussi à fédérer une grande partie de la gauche politique qui refuse de se mettre au service du capitalisme et qui est prête à l'affronter pour changer de système: il doit maintenant devenir un vrai mouvement populaire, capable d'entraîner les "Français moyens" et de leur proposer un horizon crédible pour une vie plus belle et une société plus juste. Cela ne pourra se faire que si on ne choisit pas la facilité, que si on se frotte à des gens qui ne sont pas acquis à nos idées, à nos réflexes, que si on va vers eux. Cela demande de notre côté un engagement militant important, ainsi qu'un élargissement de nos bases militantes qui suppose également de bien faire vivre le Front de Gauche en interne. Car en face, les forces de l'argent sont bien organisées et redoutablement efficaces pour diviser, brouiller les repères, déplacer les responsabilités...

Le débat s'est aussi un moment fixé sur la question de savoir s'il fallait prioritairement parler des problèmes locaux ou internationaux et globaux, un intervenant de Ploujean nous reprochant de parler de la Grèce plutôt que de l'insécurité qui monte à Morlaix. François Rippe, parmi d'autres, a répondu que la souffrance sociale qui pouvait générer un climat d'insécurité était une conséquence de décennies de politiques libérales et que celles-ci étaient appliquées de manière encore plus brutale aujourd'hui, la Grèce étant en quelque sorte le cobaye et le laboratoire d'expérimentation de l'ultra-libéralisme austéritaire infligé aux peuples européens: ce pourquoi il nous importe au plus haut point, mais c'est difficile, de fédérer les luttes des travailleurs, des jeunes et des retraités européens. La domination de ce capitalisme financier arrogant qui partout, produit de la régression sociale, est un fait international, européen: les décisions que l'on prend ici ou là auront des prolongements chez nous, ce pourquoi il est absurde de répondre à la crise par le nationalisme chauvin.   

Notre combat est un combat global contre le capitalisme qui développe une concurrence sauvage et sans entrave entre les individus, les salariés, les peuples, les communautés pour le profit des puissances d'argent: il doit aussi se mener sur un plan international, notamment au travers des journées d'action syndicales européennes et des manifestations internationales. Or, jusqu'à présent, c'est un niveau d'action qui n'est pas assez exploité.   

 

Le deuxième débat s'est concentré sur la question de la démocratie, une démocratie bien mal en point en France comme dans beaucoup de pays occidentaux.

Christian Corre a rappelé les carences démocratiques observées ces dernières années: pouvoir grandissant des lobbies financiers et de leurs serviteurs, experts pratiquant souvent le conflit d'intérêt et formés dans les mêmes moules néo-libéraux; piétinement de la souveraineté du peuple après le NON au référendum sur le TCE en 2005 et la ratification ensuite du Traité de Lisbonne, crainte et mépris de la démocratie qui se poursuit avec la honteuse ratification sans mandat ni consultation populaire du TSCG, ratification qui de surcroît scelle une tromperie aggravée des Français par François Hollande; fabrique de l'opinion par des médias aux mains des puissances d'argent et brouillage des vrais enjeux des élections avec une personnalisation excessive au détriment des analyses des projets; présidentialisme qui donne tous les pouvoirs à un excécutif en place pour 5 ans sans contre-pouvoir populaire ou parlementaire; absence de représentativité des élus du fait du scrutin majoritaire uninominal et du refus de la proportionnelle; culture de la délégation de pouvoir et progression de l'absention. 

Franck Simonnet a cherché à esquisser des pistes constructives pour donner un vrai contenu à l'idéal d'une implication citoyenne dans la vie publique, avec plus qu'une démocratie participative d'habillage, des budgets participatifs dans les collectivités et, à partir d'un modèle défini pour le domaine de l'encadrement citoyen de la recherche par le scientifique Jacques Testart, des conventions de citoyens tirés au sort mais formés élaborant des propositions et donnant des orientations en diverses matières (cf. le très intéressant dossier consacré aux propositions de Jacques Testart, qui viendra à Morlaix début avril comme Paul Ariès et Paul Jorion dans le cadre du Forum de l'Economie Responsable organisé entre autre à l'initiative d'Attac, dans la revue L'âge de fer n°63, avril 2012). 

Hervé Penven a ensuite expliqué pourquoi la proportionnelle était absolument indispensable à la mise en oeuvre de politiques alternatives. Il a réaffirmé qu'il fallait refuser le piège de l'octroi d'une dose de proportionnelle aux législatives ou aux élections des conseillers communautaires. Comme le financement public des partis, ce n'est que des cacahouètes que l'on jette à des partis et des courants d'opinion exclus du système pour les tenir en bride et justifier la mainmise exclusive du PS et de l'UMP sur le pouvoir. Il faut faire de l'explication de la nécessité politique du passage à la proportionnelle un véritable thème de campagne politique, localement et nationalement. Actuellement, le PS se moque de nous avec ses 10% de proportionnelle qu'il serait prêt à consentir aux législatives: pour le Front de Gauche, ça ferait 4 ou 5 députés de plus, au mieux, le PS et l'UMP accaparant encore 50% des 50 à 60 sièges dévolus en fonction d'un scrutin proportionnel partiel. On nous retorque souvent que la proportionnelle rend un pays ou une collectivité ingouvernable, qu'elle donne le pouvoir aux minorités et rend les majorités de compromis instables, mais cela n'a rien d'inévitable. La situation de l'Allemagne, qui a un scrutin proportionnel élaboré mais authentique pour l'élection du Parlement fédéral, tout en jouissant d'une remarquable stabilité parlementaire, est un exemple.  

La transformation des institutions, la fin du présidentialisme, du bipartisme, sont aussi les clefs du changement social, qui passera également par la démocratie dans l'entreprise, la prise de pouvoir des travailleurs sur leur outil de travail et des citoyens et des fonctionnaires sur les services publics. Le débat s'est ensuite concentré sur les difficultés de définir une stratégie efficace pour changer les modes de scrutin nationaux et locaux, et pour faire comprendre à la population, habituée au scrutin local et au scrutin uninominal à deux tours, la nécessité d'un tel changement.

 

Le troisième débat a porté sur l'activité et le devenir du Front de Gauche, principalement au niveau du pays de Morlaix.  

C'est Pierre Le Steun qui a introduit le débat en restituant le contexte de l'apparition et de la croissance du Front de Gauche et en présentant les nouveaux défis que nous avons à relever.

Constance Adigard et Ismaël Dupont ont également évoqué ensuite quels seraient les objectifs et les besoins auquel viendrait répondre une création d'une association locale du Front de Gauche. Sur un plan national, des milliers de sympathisants non cartés du Front de Gauche se sont investis dans les campagnes législatives et présidentielles, dynamisant considérablement l'activité de notre rassemblement qui jusqu'à présent regroupait surtout des militants des partis constituant le Front de Gauche, et très majoritairement des communistes.

Cela nous a permis de nous enrichir en faisant se rencontrer dans une démarche de dialogue constructif et d'apports mutuels différents héritages politiques, en impliquant des citoyens moins politisés mais peut-être plus à même pour cette raison de s'adresser à la moyenne des Français. Cela a permis de renouveller notre potentiel militant, de donner une image conquérante du Front de Gauche à l'extérieur, d'apparaître comme la force neuve à gauche qui pourrait bousculer le jeu politique traditionnel. 

A Morlaix, nous avons travaillé ensemble pendant la campagne dans un climat d'enthousiasme militant, de fraternité et de respect mutuel, prenant toutes nos décisions importantes de manière collective, chaque individu comptant pour un, en assemblée générale ou en réunions de bureau ouvertes à tous. Le fonctionnement du collectif était souple, ouvert à des volontés d'investissement et de militantisme à géométrie variable, à des projets individuels spontanés, et parfaitement collégial et démocratique.

Maintenant, il s'agit de montrer que le Front de Gauche peut exister en dehors des périodes électorales pour accomplir une tâche d'éducation populaire et être présent comme élément stimulateur ou de soutien dans les luttes sociales. Selon plusieurs d'entre nous, il faut aussi donner aux militants non cartés du Front de Gauche un pouvoir d'intervention et d'influence sur les décisions locales du Front de Gauche et sur les orientations de notre mouvement au niveau national.

Bien sûr, sur le plan national, le Front de Gauche fonctionne encore principalement à travers des dialogues et des compromis entre les états-majors des partis qui le composent, et des apports programmatiques d'intellectuels, de chercheurs, de syndicalistes. Il n'y a pas encore de vraie représentation des collectifs locaux et de la volonté des militants non cartés du Front de Gauche. L'architecture démocratique du Front de Gauche reste à construire, et ce n'est pas simple, car il peut y avoir des contradictions d'intérêt entre les partis qui le composent et un intérêt des partis à ne pas trop organiser le Front de Gauche indépendamment d'eux sous peine d'être relegués au second plan, voire même de disparaître à moyen terme. 

Les partis, le PCF entre autres, sortent renforcés avec cette stratégie d'union de la gauche de transformation sociale, mais ils veulent contrôler son développement pour ne pas s'effacer et faire prévaloir un cadre idéologique pour la défense et le développement duquel ils ont créé le Front de Gauche. 

 

Le Front de Gauche (idée émise par Alain David, entre autres), c'est un outil qu'on se donne pour faire bouger les choses, pour rassembler le plus largement sur des objectifs de rupture avec le libéralisme, la délégation de pouvoir, et de transformation sociale et écologique. L'acquis que l'on a à Morlaix depuis le point de départ il y a 3 ans, quand nous nous retrouvions à 6 ou 7 membres de partis dans les réunions de concertation du Front de Gauche, et à 30 ou 40 dans les réunions publiques thématiques, est considérable. Nos résultats électoraux sur Morlaix ont été à l'avenant: 15% lors des présidentielles, 9% lors des législatives.  En même temps, il faut se garder de s'enfermer dans un nouveau parti bardé de certitudes et jouant en solo: il faut continuer à dialoguer et réfléchir avec les autres, construire des fronts de lutte, travailler avec des gens qui n'adhèrent pas ou ne cotisent pas au Front de Gauche, fédérer tous les militants à l'intérieur des partis qui constituent le Front de Gauche.

 

En même temps, le Front de Gauche porte beaucoup d'espoirs, entre autres celui de devenir un mouvement populaire, un vecteur de re-politisation et un instrument d'émergence d'une nouvelle culture politique, produit de la fusion de traditions politiques qui gardent une actualité et d'une adaptation aux enjeux nouveaux de l'époque. Cet espoir, nous ne devons pas le decevoir en restant trop timorés et en ne reconnaissant pas de souveraineté aux militants non cartés du Front de Gauche, qui pourraient alors être déçus et s'éloigner. Car le Front de Gauche reste une réalité neuve et fragile, dont il faut ranimer la flamme régulièrement. L'implication des militants non cartés du Front de Gauche dans la définition des orientations nationales est aussi un moyen de faire prévaloir un intérêt général du Front de Gauche au-délà des intérêts particuliers qui peuvent être parfois contradictoires des partis qui composent le Front de Gauche.

 

La volonté de créer une association du Front de Gauche du pays de Morlaix découle de cette motivation générale, de cet attachement à un développement citoyen et démocratique du Front de Gauche, de cette volonté d'en faire autre chose qu'une simple coalition électorale maintenue sur la durée.  Il faut travailler nos propositions, définir notre activité avec toujours plus de citoyens. Le Front de Gauche n'est pas un nouveau parti d'avant-garde, il a vocation à mettre en mouvement, à faire sortir de l'inaction politique un nombre croissant de citoyens pour qu'ils prennent en main eux-mêmes leur destin. Il doit co-élaborer ses propositions avec la population.  

 

Cette volonté de passage en association découle aussi de motivations plus prosaïques et de besoins immédiats:

 

- Il faut retrouver le contact avec la centaine de personnes inscrites dans le collectif Front de Gauche pendant les présidentielles et législatives.  

 

- Il faut un fonctionnement autonome vis à vis des partis, du PCF notamment, le plus organisé sur le plan local. Il faut donc des finances propres. Il faut par conséquent des cotisations, un trésorier, une association.

 

- Il faut également, tout en gardant un processus de décision très ouvert et collégial, définir un peu plus clairement le partage des tâches et des responsabilités pour que ceux qui agissent le fassent "avec un mandat" et que toutes les tâches ne rétombent pas sur les mêmes personnes.

 

Est-ce que, à cette association, il faut donner des statuts rigides, faits pour vérouiller un fonctionnement bien défini que nous jugerions exemplaire pour l'avenir du Front de Gauche?

Rien n'est moins sûr, ont jugé beaucoup d'intervenants, car il ne faut pas aller trop vite en besogne, sous peine de ne faire que du provisoire et d'aller à l'encontre de nos objectifs de renforcement du Front de Gauche en faisant naître des résistances et des inquiétudes, sachant aussi que les militants des partis qui composent le Front de Gauche (PCF, Parti de Gauche, Gauche Anti-Capitaliste, GU, Fase) vont avoir leurs congrès dans les prochains mois où ils pourront décider souverainement de la manière dont ils conçoivent l'avenir du Front de Gauche, ce qui aura des conséquences sur notre mode de fonctionnement. Par ailleurs, une association loi 1901 aux statuts trop rigides pourrait créer un nouvel appareil, une nouvelle structure lourde et un peu fermée propre à décourager la généralisation de l'initiative et l'implication citoyenne.

Lors des rencontres de samedi nous avons donc pris la décision de créer une association très souple avec des statuts minimum que nous n'avons pas encore rédigés, mais qui le seront à partir de débats conduits lors d'une ou de plusieurs assemblées générales, en se donnant le temps de la réflexion:
 
Ils prendront en compte un certain nombre de principes :
1- partir de la réalité de nos forces, de notre expérience et des possibilités de progression .
2-nécessité d'élargir au-delà des couches déja sensibilisées aux enjeux politiques sociaux et sociétaux même si dans ces directions il reste aussi beaucoup à faire .
3-maintenir un équilibre ( qui existe actuellement ) entre les militants cartés dans un parti ( dont la présence et l'apport sont indispensables ) , les militants associatifs nombreux dans notre collectif  (ATTAC en particulier ) et les individuels .
4-Ne pas fermer la porte à celles et ceux qui, pour une raison ou une autre, voudront prendre  ou continuer à prendre leur part à la réflexion et l'action sans pour autant adhérer à l'association .
5-faire en sorte que le montant de la cotisation ne soit pas un obstacle mais dégage cependant des moyens suffisants . Avec une réflexion dans les partis pour ceux qui payent déja une cotisation .
  

Nous avons fait le choix d'un passage en association du Front de Gauche du pays de Morlaix, en se donnant le temps de penser collectivement des statuts et des règles de fonctionnement durables.

 

Il reste des points de débats en suspens, qui devront être étudiés en réunions du Front de Gauche, mais aussi auparavant en réunion de la section PCF pour ce qui nous concerne:

 

- Est-ce que les militants des partis politiques devront payer une cotisation supplémentaire (et si oui, moins forte pour tenir compte de l'apport financier qu'ils versent déjà, et qui profite au Front de Gauche sur le plan local ou national) pour être adhérents à l'association du Front de Gauche du pays de Morlaix? Est-ce que ce sera les sections de leurs partis qui reverseront une partie de leur cotisation déductible d'impôt au Front de Gauche Morlaix, proportionnellement au montant de celle-ci et aux revenus de l'adhérent?

- Comment calculer la progressivité de la cotisation? Entre quelles limites? 5 à 50 euros? 10 à 100 euros? Combien avons-nous besoin de recettes pour fonctionner politiquement?  

- Faut-il considérer que des adhérents peuvent être non cotisants? Faut-il faire une place dans les réunions à des sympathisants qui ne cotisent pas parce ce qu'ils ne veulent pas "s'encarter"?

- Peut-on aller faire une association à présidence collégiale, sans Conseil d'Administration conduit de manière classique par des président, président-adjoint, trésorier, trésorier-adjoint, secrétaire-secrétaire adjoint, toute constitution associative classique qui obligerait à veiller à un équilibre entre les partis et les non cartés au sein du bureau et du CA?

- Quelle devra être la prise en compte des partis, de leurs décisions et orientations, dans cette association du Front de Gauche Morlaix, sachant que le Front de Gauche est labellisé par les partis qui l'ont constitué?

- Quelles seront les règles présidant aux votes et décisions? Notamment au moment des choix à faire lors des scrutins électoraux?  

 

Tous ces points sont à éclaircir dans les semaines et les mois à venir mais ces Rencontres du Front de Gauche ont clairement illustré une volonté partagée de continuer à travailler ensemble, d'intensifier notre effort collectif pour faire grandir une alternative sociale, démocratique et écologique à la domination du libéralisme pro-capitaliste.  

 

Compte-rendu (imparfait et incomplet, car réalisé essentiellement de mémoire) rédigé par Ismaël Dupont le 20 octobre 2012.

             

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 06:16

L'humain d'abord!

 

Un mot d'ordre?

 

Un slogan?

 

Peut-être, mais pas seulement...

 

Sacrée journée que ce samedi  13 octobre à Morlaix, le matin une distribution de tract au marché et devant la Mairie par un temps maussade, et sous la flotte, bon…

 

Mais l’après-midi à Ploujan…

 

Alors là…

 

Des échanges, de point de vue, de réflexion, d’expériences, des interventions parfois très élaborées, parfois passionnées, on sentait que chacun des participants avait au cœur d’être constructif, positif.

 

Tous ces échanges enrichis entre autre par nos diversités de parcours, d’expériences, par cette rencontre entre des gens engagés sous des  formes diverses et d’autre sans engagement militant jusque là. Une demi-journée sérieuse, studieuse (mais pas chiante) passionnante, car toujours chaleureuse. Je ne ferais pas ici le bilan politique de ces premières Assises du Front de Gauche du Pays de Morlaix, ce n’est pas l’objet de ce modeste témoignage.

 

Nous avons terminés cette journée avec la plupart des studieux participants, renforcés par le venue de nombreux camarades et amis, en partageant un excellent repas préparé par nos amis cuistos qui s’étaient surpassés pour l’occasion. Lorsqu’on ajoute à cela, les contributions des artistes venus participer en nous proposant animations musicales et spectacle, encore une façon de rappeler que la culture fait partie intégrante des composantes de la construction d’un citoyen.

 

Moi, j’dis merci a Toutes et Tous pour cette belle journée, elle m’a fait avancer encore, je ne suis certainement pas le seul, mais je trouve important de le dire (si ça aide…) continuons à construire ensemble, sans rien perdre de cette fraternité sincère que, pour ma part j’ai ressenti  ce samedi.

 

J’ai des preuves…

 

Comme à mon habitude, j’ai fais « quelques photos »dont vous pouvez voir des échantillons dans ce message, mais vous pouvez en visionner la totalité (et bientôt une p’tite vidéo) dans ma galerie Picasa en suivant le lien ci-dessous :

 

  https://picasaweb.google.com/109963435597173332416/AssisesFdGMorlaixOctobre2012?authuser=0&authkey=Gv1sRgCLL27OODg8fWigE&feat=directlink

 

Yves Abramovicz

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 09:25

Hier, samedi 13 octobre, se sont déroulées à la salle de Ploujean les Rencontres du Front de Gauche du pays de Morlaix.    

70 à 80 personnes ont assisté au moins à l'un des trois débats organisés pendant l'après-midi, et pour le repas et les concerts le soir, nous avons réuni cent personnes.

C'est donc une première très satisfaisante pour nous, d'autant que les débats allèrent au fond des choses, furent riches et ouverts, tandis les concerts - de La Souris Noire, du Cabaret Mécanique de Claude Bonnard et Antoine, et de Joël et Dominique Corre - furent de grande qualité.  Merci à tous les musiciens et chanteurs pour le bonheur qu'ils nous ont donné et à tous ceux qui se sont investis pour la réussite de ces Assises et de cette fête.

Voici, avant une présentation du contenu des débats de l'après-midi, un reportage photo sur cette journée mémorable (photos de Jean-Luc Le Calvez, Yves Abramovicz, Ismaël Dupont):   

 

 

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 Daniel Ravasio et Mikaël Seillé introduisirent le débat sur la situation sociale. Austérité, plans sociaux, chômage, inégalités croissantes: quelle réponse politique efficace pouvons-nous apporter?  687

 

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Christian Corre, Franck Simonnet et Hervé Penven introduisent le deuxième atelier-débat: face à la démocratie confisquée, quelles réponses pouvons-nous proposer? Comment adopter une stratégie pour aller vers la proportionnelle à toutes les élections, restaurer la souveraineté du peuple, introduire plus de démocratie directe et de démocratie participative?  

 

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Une délégation de la circonscription de Landerneau-Landivisiau nous fit l'honneur de sa visite amicale: le candidat aux législatives (avec Isabelle Mazelin comme titulaire) Yannick Hervé et Emile Turlan.

 

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 De petites entractes bien nécessaires entre les débats.

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Pendant ce temps-là, le couteau entre les dents, on s'active en cuisine...

 

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François Rippe et Yves Abramovicz galvanisent les troupes et donnent la conclusion du débat sur le devenir du Front de Gauche Morlaix et le passage en Association...

 

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  Des copains d'abord... qui se retrouvent au Front de Gauche!  

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  Avec nous, la vie sera Rock'N'Roll! 755

 

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Les cuisiniers goûtent le produit de leur brillant travail: galette-saucisse, ratatouille, gratin dauphinois, tiramisu... Au Front de Gauche, l'humain d'abord, ça implique aussi la reconnaissance du ventre...

 

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A Plouigneau, le Rouge, ça préserve des taches; la tâche politique, ça maintient la passion et la flamme de la jeunesse.

 

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Le "Cabaret Mécanique" de Claude Bonnard et d'Antoine nous rafraîchit la mémoire avec des chansons de lutte magnifiquement écrites et interprétées du XIXème et du début du XXème.

 

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Entre l'île de Batz et Roscoff, c'est l'entente parfaite...

 

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  Mais le Lot est émigrer à Ploujean tant la fête s'annonçait belle. 

 

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 Ca s'active en coulisse...

 

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 Marie Pellerin, l'excellente chanteuse de la Souris Noire.

 

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Le Café années 30 de La Souris Noire enchante et transporte tout le monde dans le Paris coquin et populaire des années 30, entre mère maquerelle et garçon au verbe haut !  

 

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Joël et Dominique Corre nous permettent de terminer la soirée musicale en beauté, et en danse bretonne, comme il se doit...

 

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  La conclusion à Franck.

 

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 19:11

front de Gauche Morlaix 

 

 

 Samedi 13 octobre à Ploujean

RENCONTRES

DU FRONT DE GAUCHE

Pays de Morlaix

 

 

Bonjour, à toutes et à tous,

 

Depuis la création, début 2009, du Front de Gauche, la crise économique, sociale et écologique s’est encore aggravée dans l’ensemble de l’Europe. En France, l’espoir suscité par la défaite de Sarkozy a fait place à l’inquiétude et à la colère. Les plans sociaux se multiplient, laissant de plus en plus de gens sur le carreau. Le gouvernement de François Hollande mène une politique de rigueur qui en refusant de s’en prendre réellement aux privilèges de certains, renforce les inégalités et fragilise les services publics. Ainsi, il accepte un pacte budgétaire européen économiquement stupide et socialement insupportable pour les populations les plus menacées. L’austérité pour les uns, les supers bénéfices pour les autres, les puissants, les rois de la finance et les patrons du CAC 40 !

 

Depuis 2009, le Front de Gauche s’est installé au cœur des luttes et des résistances. Avec son programme L’humain d’abord  et la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, il tente de réinventer autre chose à gauche en s’appuyant sur l’implication populaire. Au-delà des huit organisations politiques qui le composent aujourd’hui, le Front de Gauche appelle les citoyen-nes, les salarié-es, les jeunes, les chômeurs, les immigré-es à se mobiliser et à s’organiser pour leurs droits et leurs revendications. L’attente est immense, le besoin d’unité aussi pour imposer des solutions à la crise qui aillent dans le sens du progrès social et d’un authentique renouveau démocratique.

 

C’est pourquoi, les militant-es du Front de Gauche du Pays de Morlaix, vous invitent à les rencontrer et surtout à vous exprimer lors des Rencontres organisées le samedi 13 octobre 2012 à la salle socio culturelle de Ploujean.

 

 14h : Accueil

 

14h 30 à 18h 30 : Trois ateliers pour l’échange et la discussion

 

Atelier 1 : Comment agir pour ne pas subir la situation sociale et politique,

quelles réponses possibles à la crise ?

 

Atelier 2 : Face à la démocratie confisquée, comment reprendre le pouvoir et

avancer vers la VIe République ?

 

Atelier 3 : Le Front de Gauche, comment ça fonctionne, à qui doit-il être utile et

pourquoi ?

 

18h 30 : Apéritif offert

 

19h : Repas payant 10 € pour les adultes et 5 € pour les enfants

(réservation possible et souhaitée…)

 

20h 30 : Soirée musicale et en chansons (sociales et engagées) en compagnie de « La Souris Noire », du « Cabaret mécanique » de Claude Bonnard et de la musique bretonne de Dominique et Joël Corre.

 

 

 

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------Pour réserver votre repas du 13 octobre ou tout simplement nous contacter, vous pouvez téléphoner au : 06 20 90 10 52 ou bien par mail écrire à : frontdegauchemx@gmail.com

 

femme-front-de-gauche-morlaix.jpg

 

 

 

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:04
Communiqué: Non au scandale démocratique de l'adoption du Traité Budgétaire européen!
  
Le Front de Gauche du pays de Morlaix condamne la procédure de ratification expéditive au Parlement d'ici octobre du pacte budgétaire européen et appelle à un référendum sur ce nouveau traité européen aux enjeux immenses. Nous rejetons ce traité parce qu'il remet profondément en cause les conquêtes sociales et le respect démocratique de la volonté populaire.
Ce TSCG (Traité sur la Stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'UE) conçu par Merkel et Sarkozy impose un contrôle permanent des comptes nationaux par des instances européennes non élues et un retour à marche forcée à l'équilibre budgétaire de l'Etat sous peine de sanctions financières lourdes et automatiques et d'une mise sous tutelle budgétaire. L'obligation d'arriver à un déficit annuel de 3% du PIB en 2013 et de 0,5% ensuite va conduire à une politique d'hyper-austérité (environ 90 milliards d'euros d'économies à réaliser d'ici 2017, ou d'impôts supplémentaires à faire rentrer). Celle-ci se traduira par davantage de souffrances sociales encore, en pleine période de montée du chômage et de la précarité.
Ce traité européen bafoue la souveraineté populaire, dans son contenu et sa méthode d'adoption. Le PS peut-il encore se dire républicain s'il refuse aux Français le droit de se prononcer après avoir prétendu pendant la campagne présidentielle qu'il ne ratifierait le Traité qu'après l'avoir modifié significativement, ce qui n'est pas le cas?
En imposant durablement une politique libérale de moins-disant social comme seule réponse à la crise de l'euro, ce traité risque de vider de tout contenu l'alternance droite-gauche. Il va renforcer le gouffre grandissant qui sépare les européens de la construction européenne, de plus en plus soumise aux intérêts des milieux financiers.
Il est encore temps d'obtenir un vrai débat public et une consultation des peuples européens sur ce pacte budgétaire et de rappeler aux parlementaires leurs devoirs envers les citoyens.
Le Front de Gauche s'y emploie en faisant signer une pétition le samedi 8 septembre sur le marché de Morlaix pour un exiger un référendum sur le TSCG, en alertant le député Gwenegan Bui et le sénateur Jean-Luc Fichet sur les dangers de l'adoption du texte, et en projetant d'autres initiatives pour faire obstacle à la ratification du texte.
 
bandeau Front De Gauche

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:33

Nous avons décidé d'engager dès septembre une action militante forte du Front de Gauche contre le traité budgétaire européen et pour la tenue d'un référendum sur ce texte que le gouvernement soutient et qui sera soumis au vote du Parlement à la fin du mois de septembre.

Nos arguments principaux sont le devoir de respecter la souveraineté populaire (ce texte, voté sans consulter directement les peuples alors qu'il implique des abandons de souveraineté significatifs et que Hollande avait dit qu'il ne l'accepterait qu'à la condition d'avoir pu le renégocier en profondeur, ce qui n'est pas le cas, fait que des politiques économiques libérales et austéritaires s'imposeront quelque soient les décisions des peuples) et la possibilité de sortir de la crise et de la souffrance sociale qui se généralisent en Europe, ce qui impose une toute autre politique que l'austérité à perpétuité et la casse sociale prolongée qu'organise le traité.

 

Le samedi 8 septembre, nous distribuerons un tract comportant nos propositions alternatives pour sortir de la crise en Europe sur le marché de Morlaix (à voir si on peut le faire ailleurs aussi) afin d'exiger un référendum sur ce traité budgétaire conçu par Merkel et Sarkozy et ferons signer la pétition de L'Humanité qui porte cette exigence.

Cette distribution de tract et ce rendez-vous explicatif seront annoncés dans la presse par communiqué autour du 4 septembre.

 

Auparavant, des contacts seront pris avec les syndicats, des partis politiques où il y a des résistances au traité budgétaire et à l'Europe libéraleet des associations afin d'organiser conjointement, avec la participation si possible d'un large front d'organisations opposées à ce texte, une réunion publique sur le Pacte Budgétaire à la mi-septembre.

 

Le 21 septembre aura lieu à 18h (local du PCF, 2 petite rue de Callac) un nouveau bureau du Front de Gauche du pays de Morlaix ouvert à tous les sympathisants déclarés du Front de Gauche sur la circonscription.

 

Ce bureau débattra des principes généraux de fonctionnement de la possible future association du Front de Gauche du Pays de Morlaix et fixera des orientations pour les travaux d'une commission de fonctionnement, qui se réunira avec toutes les bonnes volontés avant le 13 octobre afin d'aboutir à des propositions de règlement intérieur et de statuts pour cette association ou ce collectif du Front de Gauche du pays de Morlaix.

 

Ces propositions feront ensuite l'objet de débats, d'amendements, de vote, aux Assises du Front de Gauche le samedi 13 octobre.

 

Les Assises du Front de Gauche se tiendront le samedi 13 octobre de 14h30 à 22h00-22h30 environ.

 

Elles seront ouvertes à tous les sympathisants du Front de Gauche, déjà déclarés ou non, mais les membres du collectif Front de Gauche et du comité de soutien aux législatives constitués lors des dernières élections seront invités en priorité, ainsi que les membres des partis qui composent le Front de Gauche.

 

L'après-midi sera consacrée à la discussion politique avec le programme suivant:

  • Débat sur la situation sociale: emploi, pouvoir d'achat, inégalités

  • Débat sur la démocratie bloquée et la nécessité d'une 6ème République

  • Examen des projets de statut et de fonctionnement interne du Front de Gauche du pays de Morlaix, un des outils du changement nécessaire et voulu par tous.

A 18h30, apéro et repas puis, vers 20h30, partie concerts.  

 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 08:44

 

COMMUNIQUE DU COLLECTIF CITOYEN DU FRONT DE GAUCHE DE MORLAIX

 

Face à la crise et au choix de la rigueur

 

Après les premières mesures prises par le gouvernement,

Après la déclaration de politique générale du premier ministre,

 

Le collectif citoyen du Front de Gauche du Pays de Morlaix:

- Ne peut se contenter maintenant, en guise de changement, de déclarations d'intentions.

- Ne peut se satisfaire des mesurettes par lesquelles le gouvernement prétend s'acquitter du changement promis aux classes les plus défavorisées :

                 - « l'aumône » faite en concédant le rattrapage de l'inflation pour le SMIC assortie d'une « pichenette » de 0,6 % est indigne d'une gauche de transformation sociale !

                 - les mesures de restrictions imposées aux services publics ne sont pas de nature à satisfaire aux besoins de chacun et à l'intérêt général !

 

Le collectif du Front de Gauche constate avec regret le reniement de l'engagement à renégocier le « Traité de Stabilité Européenne » puisque sa ratification sera proposée par le gouvernement au Parlement.

Sous couvert de « redressement difficile et long » ce sont bien des décisions de rigueur et d'austérité qui vont rythmer les mois à venir. La crise se poursuit et ce ne sont pas des mesures de « régulation du capitalisme financier » qui suffiront !

Seul un changement de système pourra remettre « l'Humain » au cœur de notre projet de société.

Le Front De Gauche continue en Pays de Morlaix !

 

Le collectif du Front De Gauche propose à tous les citoyens de poursuivre le travail engagé depuis un an à Morlaix.

Il appellera dès la rentrée l'ensemble des organisations et personnes ayant participé au collectif ou ayant soutenu nos candidats à se retrouver dans les « Assises du Front De Gauche » qui se tiendront début octobre lors d'une journée de travail participative et conviviale à Morlaix.

Cette journée sera ouverte à toutes celles et tous ceux qui aspirent à une grande transformation sociale, écologique et démocratique.

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 08:58

 

UNE ASSOCIATION NATIONALE DENOMMEE "FRONT DE GAUCHE" ?

Voici une ébauche de statuts pour concrétiser l'idée.

 

Il est constitué une association nationale dénommée "Front de Gauche", dont l'objet est le bilan critique du Front de Gauche, en particulier depuis juin 2011, et la poursuite de son action politique.

Le document central initial est le programme "L'Humain d'abord".

L'association "Front de Gauche" est organisée à travers des collectifs locaux, des groupes de travail nationaux, des assises nationales et un Comité Directeur National.

Sont membres du Front de Gauche, avec des droits égaux, d'une part tous les adhérents à jour de leurs cotisations des partis politiques regroupés sous cette appellation, d'autre part toutes les personnes qui acquittent une cotisation annuelle comprise entre 20 et 200 €, payable en une fois ou par fraction trimestrielle, et qui participent au moins une fois par trimestre à une action locale de l'association.

 

Le Front de Gauche a pour objectif de développer une action politique et une vie citoyenne de masse. Par suite :

- Les collectifs locaux sont animés par un bureau désigné chaque année comprenant un ou plusieurs représentant des partis existant localement, et un nombre égal d'adhérents non membres d'un parti.

Les réunions de bureau sont ouvertes à tous les adhérents. En cas d'absence de consensus sur une décision, seuls votent les membres du bureau.

 

-Les groupes de travail nationaux, thématiques ou autres, permanents ou temporaires, sont composés de délégués des partis et, en nombre au moins égal, d'adhérents non membres d'un parti.

Les candidatures aux groupes de travail nationaux sont libres.

Lors de la constitution des groupes le Comité Directeur National privilégie les candidatures validées par les collectifs locaux. Il s'efforce d'assurer un minimum de répartition par sexe, régions, âges et professions.

Une fois constitués, les groupes peuvent s'élargir de leur propre initiative.

Les contributions aux activités des groupes de travail peuvent venir de tous les adhérents et de tous les collectifs. Les groupes sont tenus d'y répondre, en accordant la priorité aux contributions validées par un collectif.

 

- Les collectifs organisent des réunions de travail thématiques ou des assemblées citoyennes en lien avec les thèmes des groupes de travail nationaux et avec les réalités locales. Ces réunions sont ouvertes à tous les citoyens et annoncées par voie de presse.

 

-Des assises nationales ont lieu au moins deux fois par an, sur des ordres du jour établis par le Comité Directeur National après propositions des collectifs locaux et des groupes de travail nationaux.

Ces assises doivent regrouper des membres des groupes de travail nationaux et des délégués des collectifs locaux, choisis en leur sein selon les principes énoncés ci-dessus (par exemple, alternance d'une fois sur l'autre entre membres d'un parti et adhérents non membres…).

S'il y a lieu de voter, les mandats sont répartis pour moitié entre les groupes de travail nationaux et les collectifs locaux, en tenant compte pour ces derniers du nombre d'adhérents.

 

-Le Comité Directeur National est initialement constitué par les partis membres du Front de Gauche, sans nécessairement être limité aux militants de ces partis.

Dans un délai maximum d'un an après la constitution de l'association "Front de Gauche" (et au plus tard au 1er octobre 2013 ?), le Comité Directeur National est constitué lors d'assises nationales, et désigné pour deux ans.

Le CDN doit respecter la parité hommes/femmes, comporter pour moitié des adhérents des partis et pour moitié des adhérents non membres des partis, assurer une représentation proportionnelle entre franciliens et provinciaux, et une représentation suffisante par âges et par professions.

Les candidatures sont libres. Elles peuvent être confortées par des soutiens.

Le CDN sortant peut formuler des propositions.

Le vote a lieu par tête.

Au moins un tiers des membres doit être renouvelé tous les deux ans.

 

A tous les niveaux de l'association l'information se fait par voie de presse, via internet, par la Poste pour les adhérents non connectés à internet ou ne souhaitant pas y recourir, et par téléphone en cas d'urgence.

 

Hervé Penven.

Début juillet 2012

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 06:21

Nous nous sommes réunis à une douzaine de personnes pour faire émerger des idées pour notre activité et organisation l'an prochain. Nous aurions pu être bien davantage mais il y a eu un petit cafouillage dans l'envoi des invitations.

  Daniel Ravasio a rappelé qu'il y aurait, à l'issue de la prochaine Fête de l'Humanité les 13,14,15 septembre, un texte travaillé au niveau de la coordination nationale qui donnerait les axes de développement et d'activité du Front de Gauche pour les mois qui viennent, prenant en charge notamment la question de la reconnaissance du rôle des militants du Front de Gauche qui n'ont pas de cartes dans un des partis qui composent le Front de Gauche.

Patrick Le Nan a mis en avant l'idée que le Front de Gauche devait rester un laboratoire pour développer un fonctionnement politique différent et devenir une chambre d'écho qui puisse faire remonter la parole du peuple.

De ce point de vue, on s'est tous posé la question de l'utilisation sur le plan de la campagne nationale et du programme des arguments et propositions qui ont émergé dans les assemblées citoyennes. Hervé Penven notamment a regretté que le programme "l'Humain d'Abord" fixé en juin dernier n'ait pas pu être amendé et complété à partir de ce qui émergeait des réflexions critiques des sympathisants et des propos des assemblées citoyennes. Le programme n'aurait pas dû être considéré comme intangible: il y a selon H.Penven deux- trois erreurs dans ce programme (SMIC à 1700 € brut, aucune retraite en-dessous du SMIC) qui ont pu nous coûter cher en nuisant à sa crédibilité alors que dans l'ensemble, il était le seul à offrir une perspective cohérente de transformation sociale. Comment faire pour que le travail réalisé en bas serve en haut dans l'élaboration des programmes et des stratégies? Comme faire pour que les débats de la base arrivent sur le plan national? C'est un questionnement que nous aurons à conduire y compris sur le plan local. Jacques Normand a rappelé qu'il ne fallait surtout pas attendre que ça se structure là haut pour que ça vive en bas.

Yann Guéméné s'est exprimé en disant que les gens qui avaient voté pour nous, parfois pour la première fois cette année, attendaient maintenant des réponses: quelle va être dans les prochains mois, les prochaines années, l'utilité du Front de Gauche qui n'a pas le pouvoir? Comment allons-nous agir pour relayer les attentes populaires?

Jean-Luc Le Calvez a rappelé que c'était la vocation du Front de Gauche de permettre aux gens de redevenir des citoyens à part entière en refusant les logiques de délégation de pouvoir.

Nous considèrons, à partir des propos de Daniel Ravasio, que le collectif local du Front de Gauche de Morlaix peut se donner plusieurs objectifs dans les mois à venir:

- Améliorer ou compléter le programme à partir d'ateliers législatifs permettant de travailler avec les sympathisants Front de Gauche et la population sur des questions particulières (aide à l'autonomie, 6e République, transports...) et de faire remonter les propositions à nos instances nationales et à nos parlementaires pour qu'elles soient éventuellement traduites en projets de loi.

- Continuer à faire des réunions thématiques pour réagir à l'actualité nationale et s'affirmer en tant que force de résistance et de proposition: sur l'Europe, la fiscalité.  

- Etre présents dans les luttes: pour un référendum sur le pacte budgétaire, une augmentation du SMIC, auprès des salariés de la fonction publique, de Doux, de Bri'Air, de la Britanny Ferry...

- Réfléchir à notre organisation interne sur le plan local (quel rôle pour un bureau? une assemblée générale? qui envoie les invitations? est-ce qu'on demande une cotisation volontaire? comment assure t-on l'autonomie financière du Front de Gauche?) et sur le plan national.  

- Préparer les municipales par un travail sur le projet et la stratégie.

- Communiquer à destination de la population par voie de presse et de tractage. Mikaël Seïté propose la diffusion d'une lettre du collectif Front de Gauche tous les 3 mois pour réagir à l'actualité locale et nationale, proposition intéressante et à creuser.

 

A la fin de la réunion, nous avons fixé quelques dates pour continuer à travailler, en rappelant qu'il y avait l'université d'été du Front de Gauche à Grenoble les 25,26,27 août et que ce serait bien que un ou deux adhérents du Front de Gauche Morlaix nous y réprésentent:

 

- Vendredi 24 août 2012, 18h (au 2, petite rue de Callac à Morlaix) : réunion de bureau du collectif Front de Gauche Morlaix (ouverte à tous) - point de siutuation, organisation d'actions militantes à la rentrée.

 

- Vendredi 21 septembre, 18h au 2, petite rue de Callac à Morlaix: bureau du collectif Front de Gauche

 

- Samedi 13 octobre (15h-22h30): Assises du Front de Gauche du pays de Morlaix: réflexion sur notre organisation et notre activité de 15h à 18h30, apéro et repas de galettes et de crèpes (préparées par Yann Guéméné) puis concert avec deux groupes de musique. Cet évènement pourrait avoir lieu dans la salle de Ploujean (premier choix),  à Plougonven ou à Plourin les Morlaix (salle du cheval Blanc), voire à Plouégat-Guerrand.  

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