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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 12:15

Ajoutée le 25 mars 2016

Filmé à Morlaix et Plougonven ( 29 ) le 19 mars 2016.
Texte : A. Caradec
Musique : Ch. Ducourant. S. Floch. S. Hébréard
Arrangements : KENAVO GOODBYE

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 07:18

Belle chanson, beau clip! Paroles Caradec-Ducourant - clip Anne Caradec, Léo Daviliers, Cyril Deleau, Stephane Chartrain - chanteur: Christophe Ducourant, musiciens: Stephane Hébréard et

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 05:42
Brigitte Fontaine, poétesse de la nuit (Le Télégramme, Carole Bechec - 25 janvier 2016)

« La gifle du défunt » : tel est le nom du roman qu'écrit actuellement Brigitte Fontaine. La chanteuse vient de passer quelques jours à Saint-Malo (35). Rencontre.

Décor : son appartement de Saint-Malo, un joyeux bazar, entre livres et curiosités. Elle y passe du temps, régulièrement. Elle aime l'intra-muros mais n'y va jamais, trop de touristes. Brigitte Fontaine ne s'en laisse pas conter ! Cash dès le départ : pas de question sur sa vie privée et pas de photo. Duale et coquette, la fantasque iconoclaste chanteuse et écrivain accorde finalement la photo. Elle se livre aussi, un peu, en quelques ellipses. Pas question de parler d'âge. Elle n'en a pas. « J'ai 20.000 ans et (citant Baudelaire), je suis de tous les temps et de tous les univers », prévient la chanteuse qui est née à Morlaix (29), le 24 juin 1939.

J'ai horreur de la mer

Poétesse à la rigueur, oui mais surtout pas écrivain-e ou auteur-e. « Une connerie infâme, dit-elle. Je n'ai jamais été encartée dans quoique ce soit mais je suis solidaire de toutes les femmes, à part peut-être Madame Thatcher. On dit bien une antilope, une gazelle ou une girafe même s'ils sont de sexe mâle. Ah mais ! ».

« Presque tout ce que je fais, avant que ce soit pour moi, c'est pour les femmes, poursuit-elle. Pour apporter une pierre supplémentaire, pour qu'on sache que ce sont des créatrices ». Son appartement donne sur la mer mais c'est un « compromis ». Elle, elle aime la Bretagne, son mari, la mer. La vraie Bretagne, pour elle, c'est là ou on parle breton. « J'ai horreur de la mer, mais je ne m'en rappelais plus ». Pourtant, sa chanson préférée, c'est celle de Léo Ferré « La mémoire de la mer »... Morlaix reste sa ville de coeur. Son coin, c'est la rue du Mur, là où elle est née, près de la maison d'Anne de Bretagne et de la place Allende. « Je suis très fière qu'il y ait une place de ce nom à Morlaix ».

La liberté de l'écriture

Brigitte Fontaine fume « comme une damnée », affirme-t-elle. Elle se lève même la nuit pour tirer sur sa cigarette. C'est aussi la nuit qu'elle écrit. La veille encore, elle travaillait à son prochain roman. Il s'appellera « La gifle du défunt » et se passe « partout ». Pas de pitch, surprise ! « Je me sens un peu libre quand j'écris, c'est dans la joie, l'euphorie et l'effort aussi, évidemment ». Celle qui a été promue commandeur des arts et des lettres en 2014 a écrit plus d'une quinzaine d'ouvrages. Ceux qu'elle aime le plus, c'est la pièce de théâtre « L'inconciliabule », jouée avec Areski Belkacem, « Paso Doble » (Flammarion) et « Les hommes préfèrent les hommes » (Flammarion).

Et l'actualité ?

« Les soi-disant islamistes n'ont rien d'islamiste, s'exclame-t-elle. Je ne peux pas supporter les termes radicaux ou intégristes. Ce sont des fous, des égarés, des assassins ». Le livre à paraître au printemps renferme des maximes illustrées par le dessinateur Alfred. Comme celle-ci : « Nouvel attentat à Paris, Brigitte Fontaine attente à ses jours, damned, encore raté ». Ce qui la révolte ? « Ce qu'on appelle le racisme, un terme impropre, car il n'y a qu'une seule race humaine. La discrimination me rend enragée, les prisons aussi ». La nuit s'annonce et l'interview se termine, Brigitte Fontaine est déjà loin, bercée par ses volutes de fumée. Le lendemain, elle rentrait à Paris.

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 08:02

Quand les graphistes du Front de Gauche Morlaix créent le tube de l'année qui va vous trotter dans la tête si vous l'écoutez plus de deux ou trois fois. De là à ne plus pouvoir redescendre de la lune...

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 14:39

 

 

Deux des graphistes bénévoles du Front de Gauche Morlaix, Christophe Ducourant et Stephane Hébréard, ont plusieurs tours dans leur sac et dons à faire valoir, notamment en matière de chanson et de musique.

Une chanson triste et tendre à découvrir, avec un clip étonnant et très esthétique...   

 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 15:11

 

Paroles, interprétation et clip: Christophe Ducourant, Anne Caradec - Arrangement musical: Christophe Ducourant, Stephane Hébréard

 

https://www.youtube.com/watch?v=8jaGN16KSR4

 

L'Humain d'abord

 

Rendons Morlaix aux morlaisiens

Rendons Paris, aux parisiens

Rendons les villes aux citoyens

Et prenons notre vie en main

 

Donnons le choix aux habitants

Ecoutons-nous attentivement

Ensemble, rendez-vous est pris

Unissons nos vies pour la vie

 

Nous on met l'humain d'abord

Nous on met l'humain d'accord

Chacun agit comme un ressort

Le coeur vaut bien plus que de l'or

Nous on place l'humain d'abord

Nous on met l'humain d'accord

L'humanité dans le décor

La solidarité, encore! 

 

Ecoute les maux de tes voisins

Qu'ils ne soient plus seuls dans leur coin

Votons l'intérêt général

Bottons le cul au Capital

 

Unissons nos forces communes

Ne travaillons plus pour des prunes

Voter ne demande qu'un effort

Pour transfigurer le décor

 

Nous on met l'humain d'abord

Nous on met l'humain d'accord

Chacun agit comme un ressort

L'amour vaut bien plus que de l'or

Nous on place l'humain d'abord

Nous on met l'humain d'accord

L'humanité dans le décor

La solidarité, encore! 

 

 

photos manif Gilles Troel8 mars pors ar bayec 8Manif-du-23-novembre-2013--Morlaix 0837

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 06:03

Jara.jpg

 

 

Víctor Lidio Jara Martínez (193261973) était un chanteur auteur-compositeur-interprète populaire chilien.

Membre du Parti communiste chilien, il fut l'un des principaux soutiens de l'Unité Populaire et du président Salvador Allende. Ses chansons critiquent la bourgeoisie chilienne (Las Casitas del Barrio Alto, Ni Chicha Ni Limona), contestent la guerre du Viêt Nam (El Derecho de Vivir en Paz), rendent hommage aux grandes figures révolutionnaires latino-américaines (Corrido De Pancho Villa, Camilo Torres, Zamba del Che), mais aussi au peuple et à l'amour (Vientos del pueblo, Te recuerdo Amanda).

Arrêté par les militaires lors du coup d'État du 11 septembre 1973, il est emprisonné et torturé à l'Estadio Chile (qui se nomme aujourd'hui Estadio Víctor Jara) puis à l'Estadio Nacional avec de nombreuses autres victimes de la répression qui s'abat alors sur Santiago. Il y écrit le poème Estadio de Chile qui dénonce le fascisme et la dictature. Ce poème est resté inachevé car Víctor Jara est rapidement mis à l'écart des autres prisonniers. Il est assassiné le 15 septembre après avoir eu les doigts coupés par une hache.

Après avoir été enterré semi-clandestinement le 18 septembre 1973, il est enterré le 5 décembre 2009 (après 3 jours d'hommage populaire) dans le Cimetière Général de Santiago lors d'une cérémonie à laquelle assistèrent sa veuve Joan Turner et leurs deux filles Manuela et Amanda, l'ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, et plus de 5000 personnes.

Après un parcours à travers les différents quartiers de Santiago, les restes du chanteur furent apportés au Memorial de Detenidos Desaparecidos, pour une cérémonie intime où sa famille lui a rendu hommage, avant que Victor Jara ne soit enterré au Cimetière Général. Certaines de ses chansons les plus connues, comme Te recuerdo Amanda ou Plegaria a un labrador, ont été entonnées par le public présent[2].

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=U1VxD6boMdg

 

http://www.youtube.com/watch?v=ofdnUcu-_3c

 

Julos Beaucarne - Lettre à Kissinger

 

 {Parlé:} Il y a des centaines de silences qui assassinent Pendant des siècles et des siècles Nos oreilles sont là pour nous tenir éveillés Il y a des réveille-matin qui sonnent comme des clairons Il y en a peu qui chantent des berceuses Je veux te raconter, Kissinger, L'histoire d'un de mes amis Son nom ne te dira rien Il était chanteur au Chili Ça se passait dans un grand stade On avait amené une table Mon ami qui s'appelait Jara Fut amené tout près de là On lui fit mettre la main gauche Sur la table, et un officier D'un seul coup avec une hache Les doigts de la gauche a tranchés D'un autre coup, il sectionna Les doigts de la dextre et Jara Tomba, tout son sang giclait Six mille prisonniers criaient L'officier déposa la hache Il s'appelait p't-être Kissinger Il piétina Victor Jara "Chante !" dit-il "Tu es moins fier" Levant les mains vides des doigts Qui pinçaient hier la guitare Jara se releva doucement "Faisons plaisir au commandant" Il entonna l'hymne de l'U De l'Unité Populaire Repris par les six mille voix Des prisonniers de cet enfer Une rafale de mitraillette Abattit alors mon ami Celui qui a pointé son arme S'appelait peut-être Kissinger Cette histoire que j'ai racontée, Kissinger, ne se passait pas En quarante-deux mais hier En septembre septante-trois 
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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:46

Vidéo de la Compagnie Jolie Môme:

http://www.youtube.com/watch?v=6h30r8jaAH0

 

Montage de la CGT:

http://www.youtube.com/watch?v=HktH9gs4Jy4

 

 

DANS LA RUE Compagnie Jolie Môme 

 

Tu peux voter, pétitionner

Débattre à la télé

ou gamberger sans te bouger

C'est dans la rue qu'ça se passe,

C'est dans la rue qu'ça se passe

 

Couplets :

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

Un bulletin dans une boîte

Ca change pas grand chose

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand revient le printemps

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand on lâche nos écrans

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand on s'est rencontré

C'est dans la rue qu'ça se passe

La peur s'en est allée

 

(Break : le temps d'un couplet en Am )

C'est dans la rue

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand s'énervent les enfants

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand les rejoignent les parents

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand on bloque la machine

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand les rêves s'animent

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Dans la rue d'à côté

C'est dans la rue qu'ça se passe

Comme dans tous les quartiers

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Gréve générale

Tous ensemble, tous ensemble

Gréve générale

Tous ensemble, tous ensemble

Gréve générale

Tous ensemble, tous ensemble

Gréve générale

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand les rois sont matés

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand valse l'échiquier

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand on change le ciel

C'est dans la rue qu'ça se passe

Toujours en plein air

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand on change d'air

C'est dans la rue qu'ça se passe

On va pas s'laisser faire

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

On va pas s'laisser faire

C'est dans la rue qu'ça se passe

On va pas s'laisser faire

C'est dans la rue qu'ça se passe

On va pas s'laisser faire

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

 

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 07:32
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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 16:53


Keny_Arkana-Live_TV-Prix_constantin: Le "Nettoyage au Karchër", défi jeté à la sale trogne de Sarkozy lors des cérémonies du prix Constantin à la télévision:  

 

C'était samedi soir. Un immense moment d'émotion au Roudour de Saint Martin des Champs, qui a connu sans doute peu de concerts aussi "chauds" et chaleureux.

Devant 1100 personnes venus de toute la Bretagne et même pour certains, du sud de la France, la rappeuse contestataire marseillaise d'origine argentine Keny Arkana, née en 1982 et depuis quelques années une égérie des milieux alternatifs, alter-mondialistes et anti-capitalistes, a déployé avec beaucoup de charisme et de générosité toutes les facettes de son immense talent de chanteuse et de parolière au service de la fraternité et de la révolte collective contre le désordre capitaliste mondial, l'irresponsabilité des puissants qui mettent le monde à feu et à sang, détruisent la nature, la dignité humaine et les liens sociaux au profit de leurs intérêts financiers. Son appel à la fraternité humaine, résistance, à la mobilisation collective, au refus de la résignatuion, à la lucidité face à nous autres qui "avons peur de la liberté" alors qu'on réprésente la force et le nombre, ont été entendus... Mais "ce n'est pas que des mots" comme elle dit avec du sourire et de la gravité...  

 

Keny-Arkana.jpg 

 

Des paroles de lutte entraînantes et souvent tellement justes dont je voudrais ici en délivrer un petit florilège issu de l'album "Désobéissance" pour faire découvrir un rap intelligent qui traque le sens plus que l'effet, tourne le dos au cynisme, à la vulgarité, à la consommation ostentatoire et au nihilisme:

 

Réveillez-vous

 

Ca pleut l'injustice, et la tempête est programmée

Tout va de plus en plus vite, oui la guerre est proclammée

Une guerre glaciale, de moins en moins discrète

Qui s'attaque aux plus pauvres et à ceux qui refusent d'intégrer la disquette

On divise la populace, on instaure l'état policier

Sors des rangs, et tu mangeras la matraque de l'officier

Nouvel ordre officieux, le terrorisme officiel

N'est qu'un outil pour instaurer la surveillance et la peur

Eteins ta télé, et leurs émissions d'arriérés

Eteins ta télé, avant de finir complètement aliéné

Propagande de peur pour une soumission offishal

Métro, boulot, dodo, biométrie et fichage...

 

Réveillez-vous, ils nous ont déclaré la guerre

Réveillez-vous, peuples du monde et enfants de la Terre

Réveillez-vous, avant le point de non-retour

On aura besoin de tout le monde, tout le monde, tout le monde, tous

Réveillez-vous, car demain sera pire encore

Réveillez-vous, avant qu'ils nous mettent des puces dans le corps

Réveillez-vous, c'est nos vies qui sont en jeu

Réveillez-vous, réveillez-vous

 

Ordre mondial

 

Je suis là, partout, j'ai resséré les murs

J'ai imposé ma surveillance, caméra partout dans les rues

J'ai approfondi les frontières, un rempart pour le Tiers-Monde

Un champ de tir pour les sans faf, histoire que les affaires montent

Je ne défends pas l'être humain, je défends les capitaux

J'instaure les règles du commerce en faveur des occidentaux

Je suis l'art de piller, en faisant croire qu'on ne vole rien

Au service de la croissance, les droits de l'homme j'en rigole bien

Je me cache derrière des idéologies pour que l'opinion soit d'accord

J'ai imposé la biométrie sur vos passeports

(...)

Je contrôle vos esprits par le biais des médias, vous êtes à ma merci

Les pieds embourbés dans l'inertie

Car vous vous croyez libre, mais formatés depuis l'école

Pour vous apprendre la hiérarchie, à toujours obéir aux ordres

 

Je suis l'ordre mondial

L'ordre créé par les puissants

Confréries, chefs de multinationale

Politiques économiques, je suis la conjoncture

Imposé à la planète, j'ai instauré ma dictature

 

J'ai anéanti le pouvoir national, j'impose ma loi dans les^pays

C'est le jeu de l'illusion que vous appelez "démocratie"

Car l'ordre vient de moi, certainement pas d'un peuple

Je vous façonne à mes choix dès que vous tombez dans la peur

Je suis le produit des tyrans, la structure qui détruit

Au nom des valeurs marchandes, implantées jusqu'à vos esprits

Je pompe le sang du Tiers Monde, j'chope leur politique

Leur ordonne de nous vendre tous leurs services publics

Un peuple qui se lève? moi je lui couperai les vivres

Pour mieux alimenter sa haine et l'emmener en guerre civile

Car y'a pas de meilleur business que la mort

Destruction, reconstruction, investissement, marchés des armes

Pro-guerre, prospère, je fais monter la sauce

Vous monte les uns contre les autres, pour mieux alimenter ma force

Car mon règne prend son ampleur dans toutes vos divisions

Littéralement capitaliste, au service de vos illusions....

 

 

La rue nous appartient

 

Expulsés de nos centre-villes, expropriés de nos droits

Colonisation trop subtile, pour que vraiment le peuple voit

Divisés dans la peur, trop renfermés sur nos merdes

Celles qu'ils sèment et dont les fruits nous arrivent en pleine gueule

C'est le même bourreau qui vient taper sur nos crânes

Et entre nous on se déverse tout le poison de nos drames

Ca dort dans la rue, supporte tous les malheurs

Pendant ques les bâtiments sont vides, dorment pour prendre de la valeur

Ca expulse des familles, des vieux, des enfants

Entre cars de CRS et caméras de surveillance

Quelques années ont suffi pour aseptiser nos ruelles

Apartheid social et culturel

Aujourd'hui, les fachos s'affirment, aiment nous humilier

La ville n'est plus au peuple, mais aux marchands d'immobilier

Fonds spéculatifs, les appétits deviennent tarés

Depuis que la guerre aux pauvres est déclarée

 

Expulsés de nos villes, comme expulsés de nos vies

On ira occuper la rue, comme tous les immeubles vides

On ira affronter l'abus qui sévit et va trop loin

On se laissera pas voler la rue, car la rue nous appartient

Ils veulent dessiner l'apartheid, on dessinera le maquis

On ira se réapproprier tout ce qu'ils ont pris pour acquis

Sans logis, sans papiers, sans rêves et sans droits

Solidarité, on est ensemble, c'est le front des sans voix...

 

Crie leur qu'on est le monde

Que le peuple finira par vaincre

Qu'ils ont le chiffre, qu'on a le nombre

Et que la rue nous appartient...

 

Les chemins du retour

 

Enfermés dans la peur qu'on nous inculque

Laisse-les nous mépriser nous appeler jeunes et incultes

C'est la maladie du siècle, dans le coeur, les surins

Les terriens sont en colère, ont enterré ce qui faisaient d'eux des humains

Ca fait un bail qu'on a tout balancé dans la fosse

Comment a t-on pu zapper que l'Amour était le moteur de notre propre force

On se renferme tous malheureux dans nos petites cases

La Vie se cache dans chaque recoin, même des plus petites phrases

Veille sur ton coeur, il peut vite glacer de froid

Faut garder sa vigilance pour ne pas s'éloigner de soi

Chaque instant est une prière, prends soin de tes pensées

Demeure-les sensées pour ne plus broyer de la pierre

Le système est un mirage, les barrières illusoires

Les angoisses sont des vibes, auxquelles Babylone veut nous faire croire

Le coeur détaché, tout commence dans la tête

La Révolution totale n'est pas qu'un but, c'est un chemin et une quête

 

On doit redevenir humain (X4)

 

Les barrières sont dans nos têtes, les limites sont dans nos coeurs

Le travail est profond pour s'émanciper de l'horreur

Après des siècles d'aliénations, après des siècles d'aberrations

On s'est construit nos propres prisons

Enfermés dans les forteresses de nos egos

La Vie ne passe plus à travers, on se sent mourir, on sort les crocs

On s'entretue et on s'oublie, en accusant autrui

On brûle nos rêves de notre plein gré pour libérer nos cris

Demi-Hommes, on a des clous au bout de nos ailes

La vraie révolution sera le changement de nos êtres

La Force est en nous-même, secret de la Création

Entends les Anges à tes oreilles, te souffler ta mission

Cherche la pureté en ton coeur, vu que l'horreur nous encercle

Trésor enfoui, trésor de nos ancêtres

Mémoire oubliée dans un coin de l'évolution

Enfants de l'Humanité, on porte en nous la Solution

 

On doit redevenir Humain (X4)

 

La machine nous a appris à ne pas sourire dans la rue

A ne pas voir le pauvre qui crève en demandant de l'aide

Elle nous a enseigné que l'Amour était une faiblesse

Tout comme les larmes et que les faiblesses n'ont pas leur place dans leur système

Violente, elle nous a formé à encaisser les coups

Clamant le chacun pour soi et le diable pour tous

Elle nous appris à ne pas regarder son voisin

A part pour comparer et pour jalouser son pain

Elle nous a dénaturé jusqu'à ce qu'on banalise le mal

Qu'on glorifie le diable et qu'on sous-estime le drame

Elle nous a convaincu que pour vivre à Babylone

Il ne fallait plus être humain mais un robot ou un clone

Elle a fait de nous ces enfants, redessinés à son image

Aussi gris que l'ensemble de son rivage

Enfants de Dieu, l'Amour et la Mémoire seront nos armes

Sur les chemins du retour, vers la Vérité de nos âmes

 

On doit redevenir Humain (X4)

 

 Certains y verront une sentimentalité creuse, une bigoterie ou un idéalisme outranciers. Moi, j'y retrouve mon Rousseau, que j'aime tant dans son mélange d'optimisme anthropologique et de pessimisme culturel, de critique radical du social et d'ouverture à une idéalité dans l'immanence : l'homme, animal dénaturé jeté en dehors de lui-même et de sa divine nature originelle par une civilisation fondée sur l'apparence, l'appropriation exclusive, l'inégalité et la fuite en avant technique. L'homme aliéné, abîmé, ennemi de ses semblables et de lui-même, qui peut retrouver la trace de sa pureté originelle et sa générosité de coeur en replongeant en lui-même, en regoûtant le contact à la nature, loin des faux-semblants de l'amour propre et des séductions du monde. L'homme, qui peut devenir vraiment civilisé et rendre justice à la beauté intrinsèque de la Vie, en transformant son attitude individuelle et en s'éduquant contre une société corruptrice, en défaisant ses chaînes sociales pour retrouver la vérité de sa nature.

 

Les chansons de Keny Arkana sont parfois un peu didactiques (on croirait lire un article du Monde Diplomatique dirons certains, l'énergie et la rage en plus) mais leur radicalité mêlée à sa bonne humeur sur scène a quelque chose de rejouissant et la chanteuse n'émeut jamais autant que quand elle retrouve le chemin de l'intimité, pour évoquer comment est née en elle une soif inextinguible de liberté, à travers ses expériences des prisons de l'enfance perdue (les foyers, les psychiatres, la rue)  ou pour s'adresser à Dieu ou à la Terre sous la forme d'une prière qui nous emporte très haut au-dessus de la politique partisane et donne un fondement mystique à son engagement révolutionnaire.   

 

Pour le plaisir, des liens avec quelques autres vidéos de Keny Arkana:

 

 

 

 

 "J'me Barre, tcha, tcha, le foyer, j'm barre... ": http://www.youtube.com/watch?v=CYsDi-Q5k5o

 

"Cinquième soleil": http://www.youtube.com/watch?v=wA9LzNQdgY4

 

"Le missile est lancé": http://www.youtube.com/watch?v=UoQ5NEQhA-0

 

  "Entre ciment et belle étoile":   http://www.youtube.com/watch?v=45pwd3YCMlA

 

 

  I.D

 

 

 

 

 

 

 

 

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