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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 09:26

Il y a 73 ans, le 21 février 1944, les 22 membres du groupe Manouchian sont arrêtés, condamnés à mort et fusillés le même jour au Mont-Valérien. Olga Bancic, la seule femme du groupe, sera envoyée en Allemagne et décapitée le 10 mai 1944. Onze ans plus tard, Louis Aragon leur rend hommage en un magnifique poème Strophes pour se souvenir . En 1959, Léo Ferré le met en musique, le chante et le fais connaître sous le titre l'Affiche Rouge. Le groupe Manouchian, du nom de leur chef Missak Manouchian, était formé de résistants communistes membres des Francs-tireurs et partisans - Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI).

Olga Bancic

Olga Bancic

Olga Bancic « Malgré des tortures ignobles, elle ne céda jamais »
Par Max Weinstein, 
Vice-Président de l’association Mémoire des Résistants Juifs 
de la MOI (MRJ-MOI).
MAX WEINSTEIN
VENDREDI, 16 JUILLET, 2010
L'HUMANITÉ

 

Juive, roumaine et communiste, Olga Bancic a toujours combattu le système fasciste. Seule femme du groupe Manouchian, engagée dans les FTP-MOI, elle fut parmi les premières à organiser des actes de résistance qui 
se transformèrent 
en lutte armée.

C’est un honneur pour la France d’avoir pu compter dans les rangs de la résistance à l’envahisseur nazi une femme de la trempe d’Olga (Golda) Bancic. Elle était d’un courage inébranlable, une grande figure féminine, une mère aimante, qui rehausse avec force le rôle qu’ont joué de très nombreuses femmes et jeunes filles avec l’ensemble des résistants. Et l’on sait que, malgré les tortures ignobles de ses geôliers, elle n’a pas cédé ni concédé le moindre renseignement pouvant les servir dans leurs tristes besognes. On sait aussi que, durant le laps de temps qui s’est écoulé entre la date de sa condamnation et son exécution en Allemagne elle fut de nouveau lourdement harcelée et torturée, sans jamais céder. Une véritable héroïne, communiste, juive et résistante.

Sixième enfant d’un petit fonctionnaire, à quatorze ans, elle a commencé à travailler comme ouvrière. Après une enfance et une jeunesse active et animée en Roumanie, pays où elle est née en mars 1912 dans la ville de Kichinev, alternant travail clandestin et séjours en prison pour ses activités syndicales et revendicatives, à seize ans et demi, elle se marie et part à Bucarest, où elle adhère aux Jeunesses communistes. Recherchée, traquée de toutes parts, elle quitte son pays et arrive en France en 1938 pour suivre des études à la faculté des lettres. Alors âgée de vingt-six ans, elle participe avec un de ses compatriotes, Jacob Salomon, à l’envoi d’armes aux républicains espagnols. Elle épouse Alexandre Jar, ancien des Brigades internationales et écrivain (1911-1988), et donne naissance en 1939 à une petite fille, Dolorès.

1940, c’est la guerre avec l’occupation allemande de la France. Sans la moindre hésitation, Olga s’engage et fait partie des FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans de la main-d’œuvre immigrée) dans la lutte contre les nazis. Elle hésite d’autant moins que le système fasciste, sinistre ennemi, elle l’a vécu en Roumanie où elle fut persécutée. Elle fut parmi les premières à organiser et réaliser des actes divers de résistance qui se transformèrent assez rapidement en lutte armée.

Pour être libre de ses mouvements et pouvoir se consacrer entièrement à la Résistance, elle confie sa petite fille à une famille française qui en prendra bien soin.

Elle est chargée de l’assemblage de bombes et divers engins explosifs, de leur transport à destination et également du convoiement d’armes destinées aux opérations, armes qu’elle récupère après chaque opération pour les mettre en lieu sûr.

Le 16 novembre 1943, elle est arrêtée par les brigades spéciales de la préfecture de police de Paris, en même temps que Marcel Rayman et Joseph Sevec, combattants des FTP-MOI, en tout 23 d’entre eux qui donneront à la propagande nazie l’occasion de faire placarder la célèbre Affiche rouge, dite du groupe Manouchian, à Paris et dans toute la France.

Le 21 février 1944, les 23 sont condamnés à mort par une cour martiale allemande, réunie à Paris le 15 février 1944. Les 22 hommes du groupe sont fusillés le jour même de leur condamnation, au mont Valérien, dans la banlieue parisienne. Olga Bancic est transférée en Allemagne. Elle est incarcérée à Karlsruhe puis, le 3 mai 1944, dans la prison de Stuttgart où elle est décapitée le 10 mai, à trente-deux ans, le jour même de son anniversaire.

Avant d’être exécutée, elle fit parvenir à la Croix-Rouge le 9 mai 1944 la lettre à sa fille accompagnant une note rédigée (texte à l’orthographe corrigé) ainsi :

« Chère Madame, je vous prie de bien vouloir remettre cette lettre à ma petite fille Dolorès Jacob après la guerre. C’est le dernier désir d’une mère qui va vivre encore douze heures. Merci. »

Lettre à sa fille (1) :

« Ma chère petite fille, mon cher petit amour,

« Ta mère écrit la dernière lettre, ma chère fille, demain à 6 heures, le 10 mai, je ne serai plus.

« Mon amour, ne pleure pas, ta mère ne pleure pas non plus. Je meurs avec la conscience tranquille et avec toute la conviction que demain tu auras une vie et un avenir plus heureux que ta mère. Tu n’auras plus à souffrir. Sois fière de ta mère, mon petit amour.

« J’ai toujours ton image devant moi.

« Je vais croire que tu verras ton père, j’ai l’espérance que lui aura un autre sort. Dis-lui que j’ai toujours pensé à lui comme à toi. Je vous aime de tout mon cœur.

« Tous les deux vous m’êtes chers. Ma chère enfant, ton père est pour toi une mère aussi. Il t’aime beaucoup.

« Tu ne sentiras pas le manque de ta mère.

« Mon cher enfant, je finis ma lettre avec l’espérance que tu seras heureuse pour toute ta vie, avec ton père, avec tout le monde. Je vous embrasse de tout mon cœur, beaucoup, beaucoup.

« Adieu mon amour.

« Ta mère. »

 

Olga Bancic est devenue le symbole des femmes et jeunes filles étrangères engagées dans la Résistance en France. En 1995, la Ville de Paris lui a rendu hommage en apposant une plaque à sa mémoire sur un des murs du carré des fusillés du cimetière d’Ivry, juste derrière les tombes de ses camarades de combat, Missak Manouchian et Marcel Rayman. Le 26 octobre 1999, sa mémoire fut à nouveau honorée par le Conseil supérieur de la mémoire, avec celle de quatre autres personnalités célèbres : Jean Moulin, Félix Éboué, Pierre Brossolette et Jacques Trolley de Prévaux.

Jamais elle n’inclina son visage devant les bandits tueurs de peuples. Jamais elle ne cessa de lutter. Elle est morte fièrement pour que l’abominable régime fasciste ne puisse triompher ni en France ni en Europe.

Pensons à elle et à toutes ses compagnes !

 

(1) Transcription de la dernière lettre d’Olga Bancic à sa fille. Extrait de la plaquette 
sur l’Affiche rouge d’Adam Rayski publiée 
par la Mairie de Paris/Comité d’histoire 
de la ville de Paris, septembre 2009.

olga bancic

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 20:56

Lu sur la page Facebook Histoire Populaire

 

Louise Michel 29/05/1830 - 09/01/1905
Institutrice, féministe, antimilitariste, militante révolutionnaire et libertaire, très active pendant la Commune de Paris.
"La révolution sera la floraison de l'humanité comme l'amour est la floraison du cœur."

 

Retour sur les derniers instants de Louise Michel, morte à Marseille le 9 janvier 1905 à Marseille.

(journal La Marseillaise) 

Les conférences que donnent Louise Michel la mènent à Nice pour deux réunions, les 28 et 30 décembre 1904 (1), c’est là qu’elle tombe malade « mais n’en continua pas moins à poursuivre la série des réunions publiques qu’elle avait fait annoncer »  (2) : Draguignan, Barjols puis Oraison. « Là, le mal s’aggravant, Louise Michel, à bout de forces, fut obligée de rentrer à Marseille où elle arriva jeudi soir. Descendue à l’hôtel de l’Oasis, au boulevard Dugommier, elle s’alita aussitôt et le docteur Dufour appelé à son chevet, diagnostiqua une congestion pulmonaire double ». Il fait appel au docteur Bertholet, de Toulon qui l’avait soignée de la même affection en février 1904. L’état de santé de la malade est jugé « fort inquiétant ». « Louise, comme l’appelaient simplement ses familiers, conservait toute sa lucidité d’esprit, même aux moments les plus critiques et la résistance qu’elle opposait au mal était vraiment surhumaine ».

Le 9 janvier, « Vers 9 heures du soir, Louise Michel (…) entrait définitivement en agonie. Elle rendit le dernier soupir à 10 heures un quart très exactement, sans souffrance, comme le flambeau qui lentement s’éteint ».

« Un incident répugnant »

Le journal signale « un incident répugnant » : « de nombreux agents de la Sûreté » surveillaient l’hôtel « jusque dans les escaliers, à la porte même de la malade ». Ses amis télégraphieront à Clemenceau « Louise Michel mourante - Attitude ignoble de la police », lui demandant d’intervenir pour faire cesser le brouhaha.

« Toutes les persécutions subies - la prison, le bagne, la misère - (…) l’ont d’ailleurs suivie jusqu’à l’heure suprême : la police est demeurée en surveillance rigoureuse autour de la maison où la pauvre femme dépérissait d’heure en heure, osant aller jusqu’à épier ses hoquets d’agonie après avoir épié durant près de quarante années ses plus innocentes harangues de réunions publiques, et ne consentant à abandonner sa bonne garde qu’après avoir passé sa consigne à la Mort. » 

Louise Michel est « sur son lit de mort, dans la modeste chambre d’hôtel où elle était descendue, à peine plus pâle qu’elle ne l’était vivante, le corps maigre et comme desséché perdu dans la blancheur des draps ». Aussitôt le décès connu, dans la chambre « sans le décor d’aucun apparat funèbre » où seules des fleurs rouges seront déposées entre ses mains, et jusqu’aux obsèques, ce sera un « défilé ininterrompu, (…) attestant éloquemment quelles profondes et cordiales sympathies possédait Louise Michel dans le prolétariat et chez le peuple pour qui elle se dévoua durant toute sa vie ».

Des délégations de militants socialistes, républicains, syndicalistes, libre-penseurs, anarchistes, laïques, antimilitaristes… venues des Bouches du Rhône, du Var, du Vaucluse et des Basses Alpes.Le 11 janvier, « bien avant l’heure fixée pour les funérailles, une foule immense se porte aux alentours de la maison mortuaire. Le boulevard Dugommier est noir de monde. L’affluence est telle que la circulation des tramways est interrompue. (…) Le cortège imposant des funérailles ne tarde pas à se former. Il s’ouvre par le drapeau de la Bourse du Travail et celui de l’Union des Chambres syndicales ouvrières » (2).

« Je sens monter la révolution »

Le cortège de plus d’un kilomètre de long sillonne la ville, « la foule, massée sur les trottoirs est de plus en plus considérable » pour arriver « vers 5 heures, à la tombée du jour (…) sur l’esplanade du cimetière Saint-Pierre, littéralement noire de monde ». Le cortège « pénètre dans le cimetière et gravit la petite colline couverte d’une magnifique pinède où se trouve la salle du dépôt. Il commence à faire nuit. Tout là-bas, derrière les montagnes violacées, le soleil jette une dernière lueur rouge qui vient mourir à travers les branches des pins. (…) Le spectacle offert par la nature en cet instant de deuil et de douleur, est saisissant ». Devant « une forêt de drapeaux rouges » et « un amas de couronnes », tour à tour, prennent la parole le docteur Flaissières, maire de Marseille, Lafaille, au nom de la Bourse du Travail, Santini, en italien, au nom des groupes révolutionnaires transalpins et Girault.

Louise Michel avait manifesté le désir de reposer au petit cimetière de Levallois-Perret, auprès de sa mère. Dès son décès une grande souscription a été lancée pour le transfert du corps et de grandes funérailles à Paris.

Le 21 janvier, sa dépouille est conduite jusqu’à la gare Saint-Charles, suivie par plusieurs milliers de personnes. Le cortège traverse à nouveau Marseille, jusqu’à la gare où « une foule immense avait déjà envahi les abords ». Puis, « c’est entre deux haies de drapeaux que la bière est placée dans le fourgon ». Après une prise de parole, le train démarre, tandis que l’Internationale s’élève.

Le 22 janvier, tôt le matin, les policiers investissent la gare de Lyon. L’armée et la police sont sur le pied de guerre, environ 10 000 hommes ont été mobilisés. Treize jours après sa mort, elle les faisait toujours trembler !

Le corbillard est « un modeste char de 8e classe sans draperies ». Un drapeau rouge est déposé sur le cercueil. Dans le hall de la gare, on entend « Vive la Commune ! » Puis, monte l’Internationale. La police essaie en vain d’interrompre le chant. Il y a là les anciens de la Commune, les rescapés des bagnes et de la déportation et tous ses camarades de combat. Un immense cortège de 120 000 personnes l’accompagne.

Peu de temps avant sa mort, Louise avait acquis la conviction que la révolution viendrait de Russie, « au pays de Gorki et de Kropotkine, se passeront des événements grandioses. Je la sens monter, grandir, la révolution qui balaiera le tsar, et tous ces grands-ducs ».

Comme un clin d’œil de l’histoire, ce même 22 janvier 1905, à Saint-Pétersbourg, des milliers de manifestants marchaient sur le palais impérial pour réclamer du pain. Les soldats du tsar tiraient sur la foule, la révolution russe de 1905 débutait.

Raymond Bizot

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 19:48
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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 19:16

Que Viva Fidel, intepretada por Celina González y Reutilio Cancin

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 10:57

Jean Ferrat - Cuba Si Une Chanson pour Cuba et ses Habitants (1967)

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 06:11
Léonard Cohen a rejoint sa muse (L'Humanité, 11 novembre)

Le musicien, homme de lettres du rock et poète,  est mort à l'âge de 82 ans, lit-on jeudi sur sa page Facebook. Interpretées de sa voix grave, ses chansons où la religion cotoyait le désir, le sexe,  la rédemption en ont fait un artiste unique et incontournable.

 Le musicien et poète canadien Leonard Cohen est décédé à l'âge de 82 ans, a annoncé son entourage jeudi. «C'est avec une profonde tristesse que nous informons du décès du poète, compositeur et artiste légendaire Leonard Cohen", a écrit son agent sur la page Facebook du musicien. Nous avons perdu l'un des visionnaires les plus prolifiques et respectés du monde de la musique. Une cérémonie sera organisée à Los Angeles, en Californie, où il résidait.
 
Aucun autre détail concernant le décès de Leonard Cohen n'est fourni dans le communiqué et les représentants du chanteur n'étaient pas disponibles dans l'immédiat pour faire un commentaire. Il est précisé qu'une commémoration est prévue à Los Angeles, où Leonard Cohen résidait depuis de nombreuses années
 
Originaire du Québec, Leonard Cohen était déjà un poète et romancier célèbre lorsque, à l'âge du 31 ans, il s'est installé à New York en 1966, pour tenter sa chance dans la musique.
Né dans une famille juive en 1934 et élevé dans un quartier aisé, anglophone, de Montréal, Leonard Cohen a lu les oeuvres du poète espagnol Federico Garcia Lorca dans son adolescence, a appris à jouer de la guitare auprès d'un musicien flamenco et a formé un groupe country appelé les Buckskin Boys. Il a suivi des cours à l'université McGill de Montréal et a publié son premier recueil de poèmes peu après avoir obtenu son diplôme.
Vivant d'une Bourse accordée par le gouvernement canadien et d'un héritage de sa famille, Leonard Cohen a publié dans les années 1960 les recueils de poèmes "The Spice-Box of Earth" et "Flowers for Hitler" ainsi que les romans "Jeu de dupe" et "Les perdants magnifiques". Désillusionné par la maigreur de ses revenus littéraires, Leonard Cohen s'est tourné vers la composition des chansons pour obtenir, en 1967, une audition avec John Hammond, le producteur qui avait découvert Bob Dylan. John Hammond fait alors signer Leonard Cohen chez Columbia Records, qui restera sa maison de disques pendant cinq décennies. Peu de temps après ses débuts musicaux, les critiques ont commencé à le comparer à Bob Dylan, récent lauréat du prix Nobel de littérature, au vu de l'élan lyrique de ses chansons.
 
Malgré les nombreux musiciens qu'il a influencés et les récompenses obtenues - dont une intronisation au Rock and Roll Hall of Fame et l'Ordre du Canada - Leonard Cohen a rarement atteint les sommets des hit-parades avec ses chansons folk-rock plutôt mélancoliques. Cependant, sa chanson la plus connue, "Hallelujah", qui évoque le roi biblique David et établit un parallèle entre l'amour physique et le désir d'une connexion spirituelle, a été reprise des centaines de fois depuis sa sortie en 1984.
 
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 07:56
La mort de Léonard Cohen nous laisse un peu plus orphelins... mais avec des mélodies et des chansons pour exprimer la tristesse, la douleur et la joie !

Aujourd'hui, jour de deuil, encore empli des frissons du concert de Natacha Atlas hier avec son excellente formation de jazz oriental et les orchestrations d'Ibrahim Maalouf, nous apprenons la mort d'un monstre sacré de la chanson, poète des grandes émotions, du lyrisme, de la mélancolie, et de l'amour épique et malheureux: Léonard Cohen, dont la voix nous transporte dans d'autres sphères depuis notre enfance. 

Le dernier album du chanteur canadien, qui avait 82 ans, "You want it darker", est une pure merveille d'épure, avec des paroles qui résonnent comme des prières et une voix rauque qui porte avec elles des millénaires de vie, de sagesse et de désillusions... 

L'album live de ses concerts à Londres il y a sept ans, lorsqu'il avait repris la musique et ses concerts par besoin d'argent après s'être fait escroqué par son ancien producteur, est également extraordinaire. 

Léonard Cohen est de ces chanteurs dont le décès nous apprend que nous avons basculé dans une autre époque, un autre siècle... Même s'il est éternel comme ces paroles de l'Ancien Testament et ces psaumes qui hantaient sa musique et son imaginaire! 

Né en 1934 à Montréal dans une famille de la middle class juive, après s'être essayé à l'écriture et à la poésie sous l'influence de ses maîtres Camus, Sartre, Garcia Lorca, Yeats, Léonard Cohen a sorti son premier album en 1967, sobrement appelé "Songs of Léonard Cohen".

Il meurt l'année où Dylan obtient son prix Nobel de littérature. 

Deux monstres sacrés de la chanson littéraire et romantique américaine se réappropriant le meilleur de la tradition folk et country et sublimant cette musique populaire à travers des paroles qui portent la liberté, l'intensité amoureuse, et la douleur. 

Chapeau, Léonard: pour nous, tu seras toujours associé aux après-midi de l'enfance pluvieuses et introspectives dans le salon familial et aux soirées de lecture en écoutant ta voix douloureuse, enveloppante, exaltée, qui nous faisait voyager à travers les émotions les plus extrêmes. 

Aujourd'hui, nous sommes un peu plus orphelins... de quelqu'un qui nous a révélé et ennobli un peu de la vie - c'est la magie des grands poètes, des grands écrivains, des musiciens et des chanteurs de génie- avec l'intensité de ses chansons.    

Ismaël Dupont. 

Leonard Cohen est mort, le musicien canadien avait 82 ans
http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/10/leonard-cohen-est-mort-musicien-canadien-avait-82-ans/

 

         

Chanson dédiée à Marianne Ihlen, son amoureuse norvégienne sur île grecque d'Hydra par temps de rupture annoncée. Mais Léonard Cohen correspondra avec elle jusqu'à la mort de Marianne et disait qu'il la retrouverait ...

Une des plus belles chansons que je connaisse...

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 07:11

Une chanson déchirante de beauté écrite par Jean Renoir, interprétée par Cora Vaucaire, puis par Daniel Darc, dans son dernier album, posthume.  

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 05:19
Un bel hommage de Robert Clément à Allain Leprest, le chanteur poète disparu le 15 août 2011 il y a cinq ans

Lu ce matin sur la page Facebook de Pascal Bavencove "Histoire Populaire", ce magnifique hommage de Robert Clément à Allain Leprest, que Lucienne et Jean-Marc Nayet nous ont fait découvrir avec bonheur tant ses chansons et sa voix sont belles et poignantes.

" Il y a 5 ans, le 15 août 2011, Allain Leprest est parti
Le chanteur et poète s’est donné la mort à Antraigues-sur-Volane dans les collines d’Ardèche. Il chantait le cœur des hommes, leurs espoirs et leurs fêlures.
Il a décidé de partir et d’écrire lui-même le mot fin. Allain Leprest, Allain, s’est donné la mort dans la nuit de dimanche à lundi, là-bas, dans les collines d’Ardèche à Antraigues-sur-Volane, oui, l’Antraigues de Jean Ferrat. On le savait bien qu’il y avait chez lui une souffrance, une croix d’athée portée dans les bistrots, avec l’alcool, puis le combat contre la maladie dont il semblait sorti vainqueur, plus fort, comme on dit un peu bêtement, que ce qui ne l’avait pas tué.
l’amour de la vie et la douleur de vivre
Il était né à Lestre (Manche), dans le Cotentin, il y a cinquante-sept ans, près de la mer dont ses yeux semblaient avoir pris la couleur, à quelques kilomètres de Barfleur, de Saint-Vaast-la-Hougue. Le Cotentin, ce bout du monde qu’il a chanté. « Janvier, le Cotentin/Toute la côte est blanche/Et sa tête de chien/Hurle contre la Manche. » Il avait grandi près de Rouen et de cette autre côte normande qu’il aimait. Comme on le comprenait quand il parlait de Dieppe, du cimetière de Varangeville sur la falaise, de la tombe de Georges Braque. On le savait bien qu’il y avait chez lui, indissociables, l’amour de la vie et la douleur de vivre, quand il semblait chuchoter, confier serait plus juste, des mots ciselés comme des pierres, comme des secrets. Ces mots qui avaient fait dire à Claude Nougaro, qui s’y connaissait, qu’il était « l’un des plus foudroyants auteurs de chansons qu’il ait entendus au ciel de la langue française ».
Poète de l’intime et chanteur engagé, ou l’inverse disait-on. Cela ne veut pas dire grand-chose. Allain Leprest était communiste, depuis sa jeunesse, après son CAP de peintre en bâtiment, mais ce n’est pas cela qu’il chantait. Non, comme les plus grands, comme Villon, comme Verlaine, comme ses grands aînés de la chanson française, il chantait le cœur des hommes comme en écho aux vers d’Aragon : « Rien n’est jamais acquis à l’homme. Ni sa force/Ni sa faiblesse ni son cœur. Et quand il croit/Ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix. »
Tous ceux qui le connaissaient, qui l’écoutaient, ne doutaient pas qu’il fût un artiste rare. Ses pairs l’avaient bien compris qui, pour son CD Chez Leprest en 2007, sur les arrangements de son complice et ami de longue date Romain Didier, avaient repris quinze de ses chansons. Daniel Lavoie, Jacques Higelin, Loïc Lantoine, Hervé Vilard, Enzo Enzo, Olivia Ruiz, Sanseverino, Michel Fugain, Jean Guidoni… Belle équipe. Il avait aussi accumulé les prix et les distinctions. Révélation du printemps de Bourges en 1985, trois fois primé par la Sacem, la dernière en 2009 pour le grand prix des poètes. Deux fois grand prix de l’académie Charles-Cros, dont la dernière, pour l’ensemble de son œuvre…
C’est avec une profonde émotion que ceux qui connaissaient l’homme et le poète ont appris sa disparition. Son cœur d battait pour la liberté, la fraternité, la justice… À chaque rencontre, la chaleur de sa voix profonde, une voix blessée, et la luminescence de ses yeux bleu océan vous saisissaient .
Allain Leprest avait chanté sur la grande scène de la Fête de l’Humanité qu’il ne manquait pas. Il y a un peu plus d’un an, il avait accepté d’être l’invité de la semaine du journal, dont il était un lecteur attentif. Il avait écrit avec rigueur sur la chanson, laissant selon ses mots « aux plumes pertinentes, le soin de traiter d’autres champs de joie, de colère et de raison ». Sauf que parlant de chanson, il parlait du monde et des hommes qu’il a choisi de quitter".

Un bel hommage de Robert Clément à Allain Leprest, le chanteur poète disparu le 15 août 2011 il y a cinq ans
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24 juin 2016 5 24 /06 /juin /2016 05:58

Ajoutée le 20 juin 2016 Enregistré le 7 mai 2016 à Plougonven (29) Filmé sur le viaduc le 19 juin 2016 à Morlaix (29). Textes : Anne Caradec

La belle et aérienne nouvelle chanson d'Anne Caradec interprétée par Christophe Ducourant... Un clip original aussi, tourné sur le Viaduc de Morlaix.

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