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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 07:15
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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 06:41
Le Vendredi 9 Février, 18h30 au bar des Deux Rivières - A quoi Serge? - chansons ni reprises ni échangées - dans le cadre de l'exposition de peinture Marie-Paule Kérebel
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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 07:13
La chanteuse Armelle Dumoulin aux 2 rivières le 15 décembre à 21h - en lien avec le Festival Les Originales
Nous vous rappelons, la soirée organisée par la Souris Noire et soutenue par le Festival les Originales. 
En effet L'association la Souris Noire et le Festival les Originales ont pour but de soutenir la chanson française en pays de Morlaix.
Le premier concert de la saison aura lieu le 15 décembre au bar Des Deux Rivières à Morlaix. C'est Armelle Dumoulin qui ouvre le bal !
Chanteuse rock et décalée dans la lignée des Rita Mitsouko ou de Brigitte Fontaine, Armelle Dumoulin développe un univers personnel et poétique à travers ses 2 premiers albums, dont le second est coup de cœur du Centre de la Chanson et demi-finaliste du Prix Georges Moustaki. 
Avec T'avoir connu, elle signe un album original, mélange de chansons parfois traditionnelles et souvent très singulières et rock. Elle tourne en duo avec Paul Jothy à la batterie, parfois en solo, toujours avec sa guitare électrique. 
http://www.armelledumoulin.com/
https://vimeo.com/236570163
Entrée au chapeau
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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 07:07
Mardi 22 août à 20h30 à PLOUGASNOU : concert en plein air de Pol Huellou, Gilles Le Bigot, Marc Lecoq
Mardi 22 août à 20h30 à PLOUGASNOU : concert en plein air de Pol Huellou, Gilles Le Bigot, Marc Lecoq

Concert en plein air, le mardi 22 aout à 20H30: Pol Huellou (chant, flutes, sanza) Gilles Le Bigot (guitare) Jean Marc Lecoq (accordéon) Place du Centre, Plougasnou (29630) Musiques et chants du Monde, MUSIQUE AU MONDE !

 

A Lire ou relire sur "Le Chiffon Rouge": 

Pol Huellou, musicien, chanteur et écrivain voyageur, amoureux de l'Irlande, nous raconte les ballades de son dernier album "The Lost Agenda"

"The lost agenda" de Pol Huellou: un très bel album à recommander chaleureusement!

 

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 09:52
Pol Huellou, musicien, chanteur et écrivain voyageur, amoureux de l'Irlande, nous raconte les ballades de son dernier album "The Lost Agenda"
Pol Huellou, musicien, chanteur et écrivain voyageur, amoureux de l'Irlande, nous raconte les ballades de son dernier album "The Lost Agenda"

Pol Huellou, artiste musicien, parolier et chanteur voyageur ayant son pied à terre à Plougasnou, militant de la CGT, du PCF et du Mouvement de la Paix passionné par la culture, la musique et l'histoire irlandaise, qui était venu avec le guitariste Gilles Le Bigot (et le groupe morlaisien Coverfield) animer la soirée musicale "irlandaise" du PCF à Roscoff au mois de mai dernier avec le député du Sinn Féin et ancien prisonnier de l'IRA Raymond Mc Cartney, vient de sortir un magnifique album "The lost agenda", avec des chansons souvent inspirées du répertoire irlandais ou écossais d'une beauté souvent déchirante et très émouvante, avec une voix très blues, de très beaux moments de flûte irlandaise, et un accompagnement à la chanson de Michèle Kerhoas.   

Cet album dédié aux musiciens disparus amis de Pol - Tibor Gunar (1953-2011), Bruno Le Masson (1956- 2013) et Serge Kerguiduff (1943-2016)  - est à mettre entre toutes les mains et à écouter pour les plaisirs de l'ouïe et de l'âme. 

contact pour commander l'album: artforpeace@wanadoo.fr

 
Le CD est distribué par Dialogues Musiques (Brest)
 
Il est sur les plateformes internet: en téléchargement et streaming. 
 

A notre demande, Pol Huellou s'est attelé à la présentation  artistique de son album "The Lost Agenda" et nous raconte chaque titre avec des explications savoureuses et précieuses.  

Pour commencer, en guise de mise en bouche, cette traduction d'une des chansons qu'il interprète, superbe comme la voix qui la porte: 

Dans mes souvenirs, je verrai toujours

Cette ville que j’ai tant aimée

Notre école jouait au foot près du mur des réservoirs à gaz

On se marrait à travers la brume et les odeurs.

Rentrant à la maison sous la pluie, courant dans la petite allée sombre

Passant près de la prison en descendant près de la fontaine

C’étaient des jours heureux

De diverses façons

Dans cette ville que j’ai tant aimée.

 

Dès les premières heures de la journée, la sirène de l’usine de chemises

Appelait les femmes de Craigan, de la Lande et de la Tourbière

Pendant que les hommes jouaient le rôle de mères

Donnaient à manger aux enfants et entrainaient les chiens.

Quand les temps étaient durs, il y avait à peine le nécessaire

Mais ils y faisaient face sans plainte

Car au profond d’eux mêmes il y avait un sens de l’honneur

Pour cette ville que j’ai tant aimée.

 

Il flottait une musique dans l’air de Derry

Telle une langue que nous pouvions tous comprendre

Je me rappelle le jour où j’ai touché ma première paye

Alors que je jouais dans un petit orchestre.

C’est là que j’ai passé ma jeunesse, et pour vous dire la vérité

Je fus triste de la quitter

C’est là que j’ai appris la vie et trouvé une femme

Dans cette ville que j’ai tant aimée.

 

Mais quand j’y suis retourné, mes yeux m’ont brûlé

De voir une ville mise à genoux

Par des véhicules blindés, les bars détruits pas les bombes

Des odeurs de fumée accrochées  à chaque brise.

Aujourd’hui l’armée s’est installée près du mur à gaz

Et ces damnés de barbelés s’élèvent de plus en plus haut ;

Avec leurs tanks et leurs fusils, mon dieu, qu’ont ils fait

A la ville que j’ai tant aimée.

 

Aujourd’hui la musique a disparu mais la vie continue

Leur esprit a été blessé mais jamais brisé

Ils n’oublieront jamais car leur cœur est préparé

Pour demain et le retour de la paix.

Ce qui est fait est fait, ce qui est gagné est gagné

Ce qui est perdu est perdu et parti pour toujours

Je ne peux que prier pour un jour neuf

Dans la ville que j’ai tant aimé.

 

Pol Huellou & Friends                                              The Lost Agenda

 

Les morceaux

 

1. Fortune My Foe   (John Dowland  1563-1626)                         2 :39

 

J’ai appris cette ballade pendant une tournée avec Serge Kerguiduff, en

Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande. Le texte n’est pas sans rappeler La

Ballade du Pendu, de Villon. Même situation, dernier message d’un condamné à mort.

Ce texte réapparaît plus tard dans les Veuves Joyeuses de W. Shakespeare.

Shakespeare est une référence partagée avec les amis du Travelling Footsbarn

Théâtre que je retrouve régulièrement depuis des années au gré des voyages et

tournées.

A noter que ce morceau s’ouvre sur quelques accords de cibalum avec Tibor

Gunar, grand virtuose rom rencontré pendant les enregistrements à Prague. Avec

Serge nous avions une version luth et flûte baroque, ici j’ai fais le choix d’une

interprétation qui ne relève pas de ce qu’on appelle la musique ancienne, mais

une version plus personnelle, contemporaine, intuitive.

 

Tibor Gunar et Pol Huellou

Tibor Gunar et Pol Huellou

2. Planty Irvine - Sé Bheag Sé Mhor (T. O’Carolan 1670-1738)  5 :19

 

Après avoir régulièrement joué en concert des planxties de Turlough O’Carolan,à la flûte, avec des harpistes tels que Myrdhin ou Anne Auffret, ici je vous propose une version à la sanza, parfois appelée Kalimba, Karimba, Ikembe (instrument

joué en Afrique au sud de l’équateur) + guitare et accordéon chromatique.

 

3. The Town I Loved So Well  (Phil Coulter)                       5 :32

Chanson incontournable quand on se réfère à la période de guerre civile récente

en Irlande du Nord, parfois appelée ‘Les Troubles’. D’autres villes martyres

viennent à la mémoire :

 

A pour Alep

B pour Belfast, Berlin, Brest

C pour Coventry

D pour Dresden …

 

4. The Star of County Down  (instrumental) (trad.)            2 :43

Retour à la sanza. Cette chanson, hymne du Co. Down (Irlande du Nord) est ici

interprétée en version instrumentale. L’altération rythmique m’est venu lors d’une soirée tardive au Festival de Cork, lors d’une jam session avec Flaco Jimenez

(accordéon Tex-Mex), Steve Cooney (guitare) et David Hopi Hopkins (Bodhran), compagnon de route depuis des années. Le Co. Down est une région que je visite régulièrement depuis maintenant des décennies, pour y retrouver des spectateurs mais aussi des amis, comme Tommy, Colum, Catherine, Barbara Sands….

Cet enregistrement a été réalisé à l’Espace Glenmor à Carhaix par Bruno Le

Masson, autre compagnon de route pendant des années lors d’un spectacle

intitulé Hommages Vagabonds.

 

5. Moi J'm'ennuie  (Camille François – Wal Berg)               5 :48

Seul morceau où je n’apparais pas. La preuve, c’est qu’elle s’ennuie… Chanson à texte comme je les aime et du genre que nous avons présentées lors de dizaines

de concert. Curieusement, le chorus à la guitare après le texte, devait être une

introduction. Les hasards de l’inspiration de production en studio m’ont amenés à déplacer cette intro comme développement instrumental à la fin du morceau.

 

6. Les Goémons  (Serge Gainsbourg)                                    3 :25

Basé sur la côte nord de la Bretagne actuellement, j’avoue, et n’en soyez pas

choqués, que la nature, la mer, les paysages m’inspirent plus que les chants de

marins des fêtes estivales. Je ne peux pas faire abstraction de ma rencontre avec Dermot Healy, de Sligo et de ses nouvelles et poèmes. Même sensibilité païenne. Les goémons mais aussi les oies bernaches. Gainsbourg aurait pu être des nôtres lors d’un pub crawl historique à Dublin…

 

7. Just eur gigolo  (Casucci/ adapt.Y.F.Kemener)                 2 :15

 

Ce standard a été adapté en breton par Yann Fanch Kemener. Il était normal

d’avoir sur cet agenda une chanson en breton, en hommage à tous les bretonnans, et mon père qui a contribué à sa manière personnelle à la chanson en langue

bretonne, décédé ce printemps  2017 et qui pour l’annecdote a connu les

évolutions des technologies d’enregistrement en l’espace d’une vie : direct à la

radio (radio Quimerc’h, ondes courtes – Pierre Trépos – Pierre Jakez Hélias),

disques en cire (aujourd’hui disparus), 78 tours,  LP carbonne, Vinyl, cassette,

CD, internet.

 

Adaptation clin d’œil…. A noter la contribution à la harpe celtique cordes métal

innovante de Jochen Vogel dans un style swing.

 

8. Cailin Deas Crùite na mBo  (trad./arr.)                                     2 :49

Vous avez dit romantisme, paysages celtiques, imaginaire ?

 

 

9. A Pretty Girl Milking Her Cow  (Roger Edens)               2 :25

Dans le rapport absurde et nostagie moteur de ce projet, cette chanson correspond à la première catégorie. Même si Julie Garland a fait rêver nombre d’entre nous. Le lilt, chant onomatopé à la fin du morceau nous ramène en Irlande…

 

10. The Tube   (Pol Huellou)                                       3 :14

Un simple tube en PVC, un ‘oud, un groove. Dialogue avec un autre compagnon de route : Vasken Solakian.

 

11. Let's Blues It  (trad/Paddy in The Bush)                         5 :21

J’aime la transe, le plinn. Le groupe virtuel Paddy in The Bush, issu de la tribu,

pose ici les pieds sur terre et danse…. Ici sur ce chant arménienne une nouvelle

visite, cover version  développement  sur un thème traditionnel.  Al balouzit, ‘Let’s Blues it’… Enregistré chez Michal et testé immédiatement en sonorisation

disco, l’autre côté de la rue en compagnie de danseurs tchèques, irlandais,

bretons, ukrainiens, à fond les caisses de sonorisation. A écouter en augmentant

le son tard le soir.

 

Recorded, mixed and mastered by Michal Sunbauer. 

Additional recordings :  Colum Sands  & Bruno Le Masson (track 4, live

recording Hommages Vagabonds, Carhaix)

Pol Huellou, musicien, chanteur et écrivain voyageur, amoureux de l'Irlande, nous raconte les ballades de son dernier album "The Lost Agenda"
Pol Huellou, ici avec Gilles Le Bigot, qui collabore à cet album à la guitare avec Denis Colin (clarinette), David Hopkins (bodhran), Jean Marc Lecoq (accordéon), Christophe Menguy, Paul Rodden (banjo), Michèle Kerhoas, Jochen Vogel (harpe celtique)

Pol Huellou, ici avec Gilles Le Bigot, qui collabore à cet album à la guitare avec Denis Colin (clarinette), David Hopkins (bodhran), Jean Marc Lecoq (accordéon), Christophe Menguy, Paul Rodden (banjo), Michèle Kerhoas, Jochen Vogel (harpe celtique)

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 13:20
"The lost agenda" de Pol Huellou: un très bel album à recommander chaleureusement!
"The lost agenda" de Pol Huellou: un très bel album à recommander chaleureusement!

Pol Huellou, musicien et chanteur de Plougasnou, militant de la CGT et du mouvement de la paix passionné par la culture, la musique et l'histoire irlandaise, qui était venu avec le guitariste Gilles Le Bigot (et le groupe morlaisien Coverfield) animer la soirée musicale "irlandaise" du PCF à Roscoff au mois de mai dernier avec le député du Sinn Féin et ancien prisonnier de l'IRA Raymond Mc Cartney, vient de sortir un magnifique album "The lost agenda", avec des chansons souvent inspirées du répertoire irlandais ou écossais d'une beauté souvent déchirante et très émouvante, avec une voix très blues, de très beaux moments de flûte irlandaise, et un accompagnement à la chanson de Michèle Kerhoas.   

Cet album dédié aux musiciens disparus amis de Pol - Tibor Gunar (1953-2011), Bruno Le Masson (1956- 2013) et Serge Kerguiduff (1943-2016)  - est à mettre entre toutes les mains et à écouter pour les plaisirs de l'ouïe et de l'âme. 

contact pour commander l'album: artforpeace@wanadoo.fr

 

Pol Huellou, ici avec Gilles Le Bigot, qui collabore à cet album à la guitare avec Denis Colin (clarinette), David Hopkins (bodhran), Jean Marc Lecoq (accordéon), Christophe Menguy, Paul Rodden (banjo), Michèle Kerhoas, Jochen Vogel (harpe celtique)

Pol Huellou, ici avec Gilles Le Bigot, qui collabore à cet album à la guitare avec Denis Colin (clarinette), David Hopkins (bodhran), Jean Marc Lecoq (accordéon), Christophe Menguy, Paul Rodden (banjo), Michèle Kerhoas, Jochen Vogel (harpe celtique)

"The lost agenda" de Pol Huellou: un très bel album à recommander chaleureusement!
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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 06:36

Mon ami Matthieu me rappelle les paroles rétrospectivement étrangement divinatoires de notre commune passion de jeunesse, la chanson de Miossec.

étrange...

Mais cette chanson "On était tellement de gauche" est trop belle, comme tant d'autres chez Miossec.  

"C'est drôle de voir ce que nos pensées sont devenues, on était tellement de gauche, aujourd'hui on ne sait plus. On compte les plaies, les bosses, tout ce qu'en marche on a perdu…"

Miossec 1997 Album "Baiser"

Et aussi, pour un week-end de ressourcement mélancolique ... 

" la mélancolie, c'est communiste, tout le monde y a le droit de temps en temps; la mélancolie, c'est pas capitaliste, c'est même gratuit pour les perdants..."

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 07:53
Angel Parra à la fête de l'Humanité 2003

Angel Parra à la fête de l'Humanité 2003

Le chanteur et guitariste chilien Angel Parra, figure de la diaspora de ce pays, est mort samedi 11 mars à Paris à l’âge de 73 ans des suites d’un cancer, a annoncé l’ambassadrice du Chili en France. « C’est une grande perte pour le Chili et pour l’art, a déploré Marcia Covarrubias. Angel Parra a vécu quarante ans en France, qui était devenue aussi sa patrie. »

 

Né en 1943, à Valparaiso, le musicien était le fils de Violeta Parra (1917-1967), chanteuse chilienne qui a remis à l’honneur la musique traditionnelle et populaire et a vécu longtemps à Paris.

 

Opposant à Pinochet

 

Angel Parra avait très vite partagé la scène avec sa mère, comme musicien et compositeur, et formait aussi un duo avec sa sœur Isabel. Engagé au Parti communiste et soutien du président Salvador Allende, il a été interné en 1973 puis expulsé du Chili après le coup d’Etat du général Pinochet. Des événements qu’il évoque dans le roman Mains sur la nuque, publié en 2007 et dans un disque Venceremos, en 2013.

Le chanteur engagé a aussi rendu hommage à sa mère en interprétant ses chansons et en lui consacrant une biographie, Violeta se fue a los cielos, adaptée au cinéma par Andres Wood en 2012.


 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 07:19
Jean-Baptiste Clément

Jean-Baptiste Clément

A propos de Jean-Baptiste Clément, l'auteur du Temps des Cerises, décédé le 23 février 1903: explications de Robert Clément
A propos de Jean-Baptiste Clément, l'auteur du Temps des Cerises, décédé le 23 février 1903: explications de Robert Clément

Jean Baptiste Clément, décédé le 23 février 1903.

(Sur l'excellente page facebook de Robert Clément, , ancien président communiste du Conseil Général de Seine-St-Denis)


Les chansons, ne l'oublions pas, sont aussi, souvent, des poèmes. Jean-Baptiste Clément fut un partisan farouche de la Commune et harangua les foules tant à Paris que dans les Ardennes.

Poète du peuple il lança, dans ses « Chansons de l'avenir », un appel à « un quatre-vingt-neuf des travailleurs ». Ne le connaît-on pas surtout pour quelques chansons restées célèbres : « Dansons la Capucine !», « La Marjolaine » et le nostalgique « Temps des cerises » ?

Jean Baptiste Clément est un chansonnier, montmartrois et communard français . La plus grande partie de son répertoire est aujourd'hui oubliée, excepté quelques chansons et en particulier les très célèbres Le Temps des cerises et La Semaine sanglante.
Né dans une famille aisée, originaire de Nanterre, fils d'un riche meunier de Montfermeil, il quitte très jeune le foyer.

Dès l'âge de 14 ans, il exerce le métier de garnisseur de cuivre, métier qu'il qualifiait lui-même de plus insignifiant de tous les métiers. Il exerce encore plusieurs autres métiers et rejoint Paris où il côtoie des journalistes écrivant dans des journaux socialistes, notamment « Le Cri du peuple » de Jules Vallès.

En 1867, il doit se réfugier en Belgique, où il publie la célèbre chanson Le Temps des cerises. Revenu à Paris, il collabore à divers journaux d'opposition au Second Empire, tels que La Réforme de Charles Delescluze et Auguste Vermorel. Jean Baptiste Clément est condamné pour avoir publié un journal non cautionné par l'empereur.
En 1885, il fonde le cercle d'études socialiste, l'Étincelle de Charleville et la Fédération socialiste des Ardennes. Il est initié comme franc-maçon en 1898 à la Loge « Les Rénovateurs » à Clichy.
Lorsqu'il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 26 février 1903, entre quatre et cinq mille personnes assistèrent à la cérémonie.
Clément le pamphlétaire s'est aussi exprimé par la chanson engagée avec “89” ou tendre, telle la délicieuse romance du “Temps des Cerises”, reprise bien plus tard par Yves Montand et Juliette Gréco.
 

Le 1er mai 1891, le chômage est général dans les centres industriels à forte concentration ouvrière. Au son de la Carmagnole et de la Marseillaise, on réclame la journée de 8 heures. 
Ce jour-là, à Fourmies, la troupe tire sur la foule. On dénombre 9 morts dont des enfants : Fourmies donne à la IIIème République sa première tragédie ouvrière. Le même jour, à Charleville, Jean Baptiste-Clément est arrêté et emprisonné.
 

Il revient en 1888 et découvre une situation syndicale peu brillante. Pendant 6 années il engage un lent travail d'organisation et d'éducation des masses laborieuses. C'est sans doute dans les Ardennes que Jean-Baptiste Clément déploya le mieux ses qualités de propagandiste et d'organisateur. Il crée des dizaines de syndicats, des cercles d'études politiques ; il organise des centaines de réunions ; il rédige presque seul “l'Emancipation” devenu “l'Emancipateur” en 1891 ; il mène le combat aux élections législatives de 1888 et 1893 où la fédération des Ardennes le présente.


Jean Baptiste Clément a écrit un grand nombre de chansons et comptines :
Au Moulin de Bagnolet (1863)
Le Moulin des larmes (1865)
Le Temps des cerises (1866), la plus connue
La Semaine sanglante (1871)
La chanson du semeur (1882)
Aux loups (1884)
La grève (1893)
En avant Paysans ! (1900)
Dansons la Capucine 
La Marjolaine 
Bonjour Printemps 
Quatre-vingt-neuf 
L’Eau va toujours à la rivière 
Fournaise 
Ah le joli temps! 
Le Chasse neige 
Le Bonheur des Champs 
Le Couteau de Jeannette 
Fille des champs 
Le Barde Gaulois 
J’n’en ai pas le courage 
Le Chant du ruisseau 
Je vais chez la meunière
 

Le Temps des Cerises eut donc un destin étrange. Cette chanson d’amour devint révolutionnaire par la force des choses, avant de redevenir une chanson d’amour dont ses interprètes, célèbres ou anonymes, connaissent, en la chantant, sa charge subversive passée. Parmi les versions les plus connues, celles d’André Dassary (le bouillant créateur de “ Maréchal, nous voilà ! ”), Tino Rossi, Yves Montand, Mouloudji, Nana Mouskouri, Colette Renard, Juliette Gréco.
Outre “ Le temps des cerises ” et “ La Semaine sanglante ”, Jean-Baptiste Clément écrivit un grand nombre de chansons et comptines, dont certaines très célèbres : “ Au Moulin de Bagnolet ”, “ La chanson du semeur ”, “ Aux loups ”, “ La grève ”, “ En avant Paysans ! ”, “ Dansons la Capucine ”, “ La Marjolaine ”, “ L’Eau va toujours à la rivière ”, “ Ah le joli temps! ”, “ Le Chasse neige ”, “ Le Bonheur des Champs ”, “ Le Couteau de Jeannette ”, “ Fille des champs”, “ Le Barde Gaulois ”.

Le temps des cerises, par Yves Montand

Le temps des cerises - interprété par Noir Desir

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 06:30
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