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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 05:20
Clip "Jalousie" : Angèle danse au siège
du Parti Communiste
Angèle nous dévoile un quatrième extrait plus posé de son premier album : "Jalouse". La chanteuse belge y évoque une nouvelle fois les amours contrariés dans un monde de réseaux sociaux, avec un clip tourné au siège parisien du PCF : regardez !
Avec seulement trois titres comptabilisant plus de 20 millions de vues, Angèle s'est imposée comme l'une des grosses révélations de l'année. Grâce à des clips soignés et des textes ironiques sur la société contemporaine, la soeur de Roméo Elvis a réussi à s'imposer sur la scène française, avant même son premier album, "Brol", d'ailleurs prévu pour le 5 octobre. Ainsi, après "La loi de Murphy", "Je veux tes yeux" et "La thune", la chanteuse belge enchaîne avec "Jalousie", un nouveau single plus posé que les précédents. Comme son nom l'indique, Angèle évoque une nouvelle fois l'amour sous un contexte de convoitise : « Ça parle d'ego, du moment où tout va bien dans ton couple mais où tu te retrouves quand même à t'inventer des histoires » explique-t-elle sur Tsugi. 
 
Un clip aussi dansant que... communiste ?

« Mais c'est qui cette fille sur la photo ? / Jalousie me dit / Qu'elle est belle, qu'elle est belle /Te veux je crois, ça se voit / Jalousie me dit / Qu'elle est là, qu'elle est là » chante-t-elle comme petit à petit contaminée par cette jalousie quasi-personnifiée. Dans le clip, moins porté sur l'autodérision que les précédents, Angèle évolue avec quatre danseurs au sein du siège du Parti Communiste Français à Colonel Fabien (Paris), célèbre grâce à son architecture d'Oscar Niemeyer, très ancrée dans les années 70. Souvent coiffée d'un cube en miroir, la chanteuse nous dévoile encore une vidéo très travaillée, cette fois-ci davantage axée sur la danse contemporaine que sur l'univers visuel, concentré sur l'univers froid de ce décor aux allures de bunker anti-atomique. 

« Quand on a écouté "Jalousie" d’Angèle, on a directement été inspiré pour faire un film de danse contemporaine n a fabriqué ces casques qui nous renvoient notre propre reflet quand on regarde d’autres visages, ce sont des jalouses qui s’observent à travers des jeux de miroirs complexes » précisent les deux réalisateurs du clip, le vidéaste Neels Castillon et le chorégraphe Léo Walk. Ce nouveau clip "Jalousie" permettra une nouvelle fois à la chanteuse belge de comptabiliser plusieurs millions de vues en très peu de temps. Après un Trianon complet en novembre, la chanteuse se produira à l'Olympia le 13 mars 2019, preuve de son succès de plus en plus grandissant. 
 


 

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 05:17
« RACHID TAHA A DONNÉ CHAIR AUX COMBATS D’UNE GÉNÉRATION »
Mercredi, 12 Septembre, 2018
Naïma Huber-Yahi est historienne, spécialiste de la musique algérienne et maghrébine en France. Elle revient sur le parcours de Rachid Taha et son apport à la chanson française.
En quoi l’irruption du groupe Carte de séjour, en 1981, marque-t-elle une rupture dans l’histoire de la chanson de l’immigration ? 
 
Naïma Huber-Yahi. Cette irruption est nourrie en amont par plusieurs années de mobilisations auprès des militants des luttes portées par les quartiers dès le début des années 1970. Ce « cri » en provenance de la banlieue lyonnaise, ce « rock beur » est né d’un mélange de mobilisations contre les crimes racistes et sécuritaires et de l’engouement pour la musique d’outre-manche. L’avènement de ce « London Calling » à la Française marque une rupture générationnelle forte avec les aînés qui chantaient les affres de l’exil et la nostalgie de la terre natale. Avec Carte de Séjour, les dimensions politiques et esthétiques changent radicalement : le message sera : « On est ici chez nous » et le métissage rock n’roll et langue arabe dialectale propose une nouvelle fusion d’avant-garde réjouissante.
 
Rachid Taha a tout aussi bien puisé dans le patrimoine musical français que dans la tradition algérienne. Comment cette double filiation a-t-elle influencé d’autres artistes ?
 
Naïma Huber-Yahi. C’est le premier artiste à revendiquer un patrimoine de l’exil et à permettre sa transmission au plus grand nombre. Ses reprises de « Douce France »  (1985) de Charles Trenet puis de « Ya Rayah » (1991) de Dahmane El Harrachi résument à elles seules sa démarche patrimoniale : à la fois d’ici et d’ailleurs,  il a fait de sa lutte contre le racisme et les discriminations sa source d’inspiration. En cela, il a permis à plusieurs générations d’artistes issus de l’immigration  de se réapproprier cette richesse culturelle et patrimoniale dans leurs créations.  Je pense ici à de grands artistes comme Mouss et Hakim, qui rencontrent le succès avec Zebda, pointure du patrimoine musical français et qui n’hésitent pas à se réapproprier le répertoire algérien de l’exil en 2007, pour l’offrir en partage à leur public. Suivra la génération des rappeurs comme le 113, le M.A.P., puis HK et les Saltimbanks et bien d’autres qui inscriront leur création dans cette démarche de réappropriation et de patrimoine.
 
Avant de se consacrer à la chanson, Rachid Taha travaillait à l’usine, il était syndicaliste. Cette expérience sociale a-t-elle marqué son parcours artistique ?
 
Naïma Huber-Yahi. Rachid Taha a connu la vie d’un jeune prolétaire à la chaîne. C’est le fameux O.S. étudié par le sociologue Abdelmalek Sayad : il a échappé à cette fatalité inscrite dans la trajectoire des Algériens de France pour prendre la parole et raconter l’histoire d’un enracinement dans notre pays alors que les immigrés eux-mêmes ne l’avaient pas vu venir.  Cette génération « beur » dont il fut le symbole et sa musique, sa bande-son, luttait pour briser les déterminismes sociaux et dire son droit de cité en France. De fait,  cette expérience sociale a marqué durablement le jeune Rachid au point que, même quand il accède à la notoriété, il se tourne vers le répertoire des chanteurs de l’immigration algérienne, ouvriers le jour, comme Dahmane el Harrachi, et troubadours de l’exil la nuit, pour perpétuer leur tradition.  Sa reprise de « Ya Rayah »  a été traduite dans 68 langues, il en a fait un tube planétaire et de ce fait, a permis de rendre universelle l’expérience de l’immigration algérienne en exil.
 
Il s’inscrivait, au tournant des années 80, dans le vaste mouvement initié par la Marche pour l’égalité. Quel fut, dans ces luttes politiques, le rôle des artistes issus de l’immigration ? 
 
Naïma Huber-Yahi. La préhistoire de la Marche contre le racisme et pour l’égalité fut marquée par de nombreuses mobilisations culturelles : du théâtre, de la presse, des radios libres. Des chanteurs ont donné chair aux combats portés par cette génération, balbutiante en politique, mais qui luttait contre les expulsions dites de la « double peine » avec des grèves de la faim ou qui organisait des mobilisations culturelles comme « Rock against police » alliant spectacles et meetings contre les violences subies par les jeunes des quartiers populaires. Rachid, avec ses acolytes de Carte de Séjour, a chanté avec fougue et poésie les problématiques de cette jeunesse : avec « Zoubida » pour le conflit de valeurs que subissaient les filles maghrébines, ou avec « Ramsa» sur le racisme au quotidien.
 
Quelle empreinte laisse-t-il dans l'histoire récente de la chanson française?
 
Naïma Huber-Yahi. La disparition de Rachid Taha laisse d’abord un immense vide du fait même de sa singularité et de l’importance de son œuvre. Son engagement sans faille contre le racisme et les discriminations, son travail acharné pour faire connaître au plus grand nombre le répertoire de l’immigration algérienne ou le répertoire arabe, font de Rachid Taha un artiste indispensable et important du patrimoine culturel français. Avec lui, entre dans la mémoire collective et le patrimoine national, la création de l’immigration en exil et le génie rock d’un jeune « gône » de la banlieue lyonnaise, arrivé d’Algérie à l’âge de 10 ans. En définitive, fier de ses origines ouvrières et algériennes, il a ouvert la porte à de réjouissantes créations métissées, et aux générations suivantes qui voudront rappeler à la France que oui, l’on peut être à la fois français et maghrébins.
 
Entretien réalisé par Rosa Moussaoui
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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 15:23

Depuis plusieurs mois, nous menons la campagne avec nos parlementaires sur les questions de l’hôpital avec notamment le tour de France des hôpitaux et établissements (Ehpad ).

Nous allons poursuivre cette bataille dans les semaines à venir pour exiger un véritable plan d'urgence pour l'hôpital et pour un budget de la Sécurité sociale à la hauteur des besoins de santé dans notre pays.

 

La Fête de l'Humanité sera l'occasion de faire grandir cette campagne, notamment

 

au stand du Conseil national (place Maurice Audin),  rendez- vous avec les parlementaires et les militant·e·s, acteurs·trices de cette campagne : le samedi 15 septembre  à 19h (ci-dessous, l'invitation à faire circuler).

De nombreux débats sont annoncés dans les stands des régions et fédérations, merci de nous en informer.

Enfin, pour rendre visible cette campagne, le clip État d'urgence en soutien aux luttes de l'hôpital public est disponible. N'hésitez pas à le partager, à liker et commenter. 

 

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 07:37
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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 06:20

« Nous exigeons tous et voulons le respect, homme ou femme, noir ou blanc. C'est notre droit humain fondamental ». Aretha Franklin

DISPARITION. ARETHA FRANKLIN, « REINE DE LA SOUL », NE CHANTERA PLUS

Sa voix, lumineuse, onctueuse, vibrante, comme projetée par des flammes dorées, exceptionnellement étendue sur quatre octaves, ne résonnera plus que dans le souvenir. Hier, Aretha Franklin, couronnée depuis longtemps du titre de « reine de la soul », s’est éteinte dans son appartement de Détroit, où les médecins l’avaient placée en soins palliatifs, annonçant ainsi avoir perdu tout espoir de la voir triompher du cancer contre lequel elle a lutté pendant plusieurs années. Elle avait 76 ans.
C’est en 1967, avec Respect, qu’elle accède à la notoriété. Ce titre, composé par Otis Redding, est vite devenu un marqueur de la lutte pour la liberté dans les États-Unis de la ségrégation raciale. Respect est alors devenu un « hymne pour l’égalité », qu’il s’agisse de celle entre les Noirs et les Blancs, qu’il s’agisse de celle des hommes et des femmes. Propulsée ainsi au sommet des ventes de disques, Aretha Franklin a combattu l’idée selon laquelle le rhythm and blues aurait convenu au public noir alors que les oreilles des Blancs auraient accueilli beaucoup plus favorablement...

Gérald Rossi , L'Humanité

Aretha Franklin, la chanteuse icône de la Soul et du combat pour les droits civiques, n'est plus: Respect!
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19 juin 2018 2 19 /06 /juin /2018 05:00
La femme du jour: Joan Baez

La femme du jour : « JOAN BAEZ, UNE VOIX ET UNE CONSCIENCE UNIVERSELLES »
 

À 77 ans, Joan Baez, figure universelle du folk américain et messagère de la paix de longue date, met le point final à sa carrière.

Elle donnait hier le dernier de ses dix concerts à l’Olympia, point de passage obligé de sa tournée d’adieux mondial qui doit durer deux ans, baptisée « Fare Tee Well ». On regrette déjà la présence de cette artiste unique à la voix de soprano chaude si prenante. On n’a pas oublié qu’elle fut à la fête de l’Humanité en 1971, soit deux ans après Woodstòk, et qu’on a pu l’y revoir en 2011. Née d’un père mexicain et d’une mère britannique, Joan Baez, qui adhéra très tôt au mouvement des droits civiques aux États-Unis, fut très proche de Martin Luther King et protesta avec force contre la guerre du Vietnam. Elle s’engagea dans la lutte des femmes et s’est battue avec ardeur pour la cause de Nelson Mandela, tout en rejoignant les rangs d’Amnesty International où elle a été nommée, en 2015, « ambassadrice de conscience ».

 

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 18:59
Le Parti Communiste pleure le chanteur Marc Ogeret, symbole de toutes les luttes - Huffington Post, Geoffroy Clavel
Mort de Marc Ogeret: le décès du chanteur de toutes les luttes a ému le PCF

Il sera inhumé avec "un œillet rouge", symbole du Paris révolutionnaire.

 

Il sera inhumé avec "un œillet rouge", symbole du Paris révolutionnaire. Plusieurs figures de la gauche de la gauche ont rendu un vibrant hommage après la disparition ce lundi 4 juin du chanteur engagé Marc Ogeret à l'âge de 86 ans. "Marc est mort lundi au centre hospitalier de Semur-en-Auxois où il était hospitalisé depuis quelques jours", a annoncé sa compagne, Anita.

 

Interprète d'Aragon mais aussi de Jean Genet, Pierre Seghers et Aristide Bruant, il avait à son répertoire la plupart des chants révolutionnaires qui ont fait l'Histoire de France, depuis "L'Internationale" jusqu'au "Temps des cerises". C'était notamment un grand admirateur de la Commune de Paris (1871).

Ce mercredi 6 juin, le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent, a notamment salué en lui un chanteur de "la révolte des opprimés".

Chanteur dans l'ombre de Ferré (qu'il a également interprété) et Brassens, il avait fait la première partie du concert de Georges Brassens à Bobino en 1964. Marc Ogeret, habitué des programmations musicales de Radio Libertaire, avait une voix chaleureuse, le timbre clair et un diction impeccable qu'on peut retrouver sur des albums comme "Chansons contre".

 

Marc Ogeret s'était également illustré en reprenant des chansons réalistes évoquant la Première guerre mondiale comme "La chanson de Craonne" ou "La butte rouge".

Marc Ogeret avait commencé sa carrière au début des années 1960 dans plusieurs cabarets de la rive gauche à Paris. Chanteur engagé sur scène et dans la vie (il était membre actif du syndicat français des artistes-interprètes, SFA), il avait reçu en 1962 le prix de l'Académie Charles-Cros.

Il avait été nommé chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres en 1983.

 

MARC OGERET : MORT D'UN COMPAGNON, 
D'UN AMI DE LA REVOLUTION
Le chanteur Marc Ogeret est mort, le 4 juin, à l'âge de 86 ans, vient d'annoncer sa compagne à l'AFP. Chanteur engagé issu de la tradition rive gauche, il était bien connu des lecteurs de l'Humanité et des participants de la Fête de l'Huma pour ses interprétations des poèmes d'Aragon, des textes de Genet, de Ferré, et, surtout, de son interprétation incroyable (l'une des meilleures) de l'Internationale. Une chose est sûre, nous entendrons longtemps encore sa voix dans les manifs... 
Une pleine page a été publié aujourd'hui dans l'Humanité.

Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste à l'Humanité

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 04:18
local du PCF Morlaix - mars 2018

local du PCF Morlaix - mars 2018

Eric Pellerin (Photo Le Télégramme)

Eric Pellerin (Photo Le Télégramme)

Le rouge sur le mur a perdu son éclat
Mille trous de punaises rappellent les combats
Les tracts, les affiches et même les lampions
Qu'on avait accrochés un soir de réveillon
Dans cette pièce froide sous un néon tremblant
On invente demain, on bâtit le présent
On bâtit le présent

On se retrouve ensemble aux petites aurores
A battre le pavé, et puis le battre encore
Et pour chaque passant il faut trouver les mots
Qui arrêtent le pas, le regard aussitôt 
Il faut pour chaque lutte faire entendre la voix
De ceux que l'on fait taire, de ceux qui n'en ont pas
De ceux qui n'en ont pas

Je les ai vu pleurer pour des enfants lointains
Qui meurent sous les coups, les balles, le dédain
Je les ai vu pâlir au près de la misère
Celle de tous les jours, celle qu'on voudrait taire
Je les ai vu partir de grands éclats de rire
À faire s'envoler les noirs avenirs
Les noirs avenirs

On s'interpelle au joli nom de camarade
C'est un peu d'habitude, c'est un peu de bravade
Après chaque repas fleurit une chanson
Musique de Ferrat, paroles d'Aragon
Ce n'est pas un cliché, ni de la nostalgie
C'est une histoire commune, une histoire d'aujourd'hui
Une histoire d'aujourd'hui

Éric Pellerin, Bernard Hugues, Marie Pellerin et Philippe Paris (absent de la photo) forment le noyau dur de La Souris Noire. Ils chantent parfois avec des comédiens. Ouest-France

Éric Pellerin, Bernard Hugues, Marie Pellerin et Philippe Paris (absent de la photo) forment le noyau dur de La Souris Noire. Ils chantent parfois avec des comédiens. Ouest-France

Ouest-France
Morlaix. La Souris Noire défend la chanson d'auteurs
Publié le 24/04/2018

Le groupe formé par Eric et Marie-Christine Pellerin fête un bel anniversaire. Et comme on n'a pas tous les jours 20 ans, La Souris s'offre plusieurs dates.

Marie et Eric Pellerin ont installé un studio de répétition au sous-sol de leur maison. C'est là qu'ils retrouvent régulièrement leurs amis musiciens de La Souris Noire. Dans cet espace aménagé comme un salon, sous l'oeil des Tontons flingueurs, Eric compose et arrange.

Il y a vingt ans, quand le groupe a été fondé par Marie-Christine et Eric, il n'avait pas encore ce nom, emprunté à un polar. À l'époque, les musiciens décrochent une date au club Le Fado, au bas de la rue Gambetta. « On avait simplement envie de faire de la musique », se souvient le couple qui avait déjà formé Les Enfants de Mutin à Sizun.

C'était avant de s'associer à Bernard Hugues, dit Nounours, à la contrebasse, et Bernard Rivallin à l'accordéon, qui a quitté l'aventure trop tôt, puis à Philippe Paris à la guitare.

Le sang et la sueur

Depuis quelques semaines, La Souris prépare les dates qui marqueront son 20e anniversaire. Le 24 avril, le groupe jouera L'heure de la gamelle à l'Afpa. En mai, il donnera un concert lors du festival Les Originales, un autre est prévu à l'automne au Tempo.

La Souris Noire a débuté en reprenant des standards de la chanson française des années 1940-1950, dont Prévert et Caussimon. Des tubes anciens qui plongent les auditeurs dans une époque qui sent le sang et la sueur.

Des chansons à texte, un genre qu'ils affectionnent particulièrement et qu'ils défendent aujourd'hui à travers le festival Les Originales, qu'ils ont créé il y a deux ans.

Aujourd'hui, le répertoire de La Souris Noire se compose de créations... originales. « Marie me donne un petit coup de main à l'écriture, mais elle sait me dire quand cela ne va pas, sourit celui qui a écrit récemment pour Francesca Solleville, marraine de la première édition des Originales. Je corrige, je fais du prêt-à-porter. »

Le couturier des mots offre à Marie des chansons qui lui siéent parfaitement et auxquels elle donne corps par son interprétation.

Porte-voix des déshérités

« Nous avons beaucoup travaillé sur commande et sur des thèmes aussi variés que le bagne de Brest ou le Tour de France. » Des chansons réalistes, des portraits croqués avec humour. « Aujourd'hui, c'est souvent l'actualité qui m'inspire, poursuit Eric, des choses qui font mal : les migrants, la condition de l'homme, l'humanité. »

La Souris Noire se fait le porte-voix des déshérités, elle collabore avec des chanteurs ou comédiens. « Le premier comédien avec qui nous avons joué, c'est Claude Bonnard ».

Les maux d'aujourd'hui sont aussi ceux qu'ils chantent dans L'heure de la gamelle.« Ils ont vendu l'usine à un Empereur de Chine », écrit par exemple Eric dans La longue route. Avec humour, tendresse et poésie, on peut encore dénoncer les injustices. C'est cela, la chanson d'auteur.

Mardi 24 avril, à 20 h 30, concert au centre Afpa (La Madeleine). Sortie au chapeau.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-souris-noire-defend-la-chanson-d-auteurs-5718845

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 20:34
Higelin. Marchais. Krasucki. Concert de solidarité pour les 10 de Billancourt. Prestation gratuite d'un chanteur très engagé ! Photo Jean-Luc Villin

Higelin. Marchais. Krasucki. Concert de solidarité pour les 10 de Billancourt. Prestation gratuite d'un chanteur très engagé ! Photo Jean-Luc Villin

« Pourra-t-on un jour vive sur la Terre sans colère, sans mépris... » Des milliards d’étoiles pour Jacques Higelin.‬

JACQUES HIGELIN, L'ADIEU A UN AMI 
Nous venons de perdre un ami, un grand ami de l'Humanité et de la Fête de l'Humanité, alors que la France, elle, perd une figure artistique cardinale. Nous sommes tous sous le choc et très attristés par la disparition de Jacques Higelin. Depuis les années 60, il a marqué le monde de la chanson et plus largement le champ artistique avec une créativité toujours renouvelée et sur le qui-vive, avec une audace rare, une liberté totale d'esprit au service de son art. De la chanson artisanale au rock français aux accents contestataires, il a été un immense inventeur de la création contemporaine engagée. Ses héritiers sont nombreux...

Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste à l'Humanité

 

Le chanteur Jacques Higelin est mort
LORENZO CLÉMENT AVEC AFP
VENDREDI, 6 AVRIL, 2018
HUMANITE.FR
 

Le chanteur Jacques Higelin, un des pionniers du rock français, est décédé vendredi matin à Paris à l'âge de 77 ans, a annoncé sa famille.

Jacques Higelin, est l'auteur-compositeuir d'une vingtaine d'albums et quelques chansons inoubliables, parmi lesquelles "Pars", "Champagne" ou encore "Tombé du ciel". Il est le père de trois enfants artistes, le chanteur Arthur H, la chanteuse Izia Higelin, et le réalisateur Kên Higelin.

Artiste attachant aux airs d'éternel adolescent, cet "enchanteur", auteur, compositeur et interprète, a rassemblé un public de fidèles autour de ses chansons et de ses concerts incarnés, durant desquels il improvisait sans relâche, passait du piano à l'accordéon ou la guitare et apostrophait les spectateurs Homme de coups de gueule et de coups de coeur, toujours révolté, Higelin évoque dans certaines de ses chansons la société, les sans-papiers ou les difficultés économiques, et s'engage à plusieurs reprises aux côtés des sans domicile fixe. Alternant ballades aériennes, rock énergique et envolées lyriques, jonglant avec le texte en amoureux des mots. Né le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chantereine (Seine-et-Marne), d'une mère belge et d'un père alsacien, Jacques Higelin quitte l'école à 14 ans. Il grandit en écoutant du jazz et de la chanson, Léo Ferré ou Jacques Brel, et rencontre à la fin des années 50 Henri Crolla, guitariste d'Yves Montand, figure familière de son adolescence.

Mais c'est comme comédien qu'il commence sa carrière. Au début des années 60, il s'inscrit au Cours Simon. Il débute au théâtre en 1959 avec "Bon week-end, Monsieur Bennett", mis en scène par Michel Vitold, et se lance aussi au cinéma avec "Le bonheur est pour demain" d'Henri Fabiani (1961), "Bébert et l'Omnibus" d'Yves Robert (1963) ou "Elle court, elle court, la banlieue" de Gérard Pirès (1972). Il jouera au total dans une trentaine de films.
Son destin bascule avec une double rencontre décisive au milieu des années 60, celle des musiciens Areski et Brigitte Fontaine, avec lesquels il se produit en trio sous la houlette de Pierre Barouh. C'est l'époque de ses débuts dans la chanson, des communautés et des expériences. En 1965, il sort l'album "Douze chansons d'avant le déluge", enregistré en duo avec Brigitte Fontaine.

En 1974, il amorce un virage rock, avec l'album "BBH 75". Enfant de Charles Trenet et des Rolling Stones, il est l'un des premiers chanteurs à tenter la synthèse entre le rock et la chanson, deux genres a priori antagonistes. Il sort ensuite "Irradié" (1975), "Alertez les bébés" (1976) et "No man's land" (1978). Devenu chanteur rock populaire, il connaît en 1979 un grand succès avec l'album "Champagne pour tout le monde" et son jumeau "Caviar pour les autres...".
En 1988, il remporte à nouveau l'adhésion du public avec l'album "Tombé du ciel", pour lequel il s'entoure de musiciens comme Didier Lockwood et William Sheller. L'album, qui se vend à plus de 300.000 exemplaires, est son plus grand succès. Suivent "Aux héros de la voltige" (1994) et "Paradis païen" (1998), qui marque ses retrouvailles avec Areski. En 2005, il reprend des chansons de Charles Trenet lors d'une tournée, en héritier déjanté et lunaire du "fou chantant". En 2006, après huit ans sans album de chansons originales, il sort "Amor Doloroso", suivi de "Coup de Foudre" en 2010. Ces albums, pour lesquels il travaille avec l'ex-leader de Kat Onoma, Rodolphe Burger, sont tous deux salués par la critique. Après "Beau Repaire" paru en 2013, il sort son 20e et dernier album, "Higelin 75", à l'automne 2016. Plus libre que jamais sur cet opus, le chanteur installé à Pantin, aux portes de Paris, se permet un morceau-fleuve final de plus de... 21 minutes et, dans "J'fume", clame continuer à "fumer" en attendant "que le fossoyeur me creuse une tombe au Père-Lachaise" et que "le temps s'arrête et que le ciel me tombe sur la tête".

Lire aussi : Jacques Higelin, mémoires d’un libre chanteur

C’est avec une grande tristesse que nous apprenons la disparition de Jacques Higelin. Il disparait au moment du cinquantième anniversaire des mouvements de 1968 alors qu’il fut l’une des figures les plus marquantes de l’élan artistique né de la révolte de la société, de la jeunesse, des femmes. On se souvient de sa collaboration avec Brigitte Fontaine qui marqua l’avant-garde musicale au début des années 1970, tout comme de sa formidable capacité de réinvention pendant toute sa carrière, son talent hybride, sa passion si communicative et les liens intenses qu’il avait noué avec un public fidèle.
Jacques Higelin aura été l’un des fers de lance du renouvellement de la chanson populaire française dans le pas de Charles Trenet dont il avait perpétué l’allure du « fou chantant » ou de Boris Vian auquel il empruntait l’impertinence et l’humour. Sa chanson mettait en avant la poésie avec des textes qui empruntait à la tradition surréaliste alliés à une musique ouverte sur les nouvelles sonorités. Il était quelque part aussi beau poète que grand musicien, sans oublier ses talents d’acteurs prêtés à de nombreux rôles de cinéma.
Homme au grand cœur, engagé à gauche, mobilisé aux cotés de la fondation Abbé Pierre pour le droit au logement, dans les luttes ouvrières, antiracistes, internationalistes ou écologiques, il était en permanence concerné par le sort des plus humbles. Jacques Higelin aura enchanté le public fervent de la Fête de l’Humanité à cinq reprises, de 1975 à 1999. Il lègue un héritage musical riche et fécond aux nouvelles générations d’artistes. Il nous laisse une immense œuvre.
C’est une voix aussi populaire qu’exigeante que nous pleurons aujourd’hui en gardant en tête ses inépuisables mélodies qui appartiennent désormais au bel et grand patrimoine populaire.

Hommages de l'Humanité et du PCF à Jacques Higelin: Patrick Le Hyaric - Jean-Emmanuel Ducoin

COMMUNIQUE DE PRESSE du PCF

Higelin : "Les communistes perdent un ami, la France perd une figure artistique cardinale" (Pierre Laurent)

Je suis choqué et très attristé de la disparition de Jacques Higelin. Depuis les années 60 il a marqué profondément le monde de la chanson et plus largement le champ artistique avec une créativité toujours renouvelée et sur le qui-vive.
Promoteur d’une chanson artisanale, puis d’un rock français aux accents libertaires, inclassable inventeur de formes métissées et hybrides, il a nourri l’oreille de plusieurs générations et laisse une marque profonde et durable dans la création contemporaine. Sa descendance artistique est riche. Homme de cœur et d’engagement il a toujours conservé une grande proximité avec les gens ordinaires et a su rester attentif au monde qui l’entoure ce dont ont témoigné ses nombreuses participations à des concerts de solidarité avec le monde ouvrier, les sans-papiers ou de soutien aux causes de la justice, de l’écologie et de la liberté.
Les communistes perdent un ami, la France perd une figure artistique cardinale, une des belles incarnations de cet esprit français généreux et audacieux que nous célébrons en cette année anniversaire de mai 68, dont l’œuvre de Jacques Higelin garde à jamais l’irrévérence rieuse.

Je m’incline devant sa mémoire et adresse mes plus vives condoléances à ses proches et à ses enfants Arthur, Isïa et Kên.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,
Paris, le 6 avril 2018.

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 09:00
Pol Houellou (Bourric-2010)

Pol Houellou (Bourric-2010)

Gilles Le Bigot

Gilles Le Bigot

POL HUELLOU (chant, flûtes, sanza)

GILLES LE BIGOT (guitare)

 

Pol Huellou, originaire du Finistère est connu pour sa participation à de nombreuses aventures musicales, The Roving Laddies, Escale-Dédale, etc.

Gilles Le Bigot, (ex- l’Héritage des Celtes, Barzaz) s’est produit avec des artistes tels que Yann Fanch Kemener, Marthe Vassalo, Denez Prigent, Gilles Servat… Compositeur et arrangeur, il est l’auteur de  récentes créations sous le titre « Empreintes »

 

Ensemble, ce duo s’est régulièrement produit depuis les années 90, en Bretagne, Irlande, Allemagne et  se sont également retrouvés sur de nombreux projets tel Elixir, Hommages Vagabonds, etc.

On les retrouvent tout dernièrement sur le nouveau CD de Pol Huellou & Friends : The Lost Agenda,  et nous aurons  le plaisir de les retrouver sur un certain nombre de titres extraits de ce dernier opus.

www.gilleslebigot.com

Pol Huellou

Pol Huellou

Gilles Le Bigot

Gilles Le Bigot

Pol Huellou et Gilles le Bigot

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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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