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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 08:34
Samedi 4 novembre, 14h30: les nouveaux adhérents communistes du Finistère conviés à une réunion d'échange sur le thème de "Pourquoi s'engager au PCF?"

Dans le cadre de la préparation du Congrès Extraordinaire, de l'accueil des nouveaux adhérents: 

Le Samedi 4 novembre 2017, de 14h30 à 17h30

au local de la Fédération du Parti Communiste Français du Finistère à Brest, rue André Berger et rue Henri Moreau (deux jeunes résistants communistes brestois abattus par l'armée allemande en septembre 1943 au Mont Valérien) 

Les 90 nouveaux adhérents de la Fédération du Finistère du Parti Communiste qui nous ont rejoint depuis 2015 (sur un total de 850 adhérents, soit plus de 10% de renouvellement de nos adhérents en 3 ans)

Sont invités à se retrouver et à débattre avec des membres de la direction départementale sur le thème: 

Pourquoi adhérer au Parti Communiste? 

Qu'est-ce qui nous y conduit? Quels parcours de vie, quelles expériences, quelles valeurs? A partir de quels itinéraires d'engagement préalables? 

Que veut-on y faire? Qu'est-ce qu'on veut et peut apporter en tant qu'adhérent? 

Qu'attend t-on du PCF? Comment veut-on le faire et le voir évoluer? 

Cette réunion de discussion qui donnera la parole à toutes et tous sera suivie d'un pot convivial où nous ferons le point sur les propositions de formation militante et sur les suggestions possibles des nouveaux adhérents.    

 

Samedi 4 novembre, 14h30: les nouveaux adhérents communistes du Finistère conviés à une réunion d'échange sur le thème de "Pourquoi s'engager au PCF?"

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 08:18
L'appel du chef d'oeuvre...

L'appel du chef d'oeuvre...

Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Landerneau 1er novembre: l'attente avant l'ouverture des Capucins pour la dernier jour de l'exposition Picasso. 60 adhérents et sympathisants du PCF avaient fait le déplacement pour participer à deux visites guidées, certains venant même d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan.

Landerneau 1er novembre: l'attente avant l'ouverture des Capucins pour la dernier jour de l'exposition Picasso. 60 adhérents et sympathisants du PCF avaient fait le déplacement pour participer à deux visites guidées, certains venant même d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan.

Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Renaud Faroux, critique d'art, participant à la visite guidée avec les adhérents du PCF, avant de faire sa conférence à la salle Toul an Gok, ici avec Erwan Rivoalan

Renaud Faroux, critique d'art, participant à la visite guidée avec les adhérents du PCF, avant de faire sa conférence à la salle Toul an Gok, ici avec Erwan Rivoalan

Une visite guidée de grande qualité pour les adhérents du PCF lors du dernier jour de l'exposition Picasso aux Capucins. Il y avait foule, et on ne s'est attardé que sur quelques tableaux, mais cela permis de mesurer les évolutions et ruptures de l'art de Picasso, et son génie protéiforme.

Une visite guidée de grande qualité pour les adhérents du PCF lors du dernier jour de l'exposition Picasso aux Capucins. Il y avait foule, et on ne s'est attardé que sur quelques tableaux, mais cela permis de mesurer les évolutions et ruptures de l'art de Picasso, et son génie protéiforme.

Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017

Nous avons vécu un moment très rare et précieux ce mercredi 1er novembre, d'abord lors des deux visites guidées de très bonne qualité avec les guides-conférenciers des Capucins organisées à l'exposition Picasso pour les 60 adhérents du PCF présents, ensuite avec la conférence lumineuse et passionnante sur des grands moments de l'évolution artistique de Pablo Picasso du critique et historien d'art Renaud Faroux, entre 12h et 13h30, à la salle Toul an Gok de Landerneau.

Le rendez-vous est déjà pris pour renouveler des initiatives d'éducation populaire et artistique semblable, sans doute avec Renaud Faroux une nouvelle fois pour la prochaine exposition du fonds Edouard Leclerc. 

 

Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Expo Picasso à Landerneau: un grand moment d'éducation populaire avec le critique d'art Renaud Faroux pour les adhérents communistes à la clôture de l'exposition le 1er novembre 2017
Avec la délégation morbihanaise

Avec la délégation morbihanaise

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 06:56
Usine à lait de Carhaix Synutra: une gestion du personnel catastrophique, violente et dénuée d'humanité . Communiqué de la CGT et dossier de presse
Carhaix : malaise social à l’usine chinoise Synutra

Communiqué de la CGT SYNUTRA: 

MALAISE A SYNUTRA, OUI IL Y A UN PROBLEME 

Suite aux différents articles parus dans la presse sur le malaise social et les départs massifs, la direction de Synutra a convoqué le 19 octobre une réunion des élus du personnel. Pour la direction, il n’y a pas de problème. Pourtant, la réalité est bien différente. Les témoignages qui nous parviennent sont édifiants.

« - On nous parle comme à des chiens »

« - Quelqu’un qui ouvre son bec, c’est la porte »

« - C’est du marche ou crève »

Pas un service n’est épargné, pas une catégorie non plus : de l’ouvrier de production au cadre en passant par l’infirmière, etc……….

En un an, nous estimons qu’il y a eu entre 70 et 80 départs de l’usine. Cette situation intolérable n’a que trop duré.

Depuis un an, vos élus CGT dénoncent cette situation au sein de la DUP (Délégation Unique du Personnel) sans être entendus. Il n’est pas admissible d’aller au travail avec la peur au ventre. Nous sommes des êtres humains, pas de la vulgaire marchandise. La CGT invite les salariés à lever la tête.

25 octobre 2017 

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 07:14
1er Novembre: Visite guidée de l'exposition Picasso à Landerneau pour les adhérents PCF et conférence avec Renaud Faroux, critique d'art
Tous les militants du PCF sont conviés (sur inscription préalable) à la clôture de l'expo Picasso à Landerneau le mercredi 1er novembre 2017.
La fédération du PCF organise, le mercredi 1er novembre prochain une visite guidée de l"exposition consacrée à Picasso par le" Fonds Michel et Héléne Leclerc pour la culture".
Nous serons accompagnés de Renaud Faroux, critique d'art qui animera la conférence débat à la suite de la visite qui assurera une conférence sur Picasso ensuite de 11h30 à 12h45 à la salle Toul Kog à Landerneau (rue André Millour, derrière l'église St Thomas), avant un pique-nique fraternel.   
Nous nous retrouverons à Landerneau aux Capucins pour les visites guidées à 9h45.
60 adhérents du PCF se sont inscrits pour cette initiative. 
 
Cette visite guidée suivie de la conférence-débat sur Picasso s'inscrit dans une logique d'éducation populaire et de formation militante que nous voulons développer avec de prochaines sessions de formation prévues dans les prochains mois (les dates seront annoncées par la suite) sur: 
- Le Capital, qui fête ses 150 ans: Avec Jean-Michel Galano, adhérent PCF à Paris, agrégé de philosophie 
- Prendre la parole en Public/ L'enjeu du Pluralisme dans les Médias - avec Jean-François Téaldi  
Et en prévision aussi:  
- La Révolution d'Octobre
- Aragon
 
Portrait de Jacqueline (1964)

Portrait de Jacqueline (1964)

Picasso - Les Massacres de Corée

Picasso - Les Massacres de Corée

Picasso et Maurice Thorez en 1953

Picasso et Maurice Thorez en 1953

Picasso à Vallauris (1954)

Picasso à Vallauris (1954)

L'engagement communiste de Pablo Picasso
L'engagement communiste de Picasso, qui à la différence d'autres artistes de la mouvance surréaliste n'avait pas franchi le pas dans les années 20 de l'engagement politique radical, prend sa source dans la guerre d'Espagne. 
Avant le bombardement de la ville basque de Guernica, Picasso, qui a été très proche de Breton, trotskiste anti-stalinien, partage le point de vue de Eluard qui se rapproche des communistes et voit dans l'URSS qui aide l'Espagne Républicaine un rempart contre le fascisme et l'allié naturel des démocrates progressistes, des prolétaires et anti-fascistes en Europe. Eluard, très ami avec Picasso, adhère au PCF clandestin en 1942 mais, dès le début de la guerre d'Espagne, il écrit des poèmes pour l'Humanité, renouant au passage avec Aragon, en particulier ce poème politique empli d'une colère splendide « novembre 1936 » écrit après les bombardements aériens de Madrid :
« Regardez travailler les bâtisseurs de ruines
Ils sont riches patients ordonnés noirs et bêtes
Mais ils font de leur mieux pour être seuls sur terre
Ils sont au bord de l'homme et le comblent d'ordures
Ils plient au ras du sol des palais sans cervelle
On s'habitue à tout
Sauf à ces oiseaux de plomb
Sauf à leur haine de ce qui brille
Sauf à leur céder la place »
Travaillant à « Guernica » en avril et mai 1937, Picasso fait, pour la première fois de son existence, une déclaration politique :
« La guerre d'Espagne est la bataille de la réaction contre le peuple, contre la liberté. Toute ma vie d'artiste n'a été qu'une lutte continuelle contre la réaction et la mort de l'art. Dans le panneau auquel je travaille et que j'appellerai « Guernica », et dans toutes mes œuvres récentes, j'exprime clairement mon horreur de la caste militaire qui a fait sombrer l'Espagne dans un océan de douleur et de mort ».
Installé dans le pavillon espagnol de l'exposition universelle fin juin 1936, « Guernica » déçoit malgré l'extraordinaire force et nouveauté de l'expression ceux qui en attendaient un appel aux armes.
A l'approche de la guerre, dans la longue agonie de la République espagnole, la peinture de Picasso est habitée par l'angoisse et la colère.
Les procès de Moscou et l'exécution de Boukharine amènent Breton, qui militait pour que Trotski soit accueilli en France, à rompre avec tous les surréalistes qui fréquent encore Eluard, lequel s'est refusé à dénoncer parce qu'il pense que seule l'URSS et les communistes peuvent faire obstacle au fascisme conquérant. Picasso refuse de se rallier à Breton, et d'arbitrer entre ses deux amis qui se déchirent désormais.
En avril 1940, après la déclaration de guerre, Picasso, qui a déjà deux enfants français, fait une demande de naturalisation française. Celle-ci a été connue que très tardivement grâce à Armand Israël et Pierre Daix, et à la cession par la Russie des archives de la préfecture de police de Paris saisies par les nazis en 1940 puis récupérées par les Soviétiques pendant cinquante ans. Les sympathies connues de Picasso avec les communistes font, dans un contexte d'interdiction et de persécution du PCF après le pacte germano-soviétique, que, suite à un rapport défavorable des RG, le plus grand artiste du XXe siècle se voit refuser la nationalité française.
Après la débâcle et l'invasion allemande, Picasso, qui a été invité au Mexique et aux Etats-Unis, se refuse, comme Matisse, a quitté la France occupée où son art va être considéré comme un exemple paradigmatique de la culture et de l'art décadents ayant conduit à la défaite. A l'inverse des Derain, Vlamink, Van Dongen, et de tant d'autres artistes, intellectuels et littérateurs, Picasso refuse pendant l'occupation tout compromis avec l'ordre nouveau et l'occupant. Il fréquente des milieux d'artistes et d'intellectuels acquis à la résistance et sa peinture exprime par sa noirceur et ses traitements tragiques son horreur des temps présents. Pour le reste, Picasso fait silence pendant l'occupation. 
Picasso aide financièrement le peintre juif Freundlich, réfugié en zone sud et qui mourra déporté. Il aide aussi le peintre allemand Hans Hartung à gagner le Maroc. En juin 1941, il rencontre le dirigeant du parti communiste clandestin Laurent Casanova, évadé d'un camp de réfugié, chez Michel Leiris et sa femme. Le 16 et le 17 juillet 1942 a lieu la grande rafle du Vel d'Hiv. Le 6 août, on inaugure à Paris un musée de l'Art moderne dont Picasso est exclu. Le même jour, Picasso peint la femme en gris, une de ses peintures de deuil les plus noires. 
Les amis poètes de Picasso sont arrêtés et déportés pendant les mois terribles de l'hiver 1943-1944: Max Jacob, interné comme juif au camp de Drancy, et qui y meurt d'une pneumonie cinq jours plus tard en février 1944, Robert Desnos arrêté le 22 février 1944 et qui meurt en déportation à Térezin quinze mois plus tard. Ses amis, Eluard et Zervos, sont dans la résistance. 
Le 19 mars 1944, "Le désir attrapé par la queue" une pièce de théâtre nourrie de poésie automatique et surréaliste de Picasso est jouée aux Grands-Augustins grâce à Louise et Michel Leiris avec une distribution étonnante. Albert Camus, metteur en parole, dirigeait Simone de Beauvoir et Sartre, Dora Maar, l'amante bientôt détrônée de Picasso, Raymond Queneau... 
A la Libération, Picasso, qui rêve toujours de défaire le franquisme en Espagne, adhère au PCF.
Il a soixante-trois ans. Il déclare au magazine américain New Masses: 
"Je suis allé au parti communiste sans la moindre hésitation, car, au fond, j'étais avec lui depuis toujours (....). Ces années d'oppression terrible m'ont démontré que je devais combattre non seulement par mon art, mais par ma personne. J'avais tellement hâte de retrouver ma patrie! J'ai toujours été un exilé. Maintenant que je ne le suis plus; en attendant que l'Espagne puisse enfin m'accueillir, le parti communiste m'a ouvert les bras et j'y ai trouvé tous ceux que j'estime (...) et tous ces visages d'insurgés parisiens si beaux que j'ai vus pendant les journées d'août sur les barricades. Je suis de nouveau parmi mes frères..."
Picasso devient ainsi le nouvel adhérent le plus brillant d'une campagne nationale de recrutement du PCF redevenu légal. Le nouvel adhérent est accueilli avec les honneurs par Marcel Cachin, Jacques Duclos, Maurice Thorez étant en URSS, le 4 octobre 1944 dans les bureaux de L'Humanité. Paul Eluard, Aragon, Pierre Villon le dirigeant du Front National sont présents.
A la veille du premier congrès légal du PCF depuis 1937, le 23 mai 1945, Picasso réalise un portrait de Maurice Thorez, le secrétaire général. 
Après la réalisation de son hommage aux victimes du nazisme, "Le charnier", Picasso participe à la célébration du cinquantième anniversaire de Dolorès Ibarruri le 9 décembre 1945 à Toulouse avec son ami Sabardès, la "Passionaria" qui incarne le PC espagnol en exil. 
Dans le cadre d'une exposition "Art et résistance" qu'il organise avec les oeuvres des artistes proches de lui, sous l'égide des FTPF, le PCF expose Picasso mais évite les toiles les plus abstraites, crédo soviétique du "réalisme" oblige. 
A Antibes, en 1947, Picasso rencontre par hasard breton, le pape des surréalistes, qui lui demande des explications sur son adhésion au PCF. "Je tiens à mes opinions comme à un résultat de mon expérience, répond Picasso. Moi, je place l'amitié au-dessus des différences politiques". Breton refuse de lui serrer la main. Il refuse aussi pour des raisons politiques d'exposer Picasso à l'Exposition internationale du surréalisme qu'il prépare au printemps 1947 à la galerie Maeght, mais Dali, Giacometti, André Masson, Magritte, sont logés à la même enseigne. 
Picasso a depuis quelques mois une nouvelle compagne Françoise Gilot. Un de ses portraits d'elle, resigné en cyrillique avec une faucille et un marteau, servira de prix pour un film soviétique primé au festival de Cannes.
Des militants puritains, au PCF, voient d'un mauvais oeil le "libertinage" de Picasso, comme à la même époque celui de Marguerite Duras. 
Ses oeuvres formellement "révolutionnaires" et avant-gardistes ne cadrent pas avec l'esthétique réaliste communiste que peut porter à la même époque un Fougeron et qu'Aragon défend, alors très orthodoxe sur les options esthétiques politiquement et socialement recevables alors que lui-même, du fait de son retour à la poésie patriotique pendant l'occupation, n'est pas non plus en odeur de sainteté. Roger Garaudy, ancien déporté, affirme lui dans son rappel à l'ordre du congrès de 1945, qu'il n'y a pas d'esthétique communiste: "Un communiste a le droit d'aimer l'oeuvre de Picasso, soit l'oeuvre de l'anti-Picasso". 
Picasso en réalité n'a jamais été reconnu et conforté dans ses recherches et inventions esthétiques par le parti auquel il a adhéré. En même temps, Picasso est très sollicité en vertu de son prestige pour des affiches, dessins pour les journaux communistes. 
En 1948, avec notamment le poète André Césaire, Picasso participe avec envie au congrès des intellectuels pour la paix qui se tient à Wroclaw, jadis Breslau, dans la Silésie devenue polonaise. Il y demande la liberté de son ami Pablo Neruda, alors persécuté au Chili. 
Au printemps 1949, Aragon demande au nom du PCF à Picasso de réaliser l'affiche du congrès mondial de la paix devant se tenir à Paris: Picasso à son atelier des Grands-Augustins lui montre le tas d'épreuves des lithos et lui dit de choisir. Evidemment Aragon brandit "La Colombe". Picasso rappelle en bougonnant que les colombes sont des oiseaux belliqueux, il le sait, il en a deux en cage... 
Après la congestion cérébrale qui atteint Maurice Thorez en octobre 1950, Picasso est affaibli par la mise hors course d'un de ceux qui le protégeaient des accusations contre le "formalisme décadent", accusation partagée outre-Manche par un Churchill et outre-Atlantique par bon nombre de politiques américains voyant dans l'art moderne une "subversion communiste". Fougeron devient le peintre officiel du PCF. 
C'est dans ce contexte que Picasso peint en janvier 1951 les "Massacres en Corée", son tableau le plus évidemment politique, pour y affirmer avec éclat ses convictions communistes. "Ce qui éclate toutefois, écrit Pierre Daix, c'est sa réaction la plus intime de père face à cette guerre lointaine. Il crée une science-fiction: un peuple de femmes enceintes et d'enfants, face à des guerriers robotisés". Mais ses "Massacres en Corée" échouent à séduire le public militant. On juge le tableau trop en décalage avec la réalité, ne valorisant pas la résistance et la gloire des combattants communistes. 
Malgré la pression croissante qui règne sur les critiques d'art, intellectuels et écrivains communistes "libéraux" et amoureux d'innovation en matière esthétique, Picasso obtient le prix Staline de la Paix en 1951. "En son absence, par un meeting, Fernand Léger y salue Guernica et La Colombe de la paix. Formulation officielle: Fougeron désormais se bat "à son créneau de communiste", Picasso à "son créneau de partisan de la paix". Un enterrement de première classe", écrit Pierre Daix (Picasso, Pluriel, p.456). 
Picasso réalise un album de luxe avec Eluard "Le visage de la Paix" au profit du Parti Communiste. Il participe à une grande campagne du PCF afin de tenter de sauver le dirigeant grec Beloyannis pour qui Picasso dessine "L'Homme à l'oeillet". Beloyannis est exécuté. 
Au paroxysme de la guerre froide, Picasso réalise d'autres colombes pour les congrès annuels de la paix. Il est expulsé d'Angleterre où devait se tenir, à Sheffield, le congrès de 1952, qui aura finalement lieu à Vienne. Picasso imagine un arc-en-ciel et dessine une colombe discontinue par un ensemble de collages. C'est une réussite mais le projet est refusé par la direction communiste. Picasso dessine alors une eau-forte de colombe dans l'arc-en-ciel et le PCF en sort convaincu de l'avoir poussé à rompre avec le formalisme. 
C'est alors que, le 18 novembre 1952, Pablo Picasso a la douleur de perdre son ami Eluard. Une deuxième fois, après la mort d'Apollinaire, la maladie lui ôte celui qui le comprenait le mieux. Picasso assiste au premier rang de la tribune officielle à l'enterrement que le PCF veut aussi grandiose que possible. 
En février 1953, Staline meurt et Aragon commande un dessin du dictateur communiste à Picasso. Picasso s'inspire de la photo d'un Staline jeune de 1903 et son dessin, publié dans les "Lettres françaises" et à "L'Humanité", jugé irrévérencieux, fait scandale. Le portrait de Staline par Picasso est condamné deux jours plus tard par le PCF "sans mettre en doute les sentiments du grand artiste Picasso dont chacun connaît l'attachement à la classe ouvrière". Le PCF contraignit Aragon à publier dans Les Lettres françaises un dossier de lettres de condamnation outragées. Picasso et Aragon étaient mis au banc des accusés par une direction communiste de formation stalinienne profitant du fait que Thorez, en URSS, n'était plus là pour protéger les intellectuels. Thorez, rentré d'URSS, fit savoir qu'il désapprouvait la condamnation du "Portrait de Staline". Une photographie titrée "Picasso rend visite à Maurice Thorez" en une de L'Humanité du 23 mars 1953 servit à cet effet. 
Mais le PCF et sa presse ignorent la première grande présentation publique en France de l'oeuvre révolutionnaire "Les demoiselles d'Avignon" (1907), inaugurant le XXe siècle artistique, lors de l'exposition de Jean Cassou au musée national d'art moderne "Le Cubisme 1907-1914". 
Suite à ce scandale du portrait de Staline, à l'arrestation de Beria et à la réhabilitation posthume des "Blouses blanches", médecins juifs ayant soi-disant conspiré contre Staline, Picasso, tout en restant adhérent communiste, le PCF étant plus attaqué que jamais, se mit en marge de la direction communiste et pris de la distance vis-à-vis de la notion d'art et d'artiste engagés. C'est le Parti Communiste italien qui consacre une grande exposition n'ignorant pas la période cubiste et abstraite à Picasso en 53 à Rome et à Milan. Moscou prête même de bonnes grâces des tableaux d'avant 1914. Picasso, qui abandonne Françoise Gilot et son enfant au grand dam d'Aragon et d'Elsa va rentrer en aménageant dans le sud de la France avec Jacqueline dans un renouveau créatif extraordinaire.
En 1956, à 75 ans, Picasso signe avec Edouard Pignon, Hélène Parmelin, le critique George Besson, une lettre au comité central du Parti rappelant que la tragédie qui se joue en Hongrie "pose aux communistes de brûlants problèmes que ni le Comité central ni L'Humanité ne les ont aidés à résoudre, et demandant la convocation d'un congrès extraordinaire. Il ne quitte pas le Parti ("on ne peut pas changer sa famille", dit-il à Pierre Daix) mais critique Thorez, Aragon et les autres, d'avoir dissimulé la vérité sur la nature du stalinisme. 
En 1964, il dira toutefois au critique d'art américain Carlton Lake (qui collaborera avec Françoise Gilot en 1964 à l'édition de ses souvenirs) que le communisme représente toujours pour lui "un certain idéal" dans lequel il croit.
 
Article par Ismaël Dupont d'après l'excellente biographie de Pierre Daix, ancien rédacteur en chef des "Lettres françaises", proche et témoin privilégié de la vie et de l'oeuvre de Picasso : Picasso, Tallandier, 2007

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 06:55
Gilbert Phelep et Jacques Rannou, membres du conseil d'admnistration de Finistère Habitat et représentants CGT, alertent : « Cette mesure va rejaillir négativement sur le marché local

Gilbert Phelep et Jacques Rannou, membres du conseil d'admnistration de Finistère Habitat et représentants CGT, alertent : « Cette mesure va rejaillir négativement sur le marché local

Pour eux, le logement social public est «en danger». Des représentants CGT de Finistère Habitat et de l'Opac Quimper-Cornouaille alertent sur les conséquences de la baisse des APL voulue par le gouvernement.

L'annonce par l'exécutif d'une seconde baisse des aides au logement (APL), qui vise les bailleurs sociaux cette fois, a mis le feu aux poudres. Après les critiques émanant d'une partie des offices publics de l'Habitat finistériens, c'est au tour des représentants CGT d'exposer leurs « inquiétudes ». « Le logement public n'a plus de visibilité pour demain, ça va forcément rejaillir négativement sur le marché local », préviennent Gilbert Phelep et Jacques Rannou, membres du conseil d'administration de Finistère Habitat et de l'Opac Quimper-Cornouaille ; des bailleurs qui représentent, respectivement, 10.000 et 9.000 logements dans le département.

La mesure devrait entrer en application au 1er janvier 2018. En l'état actuel des négociations, elle obligera les bailleurs sociaux à baisser leurs loyers de 60 € afin de compenser une diminution équivalente des APL alloués aux locataires. « Si c'est aux opérateurs de jouer l'amortisseur, il y a un risque de dérapage », estiment les représentants syndicaux.

 

« Programmes bloqués ».


 

Problème majeur, selon eux : la réduction de la capacité d'investissement : 4 M€ en moins par an pour l'Opac, soit près de 70 % des ressources, et de 6 à 7 millions d'euros pour Finistère Habitat, soit la moitié du budget alloué à l'investissement. Des baisses qui impacterait d'abord les communes rurales. « Les promesses de réhabilitation de nombreux centres-bourgs risquent de ne pas être tenues », soulèvent ceux qui rappellent qu'en 2016, 32 communes ont fait appel à Finistère Habitat pour des rénovations.

Les délégués CGT pointent plusieurs risques : un positionnement des bailleurs vers le neuf et la vente du patrimoine locatif. Une piste actuellement étudiée par les offices publics. « Les locataires ne seront pas épargnés, ajoutent-ils. Tout ce qui est fait pour améliorer leur quotidien va être réduit à néant », s'alarme Gilbert Phelep. Il cite des exemples : « Ravalement de façade, rénovation thermique ou espaces verts ».

« Risques pour le personnel »

Autre menace, « que les bailleurs, s'ils ne sont pas scrupuleux, se tournent de plus en plus vers des personnes qui ne bénéficient pas de l'APL ». Aujourd'hui, 60 % des locataires de Finistère Habitat bénéficient de l'APL. Gilbert Phelep évoque enfin le risque pour le personnel des offices publics. « Le manque de moyens aura des effets sur l'emploi, nous avons beaucoup d'inquiétudes sur le devenir des salariés ». Victimes collatérales selon lui, les entreprises du bâtiment. « Il y aura, à terme, des conséquences économiques ».

Le Télégramme, 1er novembre 2017 

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 09:03
Mobilisation contre Ceta à Brest au printemps 2016

Mobilisation contre Ceta à Brest au printemps 2016

Exigeons un référendum !

Le CETA, traité de commerce et d’investissement entre le Canada et l’Union Européenne, « conçu à l’écart du processus démocratique » selon Emmanuel Macron, présente des risques importants pour de nombreux aspects de nos vies. Il est entré en application provisoire le 21 septembre dernier ; il n’est pas trop tard pour le stopper car il n’a pas encore été ratifié par la France.

Exigeons que nos parlementaires agissent pour la convocation d’un référen­dum sur le CETA pour permettre à toutes et tous de s’emparer du débat !

Le 17 décembre 2015, à l’unanimité, la ville de Brest a voté un texte qui affirme que les traités TAFTA et CETA ont été négociés « sans contrôle démocratique suffisant ». Les élus « demandent au Gouvernement français de s'opposer et à l'Assemblée nationale d'opposer son veto à tout accord qui remettrait en question le cadre réglementaire en matière de normes sociales, d'environnement, de santé, de diversité culturelle et linguistique et de protection des citoyens. Ils demandent que, dans le cas où cet accord ne serait pas mutuellement avantageux, la France ne le ratifie pas ».

Les experts nommés par le gouvernement sont arrivés le 7 septembre aux mêmes conclusions que les militants : l’accord est dangereux, en particulier pour le climat. Il faut que Brest agisse pour le repousser !

 

Journée d'action du samedi 18 novembre

Cette Journée d'action nationale se déclinerait à Brest sous la forme
- d'une réunion débat avec Frédéric Viale d'ATTAC, juriste et spécialiste des traités de libre change à 11 heures à la maison des syndicats
- d'un rassemblement  à 14h30 place de la Liberté

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 08:57

Déclaration des communistes des pays de Concarneau et de Quimperlé

Train Express Régional, il est temps d'écouter vraiment les usagers

Le premier juillet la SNCF inaugurait la Ligne à Grande Vitesse reliant Paris à Rennes en 1h27mn. Malgré les inquiétudes exprimées au cours du printemps, puis les protestations des voyageurs quotidiens bretons et enfin leurs propositions alternatives, l’organisation des transports ferroviaires locaux, utilisés par les salariés, les lycéens, les étudiants était sérieusement impactée.

Les explications pâteuses de la Région et de la SNCF sur les incompréhensibles changements d'horaire et la suppression de certains trains n'ont convaincu personne.

Cerise sur le gâteau de la lutte contre les gaz à effet de serre, les TER ont parfois été remplacés par des cars !

La Direction SNCF Bretagne a présenté dernièrement un premier bilan de la mise en service de la LGV. Il est très positif en terme de fréquentation apprend on.

Et d'expliquer que pour atteindre ces bons résultats la SNCF a adapté les horaires à la demande de « premiers de cordées » autoproclamés pour répondre à leurs besoins personnels.

Très intéressant !

Car c'est justement ce qu'elle et la Région Bretagne, refusent obstinément aux voyageurs du quotidien. Belle illustration du proverbe alpin « Ce n'est pas le premier de cordée qui prend les pierres sur la tête ». D'ailleurs la SNCF se garde bien de communiquer sur la fréquentation des TER depuis les changements d'horaire. La SNCF et la Région Bretagne doivent sans délais entendre les représentants des usagers locaux et étudier sérieusement leurs propositions.

Les communistes des pays se Concarneau et de Quimperlé apportent leur plein soutien au Collectif des Usagers du TER Bretagne Sud.

Ils participeront et appellent à participer, aux actions organisées dans les prochains jours.

29 octobre 2017.

TER, il est temps d'écouter vraiment les usagers: déclaration des communistes du pays de Concarneau et Quimperlé

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 07:30
Lettre collective d'élus finistériens au président de la République pour une intervention de la France pour la libération de notre compatriote Salah Hamouri emprisonné en Israël

Ce vendredi 27 octobre, 110 élus du Finistère, maires (15), sénatrice (1), conseillers départementaux (4), conseillers régionaux (3), président de communauté d'agglomération (1), adjoints au maire et/ou vice-présidents de communauté (23), conseillers communautaires et/ou municipaux (65) ont signé cette lettre pour demander au président Macron d'intervenir fortement et urgemment pour la LIBERATION DE SALAH HAMOURI!  

 

Lettre ouverte à

Monsieur le Président de la République

55, rue du Faubourg Saint-Honoré

75 008 PARIS.

Demande d'intervention de la France pour la libération de notre compatriote Monsieur Salah Hamouri emprisonné en Israël.

Monsieur le Président de la République,

Nous avons l'honneur d'attirer votre attention sur la situation de notre compatriote Monsieur Salah Hamouri, 32 ans, avocat spécialisé dans la défense des Droits de l'Homme, emprisonné en Israël depuis le 23 août dernier sans qu'aucun motif ne lui ait été signifié, ni à ses avocats.

Un tribunal israélien a décidé il y a quelques jours son maintien en « détention administrative » pour une durée de 6 mois renouvelable sans aucune inculpation ni jugement. Il s'agit là d'une procédure héritée du mandat britannique sur la Palestine au début du siècle dernier qu'appliquent les autorités de Tel-Aviv et qui peut conduire à des internements administratifs par périodes de 6 mois renouvelées indéfiniment sans aucun jugement.

L'arbitraire a déjà marqué la vie de ce jeune avocat franco-palestinien demeurant à Jérusalem. Il a dû subir en effet, alors qu'il était étudiant, de 2005 à 2011, 7 longues années de prison reposant sur des accusations infondées, les faits qui lui étaient reprochés n'ayant jamais, et pour cause, été établis. Le Président Nicolas Sarkozy et le Ministre des Affaires Etrangères de l'époque, Monsieur Alain Juppé, prenant acte de cette absence totale d'éléments à charge, étaient intervenus auprès du gouvernement israélien pour obtenir sa libération. Dans un communiqué le Ministère des Affaires Étrangères s'était même « réjoui » de cette libération.

L'acharnement contre Monsieur Salah Hamouri, qui vise à travers lui la lutte légitime du peuple palestinien pour le respect de ses droits et de sa liberté, pour le respect des décisions de l'ONU, n'a que trop duré.

Aujourd'hui face à un tel arbitraire notre compatriote ne peut compter que sur les autorités françaises pour retrouver la liberté.

Nous nous permettons de vous indiquer que de très nombreuses associations, la Ligue des Droits de l'Homme, Amnesty International, l'Union Juive pour la Paix, le Syndicat des Avocats de France, l'Association France-Palestine Solidarité, entre autres, réclament la libération immédiate de Monsieur Salah Hamouri. De même que des personnalités aussi diverses que MM. Michel Warschawski (historien israélien, fils de l'ancien Grand Rabbin de Strasbourg), Pierre Joxe (ancien ministre), Christiane Hessel (veuve de M. Stéphane Hessel), Jean Ziegler (vice-président de la commission des Droits de l'Homme de l'ONU), Rony Brauman (fondateur de Médecins sans Frontières), Michel Tubiana (Président d'honneur de la LDH), Richard Falk (professeur de droit international aux USA), ainsi que des députés, des sénateurs, des syndicalistes, des intellectuels, des journalistes, des artistes...Des conseils municipaux, départementaux ont également adopté des vœux en ce sens.

Nous vous demandons par conséquent, Monsieur le Président de la République, d'agir au plus vite et avec fermeté, de faire entendre la voix de la France pour exiger la libération de l'un des siens comme vous avez su le faire pour obtenir la libération des prisons turques du journaliste Monsieur Loup Bureau.

Dans l'attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre considération distinguée.

 

110 élus finistériens ont co-signé pour l'instant cette lettre au président Macron:

Solène André, conseillère municipale à Plouégat-Guerrand

Patrick Appéré, élu L'Autre Gauche-BNC à Brest

Patrick Asselbourg, adjoint au maire PCF à Plourin-les-Morlaix

Isabelle Assih conseillère départementale PS de Quimper

Stephane Audic conseiller municipal M 17 17 à Roscoff 

Claude Bellec conseillère municipale déléguée PCF de Brest

Djelloul Benhenni conseiller municipal à Rosporden  

Bertrand Bergeot conseiller municipal à Carhaix

Michèle Beuzit maire de Lannéanou

Maryvonne Blondin sénatrice PS

Alain Bodilis, élu à Plounéour Menez

Josselin Boireau, conseiller municipal de Saint-Thégonnec, EELV

Jacques Boeuf, conseiller municipal, initiative citoyenne, Douarnenez

Claudie Bournot Gallou adjointe PCF au Relecq Kerhuon

Gwenegan Bui conseiller régional PS 

Daniel Caillarec, premier adjoint à Motreff

Jean-Marie Cloarec adjoint au maire Front de Gauche Rosporden/Kernevel

Jean-Pierre Cloarec, conseiller municipal à Morlaix (coopérative citoyenne) 

Patrick Cochennec conseiller municipal à Cleden Poher

Christian Corre, conseiller municipal à Plourin-les-Morlaix

Michel Creignou, adjoint au maire de Guisseny

Jean-François Croguennec, adjoint au maire, Pleyber-Christ

Jean-Claude David conseiller municipal Plourin-les-Morlaix

Thierry Desmarres adjoint EELV à Plougasnou

Martine Dilasser, élue à Pleyber-Christ, conseillère communautaire

Ismaël Dupont élu PCF-Front de gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté

Maxime Euzen, conseiller municipal à Plourin-les Morlaix, M 1717 

Jade Eveline, conseillère municipale Initiative Citoyenne, Douarnenez

Michel Fer adjoint au maire Pleyber-Christ

Roselyne Filipe, élue L'Autre Gauche-BNC à Brest

Sylvaine Frenay, conseillère communautaire Quimper Bretagne Occidentale, la Gauche Gabéricoise (Ergué-Gabéric)

Hervé Gouédard, élu PS à Morlaix

Gilbert Gramoullé, conseiller municipal et communautaire PS de Quimper 

Astrid Gaugain élue municipale EELV de Bénodet

Anne Gouérou conseillère municipale Quimper

Jean-Louis Griveau, conseiller municipal Ensemble de Douarnenez 

Paul Guegueniat, conseiller délégué à Saint-Yvi, UDB

Eric Guellec conseiller municipal PCF à Brest vice-président Brest Métropole

Yannick Guéméné, élu à Plouégat Guerrand, commission aménagement de Morlaix-Communauté

Gérard Guen, adjoint au maire à Botmeur

Marie Gueye, vice présidente du Conseil Département PS chargée de la jeunesse

Matthieu Guillemot, NPA, conseiller municipal de Carhaix et conseiller communautaire à Poher Communauté 

Jacqueline Héré adjointe PCF à Brest

Roger Héré, conseiller municipal PCF Front de Gauche Plouigneau

Joël Huet, adjoint au maire, Pleyber-Christ

Joëlle Huon conseillère départementale PS, conseillère municipale à Plouigneau

Jean-Luc Kerdoncuf, conseiller municipal de Plouguerneau (UDB)

Julien Kerguillec, conseiller municipal France Insoumise à Pleyber-Christ

Anne-Marie Kervern, adjointe au maire de Brest, UDB

Emilie Kuchel adjointe au maire PS à Brest 

Fréderic Inizan, conseiller municipal, Pleyber-Christ

Roland Jaouen, Conseiller Municipal Plonéour-Lanvern, France Insoumise

Jean-Pierre Jeudy, Maire honoraire de Carhaix

Charles Kermarec, élu L'Autre Gauche-BNC à Brest

Jeremy Lainé, Adjoint PCF à Guimaëc 

Danièle Larhantec adjointe au maire de Pleyber-Christ

Etienne Le Bellec, conseiller municipal PCF au Guilvinec

Daniel Le Bigot, conseiller municipal EELV de Quimper

Madeleine Le Bihan adjointe au maire de Rosporden

Yannick Le Bleis, conseiller municipal à Ergué Gaberic, La Gauche Gabéricoise

Olivier Le Bras, élu à St Thégonnec, conseiller régional PS

Karen Le Corre, conseillère municipale d'Ergué-Gaberic

Pierre Le Goff, maire de Guimaëc

José Le Guelaff, maire de Motreff

Yvette Le Guen, élue l'Autre Gauche-BNC à Brest

Jean-Michel Le Lorc'h conseiller municipal délégué PCF à Brest

Karen Le Moal adjointe au maire Front de Gauche Rosporden Kernevel

Eric Léon Conseiller municipal à Plouégat-Guerrand

Pierre-Yves Liziar, élu PCF au Relecq Kerhuon 

Jean-Michel Lucas, conseiller municipal et communautaire de Landeleau, FI

Isabelle Mazelin, adjointe PCF à la culture au Relecq Kerhuon

Pierre-Yves Moal Maire de Locmélar (UDB)

Yves Moisan, maire PS de Plouézoc'h, vice-président de Morlaix Communauté

Isabelle Montanari adjointe au maire PS à Brest

Pierig Morvan Conseiller municipal PCF-Front de Gauche Rosporden/Kernevel

Yohann Nedelec, Maire du Relecq-Kerhuon  

Françoise Nioche Conseillère municipale (PCF) de Rosporden Kernével 

Robert Nioche membre du conseil consultatif de Kernevel 

Sarah Noll, élue à Morlaix et Morlaix-Communauté (coopérative citoyenne) 

Ludovic Quelennec, conseiller municipal à Kerlaz, membre du PCF

Paul Quémener Maire de Berrien 

Jean-Michel Parcheminal maire de Plounéour Menez

Robert Paul, conseiller municipal Initiative citoyenne, Douarnenez

André Paulus conseiller municipal PCF à La Feuillée

Françoise Pencalet, conseillère municipale et communautaire - groupe Initiative citoyenne à gauche de Douarnenez

Guy Pennec, maire PS de Plourin

Véronique Pereira Maire du Cloître St Thégonnec 

Sorence Pierret, conseillère municipale Ensemble de Douarnenez

Thierry Piriou, maire PS de Pleyber-Christ, président de la communauté d'agglo de Morlaix-Co

Patrice Porodo conseiller municipal Front de Gauche Rosporden/ Kernevel

Guy Pouliquen maire PS de Locquénolé, vice-président de la communauté d'agglo Morlaix-Co 

Piero Rainero, conseiller municipal PCF à Quimper

Jacques Rannou, maire-délégué PCF de Kernevel 

Larry Réa, conseiller délégué PCF au Relecq Kerhuon

Alain Rebours, conseiller municipal Ensemble à Plounéour-Menez

Anita Richard conseillère municipale PCF à Kernevel-Rosporden

Gilles Rivière conseiller municipal PCF de Châteauneuf du Faou

Sylvie Rodde, conseillère municipale, Pleyber-Christ

Valérie Scattolin, élue Front de Gauche à Morlaix

Pascal Segalen, conseiller municipal PCF au Relecq Kerhuon

 
Mathieu Stervinou, conseiller municipal PS de Quimper 
 
Jean-Marc Tanguy, conseiller départemental PS, élu municipal et communautaire de Quimper
 
Mélanie Thomin, conseillère municipale de Quimper, PS
 
Christian Troadec, maire de Carhaix, conseiller départemental  

Hugues Tupin, conseiller municipal PCF de Douarnenez

 
Emile Turlan, conseiller municipal à Landivisiau  

Jean-Paul Vermot, conseiller départemental PS, élu à Morlaix et Morlaix Communauté 

Laurence Vignon conseillère municipale PS de Quimper

Jocelyne Vilmin, conseiller déléguée au Relecq-Kerhuon

Sylvaine Vulpiani, conseillère régionale PS 

 

Cette lettre et cette initiative ont été initiées par Piero Rainero, conseiller municipal PCF à Quimper, militant de la solidarité avec les Palestiniens de longue date. La lettre sera remise en préfecture d'ici quelques jours et sera évidemment envoyée également à Emmanuel Macron.  

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 07:12
Intervention d'Ismaël Dupont (photo de Dominique Gontier)

Intervention d'Ismaël Dupont (photo de Dominique Gontier)

Rassemblement pour Salah Hamouri, 24 octobre - photo François Rippe

Rassemblement pour Salah Hamouri, 24 octobre - photo François Rippe

Rassemblement pour Salah Hamouri, 24 octobre, Quimper - photo Joseph Korda

Rassemblement pour Salah Hamouri, 24 octobre, Quimper - photo Joseph Korda

Intervention de Piero Rainero ce 24 octobre devant la Préfecture à Quimper - Rassemblement pour Salah Hamouri (photo Dominique Gontier)

Intervention de Piero Rainero ce 24 octobre devant la Préfecture à Quimper - Rassemblement pour Salah Hamouri (photo Dominique Gontier)

Intervention de Piero Rainero ce 24 octobre devant la Préfecture à Quimper - Rassemblement pour Salah Hamouri (photo Dominique Gontier)

Intervention de Piero Rainero ce 24 octobre devant la Préfecture à Quimper - Rassemblement pour Salah Hamouri (photo Dominique Gontier)

Isabelle Mazelin, adjointe communiste à la culture au Relecq Kerhuon au premier plan, des militants de l'ACAT et de Amnesty International, Christine, Christine et Marie-Hélène à l'arrière plan (photo Dominique Gontier)

Isabelle Mazelin, adjointe communiste à la culture au Relecq Kerhuon au premier plan, des militants de l'ACAT et de Amnesty International, Christine, Christine et Marie-Hélène à l'arrière plan (photo Dominique Gontier)

Défilé pour la libération de Salah Hamouri à Quimper - 24 octobre, photo François Rippe

Défilé pour la libération de Salah Hamouri à Quimper - 24 octobre, photo François Rippe

Défilé pour la libération de Salah Hamouri à Quimper - 24 octobre, photo François Rippe

Défilé pour la libération de Salah Hamouri à Quimper - 24 octobre, photo François Rippe

130 manifestants pour Salah Hamouri ce mardi soir, 24 octobre, à Quimper devant la préfecture. 

Ce rassemblement soutenu par 17 associations, partis et syndicats ( était aussi une réponse au Préfet du Finistère qui a scandaleusement opposé une fin de non-recevoir à une délégation d'élu-es. 109 élu-es qui, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, demandent une intervention déterminée du gouvernement français pour la libération de Salah Hamouri ( *ARAC, LDH Quimper, ATTAC, AFPS, ACAT, Mvt de la Paix, MRAP 29, Amnesty International 29, Collectif « Liberté pour Salah » du Pays de Morlaix, Solidaires 29, FSU 29, Cgt Brest, EELV, UDB 29, PCF 29, Ensemble 29, NPA 29… ). 

C'était le 63e jour de détention de Salah Hamouri

Piero Rainero, élu PCF à Quimper, a pris la parole pour lire la lettre qu'il a écrite au président Macron pour la libération de Salah Hamouri et qu'ont co-signé 108 élus du Finistère.

Suite aux interventions d'Ismaël Dupont, de Piero Rainero, de François Rippe pour l'AFPS Morlaix et le Comité "Liberté pour Salah Hamouri" de Morlaix, et Claude Léostic, présidente de la plateforme nationale des ONG pour la Palestine, nous avons pu défiler dans le centre-ville de Quimperavec les slogans "Liberté pour Salah Hamouri", "Liberté pour Salah Hamouri et tous les prisonniers politiques palestiniens".

Intervention Ismaël Dupont pour la libération de Salah Hamouri- 24 octobre 2017, manifestation à Quimper devant la préfecture.  
Un grand merci à vous d'être présents aujourd'hui pour ce rassemblement décidé il y a 10 jours pour obtenir la libération de notre compatriote franco-palestinien Salah Hamouri.
Un rassemblement soutenu au niveau départemental par 19 organisations, et nous nous félicitons de cette large convergence : l'ARAC, la LDH Quimper, ATTAC, l'AFPS, l'ACAT (association des chrétiens contre la torture), le Mouvement de la Paix, le MRAP 29, Amnesty International, le collectif "Liberté pour Salah du Pays de Morlaix", Solidaires 29, la FSU 29, la CGT de Brest, l'UDB, Ensemble, le NPA, le PCF, EELV
Nous aurions souhaité organiser ce rassemblement à l'occasion d'une réception en préfecture d'une délégation pluraliste représentant l'ensemble des 109 élus signataires de la lettre au président Emmanuel Macron pour qu'il agisse fortement et rapidement pour la libération de Salah Hamouri, lettre initiée par notre camarade Piero Rainero, élu d'opposition à Quimper et militant de la cause palestinienne depuis longue date.
Mais le préfet en a décidé autrement en refusant de nous recevoir au motif que cette rencontre et cette démarche relèverait de la cellule diplomatique du préfet de région !
109 élus du département qui demandent à pouvoir rencontrer le représentant de l'Etat pour lui exprimer leur préoccupation sur la situation des droits de l'Homme en Israël-Palestine et le sort d'un ressortissant et on leur adresse une fin de non-recevoir.
Cela ne laisse pas augurer malheureusement d'une action vraiment forte de l'Elysée et du gouvernement pour la libération de Salah Hamouri, surtout que la France et Paris s'apprêtent à célébrer les 70 ans de la création de l'Etat d'Israël en passant au second plan la négation des droits du peuple palestinien et sa dépossession.
Nous voyons un signe de préoccupation partagée pour le sort de Salah Hamouri et des droits bafoués des Palestiniens dans le fait qu'en un mois, nous ayons pu recueillir plus de 100 signatures d'élus de toutes les familles de la gauche, et ceci grâce au travail de nombreuses personnes qui nous ont servi de relais pour populariser cette lettre-pétition : des militants de l'AFPS Morlaix, du PS et du M1717, de l'ADECR, et d'autres élus de l'UDB, France Insoumise, d'EELV, de BNC. 
Il nous a été plus difficile d'obtenir des signatures d'élus de droite alors que nous avons cherché à le faire car la cause des droits de l'homme et du droit international n'est pas à confisquer ni à défendre exclusivement dans un bord politique, mais le vœu que j'ai présenté auprès des 52 élus de Morlaix-Communauté pour la libération de Salah Hamouri, un vœu largement appuyé sur la lettre-pétition de Piero Rainero adressée à Emmanuel Macron, a été voté à l'unanimité le 9 octobre, le jour même de la reception d'Elsa Lefort-Hamouri et de Jean-Claude Lefort à l'Elysée pour le comité de soutien à Salah Hamouri.
Nous allons continuer à faire vivre cette lettre-pétition et à chercher à nous adresser au plus grand nombre d'élus possible du département, et nous avons déjà suggéré à nos amis élus et militants dans d'autres départements bretons de se saisir de cette lettre-pétition.
Dans le Finistère, ce sont 15 maires en exercice PS, Régionaliste -UDB, écologiste, Front de Gauche, PCF qui ont signé cette lettre à Macron pour la libération de Salah Hamouri : les maires du Relecq Kerhuon, de Carhaix, de Plourin-les-Morlaix, Plounéour Menez, Pleyber-Christ, Guimaëc, Lannéanou, Locquénolé, Plouézoch, Le Cloître-St Thégonnec, Berrien, Motreff, Locmélar, Kernével. Plus Jean-Pierre Jeudy, maire honoraire de Carhaix.
Un président de communauté d'agglomération, Thierry Piriou à Morlaix-Co, est également signataire.
Cette lettre pétition a aussi été signée par 5 conseillers départementaux : 4 PS Isabelle Assih, Marie Gueye, Jean-Paul Vermot, Jean-Marc Tanguy, et 1 régionaliste Christian Troadec. Par une sénatrice : Maryvonne Blondin (PS). Et 3 conseillers régionaux PS : Gwenegan Bui, Olivier Le Bras, Sylviane Vulpiani
Merci à tous ces élus de s'être engagés pour que l'avocat Salah Hamouri soit libéré, pour que cesse l'arbitraire et l'impunité de l’État israélien, qui pratique la détention administrative, l'emprisonnement sans motifs officiels et sans procès sans aucun autre contrôle que son bon vouloir.
Le crime de Salah Hamouri : être né franco palestinien, avoir grandi en Palestine, vouloir y vivre avec sa famille, refuser l’occupation et n’avoir jamais caché son engagement auprès des prisonniers politiques palestiniens.
A 15 ans, Salah Hamouri a été blessé par balle au cours d'une manifestation, à 16 ans, il est à nouveau arrêté et emprisonné pour 6 mois, à 19 ans il écope de 5 mois de détention administrative. A 20 ans, en 2004, il est arrêté à nouveau, accusé sans preuve ni justification de vouloir attenter à la vie d'un rabbin d'extrême-droite, arrêté surtout en tant que sympathisant du FPLP, la gauche laïque et anti-colonialiste palestinienne. Il va purger 7 ans de prison et sera finalement libéré en 2011, grâce à l'effort de solidarité en France et à un échange avec le prisonnier du Hamas, le soldat israélien Guilad Shalit.
Depuis 2011, Salah Hamouri a effectué des études de droit compliquées par les complications perverses que les autorités israéliennes lui inflige pour se rendre depuis Jérusalem en Cisjordanie où se trouve son Université.
En 2014 il s'est marié avec Elsa Lefort, la fille de l'ancien président de l'AFPS et de son comité de soutien. Elsa depuis qu'elle est enceinte est interdite de séjour en Israël et Salah Hamouri se voit privé de la présence de sa compagne et de son jeune enfant.
Le 23 août, la soldatesque israélienne a débarqué de nuit dans l'appartement de Salah Hamouri et l'a enlevé, sur ordre du ministre d'extrême-droite Avigdor Libermann. Salah a été condamné à 6 mois de détention administrative le lundi 19 septembre, sans accusation notifiée, sans accès à son dossier secret, sans avoir droit à être procès équitable. 6 mois qui peuvent être renouvelés sans problème, indéfiniment, et sans procès, selon la loi israélienne...
Et sans que le président Emmanuel Macron ni son ministre des Affaires Etrangères Jean-Yves Le Drian ne semblent avoir exigé fermement jusqu'ici la libération de Salah Hamouri.
Tous ensemble, continuons à faire connaître cette situation inique du point de vue du droit international et des droits de l'homme, continuons dans nos communes, nos organisations, notre entourage à faire connaître la situation de Salah Hamouri. Ne laissons pas s'installer un mur de silence, d'indifférence et d'oubli.
Merci à tous. On ne lâche rien !
C'est maintenant Piero Rainero qui va prendre la parole pour nous lire la lettre à Emmanuel Macron, avant que François Rippe et Claude Léostic ne s'expriment à leur tour.  

 

 

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 07:05
photo Gilles Troel, Le Télégramme

photo Gilles Troel, Le Télégramme

Réunis samedi à l'occasion de l'assemblée générale départementale du Parti communiste français, une soixantaine de responsables ont débattu au cours d'une matinée de travail dans la salle socioculturelle de Ploujean. Ismaël Dupont, secrétaire départemental, explique : « Cette rencontre se veut être une journée de débat afin de préparer le congrès de Paris qui aura lieu en 2018 ». Pas de tribune et pas de grands discours, c'est sur des chaises installées en cercle que, tour à tour, les intervenants ont abordé les grands sujets de société et d'actualité : la démocratie, le capital, les multinationales, la conscience ouvrière... Ismaël Dupont précise : « Nous voulons contrer l'offensive néolibérale de Macron mais aussi toute dérive vers le populisme, nous ne devons pas être des diviseurs mais des rassembleurs et appeler à l'unité tout en développant nos propositions ». Il ajoute : « Avec 850 militants dont 90 nouveaux encartés depuis trois ans, le PCF reste un des premiers partis de France même si notre influence électorale a diminué notamment lors des dernières législatives ».

« Pas simple de faire entendre nos idées... »


Un militant affirme : « Entre les propos méprisants de Macron et les petites phrases de Mélenchon, ce n'est pas toujours simple de faire entendre nos idées et nos propositions ! ». Un autre affirme : « Nous travaillons pour rester une force de transformation de la société ». Ismaël Dupont conclut : « Nous souhaitons un front uni pour la recomposition de la gauche, sur des sujets comme l'Europe ou les langues régionales ».
 

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