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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 20:29
Photo Le Télégramme - 27 avril à Carhaix

Photo Le Télégramme - 27 avril à Carhaix

Le candidat finistérien du PCF, Glenn Le Saout, a longuement commenté l’actualité politique en défendant les projets défendus par la liste conduite par Ian Brossat. (JNP)
 

Candidat du Parti communiste français aux élections européennes sur la liste de Ian Brossat, le Morlaisien Glenn Le Saout est allé à la rencontre des électeurs, samedi matin 27 avril, sur le marché de Carhaix, avant d’échanger avec des militants.

Âgé de seulement 20 ans, Glenn Le Saout est l’un des plus jeunes candidats à ces élections européennes. En 67e position sur la liste du Parti communiste français conduite par Ian Brossat, le Morlaisien n’est pas en position éligible. « Il faudrait que 74 % des électeurs choisissent le PCF pour que je sois élu », reconnaît-il. Ce qui ne l’empêche pas de se lancer avec ferveur dans cette campagne. Samedi matin, il est allé à la rencontre des électeurs sur le marché de Carhaix, avant de tenir une rencontre publique avec des militants à la salle Justice de paix.
 
L’argent, il y en a, et pas qu’un peu !
 
Étudiant en Administration économique et sociale à l’UBO à Brest, Glenn Le Saout a quitté le Parti socialiste pour rejoindre le PCF il y a un an et demi. « Ce qui a motivé ma décision, c’est notamment le départ de Richard Ferrand et Marc Coatanéa pour la République en Marche, souligne-t-il. J’ai été très déçu par les socialistes au pouvoir, et aussi par les votes du PS au parlement européen, notamment sur le renforcement des contrôles aux frontières ». Rappelant que les trois députés européens sortants PCF-Front de gauche ont, eux, défendu l’accueil des réfugiés, il a aussi martelé, face aux militants que le PCF était « la seule force de gauche à avoir rejeté tous les traités de cette Europe de la finance et du libéralisme économique »
 
Le jeune candidat finistérien a aussi largement commenté le contexte politique, fustigeant par exemple la décision d’Emmanuel Macron de ne pas restaurer l’ISF. « Rien n’est fait contre les plus riches dans ce pays et, pendant ce temps, le service public est attaqué de partout, autant dans l’éducation que le milieu hospitalier ». Glenn Le Saout a d’autre part ironisé sur la rapidité avec laquelle un milliard d’euros a pu être amassé en trois jours pour la reconstruction de Notre-Dame : « L’argent, il y en a, et pas qu’un peu ! », a-t-il lancé.
S’il déplore l’éclatement de la gauche aux Européennes, Glenn Le Saout se dit persuadé que les communistes réaliseront un meilleur score que ce qui est prédit par les sondages. « Il y a déjà 600 personnes qui soutiennent notre liste en Finistère et nous étions un millier au meeting de Ian Brossat à Rennes, ce sont des signes qui ne trompent pas », estime-t-il.
 Européennes. Glenn Le Saout (PCF) à la rencontre des électeurs - Le Télégramme, 28 avril 2019
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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 19:22
    une photo de la conférence de réunification de 1986 où l'on reconnaît à la tribune de gauche à droite Jean-Lou Moal, secrétaire de la section d'Huelgoat, Michel Coz, secrétaire de l'UD CGT, Julien, moi-même, Jean-Claude Perrot qui présidait la séance, Alain David, Louis Leroux          Au 2ème rang on aperçoit notamment José Corre penché et Jean Kervision.

une photo de la conférence de réunification de 1986 où l'on reconnaît à la tribune de gauche à droite Jean-Lou Moal, secrétaire de la section d'Huelgoat, Michel Coz, secrétaire de l'UD CGT, Julien, moi-même, Jean-Claude Perrot qui présidait la séance, Alain David, Louis Leroux Au 2ème rang on aperçoit notamment José Corre penché et Jean Kervision.

une photo de 1993 à Brest d'une réception du Secours Populaire où était présent Julien Lauprêtre

une photo de 1993 à Brest d'une réception du Secours Populaire où était présent Julien Lauprêtre

Julien Lauprêtre et le PCF Finistère, souvenirs de Piero Rainero

 

Le décès de Julien Lauprêtre rappelle à beaucoup de camarades les moments difficiles vécus par les communistes du Finistère il y a plus de 30 ans maintenant, marqués par la réunification des 2 fédérations en 1986, et la présence attentive à nos côtés de Julien, chargé par Paul Laurent et Georges Marchais de nous apporter le soutien politique de la direction du PCF.

Il venait au moins une fois par mois dans le Finistère, tout en continuant d'assumer pleinement ses responsabilités au Secours Populaire.

Je garde de lui, comme tous les camarades qui étaient alors investis dans la vie du parti dans notre département (1), Alain David m'en a fait part et d'autres également, le souvenir de son intelligence politique, de sa disponibilité, de ses qualités d'écoute, de respect des autres, de son autorité naturelle, de sa modestie, et aussi de son sens de l'humour de "titi parisien" comme il disait.

Il parlait très peu de lui, car il détestait se mettre en avant, et il fallait notre insistance amicale pour qu'il fasse le récit des ses combats :
son engagement tout jeune dans la Résistance aux nazis; son action pour développer la solidarité, en France certes, mais aussi à l'égard des résistants Algériens, Sud-Africains, Vietnamiens, Palestiniens et de leurs familles. Les droits des enfants de tous pays lui tenaient particulièrement à coeur.

Nous avions noué des liens d'amitié, je le voyais souvent alors qu'il ne venait plus dans le département (la direction du parti lui avait demandé de "suivre" les Ardennes et moi la Mayenne) mais il continuait de s'intéresser au Finistère et à la Bretagne. Je pense à ces repas de crabes (qu'il pêchait souvent lui-même) et de thon qu'il faisait griller dans le petit jardin de la maison qu'il louait à l'ile de Groix et à nos promenades, à nos déjeuners au Comité Central, à la fête de l'Huma où nous nous rencontrions chaque année, l'année dernière encore et il me rappela alors "ses bons souvenirs finistériens", j'ai appris beaucoup dans ce département disait-il souvent, mais nous surtout avons beaucoup appris avec lui.

Nous lui devons beaucoup, le parti, les communistes dans le Finistère lui doivent beaucoup.

Toute sa vie il a mis en exergue de son engagement "L'Humain d'abord", belle visée portée par le PCF et la liste conduite par notre camarade Ian Brossat aux européennes.

C'est une grande figure du mouvement communiste et du mouvement de solidarité qui nous quitte.

Amicalement.

Piero Rainero, conseiller municipal communiste de Quimper, ancien secrétaire départemental du PCF Finistère et membre du Conseil National du PCF

(1) Me viennent à l'esprit les noms de plusieurs de ces camarades, aujourd'hui disparus : Louis Leroux membre du Comité Central, François Tanguy et François Echardour de Brest, dirigeants départementaux de la CGT, Marcel Lucas de Trégunc responsable départemental et national du SNI et de la FEN, Pierre Le Rose trésorier de la fédé et ancien secrétaire fédéral, Louis Monfort de Concarneau ancien trésorier fédéral, Michel Mazéas alors maire de Douarnenez, Albert Trividic figure de la résistance dans le Cap-Sizun, Jean-François Hamon secrétaire de la section de Quimper, Daniel Trellu de la section de Châteauneuf du Faou, lieutenant-colonel Chevalier dans la Résistance, et ancien secrétaire fédéral, Alphonse Penven d'Huelgoat, ancien député du Finistère, François Paugam, de Morlaix, figure du syndicalisme et de la solidarité que Julien Lauprêtre décora de la Légion d'honneur  et combien d'autres encore...

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27 avril 2019 6 27 /04 /avril /2019 18:07
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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 16:03
Meeting de Rennes, 24 avril: Ian Brossat (photo France Chapa)

Meeting de Rennes, 24 avril: Ian Brossat (photo France Chapa)

Absence de couverture nationale ou régionale du meeting de Ian Brossat à Rennes devant 800 à 1000 personnes: courrier de Philippe Jumeau, porte-parole régional du PCF, à la direction du Ouest-France

Bonjour

Comme vous le savez, je suis un lecteur attentif de la presse locale et je voudrais vous faire part une nouvelle fois, d’une interrogation sur le traitement d’infos politiques.

Mercredi soir, Ian Brossat, tête de liste du PCF était à Rennes en meeting régional, avec plus de 800 personnes rassemblées sous les Halles Martenot.

Le compte-rendu de cette soirée figure dans votre édition de l’Ille et Vilaine et nulle part ailleurs, donc impossibilité pour votre lectorat régional de savoir ne serait-ce que cela, que le PCF a tenu son plus fort meeting depuis très longtemps.

Donc vous m’accorderez que traiter un meeting régional uniquement en page du département d’accueil, ça n’est pas très juste, d’autant plus que sur la liste menée par Ian Brossat, figurent 4 candidat.e.s issu.e.s des 4 départements de la région Bretagne.

Et même si cela me concerne moins, je me dis qu’il doit en être pareil aujourd’hui pour Benoit Hamon qui était hier soir à Lorient ( j’ai assisté à son meeting régional, là aussi) dont le CR figure en page Morbihan donc sans doute pas ailleurs.

Par contre en page Bretagne aujourd’hui, on apprend que Gilles Pennelle est sur la liste RN en « position qui le rend difficilement éligible au Parlement européen » !!! Voilà une info que tous les bretons avaient besoin de connaitre !

Pourquoi une telle différence de traitement ? Que faut-il comprendre ?

Depuis des mois, j’écris régulièrement, appelle souvent pour signaler ces inégalités de traitement et je n’ai pas très souvent des réponses que je vais qualifier d’argumentées.

J’ai régulièrement demandé à ce que mes interpellations soient publiées en page des lecteurs de Ouest-France, et pour l’heure aucun suivi d’effet.

Dans un mois, il y aura le vote pour les élections européennes, et il me semble simplement équitable que toutes les organisations soient traitées à égalité, car le pluralisme des idées dans la presse est une nécessité de la démocratie.

Restant à votre disposition pour tout échange complémentaire, cordialement,

Philippe Jumeau

Secrétaire départemental du PCF 56, porte-parole régional du PCF

 

Discours de Philippe Jumeau à la fête de l'Huma Bretagne 2018 en présence de Ian Brossat pour son premier meeting en Bretagne avant celui du Relecq-Kerhuon en région brestoise le 1er février, et celui de Rennes le 24 avril

Discours de Philippe Jumeau à la fête de l'Huma Bretagne 2018 en présence de Ian Brossat pour son premier meeting en Bretagne avant celui du Relecq-Kerhuon en région brestoise le 1er février, et celui de Rennes le 24 avril

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 05:56
Européennes: à Rennes le 24 avril, Ian Brossat précise son programme (Julia Hamlaoui, L'Humanité, 25 avril 2019)
Européennes. À Rennes, Ian Brossat précise son programme
Jeudi, 25 Avril, 2019

Augmentation des salaires, défenses des services publics, lutte contre l’évasion fiscale… C’est dans une halle Martenot, bien remplie, de la ville bretonne que le candidat communiste pour le scrutin du 26 mai a présenté mercredi soir les grandes lignes de son programme tout juste sorti de l’imprimerie.

 

C’est à Rennes que Ian Brossat a entamé mercredi son dernier mois de campagne avant le scrutin européen du 26 mai prochain. Avant de gagner Rouen jeudi, et Clermont-Ferrand vendredi pour une série de meetings que son équipe annonce comme des réussites, c’est devant 800 Bretons que la tête de liste communiste a brossé les grandes lignes de son programme tout juste sorti de l’imprimerie.

Mais, alors que les annonces du président sont attendues pour ce jeudi soir, c’est d’abord à la politique d’Emmanuel Macron que s’est attaqué le candidat. « Ce sont des génies. Depuis des mois les gens disent ‘’on veut que le travail paie’’, et la réponse du gouvernement c’est une journée de travail gratuit », a-t-il lancé, fustigeant « un peu comme dans Koh-Lanta, le totem d’immunité » dont bénéficient les ultra-riches. L’entrée en matière n’est pas si loin du reste du discours : « les enjeux européens et nationaux sont étroitement connectés, ce sont les mêmes politiques libérales menées à Paris, Bruxelles et Strasbourg ».

Dans une halle Martenot rennaise bien remplie – le « signe » d’une dynamique selon les militants du PCF qui soulignent une mobilisation inédite depuis des années -, l’élu de Paris appelle à rompre avec les « deux dogmes » sur lesquels repose « l’Europe de l’argent » : l’austérité incarnée par la règle des 3 % de déficit maximum autorisé par le traité de Maastricht et la concurrence libre et non faussée. Avant lui, une série de candidats se sont succédé sur scène donnant à voir quelques-unes des conséquences de cette « Europe du fric ». « J’ai vécu 15 ans à la rue, je n’ai eu mon premier appartement qu’à 44 ans. Ce dont je m’aperçois, c’est que c’est de pire en pire, il y a de plus en plus de sans abris en Europe », lance Elina Dumont appelant à « remettre de l’humanité au cœur de cette Europe ». Peu avant, ce sont Gilbert Garrel (ancien responsable de la CGT cheminot) et Pascal Gontard (responsable de la fédération CGT port et docks) qui témoignent : ils ont en commun leurs mobilisations contre « les directives de libéralisations » qui se sont attaquées tant aux conditions de travail dans leurs secteurs, le rail et les ports, qu’aux services publics.

Arracher « une autre utilisation de l’argent »

En face, « l’Europe des gens » qu’entend incarner la liste Brossat se décline en 3 priorités, explique le candidat. Avec « d’abord une Europe dans laquelle le travail paie », avance-t-il constatant « qu’au cours des 10 dernières années, le taux de travailleurs pauvres est passé de 7 % à 10 %, quand dans le même temps les richesses produites par ces mêmes travailleurs sont passées de 15 000 milliards d’euros et 17 000 milliards d’euros ». Un « Smic européen à au moins 60 % du salaire moyen » est avancé par le communiste qui trouve étrange que les députés européens « soient tous payés pareil » et qu’on juge impossible de faire de même pour les salariés. La « deuxième rupture », présentée par Ian Brossat mercredi concerne les services publics, constitutifs du modèle inventé par « la France après 45 » et contre le démantèlement desquels il propose « une clause de non-régression sociale ». « Un peuple, un État devrait avoir le droit de dire ‘’nous ne voulons pas de cette directive car elle ne nous apporte pas de progrès’’ », plaide-t-il avant d’enchaîner sur la troisième priorité du programme communiste, arracher « une autre utilisation de l’argent ». Avec deux leviers principaux en la matière : utiliser les fonds de la BCE « notre coffre-fort à tous » pour abonder, plutôt que les banques, notamment « un grand plan de transport par fret » ou à la création d’un « service public dédié la rénovation énergétique » ; combattre l’évasion fiscale et ses « 1000 milliards (qui) partent en fumée chaque année » en « ferm (ant) les frontières aux fraudeurs fiscaux ». Reste qu’à quelques semaines du scrutin, l’abstention s’annonce toujours aussi forte et les intentions de vote pour le PCF peinent à dépasser le seuil des 3 %. Alors le candidat martèle son message : L’élection ne compte pas pour du beurre : « le parlement a beaucoup de pouvoir, s’il rejette une directive elle finit à la poubelle ». Et s’adressant à ses camarades : « Il nous reste un mois, un mois pour convaincre partout autour de nous, un mois pour gagner les voix une à une, un mois pour envoyer la première femme ouvrière au parlement européen depuis 30 ans ».

Julia Hamlaoui
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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 20:45
Européennes: Meeting régional du mercredi 24 avril à Rennes avec Ian Brossat, Elina Dumont, Gilbert Garrel, les quatre candidats bretons: réservez vos places dans le car affrété par la fédération du PCF Finistère passant par Brest et Morlaix
Européennes: Meeting régional du mercredi 24 avril à Rennes avec Ian Brossat, Elina Dumont, Gilbert Garrel, les quatre candidats bretons: réservez vos places dans le car affrété par la fédération du PCF Finistère passant par Brest et Morlaix
Les fédérations bretonnes du PCF organisent un grand meeting à Rennes le 24 avril, à partir de 19h30 aux Halles Martenot à Rennes (place des Lices).
 
Ce meeting, pour lequel nous consacrons beaucoup de moyens militants et financiers, va être très important. Il va avoir une ampleur nationale puisqu'il se situe le lendemain du dépôt des listes et parce que Ian Brossat présentera à cette occasion le programme de notre liste. La presse nationale sera présente. Le meeting sera retransmis en direct sur internet.
 
Il y aura sur place de quoi se restaurer. (vente de sandwich et de galette saucisse)
 

MEETING DU 24 AVRIL A RENNES AVEC IAN BROSSAT ET LES CANDIDATS BRETONS DU PCF

Un car est réservé par le PCF FINISTERE pour le meeting du mercredi 24 avril afin d'être à Rennes à 19h pour le meeting de IAN BROSSAT, ELINA DUMONT, GILBERT GARREL et les 4 CANDIDATS BRETONS: Glenn Le Saoût, Cindérella Bernard, Katja Küger, Christelle Dumont, à 19h30 aux Halles Martenot

 
Il partira de Brest à 15h45 avec un rendez-vous à la Maison du Peuple, prendra des voyageurs au parking du Géant à St Martin des Champs à 16h30 (Rendez-vous Parking du Géant devant le garage Citroën), puis à Lamballe à 17h45 (parking du Leclerc).
 
Retour à Brest pour 2 h du matin, à Morlaix pour 1h du matin maxi, avec un départ de Rennes vers 10h15-10h30.
 
L'inscription dans ce car de 60 places est ouverte auprès de Ismaël Dupont: dupont.ismael@yahoo.fr - 06 20 90 10 52
Inscription: GRATUIT (pris en charge par la fédération). Participation à la campagne sous forme de dons possible pour ceux qui veulent.
IL EST TOUJOURS POSSIBLE DE S'INSCRIRE CE 23 AVRIL. IL RESTE DES PLACES.
 
 
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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 15:32
Intervention d'Alain Bergeot, de République et Socialisme, candidat aux Européennes en 2014 sur la liste du Front de Gauche, à la réunion publique de Quimper sur l'Europe et la défense des services publics le 19 avril

Intervention d'Alain Bergeot, de République et Socialisme, candidat aux Européennes en 2014 sur la liste du Front de Gauche, à la réunion publique de Quimper sur l'Europe et la défense des services publics le 19 avril avec Marie-Pierre Vieu, Laurent Brun (CGT Cheminots), Jean-Marc Cléry (FSU Bretagne), Yann Foucher (FSU Finistère), Marie Le Berre (CGT PTT),  Glenn Le Saoût, candidat finistérien sur la liste de Ian Brossat

QUIMPER, 19 avril 2019

Avant toute chose, je voudrais vous dire que le « EN MEME TEMPSTISME » a ses limites. La commémoration du 75ème anniversaire des combats au Plateau des Glières, haut lieu de la Résistance, par Sarkozy et Macron avait quelque chose d’indécent. Comment, en effet, honorer la mémoire de ces Résistants, tombés pour les valeurs que porte toujours le programme du Conseil National de la Résistance intitulé « Les jours heureux », et « EN MEME TEMPS », les trahir, en continuant à détruire méthodiquement ce programme.

A propos de l’incendie de Notre-Dame, le Président a déclaré : « nous sommes un peuple de bâtisseurs ». Sans le vouloir, il fait la preuve, une preuve de plus, après le 29 mai 2005, qu’il y a un problème de démocratie en France : si nous sommes bien un peuple de bâtisseurs, pourquoi, alors, de Sarkozy à Macron, en passant par Hollande, avons-nous à faire à cette entreprise de démolition de notre « BIEN COMMUN », que sont les Services Publics.


Dans cette affaire, l’Europe a bon dos ! Car ces contre-réformes, si elles sont en partie impulsées par l’EUROPE, on ne peut cacher les responsabilités des Etats-membres et de leurs gouvernements. Ce sont
eux qui négocient (bien mal) les règles européennes, ce sont eux qui décident et non pas la Commission européenne !
Pour paraphraser l’ancien Président qui a embauché le nouveau, l’hôpital, la maternité, l’école, le train, la poste, voilà ses véritables adversaires voire ses ennemis. Nous pouvons les identifier, eux, car ils
ont un visage : c’est l’infirmier, c’est la sage-femme, l’enseignant, le cheminot, la factrice.
Oui, avec Macron, la France est en marche, le problème, c’est qu’elle est en marche arrière !
Depuis le 7 mai 2017, point de nouveau monde à l’horizon, juste de vieilles recettes éculées.
Le comédien Macron a dû répéter plus d’une fois cette réplique du Guépard : « Il faut que tout change pour que rien ne change ».
Prenons par exemple l’Education Nationale : vraiment rien de nouveau depuis Hippolyte Fortoul, ministre de l’Education de Napoléon III, qui avait supprimé l’agrégation de philosophie et d’histoire afin d’exclure des études, je cite, « ces problèmes téméraires qui jettent le trouble dans les esprits sans les éclairer, qui excitent une curiosité inquiète sans la satisfaire ». Dans sa réforme de 76, René Haby, avait oublié, lui, comme par hasard, la Révolution française dans le programme. Blanquer, lui, propose, carrément, de VIRER MARX et
FREUD des programmes de philo des classes de terminale. La mission de former des citoyens a disparu. Il s’agit de faire des jeunes Français des salariés dociles, privés de racines et de sentiment national, aisément
manipulables, dans cette Europe de l’argent. Comme vous le voyez, la bataille idéologique bat son plein !

Quant à la Poste, le plus ancien service public français, les PTT comme on disait, ont servi de laboratoire pour tous les services publics.

Dès l’application de la loi ROCARD/QUILES, les conditions de vie au travail des agents des PTT se sont très vite détériorées ; qu’ils soient agents au guichet, ou facteurs, les nouvelles méthodes de management
n’ont pas tardé à produire leurs funestes effets avec pour corollaire le burn-out d’abord, puis, la « mode des suicides », pour reprendre les propos abjects de l’ancien PDG de France-Télécom, Didier LOMBARD, dont le procès va bientôt s’ouvrir. Aujourd’hui, tous les agents dans le secteur public subissent ces méthodes managériales, et les mêmes causes produisent les mêmes effets : burn-out et suicides se sont étendus à tous les secteurs.


Oui, l’Europe a bon dos, car cette loi ROCARD/QUILES, par exemple, a été promulguée le 2 juillet 1990, bien avant le Traité de Maastricht, du 7 février 92.

A propos de Maastricht, je vous offre cette déclaration, je vous demanderai, par respect pour son auteur, d’éviter de rire, s’il vous plaît : « en tant qu’homme de gauche, je souhaiterais me tourner un instant
vers certains de mes amis (précision, les Communistes et les Chevènementistes) pour leur faire entendre que Maastricht est un compromis de gauche, pour la première fois, dans un Traité de cette nature des mesures d’encadrement du marché sont prévues, pour la première fois citoyenneté et nationalité sont dissociées, pour la première fois, les syndicats vont être associés aux processus décisionnels » Jean-
Luc Mélenchon, au Sénat, le 9 juin 1992.

J’en ai d’autres en magasin, mais là, ce serait de la gourmandise ! Il n’y a que les imbéciles qui ne
changent jamais d’avis et, il faut être honnête, Monsieur Mélenchon déclarait dans le Monde du 20 mars 96 : « L’Europe devait être un moyen de faire avancer la citoyenneté et les conquêtes sociales et c’est l’inverse qui se passe. S’il en est ainsi, c’est au cadre qu’on le doit, la vérité que chacun ressent, c’est qu’on ne changera pas de méthode de gouvernement tant qu’on ne changera pas de méthode de construction
européenne (…). C’est une autre méthode qu’il faut proposer, se battre pour un nouveau traité ».

Soit, mais s’unir pour se battre contre ces traités serait autrement plus efficace ! Ce n’est que collectivement que nous pourrons créer un rapport de forces permettant la construction d’une alternative crédible aux politiques sociales libérales qui se sont succédées depuis 1983, avec cette fameuse parenthèse jamais refermée et amplifiée depuis le Traité de Maastricht.

Nous avons 4 semaines, nous devons mobiliser pour que les couches populaires, utilisent cette fenêtre de tir du 26 mai, pour exprimer leur colère, contre l’austérité, qu’elle vienne de France ou d’EUROPE, il faut discuter, discuter, discuter encore, pour les convaincre d’aller voter pour l’Europe des gens, car, sur un rond-point, par définition, on tourne en rond. Les élections sont une autre forme de lutte.


POUR L’EUROPE, VOTEZ ET FAITES VOTER IAN BROSSAT !

 

SNCF, Poste, Education, Pôle Emploi, Energie, Hôpital, l'enjeu des élections européennes et de la défense des services publics: 80 personnes à la réunion publique de Quimper avec Marie-Pierre Vieu, Laurent Brun, Glenn Le Saoût, Alain Bergeot, et de nombreux syndicalistes

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 19:33
SNCF, Poste, Education, Pôle Emploi, Energie, Hôpital, l'enjeu des élections européennes et de la défense des services publics: 80 personnes à la réunion publique de Quimper avec Marie-Pierre Vieu, Laurent Brun, Glenn Le Saoût, Alain Bergeot, et de nombreux syndicalistes
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SNCF, Poste, Education, Pôle Emploi, Energie, Hôpital, l'enjeu des élections européennes et de la défense des services publics: 80 personnes à la réunion publique de Quimper avec Marie-Pierre Vieu, Laurent Brun, Glenn Le Saoût, Alain Bergeot, et de nombreux syndicalistes
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SNCF, Poste, Education, Pôle Emploi, Energie, Hôpital, l'enjeu des élections européennes et de la défense des services publics: 80 personnes à la réunion publique de Quimper avec Marie-Pierre Vieu, Laurent Brun, Glenn Le Saoût, Alain Bergeot, et de nombreux syndicalistes
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SNCF, Poste, Education, Pôle Emploi, Energie, Hôpital, l'enjeu des élections européennes et de la défense des services publics: 80 personnes à la réunion publique de Quimper avec Marie-Pierre Vieu, Laurent Brun, Glenn Le Saoût, Alain Bergeot, et de nombreux syndicalistes
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SNCF, Poste, Education, Pôle Emploi, Energie, Hôpital, l'enjeu des élections européennes et de la défense des services publics: 80 personnes à la réunion publique de Quimper avec Marie-Pierre Vieu, Laurent Brun, Glenn Le Saoût, Alain Bergeot, et de nombreux syndicalistes
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Vendredi 19 avril à Quimper, Halles St François, réunion publique Européennes.

Devant 80 personnes environ, et de nombreux syndicalistes et animateurs des comités de défense des hôpitaux (Concarneau, Douarnenez), le débat services publics organisé par le PCF a Quimper pour les européennes avec Marie-Pierre Vieu députée europeenne PCF, en quatrième position sur la liste de Ian Brossat, et Laurent Brun, responsable de la CGT cheminots, a été passionnant: il a été ouvert par des interventions de Jean-Marc Cléry, secrétaire régional de la FSU Bretagne, de Yann Fouché, secrétaire départemental de la FSU Finistère, de Marie le Berre, de la CGT Finistère de la poste, de Bernard Jasserand, de la CGT énergie, du secrétaire régional de la CGT cheminots Yannick Tison, de Alain Bergeot de République et socialisme, candidat du front de gauche en 2014 aux européennes, de Marianne Jan et Yves jardin pour les comités de défense des hôpitaux de Concarneau et de Douarnenez. La réunion s est conclue par de très fortes interventions de Laurent Brun et Marie Pierre Vieu et par une intervention de Glenn le Saout sur la défense de la jeunesse et de l'égalité d accès aux études, et sur les raisons de voter pour cette liste de travailleurs, animateurs de luttes, ou le responsable du service des urgences, le cancérologue, l écrivaine, côtoient l ouvrier, le livreur a vélo.

Photos Jean-Claude Perrot, Ismaël Dupont, Christian Beaumanoir

SNCF, Poste, Education, Pôle Emploi, Energie, Hôpital, l'enjeu des élections européennes et de la défense des services publics: 80 personnes à la réunion publique de Quimper avec Marie-Pierre Vieu, Laurent Brun, Glenn Le Saoût, Alain Bergeot, et de nombreux syndicalistes
SNCF, Poste, Education, Pôle Emploi, Energie, Hôpital, l'enjeu des élections européennes et de la défense des services publics: 80 personnes à la réunion publique de Quimper avec Marie-Pierre Vieu, Laurent Brun, Glenn Le Saoût, Alain Bergeot, et de nombreux syndicalistes
SNCF, Poste, Education, Pôle Emploi, Energie, Hôpital, l'enjeu des élections européennes et de la défense des services publics: 80 personnes à la réunion publique de Quimper avec Marie-Pierre Vieu, Laurent Brun, Glenn Le Saoût, Alain Bergeot, et de nombreux syndicalistes
Moment détente le soir a Quimper avec Laurent Brun qui nous a chanté l internationale des cheminots électriciens, Marie Pierre Vieu, Glenn le Saout et la vingtaine de camarades à rester dîner, dont François Lucas de Crozon qui a sorti l'accordéon!

Moment détente le soir a Quimper avec Laurent Brun qui nous a chanté l internationale des cheminots électriciens, Marie Pierre Vieu, Glenn le Saout et la vingtaine de camarades à rester dîner, dont François Lucas de Crozon qui a sorti l'accordéon!

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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 08:56
IL NE PEUT Y AVOIR D'ECOLOGIE SANS ANTICAPITALISME - Candidate du PCF sur la liste de Ian Brossat interview les alternatifs.info, 19 avril 2019)
Cindérella Bernard sera présente à la fête du Viaduc, fête du PCF place Allende le 1er mai à Morlaix, pour une intervention politique à 15h sur les Européennes.
https://lesalternatifs.info
« IL NE PEUT Y AVOIR D'ECOLOGIE SANS ANTICAPITALISME »
 

Entretien avec Cinderella Bernard, candidate sur la liste du Parti communiste pour les élections européennes.

 

Nous avons posé les mêmes questions à différents candidat-e-s pour les élections européennes. Cindérella Bernard, investie sous la bannière du Parti communiste français a eu la gentillesse d’y répondre.

Les Alternatifs – Bonjour, vous êtes candidate sur la liste du Parti communiste pour les élections européennes, pouvez-vous nous résumer votre parcours ?

Je suis issue d’un milieu modeste. Mon père était ouvrier et ma mère, mère au foyer a repris ses études à plus de 40 ans.  A 14 ans, j’ai su que je voulais être éducatrice spécialisée, une profession qui permettait de corriger les inégalités sociales et de donner leur chance à tous les enfants, quelques soient leurs origines ou leurs histoires familiales.

Après des petits boulots en usine, j’ai exercé plusieurs professions autour du handicap, de la
dépendance et de le délinquance.

Très tôt, je me suis engagée dans le milieu associatif et j’ai mené mes 1ères luttes pour la défense des
écoles publiques et l’enseignement bilingue public breton/français en 2007. Je suis devenue
présidente de l’amicale laïque cette même année. Ce qui m’a valu d’intégrer la liste de Gérard Le Caër, maire communiste à Bégard en 2008, aujourd’hui je suis 1ère adjointe. J’ai pris la présidence du SMICTOM, syndicat de collecte et de traitement des ordures ménagères créé à l’initiative des élus communistes de Bégard, le premier du Département.

En 2015, avec la réforme des élections cantonales et le redécoupage des cantons, je suis devenue conseillère départementale et porte-parole du groupe communiste. Etant maman de 4 enfants, je me suis alors mise en disponibilité professionnelle de mon poste de médiatrice, le temps de ce mandat.
En 2016, j’ai fait le meilleur score à l’Ouest aux législatives pour le PCF, et si la FI n’avait pas refusé de discuter avec nous, nous aurions eu un député. Une situation d’autant plus difficile à accepter car si la FI a pu présenter un candidat à la présidentielle, c’est grâce aux plus de 400 parrainages communistes dont le mien, pour en retour avoir un candidat parachuté sur la circonscription et face à des députés communistes sortants.

En 2019, les camarades du bureau régional portent ma candidature pour les européennes. Après plusieurs mois de réflexion, je finis par accepter car il serait irresponsable de laisser le débat être
confisqué entre les ultra-libéraux et l’extrême droite. Nous devons porter le combat contre le capitalisme et le fascisme partout où nous le pouvons car il a atteint ses limites et représente une
menace pour la paix dans notre société et le monde, pour l’humanité et l’écologie.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager ?

Je suis une militante, c’est inscrit dans mes gènes ! Chacun participe à la vie de la société à sa façon et toutes les places occupées sont importantes pour son équilibre.
J’ai vite compris que notre société s’organisait en fonction des décisions politiques qu’elles soient votées au niveau national ou plus local. Alors je me suis dit que la meilleure façon de défendre la justice sociale et les biens communs était d’intégrer les rouages de la machine et d’y porter une contribution progressiste, communiste. Je ne suis pas née communiste, mais je le suis naturellement devenue de part mon histoire de vie et au gré des rencontres.

Quand je me suis lancée en politique, mon père m’a adressé ce message : “bon courage pour changer le monde”. Je pense que mon communisme a commencé avec lui, d’une certaine façon…

 

En matière d’environnement, quelles mesures de votre programme vous tiennent particulièrement
à cœur ?

En tant qu’élue locale, je mesure l’impossibilité pour les collectivités territoriales de faire face aux défis environnementaux, subissant de pleins fouet les politiques d’austérités plus fortes cette dernière décennie. En 2 quinquennats, les collectivités locales auront dû réduire leur budget à hauteur de 24 milliards d’euros. Quand on sait que 50% de l’investissement en faveur de la transition énergétique dépend des collectivités locales (habitat social, énergies renouvelables..), on imagine très vite combien les politiques d’austérité menée aujourd’hui tant au niveau européen que national bloquent les initiatives attendues dans ce domaine..
Les collectivités territoriales sont responsables de 70% de l’investissement public (et seulement 10% de l’endettement public), en baisse de 15% en 2018.

Aujourd’hui, au prétexte de la règle d’or des 3% du PIB de déficit autorisé par l’Union européenne, l’Etat poursuit la pression sur les collectivités locales. Cette directive européenne libérale doit donc être annulée. La Banque Centrale Européenne dans sa logique libérale a donné près de 3000 milliards d’euros d’argent public aux banques privées sans contrepartie dont une partie créée sur des planches à billet. Nous proposons de créer un fond européen permettant de financer un grand service public de la transition énergétique, du mix énergétique et de la recherche, et mettre des fonds européens en direction des transports collectifs, de la rénovation des voies férrées pour un maillage de proximité, du développement des services publics pour réduire les mobilités et rendre un meilleur service utile et nécessaire à toute la population.
La PAC (politique agricole commune) relève d’un enjeu majeur pour l’environnement. J’ai l’occasion de multiplier les rencontres avec les producteurs locaux sur le terrain. Notre programme défend l’agroécologie, nous devons réguler les productions et favoriser l’agriculture bio et contrer le
piège de l’industrialisation biologique dans lequel les marchés mondiaux veulent enfermer les producteurs. il faut des règles strictes sur la labellisation du bio valables dans tous les pays. Il faut
flécher les aides européennes sur des politiques agricoles communes dans les territoires qui viseraient à developper des initiatives plus respectueuses de l’environnement.
La PAC doit accompagner les agriculteurs vers une production raisonnée et respectueuse de l’environnement, pour cela il faut sortir l’agriculture des logiques de marché concurrentiel et uniformiser les normes de production vers le haut.

Quel est votre avis sur les marches pour le climat qui s’organisent en France et un peu partout dans le monde ?

Ces manifestations sont justes et nécessaires pour faire évoluer les consciences. La jeunesse a raison de se mobiliser, d’ailleurs mes enfants, ma fille collégienne et mon fils lycéen, y ont participé. Mais encore une fois, il ne peut y avoir de véritable écologisme sans anticapitalisme… Le capitalisme vert ça n’existe pas !

Selon vous, comment lier la justice sociale et l’urgence climatique ?

L’habitat social est le 1er facteur de la réduction du pouvoir d’achat des ménages, les logements
sont quant à eux, par leurs énergies résiduelles, responsables du rechauffement climatique à
hauteur de 16,5 %. Permettre la transition énergétique des logements et construire de nouveaux
logements basse consommation, c’est réduire la facture du locataire et agir en faveur de
l’environnement.
Depuis toujours, nous défendons l’idée de développer les transports en commun et de les rendre
accessibles à tous. Seulement 14 voix ont manqué à l’assemblée européenne pour empêcher de livrer
la SNCF-usagers au marché. Depuis les guichets se ferment, des arrêts sont supprimés et ça devient
le parcours du combattant pour se procurer un billet. Démonstration est faite que le libéralisme qui
consiste à créer des situations concurrentielles dans tous les domaines va à l’encontre du progrès
écologique.
Nous devons sortir de ces logiques de marché pour placer au coeur de toutes les décisions l’humain
et l’écologie. Les véhicules routiers sont responsables de 29% des émissions de gaz à effet de serre..
Nous portons l’idée d’inscrire une clause de non-régression sociale dans tous les pays européens afin
d’empêcher par exemple que le marché concurrentiel ne fragilise les politiques publiques que nous
avons mis en place en faveur du progrès humain et écologique.

Comment vous positionnez-vous face à la liste de la France insoumise, d’Europe Ecologie ou de Génération-s, pourquoi tant de divisions ?

Dès le départ Ian Brossat a tendu la main aux autres forces de Gauche avec qui nous pouvions nous entendre. Cela excluait de fait le PS qui a porté tous les traités qui ont construit cette Europe
libérale. EELV a très tôt fait savoir qu’elle irait seule à cette élection. La FI ne parle à personne à
Gauche considérant toute discussion comme des “carabistouilles” pour reprendre leur expression.
En réalité ils ont cru pouvoir être hégémoniques à Gauche. Les sondages ne leur donnent pour
l’instant que 5 points de plus que nous. Reste Génération-S à qui nous continuons de tendre la
main. J’ai rencontré Benoit Hamon avec Ian Brossat dans un café en février et nous en avons parlé.
Nous nous battons pour tenter de préserver les acquis sociaux que nous avons remporté par le fruit
de longues luttes sociales et pour lesquelles les communistes ont joué un rôle majeur que ce soit
dans le cadre du Front populaire ou du Conseil national de la Résistance.
Nous sommes aujourd’hui, reconnu par la cours des comptes comme le 1er parti de France, nous
comptons un nombre important d’élus et siégeons dans toutes les assemblées (800 maires, 7000 élus,
un groupe au Sénat et à l’assemblée Nationale, trois députés européens,…). Nous sommes le seul
parti de Gauche à s’être toujours opposé aux traités libéraux européens. Nous avons fait campagne
contre le traité de Maastrich qui a mis en place cette Europe du marché quand d’autres
aujourd’hui qui voudraient nous donner des leçons de gauche ont fait campagne pour ce traité.
Suivez mon regard… Nous avions pris la pleine mesure de ses conséquences pour l’humanité et
l’écologie.

Aujourd’hui, de nombreuses études ont fait la démonstration du risque de réchauffement
climatique, des économistes de gauche comme de droite ont démontré les limites du capitalisme.
Les enjeux sont tels qu’on ne peut avoir de demi-discours sur le renversement du capitalisme,
l’Europe doit devenir une communauté humaine qui protège son environnement de vie, ce qu’elle
ne fait pas aujourd’hui.. elle protège les riches et tant pis pour les autres qu’ils crèvent dans la rue ou la méditerranée, ou qu’ils mangent des colis alimentaires, tant pis pour l’environnement, tant
que les sous remplissent les caisses des actionnaires.

Mais même sans alliance nous poursuivons le combat que nous menons depuis près de 100 ans. Cela fait de nous un parti d’expérience, nous avons toujours été à l’avant-garde des enjeux humains et environnementaux. Notre liste est d’ailleurs une liste d’ouverture avec 30% de candidat.e.s issu.e.s
de la société civile. C’est une belle liste avec 50% d’ouvrier.e.s et d’employé.e.s, des intellectuel.le.s
aussi comme Maryam Madjidy, Prix Goncourt en 2017 et n°8 sur notre liste. En votant pour la liste menée par Ian Brossat “Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent”, nous avons pour la
première fois la possibilité d’envoyer au parlement européen une ouvrière, Gilet Jaune depuis le
début et n°2 sur notre liste. Il s’agit de Marie Hélène Bourlard, ouvrière textile pendant 40 ans et
qui s’est illustrée dans le documentaire “Merci patron”.

Je refuse ce fatalisme et cette désunion à Gauche mais l’Union est un combat et nous n’abandonnons pas l’idée. En attendant le Parti Communiste Français est le parti auquel je donne ma confiance pour mener ce combat, loin des stratégies politiciennes faites en fonction des sondages qui visent à séduire un électorat et à suivre le sens du vent…

Les Alternatifs – propos recueillis par la rédaction

Voir aussi:

Cinderella Bernard, candidate sur la liste aux Européennes du PCF conduite par Ian Brossat

Cindérella Bernard, candidate du PCF aux élections européennes, invitée de Dimanche en Politique sur France 3 - Dimanche 31 mars, voir la vidéo

Samedi 9 mars: Européennes, Cindérella Bernard invitée de la section PCF du Relecq-Kerhuon pour un débat sur l'égalité Femmes/hommes et la question des droits des femmes en Europe, 17h salle Germain Bounot

Intervention de Cindérella Bernard au meeting du Relecq-Kerhuon avec Ian Brossat et Glenn Le Saôut le 1er février

 

 

IL NE PEUT Y AVOIR D'ECOLOGIE SANS ANTICAPITALISME - Candidate du PCF sur la liste de Ian Brossat interview les alternatifs.info, 19 avril 2019)
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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 07:26
Marché de de Châteaulin hier au bord de l'Aulne, trois camarades ont distribué rouge Finistère et le tract de campagne de Ian Brossat et Marie-Helene Bourlard: Gilbert Sinquin, Catherine Flageul, Christian Beaumanoir. Les communistes finisteriens déterminés pour faire élire des députés européens qui défendront le peuple et les travailleurs.

Marché de de Châteaulin hier au bord de l'Aulne, trois camarades ont distribué rouge Finistère et le tract de campagne de Ian Brossat et Marie-Helene Bourlard: Gilbert Sinquin, Catherine Flageul, Christian Beaumanoir. Les communistes finisteriens déterminés pour faire élire des députés européens qui défendront le peuple et les travailleurs.

Marché de Scaër, 13 avril: les communistes, avec notamment Christian Carduner et Jeannine Daniel, font signer pour le comité de soutien a la liste conduite par Ian Brossat, pour l Europe des gens contre l Europe de l argent.

Marché de Scaër, 13 avril: les communistes, avec notamment Christian Carduner et Jeannine Daniel, font signer pour le comité de soutien a la liste conduite par Ian Brossat, pour l Europe des gens contre l Europe de l argent.

Marché de Landivisiau, 17 avril avec Glenn Le Saoût, Roger Héré, Marie-Hélène Le Guen, Ismaël Dupont

Marché de Landivisiau, 17 avril avec Glenn Le Saoût, Roger Héré, Marie-Hélène Le Guen, Ismaël Dupont

Photos Jean-François Vérant et Mariette Labrousse par Pierre-Yvon Boisnard, 13 avril 2019, Marché de Morlaix: les camarades du PCF distribuent le Viaduc, le journal du PCF annonçant le programme de la fête du 1er mai, cette année largement consacré aux européennes avec les interventions de deux candidats sur la liste de Ian brossat: Cinderella Bernard et Glenn le Saout

Photos Jean-François Vérant et Mariette Labrousse par Pierre-Yvon Boisnard, 13 avril 2019, Marché de Morlaix: les camarades du PCF distribuent le Viaduc, le journal du PCF annonçant le programme de la fête du 1er mai, cette année largement consacré aux européennes avec les interventions de deux candidats sur la liste de Ian brossat: Cinderella Bernard et Glenn le Saout

Européennes: présence des militants communistes sur les marchés du Finistère
 
Plusieurs distributions de tracts collectives ont déjà eu lieu ces derniers jours pour les Européennes : à Scaër, Châteaulin, Landivisiau, Morlaix, Audierne, Quimper, Brest 
 
Ce vendredi 19 avril au matin, Glenn Le Saoût est au marché de Lambé à Brest avec les camarades normalement. Il sera à Carhaix le samedi 27 avril.

Européennes - Présence des militants du PCF sur les marchés (non exhaustif):

Mercredi 24 avril 10h Marché de Crozon

Jeudi 25 avril 10h Marché de Rosporden

Samedi 27 avril 10h Marché de Tréboul et de Morlaix

Samedi 18 mai 10h Marché de Tréboul.

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