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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 06:39

Ce 17 septembre 2020 au matin, lors des cérémonies commémorant la libération de Brest la section du Pays de Brest du PCF a fleuri la plaque des 17 fusillés dont Albert Rannou au square Georges Mélou à Brest quartier St Marc. Le PCF pays de Morlaix lui avait rendu hommage avec un superbe discours de l'historien Dominique Derrien dans le cimetière de Guimiliau, pour la première fois, le 27 mai 2020, pour la journée nationale de la résistance. 

Un grand merci à la rédaction de Morlaix de Ouest-France et à Gaëlle Colin qui hier ont publié un long article sur notre camarade Albert Rannou, fusillé par les Allemands il y a 77 ans avec 18 autres camarades résistants communistes finisteriens des FTP, dont le journal publie aussi un extrait de la dernière lettre de condamné. Un grand merci aussi à notre ami Dominique Derrien, historien, prof à Tristan Corbière, qui avait organisé le très émouvant hommage a l'initiative du PCF à Albert Rannou au cimetière de Guimiliau en mai dernier pour la journée nationale de la résistance d'avoir su retracer la vie et les engagements héroïques dans les Brigades internationales et la Résistance de cet ouvrier Léonard autodidacte et idéaliste, communiste depuis 1936 et le Front populaire, qui fut un des principaux dirigeants de la résistance communiste armée du début de l'occupation avant d'être arrêté, torturé, emprisonné par Vichy. C'est vraiment une belle réhabilitation symbolique, le 17 septembre 2020, jour anniversaire de son exécution au Mont Valérien, d'avoir rendu hommage à ce résistant communiste breton de la première heure méconnu.

Finistère. Un résistant méconnu est mort il y a 77 ans: Albert Rannou (Gaëlle Colin, Ouest-France Finistère/Bretagne, 17 septembre 2020)

Finistère. Un résistant méconnu est mort il y a 77 ans

Son nom ne vous dit sûrement rien. Et pourtant, la vie d’Albert Rannou gagne à être connue. Ce résistant né à Guimiliau (Finistère) a documenté son emprisonnement avec douze lettres. Un historien enquête sur sa vie.

Ici, au cimetière de Guimiliau (Finistère), là où est enterré Albert Rannou, Dominique Derrien, professeur d’histoire au lycée Tristan-Corbière, tient en ses mains le portrait du résistant.

Ouest-France Gaëlle COLIN. Publié le 16/09/2020

 

« Son histoire est étonnante », martèle Ismaël Dupont. L’adjoint au maire de Morlaix a récupéré, il y a cinq ans, un véritable trésor. Une douzaine de lettres signées d’Albert Rannou, datant de 1943. Elles dormaient paisiblement dans l’armoire d’un ancien marbrier.

Une copie est adressée à Dominique Derrien. Le professeur d’histoire au lycée Tristan-Corbière a des liens particuliers avec l’auteur. « Ma mère, orpheline, a été élevée dans une maison voisine des parents d’Albert Rannou, à Kerhanhéroff, à Guimiliau », raconte-t-il.

Un puzzle incomplet

L’historien décide alors de reconstituer son puzzle. « Albert Rannou était dans les Brigades internationales de la guerre d’Espagne. » En fouillant à l’université de Nanterre, Dominique Derrien recolle les pièces.

Albert Rannou est né en 1914, dans une famille de maçons. On lui reconnaît un certain potentiel quand il s’engage dans la Marine nationale, mais le garçon revient en 1933 dans son village

léonard et devient maçon à son tour, à Brest. Jeune homme autodidacte et idéaliste, il adhère au parti communiste en 1936.

Le Guimilien est un élément très prometteur en Espagne. Dès le 1er août 1937, il est nommé lieutenant. Il quitte le pays en 1938, après avoir été blessé. De retour en France, il fait l’objet d’une surveillance particulière et est mobilisé.

Cela ne l’empêche pas de rentrer dans la Résistance assez tôt, dans le Brest occupé. Ses faits : sabotage des stations électriques de l’Arsenal et attaque à l’explosif des locaux de l’état-major de la Kriegsmarine, en septembre 1942.

Fin de partie le 2 octobre. Albert Rannou est arrêté, avec dix-huit autres Francs-tireurs et partisans (FTP). Direction Pontaniou pour l’enfer. « Ils sont torturés par les policiers français d’octobre 1942 à janvier 1943. Ils ne parlent pas », rappelle l’historien. Début 1943, alors qu’il est emprisonné à Jacques-Cartier, à Rennes, il écrit sa première lettre à ses parents. Il leur cache la torture. Les courriers passent avec la complicité des gardes. Considéré comme un cadre national du parti communiste, il est transféré à Fresnes (Val-de-Marne), le 28 juillet.

Un Résistant méconnu

La sentence tombe un mois plus tard : il est condamné à mort par le tribunal militaire allemand du Gross Paris. Le même sort attend ses dix-huit camarades. Sa dernière lettre date du 17 septembre 1943. Albert Rannou est conduit au mont Valérien, dominant Suresnes (Hauts-de-Seine). Il est fusillé à 16 h, dans la clairière. Sa dépouille, dispersée dans une fosse commune.

Ses restes sont exhumés qu’en 1947. Ironie du sort, lorsque son cercueil parvient à la gare de Guimiliau : seul le maire et ses parents sont là. « Les terres léonardes étaient très cléricales. Communiste, c’était mal vu », souligne l’historien.

Sur sa sépulture, aucun signe. « Une plaque a été rajoutée dans les années 2000. Il est rétrogradé sous-lieutenant. » Sa concession expire très prochainement, « il faudrait que la municipalité la préserve », insiste Dominique Derrien.

Le nom d’Albert Rannou est méconnu. Simplement gravé sur les monuments aux morts de Guimiliau et du mont Valérien, ainsi qu’au jardin des fusillés, à Brest. Pourtant, ses lettres « évoquent le quotidien d’un résistant prisonnier. Cela fait penser au journal d’Anne Franck… »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guimiliau-29400/finistere-un-resistant-meconnu-est-mort-il-y-a-77-ans-6976313


Lettre publiée partiellement par le Ouest-France le 17 septembre 2020 - Lettre d'Albert Rannou à ses parents quelques minutes avant son exécution au Mont Valérien: 

Fais à la Prison de Fresnes le 17 septembre 1943

Cher Papa et chère Maman

Il est 11 heures moins le quart, on vient de nous prévenir qu'on va être fusillés à 16 heures. Je vais donc donner ma vie à la France, pour ma patrie que j'ai toujours aimée et pour laquelle j'ai combattu. Je meurs content car mon sacrifice (j'en ai la certitude) n'aura pas été vain. J'ai lutté durant ma courte existence pour le bonheur des travailleurs et pour que la paix règne en ce monde.

(censuré)

Mes chers parents, vous savez que je vous ai toujours aimés et que vous me le rendez bien ainsi qu'Yfic. Ça me fait une peine immense de vous quitter à jamais. Je ne sais comment vous exprimer toute ma gratitude pour ce que vous avez fait pour moi. Vous m'avez choyé depuis mon enfance jusqu'à ma dernière heure. Si quelquefois je vous ai fait de la peine, vous m'avez pardonné. Je n'oublie pas non plus ma belle-sœur. Grand-mère et toute la famille auxquels vous voudrez bien envoyer mes amitiés dernières. Je pense à vous tous en ce moment qui est plus pénible pour vous que pour moi. Je viens de voir l’aumônier, j'ai refusé la communion. Donc aucun service religieux à mon intention. Mes amitiés aussi à tous les voisins et camarades, qu'ils sachent que j'ai fait mon devoir de Français et de communiste.

Papa, Maman, ma dernière pensée sera pour vous et pour mon frère. Je vous embrasse tous dans un même élan.

Soyez courageux.

Adieu tous.

Votre fils Albert.

Vive la France, Vive le parti communiste

Paix- Liberté- Justice

 

***

A remettre à Madame Berard. Fresnes le 17 Septembre 1943

Chers oncle et tante

Je pars… d'où l'on ne revient pas. Dans 4 heures, je vous aurai tous quittés. Embrassez tous mes parents pour moi, et votre fils Henri quand vous aurez le bonheur de le trouver.

Recevez les derniers baisers de votre neveu

Albert Rannou

Finistère. Un résistant méconnu est mort il y a 77 ans: Albert Rannou (Gaëlle Colin, Ouest-France Finistère/Bretagne, 17 septembre 2020)
Finistère. Un résistant méconnu est mort il y a 77 ans: Albert Rannou (Gaëlle Colin, Ouest-France Finistère/Bretagne, 17 septembre 2020)

Lire aussi sur le Chiffon Rouge:

Albert Rannou: Lettres de prison d'un résistant communiste brestois né à Guimiliau fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien

Et dans le Télégramme, le 3 mai 2017:
 

Jacques Guivarch a en sa possession un lourd héritage à remettre à la descendance d'Albert Rannou : ses dernières correspondances avant son exécution le 17 septembre 1943. © Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/pleyber-christ/resistance-les-derniers-ecrits-d-un-guimilien

Jacques Guivarch a en sa possession un lourd héritage à remettre à la descendance d'Albert Rannou : ses dernières correspondances avant son exécution le 17 septembre 1943. © Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/pleyber-christ/resistance-les-derniers-ecrits-d-un-guimilien

Jacques Guivarc'h nous avait confié les copies des lettres manuscrites d'Albert Rannou et Paul Monot, fusillés au Mont Valérien, à Alain David et à moi au mois de janvier dernier. Nous les avions publiées intégralement sur le "Chiffon Rouge" et raconté ce que nous savions du contexte de la résistance brestoise, de la vie de ces héros communistes bretons morts pour la France, la liberté, et leurs idéaux du Front Populaire. Un livre est en préparation, qui sera édité chez Skol Vreizh dans quelques mois, avec Dominique Derrien et moi-même à la baguette, sur ces résistants communistes brestois fusillés en septembre 1943. 

Ismaël Dupont. 

 Le Télégramme, Pleyber-Christ, 3 mai 2017 

C'est tout à fait par hasard que Jacques Guivarch a trouvé, dans le tiroir d'une armoire ayant appartenu à son père Jean, une douzaine de lettres, adressées par un jeune résistant guimilien, Albert Rannou, à sa famille jusqu'à son exécution à Fresnes pendant la Seconde Guerre mondiale. L'ancien marbrier morlaisien souhaite maintenant les remettre à la famille Rannou.

La correspondance confiée à un ami sûr

Albert Rannou, maçon et résistant communiste, avait été arrêté en mars 1943 et enfermé à la prison de Rennes avant de rejoindre, en août, Fresnes (Seine-et-Oise). Jusqu'à son exécution le 17 septembre 1943, il écrivait régulièrement à sa famille qui, sans doute par peur d'une fouille et pour les préserver, avait confié ces lettres à une connaissance sûre, Jean Guivarch, qui habitait rue de Brest, à Morlaix, en face de la gendarmerie (il allait lui-même être emprisonné un an). Ce dernier n'en avait jamais parlé à son fils Jacques, né cette même année 1943, qui les a découvertes bien plus tard.

Une dernière lettre avant son exécution en 1943

Jacques Guivarch a lu et relu cette correspondance et, à chaque fois, il en a été bouleversé. Le jeune résistant s'inquiétait moins pour lui que pour ses parents, il évoquait sa vie en détention toujours en positivant.

 « Il est possible d'être heureux même en prison », écrivait-il dans une de ses lettres. Il demandait aussi des nouvelles de la famille et des relations. Mais, en juillet 1943, son ton avait changé car il assistait alors à des tortures perpétrées par la police française. C'est la lettre écrite à ses parents, cinq heures avant son exécution, qui a surtout bouleversé Jacques Guivarch : « Je meurs content car mon sacrifice, j'en ai la certitude, n'aura pas été vain, j'ai lutté durant ma courte existence pour le bonheur des travailleurs et pour que la paix règne en ce monde ».

Retrouver la descendance pour lui remettre cet héritage

Ce n'est que quelques années après sa découverte que Jacques Guivarch a retrouvé la trace du frère d'Albert Rannou, âgé de plus de 80 ans, à Nantes. Il lui a remis les lettres originales en conservant des copies. Cette fois, Jacques Guivarch souhaite rencontrer la descendance d'Albert Rannou et lui transmettre ces écrits.

Un hommage aux résistants morts pour la France lundi

Lundi, sera célébré le 72e anniversaire de la victoire de la Guerre 39-45. Ce sera l'occasion de se souvenir de l'héroïsme des jeunes résistants comme Albert Rannou, entrés dans le maquis pour lutter contre l'envahisseur. Ils ont été nombreux à avoir été assassinés ou déportés dans l'anonymat.
 

Le Télégramme, 3 mai 2017

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 11:16
Journée mondiale de la Paix - le Comité du mouvement de la Paix du Nord Finistère organise des rendez-vous le 19 septembre à Morlaix et le 26 septembre à Brest
Le comité du mouvement de la paix du Nord Finistère dans le cadre de la journée internationale de la paix organise un rassemblement le 19 septembre devant l'hôtel de ville de Morlaix de 10 h à à 13 h 30 avec des prises de paroles  et le 26 septembre  de 10 h à 13 h 30 à Brest au monument aux morts en haut de la rue de Siam.
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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 12:47
L'Or Breizh, photo du Festival Les Originales, Cyril Deleau

L'Or Breizh, photo du Festival Les Originales, Cyril Deleau

Quid du monde du spectacle?

Au printemps 2020, le festival les Originales devait présenter sa cinquième édition.

Dédié à la chanson d’expression francophone, il a pour but d’en valoriser la richesse et la diversité. Nous avons été contraints d’annuler les concerts prévus. Si pour nous, organisateurs et bénévoles ce type de décision est difficile a prendre, ses conséquences sont pour les artistes et techniciens dramatiques.

Car ceux que nous programmons ne font pas la une des média, ne vivent pas grassement de leurs droits d’auteur. Un cachet d’auteur-compositeur, d’interprète ou de technicien c’est le plus souvent entre 75 et 150€ net. C’est jour après jour, par les rencontres, les contacts qu’ils construisent leur carrière. Leurs albums sont le plus souvent auto-produits, peu d’entre eux ont la chance d’être distribués par un producteur.

Une dizaine de dates annulées c’est tout l’édifice de leur « statut d’intermittent » qui est mis en péril. Avec la crise que nous vivons actuellement c’est toute une année de rencontre avec le public qui disparaît, pour certains jusqu’à cinquante concerts annulés ou reportés à des temps meilleurs.

Plusieurs d’entre nous ont essayé de faire vivre malgré tout la chanson en organisant des concerts privés à domicile, dans les jardins. Mais recevoir un artiste chez soi et remplir un chapeau, la récolte aussi copieuse soit elle, ne remplace pas une vraie date avec un cachet digne de ce nom qui permet non seulement à l’artiste ou au technicien de percevoir une rémunération, mais aussi de cotiser aux mal nommées «charges sociales » qui sont en fait pour eux le seul moyen d’assurer leur avenir.

Le moratoire mis en place par le gouvernement pour les métiers du spectacle jusqu’au mois d’aout 2021 permettra certes d’atténuer les effets dévastateurs mais ne suffira pas à remettre la machine en route.

A l’heure où les lieux de spectacles ouvrent leurs abonnements, que les festivals, comme les Originales, reportent avec confiance leur programmation, il est à espérer que le public pourra ou voudra se réunir à nouveau pour que vive le spectacle vivant. Les professions du spectacle sont liées à la convivialité, aux rassemblements, aux rencontres, il reste l’espoir qu’elles ressortent plus fortes ou en tout cas plus libres de cette conjoncture inédite.

Eric Pellerin

(Propos recueillis par Anne Caradec et Christophe Ducourant pour le Rouge Finistère de septembre 2020, le journal du PCF Finistère)

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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 08:53
Finistère. Une mobilisation intersyndicale contre les inégalités le 17 septembre (Ouest-France, 11 septembre 2020)
Ouest-France
Finistère. Une mobilisation intersyndicale contre les inégalités le 17 septembre

Publié le

Des rassemblements auront lieu à Brest, Quimper, Morlaix, Carhaix et Quimperlé jeudi 17 septembre à l’appel des syndicats. L’occasion de tirer « un premier bilan de la crise sanitaire », alors que les liens entre la CGT, la FSU, FO et Solidaires se sont resserrés au niveau départemental depuis le déconfinement.

Ils veulent des mesures d’urgence pour toutes les travailleuses et les travailleurs. Jeudi 17 septembre, une journée intersyndicale de grève et de manifestation aura lieu à travers la France, avec cinq rassemblements prévus dans le Finistère. Le rendez-vous est donné à Brest à 10h30 place de la Liberté, à Quimper à 10h30 place de la Résistance, à Morlaix à 10h30 place de la mairie, à Quimperlé à 10h30 à Coat Kaer et à Carhaix à 11h à la maison des syndicats.

« L’occasion de tirer le bilan »

Ce sera la première occasion de se mobiliser depuis le déconfinement, et de tirer un bilan de cette crise sanitaire. D’un côté, on constate du chômage, des licenciements et une remise en question des conditions de travail. Alors que de l’autre, des cadeaux sont faits aux entreprises sans conditions, et sans remise en question de nos modes de vies, résume Olivier Cuzon (Solidaires).

Un travail intersyndical inédit dans le Finistère

Ces rassemblements sont organisés à l’appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires et, ce qui n’est pas le cas au niveau confédéral, de Force ouvrière. Il nous a semblé évident de participer puisqu’il y a un vrai travail intersyndical qui se passe en ce moment dans le département, indique Lena Catalan-Marcos, de l’union locale brestoise. En effet, les quatre organisations syndicales se rencontrent de façon hebdomadaire dans le Finistère depuis le déconfinement, un fait inédit. Des débats organisés conjointement auront lieu à partir de fin octobre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/finistere/finistere-une-mobilisation-intersyndicale-contre-les-inegalites-le-17-septembre-6969855

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 06:24
Isabelle Mazelin, tête de liste de "En Finistère, la gauche" (PCF, Génération.s, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne) avec à ses côtés Philippe Broudeur, Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Catherine Flageul, Laurent Le Treust

Isabelle Mazelin, tête de liste de "En Finistère, la gauche" (PCF, Génération.s, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne) avec à ses côtés Philippe Broudeur, Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Catherine Flageul, Laurent Le Treust

Sénatoriales dans le Finistère. Communiqué du Parti communiste en réponse à l'article "Commentaire" paru les pages départementales du Ouest-France le 8 septembre dernier:
 
COMMUNIQUE de la Fédération PCF du Finistère
 
 
10 septembre 2020
 
Le PCF s'engage pour une gauche rassemblée sur des bases de respect réciproque et de projet
 
Avec de belles réussites, aux municipales de mars et juin dernier, le PCF a fait le choix d'aborder toutes les élections dans le Finistère dans une dynamique d'union sur des projets allant dans le sens des intérêts des habitants des communes, du social, de la démocratie locale et de l'écologie. Ce choix nous paraît le plus à même de servir les intérêts de la gauche, de l'alternative au libéralisme économique, et des catégories populaires. Nous souhaitons aussi l'union de la gauche aux Départementales et aux Régionales, cela nous paraît nécessaire pour garder des majorités de gauche dans le département du Finistère et à la Région Bretagne. C'est la voie du bon sens et de la raison pour la gauche.
C'est pourquoi nous avons été surpris que le PS présente une liste dès début juillet avec déjà cinq candidats socialistes positionnés sur 6, et une 4e place non éligible laissée à un partenaire. Drôle de manière d'envisager un rassemblement de la gauche.
Le PCF Finistère riche de ses 850 adhérents dont beaucoup de jeunes prend en compte la nécessité d'incarner une politique renouvelée et proche des gens pour faire reculer l'abstention et l’écœurement des citoyens, n'est pas disposé à jouer le rôle de faire-valoir.
Il est souhaite en revanche, aujourd'hui comme demain, travailler avec toutes les forces disponibles pour reconstruire une gauche rassemblée capable de tirer les leçons de ses erreurs et fautes passées.
Le choix qui a été fait de placer en 3ème position un ancien ministre plutôt que de proposer cette place à un partenaire, ne va pas dans le bon sens et ne contribue pas au nécessaire rassemblement face aux candidats de la droite.
Un accord n'a pas été possible avec les socialistes sur les Sénatoriales. Nous le regrettons.
Les communistes en ont pris acte et ont décidé démocratiquement de partir avec des partenaires avec qui des bases de dialogue constructif et de travail respectueux étaient posées: Génération.s, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne.
Notre tête de liste commune Isabelle Mazelin, une élue de terrain et une salariée, grâce à cette logique d'union de la gauche, a bel et bien la possibilité réelle d'être élue sénatrice.
Ce serait un atout pour le département et pour le Parlement d'avoir une sénatrice de plus pour porter la défense des travailleurs et des travailleuses, des services publics de proximité, du droit du travail, des collectivités locales et des élu-e-s locaux.
A l'heure actuelle, c'est la seule tête de liste femme dans le Finistère qui pourrait rejoindre rejoindre le seul groupe au Sénat présidé par une femme, Eliane Assassi: le groupe de rassemblement CRCE, communiste, républicain, citoyen, écologiste.
Tous les communistes finistériens, et bien au-delà de nombreux élus de gauche, sont unis derrière cette candidature et cette liste "En Finistère, la gauche" qui a ses chances car parmi les élus de gauche, nombreux sont ceux qui sont pour l'union, contre les logiques d'isolement et d'hégémonie, et qui souhaitent voir des sénateurs porter avec courage les valeurs de la gauche au Parlement.
 
Isabelle Mazelin, tête de liste de "En Finistère, la gauche", est candidate au côté de Philippe Broudeur, élu à Quimper, président des Radicaux de Gauche Finistère, de Sylvaine Vulpiani, Conseillère régionale Génération.s (Plouescat), de Bernard Pino, médecin aux Urgences (Pont L'Abbé), membre de Nouvelle Donne, de Catherine Flageul, militante du PCF, du Mouvement de la Paix et de la plateforme finistérienne pour le désarmement nucléaire, CIAN 29 (Rosnoën), de Laurent Le Treust, co-référent de Générations.S 29 (Quimper)
En Finistère, le PCF s'engage pour une gauche rassemblée sur des bases de respect réciproque et de projet - Sénatoriales du 27 septembre 2020
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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 06:09
19-20 septembre: Matrimoine et Maison du peuple, Histoire et héritage d'un rêve collectif
A l'occasion des journées européennes du patrimoine, le collectif "Brestoises pour les droits des femmes" organise un événement "Matrimoine et Maison du peuple, Histoire et héritage d'un rêve collectif".
Ci-joint le programme, avec tous les événements sur les 2 jours : exposition militante, exposition artistique, atelier de pratique artistique, soirée film/débat sur l'invisibilisation des femmes, chant d'ouvrières, renommage d'une place...
Plusieurs de nos illustres camarades seront mises à l'honneur : Joséphine Pencalet, Marie Miry, les résistantes communistes notamment.
 
 La section du PCF de Brest co-finance (avec d'autres organisations),  l'exposition sur les femmes militantes bretonnes. Un panneau sera consacré aux organisations finançeuses avec leur logo. Cette exposition sera visible à la maison du peuple le samedi et le dimanche de 10h à 17h30.
 
Nous sommes plusieurs camarades du PCF investies dans ce collectif.
 
La commission féminisme du Finistère
 
 
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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 05:53
Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, porte-parole du PCF Bretagne - Photo Ouest-France,

Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, porte-parole du PCF Bretagne - Photo Ouest-France,

PCF 56. « Les régionales et départementales, pas des élections annexes »

Les discussions s’ouvrent en vue des élections de 2021. Philippe Jumeau, secrétaire départemental du Parti communiste, proscrit tout accord avec les Marcheurs pour les régionales.

Nadine Boursier, Ouest-France, 9 septembre 2020

Le Parti communiste fera sa rentrée politique morbihannaise le samedi 19 septembre à Baud. Les militants évoqueront « le climat délétère depuis quelques jours », comme l’explique son secrétaire départemental Philippe Jumeau, frappé par « une banalisation de la parole raciste ». La crise sanitaire et le plan de relance aussi. Mais surtout les élections, régionales et départementales de mars 2021. « On a l’impression que 2021 est un marche pied pour la présidentielle de 2022. Or ce ne sont pas des élections annexes ! Département et Région ont des compétences qui ont des répercussions sur le quotidien (emploi, politique sociale…). »

Le PCF se réunira au niveau régional le 3 octobre à Saint-Brieuc pour acter une feuille de route et des chefs de file. D’ici là, les responsables, qui veulent éviter « l’atomisation des forces de gauche », ont demandé à rencontrer Loïg Chesnais-Girard, président de la Région et candidat à sa succession. « C’est un bon candidat. Il faudra quand même des inclinaisons… », soutient celui qui représentera le Morbihan dans la discussion. Leurs conditions : « pas de macroniste sur la liste » et « les poulaillers géants, hors de question ! ». « Le rassemblement à gauche se fera sur des valeurs de progrès, de solidarité. Les services publics d’éducation doivent être un marqueur fort du prochain mandat. »

Le Parti communiste doit aussi rencontrer les autres composantes de gauche : Génération. s, EELV, UDB, PS… Pas de contact avec la France Insoumise pour l’heure. « On a cru comprendre dans un courrier de FI au niveau régional qu’ils souhaitaient discuter avec nous si le PC leur faisait allégeance à la présidentielle… »

Le parti communiste doit faire cette année sans la Fête de l’Huma à la Courneuve. « Il est néanmoins possible d’acheter un bon de soutien de 25 € dont 5 € seront reversés au Secours populaire », indique Philippe Jumeau. Quid de la fête de l’Humanité bretonne, qui a traditionnellement lieu au parc des expositions de Lanester ? « On réfléchit à une organisation différente sur un jour. »

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 05:46
Dessin de Eric Appéré (PCF Brest)

Dessin de Eric Appéré (PCF Brest)

Le PCF qui, comme la LDH, s'était adressé au préfet Lelarge à ce sujet (voir ci-dessous) se félicite d'avoir été entendu - en partie - par le nouveau préfet puisque les étrangers sont dorénavant accueillis tous les matins à la préfecture. Il était temps de sortir de cette situation indigne et inhumaine qui contraignait les demandeurs de premiers titres de séjour à de longues files d'attente à l'extérieur de la préfecture par tous les temps et pendant plusieurs heures avec des enfants.
 
Voici la lettre que nous notre camarade Yvonne Rainero, secétaire de section PCF à Quimper et élue à la ville de Quimper, avait adressée au précédent préfet :
 
Monsieur le Préfet,
Mardi 18 août, à Quimper, une nouvelle fois, plusieurs dizaines de personnes ont dû affronter dans des conditions indignes de longues heures d’attente devant la préfecture du Finistère dans l’espoir, souvent déçu, d’accéder enfin au service d’accueil des étrangers.
Étrangers, et nos frères pourtant, pour reprendre les mots d’Aragon.
Hommes, femmes, enfants, certains déjà présents très tôt le matin et par tous les temps, pour espérer se glisser dans cette petite fenêtre du mardi de 13h30 à 16h, sinon il faudra revenir le mardi suivant, et ainsi de suite... car ce service d’accueil ouvert avant le confinement matin et soir tous les jours ouvrables ne s’entrouvre plus depuis le 16 mars que 2h30 par semaine, le mardi après-midi.
Et que dire de la mise en danger en période de Covid 19 de ces personnes, à la santé souvent fragile en raison de ce qu’elles ont vécu et de la précarité de leur situation, qui se retrouvent pendant plusieurs heures côte à côte dans ces files d’attente.
N’êtes-vous pas, Monsieur le Préfet, au titre de vos fonctions jusqu’à la fin de ce mois d’août, en charge de la protection des populations de notre département, sans discriminations, contre tous les risques, notamment sanitaires ?
Risques de contamination que vous n’avez pas manqué d’opposer à plusieurs reprises aux organisateurs de manifestations, y compris s’agissant de soignants.
Nous vous demandons instamment, Monsieur le Préfet, de mettre fin à ces conditions insupportables imposées à des êtres humains et qui heurtent les valeurs d’accueil et de solidarité largement partagées par notre population.
Elles ne font pas honneur à la préfecture de notre département où pourtant à quelques pas de votre bureau est perpétué le souvenir de Jean Moulin, qui fut sous-préfet de Châteaulin et symbolise aujourd’hui la mémoire des valeurs de la Résistance.
Nous voulons aussi saisir cette occasion pour tirer la sonnette d’alarme sur la dégradation préoccupante des services de l’État et des services publics en général dont les moyens financiers et humains n’ont cessé d’être amputés par les gouvernements successifs et particulièrement ceux nommés par le président Macron.
La crise sanitaire a montré combien le service public est au cœur du lien social, qu’il est un facteur de solidarité, d’égalité, de progrès démocratique, de développement de nos territoires, de transition écologique.
Vous assurant de l’engagement sans faille des communistes de Quimper et du Finistère pour la défense et l’amélioration des services publics à la population, nous vous prions, Monsieur le Préfet, de bien vouloir agréer l’expression de notre considération distinguée.
 
Pour le Parti communiste français,
 
Yvonne Rainero,
secrétaire de la section du pays de Quimper du PCF, membre de sa direction départementale.
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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 05:38
Rassemblement au Menez Hom face à la presqu'île de Crozon pour le désarmement nucléaire

Rassemblement au Menez Hom face à la presqu'île de Crozon pour le désarmement nucléaire

PÉTITION: La France doit ratifier le traité d'interdiction des armes nucléaires – Non au doublement des crédits pour les armes nucléaires

Pétition en direction des parlementaires, du Président de la République et du gouvernement français.
La France doit ratifier le Traité d’interdiction des armes nucléaires adopté à l'ONU le 7 juillet 2017! [LIRE LA SUITE...]

Cette pétition a été lancée par le Collectif "En Marche pour la Paix" dont le Parti communiste français est membre.

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8 septembre 2020 2 08 /09 /septembre /2020 16:15
En Finistère, la gauche - les quatre candidats titulaires de la liste d'union de la gauche conduite par Isabelle Mazelin (liste PCF, Génération.s, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne, Place Publique)

📣 Présentation des 4 candidats pour les élections sénatoriales du 27 Septembre 2020.

➡️ Une liste divers gauche, dynamique, menée par Isabelle Mazelin, élue à la culture au Relecq-Kerhuon

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Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
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