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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:36

Liaisons maritimes. Les maires des îles en appellent au préfet
http://www.ouest-france.fr/liaisons-maritimes-les-maires-des-iles-en-appellent-au-prefet-2900673

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:10

2èmes RENCONTRES DEPARTEMENTALES

du FRONT de GAUCHE 29

Pour une autre politique à gauche !

 

Samedi 25 Octobre à Pont de Buis - Espace F. Mitterrand

À partir de 9h

 

L’obstination du gouvernement Hollande-Valls à vouloir sortir le pays de la crise économique et sociale par des mesures d’austérité toujours plus scandaleuses (fiscalité, chasse aux chômeurs, politique familiale…) est un échec. L’adaptation toujours plus grande de ses décisions aux intérêts de la finance et du « bisness » provoque aujourd’hui une crise politique majeure qui concerne l’ensemble de la gauche. Alors que le Front National engrange les bénéfices électoraux du rejet de cette politique et se porte candidat au pouvoir, il n’y a pas de temps à perdre pour tenter d’inverser le cours des choses.

 

Le Front de Gauche, fort de ses 4 millions de voix à l’élection présidentielle, ne parvient toujours pas à convaincre à lui seul une majorité de nos concitoyens qu’une autre politique est possible. Dans le contexte politique et social actuel, un bilan d’étape de sa construction est nécessaire. À quoi sert-il, quelles sont ses forces et ses faiblesses, comment devrait-il fonctionner pour être encore plus efficace et démocratique ?  Voilà quelques-unes des questions dont les militant-es du Fdg 29 pourront débattre en matinée lors de nos rencontres départementales.

 

Pour imposer une autre politique à gauche, le rassemblement de tous les acteurs du mouvement social est encore à faire. Qu’ils viennent des syndicats, des associations luttant pour les droits de l’homme ou environnementales (ou des partis politiques), tous ceux et toutes celles qui n’attendent plus rien du social libéralisme tout en refusant la fatalité du système doivent se retrouver pour débattre et agir. Débattre et agir pour construire une alternative politique à gauche, c’est aussi notre objectif.C’est pourquoi, nous proposons de consacrer la séance de l’après-midi à un Front des Luttes et des Résistances aux politiques gouvernementales et patronales. Pour ce débat, nous souhaitons réunir des syndicalistes, des militant-es associatifs qui par leur engagement quotidien et par leur lutte participent de cette résistance.

 

Entrée libre

9h à 9h 30 : Accueil

Première partie de 9h 30 à 13h : rencontre des adhérent-es

et sympathisant-es du Front de Gauche.

Dans le contexte politique et social actuel, quel bilan du Front de Gauche faisons-nous et comment envisager l’évolution de son fonctionnement

au niveau national et départemental ? 

13h à 14h 30 : Apéro - Repas – Buffet

(13€ réservation souhaitée)

Deuxième partie publique de 14h 30 à 17h 30 : rencontre avec les acteurs du mouvement social.

 

Lutter c’est vivre ! La parole aux associations, syndicats et collectifs de résistances à l’air du temps. Salariés de l’agroalimentaire, du monde paysan, intermittents du spectacle, solidarité internationale, égalité des droits et luttes pour l’environnement… Quelles convergences possibles

et comment le Front de Gauche s’inscrit-il dans ces combats ?

 

18h : Bilan de la journée


front de Gauche Finistère 

 

 

 

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 20:00
sénatoriales liste
Bilan des sénatoriales

2 élus socialistes, 1 UMP, 1 UDI... Rien de bien enthousiasmant! Le PS perd des voix, conséquence des dernières municipales, et des deux ans et demi de politique gouvernementale catastrophiques, des baisses de dotations aux communes, mais il limite la casse dans le Finistère, avec un brin de réussite (un seul élu au premier tour de scrutin).
L'UDI a fait une belle campagne pour obtenir un sénateur, conséquence aussi d'un certain ressentiment et d'une défiance des élus de droite et du centre devant l'UMP.
La progression du vote FN chez les élus (31 voix contre 2 lors des dernières sénatoriales) a pu faire perdre une place à l'UMP et à Agnès Le Brun.
Christian Troadec et sa liste font un score très en-deçà de leurs attentes.  

Nouveau Souffle : 13 voix
FN : 31 voix – 1,38 %
UDB : 38 voix – 1,69 %
« Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité » : 84 voix -3,75 %
EELV : 99 voix – 4,42 %
Troadec : 123 voix – 5,49 %
UDI : 401 voix – 17,90 %
UMP : 668 voix – 29,83 %
PS : 782 voix - 34,9 %

Notre liste "Finistère à gauche toute" composée de militants et élus Front de Gauche a obtenu un résultat tout à fait honorable.
Au vu de la présence de toutes les forces politiques à cette élection sénatoriale du 28 septembre dans le Finistère, et notamment du FN et de Troadec, au vu de la gravité de la politique anti-sociale et de remise en cause des moyens financiers et des attributions des communes, des conséquences de la réforme territoriale menée par le pouvoir socialiste, cela aurait été une erreur politique de ne pas offrir de choix aux élus qui partagent nos idées et nos analyses, de ne pas continuer à installer le Front de Gauche dans le paysage politique départemental.
Nous remercions tous les élus et grand électeur qui ont voté pour notre liste, notre projet et nos idées.
Et cela quelque soit la difficulté de cette élection pour un Front de Gauche qui au vu de sa (fréquente) stratégie d'indépendance et de l'absence de proportionnelle réelle aux élections, ne compte qu'un nombre réduit d'élus.   
Nous avons plus que multiplié par deux dans les voix que nous avons recueilli notre base électorale d'élus apparentés FDG et connus comme tels.
Il nous faut continuer à créer les conditions d'un travail de terrain au plus proche des gens et des élus en donnant de l'espoir à tous ceux qui veulent d'un Front de Gauche rassembleur, populaire et citoyen.

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 16:10
sénatoriales liste 3
Communiqué des candidats de la liste « Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité »
Ismaël Dupont et les candidats Front de Gauche de la liste « Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité » (Véronique Blanchet, Paul Quémener, Christine Panaget, Michel Le Goff, Noëlle Péoc'h)  remercient chaleureusement les 84 élus et grands électeurs de l'élection sénatoriale du 28 septembre qui par leur vote ont fait le choix d'une gauche de transformation sociale et de progrès, ont exprimé la nécessité de rompre avec les politiques néo-libérales de droite et du PS au service du grand patronat et de la finance, de défendre les services publics, une république solidaire et plus démocratique, les moyens financiers des communes confrontés à l'aggravation de la crise sociale et économique. Votre confiance est un point d'appui pour continuer à défendre sur le terrain, dans l'action militante quotidienne, l'idée qu'un autre partage des richesses est possible, qu'une 6ème République affranchie des traités européens existants est indispensable pour rendre sa souveraineté au peuple et sortir du discrédit actuel de la politique.
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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 20:20

sénatoriales liste 3

photo Dominique Resmond

Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité.

 

Penn ar Bed a Gleiz toud! Asamblez evit beva gwelloc'h er Vro!

 

Le 28 septembre prochain, c'est l'humain avant la finance!

 

A l'occasion des élections sénatoriales, nous appelons tous les électeurs et électrices qui œuvrent au quotidien dans leurs communes à défendre et créer des emplois durables , à lutter pour les services publics de proximité et la démocratie, à exprimer clairement leur volonté de changer la politique du gouvernement HOLLANDE-VALLS, une politique adorée par le MEDEF et la finance...

Pourquoi vous ne pouvez plus faire confiance ni au PS ni à la droite ?

Pendant que les sénateurs PS du Finistère votaient le pacte budgétaire européen, la contre-réforme des retraites, la remise en cause du droit du travail avec l'ANI, les 50 milliards offerts au patronat avec le CICE et « le pacte de responsabilité », les sénateurs du Front de Gauche faisaient de la résistance et des propositions alternatives, vraiment de gauche, pour plus de justice fiscale, la conquête de nouveaux droits. N'était-ce pas pour ça que vous avions chassé du pouvoir Sarkozy et sa droite affairiste, réactionnaire et ultra-libérale?

Une autre politique est possible

Nous nous mobilisons pour que la France sorte de l'OTAN, qu'elle retire son soutien à l'impérialisme américain, qu'elle suspende les négociations du Grand Marché Transatlantique. Il plaide pour que la France, 5e puissance mondiale dont la voix compte, désobéisse à l'UE ultra-libérale en imposant la renégociation de traités ratifiés dans des conditions non démocratiques. Si vous voulez une 6e République moins présidentielle, avec une généralisation du scrutin proportionnel pour échapper au piège du bipartisme, si vous voulez une fiscalité plus progressive sur les revenus et les héritages, et une vraie transition écologique, il faut oser avec nous le vrai changement.

Nos parlementaires sont aujourd'hui en première ligne pour défendre l'augmentation du SMIC et des minimas sociaux, dénoncer les 20 milliards de baisses dotations aux collectivités locales et une réforme territoriale conduite dans un déni total de démocratie et de clarté, dans la précipitation et l'amateurisme, tout comme la réforme des rythmes scolaires. La réforme territoriale consiste à réduire le périmètre de l'action publique, à regrouper les investissements autour des métropoles, en pensant l'aménagement du territoire en termes de concurrence et non plus de solidarité, de réponse aux besoins sociaux et de proximité avec les citoyens.

La commune: ses élus et ses citoyens, piliers de la démocratie

36 000 communes en France, 283 communes dans le Finistère : c’est un atout, celui d’une capacité d’action au plus près de la population. 101 départements : ce n’est pas un poids budgétaire insupportable pour notre pays, c’est un outil efficace pour l’organisation équitable du service public sur le territoire. A l'inverse, nous nous opposons à la constitution de métropoles qui vont centraliser le pouvoir et nuire à la vitalité de nos communes et de nos territoires.

Nous continuerons à être un point d'appui pour les élus et les citoyens qui se battent pour les services publics et l'école publique: la création du collège de Plabennec par exemple est le fruit d'un long combat citoyen et laïque... Comment ne pas regretter que le breton et l'enseignement bilingue ne soient pas soutenus davantage à l'école publique? C'est aussi la lutte qui ramène l'eau, bien commun, en régie publique: à Berrien, où l'eau est retournée en régie, elle de grande qualité et une des moins chères du Finistère ... C'est tous ensemble qu'il faut faire échec aux grands projets inutiles, coûteux, néfastes pour l'environnement et le développement harmonieux du territoire, tels que la Centrale à Gaz de Landivisiau.

Des services publics de qualité partout et pour tous

Nous combattons la concentration des services publics dans les grandes villes au nom de la rentabilité, que l'on fait passer avant les besoins de la population : notamment dans le cas des hôpitaux, avec la fermeture des maternités, des services de chirurgie puis de médecine dans les « petits hôpitaux » où il ne restera bientôt que des services de gériatrie. Il faut proscrire les partenariats public-privé (PPP) qui à terme se révèlent plus coûteux et placent le service public en position de dépendance. Comment sans investissement public important adapter la société au vieillissement, rendre effectif le droit à l'autonomie des personnes âgées dans le Finistère?Actuellement, de l'aveu même de Pierre Maille, il manque 2000 places en maison de retraite dans le Finistère! Les associations d'aide à domicile sont en grande difficulté, leurs salariés travaillent dans des conditions très précaires: que fait l'État pour créer les conditions d'une prise en charge de la perte de l'autonomie digne de ce nom dans le cadre de la Sécurité sociale? Rien, ou presque: on se repose sur la solidarité familiale et on ne soutient pas assez les départements qui gèrent l'APA.

Répondre aux besoins de la population

En votant pour notre liste, vous affirmerez votre choix d'une politique de relance par l'investissement public et social et le partage des richesses en lieu et place de cette politique néo-libérale qui accroît les inégalités, le chômage, le discrédit de la politique. Dans un contexte de domination de plus en plus brutale des logiques capitalistes, de montée de l'extrême-droite attisée par la crise, il est plus que jamais nécessaire de rappeler que c'est l'humain qui doit servir de boussole aux politiques publiques.

Préparons l'avenir de notre région

Notre région a beaucoup souffert ces derniers mois de la crise agro-alimentaire, avant tout imputable à la pression sur les prix de la grande distribution, au manque de prévoyance et à la cupidité des patrons, au double jeu de certains producteur. Le gouvernement n'a apporté aucune réponse satisfaisante jusqu'à présent. La montée du chômage et de la précarité est une réalité dans les villes, comme en zone rurale ou péri-urbaine, et les communes ont de moins en moins de moyens financiers pour mener des politiques visant à assurer au maximum l'égalité des droits. Le Finistère peut rebondir en misant sur la recherche, les industries de la mer, les énergies renouvelables, l'agriculture écologique et durable, la promotion du patrimoine et de la culture dans toute sa diversité. Nous voulons répondre à l'urgence sociale, cela n'empêche pas de mesurer aussi l'urgence écologique. Dérèglement climatique, pollutions, algues vertes, projets inutiles et coûteux... exigent des réponses à la hauteur des dangers.

 

Une liste authentiquement de gauche, au service des résistances citoyennes:

  Ismaël Dupont, 34 ans, professeur documentaliste, candidat aux législatives à Morlaix en 2012, élu du Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté, co-président du Front de Gauche Pays de Morlaix et membre du PCF

Sénatoriales Ismaël Dupont

Véronique Blanchet , 51 ans, assistante maternelle, ancienne adjointe au maire de Pont Labbé (vice-présidente de la Communauté de Commune Pays Bigouden sud), tête de liste finistérienne du Front Breton de Gauche aux Régionales de 2009, candidate aux municipales de 2014, membre du PCF

sénatoriales Véronique Blanchet

Paul Quéméner, 64 ans, artisan et commerçant retraité, maire de Berrien, membre du Front de Gauche Centre-Finistère

sénatoriales Paul Quémener 2

 Christine Panaget, 51 ans, secrétaire, candidate suppléante du Front de Gauche aux législatives à Brest rural en 2012 et aux municipales à Brest en 2014, membre du groupe Ensemble! 

sénatoriales christine panaget

 Michel Le Goff, 51 ans, ouvrier dans l'agro-alimentaire, responsable syndical et élu à Bannalec, membre du Front de Gauche de Rosporden et du PCF

sénatoriales Michel Le Goff

Noëlle Péoch, 62 ans, enseignante en retraite, militante pacifiste, candidate du Front de Gauche aux législatives en 2012 dans le Centre-Finistère

sénatoriales Noëlle Péoch-copie-1

 

Photos Dominique Resmond, 10 septembre 2014 

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 19:53

circulaire recto

 

circulaire verso

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 07:49
sénatoriales liste 3
Ismaël Dupont, Véronique Blanchet, Noëlle Péoch, candidats Front de Gauche de la liste présentée aux élections Sénatoriales du 28 septembre 2014, "Finistère à Gauche toute. Rassembler contre l'austérité", et André Le Gac, ancien Conseiller Général et maire de Plougastel Daoulas, se rendront à Ouessant les mercredi 25 et jeudi 26 septembre dans le cadre de la campagne des Sénatoriales. 
Une réunion publique ouverte à tous les 0uessantins aura lieu en salle de la Mairie le mercredi 25 septembre à 18h afin d'échanger sur les problèmes de l'île mais aussi sur la situation sociale et politique générale, et les alternatives à la politique libérale du gouvernement qui conduit le pays dans le mur. 

Une rencontre aura lieu avec Denis Palluel et les élus de l'île le jeudi pour évoquer  les conséquences de la réforme territoriale et de l'austérité sur les communes, la nécessité d'assurer une continuité des services publics de transport, de compenser les effets de l'enclavement ou de l'insularité pour tous les territoires. 

 

Ouessant.jpg

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 07:03

Réunion du collectif des élus contre la Centrale à Gaz de Landivisiau

Jeudi 18 septembre

Compte rendu par Ismaël Dupont

Landi-doit-dire-non-a-la-Centrale-2.png

J'étais hier à la réunion du collectif des élus contre la Centrale à Gaz de Landivisiau, constitué par le collectif « Landivisiau doit dire non à la centrale! » et auquel m'avait invité Emile Turlan (sympathisant Front de Gauche), un des responsables de ce collectif, et un des animateurs de la liste de Jean René Kerrien aux municipales contre la centrale à Landivisiau.

J'étais aussi là car le Front de Gauche pays de Morlaix a pris position pour un moratoire sur cette centrale le temps qu'un débat public approfondi et contradictoire puisse réellement avoir lieu, et qu'ait lieu aussi une consultation de la population concernée, ne jugeant pas les justifications avancées pour cette centrale valables, ne jugeant pas non plus que le dossier et les conditions de prise de décision étaient transparentes et démocratiques. Personnellement, j'ai participé à la première réunion publique sur et contre la Centrale à Landivisiau en février 2012, à la première manifestation contre cette Centrale (avec Noëlle Péoc 'h d'ailleurs) et pendant la campagne des Législatives, nous nous sommes engagés contre l'installation de Centrale à Gaz, avec notamment la venue de Martine Billard, co-présidente du PG sur le site, au côté des candidats du Front de Gauche (Yannick Hervé, Isabelle Mazelin, Noelle Péoc'h, Marie Huon, Bertrand Seys, moi), et à la rencontre de Gazpare.

J'ai adhéré à ce collectif des élus contre la Centrale à Gaz de Landivisiau, collectif pluraliste, animé notamment par Alain Somme (centriste, conseiller municipal à Plougourvest), mais où l'on trouve aussi Christian Troadec, des élus FDG, écolos et UDB,...

Le but de cette réunion était de faire le point sur les raisons poussant à rejeter cette Centrale, de mobiliser autour d'une participation à l'enquête publique qui a commencé depuis le lundi 15 septembre, de définir une stratégie commune contre la centrale à Gaz.

Il y avait une cinquantaine d'élus: région de Landivisiau, des Monts d'Arrée (La Feuillée, Brenilis, Berrien, Commana, le maire de Berrien Paul Quéméner, sympathisant Front de Gauche), de la région de Morlaix (moi et Dominique Guizien, EELV Plouigneau, notamment), de Brest-Guipavas.

Arguments:

Alain Somme: l'Etat attribue dans des positions très équivoques une centrale à gaz subventionnée à hauteur de 40 millions d'euros par an à Direct Energie. Parmi les impacts, il y a là trop grande proximité avec la commune de Landivisiau qui pose question. L'impact sur les finances publiques pour nourrir des profits privés. La position des pro-centrales était qu'il y avait des besoins pour un complément de production d'électricité sur la Bretagne, mais en réalité, en matière d'électricité et d'énergie, on doit réfléchir sur des régions plus grandes. Le débat depuis le départ a été cloisonné, verrouillé, au niveau des conseillers municipaux notamment. L'argument principal des élus locaux pro-centrale est l'argent que ça va générer sur la communauté d'agglo, pouvant servir à désendetter la communauté et commune, et marginalement la création d'emplois. Or, on sait que les centrales à gaz ont toutes des problèmes de rentabilité en France: beaucoup sont mises sous cocon, arrêtées faute de rentabilité.

Emile Turlan a enchaîné sur un réquisitoire implacable contre le projet de Centrale à Gaz de Landivisiau.

Il a commencé par rappeler que le bon résultat de leur liste sur Landivisiau (40% aux municipales) était lié à une attente réelle des électeurs en matière de démocratie. Là, on a un outil industriel dont l'installation était déjà actée. Il y a eu une fausse concertation. On a refusé le débat de fond sur la question de l'énergie en Bretagne. Le plan pluri-annuel d'investissement de l'Etat définissant les infrastructures d'ensemble à prévoir jusqu'en 2020 ne prévoyait pas cette Centrale à Gaz à la pointe breonne mais seulement une centrale de 200 MGW dans l'ère de Saint Brieuc. C'était pas lié tellement au manque de production d'électricité en Bretagne mais à un diagnostic de RTE sur des difficultés d'acheminement de l'électricité dans la zone Saint Brieuc-Saint Malo. L'idée invoquée de la menace d'un « black out » ou d'un « break down » probable lié à un pic de consommation en Bretagne est une affabulation ne s'appuyant sur aucun précédent, sur aucun argument sérieux. La France est un très gros exportateur d'électricité: elle exporte plus de 13% de son électricité. Si elle en produit davantage, ce sera pour l'exporter. On essaye de culpabiliser les bretons en disant qu'ils ne produisent pas assez d'électricité. Mais en réalité on ne leur demandait pas de produire du charbon au XIXe et début XXe, ni aux parisiens de produire du poisson. Les régions sont interdépendantes et complémentaires: ça ne date pas d'hier. Il n'y a pas de besoin d'un gros outil de production en Bretagne. En plus, la circulation de l'électricité qui sortirait de cette centrale est aberrante: elle serait acheminée dans le Morbihan avant de revenir dans les Côtes d'Armor: pour approvisionner la Centrale, on construirait sur 110 km un gazoduc à 1 millions d'euros le km, soit 120 millions d'euros d'investissements.

Ce projet de centrale repose sur des mensonges d'Etat. Sciemment, l'Etat sarkozyste a favorisé le PDG de Direct Energie, un financier au passé louche et un ami du Fouquet's, qui cherche à faire des profits juteux grâce à la libéralisation du secteur de l'énergie imposée par l'Europe qui permet aux distributeurs, purs groupes financiers, de gagner de l'argent sur l'électricité produite par EDF grâce aux investissements du contribuable et vendue plus chère. Depuis le départ, la démocratie, le débat public ont été refusé. On a écarté les habitants des sujets qui les concernent. En tant qu'élus, on doit intervenir dans les Conseils Municipaux pour exiger le débat, la consultation des habitants. On a écarté le développement plus important de l'éolien, de l'hydrolien, qui sont les atouts de la Bretagne. L'énergie fossile, c'est fini: on continue à l'exploiter alors qu'elle provoque avec le méthane des perturbations climatiques aux conséquences incalculables et que la France va accueillir la conférence mondiale sur le Climat en 2015. Le gaz carbonique et le méthane: deux principaux gaz à effet de serre. La demande auprès de la Commission Nationale du Débat Public a pourtant été refusée.

Cette centrale a été attribuée à Direct Energie pour des raisons louches, car Direct Energie n'a pas d'expertise technique, n'a jamais produit de Centrale fonctionnant en France. 3 candidats s'étaient présenté à l'appel d'offre de l'Etat: EDF sur Brennilis, les Allemands de Siemens sur Guipavas, Direct Energie sur Landivisiau. Eric Besson a accordé cette centrale à la seule compagnie qui n'a jamais construit une centrale dans le pays. Dans l'Oise, le projet de Verberie, géré par Direct Energie, a été annulé par le tribunal suite à la mobilisation citoyenne, en Alsace, le projet de Hambach a connu le même sort, annulé par le tribunal administratif de Strasbourg. La juridiction administrative nous donne raison: Direct Energie n'est pas crédible financièrement, techniquement. Stephane Courbit, actionnaire principal de Direct Energie et de LOV Group, gravitant dans les milieux de l'extrême-droite, proche de Sarkozy, faisait partie des invités du Fouquets. Il a aussi fait partie de ceux qui ont extorqué des fonds à Liliane Bettencourt.

Ce chantier ne créera pas beaucoup d'emplois sur la région: ces grosses boîtes font appel à des sous-traitants, dont beaucoup ne craignent pas de faire appel à des travailleurs détachés. Fonctionnant, la Centrale emploierait une trentaine de salariés tout au plus. Direct Energie donnerait soi-disant 4 millions d'euros par an aux collectivités territoriales (les 19 communes de la Communauté de Commune). Mais la contribution financière ce divise en une part fixe, bénéficiant à la commune de résidence, et en une part variable, sur la valeur ajoutée de l'entreprise, bénéficiant à toute la communauté d'agglo, et qui est versée à condition qu'il y ait valeur ajoutée, ce qui n'est pas certain. Pour exemple, la centrale de Toul a rapporté combien de millions, produit combien de KWH: zéro! La ressource fiscale, c'est aussi un véritable leurre.

Et quand bien même ça serait effectif, il faut voir les conditions: 42 millions d'€ d'argent public par an, prélevés sur la contribution des usagers, sur leur facture d'électricité! Dans le cas de Verberie dans l'Oise, d'Hambach en Moselle: il n'y avait pas d'engagement de l'Etat a versé une prime à l'opérateur, car il n'y avait pas d'appel d'offre de l'État. Il en est tout autrement pour Landivisiau.

Au nom de quoi ce passage d'argent public à un opérateur financier privé? Le déficit électrique, c'est de la flûte. La seule chose qui compte pour Direct Energie, avoir la prime!

Des propositions alternatives ont été faites alors qu'on essaie de faire passer les opposants à la centrale pour des  « anti-tout ». Ils sont, nous sommes pour une vraie mutation, mais pas celle-ci.

Louis Pouliquen (Conseil Municipal d'opposition à Landivisiau à Emile Turlan, animateur du collectif « Landi doit dire Non à la Centrale »).

Il pointe le manque de démocratie au sein du Conseil Régional qui a présidé à la décision. Direct Energie avait clairement demandé à l'Etat: pouvez-vous nous garantir qu'il n'y aura pas de débat public? Le refus du débat public est inadmissible quand on voit le montant des travaux, qui devrait légalement le rendre obligatoire: 75 millions d'euros pour le bâtiment de la Centrale, 300 millions d'€ si on compte les deux gazoducs, la THT Dirinon-Landivisiau. On excède largement le seuil de déclenchement du débat public contradictoire.

 

L'enquête publique court jusqu'au 31 octobre. Celle pour le Gazoduc Bretagne-Sud jusqu'au 17 octobre. Il faut apporter des contributions: tout le monde peut et doit y participer. 3 bureaux sont destinés aux 3 enquêtes publiques différenciées en mairie de Landivisiau (THT, gazoduc, Centrale). L'adresse internet pour les contributions enquête publique est celle du DGS de Landi. Il vaut mieux privilégier le fait de se rendre sur place, ou de confier ses contributions au collectif des élus contre la Centrale, ou « Landi doit dire non à la centrale ». Ces contributions sont signées mais on n'est pas obligé de donner son identité. Il faut autant que possible argumenter. Dans la mesure du possible, il faut apporter sans contribution aux 3 enquêtes publiques. 1 argumentaire du collectif est mis à disposition. Le collectif tient une permanence, on peut l'appeler au 07 80 37 53 29.

Le commissaire enquêteur prendra en compte les pétitions, la mobilisation dont témoigneront les résultats de l'enquête publique.

Le 25 septembre, il y aura une réunion ouverte à tous les Citoyens aux Capucins à Landivisiau.

Christian Guyonvarc'h (UDB) a retracé l'historique de la présentation du projet de Centrale à Gaz au Conseil Régional où il siège et où il s'y est opposé. Pour lui, c'était un projet néfaste où qu'il atterrisse en Bretagne. La vocation même de cette centrale est toujours obscure. Au départ, on disait qu'il fallait une centrale pour répondre à des consommations de pointe quelques heures en hiver. Mais cela ne tenait pas de dépenser 40 millions d'euros pour cela. En réalité, on est passé d'un projet à toute autre envergure. La vocation de cette centrale n'est pas définie, n'est pas claire: on parle maintenant de satisfaire un besoin national, voire européen, mais alors pourquoi construire cette centrale à l'extrême-pointe bretonne? L'avis de la commission de régulation de l'énergie n'a été publié que très tardivement en mars 2013. A croire que le nouveau pouvoir et Delphine Batho ne savait pas trop quoi faire avec ce projet de centrale embarrassant qu'ils héritaient de Sarkozy. Il y a du avoir beaucoup d'hésitations.

Eric Georgelin (ancien conseiller municipal de Lampaul-Guimiliau, candidat aux municipales, qui avait eu le courage, un peu seul parmi les élus de la région, de s'opposer à la Centrale):

En vérité, la vocation de cette centrale n'est que de faire du fric. Maintenant que les centrales d'appoint de Dirinon et Brennilis ont été remises aux normes EDF, on ne voit pas à quoi elle pourrait servir pour sécuriser l'approvisionnement de la Bretagne en électricité. Direct Energie veut avoir accès aux Kwh nucléaires produits par EDF puisque l'Etat sera obligé de contraindre EDF à vendre du Kwh nucléaire. Pour cela, Direct Energie doit se positionner aussi comme producteur d'électricité. Même si la centrale ne sert à rien objectivement, même si elle n'est pas rentable par elle-même, elle permettra à Direct Energie de gagner de l'argent comme distributeur. Le citoyen est escroqué 3 fois: la première fois comme contribuable dont les impôts ont servi aux investissements nucléaires (on paie les centrales nucléaires depuis 40 ans...) et à produire de l'électricité par cher, la seconde fois comme contribuable qui subventionne une Centrale à Gaz qui ne sert à rien, la troisième fois comme consommateur qui va payer son électricité plus cher avec Direct Energie.

Emile Turlan: Nous on présente des alternatives: la première: la transition énergétique, faire en sorte d'économiser de l'énergie. En 2012, un certain nombre de forces politiques, et nous mêmes, demandions un vaste débat public sur l'énergie et référendum qui aurait inclu le débat autour de l'énergie nucléaire. Depuis, même Fessenheim n'est pas fermé. L'essentiel aujourd'hui, c'est d'obtenir une victoire à l'enquête publique en venant s'exprimer. Si on veut progresser sur les questions de la transition énergétique, il faut des victoires d'étapes qui mobilisent, rassemblent et font réfléchir, il ne faut pas se résigner à ce que ce projet de centrale à gaz à Landivisiau voit le jour. N'oublions pas qu'en raison de la mobilisation citoyenne et du bien-fondé des arguments des opposants, le commissaire enquêteur avait rendu un avis négatif sur la cenjtrale d'Hambach.

Dominique Guizien (Force 5, élu écologiste): important de porter l'exigence d'une rénovation de l'habita t social et rural ancien pour lutter contre les gouffres énergétiques, aller vers la réduction de la consommation d'énergie dans les bâtiments. Cela, nous pouvons le faire au niveau de nos communes, communautés d'agglo. Par rapport à la Centrale de Landivisiau, ne pas oublier qu'en attaquant en justice en dernier ressort, on a des chances de gagner: se laisser cette possibilité.

Un élu écologiste de la région brestoise: il faut trouver des alternatives à l'énergie à tout va. On produit, on produit: il faut mieux maîtriser notre consommation.

Ernest Penn (élu à Plougourvest): pas de problème de production d'électricité en Bretagne mais un problème de distribution, avec des lignes qui peuvent être facilement endommagées par les intempéries. D'où l'intérêt aussi de produire l'électricité localement. 42 millions d'euros, au lieu de servir à alimenter les profits d'un groupe privé, cela peut créer des centaines d'emplois durables, dans le domaine de la transition écologique.

Eric Georgelin: les problèmes énergétiques sont la question clef de notre avenir à tous. Cette Centrale, c'est comme si on mettait un bistrot au pied de l'immeuble de quelqu'un qui a un problème d'alcool. Les bretons se chauffent déjà trop avec une électricité qu'ils ne produisent pas: il faut qu'ils changent de mode de chauffage. Le déni de démocratie au niveau des élus a été patent. Il y a eu une présentation biaisée au niveau des porteurs de projet.

 

Ismaël Dupont: J'ai rappelé dans quelles conditions et pourquoi le collectif FDG de Morlaix s'était opposé à la Centrale à Gaz en 2012. On trouve dans cette affaire tous les ingrédients d'une confiscation du débat démocratique: une culture de la délégation de pouvoir (au niveau du Conseil Régional, on se dit: ils doivent bien savoir; au niveau des conseils municipaux aussi; les élus ne prennent pas le temps d'appuyer leurs votes sur des débats approfondis avec les militants des partis et les citoyens, une véritable recherche d'informations), une solidarité politique de groupe automatique fondée sur l'intérêt ou autre qui rend l'affirmation d'un esprit de libre examen difficile, l'argument miracle de l'emploi et de la croissance, véritable miroir aux alouettes...

On est dans le cas de cette affaire de la Centrale de Landivisiau, comme dans le cas de l'aéroport de Notre-Dame des Landes, dans la situation exemplaire où l'État met l'argent public et sa force de persuasion au service de groupes financiers privés. Alors que dans le même temps on refuse la dépense publique et sociale pour lutter contre la précarité énergétique, favoriser les réductions de consommation dans les bâtiments publics et privés, la diversification énergétique et la transition écologique nécessaires.

En fin de réunion, certains font valoir que les élus dans leur communes peuvent réclamer une réactualisation du Pacte Electrique Breton, qui devrait devenir un « Pacte énergétique ». D'autres rappellent qu'il faut concentrer cette force dans la bataille contre cette Centrale à Gaz de Landivisiau, car une victoire changerait le rapport de force en faveur des solutions écologiques et d'intérêt général.

Les élus opposés à la Centrale sont invités:

 

  • à susciter le débat à l'intérieur de leurs conseils municipaux

  • à faire de la publicité à l'enquête publique et à y participer eux-mêmes

  • à organiser des réunions délocalisées dans les communes avec les représentants du collectif pour parler de cette Centrale et des enjeux énergétiques, en Bretagne notamment.

  • À réclamer un réferendum d'initiative locale.

    En face, ne pas se cacher que les forces sont importantes, qu'elles ont de l'argent et des moyens de désinformation: la CCI et les milieux d'affaires, l'ETAT et le préfet, les groupes de presse régionaux qui sont actionnaires de groupements économiques en Bretagne. Cela rend d'autant plus nécessaire la mobilisation citoyenne.

    RAPPEL: N° de la Permanence Collectif Contre la Centrale à Gaz 07 80 37 53 29

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 05:31

ACTE 3 DECENTRALISATION – BREST METROPOLE

Depuis fin février 2014, BMO fait partie des 14 métropoles françaises validées par l'acte 3 de la décentralisation, réforme territoriale portée par Marilyse Le branchu. 

Cette nouvelle qualification a fait son apparition dans le langage, surtout dans la communication, depuis quelques années, sans pour autant se départir de son mystère. Métropole, mégapole, fait métropolitain, nouveaux termes à ingurgiter, les explications viendront après. Cela éloigne un peu plus les citoyens du fait politique. Comparaison nécessaire avec l'opacité de la mise en œuvre du Grand Marché Transatlantique.

BMO (207 000 habitants) a pu rejoindre le cercle restreint des communautés de communes primées en plaidant l'amputation de son territoire du fait de la présence de la mer alors qu'elle exerce des fonctions similaires à Rennes et Nantes pour le Grand Ouest. Elle dispose aussi d'un CHU, d'une Université et d'un aéroport.

Ainsi se dessine une France auréolée d'une mégapole mondiale (Paris), complétée des métropoles et de leurs pôles d'excellence. Paris et Londres sont porteuse de la dimension internationale de l'Europe (sans doute surtout pour les activités financières qu'elles génèrent). Lyon, Marseille et Lille sont sur une dimension européenne. Les autres villes viennent ensuite compléter le schéma territorial avec en pointillé l'idée de renforcer les régions, tout en procédant à un redécoupage si nécessaire, et diminuer le rôle du département avec une redistribution des compétences. Fin programmée du tryptique commune/département/état au profit du tryptique métropole ou intercommunalité/région/Europe. De plus fin de la compétence générale pour les collectivités territoriales avec les collaborations qu'elle permettait.

Compétences des métropoles : mobilité durable, organisation des services publics de proximité (dont la distribution de l'eau, les déchets), aménagement de l'espace (PLU, logements sociaux), développement local.

A côté : incitation au regroupement volontaire des communes sous forme d'EPCI. Tout cela conditionne la redistribution des aides et des compétences d'Etat délégables, comme par exemple la politique du logement (dont l'application loi DALO et les réquisitions qui ne dépendraient plus du préfet); 

Important pour BMO: en tant que métropole, elle peut participer au contrat de plan Etat-Région pour défendre ses intérêts. On peut donc penser que dans un schéma national qui se dessinait depuis les années 1980, elle n'a pu que prendre le train en route. Mais on peut aussi remarquer qu'elle avait bien le profil de l'emploi: tertiarisation à outrance (cf le port) et gentrification (Saint Martin), politique d'attractivité pour l'extérieur laissant tout une partie de sa population se marginaliser, acceptation de la compétitivité (pôle) en lieu et place de la coopération entre villes "d'exception" en lieu et place d'une ville ordinaire qui aurait son travail de réseau vers l'extérieur (Lorient, Concarneau, Quimper, Saint Brieuc...). On peut aussi s'interroger sur le déqéquilibre ville-campagne que cette logique accentue et la redistribution de l'Etat providence hors zones métropoles.

Pourtant d'autres pays ont fait des choix différents. Citons l'Allemagne avec des régions très autonomes et fortes, mais aussi avec un réseau de villes moyennes qui maille sans déséquilibres le territoire. C'est ce schéma qui pouvait qui peut toujours être mis en avant car c'est une des particularités de la Bretagne. A l'inverse, dans d'autres pays, la place faite aux régions renforcées ou pas des métropoles, fait courir le risque d'une destabilisation nationale rapide (exemples de la Catalogne, du Nord de l'Italie, de la Frandre) qui s'accompagne d'un identitarisme à l'antipode des solidarités internationales dont nous sommes porteurs.

Quelles propositions pouvons-nous élaborer sur ce constat, quelles vigilances aussi?

- Rétablir un début de démocratie dans ces processus par l'information des citoyens sur les enjeux en cours;

- rejeter toute gouvernance (à nouveau un terme mis en oeuvre pour faire accepter le manque de démocratie) qui ne soit pas réellement basée sur une élection;

- la construction d'une ville est une des compétences humaines au même titre que le langage. Elle doit pouvoir le rester. Pour cela la priorité doit être un retour à l'équilibre entre production et gestion des services publics qui garantisse la possibilité d'une politique égalitaire sur le territoire. Pour cela, la ville doit s'interroger sur les emplois qu'elle veut créer, les productions dont elle a besoin, les reconversions nécessaires, les enjeux écologiques. Le débat doit être largement médiatisé pour redonner sens au politique à tous les habitants. 

 

Christine Panaget Le Roy

- N°2 sur la liste du Front de Gauche à Brest "Colère de Brest" aux municipales de 2014, candidate suppléante aux législatives avec Bertrand Seys à Brest rural en 2012, candidate sur la liste "Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité" à l'élection sénatoriale du 28 septembre 2014. 

sénatoriales christine panaget

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 15:30

Communiqué de la fédération du parti communiste français

Conformément à sa conception des relations sociales, l'entreprise Bigard à Quimperlé, vient de licencier un salarié pour des motifs qu'elle serait bien en peine d'expliquer.

Ce salarié, 26 ans d’ancienneté, formateur à l'abattoir bovins de l'entreprise, .est accusé de « manquements inadmissibles dans son travail ».

Les faits, qu'il conteste fermement, se seraient déroulés le 28 juillet, selon le témoignage de deux cadres de l'entreprise. Or le salarié n'était pas à ces postes ce jour là !

Bigard est en pointe de ce type de management archaïque, mélange d'intimidation et de répression.

Le patronat, tellement aimé du gouvernement et de la droite, se croit tout permis

Les salariés de Bigard n'entendent pas se laisser faire et 500 d'entre eux , à l'appel de la CGT, ont débrayé le lundi 15 septembre, solidaires de leur collègue. Ils poursuivent leurs actions sous d'autres formes

La fédération du Parti communiste leur apporte tout son soutien et exige avec eux la levée des sanctions et la réintégration du salarié injustement mis en cause.

Il appelle ses adhérents et la population à participer au pique nique organisé par la CGT-Bigard le vendredi 19 septembre à partir de 11 heures, face à l'entreprise.

 



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