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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 08:03

Fédération du Finistère

Commission Maritime

 

C'est un chantier polonais qui réalisera donc du 9 février au 11 mars  les travaux d'entretien techniques du « Pourquoi pas », un des navires océanographiques d'IFREMER..

Les dispositions législatives et réglementaires en vigueur ont obligé l'établissement public à procéder à un appel d'offre européen. Dont acte.

Il est cependant étonnant que ces travaux qui intéressent un bateau financé à 100% par les contribuables français et utilisé 150 jours par an par le Service Hydrographie et la Marine (SHOM) et 180 jours par an par  IFREMER échappent aux entreprises françaises.

Depuis 2005, l'entretien du « Pourquoi pas » était assuré par un groupement d'entreprises Navtis, basé à Brest.

Si la décision d'IFREMER est conforme au droit français et au droit européen on ne peut que s'étonner de ce type de mise en concurrence à la sauce libérale organiséepour une large part sur le dumping social prive les entreprises locales et leurs salariés d'un mois de travail sur un navire totalement financés par l'Etat.

 

Il y a sans doute à imaginer d'autres approches en terme d'appel d'offre qui valorisent les savoirs faire et les compétences de nos territoires.

 

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 10:10

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Le PCF Morlaix était à l'origine d'une formation d'élus et de militants sur la réforme territoriale ce samedi 31 janvier à Pont de Buis. Joan Espegel (formateur du Cidefe et militant PCF-Front de Gauche en région parisienne), Viviane Flatreau (formatrice de la CGT Territoriaux), et Florence Gourlay (maître de conférence à l'UBS) ont décrypté les enjeux de la réforme territoriale et de l'aménagement du territoire breton devant une trentaine d'élus (Morlaix, Plouigneau, Plouégat-Guerand, Brest, Douarnenez, Landerneau, Rosporden, Douarnenez, Landivisiau), d'anciens élus et de militants PCF et Front de Gauche de tout le département. Une formation très riche et diversifiée qui a permis de percevoir la logique et les conséquences perverses de la réforme néo-libérale des collectivités mise en place par le PS et la droite, afin de remettre en cause l'égalité républicaine des territoires au profit du dogme du moins d'engagement public et d'une vision du territoire comme champ de concurrence.  

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 07:38

 

Départementales 2015

Propositions de la Commission Maritime du PCF 29

Les élections départementales du mois de mars 2015 sont l'occasion de présenter, faire connaître et de mettre en débat quelques unes des proposition que le Parti Communiste avance pour soutenir et développer l'économie maritime dans le département.

Le Conseil Général tient un rôle tout à fait essentiel et singulier dans ce domaine en gérant notamment de très nombreux ports.

Il est donc important que les candidats du Front de Gauche et notamment les candidats communistes fassent entendre leur voix dans ce dossier touchant à la pêche, la construction et la réparation navale, la plaisance, le transport de passagers, le transports maritime, la gestion des espaces portuaires

Rappelons que seuls trois ports en Bretagne sont sous la responsabilité de la Région Saint Malo ; Lorient et Brest. Tous les autres ports importants sont des ports départementaux. Les ports de moindre importance ont été concédés aux communes.

 

Le Conseil général est responsable de la gestion de 15 ports Finistériens : 

• Les ports de pêche de Cornouaille : Douarnenez, Audierne, Saint-Guénolé, Le Guilvinec, Loctudy, Lesconil et Concarneau ;

• les ports de desserte des îles : île de Sein, Molène, Ouessant, Le Conquet, l’île de Batz, Roscoff-Vieux port ;

• le port de Roscoff-Bloscon (pêche et commerce) et le port de commerce du Corniguel à Quimper.

 

Pour information

 

Etude stratégique de développement des ports départementaux.

Pour accompagner les acteurs des filières maritimes et soutenir l’économie portuaire face aux mutations économiques,sociales et environnementales, le Conseil général a décidé de mener une étude stratégique de développement des ports départementaux afin de réinterroger les modes de gestion des ports avant le renouvellement des concessions prévu fin 2017.

Cette étude se fera en plusieurs étapes. Elle associera les partenaires des différentes filières en lien avec les autres réflexions en cours : livre bleu du nautisme (2015-2020) co-piloté par le Conseil général et Nautisme en Finistère.et en cohérence avec les différentes politiques publiques mises en œuvre (Europe, Etat et Conseil régional et autres collectivités).

Les étapes et le calendrier de l’étude  

Les étapes seront les suivantes :

• Réalisation d’un diagnostic prospectif du développement des différentes filières (pêche, plaisance, services,

commerce),

• Analyse et bilan des délégations de service public

• Définition d’une stratégie de développement de ces ports et proposition des scenarii de gestion pour l’avenir dans un souci de cohérence territoriale.

Calendrier :

• De janvier à juin 2014 : diagnostic économique et prospectif

• De janvier à juin 2015 : phase de présentation des scénarios

Les partenaires :

Sont associés aux instances de suivi de cette étude, des représentants des usagers, des professionnels des ports,des personnes ressources, des acteurs institutionnels, des élus, des représentants des filières, .

Nous pourrions concentrer nos interventions sur cinq sujets : 

La gestion des ports départementaux

la coopération entre les ports

Les ports un secteur industriel de premier plan

La place du transport maritime local dans la stratégie multimodale

pêches, aquaculture, productions marines ;  accompagner les mutations

Pour une gestion publique des ports seule garantie d'un développement équilibré.et pérenne

L’étude stratégique dont il est fait état dans ce document a été commandée par le Conseil Général du Finistère dans le cadre du renouvellement des concessions de gestion portuaire qui doit intervenir dans 3 ans.

Le constat qui s'impose presque partout est celui d'une gouvernance territorialement morcelée. La gestion des ports et de leur équipements est éclatée selon les cas entre plusieurs acteurs CCI, Département, Région, Commune, associations. Il est difficile, malgré les Conseils portuaires qui n'ont pas de pouvoirs opérationnels, de conduire des politiques de développement claires et solidaires.

Il est temps que la puissance publique -Commune, Département entre autres- reprenne en main la gestion des ports et de leurs équipements. Nous proposons donc que les ports soient gérées par des Sociétés d' Economie  Mixte (SEM) à capital majoritairement public (Commune, Département Région ) accueillant au sein du Conseil d’Administration tous les acteurs locaux. 

Leur périmètre est à étudier au cas par cas. (Une SEM par port ? Une SEM pour un ensemble de ports ?...)

 

Pour un développement solidaire, harmonieux et non concurrentiel. Synergies portuaires

D'une certaine manière pour ne pas dire d'une manière certaine les ports sont en concurrence entre eux dans le département et bien sur au delà. On le lit par exemple dans un article récent du Télégramme consacré aux inquiétudes de l’interprofession du port de Lorient qui revendique depuis plusieurs années l'utilisation de la forme de radoub de la DCNS regrettant que les chalutiers de la SCAPECHE soient entretenus à Concarneau, faute de place.

Il n'est pas assuré que cette approche concurrentielle soit une solution d'avenir. La gestion concertée des outils portuaires, de Lorient à Brest ou à tout le moins de Lorient à Douarnenez est une option à étudier. Les ports de Lorient, Concarneau, Le Guilvinec et Douarnenez disposent de moyens publics et privés de levage,  réparation et d'entretien de taille et de fonction diverses dont il faudrait organiser la complémentarité 

La création d'une structure de gestion intégrée de type interprofession des Ports de Bretagne Sud, du Pays Bigouden e de l'Iroise est une hypothèse à mettre en débat et à étudier.

Il en est de même pour les secteurs de la pêche et de la plaisance où il faut la aussi échapper à la logique « du marché » du moins disant, du plus offrant, où chacun tente de tirer son épingle du jeu pour se tourner résolument vers une gestion concertée et régulée des activités.

 

3) Préserver, développer, Valoriser utiliser le plus finement possible, les outils industriels

En Bretagne, la filière industrielle navale -construction, réparation, entretien ; avitaillement, mécanique  Energies Marines Renouvelables (EMR), Offshore, formation etc...- représenterait 20 000 emplois  selon les données de Bretagne Pôle Naval (BPN) regroupés pour l'essentiel sur les sites de Lorient,, Concarneau, Le Guilvinec, Douarnenez, Brest, Saint Brieuc et Saint Malo.. On en mesure toute l'importance quantitativement et qualitativement.

C'est un secteur à promouvoir , à développer et à défendre en tout premier lieu.

Il faut cependant mailler les compétences et les savoirs faire, les lieux de formation et de recherche répartis sur le territoire comme nous le détaillons au point 2. Par exemple deux pôles EMR sont en cours de constitution Brest et Lorient. Ne les opposons  pas  

Imaginer de nouvelles filières :

Si la filière EMR semble aujourd'hui assurée il reste (!) encore des pistes à explorer. La déconstruction des navires et la construction de navires de nouvelle génération en font partie. 

Il n'est pas très utile de détailler ce que pourrait être la filière déconstruction-valorisation, au vaste gisement local, national et Européen.

 

Par contre la mise à l'étude et la construction de navire d'un type totalement nouveau est à soutenir sérieusement. Cette démarche est à mener de front avec le renouvellement de la flotte de pêche aujourd'hui largement obsolète et même dangereuse. Le sujet est vaste qui concerne la conception de nouvelles unités, leur type de propulsion, les matériaux de construction, le recyclage en fin de vie. A noter que ce sujet intéresse aussi la flotte de plaisance. Il existe au sein des entreprises, dans les laboratoires universitaires des unités de recherche et développement travaillant sur cette question (Kairos par ex à Concarneau). Plusieurs expérimentations sont en cours (A Paimpol ; Etel, Concarneau)

 4) Les ports maritimes éléments forts d'une stratégie multimodale du transport

On l'a oublié, bien sur, mais tous les ports du Finistère ont été peu ou prou des ports de cabotage et de bornage. Certains le sont encore comme Quimper Corniguel, Roscoff.ou Brest.  On notera aussi dans Côtes d'Armor,  Tréguier, Pontrieux, Lézardrieux,

Ce mode de transport a pratiquement disparu en France – comme le rapport fluvial qui si il n'a pas disparu s'est fortement contracté. Ce n'est pas le cas dans d'autres pays d'Europe.

Stimulée par son intérêt environnemental, moins polluant que la route et le fret aérien, le transport maritime desservant les territoires  à partir de grands ports ou assurant le trafic en interne n'est plus considéré comme  une hypothèse folklorique.

On notera par exemple que Petit Navire à Douarnenez organise à partir  de Nantes la livraison hebdomadaire de 2 containers de 20 ou 40 pieds de produits congelés traités sur le site de Pouldavid et opèrent  de 10 à 15 conteneurs par semaine de produits finis. en provenance d'Afrique et diffusé en Europe. Les caisses sont déchargées au terminal de Montoir de Bretagne (Grand Port Nantes Saint-Nazaire) et acheminées par camion à Douarnenez pour les produits congelés et sur la base logistique de Quimperlé pour les produits finis.

Il est possible de mettre à l'étude ,à partir de cet exemple qui en appelle bien d'autres si l'on veut bien se pencher sur la question, l ’organisation des transports maritimes d'éclatement des marchandises importées ou de circulation des marchandises en internes et de recourir au cabotage.

 

En parallèle,la multimodalité mer/fer : la Région Bretagne s'est fixée des objectifs ambitieux sur la multimodalité mer/fer : amélioration des accès terrestres et du transport ferroviaire pour faciliter l'accès aux ports et encourager les échanges longues distances par la mer.

 

5) Accompagner la mutation des activités halieutiques

La situation  de la filière pêche se détériore année après année dans le département. Il n'est que de comparer les documents statistiques limités à la dernière décennie (2005/2015 par ex) pour mesurer l'ampleur du saccage et la violence du tsunami qui engloutit toute la pêche et notamment la pêche industrielle.

Les causes de cette mutation sont en fait difficile à démêler. Le dossier, très technique, est complexe, embrouillé à l'envi, géré à la fois par l'Europe (Politique Commune des Pêches) les Etats ; les Régions et les Organisations de Producteurs, parfois dans la plus totale opacité. Ce n'est pas notre propos de tenter d'y voir plus clair, dans ce document.

Il y a par contre urgence à proposer un certain nombre de mesures pour préserver la filière pêche et accompagner un secteur en pleine mutation. L'enjeu est d’importance qui concerne, les savoirs faire, l' emploi, ( 1 emploi en mer c'est entre 3 et 5 emplois à terre) l'aménagement du territoire, les besoins alimentaires, l'indépendance de nos approvisionnements.

Nos propositions s'articulent bien sur autour de la politique nationale du Parti et du secteur « Agriculture-Forêt- Pêche. Il s'agit donc avant de promouvoir et accompagner la création d'une filière pêche durable.

Encourager, accompagner les expérimentations de méthodes de pêche sélectives et de la bonne gestion de la ressource

mise en place d'outils financiers nouveaux de type CIGALES (Club d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale pour l' Epargne Solidaire ) ou coopératifs permettant de renouveler la flotte de pêche fraîche artisanale à partir d'un cahier des charges adapté. Re-mobilisation des banques mutualistes et des Caisses d'Epargne.. Il faut rappeler que l'Europe interdit désormais le financement public des bateaux neufs ou en refonte.

 

Aide à l' organisation de nouvelle formes de consommation de type  AMAP  « Adépad » Association pour le Développement de la Pêche Artisanale Durable » 

Pour la commission maritime du PCF 29, Dominique Gontier (Moëlan sur Mer)

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28 janvier 2015 3 28 /01 /janvier /2015 07:05
Une Vraie Gauche pour le Finistère
Départementales 2015.22 /29 mars 2015
José Le Guélaff et Marie-Pierre Coant candidats
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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 07:00

 

 

Plusieurs milliers de manifestants à Lannion contre un projet d'extraction de sable

Le Monde.fr avec AFP | 24.01.2015 à 14h04 • Mis à jour le 24.01.2015 à 14h09 

Des pancartes en référence au ministre de l'économie dont la décision est attendue très prochainement sur le projet contesté d'extraction de sable, lors d'une manifestation à Lannion le 24 janvier.

Entre 4 500 et 7 000 personnes, selon la police et les organisateurs, ont manifesté, samedi 24 janvier, à Lannion (Côtes-d'Armor) pour protester contre un projet d'extraction de sable coquillier dans la baie qui mettrait en péril, estiment-ils, l'écosystème et la pêche.

De nombreux élus participaient à cette manifestation familiale et bon enfant, derrière une grande banderole « Non à l'extraction de sable en baie de Lannion ». Les élus de Lannion Trégor Communauté sont opposés à ce projet, de même que plusieurs parlementaires de la région. La députée de la circonscription, Corinne Erhel (PS), a annoncé lors de ce rassemblement une table-ronde sur ce projet « d'ici une quinzaine de jours » au ministère de l'économie.

Lire aussi : La Bretagne en lutte contre l'exploitation du sable des dunes

« Non à Macron, oui au lançon », pouvait-on lire sur des pancartes, en référence au ministre de l'économie, dont la décision est attendue très prochainement sur ce dossier contesté, ainsi qu'à ce petit poisson (lançon), très présent sur le site envisagé et qui attire les bars, lieues et autres raies, de même que les nombreux oiseaux de la réserve ornithologique voisine des Sept Iles.

UN PROJET REVU À LA BAISSE

Les marins-pêcheurs, en ciré jaune, étaient également très présents à ce rassemblement, organisé par Le Peuple des dunes, un collectif d'une cinquantaine d'associations et d'organisations professionnelles, selon lequel ce projet menacerait à court terme entre 160 et 450 emplois dans les secteurs de la pêche, la mytiliculture et le tourisme notamment.

De son côté, la Compagnie armoricaine de navigation (CAN) a annoncé avoir revu à la baisse son projet devant l'hostilité suscitée. Déposé en 2010 après enquête publique à l'issue de laquelle le commissaire enquêteur avait rendu un avis favorable, le dossier attend la réponse du ministre de l'économie, auquel revient la responsabilité d'accorder ou non la concession minière. « Accorder le permis contre l'avis des élus du Trégor constituerait un déni de démocratie », avait souligné lors de ses vœux Joël Le Jeune, président de Lannion Trégor Agglomération, qui suggère à la CAN d'aller chercher ce sable calcaire plus au large, comme le font les Britanniques.

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2015/01/24/plusieurs-milliers-de-manifestants-a-lannion-contre-un-projet-d-extraction-de-sable_4562898_3244.html

 

Voir aussi, sur le Blog du Homard Enchaîné de notre ami Pierre-Yvon Boisnard: 

Emmanuel Macron, ancien banquier d'affaires, ministre du Budget, choisi par un président élu pour lutter contre la finance qui gangrène notre société disait-il, doit rendre sa décision. Qui va l'emporter, la raison ou le business, va-t-il faire plaisir à ses copains ? Une chose est sûre, avec cette extraction massive de sable coquillier en baie de Lannion, la dune ne régenérera pas. 

 

 Le Diben samedi 24 janvier 2015

  Ile de sein et Douarnenez étaient de la manifestation. 

   

La manifestation organisée par "Le Peuple des Dunes", a rassemblé des pêcheurs, des amis des oiseaux, des associations de protection de l’environnement, des clubs de plongée, des clubs de plaisanciers, des comités de conchyliculteurs, des citoyens… et bien sûr quelques élus, les médias eux aussi étaient au rendez-vous.

Album photos

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 07:41
Message de la CGT Doux à  Emmanuel Macron.

 

Châteaulin, le 23 janvier 2015,


Monsieur le Ministre, vous venez de passer quelques instants dans un atelier de notre entreprise. Vous avez sans doute pu vous rendre compte de la raison pour laquelle les représentants du personnel sont fortement motivés par la question des conditions de travail, d’hygiène et de sécurité.

Vous y avez passé quelques instants, imaginez ce que c’est d’y passer toute une vie, à toute heure du jour et de la nuit, et malgré tout de tenir à cet emploi, dont la période récente que vient de vivre notre groupe a montré la précarité.

Nous ne vous disons pas cela pour vous arracher une larme, mais pour vous faire comprendre la nécessité de préserver des institutions qui ont mis du temps à s’imposer dans les entreprises, les CHSCT et une médecine du travail dotée de moyens de prévention et non pas seulement de mise à l’écart des travailleurs usés, avec un licenciement pour inaptitude à la clé (350 licenciements pour inaptitude tous les 4 ans d’exercice tous sites Doux confondus).

Nous espérons qu’après ce passage dans l’atelier, vous comprenez mieux ce que veut dire « pénibilité », et que l’accord a minima signé par les partenaires sociaux sur le « compte pénibilité » n’échoue pas sur la grogne du patronat : celle-ci ne doit pas vous impressionner.

Nous vous disons aussi cela pour que la BPI, banque publique, puisse jouer son rôle de financement d’investissements dans l’amélioration des conditions d’hygiène, de sécurité et de travail, même si ceux-ci n’ont pas une rentabilité financière immédiate : leur rentabilité sociale et humaine ne fait pas de doute.

La loi qui porte votre nom comporte, à nos yeux, des menaces sérieuses sur les instances représentatives du personnel, qui seraient un obstacle à la compétitivité des entreprises et au final un frein à l’emploi.

Nous qui revenons de loin, après la mise en redressement judiciaire des sociétés de notre groupe, nous pouvons vous assurer que le dialogue social ne peut exister que dans le respect des IRP et de leur prérogatives, d’information, de consultation et de représentation des intérêts des salariés.

Nous avons connu un avant où le dialogue social était un vain mot, et un après où nous pouvons vous assurer que, même si on n’est pas toujours d’accord, ce n’est pas, loin de là, un obstacle au redressement de l’entreprise, alors que le contexte économique a complètement changé, avec la disparition des aides européennes. La qualité des produits et la productivité dépendent aussi de la qualité de vie au travail et de l’ambiance dans les ateliers et services.

Mais le dialogue social ne doit pas dépendre que du bon vouloir des employeurs, il doit avoir un cadre légal, qui existe et qu’il serait mal venu de voir remis en cause par un gouvernement issu pour une grande part du vote des salariés.

Nous voulons aussi évoquer rapidement l’importance de la formation tout au long de la vie. Celle-ci a été pratiquement absente de notre Groupe et ce sont nos camarades licenciés en 2012 et 2013 qui en ont subi les conséquences. Et cette absence de formation, qui pénalise la recherche d’un nouvel emploi, n’a pas concerné que les ouvrières et ouvriers sur chaîne ; nous avons l’exemple d’un comptable de 56 ans, qui n’a connu que les méthodes du Groupe, qui est considéré comme inapte à retrouver un emploi dans sa profession et à qui l’on propose d’aller cueillir des tomates sous serre. Ce n’est pas que nous considérons cet emploi comme dégradant, mais nous nous indignons de ce gaspillage de compétences qui trouve son origine dans la négligence passée, dont nous ne voulons plus.

Enfin, nous voulons attirer votre attention sur le fait que la poursuite de l’activité de notre Groupe a été possible grâce à des investisseurs financiers, dont nous savons qu’ils ne sont pas là pour rester : lorsque l’heure sera venu de leur désengagement, nous espérons que les pouvoirs publics, conscients de l’importance de notre entreprise pour l’emploi en Bretagne, pour l’ensemble de la filière volaille et pour les exportations de la France, sauront veiller à trouver une solution durable avec un projet industriel d’avenir. Là encore une institution comme la BPI doit pouvoir être mobilisée pour éviter que les entreprises ne soient l’objet de spéculations permanentes et hasardeuses.                                          

 

Pour la CGT DOUX

Raymond GOUIFFES

Délégué syndical central CGT

 

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 20:03

 

Lundi prochain 26 janvier deux rassemblements syndicaux sont prévus dans le Finistère, contre la Loi Macron de régression sociale, au moment de son passage à l'Assemblée Nationale,

 

A Brest à Midi devant la sous Préfecture

 

A Quimper à Midi devant la Préfecture

A Morlaix à Midi devant le Préfecture

 

 

Appellent d'ores et déjà : la CGT, SOLIDAIRES,  la FSU, peut-être FO ...
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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 08:21

Forum de la mer (Lorient 17/01/15)

Table ronde : « pêche et aquaculture défi alimentaire,

 écologique, social et économique »

 

Ouverture par JL Mélenchon

Comment penser une « relance écologiquement responsable » ? Paradoxe, défi qui suppose une part de décroissance nécessaire de certains secteurs àl’économie de la mer pourrait constituer le « volant d’entraînement » de cette relance. La politique de l’offre est par définition incompatible avec la mer.

Ce thème (l’éco de la mer) est de + en + récupéré par d’autres formations politiques, notamment le FN. « Gramsciens, nous construisons des hégémonies culturelles, nous essayons de faire avancer des idées, nous ne récupérons rien, nous cherchons à être récupérés. »

2 événements récents :

- 2013 : 1er année où pêche < aquaculture ; changement majeur, un peu comparable au passage de la cueillette à l’agriculture.

- Déclaration de la FAO il y a quelques jours seulement : avec 9 Mds d’humains, il va falloir 60% de ressources alimentaires en + dans les années à venir.

        à C’est bien la preuve qu’il est impératif de nous réapproprier le temps long sur ces sujets. 

1er débat :

Table ronde « pêche et aquaculture défi alimentaire, écologique, social et économique »

Charles BRAINE, secrétaire nationale de la Plateforme de la petite pêche artisanale française

Robert BOUGUEON, ex-président du comité des pêches du Guilvinec, président de l’Association PESCA

Hervé BALUSSON, PDG d’Olmix, initiateur du groupement ULVANS de valorisation des algues

Alain CADEC, député européen UMP, président de la Commission Pêche du Parlement européen

Nicolas MAYER, animateur de la commission Mer du Parti de Gauche

 

Pêche : prod° annuelle = 90 millions de tonnes

UE = 90 000 navires de pêche, 3e prod° mondiale

 

Robert Bouguéon, ex pdt du comité des pêches du Guilvinec :

La pêche est dans une situation catastrophique. Les bateaux et les marins disparaissent. Aujourd’hui on ne peut plus acheter un bateau : il faut d’abord aller voir si on peut avoir des quotas, puis aller voir un banquier. Les quotas européens sont distribués à la nation puis aux régions puis ils sont liés aux bateaux. Les O.P. (organisations de producteurs) se sont accaparé les quotas.

Charles Braine, représentant de la petite pêche artisanale :

Il y a des quotas car notre capacité de pêche est bien plus importante aujourd’hui que ne le permet la ressource. Ils sont nécessaires car sinon on la détruirait.

Le droit à pêcher est très cher ; il fonctionne un peu comme pour les taxis - même si ce n’est pas officiel. Par ex, pour un tout petit bateau qui vaut 5000 euros, il sera vendu 40.000 si on peut pêcher avec.

Les représentants de la pêche disent toujours que les écolos / les assos sont catastrophistes, mais sur les quais, les marins disent tous que la ressource a beaucoup baissé.

Le système des criées est un système d’enchères, le marin n’a aucune prise dessus. Ex il découvre après enchères que son kilo de maquereaux a été vendu 0,5 euro ou… 3 euros !

L’autre solution, c’est la vente directe. C’est plus long mais c’est mieux, ça marche, et un pêcheur peut vivre avec 60/70 kg de poisson / jour. Cependant, ceux qui choisissent ce mode de vente se voient accuser par les autres pêcheurs de faire du black, de ne pas jour collectif…

L’indicateur important, celui qu’on devrait avant tout considérer,  c’est le nombre d’emplois au millier de tonnes débarquées. Aujourd’hui, il y a une course folle à la puissance des bateaux, des sonars, des chaluts (sans augmentation de la sécurité pour les marins par contre).  On montre beaucoup les cartes postales qui comparent Concarneau en 1915 (400 bateaux) et 2015 (3 bateaux) mais il faut bien voir que ces 3 bateaux débarquent autant de sardines que les 400 d’avant !

 

Alain Cadec, député européen UMP, président de la commission pêche au parlement européen :

La pêche européenne représente 25% de la conso de poisson en Europe : on importe 75%. La pêche est la dernière activité de « cueillette » au monde aujourd’hui !

Les Anglo-Saxons pèsent très / trop lourd dans les décisions de l’UE ; ce sont eux qui décident…

Pb de la directive « 0 rejet » = « obligation de débarquement » : les pêcheurs devraient rapporter tout ce qu’ils pêchent, or c’est inapplicable ; les bateaux ne sont pas adaptés.

 

Nicolas Mayer, animateur de la commission Mer au PG :

Les quotas sont basés sur les pêches de l’année précédente. Or il faut des « plans pluriannuels » pour organiser les choses, sinon c’est trop fluctuant. Aucune entreprise ne peut vivre sans savoir quelles conditions lui seront appliquées l’année d’après…

La flotte français = 7000 navires. Près de 30 ans de moyenne d’âge (une des plus vieilles d’Europe)

Depuis 1983, l’UE essaie de juguler la puissance de pêche (en fixant une jauge max ce qui est stupide, car alors la seule variable d’ajustement si on veut pêcher un maximum c’est de réduire les espaces de vie des marins). Comme la flotte est ancienne, de grosses unités viennent se replier sur la bande côtière or c’est une zone sensible et une nourricerie.

à Il faudrait que les zones de pêche correspondent aux types de bateaux

à Il faut moderniser notre flotte :

- pour pêcher mieux, pas +

- Pour + de sécurité des marins  

 

Hervé Balusson, PDG d’Olmix (valorisation des algues) :

Société créée il y a 20 ans. Elle récupère les algues vertes (très anciennes, et très riches), elle les presse. Les molécules intéressantes sont récupérées pour faire des antibiotiques par ex ou encore pour le traitement du cancer du colon. Le reste, la biomasse, est travaillée pour en faire ressortir les protéines. Les algues sont pleines de protéines, mais elles ne sont pas digestes ; il faut les rendre digestes. Elles sont travaillées par des enzymes pour en faire ressortir les protéines, transformées en compote, mélangées à de l’argile… A partir de là, elles peuvent servir de nourriture pour les porcs, vaches, etc., et pour l’aquaculture (d’habitude l’aquaculture est une aberration écologique : on broie en Amérique du Sud des poissons pêchés au large de l’Afrique de l’Ouest ou ailleurs … pour nourrir des poissons chinois !)

Les lobbies (notamment pharma) sont tellement puissants qu’il était impossible de faire quoi que ce soit en Europe à a développé sa société vers l’Indonésie.  Aujourd’hui, travaille à nourrir dindes, cochons, etc. sans antibiotiques. Tilly Sabco relancé grâce à cela.

 

Nicolas Mayer, animateur de la commission Mer au PG :

Il faut sortir de la logique sectorielle, penser le « co-développement » de la mer : ferme d’éoliennes + pisciculture + culture d’algues + culture de moules de bouchot…

Pour qu’une crevette gagne 1 kg, il lui faut de 1 à 7 ( !) kgs de farine de petits poissons broyés, qui auraient souvent été consommables, et sont pêchés sans aucune norme au large de la Guinée ou du Pérou…

 

Charles Braine, représentant de la petite pêche artisanale :

1 emploi en mer = 5 emplois à terre pour la pêche artisanale.

Pb : les armements industriels font la pluie et le beau temps et viennent de plus en plus souvent piller la bande côtière.

Un territoire : la terre + la mer. Le pb de la baisse de la ressource vient aussi de ce qui se fait à terre (tourisme, bétonnage…).

A Lorient la pêche = 3000 emplois induits environ.

Le Nord pille le Sud, et notamment l’Afrique. Le colonialisme perdure en mer.

La mer est accaparée par les grands groupes pétroliers, qui sont souvent financeurs d’assos et de groupes apparemment écologistes. Monsanto s’intéresse beaucoup à l’aquaculture…

 

Hervé Balusson, PDG d’Olmix (valorisation des algues) :

Dans le monde on consomme 20 millions de tonnes d’algues /an.  17 millions en Chine, 60.000 tonnes en France.

 

 

Compte rendu par Julien Kerguillec (Parti de Gauche, Front de Gauche pays de Morlaix)

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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 08:13

 Hôpital de Douarnenez. Près de 1 500 personnes ont défilé à Quimper
        http://www.ouest-france.fr/hopital-de-douarnenez-pres-de-1-500-personnes-defilent-quimper-3121993

 

Pendant qu'une délégation de six personnes a été reçue par le directeur de cabinet du préfet, près de 1 500 personnes ont défilé, samedi matin, dans les rues de Quimper.

« Tous à Quimper pour défendre l’hôpital de Douarnenez ! » Arrivés samedi matin de la cité penn-sardin, du Cap Sizun, du Porzay, du Haut-Pays bigouden et de la Presqu’île de Crozon, près de 1 500 manifestants, élus, médecins, soignants, citoyens, ont bravé les giboulées quimpéroises à l’appel du comité de soutien.

« Touche pas à mon hosto »

Début décembre, ils étaient déjà 4 500 à défiler dans les rues de Douarnenez, derrière l’unique banderole unitaire « Touche pas mon hosto », pour contester la décision de l’Agence régionale de santé (ARS) de fermer la chirurgie ambulatoire de cet hôpital de proximité.

L’ARS invoque une pénurie conjoncturelle de médecins anesthésistes. Le comité de soutien, lui, estime légitime une clause d’exception dans le Schéma régional d’organisation des soins (Sros), qui permettrait de recruter un anesthésiste, spécialement à Douarnenez et non au sein du Bloc opératoire de Cornouaille (Boc).

« L’hôpital de Douarnenez le mérite, car il est très bien proportionné à la dimension du territoire de santé et à sa population (entre 50 000 et 100 000 habitants) ! »

D'autres vidéos : ici

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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 07:29
Appel de l'association: Landivisiau doit dire non à la centrale
manif Landi doit dire Non
Nous vous rappelons l'action de dimanche 18 janvier 2015, c'est à dire une balade sur le site prévu de la centrale. Prévoyez vos bottes ou chaussures de marche.
Un pique nique est prévu, à l'abri dans un hangar à proximité du lieu.
Pensez à vos victuailles à partager.
Si vous avez des tréteaux et des chaises pliantes (ou pas), apportez les également.
Alors rendez-vous à 11 heures, au rond-point du Drennec à Landivisiau (non loin du site prévu de la centrale en direction de Plouvorn).
Nous comptons sur vous !
Landivisiau doit dire non à la centrale
 Association loi 1901 à direction collégiale
 nonalacentrale.landivisiau@gmail.com
http://www.nonalacentrale-landivisiau.fr

Le lundi 12 janvier 2015, la préfecture du Finistère a publié les avis et conclusions de la commission d’enquête sur son site internet.

 

Sans surprise, la commission d’enquête, à la majorité de ses membres (quatre voix pour et une voix contre), a émis un AVIS FAVORABLE à la demande d’autorisation d’exploiter une installation de production d’électricité à cycle combiné gaz, zone d’activités du Vern à Landivisiau. 


http://www.nonalacentrale.fr/?p=6361

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