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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 18:59

  

Amplifier la mobilisation pour l’emploi, l’industrie, les territoires.

 

La situation dans les secteurs industriels de la Bretagne ne cesse de s’aggraver. C’est quasi quotidiennement

qu’une annonce de suppressions d’emplois vient se rajouter aux précédentes.

Pour autant, les pouvoirs publics peinent à trouver des solutions pour éviter le pire.

Depuis plus d’un an, les organisations syndicales, dont la Cgt, ne cessent d’alerter le gouvernement,le Président de la République, sur l’aggravation des filières qui sont supposées être les pans del’économie bretonne.

Le 10 juillet 2012, La Cgt s’est exprimée, devant le Medef de la région à Brest, sur la catastropheéconomique et sociale, prévisible à l’époque, réelle aujourd’hui.

Le 9 octobre, une manifestation était organisée à Rennes pour mobiliser les salariés sur les enjeux del’industrie.

La riposte s’organise dans les entreprises, telles que Psa, Alcatel, Doux, Marine harvest, Tilly, Gad,Boutet Nicolas, ...

Devant l’absence de réponse, les salariés sont de plus en plus exaspérés de ne voir rien venir endehors du licenciement.

La Cgt ne peut pas se satisfaire de la méthode du gouvernement qui consiste à toujours reporter les échéances en laissant à chaque fois des salariés en dehors des entreprises.

Chez Doux, 28 salariés sur les plus de 1 000 licenciés en 2012 ont retrouvé un emploi en CDI !!!!

Cette politique, qui consiste à attendre que les salariés soient licenciés pour que l’Etat les prennent en charge, est une aberration qui déresponsabilise les employeurs.

Les chefs d’entreprises sont à pointer du doigt dans la situation. La recherche du profit permanent, par l’aggravation des conditions de travail, la baisse du coût du travail, et la chasse à l’argent public, ne

peut conduire qu’à une impasse.

Leur attitude aujourd’hui, qui consiste à s’organiser à partir de la lutte des salariés est honteuse, car ils profitent bien des salariés en détresse pour exiger toujours plus d’allègement, tant sur les taxes que sur les cotisations sociales.

N’en ayant jamais assez, il est pour le moins surprenant que dans des sites qui sont maintenus, ils font appel à de la main d’oeuvre étrangère, comme chez Gad à Josselin, où 160 roumains travaillent actuellement. Pour les employeurs, la concurrence entre les salariés, est un moyen d’augmenter les profits. En témoignent également le niveau des salaires de nos voisins allemands.

La Bretagne n’est pas une zone franche, bien au contraire, elle a du potentiel à la condition que les intérêts qui priment dans les stratégies d’entreprises ne soient pas uniquement l’argent.

Il est une évidence, les salariés et les entrepreneurs, éleveurs, agriculteurs,… ne sont pas dans le même bateau, même s'il y a beaucoup d’inégalités chez les employeurs. Les plus gros ont aussi de l’appétit pour leurs congénères plus petits.

 

Les grandes surfaces, les dirigeants des grands groupes, n’ont rien à faire dans une lutte pour le maintien de l’emploi, puisque ce sont eux qui décident de licencier. La Cgt va poursuivre son action pour faire valoir ses propositions, dans les filières et les entreprises.

Ces propositions visent à redonner du sens aux activités économiques pour répondre aux besoins des

populations de manière durable.

La mobilisation doit se poursuivre, avec une implication plus importante des salariés, celles et ceux qui sont dans la tourmente, et plus largement celles et ceux qui constituent le monde du travail.

La Cgt va proposer, aux organisations syndicales, aux salariés, retraités, demandeurs d’emploi, des temps forts de mobilisation sur la région dans la période qui s’ouvre pour que l’emploi soit au coeur des luttes à venir et pour que la Bretagne, reste sur l’ensemble de son territoire, une terre où chacun peut vivre et travailler avec une industrie diversifiée, tournée vers l’avenir, mais ancrée sur ses savoirs faires et ses compétences.

 

Le Secrétaire du Comité Régional



Thierry Gourlay

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 18:55

" Lors de la réunion qu'elle même avait tenue à Carhaix le 14 juin 2013, l'Alliance Front de Gauche du Pays de Châteauneuf et du Poher s'était résolument opposée au démantèlement de l'agro-alimentaire dans le Finistère,
et avait souligné que d'autres voies étaient possibles pour préserver les emplois autour d'une agriculture bretonne indispensable à notre territoire, préserver la souveraineté alimentaire tout en améliorant les conditions de travail des salariés, réorienter si nécessaire l'activité de manière à répondre aux besoins sociaux en matière de santé publique, de qualité de l'alimentation, de préservation de l'environnement.
L'Alliance Front de Gauche exprime donc son plein soutien à l'initiative du Maire de Carhaix de créer un Comité de soutien pour le maintien de l'emploi à Marine Harvest et dans le Poher. Elle appelle la population dans son ensemble à rejoindre cette initiative, et à prendre part à la réunion publique organisée ce vendredi 18 octobre à 18 heures à l'espace Glenmor de Carhaix. "

 

bandeau Front De Gauche



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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:13

 

AGRICULTURE

 

   

GROUPE DES ÉLUS COMMUNISTES

 

Le feu en Bretagne? Mais pour quelle politique?

 

Réflexion de Gérard Lahellec sur la situation de l'agroalimentaire en Bretagne

15 octobre 2013

 

Ecotaxe : réadapter le dispositif et clarifier l'affectation de ses ressources

 

En 2009, sous le gouvernement Sarkozy-Fillon, la loi Borloo instaurait l'écotaxe. Il y eut certes quelques agitations, mais des promesses furent faites et on se contenta de peu; on se contenta d'une exonération de la RN164 et d'une baisse de 40% du taux appliqué en infrarégional. En réalité, tel le régulateur à boules de la machine à vapeur qui fut inventé pour éviter l'explosion, le monde économique accepta! Point de toxin, ni de sirènes à incendie à l'époque! Point de banderoles, ni autres autocollants à une époque pas si lointaine pourtant!

Vint le moment de la mise en oeuvre du dispositif «écotaxe» sous le gouvernement de gauche. L'exécutif du Conseil régional se mobilisa, interpella le ministre et les parlementaires bretons et ne ménagea pas ses efforts pour obtenir une prise en compte de la spécificité bretonne. Une des propositions de la Région fut de faire passer le taux de réduction de 40% concédé sous la droite à 50%! Sur cette proposition, l'exécutif régional s'est trouvé seul, peu soutenu par certains acteurs patronaux qui craignaient qu'une telle disposition remette en cause la loi et ses grands équilibres! Contre toute attente, le dispositif fut finalement retenu et nous valut tout de même, il y a peu de temps, l'expression d'une reconnaissance pour le bon travail qui avait été fait. Rappelons aussi, que c'est sur la base d'un travail important de conviction que nous avons arraché l'exonération de l'écotaxe pour la collecte de lait et quelques autres mesures encore.

Mais fondamentalement, c'est vrai, ceci ne modifie pas le sens d'une loi dont le grand défaut est de taxer le secteur de production, que le transport ait été ou non, soumis lui même à l'écotaxe. Autrement dit, tous les chargeurs pourront payer même lorsque le transporteur ne paie pas de taxe à l'État.

C'est insuffisant et insatisfaisant? Sûrement. Le dispositif envisagé est pénalisant et alors de deux choses l'une : soit on le retire, soit on l'aménage. Le Conseil régional n'ayant pas pour vocation de se substituer aux débats parlementaires, il ne lui appartient pas de statuer sur le maintien ou non d'un dispositif adopté par le Parlement. Mais des dispositions immédiates doivent être prises notamment pour exonérer de cette taxe en pré et en post acheminement les camions que l'on met sur les trains ou les navires. Il faut aussi clarifier la manière dont seront affectées les ressources de l'État pour financer les grandes infrastructures régionales (routes, ferroviaires, portuaires). Il faut enfin, à minima, clarifier le dispositif et le rendre totalement transparent.

Mais aujourd'hui, les portiques sont devenus l'exutoire autour duquel se

rassemblent tous les mécontentements de manière totalement indifférenciée. Malheureusement, ce ne sont pas les portiques qui sont responsables de la crise dramatique que traversent nos filières de l'agro-alimentaire.

 

 

Crise dans l'agroalimentaire : nécessité de réorganiser les filières en posant le principe du « juste prix »

Bref, ce qui arrive à GAD illustre le déclin de la filière. Ce dont la filière a besoin, c'est d'une stratégie de long terme avec des prix rémunérateurs pour les producteurs. Certes, depuis 2004, les groupements de producteurs ont opéré des rapprochements ; mais, du côté de l'abattage-découpe, la surcapacité industrielle s'est accrue et désormais le dumping social orchestré par l'Allemagne attire les industriels de l'agroalimentaire français et met en péril la filière porcine française dans son ensemble. Après certains pays du nord de l'Europe qui ont fait le choix de concentrer leur activité industrielle par l'acquisition d'abattoirs allemands, ce sont désormais plusieurs centaines de camions qui quittent chaque jour notre pays pour emmener les porcs se faire découper outre-Rhin.

Dans cet emballement de la concurrence mondialisée, on s'achemine vers une concentration inédite des unités de production agroalimentaires. Sur les 180 abattoirs environ que compte la France, seulement 10 d'entre eux produisent plus d'un million de tonnes par an. L'Allemagne, le Danemark et l'Espagne qui sont les plus grands producteurs d'Europe ont déjà affaibli toute la filière française en raison de leurs abattoirs géants. Il est donc clair que dans un marché de plus en plus ultralibéralisé, symbole d'une mondialisation où la concurrence est terrible, le modèle productif breton paraît bien petit tandis que dans les zones de France, plus montagneuses et à plus faible densité, tel que le Massif Central par exemple, la production a aussi chuté d'un quart en dix ans.

A cette situation s'ajoute le fait qu'en France, les législations ont renforcé les pouvoirs de la grande distribution qui, en développant la compétitivité de ses propres abattoirs, met aussi la pression sur les prix des produits qu'elle achète. Ainsi, il y a eu la LME, loi dite de «modernisation de l'économie», qui a renforcé le plein pouvoir des centrales d'achats. Ce fut également une oeuvre du gouvernement Sarkozy Fillon, mise en application nous disait on, pour réduire les prix et donc pour améliorer la situation des consommateurs. Curieusement, le pouvoir d'achat des consommateurs ne s'est pas amélioré, mais instantanément la situation de l'économie bretonne s'est dégradée, au point d'obliger nos entreprises de production de l'agroalimentaire de la pointe bretonne à livrer 27 fois par semaine les centrales d'achat de la grande distribution, là où elles ne les livraient que 9 fois par semaine auparavant.

Le gâchis économique qui en résulte est supporté par le secteur de la production et, curieusement, on n'en parle plus aujourd'hui. On n'en parle plus aujourd'hui, comme on n'en a pas parlé quand la mesure se mettait en place. Pourtant, cette disposition est néfaste pour notre économie et aberrante du point de vue écologique, puisque contraire à l'optimisation et à la mutualisation des transports. Quand la LME fut mise en place, le feu fut allumé mais la substance ultra libérale de celle-ci allait bien à certains de ceux qui s'agitent aujourd'hui. On observera d'ailleurs que de cela, ils ne parlent plus; c'est tout simplement parce qu'ils l'ont acceptée!

Ce dont nous avons besoin, c'est d'un nouveau modèle socio-économique pour développer une économie de production, rémunératrice du travail, créatrice d'emplois et aménageuse des territoires.

Cela passe par une ambition publique nouvelle pour favoriser une nouvelle organisation des filières de production en posant d'emblée «le juste prix» de la rémunération des producteurs et des salariés, les ambitions de développement pour les territoires et l'exemplarité sociale.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 07:05

Extraction de sable en baie de Lannion. Les hôteliers écrivent à Montebourg

Dans un courrier adressé à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif (1), le Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs, le Synhorcat, s'oppose au projet d'extraction de sable coquillier en baie de Lannion (2). Il demande à être associé aux réflexions du gouvernement.

"Notre organisation professionnelle souhaite attirer votre attention sur la situation alarmante dans laquelle risquent de se trouver nos adhérents de la baie de Lannion, de Perros-Guirec à Morlaix, en raison d'un projet d'exploitation minière", écrit Didier Chenet, président du syndicat.

"Une véritable menace pour notre secteur"
"Sur cette côte, le tourisme constitue, en effet, une ressource essentielle. Il fait vivre des milliers d'entreprises, dont une grande partie d'hôtels, cafés, bars et restaurants employant des milliers de salariés et encore plus lors de la saison touristique. Aussi, le projet d’
extraction de sable coquiller à proximité de cette côte constitue-t-il une véritable menace pour notre secteur. Il aurait inévitablement un impact environnemental catastrophique sur le littoral, sa faune, sa flore et, par voie de conséquence, sur l'attrait touristique de notre baie, son économie. Et pour cause, de nombreux touristes viennent à ce jour, de tous horizons, jouir d’une rare nature encore préservée (deux zones Natura 2000, des ZNIEFF) en raison des activités liées à la mer (pêche, plaisance, plongée, promenades…) ou au caractère sauvage des lieux (réserve naturelle des Sept-Îles)".

"Nos professionnels sur place s'appliquent chaque jour à défendre cette nature essentielle à leur activité, cette nature qui, dans le passé, a dû faire face au naufrage de l’Amoco Cadiz et qui, aujourd'hui, lutte contre la pollution liée aux algues vertes. Ils se battent pour promouvoir leur région, lui donner les moyens d'exister".

"Un plan social de grande ampleur" redouté
"Ces professionnels sont inquiets de ce projet, ils redoutent une baisse de leur activité qui, elle-même, entraînerait à très brève échéance une importante perte d’emplois, un plan social de grande ampleur ! Nous avons appris qu’une réunion des parties prenantes était prévue à la mi-octobre et apprécierions d’y participer pour exprimer notre position et y défendre la sauvegarde de nos adhérents".

 

1. Avec copie à Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme.
2. Projet porté par la Compagnie armoricaine de navigation (groupe Roullier).

 

Tous les articles du Télégramme sur le projet d'extraction de sable

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/extraction-de-sable-en-baie-de-lannion-les-hoteliers-ecrivent-a-montebourg-15-10-2013-2269255.php

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 06:47

Communiqué de la Gauche Anticapitaliste 29, membre du Front de Gauche 29.

 

Suppression d'emplois à la pelle en Bretagne.

 Plusieurs centaines de salariéEs de l'agroalimentaire ont occupé ce matin l'aéroport de Brest avant d'entamer une opération escargot sur la nationale 12. Des milliers d'emplois ont été supprimés ces derniers mois : 1000 chez Doux, 900 chez Gad, notamment, avec la fermeture la semaine dernière de l'abattoir à Lampaul-Guimiliau dans le Finistère. 400 emplois sont menacés -CDI et intérimaires - chez Marine-Harvest, groupe norvégien qui a réalisé un bénéfice de plus de 120 millions d'euros en 2012.

Malgré ce résultat, la direction veut délocaliser les activités en Pologne pour augmenter les profits redistribués aux actionnaires. L'entreprise Tilly-Sabco menace , elle aussi, de réduire son personnel.

A chaque fois ce sont des salariéEs qui sont jetés à la rue, des familles sans solution d'avenir.

Le patronat est responsable de cette « hécatombe d'emplois » pour reprendre les termes d'une syndicaliste.

Il fait payer aux salariéEs tantôt une crise dont ils ne sont pas responsables, tantôt la recherche d'un profit maximum.

Les promesses du gouvernement de venir en aide à la filière agro-alimentaire et aux salariéEs licenciéEs sont pour l'instant restées lettre morte.

Alors que les licenciements chez Doux remontent maintenant à plusieurs mois, seuls 50 salariés sur 1000 ont obtenu un reclassement. Selon les syndicats, 8000 emplois sont menacés au total en comptant les emplois indirects.

Aussi, la seule solution pour ne pas mourir à petit feu c'est la mobilisation unitaire des salariéEs de tous les sites concernés. C'est pourquoi, la Gauche anticapitaliste, membre du Front de gauche, soutient la mobilisations en cours, et celles à venir, des salariéEs de l'agroalimentaire pour la défense de leur emploi.

Stop aux licenciements, aucun salariéE à Pôle emploi, maintien de l'intégralité de leurs droits sociaux.

 

Le 14 octobre 2013.

 

gauche-anticapitaliste.jpg

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 12:03
Brest. Manifestation des salariés de l’agroalimentaire, ce lundi, à l’aéroport
Économie dimanche 13 octobre 2013
Nadine Hourmant, samedi, lors de la manifestation contre les portiques ecotaxe, à Pont-de-Buis.

Nadine Hourmant, samedi, lors de la manifestation contre les portiques ecotaxe, à Pont-de-Buis. Ouest-France

Les syndicats CGT et FO agroalimentaire de chez Doux, de Gad et d’autres entreprises appellent à un rassemblement tôt, ce lundi matin, à l’aéroport de Brest (Finistère).

« Tous les salaries sont concernés, soutient Nadine Hourmant. On est tous dans le même bateau. » La syndicaliste fustige le discours du gouvernement après la chute de Gad, vendredi. « 87 personnes sur les 1 000 personnes licenciées chez Doux ont trouvé un emploi. Que le gouvernement arrête de nous dire n’importe quoi. Nous voulons du travail. Ils ont trouvé de l’argent pour les banques quand il fallait ! Et ils n’en trouvent pas pour l’agroalimentaire ? Nous n’avons aucune envie d’aller à Pôle emploi. Même si nos emplois sont difficiles, nous y tenons. Le boulot des élus politiques est bien d’accompagner, que l’argent aille pour moderniser l’outil et former les salariés. Et que nous puissions contrôler le parcours de cet argent. »

« Derrière Pôle emploi, le RSA »

Nadine Hourmant ajoute : « Derrière Pôle emploi, c’est le RSA… Je sais la détresse. Que les gens soient conscients de ce qui se passe. Il faut privilégier l’être humain. Qu’on arrête de nous jeter comme des mouchoirs. Et la ministre Marylise Lebranchu qui réagit le dernier jour pour Gad ! On ne peut pas digérer cela. »

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Brest.-Manifestation-des-salaries-de-l-agroalimentaire-ce-lundi-a-l-aeroport_40820-2238588_actu.Htm

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 06:34

Alcatel-Lucent : « une catastrophe sociale et industrielle »

 

Même s'ils le pressentaient, les salariés d'Alcatel-Lucent ont subi un choc brutal avec l'annonce de 10 000 suppressions d'emplois dans le monde et plus de 900 en France. Cette saignée de l'emploi industriel dans l'équipementier franco-américain s'ajoute aux 5000 postes déjà supprimés en 2013.

C'est une catastrophe sociale et industrielle pour les salariés et les familles des sites de Toulouse et de Rennes qui vont fermer. D'autres sites sont menacés comme celui d'Orvault, en Loire-Atlantique. Pour économiser 1 milliard d'euros, le PDG de la multinationale a donc annoncé un plan de bataille pour réduire les coûts fixes, ce qui dans la bouche d'un capitaliste veut dire licenciements, fermetures d'entreprises.

Au nom de la rentabilité, la mâchoire des actionnaires d'Alcatel-Lucent va se refermer et broyer la vie des salariés qui ont travaillé, mis leurs savoirs et leurs compétences au service d'une firme technologique française, à forte valeur ajoutée. Pour preuve, l'action de la multinationale a réagi à la hausse immédiatement suite à l'annonce du dépeçage industriel des vautours financiers.

Le PCF apporte sa totale solidarité aux actions des salariés d'Alcatel-Lucent et de leurs organisations syndicales. Ce n'est pas au coût du travail qu'il faut s'attaquer mais au coût du capital, aux profits des actionnaires.

 

Eric Corbeaux, responsable aux luttes au PCF

 

PCF Front de Gauche

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 19:14

Des salariés de GAD présents à Rennes pour manifester leur colère devant le comité d'entreprise ont été repoussés violemment par les CRS hier au pied de l'hôtel Mercure.

"Le Front de Gauche dénonce l'usage de la force contre des travailleurs qui ont tout lieu de se sentir trahis et méprisés par la CECAB, un groupe qui a fait le choix du licenciement massif de 900 salariés suite à de grosses erreurs de gestion qui lui sont imputables et alors que des solutions de reprises du site de Lampaul ont été proposées, celles-ci ayant été repoussées. 
La CECAB propose aujourd'hui des indemnités très insuffisantes aux salariés de Lampaul-Guimiliau.
Ceux-ci ne vont tout de même pas quitter sans se battre un emploi auquel ils ont voué plusieurs années de leur vie pour quelques centaines d'euros, alors qu'une fermeture de l'abattoir de Lampaul-Guimiliau exposerait beaucoup d'entre eux à subir de longues périodes de chômage et de précarité qui mettront en crise nombre de vies individuelles et familiales.
L'alternative la plus prometteuse aux licenciements massifs est sans conteste la reprise du site de Lampaul-Guimiliau en coopérative ouvrière, projet qu'un gouvernement de gauche devrait soutenir au nom de la sauvegarde de l'emploi ouvrier, du refus la désindustrialisation de la Bretagne, de la préservation d'outils agro-alimentaires performants au plus proche de la plus grande région d'élevage d'Europe.
La responsabilité d'un gouvernement de gauche, sur le plus long terme, est d'entrer en résistance contre le dumping social et la concurrence déloyale par la réduction des salaires en Europe et d'orienter une reconversion progressive de la filière agricole afin de permettre à tous d'accéder à une alimentation de qualité tout en préservant mieux l'environnement et en sortant de l'encouragement au productivisme, lié au libre-échange et à la dictature du prix mondial.
Face aux désastres sociaux dans l'agro-alimentaire breton, l’État doit cesser de plaider l'impuissance et avoir le courage de s'attaquer aux causes structurelles de cette crise".         
 
bandeau Front De Gauche 
 
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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 05:45

Notre-Dame-des-Landes. Une étude qui fait du bruit

27 septembre 2013 - Télégramme

Selon ce dernier rapport, il n'y a pas lieu de redouter une hausse des nuisances sonores provoquées par l'actuel aéroport, à Nantes. Photo AFP

Selon ce dernier rapport, il n'y a pas lieu de redouter une hausse des nuisances sonores provoquées par l'actuel aéroport, à Nantes. Photo AFP

Une contre-étude sur les nuisances sonores de l'actuel aéroport de Nantes, remet en cause l'utilité du projet de Notre-Dame-des-Landes.

Les nuisances sonores ne vont pas augmenter ! C'est l'un des arguments chocs de la contre-étude sur le plan d'exposition au bruit de l'agglomération nantaise du fait de l'actuel aéroport. Certes, cette contre-étude, réalisée par un cabinet privé européen indépendant (Adecs/Airinfra), a été commandée par un collectif d'élus (Cedpa) « doutant de la pertinence » du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il n'empêche. Selon les conclusions du rapport, qui présente un nouveau plan d'exposition au bruit (PEB) à partir des projections du trafic passager du groupe Vinci (concessionnaire de l'actuel aéroport et du projet de Notre-Dame-des-Landes) et à partir du nombre de mouvements réels d'avions, il n'y a pas lieu de redouter une hausse des nuisances sonores provoquées par l'actuel aéroport.

Des avions mieux remplis et moins bruyants

Car le nombre de vols a progressé beaucoup plus lentement que ce qui était prévu en 2003, lors de l'établissement d'un premier PEB. En effet, le taux de remplissage des avions s'est amélioré comme le prouve la hausse de 9 %, en un an, du trafic passagers relevée par les derniers chiffres. Par ailleurs, la contre-étude tient compte de l'amélioration des modèles d'avions en termes de bruit.

Pas de problèmes de constructibilité

Selon les scénarios proposés à dix ans (2022) et à vingt ans (2032), l'Ile de Nantes, un secteur situé au coeur de la ville où la municipalité entend implanter le futur CHU, ne serait pas touchée par les interdictions de construction d'habitat. Ces restrictions concernent seulement le coeur du PEB, baptisé zone « C ». De même, une zone d'aménagement concerté, actuellement en friche au sud de l'Ile de Nantes, serait, elle aussi, en dehors de cette zone « C ». Pour le Cedpa, « l'argument du bruit qui deviendrait insupportable et empêcherait l'urbanisation de Nantes est un mensonge. Les conclusions de cette étude sont tout à fait en phase avec les conclusions relatives au maintien de l'
aéroport de Toulouse (...). Là-bas, le préfet conclut à l'inutilité d'un déplacement ; à Nantes, il conclut l'inverse. Comprenne qui pourra ». Néanmoins, la Commission européenne a estimé le 17 septembre que le projet de Notre-Dame-des-Landes n'était pas en infraction avec la législation, notamment en matière d'environnement. Hier, l'association pro-aéroport « Des ailes pour l'ouest » a estimé que cette étude était « un baroud d'honneur ». Et d'ajouter : « Plus personne n'est dupe sur la partialité et la subjectivité des opposants, idéologues de la décroissance ».

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/notre-dame-des-landes-une-etude-qui-fait-du-bruit-27-09-2013-2248015.php

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 05:39

Le lien avec le reportage sur la crise de l'agro finistérien:  

 

Dans le Finistère, «c'est l'hécatombe» dans l'agroalimentaire

 

Tilly-Sabco, 20 septembre 2013© Rachida El AzzouziDoux, Tilly-Sabco, Gad, Marine Harvest... La filière agroalimentaire bretonne est en crise comme jamais depuis trente ans. Dans le Finistère, plus de 4 000 emplois sont menacés dans un rayon de quelques kilomètres. Reportage dans les pas de Corinne Nicole, déléguée CGT de l'entreprise Tilly-Sabco, géant du poulet congelé dans la tempête.

 

Corinne_Nicole_deleguee_CGT.png

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