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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 18:50

Le 27 mai, journée nationale de la Résistance, quatre grandes figures de la Résistance entreront au Panthéon.
Mais aucun communiste...ni aucun syndicaliste, alors que la CGT a joué un rôle important dans le CNR et fortement contribué à l'élaboration de son programme. Aucun ouvrier...

Les résistants ont été nombreux dans la région de Quimper et dans tout le département, et notamment les résistants communistes, engagés dès le début et jusqu'à la Libération dans le combat contre le nazisme.
On retrouve leurs noms sur les plaques de rues, sur les bâtiments publics, sur les écoles, sur des stèles...
Des cellules du PCF ont porté leurs noms. Ils et elles étaient postiers, cheminots, instituteurs, employés,
ouvriers, lycéens, mères de famille...
Emile Le Page, Pierre Jolivet, Charles le Port, Jean Le Berre, Arthur Quéinec, Eric Texier, Alain Tressard, Alain Quiniou, Yves et Jean Bernard, René Vautier (le futur cinéaste communiste, croix de guerre à 15 ans), Basile et Denise Larzul, Mathias le Louet, René Tressard, Marguerite Le Bars et tant d'autres...

Emile le Page et Pierre Jolivet, deux jeunes postiers communistes, ont été des résistants de la 1ère heure. Ils faisaient partie des FTP. Arrêtés par des policiers français et livrés aux occupants, ils furent
fusillés en juin et juillet 1942 au champ de tir de la Tourelle à Quimper, ils avaient 19 et 20 ans.
Ce furent les 2 premiers résistants fusillés à Quimper. Une stèle à La Tourelle, à proximité du lieu de leur exécution, évoque leur mémoire. Elle a été érigée en 1990 à l'initiative de notre section et inaugurée par Gaston Plissonnier, dirigeant national du PCF, avec la participation de Daniel Trellu, lieutenant-colonel Chevalier dans la Résistance, une des grandes figures de la résistance finistérienne, en
présence de nombreux résistants. J'ai encore le souvenir de Michel Mazéas entonnant à l'occasion de cette cérémonie le chant des partisans.

Le mercredi 27 mai à 17h30 devant cette stèle les communistes du pays de Quimper rendront hommage à leurs camarades et à l'ensemble des résistants, et nous invitons tous ceux et celles qui veulent perpétuer
le souvenir de la Résistance et faire vivre aujourd'hui ses valeurs à se joindre à nous.

Yvonne Rainero
secrétaire de la section PCF de Quimper

27 mai: hommage à la résistance du PCF de la section de Quimper
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 08:45

Fédération du PCF du Finistère

5, rue Henri Moreau

29200 BREST

Tél: 02 98 43 47 78

federation@29.pcf.fr

Déclaration de la Fédération du Finistère

VENTE DE L'ENTREPRISE DOUX : LA VIGILANCE S'IMPOSE

La presse annonçait hier la mise en vente par la holding D et P, détenue par Didier Calmels de la totalité des parts qu'elle détient dans le capital de l'entreprise.

Didier Calmels était entré au capital de l'entreprise à hauteur de 52,5% en 2012 et il la quitte avec, affirme-t-il sans rire avec le sentiment du devoir accompli.

Nul ne sait et ne saura sans doute jamais à quelle hauteur le « restructurateur » Calmels a repris la dette de la banque Barclay que Doux en son temps était incapable d'honorer. On ne saura pas non plus le profit réalisé avec cette vente expresse aux entreprises coopératives TERRENA et AVRIL

Mais au passage, 2000 emplois ont été supprimés et nombre de sites de production liquidés.

Les acheteurs de leur côté sont persuadés de réaliser une bonne opération.

Les comptes de l'entreprise ont été assainis dans le conditions que l'on sait, ils achètent une marque, des marchés intérieurs, des marchés à l'export, un ensemble de producteurs à qui ils fourniront les aliments du bétail produits par AVRIL.

Il n'est pas du tout certain que cette opération industriello-financière soit indolore pour les salariés de Doux, de Terrena et d'Avril.

Le secteur avicole en France est en pleine restructuration et Terrena, qui compte 3500 salariés à la volaille, n'y échappe pas.

Les audits d'organisation, pilotés par l'employeur, qui accompagnent généralement ce type d'opération, feront comme d'habitude ressortir des services et des salariés en surnombre, dans les services généraux et dans les chaînes de production.

Les salariés des trois entreprises, variable d'ajustement toute désignée, risquent d'être les dindons de la farce.

Le Parti communiste les appelle à la plus grande vigilance.

Il se tiendra à leurs côtés, comme il l'a toujours fait dans les actions nécessaires à la défense de leurs intérêts.

Brest le 19 mai 2015

Vente de l'entreprise Doux: la vigilance s'impose. Communiqué de la Fédération PCF du Finistère
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 18:18

Nombreux sont les citoyens et les professionnels de l'éducation qui sont mal à l'aise face au contenu des attaques caricaturales et outrancières contre la réforme du collège que l'on peut entendre depuis des semaines à droite et dans les milieux intellectuels réactionnaires: remise en cause du collège pour tous, valorisation de la sélection précoce des élèves, retour aux fondamentaux de l'école à la grand papa, dénonciation d'une soi-disant préférence du ministère de l'éducation pour l'Islam, le multi-culturalisme, le nivellement par le bas.

Najat Vallaud Belkacem fait effectivement l'objet d'attaques aux insinuations méprisantes ou xénophobes de la part de certains responsables politiques et d'écrivaillons peu scrupuleux de la droite et de l'extrême-droite.

Il est rare d'ailleurs que la droite soit d'ailleurs autant à l'offensive sur des questions relatives à l'éducation et qui n'impliquent pas le rapport entre l'école publique et l'école privée. C'est que depuis quelque temps, le discours réactionnaire de l'ordre civilisationnel battu en brèche par les barbares, le progressisme démagogique de gauche, a fait florès dans les médias, les réseaux sociaux, et la société, discours d'une droite décomplexée qui affiche ses "valeurs" avec beaucoup de volontarisme dans le champ sociétal depuis le débat sur le Mariage pour tous.

C'est qu'il s'agit pour elle de pouvoir continuer à se différencier de la gauche de gouvernement, qui mène une politique très libérale dans le domaine économique, celle de la droite ordinairement, et de ne pas se laisser distancer par une extrême-droite de plus en plus conquérante.

Dans le tintamarre néo-conservateur autour de la réforme de l'éducation, les syndicats enseignants progressistes (le SNES FSU, SUD, la CGT Education...), qui la critiquaient aussi, mais pour des raisons différentes, et même opposées, ont eu du mal parfois à accéder aux médias. Najat Vallaud Belkacem a alimenté aussi à des contre-feux pour discréditer les critiques de sa réforme du collège en pointant l'élitisme ou le conservatisme corporatiste des défenseurs du grec et du latin et des classes européennes contre sa volonté supposée de lutter contre l'échec scolaire et les inégalités. Or, la réduction de l'enseignement du latin, la suppression des classes européennes, quoique préjudiciables en eux-mêmes, sont l'arbre qui cache la forêt.

En réalité, cette réforme du collège est insuffisante et néfaste pour des raisons bien plus sérieuses.

En premier lieu, les enseignants considèrent à raison qu'elle ne réglera rien aux problèmes dont souffre le collège et l'éducation aujourd'hui.

Baisse de niveau bien réelle, détérioration du sens de l'effort et de la curiosité intellectuelle chez les élèves, dues à des causes sociales et culturelles, mais aussi à des insuffisances et des renoncements de l'école.

Aujourd'hui, beaucoup d'enseignants ont l'impression qu'on gère les flux d'élèves, qu'on a en partie renoncé à une valorisation des connaissances et des exigences intellectuelles, qu'on accepte une division de la population scolaire entre ceux qui devront tout juste acquérir des savoirs-faire de base et ceux qui continueront des études et pourront accéder à une culture savante et critique.

La quasi suppression du redoublement crée une hétérogénéité dans les classes très difficile à gérer dans un contexte d'effectifs importants et de réduction des horaires de discipline.

Les dispositifs d'individualisation, de discours et de pratiques de médicalisation sur les difficultés d'apprentissage ne parviennent pas réellement de donner leurs chances de progresser à tous les enfants.

L'école reproduit et renforce les inégalités socio-culturelles de départ. L'austérité touche toute l'école, dont le budget ne bénéficie pas des mêmes rallonges que celui de la défense, ou de la générosité vis à vis du patronat, et tout particulièrement les zones d'éducation prioritaires, où les établissements ont été nombreux à perdre des moyens.

Cette réforme renforce l'autonomie des établissements, c'est à dire non l'autonomie pédagogique des enseignants, mais celle des chefs d'établissement: ce faisant elle casse le cadre national de l'éducation. Elle continue à développer la culture managériale à l'école, le pouvoir pédagogique des chefs d'établissement, les corps intermédiaires d'enseignants chargés de coordonner des disciplines. On risque de mettre en concurrence les enseignants les uns avec les autres quand il s'agira de se partager les heures en fonction de projets et de modules proposés aux élèves. On dévalorise les disciplines en relativisant l'importance de leurs programmes d'acquisition de savoirs, en justifiant en 6e pour les sciences le développement de la possibilité d'enseigner plusieurs disciplines, en sciences notamment. On rompt avec le principe d'égalité territoriale du service public d'éducation: l'école sera sans doute de plus en plus à la carte, et cela favorisera probablement un renforcement du fossé entre les établissements de centre-ville au public globalement plus favorisé et les établissements de campagne ou de quartiers populaires. 20% des horaires seront organisés à la convenance des chefs d'établissement. On menace la possibilité pour certains enseignants d'enseigner leur discipline dans de bonnes conditions malgré le caractère formateur intellectuellement et utile de ces disciplines: allemand, latin. Les enseignants sont dépossédés d'une partie de leur capacité à diversifier les pratiques pédagogiques au profit d'une obligation venue d'en haut. Or, beaucoup de réformes, dont le sens n'a pas été perçu, ont déjà énormément de peine à s'appliquer sur le terrain. Et, toujours, une réforme chasse l'autre, créant un climat d'insécurité et de perte de motivation chez les enseignants. Dans cette réforme, on ne met pas de nouveaux moyens pour permettre à tous d'acquérir une culture commune de haut niveau. On continue à s'en référer au socle commun de compétences, issu des préconisations de l'OCDE et d'une vision libérale, instrumentale et entrepreneuriale, de l'éducation, plutôt que de mettre l'accent sur la culture humaniste, la formation de citoyens dotés d'esprit critiques. Cette réforme du collège va dans le même sens que la réforme du lycée menée par la droite dont l'évaluation n'a pas été faite et qui ne satisfait pas grand monde.

J'étais ce matin à la manifestation contre la réforme du collège, pour d'autres réformes de l'éducation, à Brest: il y avait environ 400 enseignants déterminés à obtenir un changement de cap du gouvernement, représentants eux-mêmes un nombre de grévistes très important dans les collèges par les temps qui courent (presque 50% des enseignants de collège). L'Assemblée Générale à la Maison du Peuple de Brest a confirmé que les enseignants avaient une vue beaucoup plus globale et complexe des problèmes éducatifs et de la réforme que celle que présentent la plupart des médias. Et malgré tout, le gouvernement, qui cède si facilement à toutes les exigences du MEDEF, répond à nouveau face au mouvement social: la réforme se fera, quoiqu'il arrive.

A nous de poursuivre et d'intensifier la lutte pour démentir ces rodomontades et obtenir une réforme du collège qui partage des besoins et diagnostics des enseignants, qui s'appuie sur un vrai débat approprié socialement et éclairé par autres choses que des fantasmes, qui ne se fasse pas à moyens constants.

Ismaël Dupont

Brest- manif des enseignants du collège le 19 mai 2015

Brest- manif des enseignants du collège le 19 mai 2015

Réforme du collège: oui, mais pas celle là!
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 18:14

ALERTE SOLIDARITÉ GAZA !

Nous venons d'être informée que la Marianne a des problèmes techniques, une panne de générateur, qui va entraîner quelques jours de retard. Il leur faut trouver et changer une pièce cassée avant d'entrer en Mer du Nord, par mauvais temps qui plus est, pour naviguer jusqu'à chez nous.

C'est malheureusement les aléas toujours possibles de ce type de mobilisation. Il faut absolument que tous ceux et toutes celles qui pensaient être présent-es à Brest se réservent pour les prochains jours. Nous ferons tout notre possible pour vous tenir informé -es des que nous aurons des nouvelles.

ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE

www.france-palestine.org

Attention, alerte solidarité GAZA: la Marianne retardée dans son arrivée à Brest
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 05:39

Communiqué de presse/ Affaire Nutréa-Triskalia,

Inquiétante décision du parquet de Saint Brieuc pour les salariés victimes, mais aussi pour les consommateurs !

Après cinq années d’inaction, le parquet de Saint Brieuc vient donc de décider de classer sans
suite les plaintes déposées le 25 mai 2010 par Laurent Guillou et Stéphane Rouxel, anciens salariés de l’entreprise Nutréa-Triskalia qui avaient été gravement intoxiqués par deux fois, en avril 2009 par un pesticide interdit (le Nuvan Total), puis à partir de février 2010 par deux autres insecticides le Nuvagrain et le K-Obiol sur leur lieu de travail à Plouisy. Classées une première fois par le Parquet de Guingamp le 29 octobre 2010, leurs plaintes avaient été ré-ouvertes le 25 novembre 2010 après l’intervention de l’Union syndicale Solidaires avant d’être ensuite transférées au parquet de Saint Brieuc.
Ce dernier a motivé sa décision au motif que : « les personnes morales soupçonnées ont aujourd’hui disparue, Nutréa ayant été dissoute le 25/09/2011 et Eolys ayant fait l’objet d’une fusion-acquisition le 01/10/2010 ; ainsi leur responsabilité pénale ne peut plus être retenue » et que « d’autre part, le ministère public est amené à constater qu’en l’état, les éléments rapportés de l’enquête préliminaire ne permettent pas de constituer charges suffisantes pour asseoir des poursuites pénales à l’encontre des personnes physiques citées dans le dossier, la découverte d’éventuels éléments probants 5 ans après les faits, au sein d’entités n’ayant plus d’existence légale, devenant fortement aléatoire. ».
Solidaires tient à rappeler simplement, pour mémoire, que les infractions relevées par la Gendarmerie et l’inspection du travail concernaient : l’utilisation d’insecticides interdits et cancérigènes, de surdosage de produits dangereux jusqu’à sept fois la dose maximum autorisée, d’absence d’équipement de protection adéquats pour les salariés, d’utilisation illégale de personnel intérimaire sans formation à la manipulation de produits dangereux, de non-respect des délais d’attente entre les traitements et les incorporations des céréales traitées lors
de la fabrication des aliments pour bétail, de sous-traitance des épandages des pesticides par une entreprise non-agrée, de vente d’aliment pour bétail hautement pollué par des pesticides et donc dangereux à la consommation et, qu’enfin le responsable de l’entreprise Eolys de Plouisy a reconnu les faits sur procès-verbal allant même jusqu’à revendiquer ses actes devant une caméra de l’émission « Envoyé Spécial », témoignage diffusé à une heure de grande écoute sur France 2 le 20 mars 2013. (« Pesticides interdits : Le trafic continue cinq ans après »)
A noter également que dans le cadre de la constitution de partie civile, un recours à été déposé auprès de la chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Rennes par Maître François Lafforgue, l’avocat des victimes. Si tous ces faits semblent être des détails pour le parquet de St Brieuc, ils ne le sont pas pour les salariés victimes, qui ont perdus leur santé, leur travail, ni pour les milliers de consommateurs de viande de porcs ou de poulet concernés. Cela d’autant plus que le Parquet de Saint Brieuc ne peut ignorer que le 11 septembre 2014 l’entreprise Nutréa a été condamnée pour faute inexcusable de l’employeur par le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale de Saint Brieuc et qu’elle n’a pas fait appel de cette décision. Ce classement sans suite, va de toute évidence mécontenter toutes les victimes directes ou indirectes de ce scandale lié aux pesticides, et créer un trouble légitime. Mais une fois de plus, il en dit long, sur la protection dont jouissent de la part des autorités de l’Etat les représentants du lobby agricole productiviste dans notre région, qui savent si bien jongler avec les statuts juridiques de leurs sociétés pour pouvoir polluer en paix et en toute impunité.

L'Union Régionale Solidaires.

Affaire Nutréa-Triskalia: inquiétante décision du parquet de St Brieuc pour les victimes, mais aussi pour les consommateurs! (Solidaires)
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 07:00

C'était hier après-midi, samedi 16 mai, au Nautile, le centre culturel de la Forêt de Fouesnant. Une belle rencontre autour de l'engagement au féminin organisée par la section PCF de Fouesnant et les Amis du PCF.

Tout avait commencé dans l'émotion avec un très bel hommage de Marie Andrée Bernard à Jacqueline Le Louet, monument du militantisme communiste décédée récemment, son ancienne camarade, responsable du syndicat CGT des PTT, conseillère municipale à Quimper à la Libération, secrétaire de l'UL CGT de Quimper au moment des grèves de mai 1968, oratrice enflammée allumant l'ardeur chez les camarades.

Auparavant, André Bernard a dit un mot d'accueil en rappelant le sens et l'importance de la culture, pour nous les communistes:

" En ces temps troublés où beaucoup perdent leurs repères et le sens même de la condition humaine et de son devenir, la Culture-plus que jamais- est un phare indispensable.

Elle ne saurait se réduire à un quelconque «supplément d'âme» comme on l'écrit parfois, ni à une variable d'ajustement en période de crise. Elle ne saurait non plus être méprisée au profit d' impératifs économiques; comme on va moins souvent chez le coiffeur quand on a des problèmes financiers.

La Culture n'est ni un luxe superflu, ni une danseuse entretenue à grands frais!

La Culture fait appel à l'intelligence et à la réflexion. Elle stimule la curiosité, favorise l'échange et le dialogue. Elle fonde la reconnaissance et le respect.

La Culture refuse l'uniformisation et le nivellement mais, au contraire elle encourage la différence. La Culture nous permet de grandir.

Quand je me cultive, je me colore!

Quand je me cultive, je vis plus grand que ma taille!

C'est en ce sens que la Culture est source de liberté et d'émancipation.

La Culture est également formatrice. Au-delà des savoirs, elle produit des savoirs-faire et des savoirs-être. ...Le fameux»Ce qui reste quand on a tout oublié.»

Enfin, la Culture est généreuse. Elle donne! Elle donne à voir; elle donne à toucher; elle donne à entendre; elle donne à comprendre.

Et comme elle est bien plus que cela encore, elle ne saurait être sacrifiée à aucun autre impératif!

C'est pourquoi elle doit être accessible à tous!

Sans vouloir me lancer dans une diatribe politique qui serait ici déplacée, je veux seulement rappeler que-entre autres promesses- François HOLLANDE avait promis de «sanctuariser» le budget de la Culture. En réalité il a été réduit de 10% en 3 ans! Doit-on encore s'interroger longtemps sur la nature et sur l'orientation d'un gouvernement qui sacrifie délibérément sa Culture?"

Françoise Pencalet Kérivel, historienne, élue Front de Gauche à Douarnenez, a ensuite parcouru deux siècles de marche pour conquérir les droits politiques et sociaux des femmes en commençant par la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges en 1791, et par cette proposition de droits de vote des femmes à la Libération soutenue de manière un peu esseulée par Concorcet. Françoise a aussi évoqué l'élection au Conseil Municipal de Douarnenez en 1925 d'une parente, Joséphine Pencalet, en compagnie de Charles Tillon sur la liste de Le Flanchec, puis de son combat perdu au Conseil d'Etat pour faire reconnaître son élection. Il faudra attendre encore les municipales de 1945 pour qu'à la suite de l'amendement d'un député communiste, Fernand Grenier, les femmes aient le droit de vote en France. Françoise Pencalet a ensuite animé l'échange entre cinq autres femmes engagées.

Nadine Saouti, membre du groupe CGT au CESER de Bretagne, a exposé son engagement à la CGT comme conseillère en insertion à la mission locale à Brest, dans un syndicat qu'elle a créé sur son lieu de travail. La difficulté aussi à concilier travail, engagement syndical, vie de famille, surtout quand on a un enfant handicapé.

Marianne Jean, fille d'un maire communiste de Concarneau, a évoqué elle aussi son engagement syndical comme infirmière en hôpital psychiatrique pour la sécurité des patients et des personnels, le respect des femmes professionnelles. Elle a également parlé du Comité de défense de l'hôpital de Concarneau.

Marie-Andrée Bernard, qui fut la suppléante de Michel Mazéas aux législatives de 1978 à Douarnenez, a parlé de son engagement syndical au PTT, puis à la MGEN, à la Coderpa du Finistère.

Martine Le Nozerh, membre de la direction départementale du PCF, a parlé de ses dix années passées comme ouvrière intérimaire, à 50-55 ans, dans l'agro-alimentaire: conserveries de sardines, usines à saumons. Des conditions de travail extrêmement dures, un statut des intérimaires qui rend encore plus dépendant de l'arbitraire, la difficulté à se faire défendre par les syndicats, les permanents. La possibilité d'être mis à l'écart du jour au lendemain, la tyrannie des contremaîtresses, le travail dans le froid, l'asservissement au rythme de la machine et du tapis.

Enfin Claude Léostic, ancienne vice-présidente de l'AFPS, responsable de la plateforme des ONG pour la Palestine, a raconté de manière passionnante les racines de son engagement et son combat pour les Palestiniens qui l'ont conduite à enseigner à Naplouse puis à rejoindre l'autorité palestinienne et Arafat assiégés dans la Moukata à Ramallah par les Israéliens pour subir avec eux un siège de 40 jours pendant la seconde Intifada. Elle a raconté aussi l'arraisonnement militaire du Dignité Karama, le seul des bateaux pour Gaza qui a pu échapper à la confiscation en Grèce ordonnée par les Israéliens, au large de Gaza.

Un débat s'est ensuite installé avec la salle où Christian Vermeulin est intervenu, mais aussi Paul Le Gall, 90 ans, ancien résistant et combattant de la poche de Lorient, artisan, ancien secrétaire départemental du PCF Sud-Finistère, membre du Comité Central du PCF pendant 22 ans, ami de Georges Marchais qui n'avait pas craint de critiquer en 1982 avec d'autres comme Juquin "le bilan globalement positif" du communisme soviétique et l'invasion soviétique en Afghanistan.

Pour ma part, je suis aussi intervenu pour rendre un hommage appuyé à trois femmes extraordinaires qui ont ouvert la voie, trois meneuses du mouvement communiste et ouvrier aux tempéraments d'acier et aux personnalités riches et généreuses qui ont fait preuve de capacité d'entraînement et de direction politique dans un temps où la politique était surtout affaire d'hommes: Louise Michel, Rosa Luxembourg, et la bretonne Louise Bodin, dirigeante de la IIIe Internationale dans les années 1920 et militante féministe.

Ismaël Dupont

Macha Fernandez, responsable de la Commission Culture du PCF Finistère, a rédigé un très beau texte sur cette belle journée des "Meneuses" à la Forêt Fouesnant. Le voici:

Loin de la carte postale traditionnelle, les « Meneuses », - événement culturel organisé par les amis du PCF au Nautile de La Forêt Fouesnant ce samedi 16 mai 2015-, nous a accueilli par une exposition photos qui tout de suite créé conversation entre les visiteurs, tant les scènes criantes de vie locale saisies suscitaient l’échange de souvenirs. Le ton était donné, on allait parler vrai, on allait échanger.

Ce fut le cas. Six femmes se sont racontées avec pudeur, pour témoigner ensuite avec humanité, clarté, lucidité, intelligence, comment face à des impératifs ou par choix, elles ont remis en question ce qui leur était présenté comme normal, avant de se joindre aux organisations de lutte, conscientes que la force naît du nombre, et de la solidarité qu’il génère. Elles ont aussi rendu vivante l’action des disparues de leur famille, celle dite des Meneuses. À l’état civil, Jacqueline Le Louet et Joséphine Pencalet.

À la lumière de ces histoires de vie, universelles de part leur contenu, force est de constater que les faits sont têtus et que l’Histoire radote.

La condition ouvrière n’a que très peu changé. Si évolution il y a eu, c’est dans l’accroissement du bien-être des gains du patron. L’amélioration est unilatérale, elle a choisi son camp, sa classe. L’injustice.

Comment ne pas frémir en entendant que dans telle sardinerie, il faut pointer quand on va aux toilettes, et que dans ce temps de travail décompté, sont inclus l’obligation de quitter puis de remettre la tenue d’hygiène réglementaire ?

Comment ne pas frémir quand dans l’assistance une parole s’élève pour témoigner du fait, que dans l’agro-alimentaire, pour pallier à ce qu’il faut bien nommer ignominie, certains, par peur de « valser », peinant à suivre le tempo impossible du contremaître à danser, portent des couches pour adultes ?

Il paraît que le monde va vite et qu’il faut s’adapter au progrès. Quel progrès ? Celui qui contribue à humilier ceux qui permettent son existence ? Pourtant, Louise Michel nous le disait : « Le capital est une fiction, car sans le travail, il ne peut exister ». Qu’il se le dise !

C’est un monde dans le monde qui se dessine à la lumière des témoignages. À son image. Le soleil en moins. Du beau à l’hideux. Du geste altruiste, solidaire, debout, à celui harceleur, rampant, délateur, entretenu par la hiérarchie mise en place par le patron.

Pas d’heures, pas de nuit, pas de jour, pas de droits, en silence et en cadence. Plus vite ! Toujours plus vite ! Aux ordres de la sardine, du thon ou autre maquereau.

Comment ne pas frémir en entendant qu’un petit degré perfide a été hissé dans l’air, dispensant l’employeur de payer la prime, justement nommée, de froid ?

Ça se passe aujourd’hui. C’est le lot des sardinières. D’autres aussi.

« Saluez, riches heureux,

ces pauvres en haillon,

saluez, ce sont eux,

qui gagnent vos millions. »

Le chant des sardinières. Autre moment fort sur scène aussitôt repris par le public. Titre éponyme, aussi, du concert en deuxième partie, témoignage chanté de la condition féminine locale, parfois ouvrière mais toujours pauvre, dans la langue bretonne du peuple, traduite avec humour ou émotion.

Beaucoup de justesse, de recherche, tant dans l’harmonisation que dans l’interprétation portée par Marie-Aline Lagadic et Klervi Rivière au chant, accompagnées de deux hommes, comme auraient dit les bigotes en se signant, l’un au portefeuille à boutons, l’autre au piano qui se branche. Qu’ils me pardonnent, je n’ai pas retenu leur prénom. Mais, de la virtuosité, de l’émotion, de l’humour tendre et scalpel, de l’élégance, du moment je n’ai rien oublié.

J’en oublie forcément. D’autres compléteront, en diront autre chose. Ce serait bien, car nous étions nombreux.

Alors il ne me reste plus qu’à adresser un grand merci à Nadine, Marianne, Marie-Andrée, Françoise, Martine, et Claude, ainsi qu’à tous les autres non cités, qui ne sont pas moindres, dont les hommes et les amis du PCF pour nous avoir permis de vivre ce moment dense et enrichissant.

Macha Fernandez

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 08:16

L'initiative du samedi 16 mai de la Section PCF de Fouesnant sur le thème

Les MENEUSES

Travail et luttes au féminin

est la première manifestation de caractère culturel depuis l'accession à la direction fédérale de la nouvelle équipe. Avec le retour de la solidarité et de la fraternité, les Communistes fouesnantais seront particulièrement sensibles au relais et à l'écho de l'information dans les Sections, au soutien de la nouvelle Direction Fédérale et à la présence effective de nombreux Communistes au NAUTILE à La Forêt-Fouesnant, le samedi 16 mai.

Les intervenantes sont : Françoise PENCALET-KERIVEL (DOUARNENEZ)-Martine LE NOZERH (PLOZEVET)-Marie-Andrée BERNARD (Fouesnant)- Claude LEOSTIC (BREST)- Nadine SAOUTI(LOGONNA-DAOULAS)- Marianne JAN (CONCARNEAU).

Les billets d'entrée: 8 euros à la réservation-10 euros à l'entrée.

« Meneuses » Travail et luttes au Féminin (au Nautile, La Forêt de Fouesnant 15h-23h)

Le programme:
Hommage à Jacqueline LE LOUET Par Marie-Andrée BERNARD

15h : Exposition (photos - affiches - ouvrages)

17h : Débat animé par Françoise PENCALET-KERIVEL, historienne et militante. Témoignages (Agro-alimentaire - Hôpital…)

19h : Restauration sur place

20h30 : Concert « Le Chant des Sardinières »
Avec Marie-Aline LAGADIC et Klervi RIVIERE
Prix de l’Académie Charles CROS (participation10 €)
Partenaires : Festival de Photo du Guilvinec, « La Joie de Lire » de St Guénolé, l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT.

Les Amis du PCF

Samedi 16 Mai à la Forêt de Fouesnant: ne ratez pas la fête de la section PCF de Fouesnant "Les Meneuses"
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 13:26

Le Ouest-France a publié le communiqué du PCF Morlaix ce jeudi 14 mai 2015:

Le PCF Morlaix est solidaire des dockers de Ouistreham

Dans un communiqué, la section locale du Parti Communiste français (PCF) dénonce un "acte de piraterie" perpétré par les "dirigeants patronaux du lobby agricole de la zone légumière du Nord-Finistère", dimanche matin, en pleine nuit, contre les dockers grévistes à Ouistreham.

Ils évoquent un acte "scandaleux et parfaitement inacceptable". "Ce sont les mêmes qui sont responsables de l'incendie, le 19 septembre 2014, des locaux de la MSA à Saint Martin des Champs et du centre des Finances Publiques de Morlaix" écrivent-ils. Ils dénoncent un "mépris" à l'égard des salariés et une volonté "de remettre en cause tout ce qui constitue des garanties collectives du monde du travail". Ils affirment leur "solidarité aux salariés dockers de Ouistreham" et condamnent des "agissements patronaux de type mafieux".

A lire aussi dans le Télégramme, Marc Coatanéa, secrétaire fédéral du PS dans le Finistère qui souhaite que Jean-Yves Le Drian, leur ministre de la guerre et de l'industrie d'armement, partisan de longue date d'une ligne trans-courants à la droite du PS et proche de François Hollande, soit le chef de file des socialistes aux Régionales sur une liste qu'il dirigera dans le Finistère et qui est composée d'une "dream-team" pro-gouvernementale avec Marylise Lebranchu et Jean-Jacques Urvoas (en queue de liste dans le Finistère), Richard Ferrand (rapporteur de la loi Macron) et Gwenegan Bui.

"La liste des candidats socialistes finistériens, dit Marc Coatanea au Télégramme, ne comprend pour l'instant que 19 noms sur 27 places. Les huit dernières ( Chouette! Les "partenaires" vont apprécier...) sont laissées vierges afin que puissent s'y insérer, dès le premier tour, les éventuels alliés d'autres formations de gauche. A ce stade, rien n'est réglé, admet la tête de liste départementale, Marc Coatanea: "La situation est difficile. J'ai bien noté les déclarations d'Ismaël Dupont, du PC, mais aussi celles de l'UDB ou d'EELV qui annoncent leurs propres listes. Pour l'instant, nos discussions ont principalement lieu avec le PRG (Parti radical de gauche), notre allié au gouvernement.

Un dossier comme celui de la centrale à gaz pourrait peser lourd dans ces négociations. "Sur le fond, il faudra de la cohérence. Au-delà de la gauche, il s'agit de rassembler en Bretagne autour des vrais enjeux. Dans un dossier comme celui-là, on parle tout de même de la capacité de la Bretagne à assurer son autonomie énergétique! Il faut sortir des postures politiciennes. Si l'extrême-gauche vient à se tromper d'échéance, c'est dommage...".

L'extrême-gauche irresponsable et prisonnière des postures, c'est nous je suppose!

La ficelle est grosse.

Nous sommes, nous, fidèles à la gauche, celle qui se prononce à l'examen des faits, appuyée sur ses principes et ses objectifs de justice sociale, d'égalité, de démocratie, de réponse aux besoins sociaux. Une toute autre attitude il me semble que celle de Marc Coatanea qui au lendemain des départementales, après la nouvelle défaite écrasante du PS au soir du second tour, encourageait Hollande, Valls et leur gouvernement à conserver leur ligne politique libérale et austéritaire, en se souciant peu du désaveu populaire et de la très dangereuse montée en puissance de l'extrême-droite et de la droite.

La position du Front de Gauche du pays de Morlaix contre la Centrale à Gaz de Landivisiau n'est pas une posture politicienne. Elle est naturelle pour qui examine les faits sans souci de discipline partisane, et qui perçoit le déficit criant de démocratie, d'indépendance vis à vis des intérêts des groupes financiers, de justification sociale, économique et environnementale dans ce dossier.

L'honnêteté, ce n'est certainement pas en tout cas ce qui caractérise le discours du préfet qui cette semaine a donné le feu vert pour laconstruction de la Centrale à Gaz en vendant une prétendue "acceptation de la centrale" par les finistériens fondée sur un énorme mensonge: la seule liste ouvertement hostile à la Centrale à Gaz aurait réuni moins de 5% aux départementales...

Pour qui voudrait prendre connaissance à nouveau de nos arguments contre cette centrale à gaz de Landivisiau, les voici, présentés dans la presse, le Chiffon Rouge, les assemblées d'élus et les réunions publiques depuis début 2012:

Centrale à Gaz de Landivisiau: motion présentée par Ismaël Dupont au Conseil Communautaire du lundi 6 octobre

1 mars 2012

Centrale à gaz de Landivisiau: exigeons un moratoire et une consultation de la population

Voici le communiqué adressé à la presse le 1er mars 2014 qui enregistre les positions faisant l'objet d'un consensus au sein du collectif citoyen du Front de Gauche à l'issue du débat d'hier soir à Morlaix.

Communiqué Front de Gauche Morlaix: pour un moratoire sur le projet de centrale à gaz.

Le Front de Gauche propose la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange. Nous devons tenir compte de l’impact des activités humaines et économiques sur l’écosystéme afin de préserver l’intérêt général de l’humanité. Ainsi , pour ce qui concerne les choix énergétiques en Bretagne et dans le Finistère, le Front de Gauche réclame un débat démocratique associant la population à la réflexion sur les besoins énergétiques et les solutions alternatives à la centrale à gaz préconisée par le pacte électrique breton .

Le risque de rupture de distribution de l'électricité en période hivernale n'est-il pas surestimé pour dire qu'il n'y a pas d'alternative et imposer plus rapidement la construction de cette centrale à gaz finistérienne, intégrant un projet de construction de 40 centrales à gaz porté par l'Etat au niveau national sur lequel des lobbys ont pu avoir une influence? On s'alarme soudainement du fait que la Bretagne ne produise actuellement que 10% de l'électricité qu'elle consomme, mais les circuits de production et de distribution de l'électricité sont organisés au niveau national par grands secteurs qui n'épousent pas les frontières régionales.

De plus, la volonté de tendre vers plus d'autonomie énergétique n'impose pas le recours privilégié à une centrale à gaz. Ce choix coûteux pour la collectivité qui nous engage sur le long terme est de nature à retarder et réduire les investissements nécessaires dans des énergies renouvelables (éolien terrestre et offshore, utilisation des courants marins, pompage de l'eau par Step, filière bois, photovoltaïque...) mais aussi les encouragements à la maîtrise de la consommation d'énergie et à la modernisation des réseaux de distribution pour réduire les pertes en ligne. Le gaz naturel nous vient de l'étranger et constitue une énergie fossile non renouvelable et en voie de raréfaction, ce qui l'expose à des logiques spéculatives augmentant son coût: en quoi faire appel à lui renforce t-il vraiment notre indépendance énergétique?

Le coût d'installation et la capacité de production de 450 MW de cette centrale à gaz gérée par le consortium privé Siemens-Direct-Energie que l'on veut installer à Landivisiau sont excessifs pour n'en faire qu'une centrale d'appoint destinée à fonctionner lors des pics de consommation d'électricité: en réalité, la demande de profitabilité pour l'actionnaire sera telle qu'on l'utilisera bien au-delà des besoins hivernaux et que l'on produira ainsi des tonnes de CO2 contribuant au dérèglement climatique. Or, la priorité du Front de Gauche est de remplacer le plus rapidement possible les énergies carbonées. Dès lors, accepter cette centrale extrêmement polluante et coûteuse, n'est-ce pas compromettre une nécessaire orientation résolument tournée vers les énergies renouvelables et freiner les choix politiques favorisant les économies d’énergies? Nous regrettons le recours systématique à la délégation de pouvoir qui conduit les élus à décider d'affecter des sites à cette centrale sans consultation des populations concernées et nous demandons un moratoire afin de rendre possible une véritable information de la population et un débat dépassionné sur la globalité des choix énergétiques aboutissant, pourquoi pas, à un référendum sur cette centrale à gaz.

28 février 2012

Centrale à gaz dans le Finistère: est-ce vraiment une solution raisonnable?

Emile Turlan un des représentants du collectif « Landivisiau doit dire non à la centrale », candidat aux municipales et aux départementales à Landivisiau)- aux Rencontres Départementales du Front de Gauche Finistère, en 2014 à Pont de Buis

" La Centrale à cycle combiné Gaz de Landi s'inscrit dans le service public de l'électricité, relève d'une décision de l'Etat. Le plan pluri-annuel d'investissement de l'Etat définissant les infrastructures d'ensemble à prévoir jusqu'en 2020 ne prévoyait pas cependant cette Centrale à Gaz à la pointe bretonne mais seulement une centrale de 200 MGW dans l'ère de Saint Brieuc.

Ce n'était pas lié tellement au manque de production d'électricité en Bretagne mais à un diagnostic de RTE sur des difficultés d'acheminement de l'électricité dans la zone Saint Brieuc-Saint Malo.

L'idée invoquée de la menace d'un « black out » ou d'un « break down » probable lié à un pic de consommation en Bretagne est une affabulation ne s'appuyant sur aucun précédent, sur aucun argument sérieux.

D'ailleurs, les pics de consommation en Bretagne, c'est quelques dizaines d'heures ou centaines d'heures par avant, et là on a une centrale profilée pour produire de l'électricité toute ou la moitié de l'année.

La France est un très gros exportateur d'électricité: elle exporte plus de 12-13% de son électricité. Si elle en produit davantage, ce sera pour l'exporter. On essaye de culpabiliser les bretons en disant qu'ils ne produisent pas assez d'électricité. Mais en réalité on ne leur demandait pas de produire du charbon au XIXe et début XXe, ni aux parisiens de produire du poisson.

Les régions sont interdépendantes et complémentaires: ça ne date pas d'hier. Il n'y a pas de besoin d'un gros outil de production en Bretagne. En plus, la circulation de l'électricité qui sortirait de cette centrale est aberrante: elle serait acheminée dans le Morbihan avant de revenir dans les Côtes d'Armor: pour approvisionner la Centrale, on construirait sur 110 km un gazoduc à 1 millions d'euros le km, soit 120 millions d'euros d'investissements.

Ce projet de centrale repose sur des mensonges d'Etat.

Sciemment, l'Etat sarkozyste via les ministres de tutelle Borloo et Besson a favorisé le PDG de Direct Energie, un financier au passé louche et un ami du Fouquet's, qui cherche à faire des profits juteux grâce à la libéralisation du secteur de l'énergie imposée par l'Europe qui permet aux distributeurs, purs groupes financiers, de gagner de l'argent sur l'électricité produite par EDF grâce aux investissements du contribuable et vendue plus chère.

Depuis le départ, la démocratie, le débat public ont été refusé. On a écarté les habitants des sujets qui les concernent.

En tant qu'élus, on doit intervenir dans les Conseils Municipaux pour exiger le débat, la consultation des habitants. On a écarté le développement plus important de l'éolien, de l'hydrolien, qui sont les atouts de la Bretagne.

L'énergie fossile, c'est fini: on continue à l'exploiter alors qu'elle provoque avec le méthane des perturbations climatiques aux conséquences incalculables et que la France va accueillir la conférence mondiale sur le Climat en 2015. Le gaz carbonique et le méthane: deux principaux gaz à effet de serre. La demande auprès de la Commission Nationale du Débat Public a pourtant été refusée.Cette centrale a été attribuée à Direct Energie pour des raisons louches, car Direct Energie n'a pas d'expertise technique, n'a jamais produit de Centrale fonctionnant en France.

Trois candidats s'étaient présenté à l'appel d'offre de l'Etat: EDF sur Brennilis, les Allemands de Siemens sur Guipavas, Direct Energie sur Landivisiau. Eric Besson a accordé cette centrale à la seule compagnie qui n'a jamais construit une centrale dans le pays.

Dans l'Oise, le projet de Verberie, géré par Direct Energie, a été annulé par le tribunal suite à la mobilisation citoyenne, en Alsace, le projet de Hambach a connu le même sort, annulé par le tribunal administratif de Strasbourg. La juridiction administrative nous donne raison: Direct Energie n'est pas crédible financièrement, techniquement. Stephane Courbit, actionnaire principal de Direct Energie et de LOV Group, gravitant dans les milieux de l'extrême-droite, proche de Sarkozy, faisait partie des invités du Fouquets. Il a aussi fait partie de ceux qui ont extorqué des fonds à Liliane Bettencourt.

Ce chantier ne créera pas beaucoup d'emplois sur la région: ces grosses boîtes font appel à des sous-traitants, dont beaucoup ne craignent pas de faire appel à des travailleurs détachés.

Fonctionnant, la Centrale emploierait une trentaine de salariés tout au plus.

Direct Energie donnerait soi-disant 4 millions d'euros par an aux collectivités territoriales (les 19 communes de la Communauté de Commune). Mais la contribution financière se divise en une part fixe, bénéficiant à la commune de résidence, et en une part variable, sur la valeur ajoutée de l'entreprise, bénéficiant à toute la communauté d'agglo, et qui est versée à condition qu'il y ait valeur ajoutée, ce qui n'est pas certain.

Pour exemple, la centrale de Toul a rapporté combien de millions, produit combien de KWH: zéro!

La ressource fiscale, c'est aussi un véritable leurre.

Et quand bien même ça serait effectif, il faut voir les conditions: 42 millions d'€ d'argent public par an, prélevés sur la contribution des usagers, sur leur facture d'électricité!

Dans le cas de Verberie dans l'Oise, d'Hambach en Moselle: il n'y avait pas d'engagement de l'Etat a versé une prime à l'opérateur, car il n'y avait pas d'appel d'offre de l'État. Il en est tout autrement pour Landivisiau. Au nom de quoi ce passage d'argent public à un opérateur financier privé?

Le déficit électrique, c'est de la flûte. La seule chose qui compte pour Direct Energie, avoir la prime!

Des propositions alternatives ont été faites alors qu'on essaie de faire passer les opposants à la centrale pour des « anti-tout ». Ils sont, nous sommes pour une vraie mutation, mais pas celle-ci"".

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 06:22

Le prolongement de la LGV Paris-Rennes vers l'ouest armoricain coûtera 3,3 milliards d'euros dont un tiers supporté par l'Etat, un tiers par SNCF Réseau (ex-RFF) et un tiers par les collectivités. Sur cette somme la Région Bretagne acquitte 830 millions d'euros plus 34 millions d'euros pour la rénovation des gares et haltes TER et 56,2 millions d'euros pour la restructuration des Pôles d'échanges multimodaux.

Rennes ne sera plus qu'à 1h27 de Paris. Les TGV qui iront au-delà de Rennes vers Brest et Quimper seront sans arrêt entre Paris et Rennes (pas d'arrêt au Mans, Laval, Vitré). Ce sera un gain de 45 minutes entre Paris et Brest. La rançon de la vitesse, c'est la réduction des dessertes: entre Paris et Rennes, certes, mais aussi entre Rennes et Brest, Rennes et Quimper. Par contre, sur les trajets Paris-Brest, Paris-Quimper, et Paris-Rennes, ce seront deux aller-retours supplémentaires qui seront proposés normalement.

Au Conseil Régional, le groupe EELV a choisi l'abstention en dénonçant une politique ferroviaire qui fait la part trop belle au TGV au détriment des trains de proximité. Faut-il opposer les deux? Ce n'est pas sûr. L'intégration de la Bretagne à un territoire national et européen où les distances se réduisent avec la vitesse des moyens de transport et où les échanges se multiplient est très certainement un besoin économique.

Néanmoins, il est légitime de craindre pour les investissements dans les liaisons ferroviaires régionales. Ainsi, le projet de doubler la voie ferrée entre Quimper et Landerneau pour relier Quimper et Brest en moins d'une heure et proposer douze navettes aller et retour a été abandonné (la durée du trajet est actuellement de 1h30, la SNCF étant dans l'obligation de descendre la vitesse de 120 km/h à 60 km/h pour raison de sécurité sur 17 km entre Hanvec et Daoulas).

Le nouveau contrat de plan Etat-Région 2015-2020 a attribué 70 millions d'euros à la modernisation de la ligne Quimper-Brest pour une rénovation "a minima", essentiellement à cause du manque d'engagement financier de la SNCF. L'idée d'une liaison rapide et très régulière entre Quimper et Brest a été abandonnée. En 2014, la fréquentation de la ligne Quimper-Brest est en chute de 8% par rapport à 2013. L'association d'usagers TER Brest-Quimper pointe l'insuffisance d'un service qui "permet difficilement d'assurer un déplacement domicile-travail, qu'il s'agisse du nombre des navettes, de leurs horaires ou de la durée du trajet pour ceux qui voudraient se rendre d'un pôle à l'autre" (Le Télégramme - 14 avril 2015). Les incidents de service sont nombreux.

Comme c'est essentiellement l'est breton qui profitera sur un plan économique de l'investissement dans la LGV, on peut se poser des questions sur l'effort dirigé vers le développement de l'ouest et du centre de la Bretagne.

Le développement du frêt ferroviaire semble lui aussi au point mort.

Les trains inter-cités Quimper-Nantes et Quimper-Bordeaux (arrêts à Lorient, Vannes, Auray, Redon, Nantes, La Roche sur Yon, La Rochelle, Bordeaux) seraient abandonnés.

La politique de la SNCF et de l'Etat, c'est toujours et encore la Rentabilité. C'est ce qu'ont exprimé en exerçant leur droit d'alerte les cheminots CGT de Quimper il y a quelques jours dans le Télégramme:

" Dans les 10 prochaines années, 25 000 emplois vont être supprimés avec des fermetures de boutiques, de guichets... Il s'agirait de rendre le service plus efficace et plus accessible. Ces dernières années, il y a déjà eu 25 000 emplois supprimés et nous avons gagné 30% de productivité. Or, le prix du billet a encore augmenté de 2,6% au 1er janvier. Le discours de la direction est un mensonge... A Quimper, il y a actuellement cinq guichets ouverts tous les jours. Une suppression de poste est prévue qui s'accompagnerait d'une réduction des horaires d'ouverture. Il s'agit d'aller à marche forcée vers internet. Mais pour les agents ce ne sera pas tenable physiquement avec un poste en moins. Il y aura aussi de plus en plus de trains sans contrôleur... Ce qui pose des problèmes de sécurité et de prise en charge des passagers".

Dans la région de Morlaix, on ne peut qu'avoir des inquiétudes sur la volonté de développer et de maintenir la ligne TER Morlaix-Roscoff. On ne peut que constater que le centre rail-route et le projet de développement du frêt sont à l'arrêt.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 17:59

Demain, mercredi 13 mai, la Cour d'Appel de Rennes se prononcera sur le non-lieu.
Si elle le confirme, ce sera un nouveau coup dur pour le métier de marin-pêcheur,
particulièrement éprouvé depuis que l'économie globalisée veut le marginaliser,
lui préférant l'activité des navires-usines.

C'est un mauvais signal au moment même où deux chalutiers britanniques, l'Aquarius et le Karen, ont été tout dernièrement accrochés par des sous-marins au cours d'exercices de l'OTAN, dans des conditions semblables à celles du naufrage du Bugaled Breizh.
http://www.bugaledbreizh.org/lhistoirerepete.htm

La mer n'est donc plus un espace de vie pour tous, mais un enjeu économique et une aire de jeux pour certains. Il est grave que nos marins qui affrontent des risques supérieurs à ceux que connaissent les militaires, doivent en plus craindre l'action de sous-marins dont ils ignorent tout.

Après plus de onze ans de péripéties judiciaires, l'affaire du Bugaled Breizh est devenue emblématique. Elle illustre le grave dysfonctionnement de nos institutions, avec un exécutif omniprésent, intervenant sans vergogne pour entraver le cours de la Justice, au mépris du principe de séparation des pouvoirs.

Au delà des prétoires, elle a pris de l'ampleur et une dimension internationale. Ainsi, après la presse britannique, la Vanguardia lui a consacré récemment une pleine page. Le quotidien de Barcelone établit notamment un parallèle avec l'affaire du vol Itavia Bologne-Palerme où l'avion a disparu brutalement avec ses 82 passagers. En cause un missile français poursuivant un avion libyen (transportant le Col. Khadafi, selon certaines sources)
http://www.bugaledbreizh.org/lavanguardia.htm

Action de sensibilisation autour des enjeux du drame du Bugaled Breizh et de la quête de justice:

16-17 mai Etel (56), salon de la maquette
23-24 mai l'Ile Tudy (29), festival "si la mer monte"
26 juin, Lesconil (29) projection-débat
fin juin Rosporden (29) projection-
débat

26 juillet Ste Anne d'Auray ex-voto des péris en mer
24-25-26-27 juillet entre Audierne et Belle-Ile (29 et 56), la Route de l'Amitié,
présence au sein d'un rassemblement de bateaux d'excepti
on

Comme vous le constatez, nous ne baissons pas les bras !
Mais pour continuer, nous devons être de plus en plus nombreux
ET DE PLUS EN PLUS FORTS
ET POUR CELA
NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

<http://www.bugaledbreizh.org/bulladhesion.htm> Bien cordialement,
J. Losay
association SOS Bugaled Breizh
www.bugaledbreizh.com <http://www.bugaledbreizh.org>

Bugaled Breizh: jugement demain, mercredi 13 mai: déclaration de l'association SOS Bugaled Breizh
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