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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 06:08
Bagad à Lesconil: photo Roger Dupas

Bagad à Lesconil: photo Roger Dupas

Ismaël Dupont -Alain Bonnet (ancien responsable CGT Cheminots, animateur du Secours Populaire à Pont L'abbé) - Didier Le Reste (élu communiste à Paris, membre du Conseil National du PCF, ancien responsable CGT Cheminots et animateur du Front de Gauche des Luttes). Photo Roger Dupas

Ismaël Dupont -Alain Bonnet (ancien responsable CGT Cheminots, animateur du Secours Populaire à Pont L'abbé) - Didier Le Reste (élu communiste à Paris, membre du Conseil National du PCF, ancien responsable CGT Cheminots et animateur du Front de Gauche des Luttes). Photo Roger Dupas

Loctudy, 22 août: Intervention d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, à la fête du Travailleur de la Mer organisée par la section PCF du Pays Bigouden
Loctudy, 22 août: Intervention d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, à la fête du Travailleur de la Mer organisée par la section PCF du Pays Bigouden

LOCTUDY ...Fête du Travailleur Bigouden : Le temps n'était pas avec eux !

Pourtant les militants communistes avaient tout préparé, mais le vent frais venu de la mer et la menace de pluie a découragé de nombreux estivants et quelques locaux. Malgré tout ils sont venu plusieurs centaines partager leur soirée avec les Communistes....

Article posté par Roger Dupas sur le blog du PCF du Pays Bigouden: à noter la présence sur cette fête de Didier Le Reste, élu communiste à Paris et ancien responsable de la CGT Cheminots et n°2 de la CGT. Et de plusieurs membres de la direction départementale du PCF qui ne sont pas de la section du pays bigouden: Jacqueline Héré, Anne-Marie Alayse, Claude Juillière, Daniel Jouan, Dominique Gontier, Gérard Rousseau... Manière d'exprimer aussi le soutien des communistes du département aux initiatives du Pays Bigouden, qui, au cours de ses 3 fêtes de l'été en extérieur sur les ports au Guilvinec, à Lesconil et à Loctudy, aura réuni près de 2000 personnes!

....................................................................................................................................................

Merci à tous les bénévoles pour la réussite de cette soirée et aux organisateurs, à la section communiste du Pays Bigouden, pour leur invitation

Bonsoir à tous et bon appétit,

Non je ne dis pas bon courage, même si par les temps qui courent, on en a bien besoin, car ici, à la fête du Travailleur bigouden, on mange bien...

Et bien manger, faire la fête, échanger dans la convivialité et la fraternité, cela donne de l'élan, cela redonne des droits au rêve, à l'espoir, à la révolte, à l'envie de se battre ensemble pour remettre le monde à l'endroit.

J'aurais pu parler de bien des choses en cette fin d'été 2015 qui aura fourni amplement sa part aux raisons de s'indigner et de lutter...

Pêle-mêle :

- A des centaines de milliers de demandeurs d'asile, souvent formés, qualifiés, qui fuient les massacres en Syrie, en Irak, en Erythrée, en Somalie, en Afghanistan, on répond dans notre Europe policière par le mur, la matraque, la traque policière, la noyade organisée par une approche strictement répressive de l'immigration. 2000 pauvres diables, et parmi eux, combien d'enfants, qui ont déjà disparu en Méditerranée, asphyxiés dans des bateaux surchargés, et ça continue, encore et encore...

Au Parti Communiste, dont les tracts, n'en déplaise à M. Hollande, n'ont jamais eu rien de commun avec les propos xénophobes de la famille Le Pen, on considère que tous les hommes ont des devoirs de solidarité les uns envers les autres, qui ne s'arrêtent pas aux frontières ou le destin les a jetés, et qu'un autre partage des richesses, une autre conception de la justice, au niveau mondial et national peuvent seul régler les problèmes de l'immigration.

- Une Europe à la mode allemande et capitaliste qui est de plus en plus une prison pour les peuples, avec un fédéralisme autoritaire qui se renforce au détriment de la démocratie, qui impose l'austérité et le libéralisme aux peuples même qui les rejettent avec éclat, comme en Grèce avec le référendum du 5 juillet. Les peuples sont de plus en plus complètement dépossédés du choix de leur politique économique et sociale. Il n'y a plus qu'une seule politique admise comme légitime, celle qui sert les intérêts des milieux financiers !

- Un François Hollande plus royaliste que le roi américain qui a voulu faire capoter l'accord sur la non prolifération nucléaire entre l'Iran et les Etats-Unis parce qu'il a choisi de se plier à l'agenda et à la vision du monde aussi bien de la droite israélienne que des très progressistes monarchies du golfe, l'Arabie Saoudite, les Emirats, le Qatar, à qui l'on vend des avions de combats et des armes, pour des centaines de millions d'euros. En tout, la France a vendu cette année pour 26 milliards d'armements divers, participant ainsi à la course au surarmement.

- Un gouvernement qui élargit aujourd'hui les possibilités de travail du dimanche prévus dans la loi Macron.

- Et pendant ce temps, un chômage qui ne cesse de monter, une pauvreté et des inégalités qui ne cessent de croître. 8 millions de pauvres, 5 millions de chômeurs... Les courbes se portent bien, merci Monsieur Hollande et Monsieur Valls, les estomacs et les cœurs un peu moins bien. Quand une entreprise autrefois service public comme La Poste supprime 5000 postes tout en faisant 30 % de bénéfices, grâce notamment à l'aubaine de 350 millions de crédits d'impôt CICE, il n'y a pas à s'en étonner !

Mais l'intérêt et l'actualité de notre région ont aussi été beaucoup focalisés ces dernières semaines sur l'agriculture.

Et je voudrais vous dire deux mots sur l'analyse que le Parti Communiste fait de la situation de l'agriculture et de la pêche aujourd'hui, deux domaines de production où on sait que le mot Travailleur veut dire quelque chose, deux activités économiques majeures de la Bretagne.

Ce n'est pas un hasard si les Communistes ont choisi Xavier Compain, syndicaliste agricole, agriculteur (producteur de pommes à cidre après avoir été éleveur de vache laitières), spécialiste des questions de l'agriculture et de la pêche, pour les réprésenter au sein d'une liste de rassemblement anti-austérité aux Régionales des 6 et 13 décembre 2015.

Xavier Compain a organisé le 20 août dernier une vente à prix coûtant de fruits et de légumes à Paris avec le MODEF. L'occasion de dénoncer les marges exorbitantes et scandaleuses effectués sur les productions agricoles par la grande distribution, et de réclamer des prix rémunérateurs garantis pour les producteurs.

La grande distribution fait en moyenne des marges de 30 à 50 % sur les produits frais : des cerises vendues 6€ le kilo rapportent seulement 90 centimes aux producteurs, après on se plaint que les français ne mangent pas suffisamment de fruits et légumes.

De même, le kilo de porc payé 1, 38€ à l'éleveur se vend entre 12 et 15€ en rayon...

Les députés du Parti Communiste et du Front de Gauche ont déposé un projet de loi il y a quelques semaines pour l'encadrement des prix et des marges de la grande distribution, la régulation du marché, pour que les prix agricoles fassent l'objet de négociations arbitrées par l'Etat lors de conférences annuelles pluralistes sur les prix.

Car pendant ce temps, Michel Edouard Leclerc qui amasse 75 millions d'euros en un an peut-bien célébrer le scupteur sympathisant communiste Giacometti à Landerneau : ce serait peut-être tout aussi utile qu'il paye convenablement les producteurs et qu'il maintienne des marges décentes pour les consommateurs.

Sur l'agriculture, le Parti Communiste dit :

- 1) En finir avec le gigantisme, les fermes usines, la monoculture, la spécialisation exclusive à l'export.

- C'est la condition pour maintenir une agriculture à taille humaine, garante du maintien de l'emploi et de l'aménagement des territoires. Or, à force de course à l'agrandissement, à la productivité, au détriment de la qualité, de dérégulation européenne et de dumping social, la France a perdu en 10 ans les 2 tiers de ses exploitations porcines (dans le même temps, la taille moyenne était multipliée par 2,5 pour atteindre 620 porcs), et entre 1984 et 2015, le nombre d'exploitations laitières a été divisé par 6 passant de 395 000 à 60 000 aujourd'hui. 20 % des exploitations d'élevage, soit 50 000 d'entre elles, pourraient fermer cette année selon les syndicats. Les revenus des agriculteurs ont baissé de 25 % ces deux dernières années.

- C'est tout le contraire que nous imposerait le Grand Marché Transatlantique négocié actuellement dans le plus grand secret et la plus grande perfidie.

- 2) Produire sainement une alimentation de qualité pour tous. Remettre les vaches au pré. Limiter l'usage des pesticides, engager la transition écologique de l'agriculture.

- 3) Cesser de gaver à coup de millions d'euros l'agro-industrie exportatrice sans se préoccuper de la qualité du travail (des salariés de l'agro, des éleveurs) et des productions. Doux a touché 1 milliards d'euros en 15 ans avec les résultats que l'on connaît. Un groupe comme Bigard, rappelait hier lors d'une conférence de presse à Pontivy les camarades CGT de l'agro-alimentaire, dont notre ami Michel Le Goff, a pu racheter SOCOPRA et CHARAL ces dernières années grâce à l'exploitation des salariés, l'augmentation de la productivité, les spéculations financières et les opérations fiscales qui spolient la nation, les exonérations de charges sociales et autres CICE, la pression sur les prix d'achats aux éleveurs. Et après, ce même groupe nous dit, car la loi de la jungle capitaliste est bien faite, que le coût du travail est trop élevé en France, qu'en Allemagne on achète le porc 28 centimes moins cher et en Hollande 38 centimes moins cher. Et on limite ses achats avec la Cooperl de cochons pour faire tomber le prix du Porc, quitte à causer la ruine chez les éleveurs.

- Il faut en finir avec ce système de concurrence et de productivisme à outrance qui n'a pas même la vertu de conserver l'emploi. En deux ans, la filière porcine a perdu 1000 emplois avec GAD. Il faut que l'Etat oriente l'activité vers plus de complémentarité, de développement des produits à haute valeur ajoutée, de la valorisation sur le marché national.

Et il faut exiger une réorientation de la Politique Agricole Commune qui contienne à nouveaux des restrictions à la libre concurrence, au dumping fiscal, aux délocalisations et importations, qui protège les agricultures de proximité et les rendent plus respectueuses de l'environnement et de la santé publique.

De la même manière, dans le secteur de la pêche, il faut réinventer une intervention publique qui préserve l'emploi (un emploi en mer, c'est 3 à 5 emplois à terre), les savoirs-faires, les territoires maritimes, les conditions de renouvellement de la ressource.

La Cornouaille et le Pays Bigouden comptent pas moins de 7 ports de pêche. Mais cette activité a été soumise à des évolutions très brutales ces 40 ou 45 dernières années. En 1915, il y avait 400 bateaux à Concarneau, en 2015, il y a 3 bateaux, qui débarquent autant de sardines qu'en 1915.

Pour autant, nous sommes contre l'extension du modèle des usines flottantes et la concentration des capacités de pêche industrielle entre les mains de quelques armateurs qui menacent notre sécurité alimentaire (comme Intermarché) et qui cassent les prix. Il faut soutenir le renouvellement de la flotte de pêche au jour et de la flotte artisanale. Actuellement, l'Europe interdit le financement public des bateaux neufs ou en refonte.

L'Europe met aussi beaucoup de bâtons dans les roues aux petits patrons de pêche (interdiction de rejeter les poissons pêchés non utilisables, quotas de pêche achetables et vendables...) quand la pêche industrielle a les coudées franches...

Il faut favoriser les méthodes de pêche sélective et les outils coopératifs de financement des investissements dans la pêche.

Il est important aussi de revenir à une maîtrise publique des ports, avec des collectivités actionnaires principaux par exemple de Société d'Economie Mixte, mais qui garderaient la maîtrise de leurs aménagements et de leur complémentarité car la concurrence entre les infrastructures d'une même région ne produit rien de bon.

Le Parti Communiste invitera les acteurs régionaux de la filière pêche au Forum de la Mer qu'organiseront nos camarades Xavier Compain et Dominique Gontier à la Fête de l'Humanité Bretagne de Lanester le dernier week-end de novembre.

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 14:59
Fête de l'Isole 2014 (photo Le Telegramme)

Fête de l'Isole 2014 (photo Le Telegramme)

A Scaër: 22 et 23 août au Grand Champ

Fête de l'Isole organisée par la section PCF de Scaër

Concours de boule en doublette - Tirage à 14h sur les deux jours

Dimanche à partir de 11h30 - Apéritif - Débat

Précédé par des interventions politiques de Daniel Carduner, pour la section de Scaër, et de Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.

Restauration sur place:

adulte 12 € et enfant 6 € (Crudités et charcuteries - Frites-Légumes - fromages et desserts- café)

Réservation au : 02-98-59-02-36 ou au : 02-98-57-68-45

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 09:53
Des migrants et demandeurs d'asile victimes d'actes racistes, de la politique municipale et étatique à Rennes

La Ville de Rennes demande l'expulsion du campement des Gayeulles

Plus personne ne peut désormais faire seulement semblant d’ignorer la situation catastrophique que vivent les migrants, et, avec un peu d’efforts, on arrive même à en analyser les causes et la part de l’Occident. Pourtant, au nez de ceux qui réchappent de la traversée mortifère des Sud, de la route éreintante et dangereuse des Balkans, des divers culs-de-sac et impasses hérissées de murs et d’obstacles, les portes de l’Europe entière claquent. De Calais à Vintimille en passant par Paris, la France s’arcboute sur une diagonale du refus et de l’exclusion qui traverse aussi Rennes.

Ici, le CRA se remplit et se vide au rythme d’arrivées nombreuses et tardives, de formalités expédiées dans l’urgence et de migrants expulsés sans délais. Un désespéré s’est mutilé, mais pour ceux dont la mutilation est juste mentale et qui se taisent à l’unisson, il est important de récapituler les derniers faits d’été qui déshonorent la capitale bretonne.

10 juin 2015 : Le squat de Thorigné-Fouillard est évacué laissant une vingtaine de demandeurs d'asile somaliens sans solution de relogement. Ils passent leur première nuit d'errance au "40 m cube», un squat désaffecté d'où ils sont chassés dès le lendemain matin.

11 juin 2015 : Un camp de fortune est dressé dans l'urgence au cœur de Rennes devant le théâtre du Vieux Saint Etienne.

13 juin 2015 : Les demandeurs d'asile somaliens sont tous relogés dans le dispositif hôtelier par les services de l'Etat, pour une durée indéterminée... Après 15 jours de mise à l'abri, ils sont remis à la rue.

29 juin 2015 : Nouveau camp de fortune dressé devant le théâtre du Vieux Saint Etienne.

3 juillet 2015 : La police évacue manu militari le campement et confisque le matériel.
Les demandeurs d'asile somaliens tentent alors d'investir un squat à Chartres de Bretagne où quelques compatriotes ont trouvé refuge depuis avril 2015, mais la gendarmerie s'y oppose. Philippe Bonnin, maire de Chartres de Bretagne, leur ouvre une salle municipale pour les accueillir durant le week-end.

6 juillet 2015 : Après des négociations infructueuses avec la Ville de Rennes et la préfecture, un nouveau campement est implanté dans le parc des Gayeulles.

24 juillet 2015 : La Ville de Rennes, propriétaire de la parcelle occupée dans le parc des Gayeulles, saisit la juridiction administrative et demande l'expulsion de tous les occupants :

Audience au TA le 4 septembre 2015 à 10 h


13 août 2015 : Dans la nuit du 12 au 13 août, 3 demandeurs d'asile somaliens sont victimes d'une agression vers 4h : "2 tentes ont été lacérées pour y introduire un liquide irritant et nauséabond, type lacrymogène, provoquant de vives brûlures au niveau des yeux et des irritations sur tout le corps" selon le PV de la police.
Les 3 victimes ont été très choquées par cet acte lâche et haineux en plein sommeil, qui rappelle l'agression raciste déjà subie l'été dernier par les migrants qui occupaient alors un terrain à Cleunay. Une plainte a été déposée.

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 06:20
PCF: les militants bretons choisissent à une large majorité la ligne d'une gauche offensive et citoyenne, anti-libérale et anti-austérité avec le Front de Gauche pour les Régionales et choisissent Xavier Compain comme chef de file

Du 2 au 8 juillet 2015 avait lieu la consultation de tous les adhérents communistes sur les Régionales à partir du bulletin de vote adopté le 27 juin à Pontivy. Les adhérents des 4 départements de la Bretagne administrative ont validé à une très large majorité les choix de la conférence régionale du 27 juin: une liste de rassemblement anti-austérité avec le Front de Gauche mais ouverte à d'autres forces et citoyens qui veulent rompre avec les logiques libérales pour les élections Régionales du 6 et 13 décembre 2015 et le choix de Xavier Compain pour animer et diriger la liste et la campagne du côté des Communistes.

Voici les résultats de cette consultation interne des communistes département par département:

Vote 1, sur le positionnement pour le premier tour des élections régionales (« Pour une liste de transformation sociale, écologique, démocratique et féministe, et de large rassemblement antilibéral au premier tour des élections régionales de Décembre 2015, avec le front de gauche et toutes celles et ceux qui voudront agir contre l’austérité et pour des politiques régionales d’une gauche offensive et citoyenne ») :

Votants : 1038

Exprimés : 1020 soit 98,27% des votants

Pour : 893 soit 87,55% des exprimés

Contre : 78 soit 7,65% des exprimés

Abstentions : 49 soit 4,80% des exprimés

Vote 2, sur le chef de file (« Le chef de file des communistes pour les élections régionales de Décembre 2015 est Xavier Compain » :

Votants : 1040

Exprimés : 1027 soit 98,75% des votants

Pour : 906 soit 88,22% des exprimés

Contre : 62 soit 6,04% des exprimés

Abstentions : 60 soit 5,84% des exprimés

Au niveau des différentes fédérations, les résultats globaux donnent ceci:

Vote 1: le premier tour des élections régionales (« Pour une liste de transformation sociale, écologique, démocratique et féministe, et de large rassemblement antilibéral au premier tour des élections régionales de Décembre 2015, avec le front de gauche et toutes celles et ceux qui voudront agir contre l’austérité et pour des politiques régionales d’une gauche offensive et citoyenne »

Finistère:

votants: 313 (sur 590 adhérents à jour): 53% de participation

Pour: 256 (82,58%)

Contre: 27 (8,71%)

Abstention: 27 (8,71%)

Côtes d'Armor:

votants: 264 (sur 595 cotisants): 44,37% de participation

Pour: 218 (83,52%)

Contre: 32 (12,26%)

Abstention: 11 (4,21%)

Morbihan:

votants: 224 (sur 420 cotisants): 53,33% de participation

Pour: 213 (95,52%)

Contre: 5 (2,24%)

Abstention: 5 (2,24%)

Ille et Vilaine:

votants: 237 (sur 436 cotisants): 54,35% de participation

Pour: 206 (91,15%)

Contre: 14 (6,19%)

Abstention: 6 (2,66%)

Vote 2: sur le chef de file (« Le chef de file des communistes pour les élections régionales de Décembre 2015 est Xavier Compain » :

Finistère: 299 votants: 50,68% de participation

Pour: 269 (87,34%)

Contre: 14 (4,55%)

Abstention: 25 (8,12%)

Côtes d'Armor: 268 votants: 45% de participation
Pour: 216 (82,13%)

Contre: 34 (12,93%)

Abstention: 14 (5,3%)

Morbihan: 224 exprimés: 53,33% de participation

Pour: 213 (95%)

Contre: 4 (1,79%)

Abstention: 7 (3,13%)

Ille et Vilaine: 232 exprimés: 53 % de participation

Pour: 208 (89,65%)

Contre: 10 (4,31%)

Abstention: 14 (6%)

Voilà donc les informations qui nous sont parvenues après le 8 juillet 2015, date de clôture de la consultation interne des communistes à partir du bulletin de vote adopté le 27 juin à Pontivy.

Le 13 juillet, Denis Kermen, secrétaire départemental du PCF de l'Ille et Vilaine, a pu annoncer les résultats globaux du vote des communistes bretons pour les élections régionales.

Vote 1, sur le positionnement pour le premier tour des élections régionales (« Pour une liste de transformation sociale, écologique, démocratique et féministe, et de large rassemblement antilibéral au premier tour des élections régionales de Décembre 2015, avec le front de gauche et toutes celles et ceux qui voudront agir contre l’austérité et pour des politiques régionales d’une gauche offensive et citoyenne ») :

Votants : 1038

Exprimés : 1020 soit 98,27% des votants

Pour : 893 soit 87,55% des exprimés

Contre : 78 soit 7,65% des exprimés

Abstentions : 49 soit 4,80% des exprimés

Vote 2, sur le chef de file (« Le chef de file des communistes pour les élections régionales de Décembre 2015 est Xavier Compain » :

Votants : 1040

Exprimés : 1027 soit 98,75% des votants

Pour : 906 soit 88,22% des exprimés

Contre : 62 soit 6,04% des exprimés

Abstentions : 60 soit 5,84% des exprimés

Au niveau des différentes fédérations, les résultats globaux donnent ceci:

Vote 1: le premier tour des élections régionales (« Pour une liste de transformation sociale, écologique, démocratique et féministe, et de large rassemblement antilibéral au premier tour des élections régionales de Décembre 2015, avec le front de gauche et toutes celles et ceux qui voudront agir contre l’austérité et pour des politiques régionales d’une gauche offensive et citoyenne »

Finistère:

votants: 313 (sur 590 adhérents à jour): 53% de participation

Pour: 256 (82,58%)

Contre: 27 (8,71%)

Abstention: 27 (8,71%)

Côtes d'Armor:

votants: 264 (sur 595 cotisants): 44,37% de participation

Pour: 218 (83,52%)

Contre: 32 (12,26%)

Abstention: 11 (4,21%)

Morbihan:

votants: 224 (sur 420 cotisants): 53,33% de participation

Pour: 213 (95,52%)

Contre: 5 (2,24%)

Abstention: 5 (2,24%)

Ille et Vilaine:

votants: 237 (sur 436 cotisants): 54,35% de participation

Pour: 206 (91,15%)

Contre: 14 (6,19%)

Abstention: 6 (2,66%)

Vote 2: sur le chef de file (« Le chef de file des communistes pour les élections régionales de Décembre 2015 est Xavier Compain » :

Finistère: 299 votants: 50,68% de participation

Pour: 269 (87,34%)

Contre: 14 (4,55%)

Abstention: 25 (8,12%)

Côtes d'Armor: 268 votants: 45% de participation
Pour: 216 (82,13%)

Contre: 34 (12,93%)

Abstention: 14 (5,3%)

Morbihan: 224 exprimés: 53,33% de participation

Pour: 213 (95%)

Contre: 4 (1,79%)

Abstention: 7 (3,13%)

Ille et Vilaine: 232 exprimés: 53 % de participation

Pour: 208 (89,65%)

Contre: 10 (4,31%)

Abstention: 14 (6%)

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 08:20
Photo Le Telegramme, 11 avril 2015

Photo Le Telegramme, 11 avril 2015

Une belle soirée sur le vieux port de la Forêt-Fouesnant: 150 à 200 convives pour la soirée crêpes (bien) organisée par les amis du PCF, avec la présence de nombreux camarades de Fouesnant, de Concarneau, de Rosporden, du pays Bigouden, mais aussi des habitués de ce rendez-vous traditionnel de l'été, des touristes.

Daniel Jouan, membre du conseil Départemental du PCF et de la section de Fouesnant, a pris d'abord la parole pour remercier les bénévoles, la mairie de la Forêt-Fouesnant, et souhaiter à tous une bonne soirée. Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère lui a succédé avec le propos que voici, suivi de Xavier Compain, chef de file des Communistes de Bretagne pour les élections régionales, avec un discours très mobilisateur et "punchy". Xavier Compain a évoqué les 3 grands axes du projet pour les Régionales, les raisons de la crise agricole et les solutions que nous proposons, la nécessité de développer le transport public ferroviaire, les circuits courts, l'aide régionale aux plus démunis, l'engagement de la région dans la solidarité internationale, y compris avec Cuba. Notre volonté de faire du neuf et un rassemblement conquérant où chacun trouve sa place dans la diversité des expériences et des apports avec les citoyens, les syndicalistes qui luttent, à qui il a rendu un vibrant hommage.

Chers convives, chers amis, chers camarades,

Avant de permettre à Xavier Compain, membre de la direction nationale et chef de file des communistes pour les Régionales sur la liste du Front de Gauche, de présenter son point de vue de paysan et de spécialiste des questions agricoles sur les origines et les solutions de la crise agricole bretonne, et de développer bien sûr la logique de notre projet pour les Régionales, je voudrais dire quelques mots sur l'utilité et le sens de l'engagement communiste aujourd'hui.

Il est de bon ton depuis 1989 de dire que le communisme comme force politique motrice, espérance et idéal collectif est mort, enterré sous les cendres froides de l'Union Soviétique, condamné par l'histoire, l'évolution de la société et de l'économie.

Rien n'est plus faux !

Le point de départ de l'idée et de l'engagement communiste ne date pas de la révolution d'Octobre et cette idée n'est pas morte avec la disparition de l'URSS et des démocraties populaires.

L'histoire est faite de mouvements de flux et reflux, de mouvements de balancier, elle n'est pas linéaire, … L'excès même de domination sans partage des riches et du capitalisme, la nature invivable des injustices et du niveau d'exploitation et d'inégalités que nous vivons depuis des années, les instabilités financières générées par une économie prédatrice fondée sur la spéculation et le crédit qui se dévore elle-même, vont très certainement ouvrir de nouvelles opportunités pour remettre en cause le système.

La révolte et la colère sont très présentes chez nos concitoyens, même si elles sont souvent mal dirigées. C'est que les médias au service du capital et leur puissance d'intoxication veillent au grain.

Évidemment, depuis 30-40 ans, de grands changements sont intervenus, en partie à cause de l'affaiblissement du monde ouvrier organisé et du pôle de contestation du capitalisme, qui semblent valider cette idée. Les idéaux de coopération, de socialisation des richesses, d'égalité ont de moins en moins de prise sur le réel, le Communisme comme organisation politique décline.

A côté d'évolutions salutaires, comme la prise de conscience, dans les têtes plus que dans les faits, de la fragilité de notre Planète et des nécessaires efforts pour créer un développement humain compatible avec la préservation des ressources, de la terre et de la biodiversité, comme avec la préservation de la qualité de vie des générations futures, ces 40 dernières années auront été le moment d'une révolution conservatrice et libérale.

- La finance a pris le pouvoir sur les économies réelles : le volume des transactions de marché qui ne correspondent pas à des échanges de biens et de services réels est 100 fois plus important que le poids de l'économie réelle. Le volume des échanges d'actions 100 fois plus important que l'investissement.

- La division mondiale du travail est de plus en plus forte, les économies sont de plus en plus intégrées, spécialisées : la mondialisation libérale a détruit toute une partie des emplois de l'industrie, des services, de la recherche, de l'agriculture en France. La course au coût du travail le plus bas et au profit maximum génère une série de délocalisations.

- La classe ouvrière est éclatée, fragmentée, laminée par la désindustrialisation, le développement de la sous-traitance, du précariat, de l'intérim, des services au détriment de la production.

- La part du PIB consacrée aux salaires qui était de 70 % en 1980 est passée à 60 % en 2015. C'est à dire que les revenus du capital et de la finance ont augmenté de 10 points en proportion. Baisse des cotisations patronales, des salaires, hausse des profits des actionnaires, chantage au chômage.

- Les services publics et les entreprises publiques nationalisées sont progressivement et de plus en plus rapidement privatisés ou transformés pour répondre à des exigences de rentabilité et de « moins d’État »

- L'Europe contrôle la politique monétaire, budgétaire, économique et sociale de la France selon des règles libérales dogmatiques avec en ligne de mire principale les intérêts des banques et des rentiers.

- La dette publique augmente avec les intérêts versés aux banques (1,3 milliards sur 1,7 milliards de dette en 2013, 40 après la loi qui oblige l'Etat à se financer par emprunt auprès des banques privées au lieu de recourir à la banque de France).

La dette est on le sait un argument de poids dans leur jeu pour prêcher la résignation au moins-disant social. Et pourtant, la dette est un produit, non pas d'un Etat trop généreux, mais de 30 à 40 ans de politiques de classe, de politiques capitalistes. La dette est l'effet des politiques libérales et capitalistes et le moyen de les approfondir.

- Le pouvoir politique qui dans les pays occidentaux est à l'origine de ces transformations qui donnent les pleins pouvoir aux capitalistes et dégradent la condition des classes moyennes et populaires se dit souvent impuissant à changer le cadre de compétition et de régression qu'il a lui-même créé parfaitement consciemment.

- Résultat : les inégalités sont très fortes. En France, seuls les revenus des 10 % les plus riches ont augmenté depuis quelques années. Il y a plus de 8 millions de pauvres, plus de 5 millions de chômeurs. Au niveau mondial, les 40 plus grosses fortunes mondiales possèdent autant de richesses que la moitié de l'Humanité.

Les grands choix économiques ne sont pas mis en question par les grands partis de Gouvernement, d'accord pour servir la finance et le capital au nom du prétendu pragmatisme ou "réalisme économique", les différences se font sur des enjeux sociétaux, sur le rapport à l’État sécuritaire, à l'immigration, et encore... de moins en moins car le PS nouvelle manière, inspiré par le blairisme et son « réalisme » libéral-conservateur, marche dans les pas de la droite sur l'immigration, la recherche des boucs émissaires, la restriction des libertés, la chasse aux prétendus fraudeurs.

Dans ce contexte, quel est le sens et la raison d'être du combat communiste ?

1) Être communiste, c'est penser que la politique n'est pas seulement une affaire politicienne de conquête du pouvoir, de partage des postes à responsabilité, d'électoralisme, mais le lieu de la réappropriation de son pouvoir et de son destin par le peuple, la population elle-même.

Le Communisme, c'est le mouvement de réappropriation de ce que nous avons en commun, de notre existence sociale et politique. 90 % de la population a des intérêts convergents qui rentrent en contradiction avec les logiques du système capitaliste, comme consommateurs, citoyens, travailleurs : c'est aux communistes de le rappeler.

2) Être communiste, c'est se battre pour une société d'égalité et de coopération contre l'exploitation capitaliste : c'est refuser de penser que le principe de la concurrence des égoïsmes peut organiser seule au niveau des nations ou du monde la société et l'économie, c'est vouloir créer un environnement pour que le travail soit partagé, pour que les progrès techniques et de productivité permettent une réduction du temps de travail, et que tous aient un accès égal à des droits tels que la santé, le transport, l'éducation, la culture, le loisir...

Les progrès techniques et l'universalisation du statut de salarié offrent des conditions objectives pour travailler à la libération du travail: semaine de 30 h, augmentation des revenus suivant l'augmentation de la productivité... A condition d'en finir avec l'organisation par le capitalisme pour renforcer la profitabilité en contenant ou abaissant les salaires du chômage de masse.

Pour le Communisme, la liberté se vit comme démocratie et limitation du pouvoir de l’État - droit à exprimer et vivre selon ses opinions, à agir politiquement par le vote – mais aussi comme pouvoir d'agir : pouvoir de se loger, de travailler, de se soigner, de s'auto-organiser...

Quand les communistes mettent en avant les urgences sociales (loi-vieillissement, santé, précarité ...) c'est toujours avec l'idée, non pas simplement de mettre des emplâtres ou des pansements sur des jambes de bois, mais de gagner des conquêtes immédiates pour rendre la population moins souffrante, plus forte, plus consciente, pour changer le système.

3) Être communiste, c'est être citoyen du monde, internationaliste, construire la Paix dans le respect de l'indépendance des peuples, la construction de rapports économiques entre les nations délivrées de la domination, et promouvoir la fraternité concrète entre les hommes, quelles que soient leurs origines.

Cela nous renvoie en particulier à l'urgence humaine de lutter pour l'accueil des réfugiés et l'effectivité du droit d'asile, la fin de Dublin III et de l'approche sécuritaire. Arrêter de laisser mourir de manière criminelle les migrants fuyants les guerres en Méditerranée (2000 martyrs qui ont déjà sombré en Méditerranée, et combien d'enfants parmi eux ?), de les accueillir en France avec des chiens policiers et des bastonnades. Reprendre le fil de notre histoire faite d'accueil et d'intégration réussie de juifs d'Europe de l'est et d'Allemagne, d'arméniens, d'algériens, de polonais, d'espagnols, d'italiens... La France ne doit pas se figer dans la méfiance xénophobe: elle doit retrouver la voie de la solidarité humaine et internationale.

- Dénucléariser la Bretagne : en finir avec ces 300 têtes de missiles nucléaires de l'île Longue (avec une puissance de destruction de cent fois plus importante que la bombe de Hiroshima et de Nagasaki) qui sont une menace pour les Finistériens et les Bretons (on est pas à l'abri d'un accident ou d'un attentat...), qui coûtent chaque année plusieurs milliards qui seraient mieux investis dans la santé, l'éducation, et qui, quand on modernise et remplace cet arsenal atomique, justifient que l'on poursuive partout dans le monde la prolifération de l'arme nucléaire alors que la France a pris des engagements internationaux pour aller vers l'élimination des armes atomiques.

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 18:01
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
Roland Le Nivet (responsable du Mouvement de la Paix) introduit pour démontrer la nécessité du désarmement nucléaire de la Bretagne

Roland Le Nivet (responsable du Mouvement de la Paix) introduit pour démontrer la nécessité du désarmement nucléaire de la Bretagne

Antoinette Le Hénaff et Roland Le Nivet (Mouvement de la Paix)

Antoinette Le Hénaff et Roland Le Nivet (Mouvement de la Paix)

Le Pardon de l'église Ste Marie du Menez Hom cohabite avec le rassemblement pour la Paix et le désarmement nucléaire

Le Pardon de l'église Ste Marie du Menez Hom cohabite avec le rassemblement pour la Paix et le désarmement nucléaire

A l'occasion des 70 ans du largage des bombes atomiques américaines sur Hiroshima et Nagasaki, qui a fait plus de 200 000 morts, 150 personnes environ, dont beaucoup de militants du Mouvement de la Paix, les principaux organisateurs, de l'Université européenne de la Paix, d'associations de solidarité internationale ou pacifiste, mais aussi du Parti Communiste, d'autres composantes du Front de Gauche, des écologistes, s'étaient donné rendez-vous ce dimanche 9 août devant la baie de Douarnenez et la presqu'île de Crozon, sur le Menez Hom et devant l'église Sainte Marie du Menez Hom, pour une marche de la Paix et le lancement d'une campagne de sensibilisation des Bretons pour faire pression en faveur d'une sortie du nucléaire militaire et d'une logique de désarmement, à travers une pétition envoyée à François Hollande dont les termes sont ceux-ci:

"Monsieur le Président de la République,

Toute utilisation des armes nucléaires aurait des conséquences humanitaires et environnementales catastrophiques.

Aussi, je vous demande d'agir pour la mise en place d'un Traité d'interdiction des armes nucléaires.

Cela implique évidemment que tous les Etats possédant des armes nucléaires, dont la France, s'engagent à stopper tous les programmes de modernisation de leurs arsenaux atomiques. Ce serait un signal fort pour le monde entier et cela constituerait des économies budgétaires considérables pour des mesures économiques et sociales en faveur d'un développement durable dont le monde a tant besoin".

Les principaux partis en France laissent la question de l'investissement dans le nucléaire militaire, et plus largement de la politique d'armement, en dehors du débat politique et public, partageant des options militaires et stratégiques qui sont ringardes et dangereuses et en contradiction avec les engagements de la France en faveur du désarmement nucléaire à l'occasion des traités internationaux, mais aussi d'urgences sociales telles que l'investissement dans la santé, les services publics, l'adaptation au vieillissement, les énergies de l'avenir et le développement durable.

En Bretagne, le candidat présenté par le PS aux Régionales a toute chance d'être Jean-Yves Le Drian, le ministre de la guerre, fervent soutien de la dissuasion nucléaire et du surinvestissement dans la modernisation des sous-marins et des missiles nucléaires. La Région Bretagne attribue d'ailleurs 850000€ sans ciller à des recherches universitaires appliquées à l'armement. Evidemment, cette question est aussi tenue en dehors du débat des régionales par beaucoup de formations politiques, alors qu'il y a sur l'île Longue de quoi raser des centaines d'agglomération de plus de 10 millions d'habitants et que de récents accidents lors de tests d'envois de missiles ont montré que la sécurité en matière de contrôle de l'armement nucléaire était un mythe.

A l'échelle mondiale, 9 états possèdent 16000 têtes de missile nucléaires, la Russie (8000 têtes de missiles) et les Etats-Unis (7300 têtes de missile) se partageant 90% de ces armes, mais la France étant en troisième position par son stock d'armes nucléaires (300 têtes), suivie de la Chine (250), du Royaume-Uni (225), du Pakistan (100 à 120), de l'Inde (90 à 110), d'Israël (80), de la Corée du Nord (6 à 8).

Par quelle sorte d'élection surnaturelle ces Etats auraient un droit de vie ou de mort sur les peuples voisins pour assurer leur protection. L'investissement dans la dissuasion nucléaire n'est pas justifié du point de vue de la sécurité collective car il se fait au détriment d'autres investissements militaires peut-être plus utiles, de l'aide au développement, de l'établissement de relations nord-sud plus équilibrées, et ces armes peuvent faire l'objet d'attaques ou de captations par des groupes terroristes, car cela a failli se faire en Italie avec le projet de militants proches de l'Etat Islamique d'attaquer en Italie une base américaine contenant vingt bombes nucléaires B 61. Surtout, quelle crédibilité ont les Etats qui continuent à investir dans de nouvelles armes nucléaires et renoncent à détruire leurs armes de destruction radicale pour éviter la prolifération et la possession de ces armes dans des régions et par des états instables? Il faut un sacré sens du mensonge éhonté ou un optimisme historique confinant à la bêtise pour parler comme certains de l'arme nucléaire comme d'une "assurance vie" alors même qu'on mène par ailleurs une diplomatie et une politique impérialiste qui favorise la multiplication des guerres. Les armes nucléaires actuelles sont des milliers de fois plus destructrices que les sinistres "Little Boy" et "Fat man" jetées à Hiroshima et Nagasaki qui ont pourtant causé des souffrances et une désolation inouïes. Qui peut croire que l'on pourrait envoyer une arme nucléaire dans un ou plusieurs endroits du monde sans voir d'autres pays l'utiliser en retour? Qui peut croire que des gouvernements humains trop humains, dans des configurations internationales marquées par la concurrence et l'état de guerre permanent, mais aussi par la dictature, le fanatisme, l'aveuglement, auront la sagesse de ne jamais faire usage de ces armes de destruction? Et ce sont les opposants à l'arme nucléaire que l'on qualifie de doux rêveurs, d'idéalistes, d'irréalistes, pour complaire à des traditions stratégiques absolument déraisonnables et au lobby militaro-industriel? Ce que possède la France à l'île Longue en termes d'armement nucléaire, cela représente 4000 fois la bombe Hiroshima! Chacun des Sous-Marins Lanceurs d'engins de nouvelle génération a coûté 8,5 milliards d'euros.

Le 19 février dernier, François Hollande a été jusqu'à affirmer que "la dissuasion nucléaire nous permet de vivre libres". Instrument d'indépendance, l'arme nucléaire, peut-être dans une certaine mesure du temps de la guerre froide..., et encore, mais aujourd'hui, et d'ailleurs de quelle velléité d'indépendance vis à vis des intérêts américains a témoigné François Hollande?

Au Parti Communiste et au Front de Gauche, avec nos alliés et la population, nous devons faire de cette question d'une Bretagne progressivement libérée de ses armes nucléaires pour donner des arguments à un accord général de destruction des têtes de missiles nucléaires, un enjeu fort des prochaines régionales.

Il s'agit d'une question d'élémentaire sens de l'humanité, de la fragilité de l'existence humaine et sociale.

Il s'agit aussi d'une question de sécurité des populations vivant à proximité de la presqu'île de Crozon, d'une question politique et sociale majeure. Le renouvellement de nos bombes atomiques, ces fameux M 51, c'est un programme de 26 milliards d'euros, quand on dit qu'il n'y a plus d'argent pour l'école, la santé, la sécurité sociale... 3,8 milliards d'euros par an du budget militaire sont consacrés à l'armement nucléaire alors que dans le même temps l'armée est souvent démunie en ressources humaines et matérielles pour faire face aux "missions" à l'étranger, il est vrai sans doute trop inflationnistes, que lui attribuent nos gouvernements, avec d'ailleurs des modes de prise de décisions césariens et très peu démocratiques.

D'anciens ministres, des élus, des militaires, des experts, tentent de briser le consensus qui s'est installé à quelques exceptions près (des composantes du Front de Gauche comme le Parti Communiste et Ensemble au moins, EELV, le NPA...) dans la classe politique. Paul Quiles (ancien ministre socialiste de la défense), ou le Général Norlain (ancien chef de cabinet militaire de Jacques Chirac), demandent l'arrêt des projets de modernisation des armes atomiques contenus dans la loi de programmation militaire.

L'annonce d'une telle mesure serait de nature sans doute à relancer une dynamique en terme de désarmement nucléaire après l'accord récent, dont il faut se féliciter, entre les Etats-Unis et l'Iran. En théorie, les puissances nucléaires qui se réjouissent du respect du TNP (Traité de Non-Prolifération Nucléaire) par l'Iran, ont l'obligation d'appliquer ce traité qui en son article 6 prévoit l'élimination des armes nucléaires et donc s'oppose à leur modernisation.

L'arme nucléaire est un gouffre financier et une menace permanente.

Si les citoyens français n'ont pas assez conscience de cet enjeu, comme le montre le peu de mobilisation ce 9 août au Menez Hom (il y avait 20 000 personnes contre l'arme atomique et pour la paix à Crozon en 1995, après les essais de Jacques Chirac en Nouvelle Calédonie) c'est parce qu'il leur apparaît lointain et virtuel sans doute, mais aussi parce qu'il est mis en dehors du débat politique tout à fait sciemment et que les formations politiques qui, elles, y sont sensibles et opposées à la prolongation des investissements dans l'armement nucléaire, ne le disent sans doute pas assez fort et ne donnent pas à cet enjeu des plus vitaux et fondamentaux la place qu'il mérite dans leurs projets et leurs programmes.

Cet élément essentiel du combat pour la Paix et la Civilisation ne fait donc que commencer... Il ne faut pas le laisser seulement aux experts et aux associations pacifistes. Cela nous regarde tous!

Ismaël Dupont.

70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
70 ans de Hiroshima et de Nagasaki: la nécessaire relance d'un combat contre l'armement nucléaire en France et en Bretagne, échos du rassemblement du Menez Hom le 9 août 2015
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 18:00
Ismaël Dupont et Jean-Pierre Demaimay, membres de la direction départementale du PCF

Ismaël Dupont et Jean-Pierre Demaimay, membres de la direction départementale du PCF

Photos du rassemblement du Menez Hom pour la paix et pour le désarmement nucléaire (suite)
au sommet du Menez Hom

au sommet du Menez Hom

Photos du rassemblement du Menez Hom pour la paix et pour le désarmement nucléaire (suite)

Photos Gérard Rousseau

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 11:02
Sur la photo, Xavier Compain responsable agricole du PCF, Michel Le Goff délégué CGT Bigard Raymond Gouiffès délégué CGT Doux et Françoise Anne section PCF de Quimperlé

Sur la photo, Xavier Compain responsable agricole du PCF, Michel Le Goff délégué CGT Bigard Raymond Gouiffès délégué CGT Doux et Françoise Anne section PCF de Quimperlé

Éleveurs : "Les annonces gouvernementales ne répondent pas à l'urgence" (PCF)

À l'issue du Conseil des Ministres vient d'être annoncé le plan destiné aux éleveurs. L'ensemble des mesures, notamment les allégements, reports de charges et cotisations vont être les bienvenus, à la condition qu'en bénéficient les plus fragiles et modestes. Les banques de l'agriculture doivent mettre la main à la poche. Ces mesures de situation de crise arrivent tardivement au regard du diagnostic connu : démantèlement des outils de régulation, libéralisation des marchés, concentration de l'agriculture au profit des géants de l'agroalimentaire... Les annonces gouvernementales ne répondent pas aux enjeux et à l'urgence de la situation.

Faute d'affronter la rémunération du travail paysan en posant fermement la répartition de la plus value entre producteur, transformateur et distributeur, les orientations indiquées ce jour risquent de n'être qu'incantatoires, comme le soulignent les éleveurs.

Quant à la droite agitée ces dernières heures, c'est elle qui a offert à la grande distribution les coudées franches sur les prix bas et les importations massives.

La fuite en avant vers les fermes usines et la libre concurrence vont continuer de favoriser l'élimination des exploitations les plus modestes, aux dépends de la santé publique et du consommateur.

Nous proposons de reconstruire une production nationale pour répondre au besoin humain. Le droit à une alimentation de qualité pour tous appelle à une vraie politique de gauche. Rémunérer justement les producteurs et mieux répartir la valeur ajoutée dans les filières agricoles. Nous proposons de légiférer sur la réduction des marges et pratiques abusives dans la grande distribution. Les prix agricoles doivent faire l'objet de négociations annuelles et pluralistes à travers des conférences des prix. Les filières alimentaires relocalisées doivent être soutenues.

L'Europe doit reconquérir l'ambition de sa souveraineté alimentaire. Elle doit se doter d'outils de gestion et de planification, tels des stocks régulateurs, des prix indicatifs... Pour que la PAC soit au service de l'intérêt général, il faut faire échec au projet de Traité Transatlantique.

Nous invitons le monde agricole, salarié, citoyen, à construire des majorités d'idées et de projets sans attendre. L'occasion nous est donnée lors des élections régionales, d'encourager l'agriculture paysanne et la transition écologique en relocalisant notre alimentation.

Des solutions émergent : conditionnalités des aides publiques aux entreprises agroalimentaires, circuit court dans la restauration collective, gestion publique du foncier.

http://www.pcf.fr/73152

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 12:06

DU COCHON à L'ART

16 JUILLET 2015 | PAR MICHEL KERNINON

Depuis des semaines en Bretagne, des producteurs laitiers et des éleveur de porcs occupent et saccagent les hypermarchés des grandes enseignes aux logos bien connus, créées par des Bretons, comme Leclerc et Intermarché

Ces enseignes, qui aujourd'hui pressurisent les agriculteurs sur les prix à la production, ont eu précédemment sur le plan humain d'autres résultats négatifs. Elles sont en effet parvenues à vider de leurs commerces les centres des villes et des villages. La Bretagne fourmille d'exemples de cette dévitalisation urbaine. D'autant que les emplois créés en périphérie sont peu qualifiés et à temps partiel non choisi pour l'essentiel.

Tout en s'enrichissant grassement, les industriels de l'agro-alimentaire -(qui souvent furent à l'origine des coopératives agricoles d'entr'aide à la production et à la commercialisation des produits, n'ont plus aujourd'hui de "coopératif" que le nom)- et les pontes de la "distribution", mot inventé par Edouard Leclerc, verrouillent toute la chaîne. Grandes surfaces et usines de transformation appartiennent aujourd'hui souvent aux mêmes propriétaires.

Pas étonnant que les pontes de la grande distribution et de l'agro-alimentaire comptent aujourd'hui parmi les plus grosses fortunes des régions, en Bretagne notamment. Mais certains d'entre eux doivent culpabiliser. En raison de leur fortune rapidement acquise, ils tentent de sublimer leur image dégradée dans le public. Ils sponsorisent donc des événements festifs locaux, ou créent des fondations flatteuses, comme la Fondation Leclerc.

Celle-ci, pour monter ses prestigieuses expositions sans prendre trop de risque, fait régulièrement cracher au bassinet les propriétaires de magasins à son enseigne. Hier, c'était pour exposer Miro, actuellement c'est pour exposer Giacometti à Landerneau. Mais Leclerc a beau faire dans l'art, l'enseigne reste la cible privilégié des petits producteurs. Ils sont furieux des prix trop bas fixés par la grande distribution. Récemment d'ailleurs l'enseigne Leclerc et ses concurrents et/ou alliés ont été lourdement condamnées pour leur entente sur les prix et pour avoir imposé des rétrocommissions illégales.

Ces nouveaux riches de la distribution, devenus les manitous intouchables du commerce français, fixent des prix d'achat toujours jugés à la baisse par les producteurs. Les consommateurs, qui pour la plupart sont aussi des salariés, auraient donc tout intérêt à réfléchir à leur comportement personnel en matière d'achat. En se fournissant par exemple au niveau local et en produits locaux. On gagne forcément en qualité, et souvent en prix par l'échange de proximité entre producteurs et consommateurs. Les groupements de locavores et autres paniers bio commencent à se développer, même si malheureusement des fédérations de coopératives biologiques fortes de leur développement adoptent de plus en plus les pratiques en cours dans la grande distribution. Quitte à détourner d'eux des consommateurs hostiles à leur assimilation libérale en cours.

Mais la consommation privilégiant des achats de produits de proximité garantit une traçabilité de prix comme de qualité. Les consommateurs participent ainsi directement au développement local de l'emploi et encouragent la qualité des produits de l'agriculture. Et peuvent au moins partiellement libérer des paysans d'une dépendance excessive aux grandes marques et les intermédiaires offrant des prix d'achat qui les mettent à genoux, et pire.

Difficile d'ignorer l'omniprésence des leaders "syndicaux" majoritaires de la FNSEA et des différentes fédérations départementales qui occupent la scène lors de certaines manif' paysannes. Et on y compte encore parfois quelques bonnets rouges à la double casquette comme l'inévitable Merret dans le Finistère.

Mais la plupart des paysans qui galèrent aujourd'hui en raison même des dysfonctionnements d'un système initié par les "gros" de l'agro-businesset et fait pour enrichir les déjà "gros", ne sont pas dupes du scénario qu'on leur propose. Et la rébellion fait tache d'huile en Bretagne. Que ce soit pour le porc, pour le lait ou pour d'autres productions. On comprend bien pourquoi le céréalier Beulin, président national de la FNSEA, n'a pas été particulièrement bien reçu à Saint-Brieuc l'autre jour, par les paysans bretons. Et on comprend aussi que l'art présenté à Landerneau par Michel-Edouard Leclerc et sa fondation ne suffit pas à remonter le moral des producteurs de porcs.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 07:05

communiqué du Front de Gauche du Pays de Douarnenez sur la crise agricole.

CRISE AGRICOLE : CHANGER DE MODELE

Trois ans après les soubresauts de l'empire Doux, moins de 2 ans après la liquidation de l'entreprise Gad, le secteur agricole connaît une nouvelle crise d'une gravité rarement atteinte.

Ce sont toutes les filières d'élevage qui sont entrées dans la tourmente avec un effondrement des cours qui risque de conduire à la disparition de milliers d'exploitations agricoles avec de probables et graves conséquences pour l'emploi dans les entreprises d'amont et d'aval (fournisseurs, transformateurs...).

Le plan d'urgence en faveur de l'élevage que vient de présenter le Gouvernement peut momentanément circonscrire l'incendie et apaiser les tensions.

Il ne répond au problème que par des mesures financières à court terme sans mesures politiques dignes de ce nom; c’est finalement une forme d’aumône qui ne changera pas les règles du jeu.

De ce point de vue, ce plan n'est pas de nature à résoudre durablement la crise en cours.

Pour le Front de Gauche, ce qui est en cause, c'est la poursuite d'un modèle agricole à bout de souffle où les agriculteurs deviennent des fournisseurs de matière première à bas prix.

Ce modèle est directement percuté par la logique libérale d'une Europe où il n'y a plus d'autre instrument de régulation que la « main invisible » du marché dominé par les oligopoles de la distribution ; un marché où règne le dumping social et environnemental pratiqué par certains Etats.

La suppression des quotas laitiers en est le triste symbole.

Et si le prix du boeuf payé à l'éleveur n'a quasiment pas bougé depuis des décennies, il a augmenté de 35 % pour le consommateur sur les 10 dernières années !

La question fondamentale qui est posée, c'est de savoir quel type d'agriculture on veut pour l'avenir :

Soit une agriculture hyper industrialisée,avec une concentration des exploitations de type « fermes des 1000 vaches » et un accroissement des importations d'aliment pour le bétail, se situant dans la logique concurrentielle du marché mondial et conduisant à une désertification rapide des territoires ruraux.

Soit une agriculture en rupture avec le modèle productiviste et libéral,basé sur les principes de souveraineté alimentaire et de coopération internationale :

Elevage lié au sol, maîtrise des productions et régulation dynamique à l'échelle européenne, partage des droits à produire, prix garantis et rémunérateurs permettant aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail, soutien clair aux pratiques agricoles respectueuses de l'environnement, aménagement équilibré du territoire.

Et çà, c'est un véritable choix de société.

Crise agricole: changer de modèle. Communiqué du Front de Gauche du Pays de Douarnenez
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