Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 13:29

Langues et culture de Bretagne

Nous avons une chance, celle d’avoir hérité de deux langues : le breton, une langue celtique (un peu moins de 200000 locuteurs, mais beaucoup d'en ayant pas un usage courant ni une maîtrise complète) et le gallo, une langue romane (5 à 10 % de locuteurs quotidiens).

Nous avons un problème : nos langues comme les 75 répertoriées et pratiquées en France (métropole et Outre-mer) sont classées en danger par l’Unesco. Leur disparition serait une perte inestimable pour l’humanité.

Nous avons une responsabilité : préserver et enrichir ce patrimoine encore vivant. Cela nous impose de les transmettre, de les apprendre et de les faire vivre. Cela ne remet pas en cause l’officialité de notre langue commune, le français.

Depuis les années 50, de moins en moins de familles transmettent ces langues, aussi l’École a un rôle majeur pour transmettre ces langues et assurer leur pérennité !

Quelle est la situation de l’enseignement?

L’enseignement bilingue (de la maternelle à la terminale) représente 16345 élèves : 43,60 % dans le Public, 31,40 % dans l’enseignement privé catholique et 25% à Diwan. Des disparités existent entre les départements : par exemple, dans le département du Morbihan, le service public d’éducation n’accueille que 33,50 % des élèves bilingues contre plus de 53% pour l’enseignement privé catholique. Le rectorat et les DASEN (ex-IA) sont totalement responsables de cette situation. On pourrait citer de nombreux exemples de refus d’ouverture pour laisser la place au Privé.

L’enseignement facultatif concerne le breton et le gallo (Initiation d’1h, option de 2 à 3h, LV2 ou LV3)

Dans le 1er degré, 7840 élèves reçoivent un enseignement d’initiation dans le primaire dans le Finistère où le Conseil général prend en charge des intervenants extérieurs.

Dans le second degré : près de 5300 élèves (dont 52 % dans le service public) suivent un enseignement facultatif (1) au collège et au lycée mais avec de grandes disparités d’offres et des ruptures entre le collège et le lycée.

La réforme du Collège supprime l’enseignement facultatif en 6ème au collège à la rentrée 2016, y compris pour les élèves qui ont bénéficié de l’initiation en primaire ! Les heures de breton ou de gallo seront prises sur les autres disciplines dans le cadre des Enseignements Interdisciplinaires (EPI) ! Et dire que l'article 40 de la loi de refondation de l’école de 2013 précisait que « l'enseignement des langues régionales serait favorisé » !

Dans les autres secteurs, près de 900 étudiants suivent un enseignement de breton à l’Université dont près de la moitié un cursus complet, plus de 3300 adultes suivent des cours de breton hebdomadaires, et près de 300 suivent une formation intensive de 3 et 6 mois.

Formation des enseignants et autres (petite enfance par ex. ) : des aides financières financées par la région et des conseils départementaux, ont été mises en place

Rappel :

1er degré : concours externe « special langues regionales »

2d degré : CAPES (breton-histoire-géo, breton-maths, breton-anglais, breton-lettres)

Des enseignants qui ont un autre CAPES mais qui sont titulaires par exemple du DCL (Diplême de Compétences en Langues) peuvent aussi être affectés pour enseigner leur discipline en breton.

Production et diffusion du matériel pédagogique : la Région cofinance le fonctionnement de Ti-Embann ar Skolioù (TES), service du Centre régional de documentation pédagogique (CRDP) qui diffuse gratuitement dans les écoles des manuels scolaires en breton (35 000 chaque année).

L’Office Public de la langue bretonne (Ofis Publik ar Brezhoneg) est un établissement public de coopération culturelle. Il a été créé en 2010. Ses membres fondateurs sont l'Etat, le Conseil régional de Bretagne, le Conseil régional des Pays de la Loire et les Conseils départementaux du Finistère, du Morbihan, des Côtes d'Armor, de l'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique.

Ses missions

Il a pour principales missions la promotion de la langue bretonne et le développement de son emploi dans l'ensemble des domaines d'usage d'une langue. L'établissement met en œuvre les politiques linguistiques qui lui sont confiées par les pouvoirs publics membres. L'Office Public concentre notamment ses efforts sur la structuration du développement de l'offre d'enseignement bilingue. Il participe aussi à la promotion des cours de breton pour adultes Il participe également pleinement à l'enrichissement du corpus de la langue ainsi qu'à son adaptation continue au monde contemporain. Pour en savoir plus : http://www.fr.brezhoneg.bzh/

Documents phare de la Région

Rapport voté en mars 2012 : une politique linguistique pour la Bretagne

http://www.bretagne.bzh/jcms/preprod_144323/fr/rapport-d-actualisation-de-la-politique-linguistique-pour-la-bretagne-session-du-conseil-regional-de-mars-2012

Convention Etat-Région spécifique (2015/2020) : la dernière en date est à l’ordre du jour de la session du 15 octobre 2015

C’est la 3ème convention de ce type.

Cette convention ne rencontre pas le soutien habituel. Elle est même contestée par le Conseil Culturel de Bretagne, par la FSU au CESER, par Aï ta qui parle de trahison etc.

L’Etat (le recteur de l’académie de Rennes) semble avoir tenu le stylo :

Ce texte = vœux pieux car de pas de plan programmé dans le temps, mêmes objectifs pour 2020 (20000 élèves en bilingue) que pour 2010 !!! + recherche de la limitation du nombre d’emplois !

  • inscription de seuils d’ouverture quelle que soit la taille de la commune ou de l’école (15 élèves en maternelle, refus de prendre en compte les 2 ans),
  • notion très théorique de » nombre de places vacantes » (cette vision a conduit à la mise en sommeil de classes qui ne se sont jamais réveillées car le véritable objectif était de fermer le site : c’est le cas en collège de Sizun, de Redon, de Pontivy et peut être de Rostrenen l’an prochain),
  • pas de priorité au service public, c’est toujours la complémentarité des réseaux qui est sous–jacente dans le discours de l’Etat affichée dans la convention comme un principe relevant de la cohérence géographique » : l’EN répond aux parents victimes des principes ci-dessus, mais il y a des classes bilingues dans l’enseignement privé catholique….
  • Un soutien très théorique à l’enseignement optionnel du breton ou du gallo au collège puisque la réforme le supprime,
  • Rien pour augmenter le nombre de candidats aux concours de PE et pas d’augmentation significative de de postes au CAPES. Baisse programmée du soutien de la région via les aides skoazel ; rien sur les contractuels ou l’offre de formation dans les universités (ex : l’UBS n’offre aucune formation complète en breton)
  • Pas de financement par l’Etat de congés-formation permettant à des enseignants en poste de se former pour l’enseignement bilingue (enseignement de leur discipline en breton) ou l’enseignement optionnel en breton ou en gallo.
  • Quasiment rien sur l’enseignement du gallo, une discipline qui est pourtant choisi par un nombre non négligeable d’élèves au bac en Haute-Bretagne.

Le Recteur est un bon petit soldat du gouvernement, et la Région se contente de bla-bla.

Promouvoir et valoriser l’apprentissage de nos langues régionales

Nos langues ne doivent pas disparaître ! La diversité culturelle est une richesse !

Nous agirons pour le développement :

  • des filières bilingues dans le service public d'éducation : tous les enfants doivent pouvoir trouver une classe bilingue à une distance raisonnable.
  • de l’initiation au breton ou au gallo à l’école primaire, de l’enseignement facultatif ou optionnel au collège, et la poursuite au Lycée et au LP.

Nous accompagnerons activement le réseau associatif et laique Diwan avec la perspective, notamment, de son intégration dans le service public d’éducation.

Nous soutiendrons activement le développement et la transmission de nos langues par le biais de leur diffusion (radios locales associatives, médias locaux, filière numérique, doublage),

Nous exigerons une renégociation de la « Convention entre l’Etat et la Région pour la transmission des langues de Bretagne » qui n’est pas acceptable en l’état : si la région a un rôle à jouer (aides, bourses, valorisation de la présence de nos langues dans l’espace public, l’Etat ne doit pas mettre des obstacles empêchant d’atteindre les objectifs (ex : seuils d’ouverture de 15 élèves irréalistes dans les petites et moyennes communes, recrutement d’enseignants en nombre insuffisant etc….) ; l’offre audiovisuelle est à renégocier également.

Nous nous impliquerons pleinement dans l’Office Public de la langue bretonne.

Nous organiserons des ETATS GÉNÉRAUX DE LA CULTURE ET DES LANGUES DE BRETAGNE avec toutes les associations, les organisations syndicales et autres acteurs impliqués pour co-élaborer des politiques ambitieuses.

Patricia Laborie, pour le Front de Gauche Bretagne.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 06:09

COMMUNIQUE DE PRESSE DE XAVIER COMPAIN : 12 octobre 2015

Ces dernières heures, la presse fait état du choix de deux élus sortants régionaux communistes d’être candidat sur la liste de premier tour du parti socialiste pour les prochaines élections régionales. Je le regrette.

Leur choix n’engage qu’eux-mêmes et en aucune façon le Parti Communiste Français et ses instances représentatives.

En dehors du choix souverain des communistes Bretons d’une liste « de transformation sociale, écologique, démocratique et féministe et de large rassemblement anti-libéral au premier tour des élections régionales de décembre 2015, avec le Front de Gauche et toutes celles et tous ceux qui voudront agir contre l’austérité et pour des politiques régionales d’une gauche offensive et citoyenne » et de la désignation de leurs têtes de listes, nul n’a la légitimité à représenter le Parti Communiste Français, parler en son nom, encore moins à engager des négociations cachées de tous et des citoyen(ne)s.

Nulle formation politique ne choisit les candidats de ses partenaires. Aucun accord électoral ne dessinait au parti socialiste de choisir ses communistes !

Communistes et avec le Front de Gauche, seul nous guide la volonté de construire des rassemblements populaires dans l’objectif d’une offre politique alternative, novatrice.

C’est à l’émergence de majorités d’idées utile à la vie de nos concitoyen(ne)s que nous travaillons. Notre appel s’adresse à toutes celles et ceux qui, au-delà de leurs sensibilités, ont intérêts à rassembler leurs colères, leurs espoirs et leurs votes : contre les choix nationaux du gouvernement et du parti socialiste et ne pas ouvrir un boulevard à la droite.

Déjà, la baisse des dotations aux collectivités impacteront les politiques régionales à venir. C’est en refusant la résignation face aux marchés financiers que nous lançons notre campagne publique pour l’emploi en Bretagne comme défi majeur.

Parce que nous voulons une région qui protège de l’Europe libérale et des traités capitalistes, nous co-élaborerons une Bretagne solidaire et coopérative.

Notre parti pris est « l’Humain d’abord » !

C’est pourquoi nous luttons pour une Bretagne du bien vivre ensemble et, pour cela, un projet répondant aux exigences sociales, économiques, relevant le défi de la transition écologique. Aujourd’hui, c’est à l’expression de ces voix pour une alternative sociale, écologiste, coopérative que nous sommes engagés. Donner force à ces choix de gauche et de progrès sont les conditions les meilleures pour ne rien offrir à la droite et à l’extrême-droite, mettre en œuvre des politiques publiques régionales audacieuses dans l’intérêt des travailleurs, des familles, des jeunes et des territoires.

Xavier COMPAIN, Chef de File du Parti Communiste Français,

Tête de Liste du Front de Gauche

Eric Berroche et Gérard Lahellec avec Le Drian et le PS au 1er tour: Communiqué de presse de Xavier Compain, 12 octobre 2015
Partager cet article
Repost0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:46

DIMANCHE 18 OCTOBRE GARE DE BREST

à l'occasion de la présence en gare du Train du climat/COP 21

initiative du Front de Gauche de 10 heures à 13 heures

En Bretagne comme ailleurs

POUR REUSSIR LA COP 21,LE BON PLAN C'EST LE TRAIN

et les transports propres.

à 11h30 XAVIER COMPAIN présente à la presse nos propositions pour le développement du ferroviaire en Bretagne

COP 21: Allons-y en train! Initiative du Front de Gauche et de sa tête de liste aux Régionales Xavier Compain à la gare de Brest, le dimanche 18 octobre

LA COP 21 PASSE PAR LE TRAIN POUR TOUS

TER/TET !? MILLE FOIS OUI !

 

 

 La région a fait des efforts considérables pour promouvoir, améliorer et rendre accessible le transport ferroviaire régional de voyageurs.

Les investissements réalisés depuis 2002 dans le cadre de deux conventions État/SNCF/Région (2002/2006 et 2006/2013) se montent à 340 000 000 €. Ils ont permis l’acquisition de rames nouvelles et la rénovation de rames existantes.

Cette amélioration de la qualité de service s'est accompagnée d'une politique tarifaire volontariste, sociale et incitatrice.

On note une augmentation de la fréquentation de 20% sur les périodes considérées. Le nombre de voyageurs jours passant de 17 000 à 21 000.

Il n'en reste pas moins que si les progrès sont évidents, nous sommes encore loin du compte pour que le train soit un mode de transport « naturel » et facile d'usage. 21 000 voyageurs/jour c'est encore peu car on sait que les Bretons sont parmi les Français qui se déplacent le plus souvent notamment dans le cadre des trajets « domicile travail ». 64,8% des bretons se déplacent en voitures, 2,5 fois par jour en moyenne. (Memento Transport Bretagne édition 2014 de l’Observatoire Régional des Transports de Bretagne ORTB )

Qui plus est l’abandon volontaire et progressif de certaines lignes, la faiblesse ou l’inadaptation de l'offre en nombre de trains et de créneaux horaires ne permettent pas de d’accroître sérieusement le nombre de voyageurs.

Par ailleurs alors que la Région avait fait de la présence humaine dans les gares une de ses priorités de très nombreux postes ont été supprimés par la SNCF, qu'il s'agisse de l'accueil, de la billetterie ou de la sécurité en gare, sans réaction de la région.

Nombre de gares ont été transformés en halte, nombre de guichets ont été fermés. La SNCF se prépare également à fermer ses boutiques  à Concarneau, Douarnenez, et Crozon sans que les élus régionaux ne s'en émeuvent

 

MORALITE : TER IL Y A ENCORE DU PAIN SUR LA PLANCHE !

 

TGV ? OUI MAIS PAS QUE !

 

 UNE POLITIQUE FERROVIAIRE REGIONALE OUTIL D'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Tous les efforts semblent désormais consacrés à la réussite du projet de LGV Le Mans Rennes et sa déclinaison régionale qui permettra de relier Paris à Quimper et Paris à Brest en 3h08.

Notons que l’essentiel du gain de temps se concentre sur le trajet Paris Rennes (37 mn).

Le gain entre Rennes et Brest ne sera « que » de 10 mn (gain total 47 mn) au prix d’investissements considérables.

On peut donc craindre à bon droit que, dans la logique qui prévaut aujourd’hui, la réussite de cet objectif se réalise au détriment du maillage régional déjà mal en point.

Mettre 3h pour aller à Paris (à quel tarif d'ailleurs!?) pourquoi pas ! Mais certainement pas au détriment des liaisons intra-régionales  et interrégionales qu'il nous faut préserver et développer.

Cette question intéresse à la fois l'aménagement, la revitalisation des territoires, le développement économique durable et la transition écologique.

Il est encore temps d'intervenir et d'infléchir la trajectoire du projet LNOBPL (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de Loire). La Commission du débat public a demandé un complément des procédures de concertation, reportant de fait les premières esquisses de réalisation. Par ailleurs les modifications internes au secteur ferroviaire et notamment le retour du secteur infrastructure (RFF) dans le giron de la maison mère participent de ce report.

 

LES BONS BARREAUX À LA BONNE ÉCHELLE

L'essentiel du trafic ferroviaire voyageur (le fret n'existe pratiquement plus en Bretagne) se concentre sur les lignes le long des côtes.

Il existe pourtant 5 barreaux Nord qui irriguent toute la région du Nord au Sud. Tous sont encore en service train totalement ou partiellement :

 

Brest/Landerneau/Quimper

 

Paimpol/Charhaix/Rosporden/Concarneau

 

Saint-Brieuc/Loudéac/Pontivy/Auray

 

La Brohinière/Ploermel

 

Saint-Malo/Dol/Rennes/Messac/Redon puis Nantes.

 

Les élu(e)s régionaux du Front de Gauche exigeront le maintien des lignes, l'amélioration du service rendu et la remise en service des tronçons abandonnés.

Une  attention particulière sera portée, en terme de calendrier à la liaison Brest/Landerneau/Quimper pour laquelle un financement de 70 000 000 € a été arraché par la mobilisation des salariés de la SNCF, des habitants et des usager de la ligne et de la Région. Il faudra veiller de près à la réalisation des travaux face à une SNCF prompte à se désengager.

Les élu(e)s FdG seront disponibles et déterminés pour répondre aux revendications portées par les collectifs d'usagers luttant pour la réouverture des lignes supprimées telles la liaison Rennes/Fougères ou l'amélioration des trajets comme Saint-Malo/Dinan. 

 

RECONQUÉRIR LE TRAFIC MARCHANDISE 

Il reste sur la région Bretagne 10 à 15 agents affectés au service marchandise !  Ce chiffre parle de lui même. C'est totalement insuffisant !

Lors de travaux menés récemment pour la réfection des infrastructures de voies et la rénovation des gares sur le segment Redon/Quimper nombre d'embranchements fret ont été déferrés. Pour exemples ceux de Quimperlé et Lorient. D'autres l'ont été avant.

De ce point de vue la SNCF pratique la politique de la terre brûlée. Pas de retour en arrière possible. Du moins le croit-elle.

Or moins de train c'est plus de camions sur la route. Tout le monde sait ça !

La Région doit affirmer sa volonté de favoriser les transports propres, le ferroviaire et le maritime.

D'ailleurs l''avenir des ports bretons, régionaux et départementaux est intiment lié à leur raccordement au réseau ferré.

 

UNE POLITIQUE DES TRANSPORTS FERROVIAIRES INTER RÉGIONALE ET OUVERTE A L'EUROPE

RENFORCER L'ARC ATLANTIQUE

Les Régions de l'arc Atlantique (Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charente, Aquitaine) ont le plus grand intérêt stratégique à défendre et à promouvoir l’axe ferroviaire  Brest/Toulouse par Quimper et Redon/Nantes/Bordeaux alors que les propositions rampantes de la SNCF sur ces trajets consistent à passer par Paris.

 

GAGNER LA VOIE FERREE CENTRE EUROPE ATLANTIQUE 

Dans le même esprit la Région Bretagne doit se rapprocher des régions Pays de Loire, Centre, Bourgogne Franche Comté pour valider l'hypothèse de la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique dédiée au trafic marchandise. Cette ligne peut assurer entre Nantes et Chagny, point de regroupement et d'éclatement, le trafic conteneur en provenance et à destination du Centre Europe, du Sud Est Europe et de la partie sud de l’Allemagne.

Elle doit avoir des prolongements dans la desserte des ports bretons, départementaux et régionaux.

 

PAS DE TABOUS FISCAUX ET BUDEGETAIRES POUR FAIRE AVANCER LE TRAIN

Alors pas de tabous ! La multi-modalité cohérente des transports passe par une offre ferroviaire  voyageurs et marchandises en phase avec les objectifs de la transition écologique et la modernisation économique durable.

Les élu(e)s FdG pèseront pour mettre en œuvre des politiques incitatrices et conditionnelles destinées à accompagner les entreprises choisissant le transport ferroviaire.

Elles et ils promouvront les possibilités d'une fiscalité adaptée prenant en compte l'ensemble des coûts réels externalisés et cachés à la charge de la collectivité.

Elles et ils se mobiliseront pour obtenir de nouveaux financements :

- taxes sur les bénéfices des sociétés d'autoroutes

- création d'un Livret d'épargne pour la modernisation et le développement des infrastructures ferroviaires

- récupération des intérêts de la dette du système ferroviaire français (1,5 milliard d'€) après sa reprise par l'État (la France ne finance que 32 % du ferroviaire contre 50 % en Allemagne ou 90 % en Suède)

 

DES TRAINS ACCESSIBLES POUR TOUS, UN FRET FERROVIAIRE EFFICACE C'EST

 

MOINS DE CARS, MOINS DE CAMIONS SUR LES ROUTES : MOINS DE POLLUTION, MOINS DE MACRON !

 

LES 6 ET 13 DECEMBRE PROCHAIN, ELECTIONS DES CONSEILLERS REGIONAUX

 

 AVEC LE FRONT DE GAUCHE ON SE MELE DE CE QUI NOUS REGARDE

 

 

XAVIER COMPAIN SYLVIE LARUE

COP 21: Allons-y en train! Initiative du Front de Gauche et de sa tête de liste aux Régionales Xavier Compain à la gare de Brest, le dimanche 18 octobre
Partager cet article
Repost0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:39

Pour une Bretagne sociale et écologiste Élections régionales 6 et 13 décembre 2015

L'Humain d'abord !

Notre région Bretagne est belle. Elle attire chaque année de nouveaux habitants. Des projets innovants, des solidarités nouvelles s'y construisent. Comme partout, les bretonnes et les bretons aspirent à s'épanouir dans leur vie sociale et familiale.

Mais cette aspiration à maîtriser son sort, à imaginer un avenir durable pour les générations futures est contredite par les politiques d'austérité menées en France et en Europe. Elle est empêchée parce que quelques-uns s'accaparent les richesses que nous produisons. Ainsi notre région n'échappe pas aux inégalités, au chômage, à la pollution. Comme partout ailleurs la Bretagne subit le désengagement de l’État qui réduit les moyens des collectivités. Le Pacte d'avenir qui s'inscrit dans ce modèle voué à l'échec, n'a rien résolu.

Nous savons qu'il faut prendre un autre chemin et le repli sur soi est une impasse. Des femmes et des hommes ont déjà choisi de mettre en œuvre des alternatives concrètes pour produire, échanger et consommer autrement. Nous voulons encourager ce mouvement en proposant de construire ensemble un projet commun à l'occasion de ces élections régionales.

Nous voulons porter avec vous des politiques publiques régionales au service du bien commun et de la transition écologique. Nous mettons en débat cinq grandes orientations et ouvrons la Fabrique coopérative, lieu d'échange et de construction collective de l'alternative.

Ainsi, ensemble à gauche, nous serons plus forts.

Xavier Compain Sylvie Larue

Réunion Publique:

La Fabrique coopérative, rencontre publique régionale- Le 7 novembre à Rennes de 14h à 20h Au Triangle

1-Au cœur de notre projet la démocratie

Notre démocratie est en crise. Les citoyens se sentent dépossédés des choix politiques. A mille lieues de la conception des élus de l'actuelle majorité régionale, nous voulons favoriser l'irruption citoyenne dans l’élaboration des politiques publiques.

Assemblées représentatives pour la co-élaboration des politiques publiques, du budget, référendum pour la définition des limites de la région....

2-Solidarité » coopération, égalité des droits pour travailler toutes et tous et mieux

Le « marché » ne permet pas à toutes et tous de travailler, nous en faisons l'expérience tous les jours. A la concurrence libre et non faussée, nous préférons la solidarité et la coopération.

Relocaliser l'économie, développer les services publics, l'économie sociale et solidaire et toutes les formes d'appropriation collective des moyens de production, des moyens de financement, et de préservation des ressources, contrôle citoyen des aides publiques aux entreprises....

3-Se former , se cultiver, s'émanciper

Pour favoriser l'égal accès de toutes et tous aux savoirs, aux pratiques culturelles et aux spectacles, la culture et l'éducation doivent échapper aux logiques de concurrence, et de marchandisation.

Développer le service public d'éducation et de formation, ouvrir de nouveaux espaces de gratuité, soutenir les associations d'éducation populaire, promouvoir les langues et les cultures de Bretagne dans un esprit d'ouverture au monde, à toutes les cultures, promouvoir la culture de paix...

4-Sortir du productivisme et privilégier l'agriculture paysanne et la pêche artisanale

Pour accéder à une alimentation saine et diverse, il faut respecter les ressources naturelles, les sols, la biodiversité, les écosystèmes, mais aussi les femmes et les hommes qui assurent la production. Du local au global, il faut se réapproprier les décisions en matière d'agriculture, de pêche et d’agroalimentaire.

Encourager une production diversifiée, les circuits courts, les filières bio et durables sans OGM, proposer un schéma régional d'intervention publique sur le foncier agricole pour en finir avec les fermes usines et favoriser l'installation de jeunes agriculteurs...

5-Développer de manière équilibrée les territoires

Cela suppose de sortir des logiques de métropolisation et de compétition mondialisée. Ce qui guide nos choix c'est dans le même temps l'accès de tous aux transports collectifs, à la santé, à un logement de qualité et l'indispensable transition énergétique pour répondre au défi climatique.

Plan régional de transition énergétique, réorientation des financements prévus pour LNOBPL pour privilégier les liaisons TER et sortir du tout TGV, lutte pour le maintien des hôpitaux de proximité...

Régionales: Pour une Bretagne sociale et écologique, l'Humain d'abord avec le Front de Gauche et la liste conduite par Xavier Compain et Sylvie Larue
Partager cet article
Repost0
11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 18:48

Compte rendu de la réunion de travail entre les cheminots CGT et la tête de liste du Front de Gauche

Participaient à la réunion: Pascal Pouliquen secrétaire CGT maîtrise cadre Quimper ; Gabriel André secrétaire général cheminots CGT Quimper ; Yvon Coat secrétaire Union Locale CGT de Quimper Dominique Gontier PCF Front de Gauche ; Xavier Compain PCF Front de Gauche co-tête de liste aux élections régionales.

Les Cheminots CGT de Quimper ont répondu positivement à la demande du PCF et du Front de Gauche qui souhaitaient dans le cadre des élections régionales confronter leurs analyses et leurs propositions avec les représentants des salariés.

Cette séance de travail, cordiale a été particulièrement féconde.

  • Trains express régionaux

Le constat est élogieux. La région et il faut souligner le rôle du vice président chargé de la mobilité et des transports dans la conduite de ce dossier ; a fait des efforts considérables pour promouvoir, améliorer et rendre accessible le transport ferroviaire régional de voyageurs..

Les investissements réalisés depuis 2002 dans le cadre de deux conventions Etat-SNCF-Région (2002/2006 et 2006/2013) se montent à 340 000 000€. Ils ont permis l’acquisition de rames nouvelles et la rénovation de rames existantes.

Cette amélioration de la qualité de service s'est accompagnée d'une politique tarifaire volontariste, sociale et incitatrice.

On note une augmentation de la fréquentation de 20% sur les périodes considérées. Le nombre de voyageurs jours passant de 17 000 à 21 000.

Il n'en reste pas moins que si les progrès sont évidents, nous sommes encore loin du compte pour que le train soit un mode de transport « naturel » et facile d'usage. 21 000 voyageurs jour quand on sait que les bretons sont parmi les français qui se déplacent le plus souvent notamment dans le cadre des trajets « domicile travail ». 64,8% des bretons se déplacent en voitures, 2,5 fois par jour en moyenne. (voir Les transports et déplacements en région site du ministère et Memento Transport Bretagne édition 2014 de l’Observatoire Régional des Transports de Bretagne ORTB )

Qui plus est l’abandon volontaire et progressif de certaines lignes, la faiblesse ou l’inadaptation de l'offre en nombre de train et de créneaux horaires ne permettent pas de d’accroître sérieusement le nombre de voyageurs .

  • Vers le tout TGV ?

Tous les efforts semblent désormais consacrés à la réussite du projet de LGV Le Mans Rennes et sa déclinaison régionale qui permettra de relier Paris à Quimper et Paris à Brest en 3h08.

Notons que l’essentiel du gain de temps se concentre sur le trajet Paris Rennes .(37 mn)

Le gain entre Rennes et Brest ne sera « que « de 10 mn (gain total 47 mn) au prix d’investissements considérables.

On peut donc craindre à bon droit que dans la logique qui prévaut aujourd’hui la réussite de cet objectif se réalise au détriment du maillage régional déjà mal en point.

Mettre 3h pour aller à Paris ( à quel tarif d'ailleurs!?) pourquoi pas ! Mais certainement pas au détriment des liaisons intra-régionales et interrégionales qu'il nous faut préserver et développer.

Cette question intéresse à la fois l'aménagement, la revitalisation des territoires, le développement économique durable et la transition écologique.

Il est encore temps d'intervenir et d'infléchir la trajectoire du projet LNOBPL (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de Loire). La Commission du débat public a demandé un complément des procédures de concertation, reportant de fait les premières esquisses de réalisation. Par ailleurs les modifications internes au secteur ferroviaire et notamment le retour du secteur infrastructure (RFF) dans le giron de la maison mère participent de ce report.

Deux remarques importantes au passage :

1.Le 9 décembre 2014, FNE (France Nature Environnement) fédération nationale qui regroupe 3000 associations de protection et de défense de l'environnement publiait une première appréciation du débat sur la LNOBPL. Elle concluait à un débat biaisé qui ne portait que sur le scénario à retenir et non sur l'opportunité du projet lui même. Les limites du débat se situait entre « Oui » et « Oui ».

2.Le gros de l'effort porte sur la liaison Rennes Nantes par...Notre Dame des Landes qui sera assurée par une nouvelle ligne LGV. Il s'agit en fait de structurer la métropole Nantes Rennes. En terme d'équilibre des territoires ; même avec la métropolisation-des-amis, concédée à Brest, pas besoin de faire un dessin.

  • Les bons barreaux à la bonne échelle

L'essentiel du trafic ferroviaire voyageur ( le fret n'existe pratiquement plus en Bretagne) se concentre sur les lignes le long des cotes.

Il existe pourtant 5 barreaux Nord sur qui irriguent toute la région du Nord au Sud. Tous sont encore en service train totalement ou partiellement.

- Brest Landerneau Quimper

- Paimpol Charhaix Rosporden Concarneau

- Saint Brieuc Loudéac Pontivy Auray

- La Brohinière Ploermel

- Saint Malo Dol Rennes Messac Redon puis Nantes.

Les élus régionaux du Front de Gauche devront exiger le maintien des lignes, l'amélioration du service rendu et la remise en service des tronçons abandonnés.

Une attention particulière sera portée, en terme de calendrier pour la liaison Brest Landerneau Quimper pour laquelle un financement de 70 000 000 € a été arraché par la mobilisation des salariés de la SNCF, des habitants et des usager de la ligne et de la Région. Il faudra veiller de près à la réalisation des travaux face à une SNCF prompte à se désengager.

Nous devrons être tout aussi attentifs et déterminés pour répondre aux revendications portées par les collectifs d'usagers luttant pour la réouverture des lignes supprimées telles les liaisons Rennes Fougères, ou l'amélioration des trajets comme Saint Malo-Dinan (500 manifestants en ce début d'année pour exiger une liaison directe journalière, 4000 véhicules/jour sur le parcours)

  • Reconquérir le trafic marchandise

Il reste sur la région Bretagne 10 à 15 agents affectés au service marchandise ! Ce chiffre parle de lui même.

Lors de travaux menés récemment pour la réfection des infrastructure de voies et la rénovation des gares sur le segment Redon Quimper nombre d'embranchement fret ont été déferrés. Pour exemple Quimperlé et Lorient. D'autres l'ont été avant.

De ce point de vue la SNCF pratique la politique de la terre brûlée. Pas de retour en arrière possible. Du moins le croit elle.

Or moins de train c'est plus de camions sur la route. Tout le monde sait ça.

Alors pas de tabous, pour reconquérir le fret. La multi modalité cohérente des transports passe par une offre ferroviaire marchandise en phase avec les objectifs de la transition écologique.

La Région doit affirmer sa volonté de favoriser les transports propres, le ferroviaire et le maritime.

D'ailleurs l''avenir des ports bretons, régionaux et départementaux est intiment lié à leur raccordement au réseau ferré.

L a Région mettre en œuvre des politiques incitatrices et conditionnelles destinées à accompagner les entreprises choisissant le transport ferroviaire.

Elle étudiera les possibilités d'une fiscalité adaptée prenant en compte l'ensemble des coûts réels externalisés et cachés à la charge de la collectivité.

  • Une politique des transports ferroviaires inter régionale

Les régions de l'arc Atlantique - Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charente, Aquitaine- ont le plus grand intérêt stratégique à défendre et à promouvoir l’axe ferroviaire Brest-Toulouse par Quimper Redon Nantes Bordeaux.

Les propositions rampantes de la SNCF sur ces trajets consistent à passer par Paris.

Si l'on comprend bien il y deux urgences absolues : La première est de proposer aux Bretons qui conquièrent le vaste monde un aéroport qui leur évitera Paris. La seconde est de proposer aux Bretons qui conquièrent le vaste monde une offre ferroviaire qui les obligent à passer par Paris. C'est assez logique dans le fond.

Dans le même esprit la Région Bretagne se rapprochera des régions Pays de Loire, Centre, Bourgogne Franche Comté pour valider l'hypothèse de la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique dédié au trafic marchandise. Elle assurera entre Nantes et Chagny ,point de regroupement et d'éclatement, le trafic conteneur en provenance et à destination du Centre Europe du Sud Est Europe et de la partie sud de l’Allemagne.

Elle aura des prolongement dans la desserte des ports bretons départementaux et régionaux.

Compte rendu de la réunion de travail entre Xavier Compain, candidat du Front de Gauche aux Régionales, et les cheminots de la CGT à Quimper, 7 octobre
Partager cet article
Repost0
11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 18:43

La fédération d'Ille & Vilaine du PCF prend acte, sans surprise, de la décision de Gérard Lahellec et Eric Berroche d'intégrer la liste du parti socialiste pour le premier tour des élections régionales de décembre prochain.

Nous regrettons et condamnons cette préférence pour l'aventure personnelle, qui ne respecte pas le vote très majoritaire des communistes bretons. Nous rappelons que c'est par un très large accord interne que l'option d'union des forces anti-austérité au 1er tour, autonomes du Parti Socialiste, a été démocratiquement votée par les communistes bretons, comme dans l'ensemble des 12 autres régions françaises.

Le Parti Communiste Français n'est donc en rien représenté par ces candidatures individuelles, issues de négociations séparées dont aucune instance, locale ou nationale n'a été informée.

Le Front de Gauche en Bretagne, emmené par Xavier Compain, costarmoricain et responsable national à l'agriculture, la pêche et la forêt au sein du PCF, mène une campagne rassembleuse et enthousiaste. Le Parti communiste appelle les électrices et électeurs breton-nes à lutter pour des objectifs économiques et sociaux de gauche, contre les choix austéritaires nationaux du gouvernement et du PS, qui ne manqueront pas d'impacter les politiques régionales à venir si les voix alternatives ne se font pas entendre. C'est en donnant de la force à ce choix que seront le mieux réunies, les conditions les meilleures pour à la fois battre la droite et l'extrême-droite et mettre en oeuvre des politiques régionales citoyennes, solidaires et écologistes, dans l'intérêt de tous.

Denis Kermen
Secrétaire départemental PC
F 35

Régionales: Réaction du PCF Ille-et-Vilaine à la candidature de Eric Berroche et Gérard Lahellec sur la liste du Parti Socialiste
Partager cet article
Repost0
10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 18:56
Pétition contre l'extraction de sable coquillier en baie de Lannion et lien avec des informations sur les enjeux de cette extraction pour laquelle Macron a donné son feu vert


Les côtes bretonnes sont en danger. Un énorme projet industriel est sur le point de ravager le fond de la mer pour en extraire des centaines de mètres cubes de sable. C’est un désastre écologique qui se prépare, mais nous pouvons nous faire entendre: le préfet n’a pas encore donné son autorisation.

Le ministre de l’Économie, conscient des risques, a promis des garanties. Mais ces promesses pourraient bien rester lettre morte: elles ne figurent pas dans le décret qu’il vient de signer. Désormais, seule une mobilisation citoyenne de grande ampleur peut convaincre le préfet de prendre en compte les promesses ministérielles.

Signez la pétition pour rappeler que la beauté des côtes bretonnes et leur biodiversité appartiennent à tous les Français, et pour que l’arrêté préfectoral offre toutes les garanties de protection de ce patrimoine commun:

https://secure.avaaz.org/fr/extraction_sable_cotes_bretonnes_fb/?tCHkHfb

Le sable est désormais une denrée très recherchée dans le monde entier, notamment pour la production de béton. 75% des plages de la planète auraient déjà disparu afin d’alimenter le boom immobilier planétaire.

C’est une catastrophe environnementale, le sable jouant un rôle clef dans les écosystèmes de bord de mer. Les poissons sont les premières victimes, puis les oiseaux qui s’en nourrissent. Les tempêtes, rencontrant moins d’obstacles, frappent plus durement le littoral. Et c'est cette catastrophe qui menace de toucher une partie de la Bretagne.

Seules des études environnementales poussées et un suivi solide du projet peuvent minimiser les conséquences du projet d'extraction de sable à des fins agricoles de la baie de Lannion, dans les Côtes d'Armor. Les élus loca ux, associations environnementales et de pêcheurs ainsi que de nombreux citoyens font front commun pour exiger ces garanties depuis des mois.

Ajoutons nos voix à leur appel. Signez la pétition pour demander au préfet du Finistère d’appliquer les promesses du ministre en ne donnant son feu vert au chantier que si les garanties élémentaires sont respectées:

https://secure.avaaz.org/fr/extraction_sable_cotes_bretonnes_fb/?tCHkHfb

Notre mouvement sait que les combats tels que celui-ci vont au-delà des retombées locales: ils préfigurent le choix de notre avenir commun. Une fois de plus, rassemblons-nous pour que les intérêts économiques ne viennent pas détruire tout un écosystème. Parce que la Bretagne est bien plus qu’un bord de mer; c’est un trésor national.

Emmanuel Macron. Des garanties sur l'extraction de sable à Lannion (Ouest France)
http://www.ouest-france.fr/extraction-de-sable-lannion-macron-veut-rassurer-sur-son-autorisation-3464959

L'extraction de sable sera possible, mais limitée, à Lannion (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/04/14/l-extraction-de-sable-sera-possible-mais-limitee-a-lannion_4615742_3244.html

Extraction de sable. Les pêcheurs montrent les dents (Le Télégramme)
http://www.letelegramme.fr/bretagne/extraction-de-sable-les-pecheurs-montrent-les-dents-01-08-2015-10725274.php

Le sable - enquête sur une disparition (Arte)
http://www.arte.tv/guide/fr/046598-000/le-sable-enquete-sur-une-disparition

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 16:17

Les événements graves qui se déroulent en Palestine depuis quelques jours, résultat d'une politique de colonisation et de répression sans cesse accentuée de la part du gouvernement israélien, nous obligent à réagir.

Les provocations permanentes des colons protégés par l'armée, l'impunité dont ils bénéficient, créent le risque, délibéré, d'un embrasement général.

Nous apportons toute notre solidarité au peuple palestinien soumis à une violente occupation coloniale. Nous exigeons des autorités françaises qu'elles fassent tout pour faire entendre raison à Israël et pour faire appliquer le droit, et notamment le droit des palestiniens à leur autodétermination en reconnaissant sans délai l'Etat palestinien.

Nous nous retrouverons donc devant le monument aux morts à 15h place de la Liberté à Brest.

Se joignent à l'appel de l'Afps, le CCFD, Solidaires, le PCF, le NPA...

Pour information, voici le lien vers un communiqué national de l'AFPS

http://www.france-palestine.org/Netanyahou-met-en-place-le-scenario-du-pire

Samedi 10 octobre: rassemblement à Brest à 15h pour la reconnaissance de l'Etat Palestinien et la fin, la colonisation des territoires palestiniens et des violences israéliennes
Partager cet article
Repost0
9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:59
photo Ouest-France

photo Ouest-France

Par Ouest-France

À l’avenir, 42 bureaux de Poste pourraient être remplacés par des agences postales communales ou des relais de poste commerçants. Le point détaillé, dans le Finistère.

Pourquoi ? Comment ?

Peut-on parler de fermetures de bureaux de Poste dans le Finistère ?

La Poste dispose de 253 « points de contact » dans le Finistère. Comprendre : 139 bureaux de Poste traditionnels, 96 agences postales communales et 18 relais de Poste chez des commerçants. Sur les 139 bureaux de Poste, 42 ont une activité jugée « faible » par la direction de La Poste. « C’est lié à l’évolution des usages et à une fréquentation faible de ces bureaux »,explique-t-elle. La Poste tente donc de trouver, petit à petit, des solutions. Avec –elle le promet – une ligne de conduite : « Le nombre de points de contact de La Poste restera immuable, à 253 dans le département. »

Que se passera-t-il pour ces 42 bureaux de Poste ?

« On rencontre les élus pour trouver une solution ensemble dans le cadre d’un contrat entre La Poste, l’État et l’Association des maires de France », développe la direction. Plusieurs solutions : soit les horaires d’ouverture évoluent à la baisse. Soit, en cas de très faible activité, le bureau de Poste peut être transformé en agence postale communale, en relais de poste commerçant ou encore on demande au facteur de devenir également guichetier après sa tournée, en adaptant les horaires d’ouverture.

Les dossiers de ces 42 bureaux de Poste finistériens sont étudiés au cas par cas et au fil de l’eau. Il s’agit d’une évolution au long cours. En juin, La Poste a accueilli son tout premier facteur guichetier à Plouézoc’h, près de Morlaix. Et, cette année, trois bureaux de Poste en agence postale communale, à Landrévarzec, l’Île Tudy et Brignogan.

Qu’est-ce qu’une agence postale communale et un relais de poste commerçant ?

Une agence postale communale : la commune met à disposition l’un de ses agents pour qu’il assure l’activité postale, selon des horaires définis avec La Poste, dans des locaux la plupart du temps communaux. La commune reçoit alors de La Poste 1 000 € d’indemnité mensuelle (somme réévaluée chaque année). Un relais de poste commerçant : c’est un guichet postal installé dans un commerce et tenu par le commerçant qui reçoit 317 € de commission par mois. Une somme, elle aussi, réévaluée chaque année.

Qu’en pensent les syndicats ?

« Nous souhaitons le maintient d’un service public postal de qualité, réagit Patrice Campion, militant à Sud PTT et membre de Solidaires. À chaque fois que La Poste réorganise les tournées, tous les deux ans, c’est 10% d’emplois en moins… L’ambiance est morose. Et La Poste recourt massivement aux emplois précaires. » Les salariés ne sont pas les seuls à trinquer. Les consommateurs aussi. Ils payent deux fois dans le cadre de la création des agences postales communales : une fois en payant le service à La Poste, l’autre en payant des impôts.

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 19:47
Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires
Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires
Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires

Ce fut un moment de fraternité, de solennité et d'émotion intense: deux survivants de la bombe de Hiroshima, qui avaient respectivement 3 et 5 ans quand la bombe a été jetée par les Américains sur la ville martyre, et dont la plupart des proches et voisins ont disparu sur le coup ou quelques années après dans d'atroces souffrances, ont témoigné de leur calvaire et de la nécessité de délivrer le monde de la menace mortelle des armes nucléaires pour éviter de nouveaux crimes contre l'Humanité.

Composant la délégation de japonais engagée sur un tour d'Europe et prise en charge en France par le Mouvement de la Paix, qui découvrait à la pointe ouest de la Bretagne sans doute le lieu le plus nucléarisé d'Europe, l'Ile Longue, avant de rejoindre Londres, et l'autre puissance nucléaire européenne, il y avait aussi la co-présidente du deuxième syndicat japonais, des activistes pacifistes qui ont réussi à interdire le port de Kobé aux sous-marins nucléaires américains il y a quelques années et ont gagné les élections municipales sur ce projet de société de paix et de respect humain, et des responsables de l'équivalent du Mouvement de la Paix au Japon.

Les japonais sont arrivés entre 11h et 11h30 sur le Port du Fret et nous les avons accueilli chaleureusement, eux aussi nous témoignant de leur satisfaction d'être bien entourée par des militants pacifistes finistériens et bretons.

Avant et après l'intervention des six camarades japonais, Roland Nivet est intervenu pour le Mouvement de la Paix, Roland de Penanros pour l'Université Européenne pour la Paix et Xavier Compain, tête de liste du Front de Gauche pour les Régionales, a clôturé les brefs discours précédant la marche vers l'île Longue et la conférence de presse du début d'après-midi à Quimper en rappelant l'engagement du Front de Gauche, la gauche populaire, sociale, écologique et coopérative, à mettre dans cette campagne des Régionales la nécessité d'en finir avec le programme de remplacement des sous-marins et des missiles nucléaires (4 milliards d'euros pour des missiles M 51 pouvant projeter à 8000 kilomètres 6 à 8 bombes atomiques de 100 fois la puissance de la bombe ayant explosé à Hiroshima), à mettre en balance les dépenses d'armement qui progressent sans cesse et les budgets sociaux ou des services publics que l'on asphyxie, à développer, car l'accaparement des ressources et des richesses produite par le capitalisme et l'impérialisme néo-colonial est bien souvent à l'origine des guerres, une coopération décentralisée appuyée sur les collectivités locales et à débloquer 2 milliards d'euros pour ces mêmes collectivités, c'est la proposition du PCF, pour accueillir les réfugiés fuyant la guerre dignement avec un dispositif d'insertion efficace. Xavier a redit que la dissuasion par l'arme nucléaire ne fonctionnait plus aujourd'hui et n'était plus une réponse stratégique et surtout un garde-fou.

Auparavant, Xavier Compain, accompagné par Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, et Christian Beaumanoir, secrétaire de la section communiste de Crozon, a répondu aux questions du correspondant du Télégramme. Alors que le mouvement de la paix avait fait connaître assez largement cette initiative d'ampleur, seul visiblement la tête de liste aux Régionales du Front de Gauche, fidèle à notre tradition internationaliste et pacifiste, était présents au Fret pour rappeler la nécessité de mettre en oeuvre les traités d'élimination progressive des armes nucléaires qu'on a ratifiés et de promouvoir des logiques de paix et de développement plus que de guerre et de prédation.

Ce matin, nous avons aussi retrouvé Noëlle Péoc'h, présente au titre du Mouvement de la Paix, future candidate sur la liste finistérienne du Front de Gauche aux Régionales. Et des militants communistes rennais et finistériens: Dominique Gontier, Macha et Antoine Fernandez.

Il faut rappeler que Pierre Laurent s'est rendu à Hiroshima en juin à l'occasion du triste soixante-dixième anniversaire de la bombe de Hiroshima et Nagasaki pour rencontrer son maire et des survivants de la bombe atomique américaine, ainsi que le Parti Communiste japonais et des syndicalistes et militants de la Paix.

Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires
Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires
Photos du rassemblement du Mouvement de la Paix au port du Fret le 8 octobre pour accueillir une délégation japonaise contre l'arme atomique devant l'île Longue et ses sous-marins nucléaires
Ismaël Dupont avec la tête de file du syndicat japonais militant contre l'arme nucléaire

Ismaël Dupont avec la tête de file du syndicat japonais militant contre l'arme nucléaire

Christian Beaumanoir (secrétaire de section de Crozon) et Xavier Compain (PCF, tête de liste du Front de Gauche)

Christian Beaumanoir (secrétaire de section de Crozon) et Xavier Compain (PCF, tête de liste du Front de Gauche)

Noëlle Péoc'h et Xavier Compain

Noëlle Péoc'h et Xavier Compain

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011