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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 11:26
Handicap: il manque 1599 places en Finistère (Le Télégramme, 1er mars 2017)

Handicap. Trois affiches pour rappeler qu'il manque 1.599 places en Finistère

 

Le Télégramme / 1er mars 2017

 

Photo Le Télégramme : Isabelle Besnard, présidente de l'association de parents d'enfants inadaptés intellectuels (APEI) des Genêts d'Or, Régis Guéméné, Jean-Pierre Le Mat et Roland Painchaud, ont présenté les affiches, hier à Brest.

Sur les affiches des candidats à la présidentielle et aux législatives, vont fleurir d'autres affiches, celles imaginées par l'association de parents d'enfants inadaptés intellectuels (APEI) des Genêts d'Or, pour dire leur colère face au manque de places pour leurs enfants et jeunes adultes dans le Finistère.

 

Toujours en IME à 27 ans

 

« Wanted foyer médicalisé, handicapés bannis de la République », annonce l'une des affiches, illustrée par la photo souriante d'une jeune fille de 21 ans... toujours en IME (Institut médico-éducatif). « Certains IME réservés normalement aux enfants de six à 20 ans, abritent toujours des adultes de 27 ans ! À cet âge-là, ils ont besoin d'autre chose ! Nous avons 1.599 personnes en attente de solution dans le Finistère ou en place inadéquate. En Bretagne, cela représente 3.586 personnes. C'est pour cela que nous avons fait ces trois affiches avec l'aide de nos Esat », dit Isabelle Besnard, présidente de l'APEI des Genêts d'Or. Acompagnée des membres du bureau, elle a voulu exprimer à nouveau leur colère, après ce dernier rendez-vous amer avec le préfet, le 25 novembre, resté sans réponse.

« Quand on interpelle les politiques tout le monde est très sensibilisé mais personne ne réagit, les situations sont dramatiques mais on nous dit qu'il n'y a pas les finances».

 

« Exclus de la société »

 

Et pour les plus jeunes, le minimum d'attente pour entrer en IME est de deux ans. Certains, en Esat (Établissement et service d'aide par le travail), attendent une place en maison d'accueil spécialisée (MAS), destinée aux handicaps les plus lourds qui ne peuvent travailler. D'autres sont toujours chez leurs parents vieillissants et peuvent se retrouver brutalement seuls en cas d'hospitalisation de ceux-ci. Des familles sont en faillite, faute de pouvoir travailler parce qu'il faut s'occuper nuit et jour de leur enfant. « On exclut les familles et les jeunes de la société. Nous ne sommes même pas dans les programmes de campagne des différents candidats ! », ajoute Roland Painchaud, vice-président de l'APEI. Tous iront au-devant des candidats aux législatives, lors des débats.

 

Les chiffres

 

Il manque 30 places pour la petite enfance, 322 en IME et IMPRO (dont 141 de plus de 20 ans), 184 places en service d'éducation spéciale et de soins à domicile. Au travail, il manque en Esat 155 places et en entreprise adaptée 50 places. En foyers de vie ou service d'accompagnement à la vie sociale, le total est de 618 places et de 240 places en foyer avec médicalisation.

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 09:26
Brest: hôpital, Mouvement de grève du personnel mardi 7 mars (Le Télégramme, 4 mars 2017)

Brest. Hôpital. Mouvement de grève du personnel de santé mardi

 

Le Télégramme / 4 mars 2017

 

Photo Le Télégramme : le violet du syndicat Sud (Patricia Fischer, Pascale Robardet) se mêle au rouge de la CGT (Jean-Marc Ducrocq, Thomas Bourhis et Bahar Bourhis) pour un rassemblement commun, mardi.

 

Les syndicats CGT et Sud appellent les travailleurs de la santé à se mobiliser, mardi, dans tout le département. À Brest, le rendez-vous est donné place de la Liberté, à 11h.

La CGT et Sud s'allient et appellent à la mobilisation tous les travailleurs de l'action sociale et de la santé du département mardi. Pour le personnel hospitalier de Brest, un premier rassemblement se tiendra, à 9 h, dans le hall de la Cavale blanche, avant de rejoindre le mouvement du service public, place de la Liberté, à 11 h.

Plus d'adaptation et de dialogue

Les syndicats demandent avant tout « une adaptation des charges de travail aux moyens dont disposent les hôpitaux et une meilleure écoute de la part de la direction. » Manque de moyens et de personnel, hausse de la charge de travail... Le milieu hospitalier fait face à de multiples difficultés au quotidien. « On sait bien que le problème est national. Les budgets et les objectifs sont votés au niveau de l'État. Nous demandons à nos directions davantage d'écoute et de prévention des situations difficiles », explique Thomas Bourhis, secrétaire général CGT du CHRU.

Des critères objectifs

Jusqu'ici, les syndicats disposaient d'assez peu d'éléments concrets sur les conditions de travail et la santé des agents. C'est pourquoi ils ont demandé à ce qu'un cabinet d'analyse externe évalue la situation. Mis en place fin 2014, le dispositif recoupe des entretiens, des observations de terrain et des questionnaires. Un tiers des employés du CHRU a accepté de répondre. Le rapport met en évidence « un problème d'organisation des services et un manque de soutien de la direction. » Sur les répondants, 80 % se disent en souffrance au travail.

« C'est une cocotte-minute »

Au CHRU, la situation semble difficile, notamment suite au plan social de « retour à l'équilibre ». Près de 140 postes avaient été supprimés. Fatigue, stress, plannings lourds, surcharge de travail... Les représentants syndicaux soulignent d'autres points de tension. « Nous sommes pointés du doigt au niveau national pour l'augmentation des violences verbales et physiques envers le personnel, dénonce Pascale Robardet, secrétaire du syndicat Sud Santé sociaux. L'absentéisme a augmenté de 9,4 % en un an et les démissions également. C'est une cocotte-minute, prête à exploser. » Les syndicats rappellent que « la santé psychique et physique des employés relève de la responsabilité de leur employeur. »

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 09:15
Alain et Eric Bocquet, deux parlementaires communistes qui vont au fond des choses et déconstruisent le système mafieux de la finance, en tournée en Bretagne les 4 et 5 avril 2017

Alain et Eric Bocquet, deux parlementaires communistes qui vont au fond des choses et déconstruisent le système mafieux de la finance, en tournée en Bretagne les 4 et 5 avril 2017

"Sans domicile fisc": les Frères Bocquet à Quimper le mercredi 5 avril à 15h aux Halles Saint François pour parler de leur étude sur l'évasion et la fraude fiscale. De l'argent pour les services publics et les solidarités, il y en a!
"Sans domicile fisc": les Frères Bocquet à Quimper le mercredi 5 avril à 15h aux Halles Saint François pour parler de leur étude sur l'évasion et la fraude fiscale. De l'argent pour les services publics et les solidarités, il y en a!
Eric Bocquet

Eric Bocquet

Mardi 7 mars, à partir de 19h, le sénateur du Nord, Eric Bocquet, invité de l'Humanité en direct sur Facebook

 

L'Humanité / samedi 4 mars 2017 / Laurence Mauriaucourt

Photo : Éric Bocquet, sénateur du Nord, co-auteur du livre "Sans domicile fisc" / Archives Humanité

 

 

Mardi 7 mars à partir de 19h, Éric Bocquet sera l’invité de l’Humanité, en direct de Lille. Le sénateur du Nord débattra avec vous via des questions recueillies sur notre page Facebook. #humanite2017

Sous le hashtag #Humanite2017, vous êtes invités à participer à un débat interactif avec le sénateur communiste du Nord, Éric Bocquet. Co-auteur, avec son frère le député, Alain Bocquet, du livre « Sans domicile fisc », ce traqueur de fraudeurs fiscaux répondra en direct aux questions posées préalablement via les commentaires postés par les internautes sur la page Facebook de l’Humanité.

Quelques données pour engager le débat 

 Seuls 1,1 à 1,6% des flux financiers mondiaux ont un lien direct avec la production et l’échange de biens et de services », le reste n’est que marchés financiers. Un chiffre effarant révélé par le livre des frères Bocquet. Et puis, cet autre constat : l’évasion fiscale génère chaque année un manque de recettes de 60 à 80 milliards d’euros pour le budget de la République française, dont le montant total des recettes est de 300 milliards. Une perte à comparer avec la trentaine de milliards d’euros de recettes de l’impôt sur les sociétés, ou encore les 73 milliards du déficit budgétaire annuel.

Il y a la fraude, mais il existe également mille et un tours de passe-passe pour payer moins d’impôts. Les techniques d’optimisation fiscale, de nombreux géants de l’industrie française les connaissent et les appliquent au vu et au su de tous. Mais, les citoyens accepteront-ils encore longtemps que les entreprises comme Total, Saint-Gobain, Danone, Suez Environnement, Schneider et autres s’exonèrent en ne payant pas d’impôts en France ?

Dans le même temps, l’on découvrait la semaine dernière que la France est bien lepremier pays d’Europe en termes de sommes distribuées aux actionnaires.

Mais au fait, quelle est la première source de recettes pour l’État français ? C’est la TVA. Cet impôt qui s’applique au même taux à tous les consommateurs sans critères de revenus. Cette taxe génère 140 milliards d’euros de recettes par an. Mais, là aussi, il y a de la triche. La fraude à  la TVA génère un manque à gagner annuel d’environ 30 milliards !

Évasion, optimisation fiscale et fraude font perdre chaque année entre 60 et 100 milliards d’euros au budget de la France. Et même plus de 1 000 milliards en Europe. 

« Conséquences de la lutte molle de nos gouvernements, l’école, la culture, l’hôpital, la justice, les équipements publics, les collectivités perdent des moyens pour répondre aux besoins des citoyens », expliquent les frères Bocquet dans leur livre. Conséquence : cette austérité qui mine l’État gangrène la démocratie et ouvre la porte aux extrémismes ». Comment agir ? C’est l’enjeu du débat interactif proposé par l’Humanité avec Éric Bocquet mardi 7 mars à partir de 19h sur la page Facebook de l’Humanité. Vous pouvez d’ores et déjà y proposer des remarques et y proposer vos questions. 

pour suivre le débat

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 08:59
Les délégués du personnel ont fait « le constat de la dégradation des conditions de travail et du manque de temps à consacrer aux personnes âgées ».

Les délégués du personnel ont fait « le constat de la dégradation des conditions de travail et du manque de temps à consacrer aux personnes âgées ».

« On en arrive à chronométrer la toilette ou les actes qu'on fait sur les résidents », dénonce Gilles Kerloch, délégué de l'union départementale CGT santé et action sociale en charge de la commission Maisons de retraites qui tenait, hier matin, au CHIC de Quimper, sa réunion annuelle. « On essaye de prendre en charge le plus humainement possible les personnes âgées mais, au niveau de la direction, on a de plus en plus affaire à des gestionnaires », poursuit le syndicaliste. « Le manque de moyens dénoncé depuis plusieurs années n'est pas sans conséquence sur les conditions de vie des personnes âgées et de travail des salariés ». Ils font le constat que les personnes âgées accueillies dans leurs établissements « sont de plus en plus dépendantes avec des troubles du comportement. Or certaines structures ne sont pas adaptées à leurs pathologies ». Par ailleurs, « pour faire des économies, il y a de plus en plus de glissement de postes et le recours à des temps partiels imposés pour permettre de mieux gérer les plannings ».

« Manque de temps à consacrer aux résidents »

 

« On parle de burn-out dans les hôpitaux, mais dans les Ehpad, le personnel est aussi en souffrance, ainsi que les familles à qui on ne peut accorder plus de temps et qui nous voient courir tout le temps », indique le délégué qui insiste sur le fait que ce manque de temps à consacrer aux résidents aggrave leur dépendance. « L'idéal serait de laisser vivre la personne à son rythme, de l'aider à faire les choses alors que c'est nous qui lui imposons notre rythme ». Autant de raisons pour le personnel des maisons de retraites de participer à la journée nationale de mobilisation de mardi, à l'appel de la fédération santé et action sociale CGT, de SUD et de FO qui donnera lieu à un rassemblement, place de la liberté, à Brest.

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 08:06
Pôle emploi Bretagne: grève et rassemblements lundi à Brest et Rennes (Ouest-France)

Le personnel de Pôle emploi est appelé à faire grève à partir de lundi, à l’appelle de quatre syndicats : CGT, FO, SNU, Sud. Ils redoutent les conséquences du plan stratégique 2020 lancé par la direction, à savoir l’externalisation et la privatisation des missions des agents ; Deux rassemblements sont prévus lundi matin à Rennes et Brest.

Quatre syndicats (CGT, FO, SNU et Sud) appellent les agents de Pôle emploi à se mettre en grève à partir du lundi 6 mars. Ils dénoncent la mise en œuvre d’un Plan stratégique « Pôle emploi 2020 » qui va se traduire, estiment les syndicats par « l’externalisation et la privatisation de nos missions ».

200 CDD recrutés chaque année

Cette réorganisation des moyens aura pour effet, selon eux, de « segmenter l’ensemble de nos activités, de réduire nos effectifs CDI et d’accroître la précarité, alors que plus de 200 CDD sont embauchés en Bretagne chaque année. »

Des agences fermées l’après-midi

Le plan stratégique risque aussi « d’éloigner des demandeurs d’emploi des agences Pôle emploi en fermant les agences les après-midi, en développant le tout numérique, en participant à la multiplication des Maisons de service au public qui va remettre en cause le maillage territorial des agences Pôle emploi ».

Rassemblements lundi

Deux rassemblements sont prévus ce lundi 6 mars à 10 h 30. À Rennes, direction régionale de Pôle emploi Bretagne, 36, rue de Léon. À Brest, Direction territoriale de Pôle emploi du Finistère, 123, rue Ernest-Hemingway.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 12:54
Bretagne, plus de décès que de naissances en 2016 (Ouest-France, 28 février 2017)

En Bretagne, le solde naturel est négatif pour la deuxième année consécutive, selon une étude de l’Insee.

L’Insee vient de publier son bilan démographique. Pour la deuxième année consécutive, la Bretagne compte plus de décès que de naissances en 2016.

3310 000 habitants en Bretagne

Depuis 2011, la population a augmenté d’environ 18 500 personnes par an en Bretagne (+ 0,6 %). Ce qui place la région à la 7e place au niveau national, en termes de croissance. La moyenne française étant de + 0,5 % par an.

Au 1er janvier 2016, la population bretonne était donc estimée à 3 310 000 habitants. Une hausse essentiellement due à l’excédent migratoire (différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire (immigration) et le nombre de personnes qui en sont sorties (émigration), sur une période donnée).

En effet, le nombre de décès dépasse celui des naissances pour la deuxième année consécutive

Baisse des naissances

Le nombre de bébés bretons a même diminué par rapport à 2015. On compte 33 200 naissances en 2016, soit 300 de moins que l’année précédente. Depuis 2010, le nombre de nouveau-nés a baissé de 11 %. Pour l’Insee, à l’initiative de l’étude, cette baisse s’inscrit dans un mouvement de repli, observé depuis 2010 dans toutes les régions françaises.Le nombre de décès a quant à lui augmenté. 34 200 personnes sont mortes en 2016, soit 400 de plus qu’en 2015. La Bretagne est d’ailleurs la seule région française où le nombre de décès augmente.

Vieillissement de la population

En 2000, la moyenne d’âge des Bretons était de 39 ans. Aujourd’hui, elle est passée à 42 ans. Elle est donc supérieure de 2 ans à la moyenne d’âge française.

Sur les quatre départements, seul l’Ille-et-Vilaine présente un solde naturel positif avec un taux d’accroissement naturel de 3,5 % pour 1 000 habitants. Dans les autres départements, ce taux oscille entre - 1,5 % et - 3 %.Le taux d’accroissement naturel est la différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité.

Bretagne, plus de décès que de naissances en 2016 (Ouest-France, 28 février 2017)
Bretagne, plus de décès que de naissances en 2016 (Ouest-France, 28 février 2017)

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 07:38
le collège Montaigne dans un quartier populaire de Vannes, sacrifié par le rectorat et le Conseil Départemental: résultat, les établissements privés ne cessent d'accueillir de nouveaux élèves!

le collège Montaigne dans un quartier populaire de Vannes, sacrifié par le rectorat et le Conseil Départemental: résultat, les établissements privés ne cessent d'accueillir de nouveaux élèves!

En collège et malgré les discours du gouvernement sur la laïcité, le réseau privé catholique a poursuivi sans contrainte son développement depuis 5 ans (de 2013 à 2017) avec 2084 élèves supplémentaires contre 717 dans le public. L'accélération aux rentrées 2016 et 2017 est notable (° 1649 élèves contre – 44 pour le public) et s'explique évidemment par les libertés laissées au privé dans l'application de la réforme du collège. Mais le public résiste mieux là où le réseau de collèges publics est dense, comme dans le 35 et le 22 (+234 en 6ème public dans le 22 contre +26 en 6e privé).

En revanche, dans le Finistère (+ 1 élève dans le public contre +231 dans le privé) et surtout dans le Morbihan (- 195 élèves pour le public contre +360 dans le privé), le réseau catholique prospère ! Outre les fermetures de 4 collèges publics sur 2 ans (dont 2 dans le 29 et 1 dans le 56), c'est l'absence d'écoles, collèges et lycées publics sur des territoires qui est en cause : par exemple St Avé et Guidel, deux communes du Morbihan de plus de 10 000 habitants, sont sans collège public mais ont chacune un collège privé !

Fréderic Lalys, Matthieu Mahéo, Gwenaël Le Pailh (SNES Bretagne)

Dans le Morbihan et le Finistère, les collèges privés sont en dynamique au détriment des collèges publics (SNES Bretagne)

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 06:20
Tour de Bretagne du film d'Angélique Kourounis "Aube dorée, une histoire personnelle" sur l'extrême-droite grecque: à Plourin-les-Morlaix et à Berrien le samedi 18 mars

Communiqué de presse de Bretagne Grèce Solidarité Santé

Le film « AUBE DOREE Une affaire personnelle » (Que se passe-t-il dans la tête du néonazi de tous les jours ?) sera projeté en mars 2017 dans l’OUEST de la France, dans 15 salles en Bretagne (Locmiquélic, Baud, Lorient, Quimper, Quimperlé, à nouveau Quimper, Concarneau, Douarnenez, Brest, Berrien, Morlaix, Saint-Malo, Auray, Rennes et Vannes) et 2 salles en Normandie (Alençon et Caen).

Voir dates et lieux ci-dessous…

Ce film de la journaliste-réalisatrice Angélique Kourounis dure 90 minutes. Production OmniaTV avec Arte & Yemaya Productions, avec le soutien de Reporters Sans Frontières, Hellenic League for Human Rights et Rosa Luxemburg Stiftung (Grèce), Charlie-Hebdo, Politis et Econostrum.

Synopsis

« Mon homme est juif, un de mes fils gay, un autre anar et moi féministe de gauche, fille d’immigré. Si Aube Dorée vient aux affaires notre seul problème sera dans quel wagon nous monterons ». Une journaliste enquête depuis des années sur l’organisation du parti néo nazi grec Aube Dorée.

  • L’effondrement économique, l’instabilité politique et les relations familiales sont au premier plan de ce documentaire qui essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête des Aubedoriens qui se posent en victimes du système.
  • Une Aube Dorée qui ne s’est jamais cachée quant à son idéologie. Ses scores aux élections dans le passé étaient peut être négligeables, mais cette idéologie défendue par une partie du clergé, cultivée par la plupart des média, et transmise par le système politique est devenue le terreau sur lequel l’organisation a pu se développer.

« La réalisatrice approche la question d’Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo-nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l’échiquier politique grec après des décennies d’actions meurtrières. C’est son troisième film sur la question mais le premier documentaire d’auteure. »

Après le prix spécial du jury au festival de Los Angeles, Aube Dorée une affaire personnelle a reçu le prix Avéroès junior au Primed 2016 à Marseille et il vient d'être sélectionné au festival de Berlin.

Il a été sélectionné dans 15 festivals, nominé à 14 reprises et  primé 2 fois.

En dehors du Grec, il a été traduit dans 6 langues : Français, Anglais, Espagnol (et Catalan), Italien et Allemand.

Les projections du film ont lieu depuis un an en France  mais aussi  un peu partout en Europe ainsi qu’au Canada, en Nouvelle Zélande et en Australie. Et, prochainement en Allemagne, Suisse, Autriche, Espagne, Italie et Chypre... Le film sera projeté prochainement au Parlement européen, « ce qui nous donnera l'occasion de parler des politiques d'austérité qui nous mettent à genoux et du réseau de solidarité qui s'est tissé avec les grecs un peu partout en Europe », dit la réalisatrice.

Deux liens pour le film : https://www.youtube.com/watch?v=yyR_wNururk et https://goldendawnapersonalaffair.com/fr/

CALENDRIER DES PROJECTIONS

5 mars 2017 : A 17H à Locmiquélic, Salle L'Artimon, place Jean-Jaurès (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

6 mars 2017 : A 20H30 à Baud, Cinéma Le Celtic, 1 rue de la Libération (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

7 mars 2017 : A 20H à Lorient, Salle audio, Cité Allende (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

8 mars 2017 : A 18H30 à Quimper,  MJC-MPT de KERFEUNTEUN, 4, rue Teilhard de Chardin (projection seule)

13 mars 2017 : A 20H30 à Quimperlé, Salle Ellé, Centre de Coat Kaer, rue Coat Kaer (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

14 mars 2017 : A 20H30 à Quimper,            MJC-MPT de KERFEUNTEUN, 4 rue Teilhard de Chardin (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

15 mars 2017 : A 20H30 à Concarneau, Maison des associations -26 rue du Maréchal Foch (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

16 mars 2017 : A 20H30 à Douarnenez, Cinéma " Le K", 39 rue Louis Pasteur (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

17 mars 2017 : A 20H à Brest,          Cinéma « Les Studios », 136 rue Jean-Jaurès (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

18 mars 2017 : A 14H30 à Plourin-Les-Morlaix, Centre social Ti An Oll (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

18 mars 2017 : A 20H30 à Berrien, Salle Asphodèle (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

20 mars 2017 : A 20H à Saint-Malo, Cinéma Le Vauban 1, 10 Boulevard de la Tour d'Auvergne           (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

21 mars 2017 : A 20H à Auray, Salle Hélène Branche, 18 rue du Penher  (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

25 mars 2017 : A 18-23H à Rennes, MJC Bréquigny, 15 Avenue Georges Graff (suivi d’un débat avec la réalisatrice). PROJECTION DEBAT DANS LE CADRE DU FESTIVAL CINE ACTION, 2 FILMS…

27 mars 2017 : A 20H à Vannes, Palais des Arts, Place de Bretagne (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

28 mars 2017 : A 19H30 à Alençon, Maison de la vie associative, 25 rue Demées (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

30 mars 2017 : A ?H à Caen, Cinéma Lux 6 Avenue Sainte-Thérèse (suivi d’un débat avec la réalisatrice)

CONTACTS : Pour la Bretagne, vous pouvez contacter : René Touriguine (rentourig@yahoo.fr et 06.80.06.05.76) André Locussol (andre.locussol@orange.fr et 06.89.77.43.72) et pour le 29, Claude Le Moguen (claude.le.moguen@gmail.com et 02.98.53.16.27). Pour la Normandie vous pouvez joindre : Michail Sinodinos (lagadianos2@gmail.com et 06.16.44.74.67 et Katerina Zambettakis (czambettakis@mailoo.org et 06.37.56.61.14)

A NOTER QU’IL EST  MIS A DISPOSITION, GRATUITEMENT, POUR TOUTE  PROJECTION DANS LES ECOLES. 

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:27
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
En début de réunion, le candidat de rassemblement présenté par le PCF aux législatives dans la 6e circonscription, Maxime Paul, a présenté les grands enjeux des campagnes présidentielle et législative 2017 et souligner l'importance pour le territoire d'apporter des propositions et une force de résistance et d'intervention sur les questions de santé

En début de réunion, le candidat de rassemblement présenté par le PCF aux législatives dans la 6e circonscription, Maxime Paul, a présenté les grands enjeux des campagnes présidentielle et législative 2017 et souligner l'importance pour le territoire d'apporter des propositions et une force de résistance et d'intervention sur les questions de santé

Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Fabien Cohen, Marceline Séverac, Yvonne Rainero, Xavier Compain, et Yves Jardin

Fabien Cohen, Marceline Séverac, Yvonne Rainero, Xavier Compain, et Yves Jardin

Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
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Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
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Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin
Législatives 2017: Photos et compte rendu du débat santé-protection sociale du PCF le 23 février à Châteaulin

Une cinquantaine de personnes était présente dans l'assistance le jeudi 23 février au débat du PCF sur la santé et la protection sociale, avec le docteur Fabien Cohen, animateur de la commission Santé du PCF, Marceline Séverac, infirmière à l'hôpital de Douarnenez et secrétaire du syndicat CGT des personnels hospitaliers du Finistère, Pierrick Raoul, délégué CGT à l'hôpital de Carhaix, Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, Maxime Paul, candidat aux législatives, Yves Jardin, animateur du Comité de défense de l'hôpital de Douarnenez, Yvonne Rainero, responsable de la commission santé-Protection Sociale du PCF Finistère. 

Des personnels de santé, des animateurs des comités de défense des hôpitaux de Morlaix et Concarneau, le dirigeant des mutuelles de Bretagne, étaient également dans la salle, et les interventions comme les débats ont été extrêmement enrichissants. 

 

***

La santé en débat à Châteaulin

Jeudi 23 février à l'invitation de Maxime Paul, candidat « pour rassembler à gauche, pour l'Humain d'abord » dans la 6ème circonscription du Finistère, et en présence d'Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération du Finistère du PCF, et de Xavier Compain, secrétaire régional, se tenait à Châteaulin une réunion-débat sur la santé.

Hôpital public, Sécu, accès aux soins, démographie médicale, maillage du territoire, médicaments, perte d'autonomie...

Sujets qui touchent à la vie de chacun-e, à l'intime, à l'humain, et que les graves menaces que font peser les 3 cavaliers de l'Apocalypse, Le Pen, Fillon et Macron, sur notre Sécu et notre système de santé, déjà bien malmenés lors des derniers quinquennats, ont projeté au cœur du débat de 2017.

Le film « La Sociale » de Gilles Perret, qui fait salle comble à chaque projection, a aussi contribué, cette fois de façon positive, à mettre ces questions sous les feux de l'actualité.

Résister, rassembler, construire.

Démarche partagée par tous les participants : Fabien Cohen, co-animateur de la commission nationale santé-protection sociale du PCF; les « grands témoins » : Yves Jardin, pour les usagers de l'hôpital de Douarnenez et la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Marceline Séverac, secrétaire générale du syndicat CGT santé et action sociale du Finistère, Pierrick Raoul, syndicaliste CGT de l'hôpital de Carhaix ; ainsi que les personnes présentes dans la salle qui sont intervenues dans le débat.

Un seul regret pour tous : avoir dû se plier aux contraintes de temps alors qu'il y avait encore tant à dire !

Maxime Paul ouvrit le débat.

Yves Jardin fit l'historique des suppressions de services qui ont touché l'hôpital de proximité de Douarnenez et pointa les risques à venir pour les urgences et le SMUR.

A Douarnenez, nous avons vécu la conséquence d'une politique malthusienne, d'une politique d'austérité et d'économie: la maternité a fermé en 99, soi-disant parce qu'on ne pratiquait que moins de 300 accouchements. Ensuite, cela a été les maternités de Paimpol et de Quimperlé qui ont fermé, où l'on pratiquait aux alentours de 600 accouchements par an. Récemment, on a fermé une maternité qui pratiquait plus de 900 accouchements par an. On a aussi fermé à Douarnenez le service de réanimation 24h/24h. Et tout récemment le service d'ophtalmologie. Yves Jardin dénonça aussi la filière gériatrique mise en place sous le patronage de l'ARS avec un partenariat public-privé associant 2 hôpitaux publics (Douarnenez et l'EPSM de Quimper), un hôpital relevant du privé non lucratif (l'Hôtel-Dieu de Pont L'Abbé) et 2 établissements de soins de suite et de réadaptation à Tréboul (Douarnenez) et Bénodet qui appartiennent au groupe privé très lucratif Orpea-Clinea, côté en Bourse et dont l'actionnaire principal est un fonds de pension canadien. Yves Jardin montra aussi que ce sont des vraies logiques de privatisation et de marchandisation qui sont à l'oeuvre dans la santé: à l'hôpital, on applique aussi des normes de gestion privée, comme la tarification à l'activité: pour chaque acte, une valeur marchande. Cela ne se fait pas d'un seul coup comme en Espagne ou en Grèce, mais petit bout par petit bout. Le bulldozer de la marchandisation avance quand même. Or, on sait que les services hospitaliers comme les maternités sont aussi des supports de la médecine libérale. On crée des déserts médicaux en supprimant des activités hospitalières de proximité au nom de la rationalisation, du regroupement des moyens. Parallèlement, le numerus clausus empêche une présence territoriale égale des médecins. Il n'y a aucune réponse sérieuse pour répondre au problème de la désertification médicale. 

Marceline Séverac présenta la situation de l'hôpital public dans le département après la mise en place des 2 GHT, les fermetures programmées de services et de lits, déjà en route, au nom de la suppression des « doublons », et souligna la souffrance des personnels et celle des patients, parlant de « non-assistance à personnes en danger », et le ressenti qu'elle en avait elle-même quand elle passait dans les services : « Je n'ai jamais vu en 30 ans des collègues aussi malheureux ». Pour Marceline Séverac, face à l'ampleur des attaques contre le service public hospitalier, leur caractère méthodique et planifié, on ne peut plus raisonner en termes de défense d'établissement mais en termes de défense d'un modèle social, d'une logique de santé publique. Les GHT sont des instances anti-démocratiques. L'objectif à terme c'est de passer à un CHU par région, 4 GHT au niveau de la Bretagne. Les rapports médicaux aujourd'hui parlent de parts de marché, de zones d'activité, comme des prospectives financières d'entreprises. La question, c'est comment organiser les usagers avec les personnels pour résister efficacement?  

Elle mit l'accent sur les luttes à venir, avec la mobilisation nationale du 7 mars, et sur la nécessité aujourd'hui de ne pas rester chacun dans son coin à défendre « son » hôpital mais de faire converger tous ces mouvements pour l'hôpital public, pour la santé. Hélène Derrien parle de la théorie de la grenouille: pour privatiser et libéraliser progressivement l'hôpital, il faut chauffer à petit feu le chaudron. Comme une grenouille qu'on ébouillante progressivement, on trouve d'abord l'élévation de la température assez confortable et relativement insensible, mais ça finit par nous tuer! 

Pierrick Raoul rappela la lutte à l'hôpital de Carhaix pour le maintien de sa maternité, puis la fusion avec le CHRU de Brest, qui n'a pas écarté les menaces qui pèsent sur la maternité de Carhaix au sein du nouveau GHT Bretagne occidentale. Il porta aussi à partir de lettres un témoignage très fort sur la situation dans les EHPAD. Il mit en avant l'évolution des directions à l'hôpital où les directeurs n'ont plus vraiment la notion du service public mais pratiquent le même management que dans l'entreprise privée, avec des cadres qui sont aussi là pour mettre en oeuvre la bonne parole libérale. Des techniques sont mises en place pour éviter que les personnels communiquent, s'organisent, protestent.

Fabien Cohen développa l'analyse et les propositions des communistes, pour une protection sociale et un système de santé du 21ème siècle, rappelant que lorsque nous avions lancé à la fête de l'Huma 2015 notre campagne pour le 100 % Sécu, beaucoup nous présentaient comme des gens déconnectés des réalités. Aujourd'hui notre revendication fait école. Mais attention aux falsifications !

Le Crime de la Sécurité Sociale version Croizat, c'est d'avoir installé le communisme dans le système social et économique français, via la gestion par les travailleurs de caisse de solidarité représentant plus financièrement que le budget de l’État et prélevés sur les richesses créées dans l'entreprise et le travail, limitant ainsi les profits de l'employeur au nom du droit à la sécurité et au bien-être de tous.

La Sécu, c'est aujourd'hui 200 milliards qui échappent à la finance (comparativement, les mutuelles ne représentent que 34 milliards), qui sont prelevés sur les richesses produites par les travailleurs, dans les entreprises, qui ne vont pas aux patrons. C'est beaucoup trop ! C'est trop énorme ! La Sécu doit donc n'être qu'un problème, un trou, un déficit !

Le trou ou le déficit annuel de la Sécu, 6 milliards d'€, créé par les exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires (40 milliards), la fraude sociale (40 milliards), la soumission aux lobbies de l'industrie pharmaceutique ou de la médecine libérale, par le poids du chômage de masse (1 % de chômage en moins, 1 milliard de plus qui rentre dans les caisses de la Sécu), un trou que l’État a creusé lui-même donc, est le prétexte tout trouvé pour détruire petit à petit cette institution révolutionnaire que le mouvement ouvrier et la Résistance ont produites et que la Patronat n'a jamais, jamais digéré.

Depuis 1947, le Patronat veut récupérer les cotisations sociales que nous lui avons confisqué pour financer la protection sociale universelle (santé, retraites, allocations familiales).

Jusqu'à présent, pour faire accepter la remise en cause de la Sécurité Sociale, casser la démocratie sociale dans la gestion des caisses de sécurité sociale, livrer la protection sociale aux Patrons, aux Mutuelles, aux Assurances, et aux profits financiers, baisser le prélèvement social sur les profits des patrons, on a employé des techniques discrètes et utilisé un plan progressif mais mis en œuvre avec beaucoup de constance et de précision par la droite comme par les socialistes.

En 67, en imposant la Parité dans la gestion des caisses de Sécurité Sociale, Pompidou et la droite permettent aux Patrons de pouvoir dominer leur gestion avec l'appui des syndicats d'accompagnement.

On a cassé l'unicité de la Sécu, séparée en 4 branches séparées, on a séparé le régime obligatoire et le régime complémentaire, et favorisé le glissement vers les complémentaires, réduit considérablement les remboursements Sécu ce qui a fait grimpé le prix et l'importance des mutuelles et assurances sociales.

La CMU et aujourd'hui le Tiers Payant Généralisé (« on ne voit plus ce qui vient de la carte verte, ce qui vient de la carte bleue ») ont servi de couverture pour dissimuler la part de moins en moins importante prise par les remboursements Sécurité Sociale sur les soins et les médicaments, la part de plus en plus importante prises par les particuliers.

On a étatisé la Sécu en la mettant sous le contrôle de l'Etat (ONDAM) et des critères de gestion à l'économie et à la rentabilité. Beaucoup voudrait faire dépendre le financement de la Sécu de la fiscalité surtout, de la CSG, et non plus des cotisations sociales : c'est le cas notamment de Jean-Luc Mélenchon, et c'est un débat que nous avons avec lui. 

Aujourd'hui, sous un gouvernement dit de gauche, il y a une augmentation significative de français qui doivent renoncer aux soins. Un domaine aussi important que la prise en charge du vieillissement de fait pas l'objet d'une réponse solidaire à la hauteur, dans le cadre de la sécurité sociale.

Pourtant, la Sécu, les Français y sont attachés, sans percevoir forcément la logique politique et l'aspect de révolution sociale qui ont présidé à sa création.

C'est la Sécu qui fait chuter Fillon, qui voulait la détruire par ordonnance, au moins autant que le Pénélope Gate.

Le mot d'ordre du PCF depuis des années, « Remboursement à 100 % par la Sécurité Sociale », est de plus en plus repris : cela passe notamment par la taxation des revenus financiers. C'est possible en luttant contre la fraude sociale, l'évasion fiscale et la fraude fiscale, en mettant fin aux exénorations de cotisations sociales, en mettant une politique de réindustrialisation au service de l'emploi. Les frais de gestion des mutuelles sont beaucoup plus lourds que les frais de gestion de la Sécu (25 % de frais ou de charges d'exploitation pour les mutuelles contre 6 % pour la Sécu). En même temps, aujourd'hui, face à nous, dans ces élections Présidentielles - on a des candidats de la privatisation du système de santé et de protection sociale : Fillon, Macron, Le Pen sans doute. Ce pourquoi les enjeux de l'élection présidentielle sont décisifs pour l'avenir de notre modèle de société. 

Le 100 % Sécu ce n'est pas le tiers payant à la mode Touraine, ni le remboursement par les complémentaires privées à la mode Macron ou Fillon. Il s'agit bien du remboursement à 100 % de tous les soins prescrits par la Sécurité sociale, avec comme 1ère étape le remboursement à 80 % pour tous et à 100 % pour les jeunes de moins de 25 ans et les étudiants.

Cela suppose que l'on s'en donne les moyens financiers.

 

Fabien Cohen insista beaucoup sur la globalité et la cohérence de nos propositions, le 100 % Sécu ne peut se concevoir sans une profonde réforme du système de santé. Il ne s'agit pas par exemple avec le 100 % Sécu de financer les super-profits des multinationales du médicament, comme cela se passe avec le nouveau médicament contre l'hépatite C, ni d'alimenter les dividendes boursiers et les fonds de pension... C'est une toute autre logique de la santé qu'il faut mettre en œuvre dans tous les domaines, hôpital, médicaments...en partant des besoins des populations et en démocratisant profondément le fonctionnement. Aujourd'hui, Marisol Touraine et le gouvernement emboîtent le pas des politiques de droite: 10 milliards retirés à la santé, dont 3,5 milliards retirés à l'hôpital public! Quand on parle rationalisation à l'hôpital, on sait ce que ça veut dire: réduction de moyens, de postes, suppressions d'activités. Leur objectif est de rendre perméable le secteur public à la privatisation.

  1. le 100 % Sécu permettra une gestion plus économe, plus simple, plus efficace, plus transparente, et dégagera des moyens pour l'hôpital public, pour la prise en charge de la perte d'autonomie. Aujourd'hui, la Sécu engraisse à bon compte les multinationales de l'industrie pharmaceutique: 8 milliards d'euros de dividendes pour les actionnaires de SANOFI. On n'utilise pas un dispositif constitutionnel qu'on pourrait faire valoir: la "licence office" qui permet de fabriquer des médicaments bon marché dans des situations d'urgence de santé, comme pour les médicaments pour l'hépatite C. Laurence Cohen au Sénat en a fait la proposition au gouvernement. Il faut un pôle public du médicament, de la recherche et du développement, comme de la distribution. Il faut sortir le médicament des logiques financières de profit rapide. On a des pharmacies d'hôpitaux, ce peut être une base pour développer des médicaments utiles, nécessaires et peu chers. Des tas de pseudo-médicaments ne devraient plus faire l'objet de remboursements, les autres devraient être remboursés à 100%. Il y a 34 milliards qu'on peut récupérer avec un meilleur contrôle sur le médicament, sa production, sa commercialisation, son remboursement. Sur l'hôpital, il est clair que la logique des libéraux au pouvoir est de revenir à des soins planchers pour les catégories modestes, et des soins de qualité et complets pour les privilégiés. On vide et démantèle les hôpitaux publics locaux pour fournir des débouchés au secteur privé financier.

Toutes ces interventions furent rythmées par les questions ou témoignages venus de la salle.

Citoyen-ne-s, militant-e-s engagés, professsionnel-le-s de la santé.

Bien des sujets furent abordés : le financement de la recherche médicale publique ; la pénurie, parfois organisée par les fabricants, de certains médicaments, y compris pour les maladies chroniques ; les déremboursements de médicaments ; le travail difficile des personnels, vécu côté patients : un malade évoqua les séances de chimiothérapie à l'hôpital de Quimper où les infirmières trop peu nombreuses sont parfois obligées de « sauter » le repas ; les difficultés d'accès aux soins au-delà du soin lui-même : un bénévole expliqua que certains habitants de la presqu'île de Crozon avaient recours au Secours populaire pour payer leurs déplacements jusqu'aux hôpitaux de Brest et Quimper ; une orthophoniste pointa l'inhumanité, et l'absurdité économique, d'un système qui préfère mettre des patients sous sonde plutôt que de traiter les troubles de la déglutition par une rééducation ; une des animatrices du comité de défense de l'hôpital de Concarneau, ancienne salariée de la santé, évoqua la question des urgences de jour fragilisées, les urgences de nuit n'existant plus, et revint sur la crise de l'hôpital public et la dégradation considérable des conditions de travail de ses personnels ; la situation de l'hôpital de Morlaix fut aussi évoquée, et les suppressions de lits en psychiatrie ; le lien entre le maintien dans les territoires de médecins généralistes et la proximité de services hospitaliers.

Il fut question aussi de l'histoire de la Sécu et d'Ambroize Croizat, ministre communiste et dirigeant cégétiste, qui la mit en œuvre et à qui le film « La Sociale » rend un bel hommage.

On s'interrogea encore sur ce que recouvre le 100 % Sécu, sur son financement.

Fabien Cohen souligna qu'il y a aujourd'hui 3 candidats, Le Pen, Fillon, Macron, qui vont vers le 0 % Sécu, 3 autres (Yannick Jadot ne s'était pas encore retiré) qui sont plutôt du côté du 100 % Sécu, même s'il y a des ambiguïtés sur le contenu, des débats à mener sur le financement, clairement avec Hamon, mais y compris avec Mélenchon. Débats qu'il faut mener avec les citoyens pour construire un pacte de changement, pour une nouvelle majorité de gauche, à quoi appellent les communistes.

À son tour, Xavier Compain, rappela que les objectifs de lutte que se sont donnés les communistes en Bretagne, notamment pour une agriculture respectueuse de l'environnement et de la santé, rémunératrice pour les producteurs, et permettant à tous d'accéder à une nourriture saine et de qualité, vont dans le sens des attentes et des besoins des consommateurs, des salariés, des agriculteurs, et sont partie prenante du débat de Châteaulin ; l'après-midi, en prélude à la réunion , Maxime et Xavier avaient d'ailleurs rendu visite à un agriculteur bio à Loperhet.

Puis Xavier Compain retraça la démarche des communistes en Bretagne dans les échéances présidentielle et législatives.

Maxime Paul rappela la prochaine venue de Gérard Le Puill.

Un appel fut lancé à venir rencontrer Alain et Éric Bocquet le jeudi 5 avril après-midi à Quimper sur le thème de l'évasion fiscale.

C'est encore une façon de prolonger le débat santé.

Car l'argent qui fuit dans les paradis fiscaux (égal au montant de la dette publique...) ne va pas aux services publics et aux investissements utiles. Lutter contre l'évasion fiscale c'est aussi aider au financement de l'hôpital public et de la santé !

L'on se quitta en appelant à la mobilisation des usagers et des personnels de santé pour la journée d'action du mardi 7 mars, et à la manifestation qui aura lieu ce jour-là à 11h, place de la Liberté à Brest.

Yvonne Rainero, responsable santé de la fédération du Finistère du PCF et membre de sa commission nationale

Compte rendu complété par Ismaël Dupont

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 07:15
Législatives 2017: Jacques Rannou, candidat du PCF dans la 8ème circonscription du Finistère (Concarneau - Quimperlé - Rosporden)

Les communistes de la 8éme circonscription du Finistère, réunis en assemblée générale ont confirmé leur décision de proposer la candidature Jacques Rannou aux élections législatives prochaines ;

Maire délégué de Kernével, élu communautaire, militant syndical, et membre du PCF, Jacques Rannou est un homme de conviction, d'engagement et de rassemblement.

Jacques Rannou a apporté son parrainage d'élu à la candidature de Jean Luc Mélenchon.

Notre circonscription a besoin d'un député de gauche. Une gauche fidèle à ses valeurs. Une gauche aux cotés des travailleurs. Une gauche aux cotés des ceux qui souffrent.

Les renoncements, les lois de régression sociale du quinquennat Hollande n'ont fait qu’aggraver la situation du pays et du plus grand nombre. Hollande Valls et leurs soutiens nationaux et locaux ont ouvert la voix au retour d'une droite ultra réactionnaire.

Pourtant nous sommes une majorité à vouloir le progrès social, écologique, démocratique. C'est la seule manière de sortir le pays de l’ornière dans laquelle les politiques d'austérité l'ont plongé.

Le Parti communiste français reste totalement disponible pour approfondir le dialogue avec les organisations de la gauche de transformation sociale, les citoyens engagés, le mouvement syndical et associatif.

 

Législatives 2017: Jacques Rannou, candidat du PCF dans la 8ème circonscription du Finistère (Concarneau - Quimperlé - Rosporden)

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