Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 12:22

Turquie/Syrie : Stopper la criminelle offensive de la Turquie contre les Kurdes de Syrie (PCF, 5 août 2019)

Le dictateur Recep Tayyip Erdogan a annoncé l'imminence d'une troisième offensive dans le nord de la Syrie et à l'est de l'Euphrate. L'élimination des Kurdes qui ont été la force principale dans la lutte contre l'organisation de l’État Islamique est au cœur de la politique syrienne de la Turquie. Après une première incursion en 2016 et l'annexion du canton d'Afrin en 2018 avec ses supplétifs djihadistes, Ankara fait pression sur Washington et Moscou pour obtenir leur assentiment dans une nouvelle phase d'annexion et de criminel nettoyage ethnique.

Cela fait des mois que R.T. Erdogan trépigne d'impatience pour anéantir le Rojava syrien pacifique et progressiste. Ce sera aussi pour lui l'occasion de libérer les milliers de prisonniers islamistes que détiennent les autorités kurdes.

Le PCF condamne cette nouvelle menace d'agression turque contre les Kurdes qui incarnent l'une des rares forces démocratiques de la région. Elle constituerait un foyer de guerre supplémentaire permettant à l'organisation de l’État Islamique de reconstituer ses forces et déstabiliserait encore davantage un Moyen-Orient meurtri.

La France, engagée sur le terrain, va-t-elle encore plier devant la tyrannie de R.T. Erdogan ?

Paris et l'Union européenne qui ont un devoir moral à l'égard des Kurdes doivent d'urgence sanctionner la politique de R.T. Erdogan, multiplier les initiatives diplomatiques et saisir le Conseil de Sécurité de l'ONU afin d'empêcher l'irréparable barbarie de se reproduire.

Le PCF appelle à une protection internationale des Kurdes de Syrie et leur exprime sa solidarité totale.

Turquie/Syrie : Stopper la criminelle offensive de la Turquie contre les Kurdes de Syrie (PCF)
Partager cet article
Repost0
5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 05:33

À propos de « Cause commune »

La revue « Cause Commune » est la revue d'action politique du PCF.

Aller au-delà des apparences pour mieux comprendre et agir plus efficacement ; suivre les élaborations et les décisions du Parti communiste ; préparer des initiatives militantes efficaces : Cause commune, c'est tout cela et plus encore.

La revue donne la parole aux communistes mais aussi aux chercheurs et artistes de tous horizons. Ils font le point des débats et nous emmènent au-delà des sentiers battus de l'idéologie dominante.

Cette revue paraît tous les deux mois.

Au cours de ce mois d’août notre Blog vous propose quelques articles de « Cause Commune » parus entre novembre 2018 et août 2019.

*********************************************************************

 

Par Alain Obadia 


Malgré l’offensive du capital et des forces qui le soutiennent contre les conquêtes sociales et démocratiques, nous aurions tort de penser que le capitalisme serait en voie de stabilisation et que les contradictions qu’il doit affronter iraient en s’atténuant. Revenir sur la contradiction essentielle, par bien des aspects, entre les forces productives et les rapports de production du capitalisme contemporain peut en fournir une excellente illustration.

Rappelons, tout d’abord, des concepts structurants permettant d’aborder cette question. Avec Florian Gulli et Jean Quétier, précisons que « l’expression “forces productives” désigne les moyens de production (outils, machines, système de machines), l’ensemble des hommes qui les utilisent, ainsi que les savoirs indispensables au travail (savoir-faire des métiers traditionnels, connaissances techniques et scientifiques). Rapport de l’homme à la nature, la production est toujours et en même temps sociale, rapport des hommes entre eux » (Découvrir Marx, Les éditions sociales, 2016).

Concernant les rapports de production, on peut reprendre la définition synthétique proposée par Engels qui soulignait que « la production des moyens matériels élémentaires d’existence et, partant, chaque degré de développement économique d’un peuple ou d’une époque forment la base d’où se sont développés les institutions d’État, les conceptions juridiques, l’art et même les idées religieuses des hommes en question et que, par conséquent, c’est en partant de cette base qu’il faut les expliquer et non inversement comme on le faisait jusqu’à présent ».

« À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants [...]. De formes de développement des forces productives qu’ils étaient, ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale. » Karl Marx, 1859

L’une des thèses essentielles de Marx est que ces deux réalités interagissent en permanence et de façon contradictoire. Cette contradiction est un moteur puissant de la transformation des sociétés. Dans un texte particulièrement important de 1859, Contribution à la critique de l’économie politique, il relevait qu’« à un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n’en est que l’expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s’étaient mues jusqu’alors. De formes de développement des forces productives qu’ils étaient, ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale ». Il ajoutait qu’« il faut toujours distinguer entre le bouleversement matériel – qu’on peut constater d’une manière scientifiquement rigoureuse – des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu’au bout. Pas plus qu’on ne juge un individu sur l’idée qu’il se fait de lui-même, on ne saurait juger une telle époque de bouleversement sur sa conscience de soi ».

 

Comprendre la période actuelle

Ces remarques sont, me semble-t-il, extrêmement utiles pour comprendre la période actuelle. Les bouleversements profonds générés par la révolution informationnelle et numérique, le développement exponentiel des connaissances scientifiques, leur intégration de plus en plus forte avec le processus productif, les exigences massives de qualification, et de maîtrise collective des technologies qui transforment le salariat et plus globalement le monde du travail, la puissance des capacités productives et l’ampleur de leur influence sur les écosystèmes, tout cela appelle d’autres formes d’organisation de la société. Enserrées dans le carcan de la rentabilité financière à tout prix, de la domination des marchés, de la mondialisation financiarisée, de la surexploitation, du dumping social ou encore du saccage des écosystèmes et de la biodiversité, les forces productives contemporaines voient leur potentiel de progrès humain stérilisé et deviennent, pour une part, des menaces pour l’avenir de l’humanité.

« La révolution informationnelle est riche de potentialités de partage et de coopération mais elle peut également aggraver le consumérisme et l’intrusion des multinationales dans nos vies. »

Comme toutes les révolutions technologiques qui ont marqué l’histoire, la révolution informationnelle et numérique est transversale. Elle affecte le travail et l’activité productive. Plus largement, elle métamorphose la société et les modes de vie. Elle est riche de potentialités de partage et de coopération mais elle peut également aggraver le consumérisme et l’intrusion des multinationales dans nos vies. Elle peut rendre le travail plus facile, plus efficace et moins pénible. Mais elle peut aussi être le vecteur de suppressions massives d’emplois, de parcellisation renouvelée du travail, d’appauvrissement de son contenu ou encore de précarisation à la sauce Uber. Si l’on aborde comme aujourd’hui ces processus « à la sauvage » par la mise au chômage et l’insécurité sociale, la technologie est retournée contre l’humain pour le profit. La société est interrogée en profondeur par cette question. Le développement multiforme des réflexions et des propositions visant à assurer une sécurité de revenu ou de salaire pour chacun tout au long de la vie en témoigne. Fondée sur la remise en cause de la notion même de marché du travail, la proposition communiste de sécurité d’emploi ou de formation participe activement de cette recherche de solutions. La faire largement connaître et débattre vise à créer une dynamique en termes de mobilisation et de luttes.

« Il apparaît clairement que le travail doit de plus en plus devenir coopératif si l’on veut en tirer 
toutes les potentialités créatives. »

La révolution technologique en cours conduit à ce que la composante intellectuelle du travail devienne dominante. Dans l’organisation du travail, cela pousse au développement de l’intelligence partagée entre des collectifs qui échangent en permanence. Au-delà du salariat, ces pratiques collaboratives connaissent un développement foisonnant dans les « tiers lieux » de la révolution numérique. Il apparaît clairement que le travail doit de plus en plus devenir coopératif si l’on veut en tirer toutes les potentialités créatives. C’est une aspiration massive dans les entreprises. Elle se heurte pourtant aux stratégies patronales de segmentation du travail, d’individualisation et de mise en concurrence des salariés. Là encore, les potentialités de progrès humain des forces productives sont corsetées par des rapports de production tournés vers la rentabilisation du capital. 

Ce constat montre la nécessité d’une maîtrise de la révolution numérique et plus globalement des processus de développement technologiques par la société tout entière. La conquête de pouvoirs démocratiques nouveaux dans la société comme dans les entreprises fait partie des objectifs pertinents pour progresser dans cette voie. Il est significatif que sur ce dernier point l’intransigeance du patronat soit absolue.
L’actualité quotidienne illustre à quel point la question de la transition écologique relève d’une urgence vitale. Réchauffement climatique accéléré, destruction des sols fertiles, épuisement des ressources fossiles ou encore disparition de nombreuses espèces vivantes tout démontre qu’il ne faut plus tergiverser ! Là encore cette situation n’est pas le fruit d’une fatalité. Elle est le résultat d’un mode de production qui dévore les richesses naturelles et dévaste les écosystèmes en même temps qu’il exploite la force de travail. Cela fait écho à une réflexion de Marx et Engels qui notaient dans L’Idéologie allemande : « Il arrive un stade où naissent des forces productives et des moyens de circulation qui ne peuvent plus être que néfastes dans le cadre des rapports existants et ne sont plus des forces productives, mais des forces destructrices. » Avec les développements, dans le courant du XXe siècle, du modèle consumériste/productiviste, cette réflexion est aujourd’hui très concrète et d’une redoutable portée. La logique du marché est à l’évidence incapable d’apporter la moindre solution à ces immenses défis. Pire encore, du fait de ses mécanismes fondamentaux – loi du profit et concurrence prédatrice –, le capitalisme apporte tous les jours la démonstration que même « verdi », il n’est pas « éco-compatible ». L’indispensable révolution écologique implique de conjuguer les dimensions humaines, sociales, économiques, technologiques ou encore démographiques, avec les impératifs de protection et de sauvegarde des écosystèmes. Elle doit installer progressivement de nouveaux modèles industriels, agricoles et de consommation. Elle suppose donc de caler les objectifs sur l’intérêt général de l’humanité dans une vision de long terme et de coopération. Elle se situe à l’opposé du mouvement de suraccumulation du capital.
En cette période de bouleversements structurels, les défis que l’humanité doit surmonter sont à proprement parler vitaux. Les rapports de production actuels empêchent de trouver les solutions nécessaires alors qu’elles sont à notre portée, ils nous conduisent vers l’abîme. Ainsi, le combat pour le dépassement du capitalisme qui structure l’action des communistes est d’une actualité plus grande que jamais.

Alain Obadia est président de la Fondation Gabriel-Péri.

Cause commune n°8 • novembre/décembre 2018

 

 

Partager cet article
Repost0
3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 09:56
Mort de  Steve Maia Caniço: communiqué des sénateurs communistes, républicains, citoyens, écologistes (31 juillet 2019)

Les Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes souhaitent assurer les proches de Steve Maia Caniço de toute leur sympathie et tout leur soutien.

♦️Les Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes exigent que le gouvernement, et en premier lieu le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, prennent leurs responsabilités et que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès de Steve.

♦️Les Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes réitèrent leur volonté de voir s’ouvrir un cycle de réforme des doctrines de maintien de l’ordre en France.

MORT DE STEVE MAIA CANIÇO : LE GOUVERNEMENT S’ENFERME DANS UNE DÉFENSE INTENABLE

Le 21 juin à Nantes, suite à une intervention policière, Steve Maia Caniço a disparu après une chute dans la Loire. Cinq semaines après sa disparition, son corps sans vie de Steve Maia Caniço a été repêché, le même jour où le rapport d’enquête de l’IGPN est rendu public.

Le gouvernement faisait face à un choix simple : prendre la mesure du drame ou s’enfermer dans une défense intenable des forces de l’ordre, mais surtout des donneuses et donneurs d’ordre, au premier rang desquels le ministre de l’Intérieur. C’est cette seconde option qui a été retenue et défendue par le Premier ministre Édouard Philippe et Christophe Castaner dans une conférence de presse du 30 juillet.

Cette décision, en toute logique, entraîne incompréhension et colère de la part de toutes celles et tous ceux qui, depuis des années, constatent le développement d’une doctrine toute répressive et la progression d’un sentiment d’impunité au sein des forces de l’ordre. L’incapacité de l’IPGN, après cinq semaines d’enquête, à dire exactement ce qui s’est passé Quai Wilson le 21 juin dernier relève au mieux d’une inadaptation de ses moyens, au pire d’une volonté de dissimulation.

Les parlementaires du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste souhaitent assurer les proches de Steve Maia Caniço de toute leur sympathie et tout leur soutien.

Les parlementaires du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste exigent que le gouvernement, et en premier lieu le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, prenne leurs responsabilités et que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès de Steve.

Les parlementaires du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste réitèrent leur volonté de voir s’ouvrir un cycle de réforme des doctrines de maintien de l’ordre en France.

 

Partager cet article
Repost0
3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 09:39
Retrait des USA et de la Russie de l'INF :  Le PCF appelle à la mobilisation contre la mort du traité INF
Retrait des USA et de la Russie de l'INF :  Le PCF appelle à la mobilisation contre la mort du traité INF
 
A quelques jours des commémorations des monstrueux bombardements d'Hiroshima et Nagasaki par l'armée américaine, les 3 et 9 août 1945 et alors que la guerre était déjà perdue par le Japon et l'Allemagne,
Washington et Moscou viennent d'acter –en s'en accusant mutuellement – leur retrait du traité sur les forces nucléaires de portée intermédiaire (en anglais INF) signé en 1987.
C'est Donald Trump qui avait donné le la en février dernier, en annonçant la suspension de l'engagement américain au traité et en donnant un ultimatum à la Russie. Vladimir Poutine n'a plus eu qu'à lui emboîter le pas en rejetant son chantage : une musique bien réglée entre les dirigeants populistes etats unien et russe qui, dès lors, réouvrent franchement une ère de menace nucléaire pour le monde, à commencer par
l'Europe.
Car c'est en Europe que va se jouer cette aberrante escalade : l'OTAN sous l'impulsion des Etats-Unis et de ses plus fidèles alliés, et Russie ne vont pas manquer de déployer leurs missiles pour se placer réciproquement sous pression.
Mais il ne s'agit pas d'un jeu : la force destructrice des armes nucléaires est la promesse de la fin de la civilisation humaine et non de quelque prétendue victoire militaire. Il faut stopper cette dérive !
Le Parti communiste français appelle à la mobilisation générale pour la paix et le désarmement : ne laissons pas le sort de l'humanité aux mains de cyniques va-t'en guerre, de populistes irresponsables et de leurs
amis les marchands d'armes.
 
En juillet 2017, 122 pays ont adopté en Assemblée générale de l'ONU, un traité international d'interdiction des armes nucléaires (TIAN), c'est ce texte qui doit être mis en application, et les armements détruits. La
France dont les dirigeants ont dénigré le TIAN se doit de s'émanciper de la tutelle étatsunienne, de le signer et le ratifier sans plus tarder.
 
Citoyens, peuples du monde, peuvent imposer la voix de la paix : le 21 septembre, journée internationale de la paix, marchons très nombreuses et nombreux contre la mort du traité INF et pour l'adoption et la mise
en œuvre du traité international d'interdiction des armes nucléaires (TIAN). Levons-nous et marchons !
Le 26 septembre, journée internationale du désarmement nucléaire, le député communiste et secrétaire national du PCF Fabien Roussel, réunira en conférence à l'Assemblée nationale les actrices et acteurs d'un monde sans armes nucléaires et pour la paix.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 3 aout 2019.
Partager cet article
Repost0
31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 08:06
Éliane Assassi Présidente PCF du groupe CRCE au Sénat (photo L'Humanité, 30 juillet)

Éliane Assassi Présidente PCF du groupe CRCE au Sénat (photo L'Humanité, 30 juillet)

Référendum sur la privatisation d'ADP - Éliane Assassi : « Nous nous faisons un devoir d’informer les Français»
Mardi, 30 Juillet, 2019

Audrey Loussouarn

La sénatrice PCF Éliane Assassi déplore le manque de volonté du gouvernement, qui, en ne faisant pas vivre cet exercice démocratique, ne respecte pas la Constitution.

Quel regard portez-vous sur les débuts de cette campagne ?

Éliane Assassi : Au-delà de la période estivale, qui n’est pas la plus favorable à ce type d’initiative, un aspect est frappant : les Français sont peu informés. C’est la raison pour laquelle les parlementaires signataires de la proposition de loi avaient demandé un rendez-vous avec le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel – NDLR) et les médias publics. Nous avons rencontré le premier, qui nous a opposé une fin de non-recevoir en estimant que son rôle n’est pas d’établir les lignes éditoriales des chaînes de télévision. Pour ce qui est de ces dernières, nous n’avons à ce jour reçu aucun retour. C’est pourtant un exercice démocratique inédit auxquels sont appelés à participer nos concitoyens. Encore faut-il qu’ils en soient informés par spots télévisés.

En la matière, l’exécutif se contente du service minimum…

Éliane Assassi : Le gouvernement est hors des clous, ne respectant pas l’article 11 de la Constitution. C’est quand même un comble ! Cet argument va être porté avec force à la rentrée, car c’est aussi le fond de l’affaire. Nous avons rencontré Christophe Castaner la semaine dernière et il s’est contenté de répondre à notre demande d’un décompte régulier des signatures, en se retranchant derrière le Conseil constitutionnel. Nous allons donc demander à ce dernier que les chiffres soient rendus non pas tous les mois mais au minimum toutes les semaines. Avant cela, il devrait communiquer officiellement d’ici à jeudi. Ce qui, je pense, créera une dynamique.

Quelles seront donc les suites de cette campagne ?

Éliane Assassi : Chaque parti politique prendra des initiatives, au-delà d’un rendez-vous commun à la rentrée. Évidemment, ce n’est pas ce qui remplacera une information officielle au public, mais nous nous faisons un devoir d’informer les Français, en rappelant notamment qu’il ne s’agit pas d’être pour ou contre la privatisation mais de soutenir la demande d’un référendum, avant que ne vienne le débat d’idées. Nous allons devoir être créatifs, notamment en direction des maires, qui ont la possibilité d’ouvrir des lieux dédiés au recueil des signatures. Nombre de conseils municipaux vont aussi se réunir pour voter des vœux, au mois de septembre. Parallèlement se tiendront les initiatives des militants et la diffusion du bon de soutien donnant accès à la Fête de l’Humanité, qui va être un élément accompagnateur. Pour la première fois, les deux groupes parlementaires communistes auront un stand consacré principalement au recueil de signatures.
Entretien réalisé par Audrey Loussouarn

ADP: Eliane Assassi, présidente du groupe communiste CRCE au Sénat: Un devoir d'informer les Français (L'Humanité, 30 juillet 2019)
Partager cet article
Repost0
31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 08:01
André Chassaigne :  Un combat sans merci contre tout ce qui peut s’opposer à leur politique régressive. (L'Humanité, 25 juillet, interview avec Benjamin Konig: bilan de la session parlementaire pour les députés communistes)
André Chassaigne : « Un combat sans merci contre tout ce qui peut s’opposer à leur politique régressive. »
Jeudi, 25 Juillet, 2019
André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale dresse un bilan de la session parlementaire qui s’achève, des difficultés d’Emmanuel Macron et de sa politique autoritaire.
 

En tant que président du groupe GDR, quel bilan pouvez-vous tirer de cette session parlementaire, marquée par un contexte de luttes sociales  ?

D’abord, c’est la nature des textes mis en débat, et qui, bout à bout, constituent une entreprise de démolition. Parmi les plus importants, la loi Pacte, avec ses privatisations de la FDJ et d’ADP – laquelle a conduit à l’immense mouvement pour le référendum. Ensuite, le texte sur le système de santé, qui renvoie à 2022 toute amélioration alors que l’urgence est immense. Ce matin (le 18 juillet – NDLR), le vote de la loi sur la fonction publique, qui est un coup extrêmement grave et vise à l’aligner sur le privé… Bref, toute une série de textes de dérégulation, qui témoignent d’une volonté de privatiser tout l’espace public. Quant aux luttes sociales, elles se développent malgré la stratégie utilisée par LaREM et le pouvoir : une forme d’illusion, un gouvernement qui n’a que le mot confiance à la bouche, un habillage jamais vu en termes de com’. Comme le dit l’expression auvergnate, ils ont la queue du renard qui leur sort de la gueule et disent qu’ils ne l’ont pas croquée ! Il y a une défiance également à l’égard de la presse : le fameux « Qu’ils viennent me chercher », ou le procès fait à la presse dans l’affaire Rugy.

Paradoxalement, Macron et le gouvernement sont parfois en difficulté et doivent renoncer sur plusieurs sujets, par exemple, la réforme constitutionnelle ou la réduction du déficit public, avec les mesures accordées suite à la crise des gilets jaunes, ou encore la réduction du nombre de fonctionnaires beaucoup moins importante que prévu… Est-ce perceptible à l’Assemblée ?

Pas vraiment. Ils peuvent avoir quelques reculs, des inflexions, mais pas une fois ils ne s’attaquent à l’essentiel, à l’argent. Les soi-disant 10 milliards des gilets jaunes, ils font payer l’addition par le reste du peuple. Il n’y a pas le moindre petit début d’une remise en cause du système. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ne peuvent rien faire en matière d’écologie, ils sont dans une contradiction très forte. Et sur la réforme constitutionnelle, n’oublions pas que s’il y a un recul – pour le moment –, ils ont mené à terme une réforme du règlement de l’Assemblée nationale, qui sape le pouvoir législatif. Quant au RIP concernant ADP, ils multiplient les obstacles. Ils mènent un combat sans merci contre tout ce qui peut s’opposer à leur politique régressive.

Gilets jaunes, urgentistes, professeurs, journalistes ou militants écologistes : la seule réponse du gouvernement semble la répression brutale. Cela témoigne de quoi, selon vous ?

C’est le refus de voir en face la réalité et d’affronter le mécontentement social. Ils le masquent par une diabolisation des résistances, par des interventions policières dures, en essayant de culpabiliser ceux qui luttent, comme on le voit avec les profs ou les urgentistes. C’est la politique de l’esquive, de l’occultation des vrais problèmes, d’une défiance obsessionnelle à l’égard du peuple.

Vous avez un peu d’expérience en tant qu’élu : avez-vous déjà connu cela ?

Jamais. J’ai vécu de durs affrontements politiques et idéologiques, mais c’était dans le cadre d’un débat démocratique, contre des gouvernements et leurs majorités, classe contre classe. Aujourd’hui, c’est une espèce de bulldozer qui écrase les affrontements politiques, pour que le vrai débat ne remonte pas à la surface. Cela signifie qu’il faut bâtir autour du mouvement social pour s’attaquer au système.

Propos recueillis par B. K.
André Chassaigne :  Un combat sans merci contre tout ce qui peut s’opposer à leur politique régressive. (L'Humanité, 25 juillet, interview avec Benjamin Konig: bilan de la session parlementaire pour les députés communistes)
Partager cet article
Repost0
30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 07:37
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dénonce un été meurtrier de chasse aux chômeurs (28 juillet 2019)

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF:

"Ce dimanche 28 juillet, en plein cœur de l'été, le gouvernement a publié le décret consacré à l'assurance chômage. A l'abri des regards, il a ainsi officialisé la casse d'un système de protection sociale, issu du Conseil national de la Résistance. Durcissement des conditions d'accès aux indemnités, réduction de leur montant, multiplication des contrôles et des sanctions... Ces dispositions permettront de réaliser 2,85 milliards d'euros d'économies d'ici 2021 sur le compte des demandeurs d'emploi, dont 50% sont déjà aujourd'hui privés de toute forme d'indemnisation. Cette réforme injuste et rétrograde, adoptée sans débat et en l'absence d'accord des partenaires sociaux, fera de 2019 un « été meurtrier » pour celles et ceux qui perdent leur emploi ou qui subissent les contrats à durée déterminée... Au lieu de chasser les chômeurs, le gouvernement ferait mieux de chasser le chômage !"

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 18:47
 
Décès d'Alain Audoubert : réaction de Fabien Roussel
 
J'ai appris avec beaucoup de tristesse la disparition, dans de tragiques circonstances, d'Alain Audoubert, ancien Maire communiste de Vitry.
C'est un choc pour la population vitriote, pour la municipalité de Vitry et pour les communistes de la ville.
 
Alain fut Maire de la plus grande ville du Val-de-Marne de 1996 à 2015, date à laquelle il proposa que Jean-Claude Kennedy lui succède et poursuive l'action engagée au service de toute la population de Vitry.
Il fut un Maire apprécié pour sa proximité avec les habitant-es, pour son écoute et pour sa capacité à impulser les luttes indispensables pour que vivent les valeurs de solidarité, de justice et de paix auxquels
sont particulièrement attaché-es les vitriotes et vitriots.
En lien avec le Conseil département du Val-de-Marne, il a aussi grandement contribué au rayonnement culturel de Vitry, unanimement reconnu, comme au développement des batailles contre toutes les
précarités.
 
Humaniste et visionnaire, Alain Audoubert était un grand Maire et un inlassable militant communiste, très attaché au combat pour la Paix, qui n'a jamais été autant d'actualité.
 
A ses enfants et à ses proches, à Jean-Claude Kennedy, Maire de Vitry et à l'ensemble de la Municipalité, à Pierre Bell-Lloch et aux communistes de Vitry, je présente mes plus sincères condoléances, au nom du Parti
Communiste Français, et les assure de notre plus chaleureux et fraternel soutien.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
 
Paris, le 29 juillet 2019.
Décès d'Alain Audoubert, maire communiste de Vitry de 1996 à 2015 : réaction de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF
Disparition. Vitry-sur-Seine pleure son ancien maire
Mardi, 30 Juillet, 2019

Hier, Alain Audoubert est décédé dans l’incendie de l’appartement qu’il occupait à Vitry-sur-Seine. L’ancien maire communiste a passé la main à Jean-Claude Kennedy en 2015.

 

La nouvelle a choqué. Rue Charles-Fourier à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), dans le quartier populaire où il habitait, Alain Audoubert, l’ancien maire communiste de la ville, a trouvé la mort hier dans l’incendie de son appartement. Selon le journal le Parisien, l’alerte avait été donnée par un ouvrier qui intervenait au pied de l’immeuble. Il aurait tenté de secourir l’ancien maire, en vain, avant de prévenir les secours. Dans la ville et au-delà, l’émotion est forte. Conseiller municipal dès 1971, puis maire de 1996 à 2015, l’homme de 75 ans avait gardé le même mode de vie que les habitants de sa ville.

Fabien Guillaud-Bataille, secrétaire départemental du PCF du Val-de-Marne, se souvient de ses débuts au conseil municipal. « Quand je suis arrivé à Vitry, il était maire depuis un an et demi. Au conseil municipal entre 2001 et 2008, j’ai beaucoup appris à ses côtés. Il avait une force de travail, une intelligence, une vision pour sa ville et ses habitants. » Le dirigeant communiste évoque même un souvenir plus personnel : « Quand je suis devenu secrétaire départemental en 2011, il m’a reçu à la mairie, dans son bureau, comme un militant reçoit son responsable. J’en étais presque gêné, je venais à peine d’être élu.Il avait cette humilité. »

Son action municipale aura marqué par sa grande implication, notamment pour développer la culture. La présence de nombreuses œuvres d’art dans la ville doit beaucoup à son action. L’ancien instituteur a aussi soutenu de nombreux créateurs de street art, à tel point que Vitry-sur-Seine est devenue une ville de référence en la matière. Les écoles municipales artistiques, l’implantation du Mac Val (musée d’Art contemporain) en collaboration avec le département, la Briqueterie (lieu de soutien à la danse contemporaine) témoignent aujourd’hui de la tradition culturelle qu’Alain Audoubert a contribué à impulser.Jean-Claude Kennedy, le maire actuel (PCF), a réagi très tôt hier à l’annonce de son décès, témoignant de sa reconnaissance pour « son action pour Vitry ». « Il était attaché tout autant à ses racines, son histoire ouvrière et populaire qu’à une vision humaniste de son développement. »

Les hommages affluent

Un développement que souligne aussi le président du conseil départemental du Val-de-Marne, Christian Favier. L’élu communiste rappelle le rôle fondateur d’Alain Audoubert dans la création de l’établissement public d’aménagement Orly-Rungis-Seine-Amont. Une structure qui rassemble 13 communes et qui a permis le projet de développement en cours dans le quartier des Ardoines. « Alain Audoubert a bataillé pour que l’État prenne sa part dans ces projets », témoigne Christian Favier. Fermement engagé pour la paix, l’ancien édile était très investi dans la lutte pour le désarmement nucléaire. Il avait fait inscrire la ville dès 1997 dans l’Association française des communes, départements et régions pour la paix (AFCDRP), se rendant également aux commémorations des bombardements atomiques à Hiroshima au Japon.

Romain Marchand, secrétaire général de l’Association départementale des élus communistes et républicains (Adecr 94) évoque un maire visionnaire et bâtisseur. « C’est en grande partie grâce à sa détermination que les habitant·e·s de Vitry-sur-Seine auront accès à deux stations de la ligne 15 du métro dans leur commune », précise-t-il. L’Humanité présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Olivier Morin avec grégory marin L'Humanité 30 juillet 2019
Partager cet article
Repost0
29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 13:52
Fichage/mineurs isolés : Le PCF appelle les départements à s'opposer au fichage biométrique

Fichage/mineurs isolés : Le PCF appelle les départements à s'opposer au fichage biométrique

Le conseil constitutionnel a décidé de faire primer la lutte contre l’immigration irrégulière sur la Protection de l’enfance. Saisi d’une Question prioritaire de constitutionnalité par 22 associations, le Conseil constitutionnel vient de déclarer le fichage biométrique des mineurs isolés conforme à la constitution.

L’article 51 de la loi "asile et immigration" qui permet ce fichage est extrêmement critiquable.

Il ne se préoccupe pas de l’intérêt supérieur des enfants, reconnu dans l’article 3–1 de la convention internationale des droits de l’enfant, mais permet au contraire de faciliter la lutte contre l’immigration irrégulière.

Cette décision va avoir comme conséquence d’augmenter le nombre de mineurs vivant dans la rue dans une extrême précarité, livrés à eux même et dissuadés de solliciter les services de protection de l’enfance.

Le PCF dénonce un système qui tend à rendre encore plus fragiles et vulnérables des mineurs qui ont déjà connu un parcours traumatisant.

Le PCF rappelle que la France doit respecter ses obligations concernant l’intérêt supérieur de l’enfance dont les principes sont dictés dans la convention internationale des droits de l'enfant et dont la France est signataire.

À l’instar de ces 22 associations, le PCF appelle les départements à aduler leur rôle de garants de la protection de l’enfance en s’opposant à la mise en place du fichage biométrique. Nous proposons une convention tripartite de financement Département-État-Europe pour permettre aux enfants d'avoir la vie digne à laquelle ils ont droit.

Parti communiste français,

Paris, le 29 juillet 2019.

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2019 1 29 /07 /juillet /2019 12:25
Affaire Legay : Le PCF réclame un parquet indépendant
 
Le procureur de la République de Nice a reconnu, auprès de sa hiérarchie, avoir menti publiquement sur l’origine des violences policières subies par Madame Legay, aux seuls fins de protéger le Président de la République. Il a ainsi délibérément violé les règles et obligations légales et déontologiques.
 
On sait l’impossibilité dans laquelle sont les procureurs français de faire leur métier de façon correcte en toute indépendance. Ils sont trop peu nombreux et harassés de travail. Mais le zèle excessif du procureur de Nice, comme ceux de Marseille et Paris, à satisfaire le pouvoir politique plutôt qu’à servir la justice est sidérant. Il illustre les liens malsains qui existent entre hiérarchie parquetière et pouvoir politique.
 
Jean Michel Prêtre a ainsi expliqué qu’il ne voulait pas mettre le chef de l’État dans l’embarras en livrant des versions trop divergentes. Un mensonge d’autant plus grave qu’il se trouvait au centre de supervision urbain au moment où Geneviève Legay a été blessée.
 
Quel crédit apporter à la Justice quand elle fait de la désinformation et tente de verrouiller les enquêtes sensibles?
 
Le PCF soutient la démarche de madame Legay qui a décidé de saisir le conseil supérieur de la magistrature pour obtenir la destitution de ce magistrat.
 
Non seulement le parquet a cherché à couvrir les violences graves et répétées commises à l’occasion des manifestations des gilets jaunes mais il à, de manière éhontée, porté atteinte au principe fondamental de la séparation des pouvoirs.
 
Le PCF demande que tous les liens entre chancellerie et Ministère public soient rompus et exige l'indépendance totale de la justice, sans que les libertés fondamentales soient ainsi bafouées.
 
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 26 juillet 2019.
Affaire Legay : Le PCF réclame un parquet indépendant
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011