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14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 07:36
A paraître en septembre: une anthologie du journal dirigé par Aragon pendant des décennies, Les Lettres Françaises, pour le 75e anniversaire de ce grand journal culturel

La voilà ! En septembre paraîtra une anthologie du journal Les Lettres françaises. C'est l'aboutissement d'une assez longue histoire née, un soir de 2016, de la confiance de Jean Ristat, alors qu'approchait le 75e anniversaire du grand journal culturel. Ce fut ensuite l'ample travail, coordonné depuis l'ENS par Lukas Tsiptsios et Sandra CdHp, associant deux dizaines de jeunes gens, de lecture intégrale des plus de 1 600 numéros du journal. Ce fut enfin la participation généreuse d'une douzaine d'universitaires, spécialistes de littérature (Olivier Barbarant), de théâtre (Victor Thimonier), d'histoire (Serge Wolikow), de science politique, d'histoire de l'art, de cinéma... pour aboutir à l'anthologie définitive et à la présentation de ses articles.
Enfin ? Pas tout à fait, car il fallut aussi transcrire les articles, trouver les ayants droit, compter sur toute la compétence et la confiance d'un éditeur (les excellentes Éditions Hermann) sur l'amicale suggestion de Bernard Vasseur. Il fallut encore l'aide et le conseil de Jean-Yves Mollier, de François Eychart et de tant d'autres ; l’œil vif de relectrices et relecteurs...
Bref, c'est une aventure très (très !) collective qui se trouve sur le point d'aboutir enfin, avec ce livre de plus de 1 000 pages redonnant vie à bien des merveilles.

J'aurai le grand plaisir d'en parler avec Olivier Barbarant, Jean-Yves Mollier et Mireille Hilsum le dimanche 15 septembre à 10h30 au Village du Livre de la Fête de l'Humanité.
Et, si le livre vous intéresse, il est en pré-vente à 39€ pour quelques jours encore...

Guillaume Roubaud-Quashié

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14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 07:18
Programme de l'université d'été du PCF à Aix-en-Provence du 23 au 25 août 2019
Programme de l'université d'été du PCF à Aix-en-Provence du 23 au 25 août 2019
Programme de l'université d'été du PCF à Aix-en-Provence du 23 au 25 août 2019

L'université d'été approche. Aix-en-Provence : 23, 24, 25 août.

Nulle doute que vous en entendrez encore beaucoup parler dans les médias, et pourtant c'est la première université d'été ou la seconde en termes de nombre de participants, pour le parti qui compte le plus d'adhérents en France.

867 camarades et sympathisants sont déjà inscrits à l'université d'été du PCF à Aix-en-Provence du 23 au 25 août, grand moment de formation, de convivialité, de fraternité, où des communistes de toute la France se rencontrent et partagent, dans la diversité de leurs expériences.

Cette année encore, le programme, qui fait une place aux combats sociaux du moment (contre les violences policières, la privatisation d'ADP, la réforme des retraites avec un meeting unitaire), aux sciences, aux sciences sociales, à la littérature, à l'art, à la philosophie, et bien sûr aux problèmes de société d'actualité, analysés avec recul, à la solidarité internationale (avec les peuples soudanais, algériens, turcs et kurdes, d'Amérique Latine), à l'histoire du PCF et à sa pratique militante, est très riche.

Pour les inscriptions, il reste quelques jours : http://www.pcf.fr/ue2019/

Dans le Finistère, 6 camarades y participent déjà: Ismaël, Glenn, Corentin, à Morlaix, Yoann à Scaër, Malou et Yann à Brest. Mais on peut encore être plus nombreux!!!! Même si c'est vrai qu'Aix-en-Provence, c'est pas la porte à côté.

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14 août 2019 3 14 /08 /août /2019 06:54
Communiqué du PCF Bretagne - 13 août 2019
Le PCF Bretagne apporte son soutien à Vincenzo Vecchi qui ne doit pas être extradé en Italie
 
Vincenzo Vecchi, citoyen italien vivant depuis 8 ans à Rochefort-en-Terre, militant altermondialiste et antifasciste, a été condamné en Italie à 11 ans et 8 mois de prison en vertu d'une loi inique pour participation aux manifestations contre le libre-échange et le capitalisme financier au G8 à Gênes en 2001. La répression féroce de ces manifestations par le gouvernement de Berlusconi avait été caractérisée à l’époque par Amnesty International comme « la plus grande violation des droits humains et démocratiques dans un pays occidental depuis la Seconde Guerre mondiale»:  un jeune homme, Carlo Giuliani, avait été abattu et des centaines d’altermondialistes tabassés, blessés, torturés ou détenus arbitrairement. 
 
Et pourtant Vincenzo Vecchi est convoqué ce jeudi 14 août à la chambre d'instruction de Rennes qui pourrait décider de son extradition dans l'Italie de Salvini, où les droits humains sont de plus en plus bafoués et où il deviendrait un prisonnier politique, un prisonnier d'opinion.
 
10 manifestants du contre-sommet du G8 à l'issue des violences déclenchées par la police et les brigades spéciales du gouvernement avaient été condamnés à des peines de 6 à 15 ans  en recourant au délit de « dévastation et saccage ». Un élément du Code pénal italien, introduit par les fascistes de Mussolini en 1930, et remis au goût du jour par Berlusconi, qui permet, dans les faits, au nom de la notion de simple « concours moral » aux événements, de sanctionner avec des peines de 8 à 15 ans de prison la simple présence et la participation à des manifestations considérées comme insurrectionnelles.
 
Il faut dire que la justice italienne reproche aussi à Vincenzo Vecchi la participation à une manifestation interdite contre l'extrême-droite à Milan en mars 2006.
 
Ce serait une entorse grave aux droits de l'homme et au droit d'asile d'extrader Vincenzo Vecchi en Italie, dans un contexte où l'extrême-droite a pris le pouvoir et en abuse sans respect des droits humains. 
 
Le PCF Bretagne soutient Vincenzo Vecchi et se félicite de l'élan rencontré par son comité de soutien et du rassemblement citoyen en solidarité avec lui à 9h devant la cour d'appel de Rennes le mercredi 14 août. 
 
Vincenzo ne doit pas être extradé en Italie"
Le PCF Bretagne apporte son soutien à Vincenzo Vecchi qui ne doit pas être extradé en Italie
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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 07:44
35 nouvelles adhésions au PCF dans le Finistère et 47 nouveaux adhérents dans notre fédération depuis janvier 2019

35 nouvelles adhésions au parti communiste français dans le Finistère depuis le début de l'année 2019, dont beaucoup de jeunes, plus 12 camarades arrivés d'autres départements (pour un départ dans une autre fédération).

Nous sommes bien partis pour arriver a nos objectifs de 10 pour cent d'adhérents et cotisants en plus en deux ans!
La fédération du Finistère et notre Parti se renforcent et c'est heureux.
Adhérer au PCF permet de faire progresser et diffuser ses idées et ses combats, pour la justice sociale, l'égalité des droits, le respect et l'émancipation des travailleurs, la lutte contre la pauvreté et la précarité, les discriminations, l'anti-racisme, la paix, la lutte contre l'impérialisme et le néo-colonialisme. D'être acteur d'une lutte pluri-séculaire pour le progrès social et humain, contre l'arrogance et la domination exclusive des riches et du capital!
Une adhésion a d'autant plus de valeur chez nous qu'elle s'assortit d'une cotisation mensuelle ou annuelle, qui donne des droits de vote et de co-construction des décisions, et qu'elle se fait dans un contexte où, malgré une influence électorale à reconstruire, le PCF est redevenu le premier parti de France en nombre d'adhérents.

Nous sommes actuellement à 880 adhérents, dont 550 environ à jour de cotisations.

En 2018, c'est 40 nouvelles adhésions qui avaient été réalisées dans le Finistère. Nous sommes bien partis pour dépasser les 40 adhésions de l'année 2018 dans la fédération du Finistère. Notamment avec la fête de l'Humanité et la rentrée sociale qui approchent qui sont souvent de grands moments d'adhésion et de renforcement.

La moyenne de cotisations par adhérent chaque année est de l'ordre de 145 euros. C'est avec les cotisations de nos adhérents, les indemnités de nos élus (une trentaine dans le Finistère), bien plus qu'avec l'argent public, que nous touchons beaucoup moins que d'autres partis (c'est lié à l'influence électorale... aux remboursements des frais de campagne, pas à la vigueur militante sur le terrain), que nous pouvons mener des batailles politiques. 

Le dynamisme de notre campagne des européennes, notre présence constante sur le terrain, nos initiatives militantes et d'éducation populaire, et un souffle nouveau apporté par Ian Brossat et Fabien Roussel n'y sont sans doute pas pour rien.

Le communisme est toujours une idée neuve, qui n'a rien perdu de son actualité et de son caractère subversif, et surtout une pratique politique de générosité accordant les actes à notre idéal de Paix, d'entente et de partage entre les peuples, de société meilleure, avec une dignité de vie pour tous, plus humaine, égalitaire et réellement civilisée.

La fête de l'humanité sera encore un grand moment d'adhésion, comme la rentrée universitaire. Face aux capitalistes et aux fachos, la nécessité de s'organiser pour résister et proposer une véritable alternative à la société du fric, des inégalités et de la haine.

Adhérer au PCF, c'est aussi faire le choix d'intégrer un collectif solidaire et fraternel d'action et de réflexion pour aider à un changement véritable dans la société, pour l'Humain et la planète, et à faire reculer la loi de l'argent et du capitalisme.  Un parti qui a 98 ans d'histoire, avec une conception de la pratique politique et de la défense des intérêts populaires peu commune.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF - fédération du Finistère

12 août 2019

federation@29.pcf.fr - Fédération du PCF du Finistère/ 5 rue Henri Moreau/ 29 200 BREST

Page Facebook: Parti Communiste Français du Finistère

Stand du Finistère - Fête de l'Huma 2019

35 nouvelles adhésions au PCF dans le Finistère et 47 nouveaux adhérents dans notre fédération depuis janvier 2019
35 nouvelles adhésions au PCF dans le Finistère et 47 nouveaux adhérents dans notre fédération depuis janvier 2019
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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 06:35
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8 août 2019 4 08 /08 /août /2019 17:23
Rapport du GIEC : Un nouveau mode de développement qui réponde aux besoins humains (Fabien Roussel – PCF)
Rapport du GIEC : "Un nouveau mode de développement qui réponde aux besoins humains" (Fabien Roussel – PCF)
 
 
Un nouveau rapport du GIEC alerte sur l'exploitation des terres, la déforestation et les objectifs de sécurité alimentaire à l'horizon 2050.
Sans mesures rapides et fortes, non seulement le réchauffement climatique risque de se poursuivre, mais l'agriculture sera lourdement pénalisée par les conséquences de ce réchauffement alors que la planète
devrait accueillir près de 10 milliards d'êtres humains d'ici 30 ans et que la famine touche encore 820 millions d'hommes, de femmes et d'enfants.
Il est urgent de protéger nos forêts, de développer une agriculture à taille humaine, locale et respectueuse des sols au lieu de favoriser des modes de production industrielle qui les exploitent à outrance.
 
Dans ce rapport qui fait un focus sur les sols, le GIEC fait le lien entre les besoins croissants de la population d'ici 2050, les risques de perdre des terres arables à cause du réchauffement climatique et la nécessité de produire et consommer autrement pour émettre moins de CO2 et de méthane.
Le rapport montre également le rôle important de nos forêts et des sols qui permettent de piéger le CO2.
 
C'est pourquoi il faut stopper les programmes de déforestation et les accords de libre échange tel que le CETA, le MERCOSUR qui favorisent des échanges commerciaux sur les produits agricoles avec des pays qui sont loin de respecter de tels engagements, comme le Brésil ou le Canada. En France, comme en Europe, il faut accompagner nos agriculteurs pour leur permettre de produire mieux et de vivre décemment de leur travail. L'agriculture ne doit plus être soumise aux lois du marché.
 
Ces chiffres montrent qu'il est urgent de mettre en place un autre mode de développement, plus respectueux de la planète comme de ceux qui travaillent la terre tout en permettant de répondre aux besoins humains.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,
 
Paris, le 8 août 2019.
Rapport du GIEC : Un nouveau mode de développement qui réponde aux besoins humains (Fabien Roussel – PCF)
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6 août 2019 2 06 /08 /août /2019 07:00
Les militants communistes finistériens présents au Festival du Bout du Monde à Crozon pour annoncer la fête de l'Humanité 2019
Les militants communistes finistériens présents au Festival du Bout du Monde à Crozon pour annoncer la fête de l'Humanité 2019
Les militants communistes finistériens présents au Festival du Bout du Monde à Crozon pour annoncer la fête de l'Humanité 2019

Les militants communistes finistériens, Christian Beaumanoir, Gilbert Sinquin, Glenn Le Saoût, Paul Paimbeni, Maxime Paul, étaient présents au Festival du Bout du Monde à Crozon le samedi 4 août pour faire la promotion de la fête de l'Humanité et vendre la vignette bon de soutien. (Avec une customisation des verres)

Ils ont aussi battu le rappel pour la fête de l'Humanité aux Jeudis du Port à Brest il y a 10 jours.

Photos Glenn Le Saoût

Les militants communistes finistériens présents au Festival du Bout du Monde à Crozon pour annoncer la fête de l'Humanité 2019
Les militants communistes finistériens présents au Festival du Bout du Monde à Crozon pour annoncer la fête de l'Humanité 2019
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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 16:39
Etats-Unis : El Paso est la conséquence du racisme et de la xénophobie attisés constamment par Donald Trump (PCF, 5 août 2019)
 
Donald Trump préfère voir dans les tueries d'ElPaso (Texas), Dayton (Ohio) et Gilroy (Californie) des manifestations de « maladie mentale » alors que les motivations racistes et xénophobes de l'assassin de 29
personnes dans un supermarché d'El Paso sont, comme à Pittsburg l'an dernier, parfaitement connues et sans équivoque.
Ces massacres sont le résultat des mots de haine viscérale distillés quotidiennement par Donald Trump qui s'est fait le porte-voix des suprémacistes du KKK au plus haut niveau de l’Administration et des institutions américaines. Les « incidents de haine et violence raciales », dénombrés à 567 dans l'année qui a suivi l'élection de Donald Trump, sont en constantes augmentation aux Etats-Unis depuis 2016. Depuis janvier dernier, ce sont 249 tueries de masse qui ont eu lieu, plus de 8 600 personnes tuées par armes à feu et plus de 17 000 autres blessées.
Si le président Trump évoque aujourd'hui un possible, et très relatif, « encadrement » du 2e Amendement de la Constitution c'est d'abord sous le coup de l'émotion générale suscitée dans le pays par ces trois tragédies survenues en 5 jours. Mais c'est aussi grâce à la mobilisation incessante et massive de centaines de milliers d'Américain-e-s, le plus souvent jeunes et étudiants, depuis 2 ans contre la libre circulation des armes à feu.
Voici même D. Trump contraint de condamner publiquement « le racisme, la haine et la bigoterie » et le « suprémacisme » mais en rejetant la responsabilité de la diffusion de ces fléaux sur les médias, internet,
les jeux vidéos et les réseaux sociaux. En fait, D. Trump entend couper l'herbe sous le pied à tous ses détracteurs avec ses déclarations car dans le même temps, les seules restrictions du port d'arme qu'il
envisage sont d'ordre médical (ce qui existe déjà dans plusieurs Etats), et qu'en outre il ne se prive pas d'insister sur Twitter sur la prétendue « urgence » d'une réforme des lois d'immigration continuant de
jeter sur les immigrés le blâme des maux économiques et sociaux de son pays.
Le PCF se range du côté des victimes et de leurs familles et amis, et de toutes celles et ceux qui mènent un long combat contre le port d'arme, les discriminations, le racisme institutionnalisé aux Etats-Unis et les
réseaux d'extrême droite qui bénéficient comme jamais d'appuis et de relais à Washington.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 5 août 2019.
Etats-Unis : El Paso est la conséquence du racisme et de la xénophobie attisés constamment par Donald Trump (PCF, 5 août 2019)
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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 12:22

Turquie/Syrie : Stopper la criminelle offensive de la Turquie contre les Kurdes de Syrie (PCF, 5 août 2019)

Le dictateur Recep Tayyip Erdogan a annoncé l'imminence d'une troisième offensive dans le nord de la Syrie et à l'est de l'Euphrate. L'élimination des Kurdes qui ont été la force principale dans la lutte contre l'organisation de l’État Islamique est au cœur de la politique syrienne de la Turquie. Après une première incursion en 2016 et l'annexion du canton d'Afrin en 2018 avec ses supplétifs djihadistes, Ankara fait pression sur Washington et Moscou pour obtenir leur assentiment dans une nouvelle phase d'annexion et de criminel nettoyage ethnique.

Cela fait des mois que R.T. Erdogan trépigne d'impatience pour anéantir le Rojava syrien pacifique et progressiste. Ce sera aussi pour lui l'occasion de libérer les milliers de prisonniers islamistes que détiennent les autorités kurdes.

Le PCF condamne cette nouvelle menace d'agression turque contre les Kurdes qui incarnent l'une des rares forces démocratiques de la région. Elle constituerait un foyer de guerre supplémentaire permettant à l'organisation de l’État Islamique de reconstituer ses forces et déstabiliserait encore davantage un Moyen-Orient meurtri.

La France, engagée sur le terrain, va-t-elle encore plier devant la tyrannie de R.T. Erdogan ?

Paris et l'Union européenne qui ont un devoir moral à l'égard des Kurdes doivent d'urgence sanctionner la politique de R.T. Erdogan, multiplier les initiatives diplomatiques et saisir le Conseil de Sécurité de l'ONU afin d'empêcher l'irréparable barbarie de se reproduire.

Le PCF appelle à une protection internationale des Kurdes de Syrie et leur exprime sa solidarité totale.

Turquie/Syrie : Stopper la criminelle offensive de la Turquie contre les Kurdes de Syrie (PCF)
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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 05:33

À propos de « Cause commune »

La revue « Cause Commune » est la revue d'action politique du PCF.

Aller au-delà des apparences pour mieux comprendre et agir plus efficacement ; suivre les élaborations et les décisions du Parti communiste ; préparer des initiatives militantes efficaces : Cause commune, c'est tout cela et plus encore.

La revue donne la parole aux communistes mais aussi aux chercheurs et artistes de tous horizons. Ils font le point des débats et nous emmènent au-delà des sentiers battus de l'idéologie dominante.

Cette revue paraît tous les deux mois.

Au cours de ce mois d’août notre Blog vous propose quelques articles de « Cause Commune » parus entre novembre 2018 et août 2019.

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Par Alain Obadia 


Malgré l’offensive du capital et des forces qui le soutiennent contre les conquêtes sociales et démocratiques, nous aurions tort de penser que le capitalisme serait en voie de stabilisation et que les contradictions qu’il doit affronter iraient en s’atténuant. Revenir sur la contradiction essentielle, par bien des aspects, entre les forces productives et les rapports de production du capitalisme contemporain peut en fournir une excellente illustration.

Rappelons, tout d’abord, des concepts structurants permettant d’aborder cette question. Avec Florian Gulli et Jean Quétier, précisons que « l’expression “forces productives” désigne les moyens de production (outils, machines, système de machines), l’ensemble des hommes qui les utilisent, ainsi que les savoirs indispensables au travail (savoir-faire des métiers traditionnels, connaissances techniques et scientifiques). Rapport de l’homme à la nature, la production est toujours et en même temps sociale, rapport des hommes entre eux » (Découvrir Marx, Les éditions sociales, 2016).

Concernant les rapports de production, on peut reprendre la définition synthétique proposée par Engels qui soulignait que « la production des moyens matériels élémentaires d’existence et, partant, chaque degré de développement économique d’un peuple ou d’une époque forment la base d’où se sont développés les institutions d’État, les conceptions juridiques, l’art et même les idées religieuses des hommes en question et que, par conséquent, c’est en partant de cette base qu’il faut les expliquer et non inversement comme on le faisait jusqu’à présent ».

« À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants [...]. De formes de développement des forces productives qu’ils étaient, ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale. » Karl Marx, 1859

L’une des thèses essentielles de Marx est que ces deux réalités interagissent en permanence et de façon contradictoire. Cette contradiction est un moteur puissant de la transformation des sociétés. Dans un texte particulièrement important de 1859, Contribution à la critique de l’économie politique, il relevait qu’« à un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n’en est que l’expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s’étaient mues jusqu’alors. De formes de développement des forces productives qu’ils étaient, ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale ». Il ajoutait qu’« il faut toujours distinguer entre le bouleversement matériel – qu’on peut constater d’une manière scientifiquement rigoureuse – des conditions de production économiques et les formes juridiques, politiques, religieuses, artistiques ou philosophiques, bref, les formes idéologiques sous lesquelles les hommes prennent conscience de ce conflit et le mènent jusqu’au bout. Pas plus qu’on ne juge un individu sur l’idée qu’il se fait de lui-même, on ne saurait juger une telle époque de bouleversement sur sa conscience de soi ».

 

Comprendre la période actuelle

Ces remarques sont, me semble-t-il, extrêmement utiles pour comprendre la période actuelle. Les bouleversements profonds générés par la révolution informationnelle et numérique, le développement exponentiel des connaissances scientifiques, leur intégration de plus en plus forte avec le processus productif, les exigences massives de qualification, et de maîtrise collective des technologies qui transforment le salariat et plus globalement le monde du travail, la puissance des capacités productives et l’ampleur de leur influence sur les écosystèmes, tout cela appelle d’autres formes d’organisation de la société. Enserrées dans le carcan de la rentabilité financière à tout prix, de la domination des marchés, de la mondialisation financiarisée, de la surexploitation, du dumping social ou encore du saccage des écosystèmes et de la biodiversité, les forces productives contemporaines voient leur potentiel de progrès humain stérilisé et deviennent, pour une part, des menaces pour l’avenir de l’humanité.

« La révolution informationnelle est riche de potentialités de partage et de coopération mais elle peut également aggraver le consumérisme et l’intrusion des multinationales dans nos vies. »

Comme toutes les révolutions technologiques qui ont marqué l’histoire, la révolution informationnelle et numérique est transversale. Elle affecte le travail et l’activité productive. Plus largement, elle métamorphose la société et les modes de vie. Elle est riche de potentialités de partage et de coopération mais elle peut également aggraver le consumérisme et l’intrusion des multinationales dans nos vies. Elle peut rendre le travail plus facile, plus efficace et moins pénible. Mais elle peut aussi être le vecteur de suppressions massives d’emplois, de parcellisation renouvelée du travail, d’appauvrissement de son contenu ou encore de précarisation à la sauce Uber. Si l’on aborde comme aujourd’hui ces processus « à la sauvage » par la mise au chômage et l’insécurité sociale, la technologie est retournée contre l’humain pour le profit. La société est interrogée en profondeur par cette question. Le développement multiforme des réflexions et des propositions visant à assurer une sécurité de revenu ou de salaire pour chacun tout au long de la vie en témoigne. Fondée sur la remise en cause de la notion même de marché du travail, la proposition communiste de sécurité d’emploi ou de formation participe activement de cette recherche de solutions. La faire largement connaître et débattre vise à créer une dynamique en termes de mobilisation et de luttes.

« Il apparaît clairement que le travail doit de plus en plus devenir coopératif si l’on veut en tirer 
toutes les potentialités créatives. »

La révolution technologique en cours conduit à ce que la composante intellectuelle du travail devienne dominante. Dans l’organisation du travail, cela pousse au développement de l’intelligence partagée entre des collectifs qui échangent en permanence. Au-delà du salariat, ces pratiques collaboratives connaissent un développement foisonnant dans les « tiers lieux » de la révolution numérique. Il apparaît clairement que le travail doit de plus en plus devenir coopératif si l’on veut en tirer toutes les potentialités créatives. C’est une aspiration massive dans les entreprises. Elle se heurte pourtant aux stratégies patronales de segmentation du travail, d’individualisation et de mise en concurrence des salariés. Là encore, les potentialités de progrès humain des forces productives sont corsetées par des rapports de production tournés vers la rentabilisation du capital. 

Ce constat montre la nécessité d’une maîtrise de la révolution numérique et plus globalement des processus de développement technologiques par la société tout entière. La conquête de pouvoirs démocratiques nouveaux dans la société comme dans les entreprises fait partie des objectifs pertinents pour progresser dans cette voie. Il est significatif que sur ce dernier point l’intransigeance du patronat soit absolue.
L’actualité quotidienne illustre à quel point la question de la transition écologique relève d’une urgence vitale. Réchauffement climatique accéléré, destruction des sols fertiles, épuisement des ressources fossiles ou encore disparition de nombreuses espèces vivantes tout démontre qu’il ne faut plus tergiverser ! Là encore cette situation n’est pas le fruit d’une fatalité. Elle est le résultat d’un mode de production qui dévore les richesses naturelles et dévaste les écosystèmes en même temps qu’il exploite la force de travail. Cela fait écho à une réflexion de Marx et Engels qui notaient dans L’Idéologie allemande : « Il arrive un stade où naissent des forces productives et des moyens de circulation qui ne peuvent plus être que néfastes dans le cadre des rapports existants et ne sont plus des forces productives, mais des forces destructrices. » Avec les développements, dans le courant du XXe siècle, du modèle consumériste/productiviste, cette réflexion est aujourd’hui très concrète et d’une redoutable portée. La logique du marché est à l’évidence incapable d’apporter la moindre solution à ces immenses défis. Pire encore, du fait de ses mécanismes fondamentaux – loi du profit et concurrence prédatrice –, le capitalisme apporte tous les jours la démonstration que même « verdi », il n’est pas « éco-compatible ». L’indispensable révolution écologique implique de conjuguer les dimensions humaines, sociales, économiques, technologiques ou encore démographiques, avec les impératifs de protection et de sauvegarde des écosystèmes. Elle doit installer progressivement de nouveaux modèles industriels, agricoles et de consommation. Elle suppose donc de caler les objectifs sur l’intérêt général de l’humanité dans une vision de long terme et de coopération. Elle se situe à l’opposé du mouvement de suraccumulation du capital.
En cette période de bouleversements structurels, les défis que l’humanité doit surmonter sont à proprement parler vitaux. Les rapports de production actuels empêchent de trouver les solutions nécessaires alors qu’elles sont à notre portée, ils nous conduisent vers l’abîme. Ainsi, le combat pour le dépassement du capitalisme qui structure l’action des communistes est d’une actualité plus grande que jamais.

Alain Obadia est président de la Fondation Gabriel-Péri.

Cause commune n°8 • novembre/décembre 2018

 

 

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